Mes petits et grands bonheurs

Les Landes, j’arrive !

Plage de Mimizan, Landes, Août 2016

Mon blog se met en pause jusqu’au 18 août pour cause de départ vers l’Océan, dans les Landes, à Bias, où je rejoins toute ma petite famille au complet. 

Nous n’avons pas de connexion internet mais avec mon téléphone, je pourrai au moins aller sur facebook et instagram, où je donnerai des petites nouvelles et mettrai quelques photos en attendant de vous en inonder à mon retour. Les liens vers ces comptes sont sur la barre latérale à droite, n’hésitez pas à m’y rejoindre, ça me fera plaisir. 

Prenez soin de vous, je vous embrasse bien fort. 

Mes petits et grands bonheurs

Ah le sable fin…

Plage du Prado, Marseille, Juin 2017

A Marseille, on a plusieurs plages qui se succèdent le long du littoral. Certaines ont du sable fin, d’autres des pierres et des petits graviers qui laissent une poussière affreuse partout, on dirait qu’on a été faire des travaux de rénovation dans une vieille baraque à chaque fois qu’on rentre. Inutile de dire que je choisis le sable évidemment quand j’ai envie de déposer mes fesses quelque part. Je suis du genre à faire des montagnes de sable en creusant avec ma main et à le laisser couler entre mes doigts. 

Ah le sable… cette chose plein de millions de petits grains tellement doux au toucher et qui prend la forme du corps quand on s’allonge dessus. Quand on marche dessus, ça fait « pluic pluic pluic » un peu comme lorsqu’on marche dans la neige encore immaculée de tous pas avant les nôtres. Et puis c’est tout chaud sous les pieds, c’est agréable quand on sort de l’eau qui est encore un peu fraîche. Et puis c’est le top de marcher dans l’eau avec un sable qui garde nos empreintes sous chaque pas jusqu’à ce qu’une vaguelette vienne l’effacer.

Mais le sable c’est aussi ça… un truc que tu bouffes à longueur de temps par temps de mistral, on clignote des yeux parce qu’un grain de sable dans l’oeil ce n’est pas terrible et puis il vaut mieux ne pas se frotter, sinon c’est encore pire. Et pour rappel, le sable est sournois donc on en a plein les mains aussi, donc pas pratique si on a un besoin urgent de s’essuyer l’oeil. Et il est insidieux, il se faufile partout. Quand on veut manger, il faut s’attendre à entendre croustiller sous la dent (ça n’a pas beaucoup de nutriments :/ ) Les sacs sont à fermer sous peine de rapporter 10kgs de sable chez soi. Quand quelqu’un marche à côté de nous alors qu’on est en train de faire la sardine, il suffit que la personne ait de grosses tatanes, celles-çi peuvent vite servir de tractopelles juste en se déplaçant. Alors de mon côté, même si j’ai des tout petits pieds et que je ne peux pas marcher en tongs, j’y vais mollo en passant à côté des gens pour ne pas leur faire bouffer le sable que je transporte avec mes petons.

Le sable c’est aussi ce truc qu’on retrouve vraiment partout et même quand on a l’impression d’en être débarrassée, on retrouve toujours ne serait-ce qu’une petite quantité suffisante pour se dire « grumpf #/!?% de sable ». Dans les cheveux, ça gratouille jusqu’à ce que tout soit bien rincé et pareil, on n’est pas à l’abri de ne pas avoir pu tout enlever. Le pire étant le maillot de bain avec le machin blanc du milieu, la sorte de protection pour notre petite caverne d’Ali Baba (je sais j’ai des drôles d’appellations pour certaines parties intimes de mon corps, on fait ce qu’on peut :p ). Sauf que parfois, la protection n’est pas cousue entièrement, il y a juste un côté qui l’est et là c’est la misère…. le sable entre par le côté qui n’est pas cousu et si on se prend quelques vagues, on ressort avec la sensation d’avoir changé de sexe entre l’entrée et la sortie dans l’eau et là où tout se complique, c’est pour éliminer ce sable mal placé… Si on est pudique c’est double peine… Depuis plusieurs mésaventures de ce style, surtout quand j’étais plus jeune, maintenant j’ai des maillots de bain barricadés et le sable ne peut plus jouer à « Sésame ouvre toi » pour entrer accessoirement à l’insu de mon plein gré, dans le vestibule de la caverne.

