Mes moments d'évasion

L’Atlantique, ma 3ème maison

Coucher de soleil sur la Plage de Lespecier – Mimizan

Plusieurs étés qu’on a la chance de pouvoir partir tous en famille, dans les Landes, près de Mimizan. On a fait aussi Lacanau. Toujours près de l’océan, comme pendant mes vacances d’enfance à l’Ile d’Oléron où j’ai tellement de souvenirs de moi et mes parents, puis de nous avec mon frère, avec son parrain qu’il retrouvait chaque année quand on y allait. Je n’oublierai jamais tous ces moments remplis d’amour. Maintenant il y a ma belle-soeur qui est venue agrandir le cercle, puis mes deux petites nièces qui ont fêté leurs 3 et 5 ans. Mes petites perles qui savent mettre du baume au coeur qui font rire, qui propagent la bonne humeur et leur amour. 

11 jours complets où j’ai pu les voir se réveiller, appeler « tatie Delphhhh t’es oùùù ??? » dès que je n’étais plus dans le champ de vision. Les câlins à la pelle. Les « je t’aime tatie ». Les châteaux souvent éphémères de sable. Les « cours dans les vagues, elle va te rattraper ! » Le bruit des vagues même s’il n’était pas super violent cette année, le coefficient des marées devait être lui-même en vacances 🙂 Mais le soleil était là, avec parfois le vent qui n’était pas très chaud, mais on a profité de chaque moment autant que possible. Armée de ma béquille, j’ai affronté les dunes (merci les aménagements landais qui permettent d’accéder malgré tout plus facilement aux plages). Je me plantais devant l’océan pour bien m’imbiber des odeurs marines, du sel, du bruit parfois assourdissant, toujours avec vue sur l’horizon, cet endroit où tout reste possible et qui sert de repère. Je me sens petite devant cette immense étendue d’eau, parfois dangereuse quand on ne s’en méfie pas assez et pourtant tellement sereine, en sécurité, apaisée. J’ai du mal à accéder à cette sensation dans beaucoup de lieux j’avoue. La tête vraiment vide, l’esprit libre, avec seules pensées « wouahh quelle vague ! Quels rouleaux ! » Un si bon moyen de se ressourcer, en plus en famille, avec mes rayons de soleil que sont mes petites chipies de nièces que j’aime un peu plus à chaque fois que je les vois. 

La plus grande, Eva, m’a demandée pourquoi je n’avais pas d’enfant, j’ai répondu que tout le monde ne pouvait pas en avoir, que c’était la nature toussa toussa et que c’était pour cette raison que je les aimais si fort toutes les deux, parce que j’avais beaucoup d’amour dans mon coeur à donner et qu’elles le recevait, histoire de ne pas le gâcher (bon je n’ai pas dit les choses telles qu’elles, mais l’idée est là 🙂 ) Heureusement que les enfants ont la faculté de passer du coq à l’âne en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Et le summum : les couchers de soleil… quelle merveille, chaque coucher ne ressemblant jamais au soir précédent. Nuageux, moins nuageux, plus rouge, plus orangé, plus rose, plus intense, moins vif, mais dans tous les cas, d’une beauté qui m’a scotchée plus d’une fois. Mon appareil photo toujours présent évidemment pour immortaliser cette immensité qui se cache sous le soleil endormi. J’aurais pu y passer ma nuit (d’ailleurs, je serais bien restée là, avec une tente, bercée par le bruit des vagues, réveillée en douceur par la marée montante entretemps 😀 non je rigole, c’est toujours important de savoir les sens des marées pour ne pas se faire surprendre, surtout si on ne s’y connait pas beaucoup. Mais ce serait un rêve. L’idéal étant de faire un feu, faire griller des saucisses, des patates, des chamallows, en toute sécurité pour ne pas mettre le feu à la pinède (petit clin d’oeil aux pyromanes volontaires ou pas des dernières semaines…). Se coucher sans le soleil et se réveiller en sa compagnie de nouveau. Etre libre… 

J’aime marcher dans les pinèdes, je retrouve cette odeur dans mes collines, quand j’y ai encore accès et que je n’ai pas besoin de monter trop haut pour en profiter et mmhhh. Les pins sentent encore meilleurs quand le soleil a chauffé dessus toute la journée et quand vient la fraîcheur du soir, ils en conservent l’odeur caractéristique mais avec une touche d’air plus frais, et les deux mélangés, c’est un régal pour le nez. 

