Des soins beauté que j'utilise

Le shampoing sec qui tue !

… LES MOUCHES ET LES MOUSTIQUES NOM DI DIOU !!!
 
« L’Ultra Doux Shampooing sec purifiant, nettoie les cheveux sans les mouiller… Extrait de citron »
 
J’en ai entendu parler en bien, en mal, sur les blogs, sur les chaînes Youtube. Me suis fait ma propre idée du coup.. J’ai les cheveux qui regraissent assez vite, tous les 2 jours, je suis obligée de les laver si je veux être présentable un minimum. Mais comme beaucoup, c’est surtout au niveau des racines que j’ai ce souci. Du coup, toute contente, j’ai testé, il y a quelques mois. Depuis tout ce temps, j’ai dû l’utiliser 4-5 fois à peine… J’ai des difficultés souvent à me laver les cheveux, trop technique comme mouvement… alors je me disais que ce super (c’est ironique) shampooing sec me permettrait d’espacer mes lavages capillaires… 
 
Qu’est ce que j’en pense à l’utilisation…. Il faut vaporiser à distance (comprendre « trèssssssss loin » -si vous avez un bras extensible, n’hésitez pas à le sortir, manque de pot, j’ai des petits bras-, sous peine d’être asphyxiée…), sur la racine donc, on attend 2mns, et hop, on coiffe pour enlever la sorte de « poudre ». 
 
Qu’est ce que j’en pense après l’utilisation…. Je tousse comme si j’avais fumé 3 paquets de cigarettes d’un coup (pour une non fumeuse, pour voyez mon état hein ^^), j’ai toutes les muqueuses en éveil, les yeux qui piquent, asphyxiée, j’évite d’ouvrir la bouche au moins pendant un 1/4 d’h, parce que si on a le malheur de vouloir respirer par la bouche, on a le goût qui entre hirk hirk hirk. Alors, mouais, j’ai une salle de bain pas bien grande, une ventilation au plafond parce que je ne peux pas ouvrir puisque je n’ai pas de fenêtre, du coup, on pourrait croire que çà vient de là… mais je l’ai testé carrément dehors, sur mon balcon, mais le souci était pareil… et je n’ai pas la main lourde, vue que je me sens asphyxiée très vite. 
 
Et le pire, c’est que je n’ai pas vu de changements sur ma tête… au contraire, l’odeur de citron me gêne tellement que parfois, je suis quand même obligée de me laver la tête. Il me démange en plus. Et puis cette odeur de citron… çà sent le naturel à un point qui me sidère. Un goût très très frais :-s, estival :-s (c’est encore ironique tout çà, hein)
 
Donc il traîne dans mes produits. Je n’aime pas jeter, mais c’est pas possible de l’utiliser ce machin.. du coup, comme je suis assez bouffée par les vilains moustiques, et ben je lui ai trouvé une utilisation. Comme c’est du citron et ben j’en ai fait un produit pour les moustiques ! Un petit coup sur le balcon et les moustiques vont chez les voisins. Ou ceux qui ont voulu quand même tenter et passer la barrière Garnier, font un ptit « bzz » très rapide et pouf, plus là… Rien ne se perd chez Minnie :-p
 
Je rigole évidemment… je préfère être piquée par les moustiques que leur imposer ce machin horrible…
 
Mais j’ai du mal à comprendre ce que Garnier a voulu fabriquer, j’avoue. Autant j’aime leurs shampooings (les vrais, ceux qui moussent, qui lavent et surtout qui sentent bon ! je suis amoureuse de celui à la fleur de coton que je sniffais dès que je mettais les pieds dans ma salle de bain, c’est dire que j’aime parfois leurs produits…), autant là, j’ai espoir que ce soit un défaut de fabrication… 
 
Si vous l’avez essayé, n’hésitez pas à me donner votre avis (ou à m’en conseiller un autre moins nocif), peut-être que je suis allergique au butane, à l’alcool (je n’avais pas du tout, du tout, remarqué qu’il y avait de l’alcool dedans non non) et autres trucs bien chimiques :-s Je suis sûre que si on fait brûler une allumette une fois utilisé, on saute et on flambe… c’est une véritable bombe atomique ce truc là… 
 
Bon… après un tel article, vous pensez que Garnier me proposerait un parteneriat avec eux ??… Nonnn ???? Roh ben alors, je ne comprends pas du tout pourquoi ! 😛
 
Allez, je vous laisse avec la photo du shampooing sec tue moustique en 2ème usage…Faut vous reconvertir, Garnier, pour les produits anti-moustiques, avec cet engin !
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Des combats qui me touchent, Des soins beauté que j'utilise, Mes petits et grands bonheurs

Oui, vous rentrerez toutes dans vos maillots de bain, parce que…

Coucou 🙂

Je reviens, j’ai eu un coup de mou, j’avoue pour venir écrire ici, parce que ce n’est pas forcément évident ces derniers temps, côté physique et moral. Bref. En venant répondre aux commentaires, j’ai été étonnée et agréablement surprise du nombre de personnes qui me lisaient malgré mon absence et j’avoue que çà m’a motivée pour ce soir, d’où mon laïus à venir 😛 Peu de personnes m’ont vue IRL pendant ces semaines spéciales… Cà fera l’objet d’un autre article pour expliquer pour quelles raisons….

Alors, pourquoi ce titre… Oui, vous rentrerez toutes dans vos maillots de bain, cet été, parce que… Non, je ne suis pas devenue voyante depuis mon dernier post. La réponse à vrai dire, est tellement simple qu’on y penserait même pas, je suis sûre… Bon allez, j’arrête de vous faire cogiter sur le comment du pourquoi je sais que vous rentrerez TOUTES dans vos maillots de bain… Tadam….. Tout simplement parce que vous le prendrez à la bonne taille…

Introduction spéciale pour parler des diktats de la maigreur (à ce stade là, on n’en est plus à la minceur), aux magazines qui fleurissent tous les kiosques. Régime, beautés fatales (ou pas, chacun ses goûts…), comment perdre 3 os en moins de 2 semaines… Mon passé anorexique me rend moqueuse et à la fois surexcitée, à la limite, le cerveau en ébullition. Et après on se demande pourquoi tant de femmes ne se sentent pas bien dans leurs corps après vu de tels articles « mode, régime et autres trucs innommables ». Et surtout après vu les images super archi rerereretouchées de mannequins anorexiques (« Yes yes I eat. What ? An apple »… Yeahhhhh) A part çà, tout roule dans le monde de la mode hein ?