C’est très poétique ce que je raconte en fait non ? Oh j’assume c’est la réalité des bords de mer hein ! Ou des personnes qui n’arrivent pas à se démerder pour se baigner dignement et en toute beauté. Certaines sont des sirènes, d’autres des baleines échouées. Et je fais partie de ces dernières. La culotte qui part en cacahuète, le soutif de traviole, en gros on dirait que je suis passée dans un tsunami ou qu’un requin (non je vous rassure, il n’y en a pas ici, enfin je ne crois pas du moins…) a fait une course poursuite avec moi sous l’eau Mais non, rien de tout cela, j’ai juste été me baigner. Les cheveux qui frisottent parce que l’iode et l’eau me donnent une allure de caniche. Les lunettes pleines de brume marine en mode « ben t’es où je te vois plus ?! ». Les cris poussés pour démêler la crinière (que je n’ai pas) avec le fameux sable qui s’est introduit dans chaque fibre capillaire. Et quand on rentre à la maison, on se rend compte que la plage nous a suivi… que le sable a décidé sur un coup de tête, sans demander notre avis de s’inviter chez nous et il tape l’incruste très très longtemps comme je disais plus haut. Le déloger entièrement relève d’un miracle sans nom. 

Et c’est dans ce genre de moment qu’on se rappelle pourquoi on aime le sable, mais à quel point on peut aussi le haïr… 

Vendredi j’étais sur la fameuse plage de sable, pas pour me baigner, juste marcher et tremper mes pieds… je me suis assise sur un rocher où il y avait du sable. Avec un short court. Puis je me suis levée, j’ai marché pour rentrer chez moi, traversé un quartier entier devant beaucoup de monde parce que c’était l’heure de midi. Le dos bien droit, la démarche assurée (enfin je me comprends parce que c’est celle d’un canard qui a un baton dans le cul plutôt), la poitrine bien gonflée à bloc, sûre de moi, me sentant belle et fraîche (enfin… c’est un grand mot, j’étais rouge comme une pivoine à cause de la chaleur, j’avais les cheveux en vrac parce qu’il y avait du mistral, je transpirais les gouttes de la mort, j’étais éreintée, la langue tirée parce que je n’avais plus d’eau -à me lire on pourrait croire que j’étais dans le Sahara mais non non je ne suis pas partie en voyage sans vous prévenir) Bref j’étais fraîche à ma façon parce que mon corps est sans complexes du coup je déambule libre et que je suis fière de ce corps pas parfait loin de là, mais c’est mon corps. Mais j’en parlerai dans un autre post de toute façon de tout ça. 

Et en rentrant, le bonheur étant de filer sous la douche justement pour enlever tout ce sable entre autres, je me suis rendue compte que j’avais plein de sable sur le haut de chaque cuisse et que ça remontait dans mon short. Mon réflexe a été de me dire « ah oui quand même… »… Moralité : s’essuyer les fesses quand on quitte une plage, même quand on n’a pas l’impression de les avoir posées sur tant de sable que ça puisqu’il y avait ce fameux rocher. Ne jamais oublier que le sable est un machin qui aime nous trahir et qui nous colle à la  peau, dans tous les sens du terme d’ailleurs. 

Mon post est un peu marseillais évidemment. Avec un peu d’exagération. J’aime le sable mais aussi m’en débarrasser rapidement quand même ^^ surtout quand je m’aperçois que je déambule avec la marque du rocher et de son sable imprimé sur le derrière :p Si le ridicule tuait, je serais morte au moins 100 000 fois.

#touriste même quand ça fait 11 étés qu’on habite là toute l’année… Je compte sur vous pour me dire que je ne suis pas la seule à me bagarrer contre le sable à ce point par contre ! 

Mes petits et grands bonheurs

J’aime ces jours où…

Les jours sont juste des ponts à traverser du mieux possible Parc du 26ème centenaire, Marseille, Juin 2017

– J’arrive à me lever sans trop de difficultés, en ayant le sourire et l’envie de faire plein de choses

– Je peux sortir pour aller faire des tas de photos dans des endroits où j’ai déjà une quantité astronomique de photos du même lieu mais dont je ne me lasse jamais

– Mon livre du moment est ouvert pendant ne serait-ce que 15mns parce que c’est toujours mieux que de ne pas lire du tout

– Je ne procrastine pas (comment ça ? vous ne saviez pas que j’étais une pro dans ce domaine ?? Mais si voyons ! S’il y avait un concours qui existait, je le remporterais haut la main)

– Je suis capable de toutes vous lire et rattraper mon retard dans vos blogs, pour partager avec vous

– Mon corps me permet de vivre, tout simplement, pour les tâches du quotidien parce que Happy est capable de beaucoup, mais pour nettoyer ce n’est pas folichon, donc je ne peux que compter sur moi-même, malgré les moments où tenir une assiette pour la laver, relève d’un exploit -oui, ça arrive fréquemment-)

– Un rien va m’exstasier pendant longtemps. Un coucher de soleil sur mon balcon, mes fleurs que je scrute pour voir si elles daignent pousser

– J’ai la motivation (et les doigts…) pour écrire, que ce soit par ici ou sur mon bordel de feuilles qui me sert de « manuscrit »