Je crois qu’on a compris ce que pouvait m’offrir l’océan et ses environs.  Voir mes parents heureux de tous nous avoir, ça n’a pas de prix. Voir mes nièces pendant tout ce temps, du bonheur. Se retrouver avec mon frère et ma belle-soeur, faire des jeux de société, papoter, rire, regarder un peu les JO, parce qu’à plusieurs c’est quand même plus sympa je trouve, même si j’avoue que je n’étais pas à fond dedans. 

Je vous laisse avec quelques photos (pas tant que ça, problème de stockage de mes photos…). Sans surprises, il y aura pas mal de couchers de soleil. On n’y verra pas mes nièces, parce que je tiens à les protéger un peu par contre. Bonne visite de Mimizan, Bias et la plage de Lespecier.

Et vous, vos vacances, vous avez pu partir un peu ? Dans quels endroits ? 🙂

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Vacances en famille à Bias

Plage de Lespecier – Août 2015

De retour de 11 jours de douceur, d’amour, d’oxygène, d’océan. Bias est une petite ville des Landes, à côté de Mimizan où on avait déjà été. La même plage de Lespecier toujours aussi pratique d’accès quand on a certaines difficultés, ce qui m’a permis de suivre, même si j’ai dû faire des petites pauses, parce que j’ai du mal à récupérer d’un jour à l’autre, au fil du temps. Mais j’ai profité à fond, autant qu’il m’était donné de le faire. On était toute la famille réunie, ce qui était précieux. Mes princesses poussent et j’aime les entendre papoter, rire, appeler « elle est où tatie ? ». Lola (2 ans) qui dit à Eva (4 ans) « coucou eva, çà va ? » et blablabla, les petites pipelettes, c’est parti ^_^ De plus en plus de mots sortent de sa petite bouche. On a fêté l’anniversaire de ma ptite nénette, déjà 4 années qu’elle rend toute la famille heureuse. Le temps file, je me suis souvenue de ce 6 août où on l’attendait tant et maintenant, elle est sur patins à roulettes à avancer mieux que moi 🙂 Je les aime mes petites princesses et malgré qu’elles changent, j’ai toujours l’impression de les avoir quittées la veille, comme si la distance géographique n’était pas là. Tellement peur qu’elles oublient qui est tatie Delph, au-delà des kms. Mais Nénette se souvient qu’à Noël, j’avais fait des photos de nous deux en train de faire des grimaces et quand on lui demande d’où elle sort cette manie sur les photos, ben elle dit « c’est tatie delph qui m’a montré » humhum… Du coup, j’ai essayé de lui faire souvenir de choses plus malignes, ce coup-çi 🙂 

La chance de pouvoir profiter tous ensemble, que la vie nous permette d’être réunis durant ces vacances. Au milieu de la plage, devant l’océan qui nettoie tout en soi. Seules les vagues comptent quand on est devant cette immensité bleue. L’excitation de les voir s’abattre contre le sable et venir jusqu’à nos pieds. Pas très chaud mon joli océan où j’ai juste pu tremper mes pieds, mais je me suis régalée à le prendre sous toutes les coutures en photo. Sentir les pins aussi, marcher sur leurs aiguilles. L’odeur du sable après une journée de chaleur. Et ce calme… Le 1er matin, il m’a presque troublée, j’ai dû m’assurer que je n’étais pas devenue sourde dans la nuit, on n’entendait rien, le paradis. Mais on s’y habitue vite au silence. Demain, on est lundi et les travaux vont recommencer à 2 pas de chez moi, je n’ose pas imaginer le choc auditif que çà va faire ^^ 

