Archives pour la catégorie Mes petits et grands bonheurs

Les vacances, l’océan, l’amour, le bonheur et les bobos

Un pêle-mêle de ces 2 semaines ❤

Fin juillet, avec J. et ses filles, on a rejoint ma famille dans les Landes où elle était déjà installée dans la maison des vacances comme disent mes nièces. De notre côté, on avait pris un mobil home pas très loin dans un camping super sympa. Notre première petite maison « neutre », à n’être ni chez lui ni chez moi. J’ai adoré cet endroit parce qu’il nous accueillait tous les 4 réunis et on était bien. Ca m’a conforté dans l’idée que je ne voulais pas me séparer de lui, d’eux. Je sais que pendant les vacances, c’est facilement plus simple, que tout le monde est aussi plus détendu mais quand même. 6 jours à être 24h ensemble tous les 4, j’ai été sereine, heureuse, remplie d’amour. Et la plus belle marque d’amour qu’il pouvait me porter, c’est de m’aimer malgré que mes cheveux partent en cacahuète à cause de l’air iodé (non vous n’aurez pas de photos ^^) et pourtant le spectacle vaut le détour haha… mais il me regardait toujours avec ses yeux qui en disent beaucoup. Le matin on se coulait tous les 4 mutuellement dans la piscine du camping, j’étais comme un poisson dans l’eau dans tous les sens du terme et on rejoignait ensuite ma petite famille. Il y avait mon tout, rassemblé. Les câlins de mes deux petites chipies de nièces, leurs « tatie t’es oùùù ?! », les « tatie et Jonathan sont amoureux ». Les apéros (bon moi je suis sage, je me contente de dévaliser les biscuits apéro, je laisse l’alcool aux autres :p ), les repas pris tous les 10, ça faisait une sacrée bande d’un coup, les moments plage tous ensemble, les moments complices, les couchers de soleil, l’accrobranche où je me suis contentée d’attraper un torticolis pour voir où étaient tous les ouistitis sur des parcours différents, dispersés aux 4 coins du site, je ne savais plus où donner de la tête. Et puis la semaine s’est finie, ils repartaient et je restais encore une semaine et j’ai pleuré comme si on se quittait pour toujours (je pense que l’idée d’être sûrement bientôt séparés pour de bon pour plusieurs mois n’a pas aidé). Il manque vite il faut dire… J’ai même conservé le bracelet moche du camping à mon poignet pour avoir l’impression qu’il était encore là et pour me souvenir qu’il avait fait partie de cette aventure -oui je suis syphonnée du ciboulot encore davantage, c’est la canicule qui a ces effets !- Et la 2ème semaine, on a découvert de chouettes coins avec mes parents. Un soir on a fait un pique-nique improvisé près d’un étang, c’était sympa tous ensemble. On a continué les fins d’après-midi plage, les couchers de soleil. On a fait une séance photos pour partager la passion de la photo avec mon papa qui avait apporté son reflex que je suis incapable de porter tellement il est lourd (si vous connaissez des marques plus légères, je suis preneuse de conseils d’ailleurs parce que c’est mon rêve d’avoir un petit bijou de ce genre même si c’est plus pratique pour mes petits bras ramollo d’avoir le mien). 

Et puis il y a eu les bobos. Pas grand monde est ressorti indemne. Beaucoup d’angoisses et de souvenirs remués du coup aussi. 

Et je suis rentrée en laissant tout ce petit monde derrière moi, avec nos photos, nos souvenirs dans mon coeur et ma tête. J’ai retrouvé mon chéri qui était là sur le quai de la gare. Pendant ces vacances, j’ai fait le plein d’amour, d’affection, de rires, de solidarité quand j’étais mal et que je me levais le matin avec des tous petits yeux parce que j’avais pleuré de douleurs la moitié de la nuit. Ses grands bras m’accueillaient pour me serrer fort. Ses grands yeux tristounets me montraient qu’il comprenait et savait. On apprend à gérer ça ensemble je pense, j’essaie de le mettre en confiance sur ce qu’il peut m’apporter durant ces moments pas marrants ni pour l’un ni pour l’autre, pour essayer de réduire l’impuissance qu’il peut ressentir et j’ai espoir que ça fonctionne… 

Voilà les vacances sont finies et c’était une belle réussite. J’étais tellement contente aussi que ma famille puisse me voir heureuse avec lui et que tout le monde ait l’occasion de se rencontrer. C’était important pour moi et il a été apprécié et aussitôt inclus à notre famille, avec ses filles. Et j’avais le coeur bien gonflé de le ressentir aussi. 