Je ne suis pas tombée dans l’anorexie suite à des magazines, je n’y pensais même pas, j’étais déjà dans la spirale et mon mal-être était autre part, mais je sais que beaucoup de jeunes filles tombent dans l’anorexie, pour avoir voulu ressembler à ces modèles merdiques (j’avais prévenu que je n’emploierais sûrement pas de très jolis termes, désolée…). Je vais essayer de dire les choses ironiquement, pour dédramatiser, mais faire comprendre que çà ne sert à rien de rezieuter de tels magazines. Les régimes souvent sont tellement extrêmes qu’on meurt de faim avant d’avoir eu le temps de partir en vacances, anémiée, en hypoglycémie sans cesse, hypotension youpiiii, mais on s’en fiche ! On rentre dans nos maillots de bain et c’est bien là l’essentiel non ?? Non non… l’essentiel, c’est de rester en vie, peut-être avec une taille de maillot plus grande, mais je vous promets que vous passerez de bien meilleures vacances qu’affamées, prêtes à tourner l’oeil au moindre pas. Il vous servira à quoi votre magnifique maillot de bain, taille 38, si vous vous retrouvez aux urgences perfusée pour vous remettre un peu sur pieds ?  Super sexy vous serez (mouais j’ai tenté il y a 2 ans, suite à un malaise sur la plage à cause de la douleur. Les pompiers, les urgences, ils ont tous vus mon joli maillot orangé, mouais… mais ils autre chose à foutre que de lorgner dans le décolleté plongeant)

Stop à ces diktats, c’est insupportable. J’entends ou je lis « il faut que je perde çà avant de pouvoir aller à la plage ». NON pitié…. 

Je vais vous dire ce que je ressens de mon côté et comment je vois les choses, en espérant que cela pourra être utile

Je ne me suis jamais privée de me baigner en tout cas. A 37kgs ou avec 10kgs de plus. ll y a juste la grandeur de mon maillot qui se modifiait, mais moi, j’étais sur la plage, en me foutant des regards des autres. Mon corps n’était pas parfait à 37kgs, il était victime de sacrés mots bien sal**ds, il m’arrivait d’en pleurer ou de plier bagage tout de suite, j’avoue. Mais très vite, je me suis dit que même les anorexiques avaient le droit de se baigner mer** alors ! Du coup, les regards fusaient sur mon corps très menu. Les secondes années donc à 44-45kgs environ, j’entendais parfois en passant « elle est anorexique non ? » « ou tu crois qu’elle est anorexique elle ? » Je vous ai demandé si votre grand-mère faisait du vélo ??! Je tournais la tête pour bien faire comprendre aux gens que j’avais entendu et je leur lançais un regard noir dont j’ai le secret apparemment 😛

A 47kgs, je suis très mince sur une plage. Mais si j’étais à 57, 67, 77, 87 kgs, ce serait la même chose. Exactement la même chose. Les gens sont cons pour toutes les tailles de nos culottes et nos soutifs et la peau qui dépasse autour, donc, quoiqu’on fasse, il y aura des mots malheureux, mais il faut aller contre, en se disant que leurs corps à eux, non plus ne sont pas parfaits. On est kiffe kiffe bourricot dans l’histoire, alors chacun sa vie sur la plage. Perso, je ne m’amuse pas de toute façon à dévisager les gens qui passent devant moi en me disant « wouah sacrée cellulite beurk, oh puis celle-là, elle a son ventre qui lui tombe sur les cuisses etc etc ». J’ai menti, je dévisage… les beaux mecs qui passent devant moi. Ben quoi, jeune femme célibataire, c’est la base de la plage çà ! 🙂

On pourrait se dire « en ayant été autant dans l’anorexie, elle doit sûrement avoir des complexes ».  La réponse est largement non. Quand je suis sortie de l’anorexie, j’ai réalisé et pris conscience que je n’avais qu’un corps, que ce serait mon enveloppe corporelle pour le restant de mes jours et qu’il fallait que j’en prenne soin, de l’intérieur (je me nourrissais de nouveau mieux, donc çà allait mieux), comme de l’extérieur (par contre, je ne prenais pas soin de moi, m’en foutais). Ce qui a fini de me convaincre, c’est le fait d’être si douloureuse tout le temps. J’ai choisi de m’allier à mon corps pour le remettre en harmonie avec ma tête et çà passait par l’acceptation. Je n’ai pas un corps de rêve, il n’est pas parfait, j’ai une cyphose au niveau des cervicales assez importante, du coup, mes omoplates sortent beaucoup et comme je n’ai pas beaucoup de poitrine, çà fait un peu bizarre. Cà pourrait être un complexe, çà l’a été avant que je me fasse soignée, à cause d’une remarque du style « on ne sait pas de quel côté est ta poitrine » ou on m’appelait la bossue, parce que nue, j’ai tout qui retombe et je me vautre sinon çà me fait trop mal de rester droite, même si j’en fait l’effort, non pas pour paraître plus grande et élancée. Non, pour améliorer mes problèmes de dos. A 20 ans, le médecin voulait me faire porter un corset, pour corriger la cyphose et la scoliose, je n’ai pas voulu. Du coup, maintenant, je paie sûrement plus que si çà s’était redressé un peu grâce au corset, mais on s’en fout.