Tout se mélange, avec mes 6 rayons de soleil a fait beaucoup de mien à mon moral en tout cas. J’ai parfois été en colère contre mon corps de ne pas arriver à faire des choses ridicules ou de devoir dire non à mes nièces, sans forcément arriver à leur dire pourquoi tatie Delph ne court jamais, qu’elle peut juste tenir de la main gauche les ptites mains qui viennent se faufiler dans la sienne, ne pas jouer au ballon, tenir une raquette de plage. Mais je les aime jour après jour et rien ne pourra jamais me faire perdre çà. Je ferai toujours le maximum de ce que je peux avec elles, pour leur faire oublier (et à moi, pour ne pas me sentir frustrée) ce que je ne pourrai jamais leur apporter. Je n’ai pas envie qu’elles souviennent de çà de moi… Je veux qu’elles aient en tête nos rires, nos photos grimaces, nos papotages, nos recherches de coquillages, nos châteaux de sable et surtout mes « je t’aime fort » à l’une et l’autre.

Je vous laisse avec l’océan, le sable, les pins et le ciel parfois menaçant 🙂 La météo a été sympa avec nous, chaque jour était une belle surprise, comparé à ce que la météo avait annoncé la veille. J’ai fait un petit diaporama photo et vidéos pour remplacer les photos que je n’ai pas pu mettre, par manque de place par ici.

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Des graff’ à Marseille – Festival street art

Je me souviens que j’avais déjà écrit un post sur le street art marseillais, lors de l’attentat à Charlie Hebdo, parce que Cabu a une belle place dans une rue de ce quartier artiste. J’apprécie son ambiance, comme j’avais pu le dire à l’époque. Il y a eu un festival il y a 2 semaines. Des graffeurs qu’on pouvait voir à l’oeuvre. J’y ai été… mais dû revenir… Je ne sais pas ce que j’ai fabriqué, il a fallu les chercher déjà et apparemment j’étais un peu trop tôt, du coup, j’ai marché et en voulant revenir sur mes pas parce que je me sentais épuisée, me suis rendu compte que remonter la rue était impossible pour mes jambes. Donc j’ai continué comme si de rien n’était en priant pour entrevoir une bouche de métro le plus vite possible… Bref, c’était une expédition et je suis rentrée énervée, frustrée et épuisée pour rien finalement… Mais je laisse rarement un défi fibro gagner, alors dimanche je suis repartie et refait le chemin. Je n’ai pas trouvé tous les murs qui avaient été recouverts le week-end précédent, mais suis tombée sur des graff’ que je n’avais pas encore vus, alors j’étais contente et les autres seront un jour trouvables au détour d’une rue.

Grâce à ce festival, j’ai découvert 2 graffeurs dont j’aime beaucoup le travail. Deuz, marseillais et Dire, aixois. En cliquant sur leurs noms, je vous envoie vers leurs pages facebook, si le coeur vous en dit d’avoir un plus grand aperçu de leurs oeuvres. Ils « travaillent » davantage les corps, les visages et leur expression et ce qu’ils font est, à mes yeux, époustouflant. 

Je vous laisse avec les photos prises l’autre jour. Comme d’habitude, pour voir les photos en grand, il suffit d’ouvrir la 1ère et le reste suit 🙂 Bonne visite murale du Cours Julien, dans le 6ème arrondissement de Marseille. J’y vais toujours le dimanche matin, déjà parce qu’il y a moins de monde, mais surtout parce que les boutiques sont fermées et on peut voir les graff’ sur les volets :p

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Le parc Borély, un des poumons de Marseille

Le parc Borély est un des plus grands parcs de Marseille, il a été construit entre 1860 et 1880 et est près des plages Sud de la ville. J’aimais y faire du roller, c’est l’endroit aussi de ceux qui se baladent tranquillement le week-end, avec ou sans enfants, mais qui a des aires de jeux, de ceux qui courent ou font des exercices de yoga etc… Des arbres à foison, des massifs de fleurs, un jardin botanique (dont je n’ai jamais vu la couleur), la roseraie qui, là, pour le coup, avait une drôle de tête. Déjà, on était cramés par le soleil et je crois que les roses l’avaient été bien avant nous. Pouf, plus de roses pratiquement (il faut dire que j’avais bien 1 mois et demi de retard pour les prendre en photo…)

Il y a une buvette près d’un plan d’eau où canards, oies, ragondins se côtoient et le petit rituel de mes parents et moi quand ils viennent, est d’aller déguster une gaufre au sucre. 