J’espère que vous avez pu profiter de l’été, que vous soyez parti(e)s ou pas. Qu’est ce que vous avez fait d’ailleurs durant vos vacances ? J’ai oublié les moments seule, installée sous le palmier et sur un transat, à dévorer certains livres qui m’ont touchée

Ptite Delph, heureuse d’avoir vu l’océan aussi bien entourée par tout le monde

 

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L’heure des vacances

Je rêve de voir un coucher de soleil avec J. en solo sur cette plage, main dans la main, un peu à l’écart de tout le monde… Il y a un an, en prenant cette photo, je n’imaginais pas que je tomberais amoureuse quelques mois après. (Plage de Lespecier, Mimizan, Aquitaine, Août 2017)

C’est l’heure des vacances. Chaque année depuis que ma première nièce a 1 ans, toute la famille se retrouve sur la côté Atlantique. Là ça fait 3 ans qu’on va à Bias, dans les Landes. Mais cette fois-çi, je monte avec mon chéri et ses 2 filles. On sera dans un mobil home pendant 5 jours, le temps qu’ils restent et après je rejoindrai ma famille dans leur location. Nos 1ers jours à vivre tous ensemble autant de temps… Les faire rencontrer à mes famille… Des étapes que j’essaie de prendre légèrement mais que j’appréhende malgré tout. Il y aura sans doute beaucoup de changements pour lui (et donc pour moi…) dans les mois à venir et je ne sais pas comment je vais traverser tout ça, de mon côté. Bref, ces vacances seront l’occasion de vivre le moment présent en essayant d’oublier un peu l’avenir qui me ronge un peu les neurones depuis bientôt 3 semaines. 

Je vous souhaite de bonnes vacances si vous y êtes et bon courage pour celles et ceux qui travaillent encore ou qui vont reprendre. 

Je serai un peu plus présente sur le groupe fb et instagram. Ce sera plus simple de poster un peu chaque jour là-bas, vue la connexion que j’ai avec mon téléphone. Toutes les infos sont dans la barre latérale si vous voulez rejoindre les Bulles comme j’appellent les membres du groupe. Ce sera avec plaisir 🙂 

Alors ? Crise de la quarantaine ou pas ?

Quartier du Panier, Marseille – Mars 2018 Aucun mur n’a été maltraité pour l’occasion je vous rassure ^^

Les mois qui ont précédé mon passage dans la quatrième décennie m’ont valu des cheveux blancs, où des questions existentielles sont apparues, avec l’impression que je n’avais rien construit et la sensation d’avoir passé plus de la moitié de ma vie à surtout souffrir moralement et physiquement. Plus je voyais l’échéance approcher, plus j’avais cette boule au creux du plexus qui venait me rappeler que la vie était difficile à supporter vraiment et que l’avenir, je ne le percevais pas réellement, en n’étant pas sûre d’avoir le sentiment d’avoir réussi à le faire ne serait-ce qu’une seule fois d’ailleurs, pour celle qui vit plutôt dans le passé que dans le futur et qui tente de vivre au mieux le présent. L’impression que tout semblait bouché en moi dans tous les domaines et qu’arriver à 40 ans me rendait encore plus chaotique dans celle que j’étais et que ma famille était ce que j’avais la chance d’avoir encore mais le reste… Je ressemble parfois à une chaise bancale. 

