Des blablas de toutes sortes

Pourquoi je n’écris (n’écrivais) plus

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La photo qui n’a rien à voir, mais en écrivant, je fais un peu comme ce jet, j’explose de toutes sortes d’émotions. Et puis ça me rappelle des beaux souvenirs (Riquewihr, Alsace, Juin 2018)

Je ne sais plus et n’ai pas regardé depuis combien de temps je n’avais pas réellement mis un post, en dehors des Etats d’esprit du vendredi que j’apprécie encore faire, même si je rate des RV. Mais en voyant une vidéo où la jeune femme de la chaîne parlait de ses réseaux sociaux dont l’un d’entre eux où elle disait qu’elle aimait y mettre tout ce qui la représentait et que c’était fourre-tout, dans ma tête, une petite ampoule s’est éclairée et m’a fait comprendre que c’était peut-être l’origine de mon absence sur mon blog, entre autres. En dehors du fait que souvent j’ai aussi du mal à taper sur mon clavier et que si je ne peux pas répondre aux copinettes blogueuses, au lieu d’avoir la sensation de ne penser qu’à certaines alors que ce n’est pas le cas, même si j’ai fait du ménage, je préfère être absente totalement de la blogosphère. Mon côté tout ou rien… Soit je lis toutes mes blogueuses préférées, soit je n’en lis aucune, parce que ça me donnerait une sensation de  moitié fait que je n’aime pas. Donc mise à part ce côté là, j’ai relevé deux autres choses qui m’ont faites réfléchir, sur le fait que j’étais aussi bloquée tout court pour écrire et que le syndrome de la page blanche était bien incrusté depuis de longs mois. Mais quels sont ces 2 éléments ? 

Le 1er étant l’impression que je n’avais pas ma place au milieu des « influenceuses » Hellocoton. C’est un terme qui est puissant pour moi, un peu trop pour me sentir à l’aise au milieu. Parce que je n’influence rien ni personne, tout comme je ne me laisse pas non plus influencée. Je préfère parler de  personnes que je trouve inspirantes, qui m’apprennent à porter des regards différemment dans certains domaines ou m’aident à y voir plus clair à travers ce qu’elles disent. J’aime ça par contre, les personnes passionnées et inspirantes. Et si je suis restée sur HC c’est davantage pour vous avoir toutes sous la main, malgré une blogroll créée il y a un moment déjà sur mon blog. Qui ne m’est pas accessible si je veux venir vous voir depuis mon téléphone portable, ce qui est vachement pratique quand justement je ne peux pas me mettre trop sur mon pc. Bref, HC est plus simple pour cette raison et puis c’est une plateforme où j’ai découvert de merveilleuses personnes aussi et je ne l’oublie pas. Elle est un peu symbolique de mon passage dans cette vie, dans mes tourments comme mes bonheurs. Il y a 5 ans, lors d’une TS, une cotonneuse avait alerté la police qui avait tout le contenu de mon blog pour me retrouver avec mon adresse IP. Je vois encore le nom d’HC sur les feuilles qu’ils avaient éparpillées sur mon lit pour m’expliquer comment ils avaient retrouvé mon adresse postale. Ils essayaient de me parler pour me maintenir éveillée, en attendant les pompiers qu’ils avaient appelés en voyant dans quel état j’étais. Et à travers le brouillard, j’entends encore « vous avez des personnes qui tiennent à vous, c’est grâce à l’une d’elles et des commentaires de soutien sous vos derniers posts qui sont sombres qu’on a compris que vous étiez en danger ». Et je n’ai pas oublié non plus l’immense soutien que j’ai eu à mon retour. Des mots que j’ai parfois imprimés pour ne pas oublier la personne que j’étais à travers vos yeux puisque je n’arrivais plus à me percevoir à travers les miens. J’ai compris alors pourquoi je n’arrivais pas à partir d’ici et pourquoi j’étais attachée à cet endroit, entre autres. J’ai choisi du coup d’oublier un peu ce terme et de n’y voir qu’une série de vous, de vos mots qui m’ont toujours accompagnée pour le pire comme pour le meilleur. De personnes au grand coeur avec lesquelles je prenais plaisir à échanger avant mon absence prolongée et qui me manquent pour contribuer à mon épanouissement. J’ai besoin de ça pour me dire que ma journée a été belle aussi pour cette raison, de vous avoir lues, d’avoir écrit sur mon blog, sur les vôtres (même si je n’arrive pas à vous lire toutes le même jour), d’avoir appris, d’avoir réfléchi à vos propos. 

Le 2ème élément a été déclenché par la youtubeuse dont je parle au début de mon post, l’autre jour. Elle disait donc que l’un de ses réseaux sociaux était un véritable fourre-tout et qu’elle aimait ce fouillis et de mon côté, j’aime les blogs où on peut y parler de chaussettes comme de produits de soins naturels en passant par des posts humeurs pour finir avec des recettes, des astuces bien-être, yoga, relaxation, bref tout ce que j’apprécie moi-même mais dont je ne parle pas forcément, même si je n’ai jamais eu de ligne éditoriale. A mon stade de pseudo blogueuse du dimanche, j’estimais ne pas devoir me tracasser de ça. Pourtant je suis davantage tournée (du moins mon blog) vers des posts humeurs, parce que c’est une façon d’écrire que je connais peut-être mieux que de parler de films ou de livres ou d’autre chose. Mais il y a un manque et je crois que je suis faite pour vivre dans un fouillis organisé (tout comme c’est dans mon chez moi d’ailleurs, je manque parfois de place, du coup, j’ai un placard où on retrouve des oreillers et couvertures et sur les étagères plus bas, il y a toute ma batterie de vaisselle, ça laisse un aperçu de ce que je veux dire. Bon même si j’avoue qu’en ce moment, c’est un bazar non organisé et que je pense à toi Cécile quand tu m’avais dit d’y aller petit à petit, ce que j’essaie d’appliquer 😉 ). C’est ma façon de vivre et je crois que ce qui me manque pour réanimer la page blanche et la colorer un peu, c’est que je puisse m’y prendre de la même façon. Un peu comme passer mon blog de catégorie Humeurs à Lifestyle. Même s’il y aura toujours mes bonheurs et mes gros bas qui malgré l’amour sont aussi souvent bien là malheureusement. Et entre, il y a celle que je suis vraiment. J’ai toujours voulu qu’on me reconnaisse davantage à celle que j’étais au fond de moi plutôt qu’on se souvienne de moi juste en disant « tu sais celle qui était anorexique » ou « celle qui est fibromyalgique déprimée à ses heures pas perdues ». Je n’étais pas ça et je ne suis pas ça, ce n’est pas ce qui me caractérise en 1er. Je suis avant tout Delphine, Delph, Petite Delph selon les surnoms qu’on me donne ^^ Mon chéri oublie parfois que je ne suis pas dans une forme olympique malgré qu’il voie mes difficultés, mais parce qu’on rit et qu’on fait des activités adaptées, le jour où il m’a dit que pendant un w-e, il n’avait pas du tout pensé au fait que j’étais tout le temps douloureuse, je l’ai remercié. Il me voit moi en premier et ça m’aide, je me suis même sûrement découverte en même temps qu’il apprenait à le faire lui-même. Et je crois que j’ai besoin que mon blog suive ce chemin pour me faire avancer aussi encore plus loin sur le chemin de mon épanouissement et pour me libérer comme je le fais en tant que femme. J’ai besoin d’ouvrir de nouvelles portes en moi, que je voudrais aussi ouvrir par ici pour me sentir encore plus complète, parce que l’écriture a toujours fait partie de celle que je suis et qu’elle me manque aussi. Mais peut-être que jusqu’à maintenant, je me bloquais de parler de choses qui n’avaient rien à voir avec le but premier de mon blog. Sauf qu’il a le même désir (oui il me parle mon blog ! ^^) que moi, de continuer à évoluer, de ne pas forcément fermer les portes actuelles, mais de continuer à en ouvrir d’autres. Toujours sans tabous par contre, quand je parle de ce qui touche de près ou de loin à mes combats passés ou présents. 