J’aimais y aller pour lire, je m’installais des heures sur le gazon, sous l’arbre le plus imposant du parc. Maintenant, j’ai du mal à rester assise par terre, mais je vais retenter. J’ai besoin de ce contact avec la nature et ses éléments. Et toucher ces immenses arbres et imaginer que mes pieds s’ancrent dans le sol autant que le font les racines de ces arbres centenaires. Puiser l’énergie là où elle est… et prendre des photos à gogo évidemment. Mes jambes sont trop petites pour voir chaque détour de ce parc. J’y vois quelque chose à photographier, puis encore autre chose qui se profile et je n’arrive plus à m’arrêter. Rempli de recoins tous plus magnifiques les uns que les autres. Je vous laisse avec une sélection. J’ai aussi filmé, mais pas encore fait le montage. Je préviendrai quand ce sera le cas. C’était tellement tranquille qu’il fallait immortaliser cette sérénité. Désolée pour les roses par contre, j’étais déçue :/ 

Pour y aller, soit le bus est là pour s’arrêter juste devant, soit on peut prendre le métro et marcher au bord de l’Huveaune (c’est un fleuve côtier qui ne mesure guère plus de 45kms, c’est d’ailleurs le plus petit fleuve qui existe il me semble. Il traverse entre autres Aubagne et une fois qu’on est au parc Borély, il se jette dans la Méditerranée. Personnellement, je préfère marcher un peu plus que de me retrouver prise en sandwich dans un bus qui s’arrête quand même vers le métro, donc c’est kiffe kiffe… sauf qu’il y a moins de bruits, des odeurs plus odorantes ^^ et une plus belle vue. 

Les photos sont mises sous forme de diaporama, vu le nombre. Il suffit de cliquer sur la 1ère pour l’actionner. J’y mettrai parfois une légende, du coup, il faut regarder sous la photo si un petit message ne s’y cache pas. Histoire de dire ce que j’ai pris quand même, en photos et expliquer ce que cela représente, pour vous faire découvrir. Bonne visite !

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Le palais Longchamp ou le quartier d’Elie Kakou

Hier, j’ai regardé le replay de « C’est quoi l’Amour » et l’un des sujets parlait des deuils dans les familles de célébrités, dont celle d’Elie Kakou. Je savais qu’il était de Marseille, mais la ville est grande et il s’est envolé avant que je débarque ici, sinon, j’aurais fait comme avec J.J Goldman et Soprano, chercher où ils pouvaient bien habiter, histoire de faire la squatteuse devant chez eux, juste pour les voir de plus près :p Mais non ce n’est pas mon genre d’espionner… quoique, de très loin, on ne sait pas… Chutt… Mais lui, du coup, malheureusement j’arrivais un peu tard. J’aimais celui qu’il était, son humour, son naturel, sa famille plus qu’unie qui continue à le faire vivre aujourd’hui et on sent que même si 15 ans se sont écoulés, le manque est immense… Surtout pour une de ses soeurs qu’on voyait justement dans un jardin de Marseille pour montrer où avait habité et où habitent encore bien des membres de la tribu Kakou. Ils habitent en face de ce jardin et çà fait bizarre de savoir qu’Elie avait juste à traverser la rue pour aller y jouer. 

Ce parc est aussi connu sous Palais Longchamp. De 1856 à 1987, il y avait un zoo dans le jardin et il est composé d’un château d’eau au centre et de chaque côté, il y a un musée. Celui d’histoires naturelles à gauche et des beaux arts à droite. J’ai honte de dire que je n’ai jamais été voir ni l’un ni l’autre, pourtant, ils valent la peine, mais je n’aime pas aller dans les musées toute seule bizarrement. Quand on a été capitale culturelle, ils ont décidé de reconstituer le zoo, mais d’une façon particulière, c’est le moins qu’on puisse dire et j’avoue que personnellement, je ne suis vraiment pas fan, mais chacun ses goûts… Les animaux sont en je ne sais quel matériau et surtout d’une couleur très vive, on ne risque pas de rater les singes en jaune humhum… Voilà pour les petites anecdotes de ce jardin et un mini hommage à Elie ❤ Je vous laisse en photos qui datent bien d’il y a 1 an, mais je ne pense pas que les animaux aient pris la fuite depuis 🙂

