Des blablas de toutes sortes

L’épreuve de philo vue par mes yeux

Rien que le titre est très philosophique comme on peut le constater. Rien qu’avec lui, j’aurais pu inventer un sujet : « peut-on voir avec autre chose que les yeux ». Thèse, antithèse, synthèse, hop hop hop zou, vous avez 3h pour me rendre la copie et sans broder pendant 36 ans, parce que je l’ai fait il y a une petite vingtaine d’années et je peux juste avouer que la broderie m’a fait remporter un… 3… non je n’ai pas oublié un chiffre, c’était bien ma note. Heureusement pour moi, je n’étais ni en L ni ES. 

Je me suis dit que répondre aux sujets de cette année à ma façon pouvait être sympa, vue ma super note, je suis sûre que j’ai des choses très intéressantes à dire et des notions implacables à caser quelque part par là. C’est évidemment ironique en bonne moqueuse que je suis et surtout parce que je ne sais pas ce que j’aurais été capable de pondre en réalité.

Alors dans la série L (coeff 7, vite hyperventilez moi, j’étouffe !), on avait :

– « Suffit-il d’observer pour connaître ? » Bien sûr que oui. Je dis à la personne de me regarder droit dans les yeux, je regarde si elle rougit ce qui pourrait montrer que c’est quelqu’un de réservé et qui n’est pas à l’aise quand on lui parle à cause de sa timidité (comment ça je me décris, mais non, mais non). La gestuelle peut aussi dire si c’est quelqu’un qui est introverti ou extraverti en faisant des grands gestes. En gros, fais gaffe à ton comportement, on peut lire en toi comme dans un livre ouvert !

–  « Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ? » Si tu te retrouves avec des heures de colle, une punition ou pire, si tu te retrouves aux Baumettes (prison marseillaise avec vue sur les calanques), alors là tu peux estimer que tu n’avais pas le droit de faire encore moins ce qui te semblait juste. Dans le cas contraire (antithèse donc), tu avais le droit et donc c’était juste. C’est limpide comme de l’eau de roche non pourtant ? Pas besoin de disserter 3h sur ça ! 

Dans la série ES, il y a eu :

–  « La raison peut-elle rendre raison de tout ? » Ouhla… Can you repeat please aber langsam (stressée, j’invente des mots et pire, je mélange les langues (ça m’a valu une sale note en anglais d’ailleurs, cette histoire pff). Ben… Heu… Si on n’a pas raison on a tort et inversement, si on a raison, on n’a pas tort ? :/ Temps de réponse d’environ 1mn30 et encore, j’ai eu une panne de stylo qui m’a fait perdre du temps. 

–  « Une oeuvre d’art est-elle nécessairement belle ? » j’aurais pu choisir ça mouais, je vais m’abstenir de toute bêtise ^_^

Dans la série S :

Les pauvres, ils ne sont déjà pas assez accablés par toute cette physique, chimie, maths (beurk, rebeurk et rerebeurk), qu’on les saoule avec la philo aussi, je vais les épargner -en fait chaque série a sa propre merde hein, mais c’est surtout que je n’ai trouvé aucune bêtise à dire sur les sujets, mais chut, faut pas le dire-

Dans les séries technologiques (coeff. 2, d’où le fait que j’ai tout de même obtenu mon bac malgré ma super note) :

– « Y a-t-il un mauvais usage de la raison ? » Si quelqu’un me saoule pendant des lustres parce qu’il/elle pense avoir raison (même si je sais bien que ce n’est pas de cette raison dont on parle hein, on s’en moque, c’est pour rire je rappelle), alors qu’on peut démontrer par a+b (coucou les scientifiques, je ne vous oublie pas, vous voyez !) qu’il/elle est dans le faux, ce sera un mauvais usage du fait que j’aurai été saoulée. Tant que je reste zen quand on m’affirme avoir raison et que je reconnais donc mes torts alors, même si on peut avoir tous les 2 raison aussi si on arrive à s’entendre avec chaque point de vue, alors ce sera un bon usage. Synthèse personnelle : en cas de mauvais usage, il ne faut pas trop m’approcher, je mords et suis capable de crever un oeil à l’insu de mon plein gré comme dirait l’autre. Vous êtes avertis.  

– « Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ? » C’est un sujet intéressant que j’aurais pu aussi choisir, du coup je ne dirai pas de bêtise.

Ma conclusion (pour de vrai hein ^^) aurait été de dire que le bonheur est partout où on veut bien le voir et que plus on le recherche, plus on perd du temps, de l’énergie et qu’on passe du coup à côté des petits bonheurs qui nous permettent d’être heureux au quotidien, parce qu’on s’obstine bien trop souvent à chercher le bonheur avec un grand B mais on oublie que c’est surtout la quantité des petits bonheurs qui le crée réellement. On ne le recherche pas, on l’observe chaque jour autour de soi pour faire de petits riens une immensité. La notre, parce que le bonheur est quelque chose de relatif. Il y a autant de définitions du mot « bonheur » que d’êtres humains… C’était le mot de la fin pour cette cuvée 2017 🙂 

Bon courage à tou(te)s celles/ceux qui passent le bac et tout autre examen et vous les parents, ne vous arrachez pas les cheveux, ça va aller 😉 Quel sujet vous aurait inspiré le plus ? Et si vous avez passé le bac, combien aviez vous eu ? 

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Des blablas de toutes sortes

Ma page facebook (post éphémère)

Coucou, juste un petit mot pour mettre le lien vers la page facebook que j’avais créée il y a plus d’un an, mais je ne postais plus rien. J’essaie de la faire revivre pour pouvoir mettre plus de  photos qu’ici, j’aimerais y mettre des petites vidéos aussi où je partagerais certaines choses. J’ai filmé par exemple un mandala que je faisais à l’aide de mini matériel d’ergothérapie pour montrer les astuces que je peux utiliser dans mon quotidien, sans devoir passer par youtube pour ça. Et surtout partager mon projet d’écriture d’une façon ou d’une autre, pour tenter de me motiver à lui faire voir enfin le jour après des lustres. N’hésitez pas à me rejoindre par là-bas, c’est un peu un complément de mon blog du coup. 

Voilà son lien en attendant que je trouve comment l’insérer sur mon blog dans la barre latérale avec le reste. Technologie 1 / Ptite Delph 0 

https://www.facebook.com/Une-vie-entre-bonheurs-et-tourbillons-Ptite-Delph-881934085228621/?fref=ts

Je vous embrasse bien fort, bon courage pour le début de semaine ❤ 

Des blablas de toutes sortes

Perdre le Nord.