J’ai les orteils qui se disent merde entre eux, surtout les gros orteils. Sont toujours fachés ces 2 là 🙂 C’est de famille, on a des algus valgus de grand-mère en petite fille du côté de ma mère. C’est ma marque de fabrication, c’est tout ! Ma jambe droite n’a aucun maintien, donc, on la voit partir dans tous les sens quand je marche. J’ai de la cellulite et de la peau d’orange (que personne ne me dise « c’est pas possible à un tel poids », je suis capable d’en faire une vidéo pour la montrer et j’en ai toujours eu même à 37kgs. Qu’est ce que je m’en fous !…. Voilà les complexes que je pourrais être susceptibles d’avoir, mais que je n’ai pas pour un sou. 

Je ne suis pas pour les régimes destinés à rentrer dans un maillot de bain. Je suis pour les régimes quand il y a besoin côté santé de devoir en faire ou quand il y a un gros mal-être derrière cette envie de perdre du poids, mais là je conseille à chaque fois, de faire un régime suivi par un nutritionniste qui pourra expliquer comment fonctionne votre corps et s’adaptera davantage à votre morphologie en tenant compte de plein de choses, contrairement à une diététicienne qui se contente de faire des programmes. Et en plus, le nutritionniste est remboursé puisqu’il est médecin.

Il y a environ 3 ans, quand dans l’année j’avais fini d’atteindre l’objectif, j’ai voulu tester mes vêtements d’été pour faire le fameux tri sélectif qu’on faites, chaque année. Je ne me rendais pas compte que 10kgs s’étaient incrustés en moi. Tout n’était pas encore bien réglé à ce moment là sur ma perception visuelle. J’ai enfilé une robe… de laquelle je n’arrivais plus à sortir… je transpirais les gouttes de la mort à vouloir la retirer, prête à tout couper aux ciseaux pour me libérer. Je me voyais bien aller chez le voisin, les fesses à l’air, la tête prise dans la robe en lui disant « vous pourriez tirer sivouplééé ?? » mouais… Bon j’ai fini par me sortir de ce pétrin de cette robe et j’ai continué… Plus aucun vêtement ne m’allait. Certains me serraient trop que je laissais tomber, d’autres auraient été, mais je ne me serais pas sentie super bien dedans. Cà m’a rendu malade… D’un coup, les 10kgs pris, j’ai cru qu’en fait contrairement à ce que je pensais, je ne les acceptais pas du tout et que je voulais retourner à mon poids qui me permettait de mettre mes habits. Après avoir pleurniché un moment, devant mon mal-être, j’ai réalisé que mes vêtements devaient se changer pour se mettre à ma nouvelle taille et que ce ne serait pas dans des vêtements datant de l’an dernier, qui m’allaient à peu près, mais qui me donnait la sensation que j’étais grosse finalement, que j’allais me sentir bien en moi, avec mon nouveau corps. J’ai donné ces habits et je m’en suis rachetés, à ma taille et là, je me suis dit « tu es jolie et mes 10kgs me vont très bien, je pourrais même en prendre encore 4-5 histoire d’arrondir tout cela 🙂 »

La moralité ? On a qu’une vie, qu’un corps, on est obligées de vivre avec, on ne va pas passer toute sa vie à courir après des complexes que seules nous voyons et se priver de certains plaisirs tels que la plage, juste pour ne pas se montrer parce qu’on a honte de ce corps ? Mais c’est nous ce corps, c’est ce qui fait qu’on est nous dans notre globalité. Aimez vous ou apprenez à le faire. Je vous promets qu’on se sent bien mieux de faire ce travail sur soi, plutôt que de lire des magazines avec des articles bidon et des mannequins en carton qui ont perdu le sourire de ne rien bouffer et qui vous dit qu’elles sont toujours vivantes d’ailleurs, depuis que vous les avez vus sur truc muche magazine ???……

Le maillot de bain, comme tous les autres vêtements, choisissez bien les tailles et les modèles, pour éviter de vous dire « j’me sens boudinnée » ben oui, c’est normal si ce n’est pas la bonne taille ou si comme moi vous avez des jambes fines, mais un bassin plus large par rapport à elles, du coup, je ne peux pas tout porter, parce que j’ai des bouts qui ne rentrent pas lol, mais on s’adapte à notre corps, ce n’est pas à lui de subir nos complexes.

Couple sur une plage tropicale Banque d'images - 13509066

Et profitez de la vie au lieu de faire des fixettes sur les diktats de la maigreur. C’est une perte de temps bien inutile

Le bonheur ne se compte pas en kilos, vous pouvez me croire…  

Alors ? Prête à vous jeter à l’eau ? 🙂

 

 

Des soins beauté que j'utilise

Concilier féminité et maladie

Quelque soit la maladie, on peut vite avoir l’impression de ne plus être une femme, mais juste une chose à laquelle on administre des médicaments, qu’on pique, qui est branchée à toutes sortes de perfusions, qui subit les conséquences physiques des traitements lourds.

Dans ce 1er article sur le sujet, je vais en parler me concernant déjà. Le 2ème article sera davantage tourné vers les personnes atteintes d’un cancer et l’importance de l’esthétisme dans ce cadre là.

Trompe-couillon de sortie… mais est-ce qu’on voit la maladie ? (c’est une période où j’étais en crise, j’allais être hospitalisée peu de temps après, dans l’unité anti-douleurs pour y suivre la cure de kétamine que je suis censée faire tous les 6 mois, donc ce n’était pas la forme… mais c’était séance photothérapie pour me retrouver en tant que personne, sous la douleur constante et le moral qui partait en vrille…

Anorexique, j’avais tendance à délaisser mon corps, à ne pas en prendre soin (quand on considère que quelque chose n’existe pas, c’est un peu logique, ce manque d’engouement pour lui… et puis il faut être honnête je m’en foutais…). Je me douchais et c’était largement suffisant. Toucher mon corps, retrouver des sensations etc… sont des éléments qui faisaient partie de la thérapie, dans la clinique où j’étais. Le but étant de me réapproprier mon corps justement. Je n’en dirai pas beaucoup sur le sujet, parce que c’est quelque chose dont je parle dans « Un corps dans la tourmente ». Les 1ers temps ont été difficiles, mais au fil du temps que je faisais ce travail sur moi-même, çà allait aussi mieux de ce côté là. J’ai recommencé à sentir les odeurs des crèmes, des laits corporels, à avoir envie de toucher à ne serait-ce qu’un mascara. Prendre soin de moi, hydrater mon corps, c’était faire un 1er pas vers lui. J’ai fini par l’intégrer sur mon nouveau disque dur.