Le diaporama s’ouvre quand on clique sur n’importe quelle photo. Bonne visite du Jardin Palais Longchamp 

Petit bonus, Soprano a tourné un clip aussi, entre autres dans ce parc, vous le verrez sous un autre angle et surtout vu de haut. Eteignez la musique si vous ne l’aimez pas l’entendre pour profiter quand même du paysage ^^ Quand j’avais vu ce clip et comme je sais que ma ptite nénette l’aime aussi, j’avais envoyé le lien à ma belle-soeur, en lui disant « voilà le jardin où tatie Delph va  parfois et il y a aussi les plages où elle va faire des pique-nique et il y a la grande roue qui est sur le Vieux-Port, qu’on voit de loin, allumée ». Toute contente de montrer çà… Eva, elle, s’en foutait bien que sa tatie aille dans ces endroits, elle dansait sur la chanson, c’était tout ce qui l’intéressait lol ❤ (heureusement qu’elle ne comprend pas forcément les paroles ^^

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La Joliette ou le quartier qui renaît de ses cendres

(article écrit d’avance et programmé, désolée pour le retard dans mes réponses… je reviens le plus vite possible…)

Cathédrale de la Major

Quand je suis arrivée à Marseille, le quartier de la Joliette me faisait peur, il faut bien le dire. Appartements vétustes, fréquentations qui me donnaient la chair de poule même en plein jour. J’ai été une fois, c’était pour faire un scanner dans un hôpital qui prenait les gens rapidement et j’en ai profité pour aller voir la cathédrale de la Major. Et puis Marseille a été élue capitale de la culture l’an dernier et de là a découlé le branle-bas de combat pour faire renaître ce quartier qui à l’heure actuelle abrite le mucem dont j’ai déjà parlé il me semble. Ils ont relié ce magnifique édifice planté en plein milieu de la mer au Fort St-Jean, par une passerelle. La Villa méditerranée est juste à côté. La culture est mise en avant dans l’un comme dans l’autre de ces endroits. Plus loin, on a un immense centre commercial qui est né aussi, les Terrasses du Port et au milieu de tout ce chambardement, on a la Major qui brille de mille feux (enfin façon de parler… la Joliette, c’est aussi le port maritime autonome déjà et c’est de là que partent les jolis ferrys pour des destinations de rêve. Au fil des années, la pauvre Major a pris un coup de noir de mazout (mais si, venez respirer l’air marin vers chez nous ! humhum ^^). Ils l’ont « lavée » il y a quelques temps, mais on voit malheureusement qu’elle a souffert d’être aussi proche du port (j’ai cru que mon papa allait avoir une crise cardiaque en voyant la fumée que dégageaient les rafiots – s’il y a des marins qui me suivent, je vais me faire descendre d’avoir osé dire « rafiots » ^^. Les cheveux de Blanche-Neige qui laissent de grandes traînées noires en gros, quoi. « Regarde là-bas comme c’est beauuuuu papa !!!! le ciel est toutttt bleuuuu hum arf » je me suis dit que c’était la dernière fois que je les voyais à Marseille si je les laissais dans ce gros nuage noir de mazout, alors j’avais fait diversion… 