Il vous est déjà arrivé de vous bloquer pour écrire parce que ce que vous comptiez écrire n’allait pas dans la direction du thème de votre blog, initialement ? Vous aimez les blogs où on parle de tout ou vous préférez ceux qui ont une « ligne éditoriale » précise pour vous y retrouver plus facilement peut-être, au milieu des autres blogs ? 

Ptite Delph, en mode Lifestyle Freestyle ^^

PS : merci WordPress d’avoir remis l’onglet pour justifier le texte, il m’a manqué lui aussi ! 😀 

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Des blablas de toutes sortes

Ce qu’il y a dans ce groupe facebook

Source de la photo de la bulle de base : Pinterest

Juste un petit mot si ça vous dit de nous rejoindre par là-bas, pour présenter un peu ce que contiendra le groupe fermé « Entre bonheurs et tourbillons – Blog PtiteDelph » que j’ai créé hier en remplacement de la page que j’avais faite pour y transférer mes posts de blog. Certaines personnes m’avaient contactée en disant qu’elles participeraient davantage si leurs contacts ne voyaient pas ce qu’elles écrivaient et j’ai bien compris cette demande puisque moi-même, je ne commente pas très souvent les pages, parce que j’estime qu’il y a des choses qui représentent mon cocon à moi et que c’est mon jardin un peu secret aussi. D’où la naissance de ce groupe où on ose y parler davantage, je me rends compte déjà en une seule journée. Ce que j’ai envie qu’il se passe dans ce groupe :

  • je continuerai à transférer mes posts, positifs ou négatifs, parce que ça représente aussi celle que je suis entre positif et négatif. Comme toute vie finalement. 
  • chaque soir, une petite rubrique « Soleils quotidiens » sera mise en place pour que tout le monde puisse s’exprimer en commentaire sur les petits bonheurs du jour, peu importe la nature, la quantité. Je demanderai juste d’attendre le statut, pour que ce soit un peu organisé jour par jour et que je puisse surtout vous répondre, sinon j’ai des notifications d’un peu partout et je ne suis pas encore douée pour gérer un groupe… 
  • que chaque personne se sente assez bien pour parler de certaines difficultés si on peut apporter quelque chose de positif
  • j’aimerais bien qu’il y ait des rubriques « bien-être, relaxation, reiki, qi qong, méditation, yoga, asmr » ou tout ce qui permet, je mettrai un petit dessin et demanderai si vous avez des moyens à ce niveau là de pouvoir donner des astuces, conseiller des livres, des sites, des chaînes youtube
  • que chacun(e) puisse parler de ses passions et de ses projets
  • de mon côté, j’aimerais y inclure des vidéos de mes balades sans devoir passer par youtube
  • mettre des petites vidéos sous forme snapchat pour parler un peu plus face à face, soit pour dire des bêtises, soit pour passer des messages, soit juste pour rendre plus vivant le groupe en m’entendant parler, en dehors des écrits, ce que je n’ose pas faire autre part. Complexée par ma voix, snapchat est pratique pour ça ^^ 
  • je n’oublie pas que mes combats comme l’anorexie, la dépression et la fibromyalgie en feront partie aussi, dont mon projet d’écrire mon combat contre l’anorexie. Je me dis que si parfois je fais des points sur le groupe sur l’avancée du chantier, ça me donnera la force de continuer à l’écrire parce que je l’ai perdue, ainsi que ma motivation

Voilà en gros. Je vais essayer d’intégrer le groupe à la barre latérale, par ici, j’espère que vous serez nombreux(ses) à venir taper à la porte du groupe pour demander à entrer 🙂 Sur la page, j’avais commencé à appeler les membres, les « Bulles », parce qu’une bulle, c’est plein de couleurs, de douceur, de légèreté, d’oxygène et le but de ce groupe est justement de montrer qu’on peut encore avoir ce genre de moments malgré les maladies qu’on peut avoir et que c’est important de ne pas oublier qui on est justement à travers les passions, les projets, ce qu’on aime, pour ne pas juste s’identifier en tant que « malade ». 

A bientôt par là-bas j’espère. 

Ptite Delph Bulle

Des blablas de toutes sortes

Les moules, c’est pour les gâteaux

J’ai un peu grandi depuis, dans tous les sens du terme, quand même. Mais j’étais déjà déterminée à ne pas me laisser marcher sur les pieds par les faiseurs de moules et les donneurs d’étiquettes, je crois bien, vue ma bouille 😀

J’ai parlé à plusieurs reprises des étiquettes qu’on collait aux gens et que je n’appréciais pas qu’on le fasse. Pour moi comme pour les autres. Parce que ce sont des principes qui gâchent la liberté de sortir de l’étiquette qui nous est donnée en élargissant l’horizon. Hier je suis tombée sur une émission hautement culturelle (non je rigole, c’est plutôt un divertissement qui malgré tout aborde des thèmes qui sont intéressants même s’ils ne sont pas toujours traités avec bienveillance malheureusement). Et là en l’occurrence, c’était sur les femmes-enfants. J’ai regardé parce que je me suis souvent dit que ça me parle comme terme (sans mettre d’étiquette pour autant justement). Sauf que je ne percevais pas cette notion de la même façon qu’elle était décrite par les participants. Et quand ils ont parlé d’entrer dans des moules à partir d’un certain âge, ils m’ont perdue. Je rentre dans ma 4ème décennie dans un mois et dans ma façon de m’habiller je ne ressemble en rien à une femme de 40 ans, c’est certain. Je n’ai pas non plus la vie d’une femme de 40 ans. Le problème c’est : qu’est ce que la vie à cet âge là. Mariée ou au moins en couple -casée quoi-, un emploi fixe, des enfants. Si on n’entre pas dans ce moule fréquent, pour certains, c’est la fin du monde. Je n’ai aucun des 3 et en plus j’ai conservé ce côté enfant qui fait que je tiens debout comme j’ai pu le dire souvent aussi. Bref je ne suis pas dans le moule que la société attend de nous, adulte. Je parle de la 40taine, parce c’est mon âge, mais il y a 10 ans, ce genre de questions étaient déjà d’actualité. 