– Je peux dessiner toute une soirée en oubliant le reste

– Je découvre un film ou une série qui va provoquer des petits papillons dans le ventre et me faire faire « Hiiiiiii !! » juste par l’excitation de regarder

– J’ai envie de papoter par çi par là, en sortant le maximum de bêtises en 2 secondes chrono

– La musique me fait vibrer de l’intérieur et traverse chaque cellule de mon corps

– Un regard croisé dans la rue ou n’importe où d’autre me remplit le coeur de chaleur 

– Je ris même juste 2mns

– Je souris seule même si c’est bêtement pour un truc complètement idiot

– Je pique un fou rire juste en faisant des associations d’idées ou par téléphone comme ça été le cas avec une amie précieuse, la semaine dernière

– Je peux me coucher en me disant que la journée a été supportable malgré tout

– Je peux me coucher avec le sentiment de quelque chose d’accompli, peu importe le domaine

– Mes émotions sont démultipliées mais de façon positive, quand je vois des images d’entraide, de soutien (la demi-finale de The Voice m’a beaucoup touchée par exemple et c’est ce qui me rend vivante même en vivant tout ça par procuration. Je n’ai pas regardé encore la finale mais réseaux sociaux obligent, je sais qui est le vainqueur. 

– Tout est bien rempli pour que le soir je puisse m’endormir en me disant « tu as fait ça et puis ça aussi et puis ça, c’est déjà bien vu le contexte. Dors ! » (bon je suis insomniaque de plus en plus, mais je finis quand même par me coucher à un moment donné hein évidemment, donc ces pensées là surviennent tôt ou tard. Plutôt très tard mais j’y travaille)

– La douleur ne m’a pas donné envie de passer par le balcon…

– Je sais que mes proches vont à peu près bien

– Happy a passé encore une journée de plus avec moi (j’ai peur du jour où je la perdrai)

– Il y a des surprises qui me font chaud au coeur 

– Je peux partager physiquement un moment avec quelqu’un que j’aime ou apprécie si je ne connais pas encore bien la personne

– La méditation, le qi qong et tout ce qui est relaxation ont pu être intégré en douceur et plus facilement qu’à d’autres moments

J’aime surtout ces jours où la sensation de vivre, d’avoir fait quelque chose d’utile de la journée pour mon avenir ou pour envisager un projet quelque soit le domaine et voir les idées pour savoir comment le combiner, prend le dessus sur la sensation de survie. Parce que ce sentiment de survivre est ce qu’il y a de pire à ressentir…

Mes petits et grands bonheurs

L’atmosphérique et merveilleuse rencontre avec Marie Kléber

A l’Univers qui nous lie les unes aux autres malgré la distance…

Passer 3h avec Marie Kléber, c’est une immense parenthèse de vie, d’oxygène, de liberté, d’amitié à l’état pur. Des moments où on ne se casse pas la tête, parce que c’est simple, les mots sortent aussi facilement que sur le papier (enfin sur le clavier là ^^) et qu’est ce que ça fait du bien. 

J’avais peur qu’elle ne me reconnaisse pas, par rapport à ce que j’écris, parce que j’ai moins de pudeur ici que dans la réalité, protégée par la surface de l’écran. Et je suis capable de me mettre dans une coquille si je ne suis pas à l’aise. C’est loin d’être le cas avec Marie que j’ai moi-même reconnue à travers sa façon d’écrire. Cette sensation d’avoir toujours parlé avec elle, de la connaître depuis tellement longtemps. Et ce qui conduit à la simplicité des échanges, les mots sortent aussi libres qu’ici et c’est une bulle de bonheur quand on est prises dans le tourbillon de cet arc en ciel si lumineux. Parce qu’elle diffuse de la lumière dans un joli halo autour d’elle. 

J’ai pu mettre un visage et un regard sur ma jolie Marie qui est restée mystérieuse jusqu’au dernier moment 😉 

J’en suis à 4-5 passages du virtuel au réel (j’ai honte pour celles que j’ai oubliées sur le moment) et à chaque fois c’est magique, parce qu’on ne se trompe pas sur la personne, on la connait déjà et on sait comment elle va réagir. 

Mon joli carnet va abriter mes 3 petits bonheurs quotidiens pendant longtemps. Même si certains jours très difficiles à vivre, il faut creuser dans le bitume pour chercher loin. 