Après, il y a des passages de ma vie aussi qui m’ont fait comprendre que dans la maladie, se faire du bien, était important et apportait un mieux-être, à défaut de pouvoir guérir malheureusement. Ma grand-mère a été hospitalisée en urgence, on a pris ses affaires de toilettes de base, on va dire. A la visite suivante, avant de partir, j’ai vu son petit pot de crème posé près du lavabo, je l’ai pris avec moi,  avec une intention bien particulière. Dans la famille, on n’est pas vraiment tactiles et assez pudiques. Je n’avais jamais touché ma grand-mère finalement. Arrivée dans sa chambre, elle était groggy parce qu’on lui avait donné des médicaments et comme elle ne mangeait plus rien, les médecins venaient de lui poser une sonde naso-gastrique. Elle a ouvert les yeux, en me disant d’une toute petite voix, en me voyant m’approcher près de son visage « qu’est ce que tu fais ?? ». Je lui ai expliqué que j’allais lui mettre un peu de crème, pour qu’elle se sente un peu comme chez elle déjà et qu’elle retrouve cette odeur qui j’espérais la rassurerait au milieu de ces murs blancs. J’ai commencé à appliquer la crème en profitant pour lui faire un ptit massage, elle a fermé les yeux, j’ai supposé qu’elle se sentait bien du coup et qu’elle se détendait. Quand j’ai enlevé mes mains, elle a réouvert ses yeux et m’a dit avec son ptit sourire tout faible « çà fait du bien…. »

A travers ce geste simple, au milieu de son spaghetti qui lui couvrait le visage, elle avait ressenti un petit instant de mieux-être. Geste que j’ai recommencé du coup, chaque jour quand on allait la voir. Quand elle est rentrée à la maison, on avait dû lui faire couper ses beaux cheveux noirs, tout court, pour pouvoir mieux les laver. Je m’amusais à lui faire des ptites couettes, elle se laissait faire, chose qu’elle n’aurait jamais faite, avant, en temps normal. On aurait dit que ce mieux-être d’un moment, elle en avait besoin. Alors je lui ai donné, çà me faisait chaud au coeur de la voir sourire, voire rire, quand on piquait un fou rire, parce que mes couettes étaient ratées 🙂 Je n’ai jamais été aussi proche d’elle qu’à ce moment là… Elle est morte 2 mois après, çà fait 20 ans que je l’ai perdue, mais ces gestes là, comme beaucoup d’autres souvenirs évidemment, m’ont marquée et j’ai pris conscience une 1ère fois qu’on avait beau être malade sur le point de mourir comme c’était son cas, les soins aussi minimes qu’ils étaient lui apportaient quelque chose qui soulageait un peu son quotidien qui était devenu bien épuisant pour elle.

La 2nde fois où j’ai pris conscience de l’importance de prendre soin de soi, c’était avec une de mes voisines de chambre, à la clinique où justement on m’avait quelques mois auparavant, réappris à faire ces gestes pour me réapproprier mon corps. M.P avait une 10zaine d’années de plus que moi, 36 ans. Elle était belle comme un coeur, mais la dépression faisait qu’elle ne s’occupait plus d’elle et qu’elle ne se douchait même plus. Elle me regardait comme admirative et un jour elle m’a dit « comment tu fais, tu vas mal, tu tiens à peine debout et pourtant, tu trouves toujours le courage de te doucher, de te mettre de la crème et tu sens toujours tellement bon ». Je lui ai expliqué déjà qu’au fil du temps, j’avais pris conscience que faire çà m’aidait à percevoir mon corps d’une autre façon et que bizarrement, çà me rendait mieux, je me sentais moins « déchet » (désolée pour le mot…) et que même si çà me coûtait parfois de le faire, je préférais le faire pour garder un peu de dignité et ne pas avoir honte de mon apparence dans le miroir. Cà ne me guérissait pas, je ne mangeais toujours rien, me percevais énorme malgré mes 37kgs et la dépression qui me rongeait ne me donnait pas toujours la force de le faire, mais je savais que si je ne le faisais pas, c’était encore pire. Je l’avais remarqué malgré tout. En plus, je ne connaissais personne à Marseille et la clinique ne lavait pas le linge, donc je lavais tout à la main. Jeans, pulls, tout passait dans la douche où j’essorais tout. C’était dur au fil des mois de faire çà, mais au moins, j’étais dans des vêtements propres tout le temps.

Je lui ai dit « essaie d’aller au moins prendre une douche et de changer tes vêtements », tu vas voir comme çà fait du bien de sentir l’eau chaude sur ton corps, çà va te détendre. J’ai été contente de la voir se lever pour se diriger vers la salle de bain et entendre enfin l’eau couler. Quand elle est ressortie, son visage était détendu, elle m’a regardée avec un doux sourire en me disant « tu as raison, çà fait du bien ». Pareil que pour ma grand-mère, je n’ai jamais oublié son regard et son sourire.

J’ai toujours continué sur ce chemin. A 37kgs. En dépression très grave. Je ne voulais pas que la maladie m’enlève ce qui pouvait rester de féminité en moi et c’était un moyen de la récupérer. Quand j’ai recommencé à me maquiller un minimum, à vouloir ressembler à quelque chose, j’étais toujours au fond du trou, mais quelque part, cela me faisait du bien au moral de prendre soin de moi, d’avoir des odeurs agréables sur moi, de me sentir belle, parce qu’un peu de mascara était passé par là. J’avais moins peur du regard des autres et mon regard à moi a aussi changé sur moi-même, en positif.