Mais je ne veux pas faire partie d’un moule. Je veux juste qu’on me laisse cette liberté de me dire que c’est mon choix de ne participer à aucun moule. Soit parce que je ne peux pas comme pour les enfants. Soit parce que c’est plus compliqué que ça pour le travail. Soit parce que pour être en couple il faut être deux et faire accessoirement sauter quelques barrières, mais c’est un autre souci. Et quand en plus on se voit un peu comme une femme-enfant, c’est le pompom et la cerise sur le gâteau parce que les gens peuvent penser qu’on vit dans un monde de bisounours, entourées de choses enfantines, en dehors de la réalité. M’habiller comme une ado bien souvent, regarder des dessins animés, avoir une attitude d’enfant côté affectif toujours en besoin de démonstration, ne pas avoir envie de me maquiller ou m’écraser les pieds dans des talons de 15cms avec un tailleur, juste pour être dans le moule, je ne le veux pas, parce que ce n’est plus moi. Et puis j’ai tellement cherché pendant des années à rentrer dans un moule pour être « normale » (encore un terme qui me fait dresser le peu de cheveux que j’ai sur le crâne) que je fais une overdose de moules sociétaux. Je ne sais pas si ça se dit mais j’ai envie d’être rebelle jusqu’au bout, tiens ! 

Je suis déjà contente d’arriver à finir une journée en ayant l’impression d’avoir un peu vécu au lieu d’avoir survécu. Mon côté enfant ne m’empêche pas d’assumer le quotidien, je ne dépends de personne pour autant et suis même plus indépendante que ce qu’on pourrait le penser, à tous les niveaux. S’il y a un souci je ne fuis pas devant même s’il me paraît infranchissable. Je mets du temps à parfois le résoudre, mais en suis responsable. Je pense être mature et avoir réellement mon âge pour certaines choses. Le seul moule dans lequel je souhaite être c’est celui d’être heureuse, arriver à continuer à respirer, arriver à vivre au lieu de survivre. J’ai toujours eu conscience que la vie aurait pu s’arrêter depuis longtemps à cause de l’anorexie ou à cause de mes « bêtises » et je refuse que le peu que j’arrive à faire dans ma vie soit l’obligation d’être dans un moule étiqueté en plus. Alors parfois je me tais pour avoir la paix. J’ai mis 34 ans à faire de moi une femme dans tous les sens du terme. Avec l’anorexie, on a souvent l’impression de conserver l’image d’une enfant du fait que les corps sont menus. J’assume mon corps de femme depuis 6 ans maintenant. C’est mon combat. Tout le monde a son carnet de route avec ses embûches, ses difficultés, ses souffrances. On n’avance pas avec les mêmes outils. Pas au même rythme non plus et je me suis souvent comparée au point de me détruire un peu plus parce que je voyais que je ne parvenais pas à être celle qu’on attendait de ce que je « devais » représenter à mon âge. Si on me met à côté d’une autre femme de 40 ans, avec une autre façon d’être, de faire, de réagir, de penser, de s’habiller, de se maquiller, je ressemble à une tache dans le décor. Mais cette année 2017, j’ai réalisé que j’étais juste moi et que tout ce que je faisais et ferais dorénavant, si j’étais en paix avec moi-même, quitte à déplaire aux autres, c’était l’essentiel pour moi. Je porte assez de masques pour ne pas toujours montrer mes failles et mes douleurs que je me donne le droit de ne pas entrer dans ces moules prédéfinis par la société qui est étouffante à mes yeux. Société dont je respecte les règles. C’est déjà bien compliqué de vivre tout court. Je parle évidemment de tous les moules dans lesquels les autres souhaiteraient nous caser, là c’est celui de femme-enfant parce que c’est ce que j’ai ressenti au moment où les participantes ont été descendu en flèche alors qu’elles étaient justement heureuses et qu’on venait leur dire d’arrêter d’être celles qu’elles étaient en gros. Parce que ça ne correspond pas à ce qu’on attendait d’elles justement, que leur comportement n’était pas digne de femmes adultes. L’une d’entre elles étant mère de famille, avec un poste à responsabilités. Mais elle a dû s’en justifier pour prouver que l’un n’empêchait pas l’autre.

Se justifier sur ce qu’on est et chercher à se caser dans un moule… Je ne suis pas seule à avoir l’impression qu’on passe notre temps à le faire, rassurez-moi ou c’est moi qui le gère mal ? Dites moi ce que vous pensez des moules. Est-ce que c’est le fait de ne pas arriver à y entrer qui fait qu’on ne les supporte pas peut-être aussi ? Ou c’est comme les étiquettes, ça ne permet pas d’élargir les horizons et de dépasser les frontières de la case et du moule ? 

Ptite Delph, femme-enfant, n’aimant pas les moules. Sauf s’il y a un gâteau qui cuit dedans haha ! Je vous laisse, il faut que j’aille voir s’il ne crame pas et je le regarderai devant un dessin animé ce soir, juste pour adoucir la réalité un petit peu mais pas complètement, parce que les responsabilités sont aussi là… 

Des blablas de toutes sortes

L’épreuve de philo vue par mes yeux

Rien que le titre est très philosophique comme on peut le constater. Rien qu’avec lui, j’aurais pu inventer un sujet : « peut-on voir avec autre chose que les yeux ». Thèse, antithèse, synthèse, hop hop hop zou, vous avez 3h pour me rendre la copie et sans broder pendant 36 ans, parce que je l’ai fait il y a une petite vingtaine d’années et je peux juste avouer que la broderie m’a fait remporter un… 3… non je n’ai pas oublié un chiffre, c’était bien ma note. Heureusement pour moi, je n’étais ni en L ni ES. 

Je me suis dit que répondre aux sujets de cette année à ma façon pouvait être sympa, vue ma super note, je suis sûre que j’ai des choses très intéressantes à dire et des notions implacables à caser quelque part par là. C’est évidemment ironique en bonne moqueuse que je suis et surtout parce que je ne sais pas ce que j’aurais été capable de pondre en réalité.

Alors dans la série L (coeff 7, vite hyperventilez moi, j’étouffe !), on avait :

– « Suffit-il d’observer pour connaître ? » Bien sûr que oui. Je dis à la personne de me regarder droit dans les yeux, je regarde si elle rougit ce qui pourrait montrer que c’est quelqu’un de réservé et qui n’est pas à l’aise quand on lui parle à cause de sa timidité (comment ça je me décris, mais non, mais non). La gestuelle peut aussi dire si c’est quelqu’un qui est introverti ou extraverti en faisant des grands gestes. En gros, fais gaffe à ton comportement, on peut lire en toi comme dans un livre ouvert !