Parfois on perd le Nord, même devant l’horizon juste devant le nez (Plage des Catalans, Marseille, Mars 2017)

Je suis dans un gros bas depuis plusieurs jours, le temps n’a pas arrangé les douleurs déjà très fortes. Et puis le moral s’est cassé la gueule comme il sait si bien le faire. Jamais réellement de choses qui déclenchent, il suffit de peu pour me faire tomber dans une sorte de spirale où je sens que les épisodes dépressifs s’installent et que le rire s’est barré. Je ne suis décidemment plus la même personne depuis que la douleur s’est invitée dans mon corps et c’est dans ce genre de moments que je me rends compte à quel point ça me porte préjudice dans mes liens avec les autres. Je bougeais dans tous les sens, j’étais à l’écoute, toujours à me soucier des autres bien avant moi très souvent (trop…). Maintenant, je suis très fatiguée très vite. Mon écoute est là mais si on m’appelle au téléphone, je fatigue vite juste de le tenir et puis parler me coûte cher parfois. Sur mon pc, je dois être sûre de tenir un maximum de temps pour ne pas dire à la personne « excuse moi je n’arrive plus à écrire ». Ca fout moche. Mais c’est une énergie que je ne possède plus. Qui a été quelques fois à l’origine de coupures d’amitié parce qu’on ne comprenait pas que d’un coup je ne sois plus là justement. Je me suis souvent aussi dit que je n’étais plus aussi intéressante, ne pouvant plus bouger comme avant, ça réduit vite ce que qu’on peut faire avec moi. Je ne tiens pas assise très longtemps, ni debout d’ailleurs et je calcule tout. Les distances, le temps pour aller d’un endroit A à B et voir si du coup ce serait possible. S’il y a des escaliers trop nombreux. Bref, tout se calcule. Alors je sors seule, comme ça je ne dépends de personne et surtout je ne gâche pas la sortie de la personne qui pourrait m’accompagner.

Et puis il y a eu les premières déceptions amicales. Les plus précieuses se sont éteintes. Et ça continue. Je me remets en question sans cesse, parce que l’amitié a toujours été une valeur qui me tenait à coeur. J’ai une amie précieuse N. qui est là depuis des années avec laquelle je ne me suis jamais posée de question parce que c’est le genre d’amie que je peux ne pas voir pendant 3-4 mois à cause de sa vie à gérer, à cause de la mienne abracadabrante, mais quand on se voit, c’est comme si on reprenait les conversations qu’on avait arrêtées. Et ça a toujours été notre façon de fonctionner. C’est le style d’amie qui lorsque j’étais hospitalisée la dernière fois pendant une semaine, venait dès que son travail le permettait, quitte à venir le matin hors visite et à faire de l’oeil à l’infirmier en jouant l’innocente, en mode « oh je ne savais pas, excusez-moi ». Tout ça pour passer un moment avec moi, alors que j’avais du mal à reprendre mes esprits et que je n’étais pas fraîche. Chaque jour elle était là à différents moments de la journée. Dans ma chambre, quand elle venait seule. Et quand elle avait ses enfants, comme c’est le genre de service interdit au moins de 16 ans, on se retrouvait dehors. Les infirmières me laissaient sortir de ce secteur fermé, sous sa surveillance. Sans elle, je n’aurais pas eu du coup cette bouffée d’air. Malgré ses propres galères, malgré les difficultés pour venir. Et je n’ai jamais rien oublié de tout ce qu’on a traversé en bon et en mauvais. Des moments à rire, à piquer des fous rires, à draguer aussi accessoirement lorsque je pouvais encore faire du roller et que j’organisais des sorties tous les jeudis soirs avec le groupe soudé qu’on formait tous (le jeudi, c’était parce que des hockeyeurs en roller venaient s’entraîner où on était… j’avais le sens de l’organisation au moins…). Il y a eu des moments très durs aussi, de son côté, du mien.

Elle est mon pilier sans vraiment le savoir je pense même si elle sait que je tiens beaucoup à elle parce que je lui dis avec mes mots et que j’estime que c’est important de le dire. Et dans ma tête quand je doute de tout, je pense à elle et me dis qu’on est toujours debout, même si on ne se voit plus aussi souvent qu’avant, parce que je sais pourquoi et que ça n’a rien à voir avec celle que je suis devenue surtout. C’est juste la vie. 

Mais j’ai peur. 

Je me protège énormément de peur de souffrir. Depuis la perte de mon meilleur ami, ma confiance en les autres s’est aussi fait la malle. Je ne souhaite plus m’attacher. Ni me confier pour que mes faiblesses finissent par me retomber dessus. J’ai beaucoup de mal à tenter de me reconstruire un cercle social. Ce n’était pas évident quand j’allais à peu près bien, mais maintenant c’est encore pire. C’est valable pour l’amour aussi, mais j’avoue ne pas être assidue dans mes recherches et je ne sors pas assez pour qu’il tombe du ciel tout seul le pauvre. Je suis fatiguée juste d’envisager de faire bonne figure devant de nouvelles personnes et pourtant paradoxalement j’aurais besoin d’amitié. J’ai une famille qui m’aime ce qui est déjà tellement immense, qui sait que sans elle, je suis noyée. J’ai toujours été indépendante côté sentiments amicaux ou amoureux. Heureusement, parce que je souffrirais sans doute encore davantage de voir que je suis seule de ce côté là et que je n’arrive pas à me réparer de tous ces abandons, de toutes ces incompréhensions qui ont amenées à la rupture. Mais même en étant indépendant, on a tous besoin des uns et des autres je pense.

Depuis ces disparitions de ma vie (choisies par moi pour certaines donc je les vis mieux aussi), le moindre petit truc vient grossir la situation et fait exploser le minimum que j’arrive encore à supporter et à tolérer des gens. J’ai fait un truc ridicule la semaine dernière pour satisfaire quelqu’un et je me suis jurée que c’était la dernière fois qu’on me prenait pour une imbécile à ce point là. Mais je sais que je retomberai de nouveau dans le panneau. On reproduit les mêmes schémas tant qu’on n’arrive pas à changer. Et je me sens tellement absente comme amie, que ce que je peux faire, je tente de le faire, quitte à trouver la situation stupide (je suis conne en gros). Et je ne veux plus de ça. J’arrive à me dire que la remise en question ne se fait pas toujours juste dans un sens et que si la communication ne peut plus se faire, c’est parler dans le vide et je n’ai plus l’énergie pour ça non plus. Et quand mes idées noires sont là en plus, je me dis que je n’ai pas le temps de m’encombrer de stupidités parce que je ne sais jamais si une pulsion n’aura pas raison de moi pour de bon et qu’elle m’emportera bien loin de cette terre. Alors les moments où je tiens à peu près debout, je veux m’en imprégner pour m’aider à surmonter le reste, pour me ressourcer, pour tenter de me dire que la vie est aussi faite pour moi. Si on m’empoisonne ces rares moments de répit, en gros qu’est ce que je deviens, alors que l’amitié est là pour apporter du bonheur à mes yeux. 