Maintenant avec la fibromyalgie, beaucoup de gestes sont compliqués à faire. Parfois, me laver les cheveux me demandent un effort qui entraîne de fortes douleurs, à force de tenir le pommeau de douche et d’avoir le bras levé. Pareil pour les sécher, c’est un enfer. Me maquiller, je ne le fais pas toujours, parce que mon bras ne tient pas forcément la route, alors je fais le strict minimum. Par contre, pas un jour ne passe sans que mon visage ait de la crème sur lui, mon corps pareil.

Pourquoi c’est important… Parce qu’avant d’être malade, il y a une jeune femme qui est derrière et c’est ce que je suis en 1er. J’aime me sentir jolie. Cà ne supprime aucune douleur, mais je me dis que je peux être jolie malgré tout. Je me déplace souvent avec une béquille, quand j’ai un trajet un peu long à faire (et que mon bras supporte de la porter… mais çà c’est autre chose…). Quand on sort avec le meilleur ami, on voit souvent les mêmes personnes, qui savent que je ne vais pas super bien, mais à qui je n’ai jamais dit ce que j’avais, parce que je ne veux pas d’étiquette. Je suis maquillée, souvent une jupe m’accompagne avec mes ptites bottes que j’aime tant et je me sens bien dans mon corps, même si put*** qu’est ce qu’il me fait mal d’avoir dû faire certains mouvements….. mais le fait que S. me dise déjà « ohh tu t’es faite toute belle ma ptite Delph » et le fait qu’on s’attarde davantage à ma tenue plutôt qu’à ma façon de déambuler et à la béquille, çà joue sur ma façon de me percevoir, la jeune femme que je suis est là en entier malgré la maladie et l’image que je renvoie est aussi plus positive et m’aide à mieux accepter mon problème.

L’an dernier, j’ai eu une poussée d’un semblant de polyarthrite rhumatoïde, mes analyses étaient mauvaises de ce côté là et le rhumatologue m’avait donné un traitement lourd. Toutes les semaines, je me faisais une injection de ce produit, dont la molécule est celle qui est utilisée pour les chimio, la dose était plus faible évidemment. Par contre, j’avais les mêmes symptômes réduits (vomissements, nausées, vertiges, épuisement, anémiée parce que çà jouait sur mes globules rouges qui diminuaient à vue d’oeil). Toutes les 2 semaines, je faisais une prise de sang pour voir si mon foie et mes reins supportaient le traitement. Il était efficace, l’inflammation généralisée dans chacune de mes articulations avait disparue en majorité et j’avais moins mal, mais mon foie a crié stop et tout a été arrêté aussi sec avant que je fasse une hépatite. Et parmi les conséquences, il y avait la perte de cheveux. Je pleurais de voir des espaces occuper ma tête et de me retrouver avec des touffes de cheveux dans les mains, dès que je les lavais ou les brossais (je leur ai aussi perdu durant l’anorexie, mais je le prenais moins à coeur pour les raisons évoquées au début, m’en foutait…) et depuis je n’ai pas arrêté de penser aux femmes qui ont un cancer. D’où l’article qui suivra soit demain, soit après-demain.

Je me sens une jeune femme comme les autres et çà n’a pas de prix. Garder sa féminité, c’est une façon de dire à la maladie quelqu’elle soit, physique, psychique, ou les 2. Grave, moins grave, on s’en fout, le résultat sur nous est pareil au final. « Tu me prends beaucoup de choses dans ma vie, tu m’as volé ma liberté, tu me fais chi** de me rendre malade à cause de tous les médicaments que je prends à cause de toi, tu m’épuises à tous niveaux, j’ai l’impression de ne plus être moi…. mais tu n’auras pas ma féminité »

En résumé, donc, les soins et les gestes de beauté ont leur place à part entière dans toute maladie, parce qu’ils contribuent à un mieux-être, à garder un peu le moral de continuer à se sentir jolie malgré la sale tronche qu’on a souvent… çà ne guérit pas, mais c’est partie intégrante au combat qu’on mène, encore une fois, quelqu’il soit. 

RESTER FEMME….

Des soins beauté que j'utilise

Le défi de se sentir jolie malgré la maladie

Je fais parfois des tests maquillage, avec mes moyens, en considérant que je n’utilise que la main gauche. Pourquoi défi… Parce que non seulement, je ne suis pas une beauty addict experte, même si j’aimerais bien et que j’essaie de suivre mes youtubeuses et blogueuses préférées, mais en plus, je suis droitière, ce qui rend l’exercice encore plus compliqué. Je ne peux pas faire çà tous les jours, c’est ponctuel et j’aime tester de nouvelles couleurs.
 
Quand on n’est pas bien, que ce soit moralement ou physiquement, se sentir jolie, c’est important. Ce n’est pas cela qui va nous rendre moins douloureuse (au contraire, parce que c’est une véritable gym parfois, pour certains gestes), mais moralement, on se dit, (enfin, je me dis, du moins), que je reste une jeune femme qui a envie d’assumer sa féminité aussi, malgré le fait de détester son corps qui fait tourner en bourrique. 
 
Garder l’estime de soi… Je sais que dans certains services d’oncologie surtout ou psychiatrie (où j’en ai bénéficié pour retrouver mon corps, des sensations que j’avais perdues, des envies envolées, prendre conscience que le corps a le droit de recevoir tout cela, alors qu’on se l’interdit quelque part, en effaçant parfois toute trace féminine), des esthéticiennes viennent pour faire des soins, un masque, un petit maquillage. Rester femme quoiqu’il arrive, parce que c’est aussi se réconcilier avec un corps qui nous en fait baver.
 
Quoiqu’il arrive, quelque soit mon état, je me mets chaque jour du lait corporel après ma douche, j’hydrate mon visage, une touche de parfum aux senteurs toujours sucrées. Si je me laissais aller dans ce sens là, je crois que je me sentirais encore plus mal finalement. Il y a juste les cheveux, qui parfois ne peuvent pas être lavés comme je voudrais, sauf quand je sors ou que quelqu’un vient me voir, tous les moyens sont mis en oeuvre pour y arriver, quitte à le payer, mais quand je reste chez moi, seule, tant pis, l’épouvantail de service fait son apparition. 
 