–  « Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ? » Si tu te retrouves avec des heures de colle, une punition ou pire, si tu te retrouves aux Baumettes (prison marseillaise avec vue sur les calanques), alors là tu peux estimer que tu n’avais pas le droit de faire encore moins ce qui te semblait juste. Dans le cas contraire (antithèse donc), tu avais le droit et donc c’était juste. C’est limpide comme de l’eau de roche non pourtant ? Pas besoin de disserter 3h sur ça ! 

Dans la série ES, il y a eu :

–  « La raison peut-elle rendre raison de tout ? » Ouhla… Can you repeat please aber langsam (stressée, j’invente des mots et pire, je mélange les langues (ça m’a valu une sale note en anglais d’ailleurs, cette histoire pff). Ben… Heu… Si on n’a pas raison on a tort et inversement, si on a raison, on n’a pas tort ? :/ Temps de réponse d’environ 1mn30 et encore, j’ai eu une panne de stylo qui m’a fait perdre du temps. 

–  « Une oeuvre d’art est-elle nécessairement belle ? » j’aurais pu choisir ça mouais, je vais m’abstenir de toute bêtise ^_^

Dans la série S :

Les pauvres, ils ne sont déjà pas assez accablés par toute cette physique, chimie, maths (beurk, rebeurk et rerebeurk), qu’on les saoule avec la philo aussi, je vais les épargner -en fait chaque série a sa propre merde hein, mais c’est surtout que je n’ai trouvé aucune bêtise à dire sur les sujets, mais chut, faut pas le dire-

Dans les séries technologiques (coeff. 2, d’où le fait que j’ai tout de même obtenu mon bac malgré ma super note) :

– « Y a-t-il un mauvais usage de la raison ? » Si quelqu’un me saoule pendant des lustres parce qu’il/elle pense avoir raison (même si je sais bien que ce n’est pas de cette raison dont on parle hein, on s’en moque, c’est pour rire je rappelle), alors qu’on peut démontrer par a+b (coucou les scientifiques, je ne vous oublie pas, vous voyez !) qu’il/elle est dans le faux, ce sera un mauvais usage du fait que j’aurai été saoulée. Tant que je reste zen quand on m’affirme avoir raison et que je reconnais donc mes torts alors, même si on peut avoir tous les 2 raison aussi si on arrive à s’entendre avec chaque point de vue, alors ce sera un bon usage. Synthèse personnelle : en cas de mauvais usage, il ne faut pas trop m’approcher, je mords et suis capable de crever un oeil à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre. Vous êtes avertis.  

– « Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ? » C’est un sujet intéressant que j’aurais pu aussi choisir, du coup je ne dirai pas de bêtise.

Ma conclusion (pour de vrai hein ^^) aurait été de dire que le bonheur est partout où on veut bien le voir et que plus on le recherche, plus on perd du temps, de l’énergie et qu’on passe du coup à côté des petits bonheurs qui nous permettent d’être heureux au quotidien, parce qu’on s’obstine bien trop souvent à chercher le bonheur avec un grand B mais on oublie que c’est surtout la quantité des petits bonheurs qui le crée réellement. On ne le recherche pas, on l’observe chaque jour autour de soi pour faire de petits riens une immensité. La notre, parce que le bonheur est quelque chose de relatif. Il y a autant de définitions du mot « bonheur » que d’êtres humains… C’était le mot de la fin pour cette cuvée 2017 🙂 

Bon courage à tou(te)s celles/ceux qui passent le bac et tout autre examen et vous les parents, ne vous arrachez pas les cheveux, ça va aller 😉 Quel sujet vous aurait inspiré le plus ? Et si vous avez passé le bac, combien aviez vous eu ? 

Des blablas de toutes sortes

Ma page facebook (post éphémère)

Coucou, juste un petit mot pour mettre le lien vers la page facebook que j’avais créée il y a plus d’un an, mais je ne postais plus rien. J’essaie de la faire revivre pour pouvoir mettre plus de  photos qu’ici, j’aimerais y mettre des petites vidéos aussi où je partagerais certaines choses. J’ai filmé par exemple un mandala que je faisais à l’aide de mini matériel d’ergothérapie pour montrer les astuces que je peux utiliser dans mon quotidien, sans devoir passer par youtube pour ça. Et surtout partager mon projet d’écriture d’une façon ou d’une autre, pour tenter de me motiver à lui faire voir enfin le jour après des lustres. N’hésitez pas à me rejoindre par là-bas, c’est un peu un complément de mon blog du coup. 

Voilà son lien en attendant que je trouve comment l’insérer sur mon blog dans la barre latérale avec le reste. Technologie 1 / Ptite Delph 0 

https://www.facebook.com/Une-vie-entre-bonheurs-et-tourbillons-Ptite-Delph-881934085228621/?fref=ts

Je vous embrasse bien fort, bon courage pour le début de semaine ❤ 

Des blablas de toutes sortes

Perdre le Nord.

Parfois on perd le Nord, même devant l’horizon juste devant le nez (Plage des Catalans, Marseille, Mars 2017)

Je suis dans un gros bas depuis plusieurs jours, le temps n’a pas arrangé les douleurs déjà très fortes. Et puis le moral s’est cassé la gueule comme il sait si bien le faire. Jamais réellement de choses qui déclenchent, il suffit de peu pour me faire tomber dans une sorte de spirale où je sens que les épisodes dépressifs s’installent et que le rire s’est barré. Je ne suis décidemment plus la même personne depuis que la douleur s’est invitée dans mon corps et c’est dans ce genre de moments que je me rends compte à quel point ça me porte préjudice dans mes liens avec les autres. Je bougeais dans tous les sens, j’étais à l’écoute, toujours à me soucier des autres bien avant moi très souvent (trop…). Maintenant, je suis très fatiguée très vite. Mon écoute est là mais si on m’appelle au téléphone, je fatigue vite juste de le tenir et puis parler me coûte cher parfois. Sur mon pc, je dois être sûre de tenir un maximum de temps pour ne pas dire à la personne « excuse moi je n’arrive plus à écrire ». Ca fout moche. Mais c’est une énergie que je ne possède plus. Qui a été quelques fois à l’origine de coupures d’amitié parce qu’on ne comprenait pas que d’un coup je ne sois plus là justement. Je me suis souvent aussi dit que je n’étais plus aussi intéressante, ne pouvant plus bouger comme avant, ça réduit vite ce que qu’on peut faire avec moi. Je ne tiens pas assise très longtemps, ni debout d’ailleurs et je calcule tout. Les distances, le temps pour aller d’un endroit A à B et voir si du coup ce serait possible. S’il y a des escaliers trop nombreux. Bref, tout se calcule. Alors je sors seule, comme ça je ne dépends de personne et surtout je ne gâche pas la sortie de la personne qui pourrait m’accompagner.