Du coup maintenant, tout est relié, par des escaliers, des passerelles et on navigue de l’un à l’autre avec plaisir et c’est bien desservi côté métro et bus, ce qui me permet d’y être facilement. J’aime le silence qui se dégage de ces murs de pierres. L’architecte qui a commencé à la construire en 1852 (elle a été finie en 1893) a voulu mêler les styles roman et gothique, mais il a aussi tenu compte, je suppose, de l’ouverture de la méditerranée, vers les pays d’Orient, en y mettant des touches d’Occident et d’Orient du coup. Et c’est sans doute çà qui fait son charme. Elle est autant représentative du mélange des cultures que la ville elle-même. Comme elle est vers le port, on dirait qu’elle est là pour souhaiter la bienvenue dans la ville (ce n’est pas wikipédia qui le dit, c’est moi hein, et mon esprit parfois qui voit des symboles où il n’y en a peut-être pas finalement, mais je m’en fous, j’aime le penser…) J’ai toujours eu du mal à être croyante, çà je pense que depuis qu’on me connait, on s’est rendu compte que j’avais des soucis avec la religion, même si parfois je me dis que çà m’aiderait… mais je crois en la seule chose qui me rassure vraiment. Que les personnes qui m’ont quittée reposent en paix dans un monde sans souffrance qui apparemment s’appelle le paradis et à çà, par contre, paradoxalement, j’ai toujours eu besoin de m’y raccrocher. C’est le seul moment où je regarde le ciel, dans le but de me dire « je ne suis pas seule, ils me protègent ». Mais autrement, je suis plutôt terre à terre. J’ai arrêté d’y croire un 27 mai 1986, qui est le jour de naissance de mon frère. J’ai maudit tout ce que je pouvais, même si je n’avais que 8 ans. Pourquoi il faisait subir tout çà à ce ptit bout de chou qui venait de naître et ma croyance s’est comme figée. Une de mes tantes croyante et très pratiquante m’a dit « Dieu l’a sauvé »… j’étais soit trop petite, soit trop bien éduquée pour lui dire « non ce n’est pas lui, c’est un chirurgien qui a passé près de 10h sur le corps de mon ptit frère pour le ramener à la vie et sans lui, Dieu n’aurait rien été pour lui ce jour là ». 

Mais j’admire ceux qui ont construit de tels édifices, à de telle hauteur avec les moyens qu’ils avaient et quand j’entre dans un lieu saint, il y a toujours une émotion qui me bouleverse et un calme intérieur qui s’installe en moi. Parfois j’y vais pour penser à mes anges et pour penser à mes vivants. Pas pour attendre un miracle ou lui demander quelque chose, vu que je ne crois pas en « Lui » vraiment, mais plutôt comme une remise en question de celle que je suis pour les personnes que j’aime. C’est l’endroit de l’introspection, dans un lieu qui amène au silence. Pourtant, il y a des touristes qui vont et viennent, mais on a beau être nombreux, j’y retrouve le même silence et le même calme. 

Tout ce laïus pour mettre des photos de ce quartier en pleine renaissance qui mérite d’être connu si un jour vous venez à Marseille, ou pour les marseillais qui ne se sont pas encore donné la peine d’aller voir les changements radicaux il faut bien le dire. Et puis, je voulais rendre hommage à cette grande Dame qu’est la Major, plus majestueuse que jamais au milieu de tous ces changements.

Je pense qu’il y aura beaucoup de photos, que je ne mettrai pas toutes directement par ici, mais en diaporama. Il suffit de cliquer sur une des photos et normalement, les autres suivent en grandeur réelle. Bonne visite de la Joliette et de tout ce qui a été construit ces 3 dernières années. J’ai toujours eu beaucoup de soucis pour photographier l’intérieur des églises, déjà parce que j’essaie le « sans flash » pour conserver la véritable luminosité qu’il y a, mais aussi parce que je n’ai pas de grand angle, j’utilise le mode « panoramique assisté » de mon ptit apn, mais je n’arrive jamais à retranscrire les dimensions que je souhaiterais, donc désolée pour la qualité pas top :/ )

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Balade autour de la Corniche – Défi fibro

Les défis fibro, c’est dire « merde » à la fibro en allant quelque part où je vais, c’est sûr, dépasser un peu mes limites (pas de trop non plus, ce n’est pas le but, si je reste couchée pendant 1 semaine après), mais c’est demander au corps d’aller plus loin et de mettre en gros les douleurs de côté et de se donner le droit de vivre, dit un peu plus tristement… En sachant que le prix à payer sera élevé, mais que le fait de l’avoir réalisé, prend le dessus. Au moins, je saurai pourquoi j’ai autant mal…. Ce matin, j’étais à 6, il y avait du soleil, il faisait même chaud et mon corps est un peu moins raide dans ces cas là, du coup, je me suis lancée le défi de faire un petit parcours sur la Corniche Kennedy, une route qui longe la mer sur 3kms et qui est formée comme un long banc, tout le long. Et en contrebas de celle-çi, se camouflent des ruelles, des anses, des recoins… et des tas d’escaliers :/

Le but était de faire ce chemin là :

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1,100 kms… On va rajouter le trajet depuis chez moi, aller retour et compter 2kms500 en tout. J’ai eu l’impression d’en avoir fait 10, du coup, j’étais déçue d’être autant fatiguée, arrivée à la moitié, mais j’ai pris plaisir à faire cette balade, profiter de la mer, des vagues et pour moi, le défi est relevé, parce que j’ai réussi ce que je souhaitais faire, même si j’ai dû parfois prendre des raccourcis.