Mais j’ai peur. De ne plus pouvoir faire jamais confiance. De ne plus jamais entendre « tu me manques, on se voit quand ? ». De ne plus arriver à rire avec quelqu’un. De ne plus savoir ce que c’est d’être serrée très fort dans des bras et de faire pareil. De ne plus pouvoir dire « je vais mal ». De ne plus être capable d’aimer assez fort pour créer une relation d’amitié. De me sentir morte de l’intérieur avec le coeur comme de la pierre, prête à tout verrouiller. De ne plus pouvoir proposer quelque chose à quelqu’un. De ne plus avoir personne à qui envoyer un mot pour dire « allez on fait ça ?? ». Ne plus trouver sur mon répertoire la moindre personne que je pourrais contacter juste pour dire « j’avais juste envie d’entendre ta voix, raconte moi ce que tu deviens ». De ne plus pouvoir mettre des mots qui montrent que l’amitié est précieuse. De ne plus être l’amie de personne. De ne plus compter au point qu’on puisse m’oublier. Au point qu’on ne sache pas si je suis en vie ou pas et le jour où j’ai réalisé qu’il y avait juste Happy pour le savoir physiquement parlant et que je pourrais rester longtemps éteinte seule, je pense que ça m’a finie comme pensée. J’ai tout simplement peur de ne plus croire en cette valeur qui m’appartenait et qui m’était chère. Peur de faire abstraction que l’amitié existe réellement. 

Tout n’est pas éteint tant que je me pose ce genre de questions, du moins je le suppose parce que je ne suis plus sûre de rien. Mais j’en suis au stade d’envier les personnes qui parlent de leurs soirées d’amitié, de leurs rires, de ces citations qui montrent à quel point l’amitié est une valeur chère au coeur de beaucoup, de ces groupes que je croise, de ces gens qui sont plusieurs sur une photo à profiter de la vie ensemble. Je ne veux pas que ce soit une souffrance qui vienne se rajouter à tout le reste déjà bien compliqué. Et pourtant c’est le cas. J’en souffre. Et la seule chose qui me fait tenir de ce côté là, ce sont ces amitiés de loin. Ces sms qui volent au-delà des kms. Ces mp de l’autre bout de la France. Ces rires derrière des écrans. Ces mots qui me soutiennent, qui croient en moi. Ces amies qui me connaissent réellement, qui savent mon fonctionnement et ne m’en veulent pas pour autant. Des  » tu me manques, reviens vite ». Je me dis que ce ne sont pas les visites qui m’étouffent, mais que ma boite postale, vocale et mail reçoivent de belles richesses en mots. Des petits instants piqués dans la journée pour faire l’andouille. Il m’arrive très souvent de pleurer derrière mon écran et de rire de quelque chose qu’on me dit parce que même sans le dire, l’amie sait que ça ne va pas, parce que je ne suis pas pareille que d’habitude et qu’elle essaie de transformer mes larmes en rires. 

Merci à ces personnes qui se reconnaîtront derrière leurs écrans, je le sais bien. Vu le contexte j’aime de moins en moins utiliser le mot « virtuel », parce qu’un écran ou un téléphone n’ont jamais pu apporter aucun soutien. Ce sont les utilisatrices qui sont capables de cette magie là. 

Et puis merci à N. même si elle ne lit pas mon blog. Et puis A. que j’ai retrouvée après une certaines absence que j’ai comprise et qui n’a rien changée c’est pareil, je regrette juste que la vie ait dû l’éloigner de Marseille, temporairement j’espère (pour elle surtout, je ne suis pas égoïste à ce point là, même si j’aimerais pouvoir partager des moments avec elle et sa ptite princesse). 

Il y a 2 ans, le 31 mars, j’ai perdu une copinette qui habitait Aix en Provence, on n’a pas eu le temps de se connaître en réalité, la fibro a eu raison d’elle, elle s’est suicidée, elle ne supportait plus la vie avec la douleur et tout ce qu’elle engendrait. Je n’arrête pas de penser à elle, elle me hante souvent, mais ce genre d’anniversaire empire toujours les choses… 

Dites à vos ami(e)s à quel point vous tenez à elles/eux. Une fois à ce stade là, 36 pieds sous terre, on ne pourra plus rien dire, plus rien entendre et les hommages ne serviront plus à rien, c’est pendant qu’on est vivant(e) qu’on a besoin de savoir ce qu’on représente pour les autres. C’est cru dit comme ça, mais c’est intentionnel. Je ne supporte plus ces longs discours une fois que la personne a fini par partir d’une manière ou d’une autre. Au paradis, le wifi ne fonctionne pas très bien pour pouvoir se connecter aux écrans des gens et lire ce qui se dit sur elles malheureusement. Mais il y a la vie pour le faire… 

Je reviens vite sur mon compte fb, je l’ai désactivé parce que je n’étais vraiment pas gaie dessus, déjà que j’essayais de camoufler le mal-être de ces derniers temps. Il y a eu une nuit de trop à lutter pour ne pas disparaître j’avoue… et il faut que je remonte la pente… De nouveau… et je suis éreintée….. Prenez soin de vous et des personnes que vous aimez…

Des blablas de toutes sortes

A la nouvelle année

Crédit Image : anonysize.me

J’avais mis un petit mot sur mon compte facebook en expliquant que ça ne voulait plus dire grand chose à mes yeux et que je ferais un message groupé seulement. C’est juste un chiffre qui change, la preuve c’est qu’à peine les 12 coups de minuit passés, il y avait l’actualité en ébullition et la gastro que je me tapais depuis le 23 décembre qui avait traversé le changement d’année. Mais je me suis laissée entraîner malgré tout dans le tourbillon des « bonne année, bonne santé ».

Alors je tiens à vous souhaiter plein de bonheur, de douceur, de moments riches avec vos proches et amis, de couleurs qui font du bien aux yeux, des câlins serrés près de vos coeurs. Des moments riches en émotions positives, des rires, des larmes de joie, des yeux qui scintillent de bonheur. De la réussite dans les projets qui vous tiennent à coeur, de la croyance pour aboutir à leur finalité, des serrages de dents pour tenir le bon bout mais le tenir quand même. De l’amour, celui qui nous rend belle, qui fait battre notre coeur à 200km/h, qui nous fait bafouiller et rougir juste en voyant l’être aimé. Aimez vous autant que possible. Pareil pour l’amitié. C’est une valeur à ne pas perdre et il faut au contraire la protéger, cette petit chose si fragile.

Et surtout prenez soin de vous, de ceux que vous aimez et qui vous aiment

Des blablas de toutes sortes

Se mettre dans une case pour exister

Quelque chose me marque depuis quelques mois. Le fait de mettre des étiquettes aux gens ne date pas d’hier et ça m’a toujours gênée. La personnalité d’un être humain est complexe et ne se résume certainement pas à un adjectif, surtout quand il est plus ou moins négatif et qu’on lui colle des attributs dont on ne sait rien, parce que certaines personnes ont une sacrée psychologie à deux balles, en plus d’étiqueter et elles mélangent tout. J’avoue éloigner loin de moi les gens qui se prêtent à ce fabuleux exercice avec moi. Mais depuis quelques mois, j’ai un souci qui s’associe plus ou moins à celui des fameuses étiquettes. C’est celui des cases où on place les gens pour leur donner une place dans ce Monde. J’y ai pensé le jour où j’ai refait mon CV pour ma recherche de stage, je souriais en me disant qu’il faudrait peut-être que j’indique si j’étais végane, écolo, bio, sans gluten, sans lactose, 0 déchet, minimaliste, féministe etc… , ou si j’étais tout le contraire. Je rigolais en moi-même pour réaliser d’un coup qu’en ce moment on n’était pas loin d’arriver à ça. A savoir être rien ou un tout bien défini. En gros, à pouvoir cocher une case ou à ne pas le faire. Et je ne veux pas être un machin qui entre dans une case, qui se définit par quelque chose en particulier.