Message perso pour Marie : n’oublie pas qu’on est beaucoup à croire en toi pour tes projets et encore en double dose pour le plus monumental encore. Ne laisse personne t’atteindre. Ne laisse personne changer la magnifique personne que tu es. Et j’espère bien avoir l’occasion de recroiser ta route. J’ai souvent regardé notre photo pour me mettre du baume au coeur aujourd’hui. Je suis restée un moment devant le bus, juste partie à quelques mns de son départ, parce que j’ai toujours un pincement au coeur quand je vois des personnes que j’aime s’enfuir vers d’autres chemins du coup je pars moi-même avant de pleurer comme une madeleine (maintenant tu sais le grand mystère de mes larmes en plus et le vilain qui le long d’un couloir m’a bien eue ^^) de voir le bus partir au loin. Mais je t’ai ramenée chez moi, dans mon coeur, dans mon esprit, dans mes souvenirs de cette si belle rencontre. 

Je vous fais de gros bisous à tous les deux. Et des câlins Arlo (tu peux lui expliquer mon prochain mariage avec lui haha !) à ptit escargot ^^ Et puis je serai venue au bout d’un préjugé hier soir… une terrasse pleine ne veut pas dire que c’est un super endroit…. 😉 

Reviens vite ! on est au moins 3 à t’attendre et à qui tu manques déjà. Merci d’être celle que tu es 🙂 

A cette amitié si précieuse, avec les hauts et les bas de la vie. A la construction d’encore de nombreux souvenirs. 

 

Mes petits et grands bonheurs

Partage d’instant positif

C’est normal qu’ils aient écrit que je n’avais pas eu le titre, comme il manque mon dossier professionnel en lien avec le stage

Le lendemain de mon retour fracassant et pas super gai, ma boîte aux lettres me réservait la surprise de mes résultats tant attendus et surnommés Désiré pour l’occasion, depuis plusieurs jours. J’ai ouvert ma porte en disant « ça y’est ma Happy, le courrier est là… tu l’ouvres avec moi » Elle n’a pas forcément répondu, je me demande pourquoi, mais elle s’est frottée à l’enveloppe et je me suis collée à elle, quitte à avoir quelqu’un à côté de moi qui aurais ramassé les miettes au cas où je me serais désintégrée après avoir vu ma nullité noir sur blanc (jusqu’au bout j’ai été négative oui oui…) J’ai ouvert, regardé mes notes, fais « han ! j’ai tout validééééé Happyyyyy !! » et je l’ai secouée comme un prunier, à défaut de partager ma joie avec un humain que j’aurais serré dans mes bras tellement j’étais contente. Elle n’a pas compris la pauvre, je me suis rattrapée en lui faisant double dose de câlins, je vous rassure, n’appelez pas « sos minette en détresse », elle va bien, elle s’est remise de ses émotions, depuis. Et moi avec.

Le destin a choisi apparemment de me faire revenir un peu dans le positif, pour ne pas trop me laisser noyée dans le négatif. Ces épreuves écrites que je redoutais tant, parce qu’elles étaient à Lyon, j’étais fatiguée du trajet et de nos péripéties lyonnaises. Le lendemain, l’immensité de la salle m’avait affolée et surtout, je ne savais pas si j’allais réussir à écrire 3h le matin et 2h l’après-midi. La 1ère épreuve (travaux pratiques administratifs et compta), j’ai été soigneuse au maximum, il y avait beaucoup à écrire, mais bon j’étais confiante sur le contenu. La 2ème épreuve (la biologie, terminologie et sanitaire et social), j’ai eu un moment de panique, je voyais que je n’arrivais plus à me concentrer et que j’étais très fatiguée pour le coup, physiquement. Ma main se rétractait, ma boule (celle ergonomique qui était sur mon stylo pour m’aider à la préhension, pas ma tête, même si je commençais à perdre la boule aussi) tenait le stylo et je m’y accrochais comme à une bouée de sauvetage. Je me suis arrêtée un moment, celle qui surveillait m’a regardée l’air de se demander si je n’allais pas tomber raide, j’ai souri, elle aussi, ça a dû la rassurer (qu’est ce qu’on s’en fout de tout ce blabla) et je me suis imaginer avec une musique à la Rambo pour me donner du courage et j’ai carburé, quitte à écrire pas français du tout, parce que même moi en me relisant à la fin, je me demandais de quoi je causais. J’ai noté tout ce que je savais, cherché le maximum, détesté le système immunitaire qui n’avait pas été franchement mon pote toute l’année et jusqu’au bout il m’aura fait chi**, il faut bien le dire hum ! 

A la fin je ressemblais à une serpillère, épuisée, déçue de ce que j’avais fait, pas fière de moi, en mode « j’aurais dû travailler encore plus » sauf que j’étais déjà au maximum de ce que j’avais pu donner :/ et je pensais à notre dossier informatique qu’on avait fait à la maison et renvoyé au cned pour qu’il soit compté dans nos épreuves. Ils ne font pas la moyenne, il faut avoir 10 à chaque épreuve, ce qui est déjà plus compliqué pour éventuellement se rattraper avec une autre note. 