1- Vallon des Auffes

C’est un petit port avec une 50taine de cabanons bien colorés. C’est plein de vie, il y a de nombreux petits restos tout le long, du coup, à cette période de l’année, çà commence à être animé. Une fois, j’avais vu des peintres aussi qui venaient s’inspirer des bateaux présents. « Auffe » est en fait une plante graminée « alfa », « auffo » en provençal et elle servait à faire les cordages, les filets de pêche etc… et le vallon tient son nom de cela. Au-dessus de lui, il y a 3 arches qui le relie du coup à la Corniche. On peut le voir dans le film « Immortel » avec Richard Berry.

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Depuis la Corniche

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2- L’Anse de Malmousque

La coquine se cache dans des ruelles. C’est aussi un petit port où on peut se baigner apparemment si on longe un peu davantage que je ne l’aie fait et qu’on s’installe sur les rochers. C’est calme, à l’abri du vent, j’irai la voir de plus près à nouveau, parce que j’ai manqué des choses à priori 🙂

 

En route pour l’anse de Malmousque
Une partie de l’anse, pour le reste, il faut voir la vidéo 🙂
Qu’est ce que çà sent bon !

 

3- Vallon de la fausse monnaie

Il y a plusieurs versions pour cette appellation, dont l’une que j’ai souvent entendue. Il aurait gardé ce nom depuis l’époque où des contrebandiers arrivaient par bateaux dans ce vallon et y faisaient des trafics en tous genres. Mais il aurait aussi été le coin de bandits qui volaient les gens qui étaient dans les diligences. Ils utilisaient les pièces de monnaie volées pour en faire des fausses, pour ensuite faire leur petit trafic. Bref, c’est le vallon de l’arnaque ^^ mais ce ne sont que des anecdotes qui donnent un côté mystérieux à tous ces endroits, parce qu’on se demande parfois d’où ils tiennent leur nom et que c’est intéressant de chercher la raison 🙂 Quand on voit tous ces petits endroits camouflés, on peut se dire que ce sont de belles cachettes et qu’elles l’étaient encore davantage sûrement pour tous les trafics du 19ème siècle 🙂

C’est çà que j’aime dans Marseille… La ville me rend curieuse de ce qu’elle a été et de son histoire passée pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui et les vestiges dont on profite.

 

 

 

 

J’espère que cette petite balade (grande pour moi 🙂 ) vous aura plu. J’en ai fait un Vlog où on me voit un peu papoter, si çà vous dit de voir tout çà, un peu plus vivant.

Le coin relaxation, visualisation, méditation·Mes moments d'évasion

Printemps et relaxation asmr

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Je pense qu’on sait maintenant à quel point l’asmr (Réponse Automatique des Méridiens Sensoriels), cette technique de relaxation dont j’avais déjà parlé au début que je l’avais découverte sur youtube, m’apporte au quotidien. C’est ce qui fonctionne le mieux dans ce que j’ai pu tester jusqu’à maintenant. Depuis toute petite j’y étais sensible, sans savoir que d’autres personnes pouvaient avoir les mêmes sensations et que cela portait un nom surtout. Quand mes  parents me touchaient les cheveux pour m’endormir, puis plus tard, quand j’entendais les pages d’un magazine se tourner doucement ou des petits bruits tels que la pluie sur un vélux ou sur le toit de mes parents, des petites chatouilles sur les bras et toutes sortes de petites choses un peu similaires, je commençais à m’apaiser, ressentais des petits frissons au niveau de la tête, voire au niveau des cervicales et des bras et un peu d’apaisement et de détente. 