Et si on imaginait que les gens puissent être aussi un peu de tout au lieu de les qualifier par un seul mot ? Se donner le droit d’être sans cases cochées mais avoir l’esprit suffisamment ouvert pour se dire qu’on est un peu de tout pour justement se mettre à la portée de tout le monde, essayer de comprendre les choix des autres et surtout le faire sans jugement ? Sans dire « non tu n’es pas ça, parce que… » Qu’est ce qu’on s’en fout de ne pas être dans une case précise… C’est tellement plus intéressant de pouvoir passer d’un monde à un autre, de toucher à tout. Du bout des doigts parfois quand on n’est pas convaincu(e) ou un peu plus fort quand c’est l’inverse. 

Je ne suis par exemple pas végane et ne le serai jamais parce que ce n’est pas mon état d’esprit. Je mange des animaux morts, alors vous comprenez qu’on est loin encore hum (ce qui ne m’empêche pas d’aimer les animaux, mais puisque les cases « aime les animaux » et « omnivore » ne peuvent pas bénéficier en même temps d’une petite croix, je ne suis pas crédible de me mettre dans la case « Aime les animaux ». C’est là que je veux en venir…) MAIS ce n’est pas parce que je ne le suis pas que je verrouille tout en moi. Il m’arrive de piquer des recettes par exemple et mon réflexe n’est pas de me dire « ah non, cette recette n’est pas pour moi, parce que je ne suis pas végane ». Ca marche avec le 0 déchet évidemment. Je ne serai jamais non plus complètement 0 déchet mais je fais attention à ce que je fais au maximum. Minimaliste, quand on voit ma pagaille, la case explose, je ne le suis pas aux yeux des autres, par contre j’ai ma propre notion du minimalisme et je l’utilise pour les besoins que j’en ai personnellement, mais je ne me déclare donc pas être dans la case « Minimaliste ». Je ne mange pas sans gluten ni sans lactose, parce que j’ai mes raisons, ce qui ne m’empêche pas de choisir des yaourts plutôt au soja et de goûter des aliments faits autrement qu’avec des gluten. Histoire d’élargir mes points de vue, mon esprit, tout simplement. Goûter à d’autres choses et ne pas me refermer sur mes propres convictions et être tentée sans doute de moi-même me mettre dans une case du coup. Et franchement, c’est ma richesse, parce que je me sens libre de naviguer entre tous ces mots. 

Quand on me demande dans quelle case (bien sûr que ce n’est pas tourné comme ça) je suis côté religion par exemple, ma réponse légitime me fait dire que je suis catholique parce que c’est ce qui m’a été donné lors de mon baptême, pourtant c’est sûrement dans cette religion que je me retrouve le moins. Je me sens davantage à ma place dans un temple qu’une église (à part pour les visiter ^^), ma médaille de baptême est rangée, par contre la croix huguenote que portait toujours sur elle, une personne chère à mon coeur dans ma famille et que mon parrain m’a donnée après son décès est à portée de main. L’islam a aussi sa place (sûrement encore davantage d’ailleurs depuis des mois), ainsi que le bouddhisme. 

Je respecte les choix de tout le monde en occultant les extrêmes par contre, parce que c’est ce qu’il y a de pire dans chacune des cases. Je prends ce dont j’ai besoin pour mon bien. Je suis une « sans case » qui essaie de s’adapter aux autres personnes, avec leurs convictions mais parfois les cases dans lesquelles ils se mettent (ou sont mis) rendent aussi hermétiques et c’est dommage. 

J’en suis venue à me dire que j’étais sans caractère pour virevolter d’une pseudo case à une autre, en ne sachant pas où planter la croix qui ferait de mon existence une case cochée. Mais en réalité je sais très bien ce que je veux et ne veux pas, au contraire. Et justement c’est ce qui représente celle que je suis, le mieux. Puiser en les autres ce qui me manque, m’en alimenter pour comprendre leur fonctionnement, les tolérer, les respecter sans jugement et grandir. Et c’est juste mon caractère. 

Comment percevez-vous tous ces mots qui peuplent de plus en plus le net, en ce moment ? Avez vous cette sensation de devoir se mettre dans des cases pour pouvoir se définir dans le monde actuel aussi ? Ou c’est peut-être un regard erroné que je pose sur tous ces mots qui sont peut-être un peu forts pour moi et ne me rendent pas objective ? 

Casé(e) ou pas en tout cas, gardez les yeux et les oreilles bien ouverts envers les autres cases, si déjà 🙂 Histoire de ne pas s’enfermer dedans et ne plus être capable d’en ressortir. Et surtout ne pas oublier que les adjectifs se multiplient pour dire ce qu’on est et qu’on ne se cantonne pas un seul mot qui résume tout et rien de ce qu’on est. On est des milliers de petits mots et de petites cases à cocher, pas juste une qui définira qui nous sommes.  

Restez libres et uniques dans cette globalité que représente tous les êtres humains, chacun avec leur façon d’être. 

Des blablas de toutes sortes

Je n’avais déjà plus beaucoup de mots…

Paix

… Mais je n’en ai plus du tout à l’heure actuelle. Et au moment où j’écris, c’est Munich qui vient de perdre des vies. Marseille qui est visée pour la première fois, avec des personnes qui en rient, d’autres qui ont peur. Je fais partie de la catégorie qui parle en théorie mais en pratique c’est 0 pointé « ne surtout pas leur montrer qu’ils dégagent autant de psychoses et de peurs de toutes parts » Mon cerveau s’est comme bloqué et soit je suis continuellement en état d’angoisse et c’est devenu un sentiment tellement habituel que je ne me rends même plus compte de cet état ; soit je ne suis plus capable de gérer mes émotions et me protège comme je peux. Dans les deux cas, je suis à côté de la plaque, n’arrive plus à suivre, au point d’en devenir fataliste et de me sentir révoltée comme jamais. 