Puis j’ai commencé à parler avec J. un soir de mi-septembre. Puis début janvier, on a franchi des étapes plus importantes qui m’ont prouvé que mon corps était encore en vie. Que mon esprit bouillonnait de feux d’artifices et que le coeur suivait la même route de vouloir exploser de plaisir et j’ai tout laissé faire, en ayant à l’esprit constamment qu’il pouvait m’arriver n’importe quoi à tout moment, volontairement ou pas, en gros… Quand on a essayé de fuir la vie à plusieurs reprises, peut-être qu’on se dit que finalement il ne pourrait pas arriver pire que les raisons qui ont provoqué cet état de vouloir échapper à la vie. Je ne sais pas ce qu’il y a eu, mais j’ai lâché prise en tout cas. Peut-être aussi que toutes les angoisses liées au cap des 40 ans m’ont « obligée » à me bouger si je ne voulais pas couler une fois de plus. Un peu comme si j’étais au bord d’un précipice. Soit je plongeais dans la 40taine, en m’arrachant le peu de cheveux que j’ai sur le crâne et en étant remplie de regrets, chose que je ne supporte pas. Soit je laissais J. prendre davantage de place dans ma vie, avec toutes les angoisses, les doutes et les appréhensions que l’amour pourrait engendrer. Je rappelle ma fabuleuse peur démesurée de l’abandon, du rejet… mais comme dit, c’était encore pire de me voir dépérir devant mon chiffre 39 qui allait mourir d’ici peu. Alors j’ai plutôt voulu faire vivre le chiffre 40 du mieux que je pouvais. 

Depuis quelques mois, je libérais mon esprit de tout ce qui pouvait l’empoisonner à tous les niveaux. Les pseudos ami(e)s qui voulaient partir n’avaient qu’à le faire, mais je ne voulais surtout plus souffrir de certaines relations. J’ai étouffé un bon coup avant de me dire que j’avais juste besoin de liberté, de relations simples où je ne me pose pas des centaines de questions à la minute et qu’en cas de problème comme il peut y avoir dans toute relation, m’assurer que je pourrais en parler sans perdre mon énergie pour rien. Tout ce qui me polluait a été nettoyé. Par ma volonté ou celle des autres. Dans les deux cas, j’ai respiré et me suis rendu compte que c’était parfois toxique pour le coup et que ça me rongeait davantage que ça m’apportait du positif. 

Puis le 14 février est arrivé. J’ai ressenti une envie que je n’avais plus depuis quelques années, le fêter avec les êtres qui m’étaient précieux, hormis ma famille évidemment. J’ai commencé un nouveau protocole de soins qui m’empêchait de remonter à ce moment là, mais je le fêterai à Pâques avec toute ma petite famille 🙂 Mon anniversaire s’est donc fait, entourée de celui que j’aime, maintenant je peux le dire et mes deux amies les plus proches avec leurs enfants. C’était ma richesse pour passer ce cap qui m’effrayait tant encore 6 mois auparavant. 

Comment je me sens à l’aube de cette toute fraîche décennie ? Pas du tout en crise pour le coup, contrairement à ce que je pouvais redouter. Je me sens vivante, épanouie, aimée, avec une ouverture sur d’autres horizons auxquels je n’aurais jamais espéré accéder. Mon coeur s’est gonflé de trois autres coeurs supplémentaires, dont ceux de deux enfants qui battent à mes côtés et avec lesquels j’espère continuer mon chemin. Mon coeur qui bat la chamade et qui semble s’être agrandi dans ma cage thoracique prêt à la faire exploser. Je suis sereine malgré la souffrance que je ressens dans chaque parcelle de mon corps et qui continue à me faire broyer du noir souvent parce que je ne la supporte plus en moi. Mais je n’oublie pas que ce même corps véhicule le bien le plus précieux dans cette vie à mes yeux : l’amour. Il en reçoit, en donne, ressent du plaisir et en procure. Il vit et réagit en se manifestant. Cassé, abîmé par le passé. Défait de l’intérieur où J. essaie de recoudre les plaies. Il se souvient de chaque chose que je lui ai fait subir (un corps a une sacrée mémoire…) mais il est encore présent.

A 40 ans, je suis dans le corps d’une vieille dame. A 40 ans, j’aime comme une adolescente. A 40 ans, j’essaie de donner de l’amour à des enfants aussi qui ne sont pas les miens et qui compensent un peu le manque d’avoir pu être mère. A 40 ans, j’ai une autre vie qui débute. A 40 ans, je fais ce que je n’ai jamais fait avant sans doute ou du moins pas aussi intensément. A 40 ans, je fais sauter toutes les barrières pour pouvoir vivre le meilleur. A 40 ans, je fais tout, sauf une crise existentielle. A moins que je l’ai faite avant, à ma façon, pour pouvoir mieux en profiter de cette décennie là… Parce que je mérite aussi de vivre et d’être heureuse. D’aimer et d’être aimée. D’être libre au maximum que ce que mon corps peut me faire vivre. J’allais dire que je ne sais pas comment j’aurais vécu ce cap si J. n’avait pas fait partie de ma vie à ce moment là, mais ça n’a pas été le cas, donc ce n’est pas la peine de se poser la question. Il était là. Il est là. Et j’ai bien envie d’y croire le plus longtemps possible. 