Tout ça pour dire que j’ai passé mes écrits même en étant au top de ma forme physiquement (non je rigole…) et que je suis « libéréééeeeee délivréééeeeeee » au moins de ça.

Il me reste un stage de 3 mois et demi à faire, j’avais eu un entretien il y a 1 mois et demi dans un hôpital spécialisé en cancérologie, avec un test de frappe et des questions sur du vocabulaire médical. Tout s’était bien passé et ils ont bien voulu voir ma tronche du coup pendant 14 semaines, à temps partiel, parce que le temps plein est trop compliqué à gérer. Déjà là, j’ai très peur de flancher, d’avoir mes doigts qui ne peuvent plus courir sur le clavier, bref… on verra ce que ça donne, ils ne sont pas au courant en plus de mes difficultés que j’ai cachées au maximum. La responsable des stagiaires m’a semée dans les escaliers, heureusement que j’ai de bonnes oreilles, parce qu’elle ne s’est pas rendu compte que je ne la suivais plus du tout mais que j’entendais encore ce qu’elle me disait hum… et ma main, elle n’a pas trop vu comment je me débrouillais pour taper sur le clavier je crois, tant que la vitesse était suffisante. Mais je fatigue vite. Et j’ai peur. Mais j’essaie d’avoir confiance en moi, j’y travaille… et je ferai tout de toute façon pour donner le maximum. Je commence le 2 janvier, il ne faudra pas que je fasse trop la fiesta pour fêter la nouvelle année ^^ 

Vous n’avez pas fini d’entendre parler de formation je pense, sans que je dise évidemment ce que je verrais dans l’unité où je serai pour le secret professionnel, mais je dirai au moins ce que je ressens en général. 

Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez ❤ J’essaierai d’être plus présente un peu chaque jour, soit avec un livre que j’ai lu, un film à partager, des photos du marché de Noël si je peux aller le voir. Certaines youtubeuses font des vlogmas, je ferai des postmas :p La période de Noël est un moment de partage, c’est le moment de revenir par ici. Chez moi comme chez vous. 

Mes petits et grands bonheurs

Défi Listes – Mes meilleurs souvenirs de vacances

Vous pourrez même savoir quel genre de sandales j’avais aux pieds :p

Ma 1ère participation au défi listes de Zenopia, histoire de me replonger un peu dans cet été qui est passé très vite, entre les révisions chez moi, mes quelques sorties marseillaises, un petit séjour tout début de l’été chez mes parents où j’étais partie réviser un peu plus au calme aussi. Et mes 10 jours dans les Landes avec toute ma famille au grand complet.

Moments alsaciens / franc-comtois

Une escapade de deux jours au milieu de mes racines alsaciennes dans des villages que j’aime beaucoup, entourée de mes parents. Passé quelques jours chez eux et profiter de leur jardin au calme avec les oiseaux et les grenouilles qui me tenaient compagnie pendant que je révisais à l’ombre de mon pommier préféré. Profiter simplement de mes parents, de leur présence. 

Moments marseillais

Aller voir la mer pas loin et fixer l’horizon et surtout être tellement heureuse d’avoir pu marcher et avoir juste la sensation que je fais comme « avant » au moins le temps d’une sortie. Essayer d’aller marcher et sentir les pins, le soleil, l’iode. La chaleur du matin tellement plus agréable. Profiter de mon balcon le matin pour réviser tout en prenant l’air. Et le soir, m’y remettre pour regarder un film. Regarder par mon balcon quand les lumières commencent à s’éteindre (le côté positif d’être insomniaque). Me coucher enfin et ressentir un tout petit filet d’air frais qui passe. Sentir ma Happy jamais loin de jour comme nuit, dedans ou dehors. Marcher un peu dans le jardin près de chez moi et déballer mes cours sous un arbre. Retrouver l’envie de manger des salades de toutes sortes. Boire des infusions bien fraîches à toutes sortes de goûts. Voir mes fleurs qui ont l’air de se plaire depuis que je les ai plantées et qui poussent sans me tirer la gueule pour une fois 🙂 (je n’ai pas la main verte)

Moments landais

Entendre mes nièces appeler « tatie t’es oùùù ?? » dès que j’étais hors de leur champ de vision. Les sentir contre moi lors de nombreux câlins intensifs et entendre une petite voix et voir un grand sourire et de grands yeux bien ouverts « tatie je t’aime très fort », tout en jouant avec mes cheveux. M’amuser avec autant que mon corps me le permettait. Profiter de la plage avec tout le monde. Les papotages le soir et les jeux entre « grands » :p (toute la famille est restée de grands enfants à mon grand bonheur). Les magnifiques couchers de soleil sur cet océan que j’affectionne tant. Voir les ombres de ceux que j’aime se confondre avec le soleil qui nous dit au revoir et auquel on dit « dors bien, mais reviens demain stp, pour qu’on puisse encore venir sur la plage ». Regarder la nature, que ce soit l’océan, la mer, les fleurs, les arbres et se dire « comment on peut protéger tout ça au maximum » et se dire qu’elle est si belle et qu’il faut en profiter. Le matin entendre tout le monde qui se réveille. Le soir, être la dernière sans doute à trouver le sommeil le nez dans les cours, mais savoir que tout le monde est là, en bonne santé.