Si quelque chose doit arriver, ça arrivera. Cette phrase ne s’appliquant qu’à ma propre vie évidemment, c’est sans doute pour cette raison que j’ai un rapport à la peur qui est devenu bien spécial… Par contre, dès qu’il s’agit de mes proches, je ne tiens pas le même discours et c’est là que le mouvement de panique dans ma tête se met en marche. Ils auraient pu être à ce feu d’artifices, ils auraient pu lever les yeux vers ce ciel pour s’émerveiller de ces couleurs une dernière fois avant de les fermer pour toujours. En 1 seconde, on peut perdre ceux qu’on aime, sans raison. Parce que ça peut arriver pendant une maladie soudaine, un accident, mais là, quelle raison… à part cette haine qui déchire tout et qui fait s’entredéchirer les gens. L’absurdité de Daesh. L’absurdité de notre gouvernement à riposter et à se plaindre qu’ils renvoient la balle finalement, mais qu’est ce qu’ils croient aussi ? Pas un pour rattraper l’autre, parce que c’est allé tellement loin, que c’est comme une machine infernale qui a été lancée et elle va à une telle vitesse, qu’on ne peut plus l’arrêter. C’est au pays qui aura le plus grand nombre de morts innocentes ? En France ou dans n’importe quel pays, c’est pareil à mes yeux, on est sur le même bateau, parce que je suis touchée par Nice, par Munich ce soir, mais ce n’est pas pour autant que je ne pense pas à la Syrie qui perd tout autant d’innocents que nous (sûrement davantage et en plus dans le silence). On croirait à un mauvais jeu de cache-cache… « Si tu me touches, je te toucherai doublement, alors fais gaffe au moment où tu me trouveras »… Ou à un cercle vicieux infernal qui ne s’arrêtera jamais (j’ai prévenu que j’étais fataliste. Et pessimiste, même si ce n’est pas nouveau)

Au-delà de ces pertes, de ces pensées pour mes proches, il y a les amalgames terribles qu’on peut lire et percevoir entre les lignes. Cette famille musulmane qui veut se recueillir et se fait traiter comme de la merde, c’est quoi ? Les gens ne sont même plus capables de réaliser que 30 personnes d’origine musulmane sont mortes parmi les 84 et que ces familles pleurent aussi leurs proches et ont tout autant ce droit de recueillement et de respect pour le faire, sans recevoir en plus des insultes. Les gens mélangent tout et ne réalisent pas le mal qu’ils font. Et je n’ai pas envie de trouver l’excuse que c’est la douleur qui les fait parler, parce qu’ils sont kiffe kiffe à ce niveau là. Comment gérer la mort et la haine en même temps quand ça touche quelqu’un de près. Je me demande si la question s’est posée dans la tête de ces gens qui insultent…  Je suis peut-être fataliste concernant les attentats à venir encore, envers cet avenir sombre que je perçois dorénavant encore davantage, par contre, j’ai envie de croire que les amalgames sauteront un jour, parce que ce serait déjà un grand pas vers la Paix… 

Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez… C’est décousu, toutes mes pensées le sont de toute façon, depuis un certain temps, peu importe le sujet, mais j’ai besoin de me donner le droit de cracher ce que je ressens pour ne pas me renfermer comme une huître.

PS : un moment que je n’ai pas écrit sur mon blog, pour différentes raisons que je ne dirai pas, mais je remercie les personnes qui m’ont contactée en mp ou par mail, pour me parler, suite à mon silence justement ❤ 

 

Des blablas de toutes sortes

Pardon… un mot si compliqué

Source photo : Pinterest (site atmosphere-citation.com)

Dire pardon à quelqu’un qu’on a blessé pourrait sembler normal, dans la suite logique des choses, mais j’ai remarqué que pour certains, c’était un mot qui était inconnu dans leur vocabulaire. Les pires sont ceux qui le revendiquent « ah ben moi je ne dis jamais pardon ou excuse moi »… On ne sait pas trop si c’est à cause d’un ego froissé ou s’ils estiment qu’ils n’ont rien fait qui justifie un tel mot, qui leur écorcherait la bouche si jamais il venait par erreur (on ne sait jamais) à franchir le bout de leurs lèvres. 

Je pardonne à ceux/celles qui me disent « pardon si j’ai pu te toucher en disant ça, excuse moi ». Aux autres, ceux qui, à la limite, en disant qu’ils n’ont rien fait, retournent carrément la situation en leur faveur et c’est presque à l’autre de présenter ses excuses. Oui oui, certain(e)s sont doué(e)s en la matière. Il nous arrive à tous d’être maladroit(e), de dire un mot de trop qui peut être mal interprété ou faire mal, mais il y a ceux qui le reconnaissent sans souci et ceux qui avec un sourire effronté, disent « je ne m’excuse jamais » (si déjà tu veux jouer le costaud, apprends à parler français un minimum, parce qu’on ne s’excuse pas tout seul).

Peut-être que certains le voient comme une faiblesse, ou ont des difficultés à reconnaître leurs erreurs et que ce mot devient infranchissable. Ils en deviendraient presque impardonnables, parce qu’il y a déjà la raison pour laquelle on attend le mot magique qui ne serait pas un luxe, mais en plus, soit c’est un silence de mort qui accompagne ce qui a été balancé en pleine tronche, soit c’est un « j’ai pas à dire pardon, j’ai rien fait » et là on réexplique pour la énième fois les faits, mais ils/elles ont toujours les arguments qui feront renverser la vapeur… Et je ne le supporte pas, même si parfois c’est insidieux et c’est en reprenant intérieurement la conversation qu’on se rend compte qu’on a été tourné dans la farine. Un « pardon, excuse moi », je le prends tout de suite, même si je ne digère pas immédiatement. Pour le reste, il faut ramer pour que j’oublie ce qui a provoqué la raison du pardon et qu’en plus, je peux toujours me brosser pour l’obtenir (pardon, c’est le cas de le dire, d’être si rancunière…).

De mon côté, j’ai tendance à dire trop souvent « excuse moi » ou « pardon ». Même quand ce n’est pas justifié, mais parce que soit la personne face à moi a fait en sorte de reporter la responsabilité sur ma trombine et que de ce fait, je présente des excuses. Soit parce que c’est justifié, parce que comme beaucoup et que je suis juste humaine, j’ai fait vraiment un truc de travers.