A 40 ans, j’ai besoin de vivre au lieu de survivre… J’ai besoin de renaître une Xième fois. J’aurai eu plusieurs vies dans une même vie… 

Pouvoirs et doutes d’une nouvelle relation – Fibromyalgie et post-abus

C’est une peinture à huile qui fait partie de la maison où on va en vacances, toute la famille réunie. J’ai tellement envié ce couple au bord de l’eau… C’était en août dernier. La vie a fait de sacrées surprises peu de temps après.

Je mentirais si je ne sentais pas plus de vie en moi que depuis qu’il est entré dans ma vie. Il me donne la force de dépasser les limites de mon corps juste pour être avec lui, seul ou avec ses enfants. Je suis obligée de me reposer pendant 3 jours pour récupérer un peu ensuite parce que je fatigue vite, mais avec les souvenirs des bons moments passés, en arrière-plan. J’ai envie de me faire jolie et même quand je n’aime pas mon reflet dans le miroir, ses yeux me font changer d’avis parce que je me sens belle à travers ses yeux quand il me regarde. Le corps reprend une autre dimension, il ne sert plus juste à fonctionner pour soi, il le fait pour deux. En prenant soin de lui, pour soi comme pour l’autre. C’est comme s’illuminer de l’intérieur. Je fais des muffins à 2h du mat’ pour lui faire plaisir le lendemain. Je surmonte certaines de mes angoisses, telle ma phobie de vomir, parce que je m’en voudrais de me gâcher ce plaisir de manger avec eux ailleurs que chez moi à cause de ça et perdre l’occasion d’être ensemble. Je me surprends moi-même j’avoue sur certaines choses. Manger avec quelqu’un n’est pas forcément simple pour moi, je mange très lentement parce que ça me fait mal à la mâchoire de mâcher mais avec sa patience, je trouve convivial de manger ensemble et je reprends goût à partager des repas avec d’autres personnes que ma famille qui est habituée à ma lenteur.

C’est se sentir proche de lui au point que ce qui est compliqué parfois pour moi seule, devient plus facile à deux ou à quatre quand les petites sont présentes. Se sentir proche au point de lui dire que malgré toutes les salissures et mon corps pas en forme, duquel je pourrais être honteuse tellement il n’a plus beaucoup de muscles, des os apparents à certains endroits à côté de certaines malformations de mon dos et des marques un peu partout d’un passé alimentaire difficile à perdre, reprendre, reperdre, rereprendre du poids, j’ai confiance en lui. Un corps qui n’a pas non plus beaucoup de forces pour se mouvoir. Lui avouer mes appréhensions, mes angoisses, mes doutes au moment où d’autres étapes seront encore franchies (si j’arrive à les franchir). C’est avoir envie de prendre soin de lui aussi par rapport à son histoire, comme il prend soin de moi avec la mienne. C’est également avoir envie de protéger ses enfants pour ne pas brusquer les choses et prendre le temps pour qu’elles s’habituent à moi. Trois personnes en même temps à apprendre à connaître, à apprivoiser, à comprendre. Moi qui ne suis pas maman, qui ne sais pas faire en plus et qui ai déjà du mal avec une personne. Et pourtant j’aime avancer à leurs côtés. Même si je le fais en marchant comme sur du coton.

C’est aussi avoir peur. S’apercevoir qu’un attachement naturel se produit de son côté pour lui bien sûr, mais aussi pour ses deux filles et anticiper en se disant que si ça ne marche pas entre nous, je perdrai alors trois personnes d’un coup et mon manque de confiance en moi me fait douter sur ce que j’ai à apporter et à donner et entraînent ces questions bien légitimes. Alors on avance pas à pas. Profiter de chaque minute que j’ai la chance de passer seule avec lui, sentir son corps contre le mien, me rendre compte que mon corps est crispé à cause des douleurs qui sont fortes mais que j’essaie d’oublier quand je suis contre lui et qu’il me serre très fort comme s’il souhaitait réparer les miettes en refaisant un morceau intégral de cette enveloppe corporelle qui éprouve encore de l’attirance et du désir. Un corps que j’ai voulu tuer, mais qui résiste à la vie et qui m’envoie des signaux qu’il veut vivre des sensations comme si demain tout pouvait s’arrêter en moi. 