Tout ça sont mes meilleurs souvenirs de mon été 2016. S’il fallait résumer, on pourrait dire que je suis heureuse quand je peux me retrouver dans la nature sous toutes ses formes et n’importe où et que l’amour me porte et que ce n’est pas la distance entre moi et mes proches qui éteint tout ça. Cette liste me permet de constater que j’arrive à me raccrocher à mes petits bonheurs du quotidien aussi, que j’essaie de percevoir dans la moindre des petites choses, parce qu’ils me sont devenus vitaux. Réellement.

Et comme il reste 10 jours de révision, qu’il fait encore chaud, je crois que la bibliothèque et son air plus frais pour réviser, vont faire partir de cette liste ^^

Mes petits et grands bonheurs

Ces plaisirs quotidiens qui font mon bonheur

Source : Pinterest

A l’arrivée du printemps qui est ma saison préférée, mes plaisirs de chaque jour sont un peu plus nombreux que ceux en hiver où je tremble comme une feuille et en claquant des dents parce que j’ai froid (oui même à Marseille… pour que j’aie chaud, il faut au moins 28°C hihi). Malgré tout, il y a des moments bien compliqués à gérer côté douleur, moral et pour essayer de me tirer vers le haut, j’ai noté tout ce qui me faisait plaisir et me mettait le sourire et me provoquait un peu d’oxygène. Ce sont les plus petits plaisirs qui sont les meilleurs et ils font mon bonheur, même si parfois c’est juste 2mns parce que c’est souvent éphémère ce que je ressens. Mais chaque minute de bonheur est précieuse quand on ne va pas forcément très bien et si on rajoute 1mn par çi par là, à la fin de la journée, on prend conscience que finalement c’est loin d’être si mal qu’on ne le  pense.

J’aime quand je commence à pouvoir entrouvrir la fenêtre, la nuit, parce qu’il fait assez chaud. Mais quand ce n’est pas encore le cas, remonter ma couette jusqu’à mon nez sinon j’ai froid. La 1ère gorgée de coca qui descend dans ma gorge. Le soleil sur mes jambes quand je suis assise sur le balcon. Voir que mes fleurs plantées dans mes jardinières, s’ouvrent. Sentir la terre une fois arrosées. Croiser le regard de ma Happy le matin et me dire qu’elle sera encore là aujourd’hui pour m’accompagner. La sentir m’escalader pour les 1ers câlins du matin. Voir que quelqu’un que j’apprécie a publié une vidéo asmr et pouvoir l’écouter en me couchant. M’hydrater de la tête aux pieds et sentir que ma peau me remercie. Ecouter Marseille éteint la nuit et savourer le (presque) silence. Sentir l’iode qui vient titiller mes narines. Laver mes draps, les faire sécher dehors, les remettre le soir et me plonger dans la douce odeur de lessive et de l’air de dehors (bon ce n’est pas quotidien c’est vrai ^^). Découvrir une nouvelle chanson qui tournera en boucle. Tomber dans un livre et savourer les 1ères pages qui sont les meilleures (je n’ai pas une grande concentration pour lire beaucoup). Les 1ères gouttes chaudes qui dégoulinent sur mon corps pendant ma douche. Entendre des oiseaux chanter. Regarder la lune et les étoiles en pensant au Petit Prince et s’imaginer toutes sortes d’histoires. Lécher la spatule en bois après avoir versé le contenu de la casserole dans mon assiette. Manger le soir devant le replay de « Un dîner presque parfait ». Tomber sur un film et me réjouir de passer un bon moment devant. Pareil pour une série découverte. Manger du chocolat au lait avec des noisettes. Préparer des petits plats simples mais bons et surtout qui me font plaisir.

Ce sont des petites choses accessibles chez soi, à tout moment. La seule façon de le ressentir étant d’avoir conscience de chacun de nos gestes quand on les effectue. Evidemment que lorsque je peux sortir, faire plein de photos et travailler ma formation autant que possible, là c’est du luxe au-delà du bonheur, mais tout cela n’est pas quotidien et surtout pas forcément accessible tout le temps selon mon état, du coup, parfois pour ne pas trop sombrer, on se raccroche à tout ce qui est possible de croiser chez soi.

Quels sont vos plaisirs du quotidien qui font le votre, de bonheur ?