Et puis il y a eu les premières déceptions amicales. Les plus précieuses se sont éteintes. Et ça continue. Je me remets en question sans cesse, parce que l’amitié a toujours été une valeur qui me tenait à coeur. J’ai une amie précieuse N. qui est là depuis des années avec laquelle je ne me suis jamais posée de question parce que c’est le genre d’amie que je peux ne pas voir pendant 3-4 mois à cause de sa vie à gérer, à cause de la mienne abracadabrante, mais quand on se voit, c’est comme si on reprenait les conversations qu’on avait arrêtées. Et ça a toujours été notre façon de fonctionner. C’est le style d’amie qui lorsque j’étais hospitalisée la dernière fois pendant une semaine, venait dès que son travail le permettait, quitte à venir le matin hors visite et à faire de l’oeil à l’infirmier en jouant l’innocente, en mode « oh je ne savais pas, excusez-moi ». Tout ça pour passer un moment avec moi, alors que j’avais du mal à reprendre mes esprits et que je n’étais pas fraîche. Chaque jour elle était là à différents moments de la journée. Dans ma chambre, quand elle venait seule. Et quand elle avait ses enfants, comme c’est le genre de service interdit au moins de 16 ans, on se retrouvait dehors. Les infirmières me laissaient sortir de ce secteur fermé, sous sa surveillance. Sans elle, je n’aurais pas eu du coup cette bouffée d’air. Malgré ses propres galères, malgré les difficultés pour venir. Et je n’ai jamais rien oublié de tout ce qu’on a traversé en bon et en mauvais. Des moments à rire, à piquer des fous rires, à draguer aussi accessoirement lorsque je pouvais encore faire du roller et que j’organisais des sorties tous les jeudis soirs avec le groupe soudé qu’on formait tous (le jeudi, c’était parce que des hockeyeurs en roller venaient s’entraîner où on était… j’avais le sens de l’organisation au moins…). Il y a eu des moments très durs aussi, de son côté, du mien.

Elle est mon pilier sans vraiment le savoir je pense même si elle sait que je tiens beaucoup à elle parce que je lui dis avec mes mots et que j’estime que c’est important de le dire. Et dans ma tête quand je doute de tout, je pense à elle et me dis qu’on est toujours debout, même si on ne se voit plus aussi souvent qu’avant, parce que je sais pourquoi et que ça n’a rien à voir avec celle que je suis devenue surtout. C’est juste la vie. 

Mais j’ai peur. 

Je me protège énormément de peur de souffrir. Depuis la perte de mon meilleur ami, ma confiance en les autres s’est aussi fait la malle. Je ne souhaite plus m’attacher. Ni me confier pour que mes faiblesses finissent par me retomber dessus. J’ai beaucoup de mal à tenter de me reconstruire un cercle social. Ce n’était pas évident quand j’allais à peu près bien, mais maintenant c’est encore pire. C’est valable pour l’amour aussi, mais j’avoue ne pas être assidue dans mes recherches et je ne sors pas assez pour qu’il tombe du ciel tout seul le pauvre. Je suis fatiguée juste d’envisager de faire bonne figure devant de nouvelles personnes et pourtant paradoxalement j’aurais besoin d’amitié. J’ai une famille qui m’aime ce qui est déjà tellement immense, qui sait que sans elle, je suis noyée. J’ai toujours été indépendante côté sentiments amicaux ou amoureux. Heureusement, parce que je souffrirais sans doute encore davantage de voir que je suis seule de ce côté là et que je n’arrive pas à me réparer de tous ces abandons, de toutes ces incompréhensions qui ont amenées à la rupture. Mais même en étant indépendant, on a tous besoin des uns et des autres je pense.

Depuis ces disparitions de ma vie (choisies par moi pour certaines donc je les vis mieux aussi), le moindre petit truc vient grossir la situation et fait exploser le minimum que j’arrive encore à supporter et à tolérer des gens. J’ai fait un truc ridicule la semaine dernière pour satisfaire quelqu’un et je me suis jurée que c’était la dernière fois qu’on me prenait pour une imbécile à ce point là. Mais je sais que je retomberai de nouveau dans le panneau. On reproduit les mêmes schémas tant qu’on n’arrive pas à changer. Et je me sens tellement absente comme amie, que ce que je peux faire, je tente de le faire, quitte à trouver la situation stupide (je suis conne en gros). Et je ne veux plus de ça. J’arrive à me dire que la remise en question ne se fait pas toujours juste dans un sens et que si la communication ne peut plus se faire, c’est parler dans le vide et je n’ai plus l’énergie pour ça non plus. Et quand mes idées noires sont là en plus, je me dis que je n’ai pas le temps de m’encombrer de stupidités parce que je ne sais jamais si une pulsion n’aura pas raison de moi pour de bon et qu’elle m’emportera bien loin de cette terre. Alors les moments où je tiens à peu près debout, je veux m’en imprégner pour m’aider à surmonter le reste, pour me ressourcer, pour tenter de me dire que la vie est aussi faite pour moi. Si on m’empoisonne ces rares moments de répit, en gros qu’est ce que je deviens, alors que l’amitié est là pour apporter du bonheur à mes yeux. 

Mais j’ai peur. De ne plus pouvoir faire jamais confiance. De ne plus jamais entendre « tu me manques, on se voit quand ? ». De ne plus arriver à rire avec quelqu’un. De ne plus savoir ce que c’est d’être serrée très fort dans des bras et de faire pareil. De ne plus pouvoir dire « je vais mal ». De ne plus être capable d’aimer assez fort pour créer une relation d’amitié. De me sentir morte de l’intérieur avec le coeur comme de la pierre, prête à tout verrouiller. De ne plus pouvoir proposer quelque chose à quelqu’un. De ne plus avoir personne à qui envoyer un mot pour dire « allez on fait ça ?? ». Ne plus trouver sur mon répertoire la moindre personne que je pourrais contacter juste pour dire « j’avais juste envie d’entendre ta voix, raconte moi ce que tu deviens ». De ne plus pouvoir mettre des mots qui montrent que l’amitié est précieuse. De ne plus être l’amie de personne. De ne plus compter au point qu’on puisse m’oublier. Au point qu’on ne sache pas si je suis en vie ou pas et le jour où j’ai réalisé qu’il y avait juste Happy pour le savoir physiquement parlant et que je pourrais rester longtemps éteinte seule, je pense que ça m’a finie comme pensée. J’ai tout simplement peur de ne plus croire en cette valeur qui m’appartenait et qui m’était chère. Peur de faire abstraction que l’amitié existe réellement. 