Le maquillage, c’est plus compliqué. L’envie n’est pas toujours là, parce que je sais que çà va me coûter. Souvent, je mets du mascara et un trait de fard en ras des cils et c’est fini. Mais aujourd’hui, je me suis sentie jolie, en faisant ces essais et j’ai réalisé que malgré le manque d’envie parce que je sais que je vais avoir mal, il faut que je garde l’image de moi, d’une jeune femme « comme les autres ». Je suis quelqu’un qui marque vite. On remarque à mon visage que je suis fatiguée, que j’ai mal. Mes yeux parlent aussi beaucoup… Je regrette qu’ils soient aussi expressifs par moments, devant les personnes qui me connaissent vraiment. J’ai beaucoup de cernes que je ne camoufle pas, parce je ne supporte ni fond de teint, ni anticernes. Cà me gêne, me démange, du coup, je frotte, bref, j’ai envie de le retirer. Je ne supporte rien sur mon visage et ce, depuis toujours.
 
Je mets quelques photos et dirai après ce que j’ai utilisé et comment je m’y suis prise. Et n’hésitez pas à me corriger si quelque chose semble clocher, même si sur les photos, avec le soleil, on ne voit pas forcément grand chose (surtout que j’ai oublié le mascara… misère… 🙂 j’étais tellement obnubilée par me demander comment mettre les fards que j’en ai oublié la touche finale la plus importante à mes yeux, c’est le cas de le dire, mais bon, pas grave. Je me suis quand même sentie jolie ^-^ –pour une rare fois-)
1- Appliquer ma BB Cream et un anti-cernes (exceptionnellement juste le temps de faire les photos :-))
2- J’ai commencé par déposer le fard n°2 sur toute la paupière mobile
3- Le fard n°3, je l’ai mis sur le coin externe en allant jusqu’à environ la moitié de la paupière. Puis légèrement estompé, parce que ce sont des fards pigmentés et en plus pailletés (un peu galéré à les appliquer du coup, chuttt faut pas l’dire ^^)
4- J’ai posé une mini touche du fard n°1 dans le coin interne de l’oeil, pour apporter un peu de lumière
5- Puis, j’ai utilisé le fard n°4, mat celui-çi, pour faire le ras des cils inférieur. J’utilise un applicateur qu’on trouve souvent dans les palettes, pour le réaliser ce trait, parce que j’ai davantage de maintien qu’avec un pinceau.
Vus les fards bien pailletés, avec un gros pinceau, j’ai passé un petit coup sur mon visage pour ôter les chutes qu’il y avait pu avoir (elles se faufilent partout ces vilaines petites paillettes ^^)
 
Comme je n’avais pas envie de mettre de blush, j’ai simplement mis de la poudre matifiante pour uniformiser le teint, en insistant surtout sur la zone T qui a tendance à briller comme chez bien du monde. Puis j’ai mis le rouge à lèvres légèrement glossy qui est à gauche sur la palette. Et me voilà. Sans le mascara puisque je l’ai oublié… Honte à moi :-s #pastaperçàfaitmal jeneleferaipluspromisjurécraché# :-p
 
Pour mes cheveux, j’ai fait quelques mini boucles avec un fer Babyliss que j’ai depuis des années, pas super pratique, mais qui a permis de donner un peu quelque chose de potable (je pense du moins).
Palette Sephora et poudre matifiante Miss Helen
Des soins beauté que j'utilise

Les bienfaits du bain

Avec les températures plus fraîches, on va vite se réhabituer à se faufiler dans un bain bien chaud, bien mousseux. 
Il y a 1 an, ne pouvant plus grimper les 4 étages sans ascenseur de mon petit chez moi, j’ai dû me résoudre à chercher un autre studio. Trouvé rapidement, par un concours de circonstances vraiment très bien tombé. Et depuis 1 an, j’ai non seulement un ascenseur pour me monter au 7ème ciel, mais aussi une baignoire pour jouer à Cléopâtre dans son lait d’anesse ^^.

Les bienfaits d’un bain ? Se détendre, on plonge dans l’eau et détend tous les muscles qui existent, même ceux qu’on ne soupçonne pas hors eau, oui oui 🙂 
On peut y rajouter des huiles essentielles pour accélérer un peu le processus de relaxation.
Dans un bain, on peut lire, en apesanteur, faut juste faire attention de ne pas tremper le bouquin. 
Se mettre dans l’ambiance d’un endroit zen, entourée de bougies parfumées
S’endormir et ressortir avec la peau toute fripée hihi
Ou alors tenir compagnie aux petits animaux, communément appelés canards…. ^^

De mon côté, je glisse dans un bain, une fois par semaine, deux parfois, selon l’état physique. Je lis, ou j’écoute de la musique et surtout, j’oublie que j’ai un corps. Je le laisse flotter au milieu de la mousse, je renifle l’odeur de mon Palmolive ambiance zen et je me sens ailleurs.


J’adore l’odeur de cette merveille maxi format. Une douce mousse relaxante à base d’huile essentielle d’Ylang Ylang et de l’extrait d’Iris. Elle embaume tout mon petit chez moi, c’est très agréable. A racheter dès que possible.