 

Mes petits et grands bonheurs

Des bonheurs sous toutes les coutures

« les bonheurs qu’on arrive à ressentir seule, sont amplifiés quand on peut les partager » Ptite Delph Source photo : Pinterest comme pour toutes les autres photos

Le but de 2016 est de veiller à voir les petits bonheurs du quotidien, parce que je crois davantage à l’accumulation de plusieurs bonheurs chaque jour, que LE bonheur avec un grand B, que beaucoup recherchent toute leur vie, mais c’est une quête vaine à mes yeux, si on n’a pas été capable de voir ce qui nous entoure déjà dans nos vies de tous les jours. J’ai aussi envie de croire que même dans les jours les plus sombres, il y a un petit quelque chose qui nous fait dire « bon, la journée était pourrie pour X raison(s), mais j’ai vu un beau film par contre, senti de bonnes odeurs de nature, mangé quelque chose qui a éveillé mes papilles ». C’est ça le vrai bonheur finalement, parce qu’il nous est accessible à tout moment, à condition qu’on ouvre tous nos sens pour le ressentir, le voir, l’entendre etc. Selon la nature du bonheur, même s’il est tout mini. L’idée et le besoin de faire ça est venue alors que j’étais en train de marcher dans une forêt qui est juste derrière la maison de mes parents. Il avait plu et j’adore les odeurs post pluie, la terre mouilllée, les arbres, les feuillles. J’ai inspiré un grand coup pour renifler tout ça et je me suis sentie juste libre. Alors autant dire que l’envie de retrouver cette sensation au moins une fois dans la journée grâce à quelque chose s’est vite fait sentir ^^

Ce n’est pas forcément simple pour moi de changer un peu cette façon de percevoir les choses, surtout avec mon pessimisme légendaire en plus de mes idées sombres et mes pensées de travers bien trop souvent. Mais j’ai besoin de modifier mon mode de pensées pour avancer et voir la vie où elle est réellement. Du coup, après avoir fouiné sur Youtube, sur Pinterest, j’ai trouvé des petites choses qui pourront m’aider à veiller de plus près à tout ce qui se passe dans ma journée. Trois principalement qu’on retrouve souvent :

1- Le tableau d’inspiration ou de rêves

J’ai rassemblé plusieurs photos qui se rapprochent de ce que je souhaite pour 2016. Je l’ai mis en fond d’écran sur mon pc, pour l’avoir sous les yeux et de ne pas perdre de trop les objectifs fixés et les envies de l’année. Chaque ligne correspond à un thème plus précis pour savoir où poser mes yeux quand je me sens peut-être plus démotivée ou que je ne crois plus en certaines choses… La 1ère ligne est tout ce qui est amitié / amour, la 2nde tout ce qui concerne mes projets professionnels et d’écriture, la 3ème l’envie de m’évader que ce soit sur Marseille ou dans d’autres pays via des photos et leurs traditions (merci encore Pinterest 🙂 ). La 4ème ligne regroupe sûrement le plus important finalement : la recherche de soi, la relaxation, la méditation, prendre soin de soi pour espérer le maximum de sérénité. Et la dernière ligne est simplement ce que j’aime faire et que je mets peut-être trop de côté pour différentes raisons et que j’ai besoin de retrouver.

Epanouissement, élargir les horizons, aimer, sérénité, pourraient être les mots majeurs de ce tableau en gros.

Merci Pizap et Pinterest

2- Défi photos Instagram

Chaque jour, je partage une photo qui va caractériser un petit bonheur du jour. J’ai mis le #1jour1bonheur1photo (si ça vous dit de me suivre dans cette mini aventure d’ailleurs, même si ce n’est pas journalier, n’hésitez pas à mettre ce # pour regrouper tous nos petits bonheurs 🙂 ) C’est en regardant mon profil IG que je suis tombée sur des photos en me disant « ah oui, c’était à tel moment, c’était chouette ! » J’étais contente de retrouver ces instants furtifs partagés sur mon compte. Un petit aperçu de quelques photos prises sur mon petit IG :

pizap.com14528227745431

3- La boîte à bonheurs

Dans une jolie boite que j’ai achetée (enfin il y en a 2 si je n’avais pas assez de place ^^) pour 3€ les 2, rien que ça, c’était un ptit bonheur 🙂 je mets des petits bouts de papier que je plie et ouvrirai à la fin de l’année et c’est motivant je pense de voir la boite qui se remplit au fil de l’année. J’y mettrai des choses qui vraiment ont pu provoquer un bien-être un peu plus durable que le ptit bonheur quotidien

Voilà en gros pour mes tentatives de capturer de toutes sortes de façons, ce qui me procure des bonheurs, des instants de bien-être.. de vie tout simplement. Et vous, comment vous percevez les bonheurs quotidiens ? Vous en conservez des traces quelque part d’une façon ou d’une autre ?