Tout n’est pas éteint tant que je me pose ce genre de questions, du moins je le suppose parce que je ne suis plus sûre de rien. Mais j’en suis au stade d’envier les personnes qui parlent de leurs soirées d’amitié, de leurs rires, de ces citations qui montrent à quel point l’amitié est une valeur chère au coeur de beaucoup, de ces groupes que je croise, de ces gens qui sont plusieurs sur une photo à profiter de la vie ensemble. Je ne veux pas que ce soit une souffrance qui vienne se rajouter à tout le reste déjà bien compliqué. Et pourtant c’est le cas. J’en souffre. Et la seule chose qui me fait tenir de ce côté là, ce sont ces amitiés de loin. Ces sms qui volent au-delà des kms. Ces mp de l’autre bout de la France. Ces rires derrière des écrans. Ces mots qui me soutiennent, qui croient en moi. Ces amies qui me connaissent réellement, qui savent mon fonctionnement et ne m’en veulent pas pour autant. Des  » tu me manques, reviens vite ». Je me dis que ce ne sont pas les visites qui m’étouffent, mais que ma boite postale, vocale et mail reçoivent de belles richesses en mots. Des petits instants piqués dans la journée pour faire l’andouille. Il m’arrive très souvent de pleurer derrière mon écran et de rire de quelque chose qu’on me dit parce que même sans le dire, l’amie sait que ça ne va pas, parce que je ne suis pas pareille que d’habitude et qu’elle essaie de transformer mes larmes en rires. 

Merci à ces personnes qui se reconnaîtront derrière leurs écrans, je le sais bien. Vu le contexte j’aime de moins en moins utiliser le mot « virtuel », parce qu’un écran ou un téléphone n’ont jamais pu apporter aucun soutien. Ce sont les utilisatrices qui sont capables de cette magie là. 

Et puis merci à N. même si elle ne lit pas mon blog. Et puis A. que j’ai retrouvée après une certaines absence que j’ai comprise et qui n’a rien changée c’est pareil, je regrette juste que la vie ait dû l’éloigner de Marseille, temporairement j’espère (pour elle surtout, je ne suis pas égoïste à ce point là, même si j’aimerais pouvoir partager des moments avec elle et sa ptite princesse). 

Il y a 2 ans, le 31 mars, j’ai perdu une copinette qui habitait Aix en Provence, on n’a pas eu le temps de se connaître en réalité, la fibro a eu raison d’elle, elle s’est suicidée, elle ne supportait plus la vie avec la douleur et tout ce qu’elle engendrait. Je n’arrête pas de penser à elle, elle me hante souvent, mais ce genre d’anniversaire empire toujours les choses… 

Dites à vos ami(e)s à quel point vous tenez à elles/eux. Une fois à ce stade là, 36 pieds sous terre, on ne pourra plus rien dire, plus rien entendre et les hommages ne serviront plus à rien, c’est pendant qu’on est vivant(e) qu’on a besoin de savoir ce qu’on représente pour les autres. C’est cru dit comme ça, mais c’est intentionnel. Je ne supporte plus ces longs discours une fois que la personne a fini par partir d’une manière ou d’une autre. Au paradis, le wifi ne fonctionne pas très bien pour pouvoir se connecter aux écrans des gens et lire ce qui se dit sur elles malheureusement. Mais il y a la vie pour le faire… 

Je reviens vite sur mon compte fb, je l’ai désactivé parce que je n’étais vraiment pas gaie dessus, déjà que j’essayais de camoufler le mal-être de ces derniers temps. Il y a eu une nuit de trop à lutter pour ne pas disparaître j’avoue… et il faut que je remonte la pente… De nouveau… et je suis éreintée….. Prenez soin de vous et des personnes que vous aimez…

Des blablas de toutes sortes

A la nouvelle année

Crédit Image : anonysize.me

J’avais mis un petit mot sur mon compte facebook en expliquant que ça ne voulait plus dire grand chose à mes yeux et que je ferais un message groupé seulement. C’est juste un chiffre qui change, la preuve c’est qu’à peine les 12 coups de minuit passés, il y avait l’actualité en ébullition et la gastro que je me tapais depuis le 23 décembre qui avait traversé le changement d’année. Mais je me suis laissée entraîner malgré tout dans le tourbillon des « bonne année, bonne santé ».

Alors je tiens à vous souhaiter plein de bonheur, de douceur, de moments riches avec vos proches et amis, de couleurs qui font du bien aux yeux, des câlins serrés près de vos coeurs. Des moments riches en émotions positives, des rires, des larmes de joie, des yeux qui scintillent de bonheur. De la réussite dans les projets qui vous tiennent à coeur, de la croyance pour aboutir à leur finalité, des serrages de dents pour tenir le bon bout mais le tenir quand même. De l’amour, celui qui nous rend belle, qui fait battre notre coeur à 200km/h, qui nous fait bafouiller et rougir juste en voyant l’être aimé. Aimez vous autant que possible. Pareil pour l’amitié. C’est une valeur à ne pas perdre et il faut au contraire la protéger, cette petit chose si fragile.

Et surtout prenez soin de vous, de ceux que vous aimez et qui vous aiment

Des blablas de toutes sortes

Se mettre dans une case pour exister

Quelque chose me marque depuis quelques mois. Le fait de mettre des étiquettes aux gens ne date pas d’hier et ça m’a toujours gênée. La personnalité d’un être humain est complexe et ne se résume certainement pas à un adjectif, surtout quand il est plus ou moins négatif et qu’on lui colle des attributs dont on ne sait rien, parce que certaines personnes ont une sacrée psychologie à deux balles, en plus d’étiqueter et elles mélangent tout. J’avoue éloigner loin de moi les gens qui se prêtent à ce fabuleux exercice avec moi. Mais depuis quelques mois, j’ai un souci qui s’associe plus ou moins à celui des fameuses étiquettes. C’est celui des cases où on place les gens pour leur donner une place dans ce Monde. J’y ai pensé le jour où j’ai refait mon CV pour ma recherche de stage, je souriais en me disant qu’il faudrait peut-être que j’indique si j’étais végane, écolo, bio, sans gluten, sans lactose, 0 déchet, minimaliste, féministe etc… , ou si j’étais tout le contraire. Je rigolais en moi-même pour réaliser d’un coup qu’en ce moment on n’était pas loin d’arriver à ça. A savoir être rien ou un tout bien défini. En gros, à pouvoir cocher une case ou à ne pas le faire. Et je ne veux pas être un machin qui entre dans une case, qui se définit par quelque chose en particulier.

Et si on imaginait que les gens puissent être aussi un peu de tout au lieu de les qualifier par un seul mot ? Se donner le droit d’être sans cases cochées mais avoir l’esprit suffisamment ouvert pour se dire qu’on est un peu de tout pour justement se mettre à la portée de tout le monde, essayer de comprendre les choix des autres et surtout le faire sans jugement ? Sans dire « non tu n’es pas ça, parce que… » Qu’est ce qu’on s’en fout de ne pas être dans une case précise… C’est tellement plus intéressant de pouvoir passer d’un monde à un autre, de toucher à tout. Du bout des doigts parfois quand on n’est pas convaincu(e) ou un peu plus fort quand c’est l’inverse. 