Il y a des moments où le pardon n’a rien à faire là… Je ne compte plus dire « excuse moi, pardon » quand ma seule faute est d’avoir été dans la vie de la personne et que ça ne convient pas à une tièrce personne. Je ne compte plus le faire quand la maladie est responsable aussi. Du style « excuse moi de ne pas pouvoir faire ça ou de ne pas être là ». Parce que ça va contre ma volonté, je n’y peux pas grand chose, que je suis tout autant pénalisée et qu’en plus je souffre à un autre niveau parce que c’est mon corps que je trimbale. Je ne le ferai plus pour donner raison et me débarrasser en gros de la situation (oui je sais être ironique et sarcastique par moments…), en mode « mais oui tu as raison allez va, tu es parfait, excuse moi, c’est de ma faute #imbécileunjourimbéciletoujours »

Je n’oublierai pas que reconnaître ses fautes et oser l’avouer en disant le mot magique est plus une force qu’une faiblesse, un signe de respect et la façon dont j’ai été éduqué et donc une de mes valeurs. Mais il ne faut pas en profiter. A dire trop pardon, j’ai l’impression parfois que les gens abusent du coup, en se croyant permis de tout faire et tout dire, sous prétexte que de toute façon, je suis faible et naïve (et conne) au point d’en arriver à dire « pardon » même en n’étant pas responsable… Je dirai « pardon » avec du recul, quand j’aurai réfléchi si j’ai besoin de le dire, si c’est justifié, si je suis réellement responsable. Pour ceux/celles pour lesquel(le)s, ça reste un mot de 5 lettres bidon, apprenez à le dire, je vous promets que ça aide dans les relations, quand ce n’est pas consommé à outrance… 

Dire « pardon » quand il est avoué de façon juste, est une source de paix me concernant, en plus, parce qu’il veut dire que j’arrive suffisamment à reconnaître mes erreurs, à me remettre en question et demander qu’on m’excuse en cas de besoin. Et même si je ne suis pas pardonnée tout de suite, ce que je peux comprendre, puisque je suis pareille, je sais que j’ai fait ce qu’il fallait et que le reste se rétablira avec le temps… ou pas… mais au moins j’aurai dit « pardonne-moi ».

Vous dites facilement « pardon » ou c’est compliqué ? Ou vous êtes comme moi à dire « pardon » à toute occasion, au point d’en arriver à se demander si on ne demande pas pardon d’exister tout court ? ….. 

Des blablas de toutes sortes

1ères réelles résolutions de ma vie

Source photo : pinterest

C’est vrai que je n’ai pas l’habitude de m’imposer des résolutions (même si pour certaines il s’agit plutôt de projets ou de défis, mais je ne veux pas les perdre de vue), parce que les rares fois où j’ai tenté de le faire, au bout d’une semaine, ça n’allait déjà plus. Mais après avoir passé une année 2015 catastrophique, il faut bien le dire, surtout en matière de décès de personnes qui m’étaient chères et d’amitiés bancales, voire des liens cassés, j’ai besoin de repartir pour trouver un peu de sérénité et je me dis qu’en me posant des objectifs, un cadre, ça m’aiderait à voir plus clair dans ma vie. Histoire aussi de ne pas répéter les mêmes erreurs, à certains niveaux. 

Je ne ferai pas de bilan 2015, parce qu’il ne vaut franchement pas le coup… Malgré tout, il y a eu le début de ma formation pour devenir une future petite secrétaire médicale ou médico-sociale qui a débutée début octobre et le but est de continuer. J’y serai encore l’an prochain, parce que j’ai vite vu que j’aurais du mal à tout boucler en 1 an. Donc mon objectif pour 2016 est de valider 3 épreuves sur les 4. J’y ai rencontré 3 petites nanas adorables avec lesquelles je peux papoter, échanger sur la formation mais aussi sur ce qui fait nos vies et c’est précieux au quotidien.

Ma 2ème résolution va avec l’amitié. Profiter des personnes qui m’aiment et que j’aime, ne pas chercher à remuer le passé avec les absents. Ne peut-être pas laisser les douleurs prendre aussi toujours le pas sur les activités que je souhaiterais faire entre ami(e)s et les faire malgré tout, quitte à payer ensuite, mais moralement j’aurai au moins de beaux souvenirs. Etre un peu plus présente, rencontrer de nouvelles personnes en essayant de ne pas trop m’attacher, parce que j’ai perdu autant confiance en moi qu’en toutes ces personnes qui se disaient des amis. Mon amitié vaut mieux que ça et j’en ai au moins conscience à l’heure actuelle, après en avoir douté longtemps. Mais le problème après les déceptions, c’est qu’on a aussi des difficultés à la redonner, cette fameuse confiance. Mon coeur n’est pas extensible à avoir mal et il est arrivé au bout de ce qu’il pouvait subir en amitié…

Refaire du Qi Qong, approfondir tout ce qui est méditation, relaxation parce que c’est quelque chose que je ressens de façon viscérale. Comme si quelque chose m’empêchait de respirer correctement et me polluait de l’intérieur. Bouger un peu mon corps davantage, en allant par exemple au moins une fois par semaine à la piscine. J’ai besoin de le sentir vivant (bon avec toutes ces douleurs, je devrais le sentir vivant lol mais vivant dans le bon sens du terme). Et il a surtout besoin d’être musclé à nouveau, parce qu’il ne reste pas grand chose surtout dans le haut de mon corps (et puis le bas aussi mine de rien). Les muscles s’atrophient plus rapidement qu’ils ne se reconstruisent…

Lire bien plus. Aller voir des expos davantage. Découvrir de nouveaux artistes, des films. Elargir mon petit esprit et entendre mes neurones s’entrechoquer de plein de nouvelles infos. Essayer de reprendre mon appareil photo plus souvent pour partir à la découverte de notre jolie ville. Comme ça je rejoins la résolution précédente de bouger plus et en même temps, je dégaine mon appareil comme j’aime le faire pour immortaliser ce que je vois et le partager.

En parlant de partage, le but est d’être plus présente par ici, que ce soit sur mon propre blog et sur les vôtres, parce que j’ai manqué plein de choses déjà et puis ça fait partie de mon équilibre de vous avoir dans ma vie.

Je parlerai d’un projet que j’ai commencé à faire sur mon compte Instagram avec le #1jour1bonheur1photo mais c’est un post qui viendra d’ici après-demain. Avec mon petit bocal des bonheurs. Le but étant de réapprendre à voir le moindre minuscule bonheur durant cette année. Je suis sûre que même dans les pires journées, il y en a qui se cache quelque part….

Finir ce qui me sert de témoignage, accessoirement, depuis le temps… ce serait bien que je puisse l’auto-éditer encore cette année. 

Ne pas fermer mon coeur à l’amour… en sachant que ça c’est une résolution dont je ne suis pas seule à dépendre, mais au moins je peux réapprendre à croire que tous les hommes ne trompent pas ou ne me prendront pas pour l’imbécile de service. Bon il y a du boulot, parce qu’autant je doute de moi côté professionnel, autant dans ce domaine, je suis carrément inexistante. Mon coeur s’est bouclé, pourtant je me suis aperçue que dans un coin de ma tête, je n’étais pas hermétique à 100% non plus et que je ressens le besoin d’être à 2. Mes 38 ans approchant, je dois sentir la vieillesse me donner envie de pouvoir me reposer sur une épaule digne de ce nom et partager le meilleur comme le pire avec quelqu’un qui m’aimera comme je suis évidemment, sinon il peut rester où il est… 

Profiter de mes proches pendant que j’ai encore la chance d’avoir ma famille. Ce n’est pas vraiment une résolution parce que je le fais déjà au maximum de ce que mon corps me le permet et m’aperçois à travers d’autres personnes que même en habitant à 800kms de mes parents, je les vois peut-être plus souvent que beaucoup, quand on cumule les jours où je remonte. 