Mes petits et grands bonheurs

Joyeux Noël !

Crédit photo : pinterest

Un petit passage pour vous souhaiter un joyeux Noël à tou(te)s. Profitez de vos proches, des personnes que vous aimez, que vous le fêtiez en famille ou entre amis. Partagez de bons moments, riez à en avoir mal au ventre, faites des câlins aux plus petits (et pourquoi pas aux plus grands), ayez les yeux grands ouverts en voyant l’effet que font vos cadeaux quand le papier se déchire. Bref profitez de chaque instant.

De mon côté, je suis chez mes parents, en Franche-Comté, depuis lundi et demain en fin d’après-midi, on passera en Alsace, chez mon frère et toute sa petite famille, avec ses beaux-parents 🙂 Un Noël comme je les aime. Il me tarde de voir les yeux de mes petites princesses quand elles verront que le petit papa Noël est passé ^^

Et comme toutes les années (et que je suis chiante toute l’année avec ça), n’oubliez pas un Sam, si vous sortez ou restez sur place si le coude a été un peu trop levé 🙂 Faites attention à vous, prenez soin de vous et de ceux que vous aimez. Sans oublier de leur dire ❤

Je vous embrasse bien fort. 

****** JOYEUX NOEL !!!! ******

Mes petits et grands bonheurs

Mme Fleur ou la joie de donner aux autres

Photo : Pinterest

Après « Oscar et la Dame rose » que j’ai beaucoup aimé d’ailleurs, d’Eric-Emmanuel Schmitt et le film qui a été tiré du livre, on trouve « Ptite Delph et Mme Fleur ». Dans mon immeuble, il y a 2 ailes. Je suis dans la première et elle est dans la seconde. La première fois que je l’ai rencontrée, c’était à une sortie d’hôpital, je rentrais chez moi avec un air morne et au détour de l’immeuble duquel elle sortait, elle pétillait avec un grand sourire et j’ai été transportée dans son monde. Ce n’est pas son vrai nom, je ne sais même pas comment elle s’appelle d’ailleurs. Je l’ai surnommée Mme Fleur, tout simplement parce qu’elle a toujours une grosse fleur à son oreille, ce qui lui donne un air de magie, un personnage sorti tout droit d’Alice au pays des merveilles. A chaque fois qu’elle me voit, même si je suis encore sur le trottoir, prête à grimper les escaliers, elle me sourit et commence à papoter de tout et de rien. Et autant, j’avoue parfois avec certaines personnes j’ai envie d’abréger, mais ce n’est jamais le cas avec elle. Elle est remplie de vie, est d’un certain âge et semble avancer mieux que moi à cavaler dans les rues marseillaises. On sait à quel point je m’attache aux regards et à ces attitudes qui me réconcilient avec les gens, bien souvent. Et elle en est le symbole, de ce comportement que j’affectionne tant. Elle s’inquiète parfois de savoir si je ne vais pas avoir froid, si ça va aller pour porter ma poubelle de l’autre côté de la rue, si je veux qu’elle attende que je revienne pour être en sécurité. Une grand-mère qu’on a envie de choyer. A chaque fois que je descends ou monte chez moi, j’ai l’espoir de la croiser par là pour qu’elle diffuse de sa joie de vivre avec sa fleur toujours camper derrière l’oreille. 

La dernière fois que mes parents sont venus, pour rire parce qu’ils allaient se demander de qui je parlais et raconter qui elle était vraiment, je leur ai dit « vous n’avez pas vu Mme Fleur ?? » « Mme Fleur ? Non… » J’ai expliqué pourquoi je l’appelais ainsi et raconter mes rencontres avec elle au détour de notre immeuble. Ma maman qui n’avait pas tout suivi, me demande où elle habite et en entendant que je ne sais pas non, elle me répond « tu as regardé si tu trouvais une Mme Fleur sur l’interphone du bâtiment B ? » Grand moment de solitude…. Maman, ce n’est pas son vrai nom, c’est moi qui l’appelle de cette façon affectueuse 🙂 

J’aime ces personnes qui font parfois mon quotidien, que je ne croise pas tous les jours, parce que je ne peux pas sortir chaque jour, mais qui sont capables de changer le regard sur les gens, juste grâce à leur comportement, leur sourire, leurs regards.

Comme vous pouvez voir, je suis toujours autant obsédée par ces êtres colorées de l’intérieur (même si Mme Fleur est aussi colorée de l’extérieur. J’ai pensé à elle davantage la semaine dernière, parce qu’il y avait une adorable mamie, surnommée « Mme Couleurs », dans les Reines du shopping) avec le regard plein de vie. On se raccroche vraiment à tout ce qu’on peut ❤