Je ne suis par exemple pas végane et ne le serai jamais parce que ce n’est pas mon état d’esprit. Je mange des animaux morts, alors vous comprenez qu’on est loin encore hum (ce qui ne m’empêche pas d’aimer les animaux, mais puisque les cases « aime les animaux » et « omnivore » ne peuvent pas bénéficier en même temps d’une petite croix, je ne suis pas crédible de me mettre dans la case « Aime les animaux ». C’est là que je veux en venir…) MAIS ce n’est pas parce que je ne le suis pas que je verrouille tout en moi. Il m’arrive de piquer des recettes par exemple et mon réflexe n’est pas de me dire « ah non, cette recette n’est pas pour moi, parce que je ne suis pas végane ». Ca marche avec le 0 déchet évidemment. Je ne serai jamais non plus complètement 0 déchet mais je fais attention à ce que je fais au maximum. Minimaliste, quand on voit ma pagaille, la case explose, je ne le suis pas aux yeux des autres, par contre j’ai ma propre notion du minimalisme et je l’utilise pour les besoins que j’en ai personnellement, mais je ne me déclare donc pas être dans la case « Minimaliste ». Je ne mange pas sans gluten ni sans lactose, parce que j’ai mes raisons, ce qui ne m’empêche pas de choisir des yaourts plutôt au soja et de goûter des aliments faits autrement qu’avec des gluten. Histoire d’élargir mes points de vue, mon esprit, tout simplement. Goûter à d’autres choses et ne pas me refermer sur mes propres convictions et être tentée sans doute de moi-même me mettre dans une case du coup. Et franchement, c’est ma richesse, parce que je me sens libre de naviguer entre tous ces mots. 

Quand on me demande dans quelle case (bien sûr que ce n’est pas tourné comme ça) je suis côté religion par exemple, ma réponse légitime me fait dire que je suis catholique parce que c’est ce qui m’a été donné lors de mon baptême, pourtant c’est sûrement dans cette religion que je me retrouve le moins. Je me sens davantage à ma place dans un temple qu’une église (à part pour les visiter ^^), ma médaille de baptême est rangée, par contre la croix huguenote que portait toujours sur elle, une personne chère à mon coeur dans ma famille et que mon parrain m’a donnée après son décès est à portée de main. L’islam a aussi sa place (sûrement encore davantage d’ailleurs depuis des mois), ainsi que le bouddhisme. 

Je respecte les choix de tout le monde en occultant les extrêmes par contre, parce que c’est ce qu’il y a de pire dans chacune des cases. Je prends ce dont j’ai besoin pour mon bien. Je suis une « sans case » qui essaie de s’adapter aux autres personnes, avec leurs convictions mais parfois les cases dans lesquelles ils se mettent (ou sont mis) rendent aussi hermétiques et c’est dommage. 

J’en suis venue à me dire que j’étais sans caractère pour virevolter d’une pseudo case à une autre, en ne sachant pas où planter la croix qui ferait de mon existence une case cochée. Mais en réalité je sais très bien ce que je veux et ne veux pas, au contraire. Et justement c’est ce qui représente celle que je suis, le mieux. Puiser en les autres ce qui me manque, m’en alimenter pour comprendre leur fonctionnement, les tolérer, les respecter sans jugement et grandir. Et c’est juste mon caractère. 

Comment percevez-vous tous ces mots qui peuplent de plus en plus le net, en ce moment ? Avez vous cette sensation de devoir se mettre dans des cases pour pouvoir se définir dans le monde actuel aussi ? Ou c’est peut-être un regard erroné que je pose sur tous ces mots qui sont peut-être un peu forts pour moi et ne me rendent pas objective ? 

Casé(e) ou pas en tout cas, gardez les yeux et les oreilles bien ouverts envers les autres cases, si déjà 🙂 Histoire de ne pas s’enfermer dedans et ne plus être capable d’en ressortir. Et surtout ne pas oublier que les adjectifs se multiplient pour dire ce qu’on est et qu’on ne se cantonne pas un seul mot qui résume tout et rien de ce qu’on est. On est des milliers de petits mots et de petites cases à cocher, pas juste une qui définira qui nous sommes.  

Restez libres et uniques dans cette globalité que représente tous les êtres humains, chacun avec leur façon d’être. 

Des blablas de toutes sortes

Je n’avais déjà plus beaucoup de mots…

Paix

… Mais je n’en ai plus du tout à l’heure actuelle. Et au moment où j’écris, c’est Munich qui vient de perdre des vies. Marseille qui est visée pour la première fois, avec des personnes qui en rient, d’autres qui ont peur. Je fais partie de la catégorie qui parle en théorie mais en pratique c’est 0 pointé « ne surtout pas leur montrer qu’ils dégagent autant de psychoses et de peurs de toutes parts » Mon cerveau s’est comme bloqué et soit je suis continuellement en état d’angoisse et c’est devenu un sentiment tellement habituel que je ne me rends même plus compte de cet état ; soit je ne suis plus capable de gérer mes émotions et me protège comme je peux. Dans les deux cas, je suis à côté de la plaque, n’arrive plus à suivre, au point d’en devenir fataliste et de me sentir révoltée comme jamais. 

Si quelque chose doit arriver, ça arrivera. Cette phrase ne s’appliquant qu’à ma propre vie évidemment, c’est sans doute pour cette raison que j’ai un rapport à la peur qui est devenu bien spécial… Par contre, dès qu’il s’agit de mes proches, je ne tiens pas le même discours et c’est là que le mouvement de panique dans ma tête se met en marche. Ils auraient pu être à ce feu d’artifices, ils auraient pu lever les yeux vers ce ciel pour s’émerveiller de ces couleurs une dernière fois avant de les fermer pour toujours. En 1 seconde, on peut perdre ceux qu’on aime, sans raison. Parce que ça peut arriver pendant une maladie soudaine, un accident, mais là, quelle raison… à part cette haine qui déchire tout et qui fait s’entredéchirer les gens. L’absurdité de Daesh. L’absurdité de notre gouvernement à riposter et à se plaindre qu’ils renvoient la balle finalement, mais qu’est ce qu’ils croient aussi ? Pas un pour rattraper l’autre, parce que c’est allé tellement loin, que c’est comme une machine infernale qui a été lancée et elle va à une telle vitesse, qu’on ne peut plus l’arrêter. C’est au pays qui aura le plus grand nombre de morts innocentes ? En France ou dans n’importe quel pays, c’est pareil à mes yeux, on est sur le même bateau, parce que je suis touchée par Nice, par Munich ce soir, mais ce n’est pas pour autant que je ne pense pas à la Syrie qui perd tout autant d’innocents que nous (sûrement davantage et en plus dans le silence). On croirait à un mauvais jeu de cache-cache… « Si tu me touches, je te toucherai doublement, alors fais gaffe au moment où tu me trouveras »… Ou à un cercle vicieux infernal qui ne s’arrêtera jamais (j’ai prévenu que j’étais fataliste. Et pessimiste, même si ce n’est pas nouveau)