Ne pas remettre à demain ce que je peux faire le jour même parce que je ne sais jamais comment je suis le jour suivant justement… Et que toute la vie est ainsi, qu’on ait des problèmes ou pas pour avancer. Je pensais avoir encore des moments à partager avec des personnes et ça n’a plus été le cas pour ce Noël, par exemple. Je ne regrette rien parce que je ne pouvais plus rien faire de mieux, mais la peine et le manque sont là par contre et compliqués à gérer… Et puis à bas la procrastination pendant que j’y suis, soyons fous hop, résolution rajoutée au dernier moment 🙂 

Prendre soin de moi… j’ai laissé traîner certaines choses que je paie maintenant depuis plusieurs mois, côté santé et je ne suis vraiment pas bien physiquement. Je vais affronter davantage ma phobie de certaines blouses blanches… 

Voilà en gros pour mes toutes 1ères résolutions de ma vie. En espérant pouvoir les tenir pour certaines. Ah et le plus important…. Vivre tout simplement… Je me sens constamment dans une forme de survie, toujours suspendue sur un fil, à ne jamais trop savoir de quel côté, je vais dégringoler vraiment

Est-ce que vous avez pris des résolutions de votre côté ? Vous arrivez à les tenir en général les autres années, si c’est le cas ?

Des blablas de toutes sortes

Tag des 11 questions

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J’ai déjà fait ce tag, mais je vais répondre avec plaisir aux questions de Sandra. Par contre, je laisserai les personnes qui souhaitent, répondre aux mêmes questions 🙂 (comment çà je manque d’inspiration pour de nouvelles questions ?!! mé nan ! :p )

1. Proust avait ses madeleines et toi, quel est le parfum de ton enfance ?

Cà ne se mange pas (enfin je n’ai jamais testé du moins ^^). J’ai essayé de trouver un parfum de gâteaux (il y a celui aux noisettes que je pourrais mettre d’ailleurs, parce que c’est mon biscuit préféré depuis toute petite), mais quand je pense à mon enfance, c’est l’odeur de feuilles mortes qui me vient surtout. En automne-hiver, pourtant ce sont des saisons dont je ne raffole pas du tout, comme quoi… Quand j’étais petite, je partais tout le temps dehors, avec des copines et on courait dans les feuilles, on en faisait des tas et on se jetait dessus ou faisait des batailles de feuilles mortes et j’y pense à chaque fois que je marche dedans (en shootant comme les enfants, discrètement :p ). J’ai habité dans cet immeuble pendant 22 ans avec ma petite famille et j’en ai des souvenirs d’automnes passés…. L’hiver, c’était l’odeur de la neige qui prenait le relais. Dans les 2 cas, je rentrais les joues rouges, tellement heureuse…

On hurlait depuis le bas pour appeler ma mère, jusqu’au 5ème étage, parce que je n’avais pas de clés et ne pouvais pas atteindre la sonnette, je ne sais pas, ne me souviens plus pourquoi ce n’était pas plus simple de sonner ^^, mais on hurlait dans tout le quartier en tout cas. Ma mère venait me récupérer parce que je n’avais pas le droit de prendre l’ascenseur seule. La pauvre en a fait des allers-retours ^^ J’avais un petit vélo rouge qui m’accompagnait dans toutes mes expéditions à travers notre quartier. Il y avait 4 immeubles identiques et mes copines étaient dispersées dans chacun d’entre eux et à l’époque, j’aimais l’automne juste pour ces feuilles du coup. 

Ben dis donc, tout ce roman pour un parfum…. mon enfance m’inspire en tout cas ^^ ❤

Ma chambre était dans le renfoncement à l’avant dernier étage. J’ai pris cette photo quand mes parents ont déménagé. C’est toujours bizarre de se dire qu’on ne reverra plus jamais certains endroits
C’est là entre autres qu’étaient mes fameuses feuilles. Je pense que c’est nous qui avons fait en sorte qu’il n’y ait plus de pelouse, à force de s’amuser, autour lol

2. As-tu une addiction et quelle est-elle ?

Les chewing-gums mouais :/ alors non je ne mâche pas comme une vache, c’est quelque chose qui m’insupporte d’ailleurs. A vrai dire on ne remarque même pas que j’en ai un parce que je suis discrète et souvent il est dans un coin de ma bouche. Mais ma mâchoire me remercierait si j’arrivais à me débarrasser de cette manie… je sens la menthe ou le cassis, en gros ^^. Surtout quand je sors, comme si çà me servait d’anxiolytique de mâchouiller au milieu de tout ce monde. Je ne peux pas manger de bonbons, sinon je pense que çà remplacerait.

3.Ton blog t’a-t-il permis de rencontrer, même virtuellement, des gens ?

J’ai transformé le virtuel en réel à 4 reprises et c’était des moments magiques à chaque fois. La 5ème rencontre aura lieu en Bretagne, mi-septembre avec une ptite nana que j’adore et que je connais depuis 8 ans. Je vais faire connaissance avec elle et toute sa ptite famille. Parfois j’en veux à la distance géographique de me couper de vous, j’avoue… mais c’est tellement riche de vous avoir à travers mon écran. Sans vous, ce serait vide et encore plus difficile…  ❤ Donc, oui, j’ai fait de superbes rencontres et comment ! Vous êtes précieu(x)ses dans ma ptite vie

4. Si tu devais choisir un art et ne garder que celui-là, quel serait ton choix ?

La musique m’accompagne dans mon quotidien, elle me fait passer par toutes les émotions et quand je vois que des oeuvres de plus de 3 siècles parviennent à nous donner encore la chair de poule, je trouve çà magnifique. Du coup, je vais la choisir. Même s’il y a aussi l’écriture et que j’aurais aimé savoir tenir un pinceau, mais qu’apparemment ce don n’est pas génétique :/ 

5.Quel est l’endroit où tu te sens le mieux ?

Dans la nature, au milieu des arbres, de la terre, de la mer (enfin pas vraiment au milieu, parce que j’ai le mal de mer heurk ^^ mais soit devant sur la plage, soit dedans), des fleurs. C’est là que je me ressource et me retrouve.