Certains y sont sensibles, d’autres non. Pour certains les déclencheurs vont être des pages tournées, des grattements sur différents styles de surface, du tapping, des chuchotements (les histoires qu’on lit aux enfants par exemple, finalement c’est parce qu’en parlant doucement, on leur déclenche une partie du cerveau qui justement est stimulée par le cerveau et çà les endort, parce qu’il se détendent et s’apaisent). Pour d’autres, çà va être d’autres éléments qui déclencheront. De mon côté, à part le papier du style livre, dont on tourne les pages et qui me donnent des frissons, mais parce que j’ai horreur de çà, j’ai remarqué que beaucoup de choses arrivent à déclencher cette partie un peu magique du cerveau. Et j’ai aussi testé les vidéos à faire moi-même, malheureusement, mon micro n’est pas ce qu’il y a de mieux et j’ai un bruit de fond qui peut être gênant sur ma webcam, du coup, il faut que j’essaie de régler tous ces paramètres là pour que le son soit le mieux possible et qu’on entende ce que je fais. C’est sur ma chaîne youtube si vous avez envie de faire un tour pour voir, malgré la qualité qui n’est pas géniale. Si vous avez envie de noms d’artistes asmr, n’hésitez pas à le dire en commentaire, je vous conseillerai d’aller vers certaines personnes avec plaisir. C’est une technique de relaxation qui se développe de plus en plus en France et c’est super. Certains ont l’esprit mal tourné quand ils lisent « orgasme cérébral », parce que tout de suite c’est sexuel, alors que çà n’a évidemment rien à voir, mais au lieu de s’informer, de regarder, c’est plus simple de dire n’importe quoi, c’est souvent le cas pour bien des choses qu’on ne connait pas. Du coup, de mon côté, je n’utilise pas ce terme là. 

L’autre jour, après une semaine sans sortir parce que je n’étais pas bien à tous les niveaux, j’ai eu besoin de sortir, malgré mon corps émietté des derniers temps, parce que je commençais à disjoncter moralement. Il fallait que je voie du monde, au moins. Sentir de la vie autour de moi… J’ai ramé physiquement, mais au moins moralement, je n’ai pas été déçue de ma mini balade dans le jardin qu’il y a près de chez moi. Et au milieu des coqs, des canards, des oiseaux et de l’eau, je me suis dit que çà pourrait bien d’allier printemps et asmr, du coup j’en ai fait une petite vidéo. Le printemps est ma saison préférée, parce que c’est le renouveau, tout semble recommencer à vivre, on y voit de belles couleurs, les oiseaux se réveillent, bref, j’aime ces mois là. Du coup j’ai allié les deux choses que j’aime, qui me servira dans les jours de pluie et de moral à 0. Je vous laisse du coup en vidéo et en photos de nos beaux arbres printaniers marseillais ❤ 

Pour ouvrir le diaporama, il suffit de cliquer sur une des photos.

Et vous, utilisez-vous la relaxation ? Si oui quel style d’exercice ? 

Mes moments d'évasion

La mer… cette immensité…

Plages du Prado, Marseille

Je sais que comme moi, vous êtes beaucoup à l’aimer cette grande étendue bleue qu’est la mer, alors je vous emmène dans la dernière sortie que j’aie pu faire. Je l’ai payée cher, mais pour elle, je ne le regrette jamais. J’ai planté mes deux pieds du mieux que je pouvais pour bien m’enraciner dans le sable, face à elle, devant cet horizon qui m’apaise toujours. A moins d’un tremblement de la Terre entière ou d’un cataclysme :/ (mais en même temps, je ne le verrai pas moi-même si on arrive à ce stade là…), elle sera toujours là… c’est la seule sécurité que j’ai qu’on ne me laissera plus tomber. Elle est la seule devant laquelle je suis sereine sur le fait que quoiqu’il se passe pour moi, elle, sera toujours là, contrairement aux gens. Elle ne disparaîtra pas. Il me suffira de me rendre auprès d’elle pour me recharger en énergie et m’ancrer près d’elle du mieux que je pourrai et elle répondra présente pour m’y aider… Je perds beaucoup de repères ces derniers temps, pour différentes raisons et j’ai eu besoin de me rappeler qu’il y avait quelque chose qui m’attendait de plus solide, qui ne lâcherait pas, que je ne perdrais pas sur le chemin de ma vie…

Elle était là… Comme toujours…

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