Moment douceur en images, allez c’est parti, je vous emmène dans ma salle de bain


Mon portable, mon livre du moment et ma Happy qui vient de manger, d’où le tirage de langue intensif (elle adore le tapis de bain évidemment….)
Poupoupidou wouh ! Les petites baignoires Sephora m’avaient été offertes par le meilleur ami pour Noël. Il avait pris tellement de choses pour me faire plaisir que tout ne rentrait pas dans une seule, d’où le fait que j’en aie 2 ^^.
La 1ère, pour gel douche, shampooing, gommage et la 2ème pour tous les produits bains (vide en ce moment puisqu’il faut que je refasse mon stock. Je les adore et elles sont pratiques
Pratique, le petit collier cervical rempli de petites billes. Je le mets derrière la nuque pour être bien installée et même s’il est mouillé, il ne m’en tient pas rigueur 🙂 Je l’avais eu à Nature et Découvertes
Happy pense qu’elle peut faire comme sur mon lit, me sauter sur le ventre et s’installer de tout son long sur moi, la coquine
Du coup, elle boude et se met au coin 🙂
Et finalement, elle me regarde, l’air de dire « bon alors, tu sors de ton trou rempli d’eau oui ?!!!!! »

Et vous, çà vous tente un bon bain ?
Des soins beauté que j'utilise

Accepter son corps avec simplicité

Mon blog n’est pas tourné vers la beauté, je pense que cela se remarque au 1er coup d’oeil, cela n’empêche pas que j’ai aussi des petits produits que j’apprécie, des rituels soins, des routines quotidiennes, des gestes que je fais chaque jour pour me sentir bien avec mon corps . On a chacune des choses qui nous font du bien, qui font qu’on se sente bien avec notre corps. 
 
Malgré mon passé anorexique, malgré ce qu’il me fait subir, on pourrait penser que je peux être bourrée de complexes. Ce n’est pas le cas. Plus. Ils se sont envolés, le jour où la fibro a commencé à me faire trop souffrir pour me casser la tête de savoir si ma poitrine était assez grosse, mes cuisses disproportionnées à mes tibias, mes fesses raplaplas, mon ventre pas trop plat, mes pieds de travers. Je n’ai qu’une vie et qu’un corps, aussi compliqué qu’il a à se mouvoir. Mon corps est celui qu’il est (je parle côté esthétique évidemment, pas « technique »), avec ses qualités, ses défauts, ses trucs qui clochent, mais çà fait partie de moi. L’anorexie m’a gâché la vie pendant 13 ans, j’y ai perdu mon adolescence et les plus belles années d’une jeune femme. 
 
A 32 ans, j’ai arrêté de me poser la moindre question, à me fixer dans le miroir à la recherche de la moindre imperfection. Je l’ai vu grossir, changé, se modifier, j’ai gardé des séquelles côté peau et alors…. c’est MON corps, celui que j’ai mis tant de temps à me réapproprier. Moi et lui, on n’est pas copains parce qu’il me fait souffrir, mais il ne m’empêche pas de m’habiller de la façon que je veux sans me poser de questions, ni de me balader en maillot de bain, sans me dire « ouhlala, çà ne fait pas çà, et puis çi et puis regarde mes jambes ». Je suis libre de ce côté là et une fois qu’on y arrive, c’est un poids immense sur les épaules qui disparait. On ne va pas se complexer toute une vie, le corps vieillit, change, on prend des rides, la cellulite s’installe même sur les cuisses les plus fines (oui oui). Tant de choses nous gâchent la vie, alors pas çà… Venant de moi qui ai mis tant de temps à me sortir de l’anorexie, ce que je pense à ce propos est à prendre à double dose…. voire triple…. parce que je ne pensais pas pouvoir un jour dire de telles choses, vue l’image pourrie que le miroir me renvoyait, à cause de l’anorexie. 
 
J’ai un seul complexe, mais parce qu’il me rend aussi douloureuse au-delà du côté physique, c’est une cyphose importante qui fait que je ne peux pas me tenir droite et qui fait ressortir mes omoplates. J’ai eu droit à des « la bossue » ou « tes seins sont de quel côté ? » et je n’aime pas forcément qu’on me voit de profil du coup. Habillée, on ne la voit pas, mais nue, c’est différent… C’est la seule chose que je regarde dorénavant de travers dans le miroir. Davantage un souci pour l’avenir, parce que je risque de finir comme tous les frères et soeurs de mon papa, bossue et rapetissée, si ce n’est pas corrigé. Mais à côté de tout mon corps que je matais à la loupe et tripotait pour sentir le gras (que je n’avais pas…), durant ces 13 années, ces omoplates qui débordent, c’est une broutille. Et je me répète, une liberté d’être soi
 
Bref, le but n’était pas de m’étendre autant sur le sujet, mais de papoter sur ce que je fais au quotidien pour me sentir bien et ces produits qui me sont indispensables (en dehors de gel douche et shampoings évidemment hein ^^) :
 
 
* Tous les matins, après avoir nettoyé mon visage avec un produit Neutrogena qui fait double utilisation (nettoyant et masque), je me mets la crème « Soin de jour » de Nivéa. Je l’utilise depuis un moment, j’aime son odeur discrète et son efficacité (j’ai une peau mixte, assez sensible et la peau très fine qui entraîne beaucoup de sensation de brûlures -une des joies de la fibro-
 
* Un lait corporel que j’utilise tous les soirs après la douche. Peau très sèche, très crocodile, une catastrophe, donc, quelque soit le lait, il faut qu’il soit pour peaux ultra sèches. J’aime changer, en général, j’en possède 2 pour varier les plaisirs côté senteurs, là, il ne me reste plus que celui-là. Les pieds ont aussi droit à un passage en douceur, chaque soir. La marque Scholl est assez efficace, mais je n’aime pas l’odeur et il faut se laver les mains plusieurs fois, pour arriver à se débarrasser de l’odeur de la crème, donc, je retournerai plutôt vers Nivéa ou Neutrogena quand je l’aurai terminé.
 