J’avoue que j’ai des petits anges gardiens qui ont compté et qui comptent encore aujourd’hui auxquels je pense parce qu’ils avaient/ont une philosophie de vie qui m’est utile en ce moment. Je sais qu’ils me diraient de vivre pleinement chaque instant comme si la vie pouvait se stopper demain comme ça été le cas pour certains. Il y a un lâcher prise parfois du fait d’avoir ce type de pensées et puis parfois quand les douleurs sont plus compliquées à gérer et que le moral prend de sales coups ou que les souvenirs viennent me serrer la gorge et pas qu’elle…, je veux reculer. Je calcule chaque geste pour que ça n’entraîne pas un inconfort pour moi mais pour que ça aille aussi pour lui. Lui dire que je préfère qu’il me tienne la main droite pour pouvoir l’entourer de mon bras gauche bien plus utile parce que l’inverse n’apporte pas grand chose vue ma grande mobilité à droite. Faire attention à ne pas me massacrer davantage tout en profitant. Je ne suis pas sûre d’y arriver. J’ai peur de fuir en m’apercevant que je ne parviens pas à aller plus loin. J’aurai honte que mon corps ne soit bon à rien dans des moments plus intimes et la dernière fois que c’est arrivé, je me suis renfermée sur moi-même, avec pour seule compagnie le souvenir de celui qui m’a salie et tout massacré au passage, parce que je savais que je n’étais pas réparée. Et je ne le suis toujours pas, alors j’ai peur de le perdre. Et si j’ai peur de le perdre, ça veut dire que je suis déjà attachée. Du coup il m’est arrivé d’avoir des gros moins bien ces jours-çi parce que je me tourmentais. J’essaie de parler au maximum pour qu’il comprenne et ne soit pas surpris si j’ai des réactions brusques et qu’une partie de moi aura le réflexe de le rejeter alors que l’autre partie aura envie de l’attirer, mais que ce ne sera  pas lié à lui. De la douceur pour réparer les salissures et de la douceur pour ne pas finir en mode Ikéa, en kits complètement décomposés où il manquerait en plus des vis et des boulons. 

Ce week-end, je sortirai encore plus de ma zone de confort, ça c’est sûr, parce qu’on ne peut pas dire que je sois simple dans le domaine. Mon caractère paraît facile apparemment, mais physiquement je suis un sacré cas ^^ 

Ca m’a fait du bien de parler à deux amies de mes difficultés, de mes inaptitudes aussi sûrement et les conséquences. Elles se reconnaîtront et je vous remercie d’être là ❤ Promis je profite de chaque instant que la vie me permet de vivre (sans me poser 1000 questions à la seconde) en l’ayant mis sur mon chemin, là où je ne l’attendais pas. Ni à cet endroit, ni à ce moment. Comme quoi la vie est étrange, surprenante, angoissante, belle, douloureuse et au milieu il faut se frayer son petit chemin pour piocher du bonheur là où il est, en évitant de passer à côté au maximum. Ne pas avoir de regrets étant le credo le plus important pour moi à l’heure actuelle.

Le mystère de l’instant présent peut-être résolu

Un de mes instants présents capturé début novembre. Plage du Prado, Marseille, Nov. 2017

J’ai toujours eu beaucoup de mal avec cette notion, parce que je suis plutôt énormément dans le passé et un petit peu dans le futur avec des difficultés à me projeter. Les seuls avec lesquels j’arrive sans doute le mieux à me persuader qu’il faut profiter de chaque moment, ce sont mes parents. Plus ils vieillissent, plus cette notion s’imprime à leur égard. Mais je m’employais avant à le faire à tous les niveaux déjà, parce que je sais aussi que c’est la clé pour savourer les bons moments du quotidien que je vole pour me permettre de voir le positif dans le négatif. Tout en n’ayant pas l’impression de le faire suffisamment pourtant. Je l’ai du moins compris ce soir-là, du moins d’octobre. 