Au-delà de ces pertes, de ces pensées pour mes proches, il y a les amalgames terribles qu’on peut lire et percevoir entre les lignes. Cette famille musulmane qui veut se recueillir et se fait traiter comme de la merde, c’est quoi ? Les gens ne sont même plus capables de réaliser que 30 personnes d’origine musulmane sont mortes parmi les 84 et que ces familles pleurent aussi leurs proches et ont tout autant ce droit de recueillement et de respect pour le faire, sans recevoir en plus des insultes. Les gens mélangent tout et ne réalisent pas le mal qu’ils font. Et je n’ai pas envie de trouver l’excuse que c’est la douleur qui les fait parler, parce qu’ils sont kiffe kiffe à ce niveau là. Comment gérer la mort et la haine en même temps quand ça touche quelqu’un de près. Je me demande si la question s’est posée dans la tête de ces gens qui insultent…  Je suis peut-être fataliste concernant les attentats à venir encore, envers cet avenir sombre que je perçois dorénavant encore davantage, par contre, j’ai envie de croire que les amalgames sauteront un jour, parce que ce serait déjà un grand pas vers la Paix… 

Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez… C’est décousu, toutes mes pensées le sont de toute façon, depuis un certain temps, peu importe le sujet, mais j’ai besoin de me donner le droit de cracher ce que je ressens pour ne pas me renfermer comme une huître.

PS : un moment que je n’ai pas écrit sur mon blog, pour différentes raisons que je ne dirai pas, mais je remercie les personnes qui m’ont contactée en mp ou par mail, pour me parler, suite à mon silence justement ❤ 

 

Des blablas de toutes sortes

Pardon… un mot si compliqué

Source photo : Pinterest (site atmosphere-citation.com)

Dire pardon à quelqu’un qu’on a blessé pourrait sembler normal, dans la suite logique des choses, mais j’ai remarqué que pour certains, c’était un mot qui était inconnu dans leur vocabulaire. Les pires sont ceux qui le revendiquent « ah ben moi je ne dis jamais pardon ou excuse moi »… On ne sait pas trop si c’est à cause d’un ego froissé ou s’ils estiment qu’ils n’ont rien fait qui justifie un tel mot, qui leur écorcherait la bouche si jamais il venait par erreur (on ne sait jamais) à franchir le bout de leurs lèvres. 

Je pardonne à ceux/celles qui me disent « pardon si j’ai pu te toucher en disant ça, excuse moi ». Aux autres, ceux qui, à la limite, en disant qu’ils n’ont rien fait, retournent carrément la situation en leur faveur et c’est presque à l’autre de présenter ses excuses. Oui oui, certain(e)s sont doué(e)s en la matière. Il nous arrive à tous d’être maladroit(e), de dire un mot de trop qui peut être mal interprété ou faire mal, mais il y a ceux qui le reconnaissent sans souci et ceux qui avec un sourire effronté, disent « je ne m’excuse jamais » (si déjà tu veux jouer le costaud, apprends à parler français un minimum, parce qu’on ne s’excuse pas tout seul).

Peut-être que certains le voient comme une faiblesse, ou ont des difficultés à reconnaître leurs erreurs et que ce mot devient infranchissable. Ils en deviendraient presque impardonnables, parce qu’il y a déjà la raison pour laquelle on attend le mot magique qui ne serait pas un luxe, mais en plus, soit c’est un silence de mort qui accompagne ce qui a été balancé en pleine tronche, soit c’est un « j’ai pas à dire pardon, j’ai rien fait » et là on réexplique pour la énième fois les faits, mais ils/elles ont toujours les arguments qui feront renverser la vapeur… Et je ne le supporte pas, même si parfois c’est insidieux et c’est en reprenant intérieurement la conversation qu’on se rend compte qu’on a été tourné dans la farine. Un « pardon, excuse moi », je le prends tout de suite, même si je ne digère pas immédiatement. Pour le reste, il faut ramer pour que j’oublie ce qui a provoqué la raison du pardon et qu’en plus, je peux toujours me brosser pour l’obtenir (pardon, c’est le cas de le dire, d’être si rancunière…).

De mon côté, j’ai tendance à dire trop souvent « excuse moi » ou « pardon ». Même quand ce n’est pas justifié, mais parce que soit la personne face à moi a fait en sorte de reporter la responsabilité sur ma trombine et que de ce fait, je présente des excuses. Soit parce que c’est justifié, parce que comme beaucoup et que je suis juste humaine, j’ai fait vraiment un truc de travers.

Il y a des moments où le pardon n’a rien à faire là… Je ne compte plus dire « excuse moi, pardon » quand ma seule faute est d’avoir été dans la vie de la personne et que ça ne convient pas à une tièrce personne. Je ne compte plus le faire quand la maladie est responsable aussi. Du style « excuse moi de ne pas pouvoir faire ça ou de ne pas être là ». Parce que ça va contre ma volonté, je n’y peux pas grand chose, que je suis tout autant pénalisée et qu’en plus je souffre à un autre niveau parce que c’est mon corps que je trimbale. Je ne le ferai plus pour donner raison et me débarrasser en gros de la situation (oui je sais être ironique et sarcastique par moments…), en mode « mais oui tu as raison allez va, tu es parfait, excuse moi, c’est de ma faute #imbécileunjourimbéciletoujours »

Je n’oublierai pas que reconnaître ses fautes et oser l’avouer en disant le mot magique est plus une force qu’une faiblesse, un signe de respect et la façon dont j’ai été éduqué et donc une de mes valeurs. Mais il ne faut pas en profiter. A dire trop pardon, j’ai l’impression parfois que les gens abusent du coup, en se croyant permis de tout faire et tout dire, sous prétexte que de toute façon, je suis faible et naïve (et conne) au point d’en arriver à dire « pardon » même en n’étant pas responsable… Je dirai « pardon » avec du recul, quand j’aurai réfléchi si j’ai besoin de le dire, si c’est justifié, si je suis réellement responsable. Pour ceux/celles pour lesquel(le)s, ça reste un mot de 5 lettres bidon, apprenez à le dire, je vous promets que ça aide dans les relations, quand ce n’est pas consommé à outrance… 

Dire « pardon » quand il est avoué de façon juste, est une source de paix me concernant, en plus, parce qu’il veut dire que j’arrive suffisamment à reconnaître mes erreurs, à me remettre en question et demander qu’on m’excuse en cas de besoin. Et même si je ne suis pas pardonnée tout de suite, ce que je peux comprendre, puisque je suis pareille, je sais que j’ai fait ce qu’il fallait et que le reste se rétablira avec le temps… ou pas… mais au moins j’aurai dit « pardonne-moi ».

Vous dites facilement « pardon » ou c’est compliqué ? Ou vous êtes comme moi à dire « pardon » à toute occasion, au point d’en arriver à se demander si on ne demande pas pardon d’exister tout court ? …..