6. Comment te relaxes-tu ? Par quel moyen ?

J’ai un peu de mal j’avoue… sauf quand je suis justement dans la nature. Sinon je joue beaucoup avec ma respiration, j’ai toute une série d’exercices pour l’utiliser au mieux. Je peux me relaxer dans un livre, un film ou de la musique, mais j’ai des court-circuits fréquents qui gâchent la relaxation pour le coup… Suis en apprentissage ^^ 

7. A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

19ème siècle. Et faut pas demander pourquoi, je n’en sais rien. En gros, je me serais bien vue dans la tenue de Laura Ingalls 🙂 

8. Quel livre emmènerais-tu sur une île déserte ?

J’emmènerais Le Petit Prince. Je le porterais sur moi et aurais le sentiment de ne pas être aussi seule que çà sur mon île déserte… 

9. Quelle chanson serait ta bande son pour une histoire d’amour ?

Je ne peux pas mettre le lien correctement, c’est la chanson de Ghost, la célèbre scène où elle fait de la poterie et qu’on a toutes envié d’être à sa place, allez avouez 🙂

http://www.youtube.com/watch?v=nlL9zPF5OQc

10. A quoi ressemblent tes vacances de rêve ?

Quand on habite dans le Sud, pas bien loin de la mer et qu’on peut y aller le w-e et le soir, pendant l’été, c’est un peu déjà les vacances de rêve ^^ après, je suis contente de partager 2 semaines avec ma famille, d’ici peu. Au milieu de l’océan, voir mes ptites princesses grandir, courir, faire leurs bêtises et leurs grands sourires. Et profiter des plus grands (quoique quand on est dans les vagues, même si moi je ne peux plus y aller, quand je regarde mon père et mon frère, ils ne sont guère plus âgés que mes nièces ^^) et c’est ce que j’aime aussi… voir tout le monde heureux

11. Tu viens de frotter la lampe magique, le génie apparaît devant toi… quel est ton premier voeu ?

Avoir mes proches le plus longtemps possible à mes côtés et en bonne santé au maximum….

Des blablas de toutes sortes

Ces regards qui saisissent…

J’ai souvent dit que je lisais beaucoup de choses dans un regard. Le bien comme le moins bien… Et bizarrement, ce que je perçois dans les yeux d’une personne finit par la définir de la même façon que ses yeux. Comme quoi ils ne mentent pas. 

Ce matin, il fallait réapprovisionner mon semainier à la pharmacie. Une boîte à mon nom avec tout mon bordel en médicaments. Je suis tombée sur la personne à qui j’avais dû expliquer la semaine dernière, mes besoins actuels, la conservation de mes comprimés. Le responsable avait déjà donné son accord, donc il lui a confirmé que c’était bon. Et là, ce matin, c’était de nouveau elle. Quand elle m’a vue et compris qu’il fallait remplir toutes les cases pour 7 jours, la pauvre a changé de couleur… déjà qu’elle n’est pas forcément bien aimable, je l’ai achevée. Comme je connais mes boites par coeur et le dosage avec, je me suis récriée « mais je peux le faire seule ! je me mets dans un coin si çà ne vous dérange pas » ! Son regard qui, avant signifiait « han je vais me faire chi** à remplir le semainier, çà me saoule » s’est transformée en un sourire et des yeux pétillants qui voulaient dire « ouiiiii je suis débarrasséeeee de la corvéeeee !!!! ». Elle était ressuscitée. Je l’ai requinquée juste avec cette phrase.

Je me suis installée, ce n’est pas forcément un moment simple comme j’ai pu le constater. J’étais face à mes boites, à faire le même geste que j’avais fait cette nuit-là, le plus vite possible pour pouvoir les retirer des plaquettes et là, je le faisais de nouveau à la chaîne. Juste pour les mettre dans mon semainier, mais quand même, mon cerveau s’est rappelé du geste effectué… Et puis, moralement, c’est dur de laisser ma jolie boite plastifiée où est contenu tout mon traitement. Je suis ressortie mi-figue mi-raisin. La raison dit « tu fais bien comme çà », le coeur et la tête à l’envers disent « tu as vu ce regard, comme si ton geste continuait à te faire sentir comme un boulet, comme si ce n’était pas déjà assez compliqué comme çà… Et puis j’avais la sensation de laisser ma liberté derrière moi 😦 Je n’ai plus rien à part le semainier et panique parfois de ce vide médicamenteux, signe d’une possible liberté de tout arrêter sniff » 

Ressortie les larmes aux yeux du coup, parce que j’avais déjà un petit moral, j’étais très douloureuse et je savais que ce serait pire après avoir fait mes courses. Priant pour ne pas tomber raide.. Mes courses se sont faites lentement, mais il n’y avait qu’une caisse ouverte et la file d’attente n’était pas anodine la vilaine… il s’est trouvé que j’étais au début, ouf. Avec une personne d’un certain âge derrière moi qui a commencé à parler avec moi. Complices de  « la caisse ouvre ? N’ouvre pas ? » et puis elle papotait, elle avait un regard doux, plein d’empathie, je ne pouvais pas la laisser passer, parce qu’elle avait déjà autant d’articles que moi et surtout, je sentais que je flanchais. Mais elle ne m’en a pas tenu rigueur, par contre, elle a remarqué que j’avais un souci… toujours avec son regard doux, qui semblait sonder les gens autour d’elle et saisir les difficultés là où il y en avait. Devant elle entre autres… 

Puis c’était mon tour, je lui avais dit que je me dépêcherais. Une autre femme est venue se plaindre du manque de caisses ouvertes. La caissière a expliquée les absences, les vacances, bref, qu’il fallait attendre… et en voyant çà, son réflexe légitime en travaillant là, elle a accéléré le mouvement et d’un coup, mon bras ne pouvait plus suivre tout çà. Mes courses s’entassaient et j’étais bien embêtée par son excès de zèle. Je lui ai dit « ben là pour le coup, c’est moi qui n’arrive plus à suivre ». Et ma grand-mère de derrière qui doucement prend une partie de mon sac, m’aide en silence à ranger les courses qui restent sur le tapis pendant que je paie vite. Toujours avec son sourire aimant, rempli d’empathie. Je l’ai remerciée je ne sais pas combien de fois, mais pour elle, c’était normal et rien. Pour moi c’était beaucoup, parce qu’elle avait vu que j’avais un souci déjà et elle avait entendu ma phrase qui voulait dire « hé, ralentissez un peu svp !! » 

Et çà fait du bien de tomber sur ce genre de regard plein de chaleur humaine, une personne avec laquelle échanger des choses banales, comme si elle en avait besoin et à moi çà me faisait du bien de croiser ce regard là. Toutes les 2 en recherche de visages bienveillants je crois. Quand la sortie a été difficile, que j’ai l’impression de n’avoir été qu’un boulet, je repense aux autres regards croisés. Celui d’un enfant qui sourit, de cette dame là par exemple. Pour me rappeler que je n’ai pas juste vu de la merde dans la rue…. et parfois je rentre désabusée de ne pas avoir vu un seul de ce genre de regard là. Alors je me remémore ceux des jours avant. Celle-çi, de dame, me poursuivra un moment. Elle aurait pu être ma grand-mère et c’était elle qui s’occupait de mes articles, parce que je n’arrivais plus à suivre la vitesse à laquelle elle envoyait les articles… foutu corps…. 

On dit que les yeux sont le reflet de l’âme. J’imagine la sienne magnifique. Elle fait partie de ces personnes dont le regard et l’expression me saisissent et rendent vivante. Peut-être que j’ai été la seule à qui elle aura adressé quelques mots, comme c’est souvent le cas pour moi. 

C’est là que je me rends compte que les mots « s’accrocher à tout ce qui passe » prend tout son sens. Même quand il s’agit juste d’un regard que beaucoup d’autres trouveront banal, et qui pour moi aura une autre dimension.