J’étais allongée à cause des douleurs. Depuis mon lit, j’ai vue sur un bout du soleil qui se couche. Le ciel était rouge et les couleurs reflétaient dans mes vitres. Il suffisait que je me lève pour aller le voir sur mon balcon, sauf que j’étais mal en point. Au point où me déshabiller juste pour aller aux toilettes représente déjà un effort qui me donne la sensation que toutes mes articulations vont me lâcher en même temps et que mes muscles, mes tendons et mes ligaments vont s’arracher. Bref je me suis dit que le lendemain, le soleil se coucherait tout autant et que j’en profiterais à ce moment là. Et c’est là que j’ai pensé que bien sûr il se coucherait de nouveau, mais peut-être pas dans ce rouge vif s’il faisait moins beau. Et puis les nuages ne seraient pas placés de la même façon non plus. Et puis tous les couchers de soleil sont uniques, celui-là était magnifique encore un peu plus. Et j’ai eu un temps d’angoisse. J’allais le rater pour ne jamais le revoir, c’était nul… Le temps que je me relève et décrasse mes vieux os, le rouge avait un peu disparu, mais je suis restée là un moment avec mon appareil photo, à kidnapper cet instant présent justement, parce qu’il ne se renouvellerait pas et à essayer de faire en sorte que mes yeux mémorisent chaque détail. C’est ce soir-là que j’ai réalisé ce que signifiait réellement l’instant présent. Etre là, sans penser ni à demain, ni à hier. Quelques minutes éphémères où le temps semble s’arrêter.

Depuis, j’ai essayé de consolider cette sensation pour bien m’en imprégner parce que je sais qu’au stade où j’en suis, chaque détail de la vie compte pour que j’arrive à m’y accrocher (la dépression s’est de nouveau installée plus longuement et les idées noires aussi, c’était d’autant plus dur sûrement, en plus des douleurs, de me faire entendre cette notion de carpe diem maintenant). Puis à chaque sortie faite, même si elles n’ont pas été nombreuses, j’ai été attentive à tout ce qui avait autour de moi, en ayant en tête que si je revenais le lendemain, ce ne serait déjà plus pareil. La nature est le meilleur moyen de s’apercevoir de tout ça finalement. Les feuilles qui étaient là hier ne sont plus sur les arbres aujourd’hui. Certaines couleurs présentes quand il y a des nuages disparaissent quand le soleil est là et inversement et donc c’est important de voir les modifications. C’est devenu une obsession de me dire « est-ce que j’ai assez profité de ce que voyaient mes yeux et ce qu’enregistrait mon cerveau ? » J’ai été capable de m’angoisser pour certaines choses, en me voyant mal physiquement, en ayant la notion que chaque moment passait et qu’en même temps mon cerveau était lui-même un peu à la dérive et ça faisait un mélange douteux… C’est passé rapidement, mais la notion d’instant présent est davantage ancrée, même si parfois mon ras le bol de tout, la diminue, mais au lieu de m’angoisser de ne pas arriver à saisir ce temps là, j’accepte que souvent ces derniers temps, je suis à côté de la plaque pour tout et pour tout le monde et que je suis comme beaucoup, je fais de mon mieux. Et que j’ai un peu de mal à me relever, il faut bien le dire… c’était d’autant plus étrange que je comprenne mieux ce qu’on entendait par instant présent, comme si j’avais tenté de le faire en toute conscience et que finalement c’était mon subconscient qui m’avait permis d’y arriver quelque part, parce que rien n’est jamais acquis. Dans quelques jours, j’aurai perdu cette notion de nouveau et peut-être qu’en fait les angoisses ressenties étaient celles-çi. Ne plus parvenir à comprendre ce machin de carpe diem à la noix. Tout ça en faisant une overdose de pensées positives, en parallèle en plus. Mais ça j’essaierai de l’expliquer une fois, parce que je n’arrive pas à poser de mots réels sur cette overdose que je recherche pourtant (j’ai déjà dit que j’étais bizarre et paradoxale ??)