* Je ne me maquille pas de façon sophistiquée comme vous le savez. Le minimum que je fasse ces derniers temps est de mettre du mascara, soit noir (si je mets un peu de fard à paupières), soit violet foncé si je ne mets aucune autre couleur. Je me démaquille avec un démaquillant pour les yeux de la marque Nivéa que j’ai oublié sur la photo et j’ai beau ne rien mettre sur mon visage côté fond de teint, poudre ou autre, je me démaquille malgré tout le visage. La pollution et le reste sont mieux sur du coton que sur ma peau 🙂
 
* Un stick Mixa dont je ne me sépare jamais, qui me sert plusieurs fois dans la journée, vu l’état de mes lèvres. Je prends toujours Mixa, parce qu’il donne un petit côté brillant que j’apprécie et puis il est nourrissant. Les mains étant dans le même état, la crème est indispensable. Matin et soir au coucher pour bien laisser la peau s’imprégner pendant que je ne me lave pas les mains humhum…. (je n’ai pas de tocs, mais me lave beaucoup trop les mains, dès que je touche quelque chose, du coup, l’assèchement est encore plus rapide, l’hiver, c’est crevasses et saignements)
 
* Pour finir, mon parfum. Je ne sors jamais sans en mettre, j’aime quand on me fait la bise ou un câlin pour les plus proches :-), en me disant « mmhhh tu sens bon ». C’est ma trace, douce, discrète, sucrée. « Amati ».. un parfum trouvé à Leclerc pour 7€…. on me demande souvent si c’est « Amor Amor ». C’est vrai qu’il a la même senteur, mais pas le même prix et j’en suis d’autant plus satisfaite. Bref, je l’adore et sentir les effluves discrètes au cours de la journée font partie de moi. Certaines ne peuvent pas sortir sans être maquillée, moi je ne peux pas sortir sans parfum, c’est mon petit plus à moi. Ma petite trace à mon image, douce et délicate ^^.
 
Voilà, fini la routine soins. Elle ne demande pas beaucoup de temps, je fais çà devant la télé, le soir, c’est un moment douceur pour moi d’un 1/4 d’h à me badigeonner en massant légèrement.
 
Comme vous l’aurez constaté, je privilégie les marques Mixa, Nivéa, Neutrogena, Diadermine et les produits Petits Marseillais pour le lait corporel par exemple, celui dont il faut que je me recharge et le gommage pour le corps. 
 
Des produits à portée de main côté budget, efficaces, aux senteurs très agréables, que demander de plus. Vous l’aurez compris, ma priorité, c’est d’être bien hydratée, de ressentir ma peau toute douce et de sentir bon tout en restant discrète 🙂
 
Bonne nuit et bon courage pour le début de la semaine. Gros bisous à toutes
Des soins beauté que j'utilise

Moi et la manucure….

Mes ongles et moi, c’est une grande histoire… Je les ai rongé jusqu’à… heu… l’âge de… 32 ans ?? (en sachant que j’en ai 34, je vous laisse imaginer le désastre que çà a pu avoir sur l’état de mes pauvres ongles…) La 1ère chose qu’on voit de mes mains, ce sont eux, évidemment. « Oh, comme ils sont petits !!!!! », « Oh, tu n’as presque pas d’ongles !!! » Déjà, je réponds que tout ce qui est petit, est mignon, na ! Et ensuite, je dis qu’on n’est pas toutes faites pareilles et qu’heureusement qu’on n’a pas toutes les mêmes ongles re-na ! Bon, en fait, je rêve évidemment d’avoir de beaux ongles, bien longs, bien « dessinés » que je pourrais peinturlurer comme je voudrais, parce que tout m’irait… ce qui n’est pas le cas… Les couleurs trop foncées me donnent des mains de gamine de 9 ans qui aurait piqué le vernis à ongles de sa maman. Les couleurs trop claires, c’est bien, çà fait propre, on peut même déborder un peu, on le voit moins… (ben quoi, j’essaie de trouver des points positifs !), mais ce n’est pas ce que je préfère, alors j’essaie l’entre deux.

Hier, j’ai voulu faire ma mini manucure, pendant l’hebdo de « Secret Story » (faut pas me demander comment j’ai plongé dedans. Au début, c’était pour me sentir plus intelligente et me valoriser… Hann que je suis mauvaise langue…. ou pas… :-p) Maintenant, je ne peux pas frapper dans mes mains pour faire bravo, par contre, j’ai le réflexe de dire « ouiiiiiiii !!!!!! » Halala, quand la Nadègeuuu déteint, c’est pas beau à voir 🙂 

Donc, pour en revenir à nos moutons à mes ongles, je mets ma base transparente qui sèche vite, mais qu’il faudra que je change parce qu’elle commence à faire des fils, signe qu’elle n’est plus très en forme, la pauvrette.

Je choisis un genre de rose-violet, ni trop clair, ni trop foncé. Je pose la 1ère couche. Je souffle dessus (non je n’ai toujours pas investi dans le Topcoat, je ne sais pas pourquoi, vue ma grande patience (j’en ai pour beaucoup de choses, mais pas pour le vernis apparemment…), je trouve le temps long et décide de mettre la 2ème couche, dès que çà me semble sec, autant dire pas longtemps après humhum. Je ressouffle comme une folle pffft pfffttt… J’admire le résultat plutôt contente, il me semblait que c’était sec… Je me couche, satisfaite d’avoir fait la corvée manucure, je lis et m’endors avec Happy au creux de mon bras. Ce matin, je me lève et m’aperçois que j’ai la trace de la couverture sur mes ongles arggghhhhhhhhh !!!!!! 

J’ai donc créé un nouveau style de nail art. Un peu pigmenté, « bulleux », « poitilleux », « granuleux »… C’est original, mais pour rester chez soi et en étant célibataire :-p 

Moralité : « Petite Delph, aie de la patience quand tu fais le peu d’ongles que tu as sur les mains, pitié !!! ou achète au plus vite un Topcoat qui te permettra de ne pas faire d’aussi beaux dessins dessus 😀 Ou alors plus radical, mets juste la base transparente qui donnera un ptit effet brillant seulement »… C’est dur d’être une nana quand même….. ^-^

C’était l’article légèreté du jour… le prochain sera moins rose, c’est le cas de le dire…

Allez, je vous montre le résultat quand même, suis gentille, je partage mes découvertes artistiques. J’ai un copyright dessus par contre, interdiction de reproduire hihi :-p Je vous laisse avec mon art très très très personnel…., j’ai un coup de dissolvant à passer….. bon samedi à toutes 🙂