Je partage avec vous des instants présents que j’ai vécus pleinement si on ne compte pas les couchers de soleil. Les feuilles et leurs couleur ou leurs absences du jour au lendemain. La mer déchaînée un jour à cause du mistral et tellement éteinte des jours après par l’absence de vent. Happy qui me fait rire avec sa façon d’être. Profiter d’une émission télé ou d’un film pour juste me concentrer sur ça sans laisser divaguer mon esprit un peu partout. Regarder les nuages en se disant qu’en 39 ans que je vis, ils n’ont jamais eu une seule fois la même forme, la même couleur et la même composition entre eux et que c’est incroyable quand on y pense. Surveiller chaque étoile quitte à me geler sur mon balcon. Allumer la couverture qu’il y a dans mon lit avant de me coucher le soir, pour qu’elle le réchauffe pendant que je prends l’air une dernière fois et que je cours me blottir dans les draps tout de suite après. Essayer de capter le moindre regard dans la rue qui me permette de me raccrocher. Voir cet homme que j’ai tellement l’habitude de voir par terre, les yeux s’ouvrir en grand parce que je lui ai rapporté un sandwich et une bière. Voir ses compagnons de route sagement assis contre lui, se lever pour me faire des câlins (j’ai horreur quand un chien me lèche, mais ça faisait partie de l’instant présent… eurk…) comme s’ils comprenaient que leur papa était content. Voir et écouter cette guitariste mettre du soleil encore davantage sur le Vieux-Port, avec son talent qui fait du bien aux oreilles et être présente juste au moment où un vieux monsieur qui fait de la peinture avec ses doigts tremblants et un genre de raclette et qui a l’habitude d’être là, vienne lui apporter une de ses magnifiques peintures avec un grand sourire.

Rien que pour ça d’ailleurs, ce matin, j’étais contente de m’être fait violence autant physiquement que moralement pour aller voir le marché de Noël. Que je n’ai pas vu parce que j’étais fatiguée d’être restée un peu trop debout à écouter et regarder et que je préférais rentrer avant qu’on me ramasse à la petite cuillère. Alors je me suis dit que demain je reviendrais, avec mon appareil photo pour kidnapper ces instants de vie uniques. Tellement uniques que demain, la même scène ne sera sans doute plus la même parce que l’un sera absent. Ou les deux. Le marché, lui, vu qu’il est là depuis des lustres, ne risque pas de s’échapper pour l’instant, sauf si un incendie venait à détruire les cabanes qui l’abritent… et voilà… j’aurais dû aller le voir quand même… (vous comprenez mieux pourquoi je me crée parfois des angoisses ??… bon c’est exagéré, mais je suis sûre que vous avez compris), mais il y aura d’autres choses qui capteront sans doute mon esprit pour pouvoir en parler de nouveau. Justement parce que c’était l’instant présent. Qui ne se reproduira plus et dont il fallait que je profite au maximum de ce que j’étais capable de faire à ce moment là. 

J’ai toujours profité de chaque moment que mon corps me permettait de vivre mais ces derniers temps c’est plus compliqué parce que je ne respire pas la forme, du coup c’est un peu comme si tout était amplifié quand je me retrouve dans des endroits que j’aime. Me retrouver face à moi-même pour faire le ménage complet en moi, être plus tolérante avec ce corps qui me fait mal, avec mes neurones qui créent des court-circuits au point de ne plus savoir où mon cerveau en est. 

« Et je cours, je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent… »

Je vous laisse avec cette jeune femme qui était sur le Vieux-Port, en espérant la recroiser, même si j’ai savouré chaque note comme si c’était justement la dernière fois que je la voyais.

Les Landes, j’arrive !

Plage de Mimizan, Landes, Août 2016

Mon blog se met en pause jusqu’au 18 août pour cause de départ vers l’Océan, dans les Landes, à Bias, où je rejoins toute ma petite famille au complet. 

Nous n’avons pas de connexion internet mais avec mon téléphone, je pourrai au moins aller sur facebook et instagram, où je donnerai des petites nouvelles et mettrai quelques photos en attendant de vous en inonder à mon retour. Les liens vers ces comptes sont sur la barre latérale à droite, n’hésitez pas à m’y rejoindre, ça me fera plaisir. 

Prenez soin de vous, je vous embrasse bien fort. 

Ah le sable fin…

Plage du Prado, Marseille, Juin 2017

A Marseille, on a plusieurs plages qui se succèdent le long du littoral. Certaines ont du sable fin, d’autres des pierres et des petits graviers qui laissent une poussière affreuse partout, on dirait qu’on a été faire des travaux de rénovation dans une vieille baraque à chaque fois qu’on rentre. Inutile de dire que je choisis le sable évidemment quand j’ai envie de déposer mes fesses quelque part. Je suis du genre à faire des montagnes de sable en creusant avec ma main et à le laisser couler entre mes doigts. 

Ah le sable… cette chose plein de millions de petits grains tellement doux au toucher et qui prend la forme du corps quand on s’allonge dessus. Quand on marche dessus, ça fait « pluic pluic pluic » un peu comme lorsqu’on marche dans la neige encore immaculée de tous pas avant les nôtres. Et puis c’est tout chaud sous les pieds, c’est agréable quand on sort de l’eau qui est encore un peu fraîche. Et puis c’est le top de marcher dans l’eau avec un sable qui garde nos empreintes sous chaque pas jusqu’à ce qu’une vaguelette vienne l’effacer.

Mais le sable c’est aussi ça… un truc que tu bouffes à longueur de temps par temps de mistral, on clignote des yeux parce qu’un grain de sable dans l’oeil ce n’est pas terrible et puis il vaut mieux ne pas se frotter, sinon c’est encore pire. Et pour rappel, le sable est sournois donc on en a plein les mains aussi, donc pas pratique si on a un besoin urgent de s’essuyer l’oeil. Et il est insidieux, il se faufile partout. Quand on veut manger, il faut s’attendre à entendre croustiller sous la dent (ça n’a pas beaucoup de nutriments :/ ) Les sacs sont à fermer sous peine de rapporter 10kgs de sable chez soi. Quand quelqu’un marche à côté de nous alors qu’on est en train de faire la sardine, il suffit que la personne ait de grosses tatanes, celles-çi peuvent vite servir de tractopelles juste en se déplaçant. Alors de mon côté, même si j’ai des tout petits pieds et que je ne peux pas marcher en tongs, j’y vais mollo en passant à côté des gens pour ne pas leur faire bouffer le sable que je transporte avec mes petons.

Le sable c’est aussi ce truc qu’on retrouve vraiment partout et même quand on a l’impression d’en être débarrassée, on retrouve toujours ne serait-ce qu’une petite quantité suffisante pour se dire « grumpf #/!?% de sable ». Dans les cheveux, ça gratouille jusqu’à ce que tout soit bien rincé et pareil, on n’est pas à l’abri de ne pas avoir pu tout enlever. Le pire étant le maillot de bain avec le machin blanc du milieu, la sorte de protection pour notre petite caverne d’Ali Baba (je sais j’ai des drôles d’appellations pour certaines parties intimes de mon corps, on fait ce qu’on peut :p ). Sauf que parfois, la protection n’est pas cousue entièrement, il y a juste un côté qui l’est et là c’est la misère…. le sable entre par le côté qui n’est pas cousu et si on se prend quelques vagues, on ressort avec la sensation d’avoir changé de sexe entre l’entrée et la sortie dans l’eau et là où tout se complique, c’est pour éliminer ce sable mal placé… Si on est pudique c’est double peine… Depuis plusieurs mésaventures de ce style, surtout quand j’étais plus jeune, maintenant j’ai des maillots de bain barricadés et le sable ne peut plus jouer à « Sésame ouvre toi » pour entrer accessoirement à l’insu de mon plein gré, dans le vestibule de la caverne.

C’est très poétique ce que je raconte en fait non ? Oh j’assume c’est la réalité des bords de mer hein ! Ou des personnes qui n’arrivent pas à se démerder pour se baigner dignement et en toute beauté. Certaines sont des sirènes, d’autres des baleines échouées. Et je fais partie de ces dernières. La culotte qui part en cacahuète, le soutif de traviole, en gros on dirait que je suis passée dans un tsunami ou qu’un requin (non je vous rassure, il n’y en a pas ici, enfin je ne crois pas du moins…) a fait une course poursuite avec moi sous l’eau Mais non, rien de tout cela, j’ai juste été me baigner. Les cheveux qui frisottent parce que l’iode et l’eau me donnent une allure de caniche. Les lunettes pleines de brume marine en mode « ben t’es où je te vois plus ?! ». Les cris poussés pour démêler la crinière (que je n’ai pas) avec le fameux sable qui s’est introduit dans chaque fibre capillaire. Et quand on rentre à la maison, on se rend compte que la plage nous a suivi… que le sable a décidé sur un coup de tête, sans demander notre avis de s’inviter chez nous et il tape l’incruste très très longtemps comme je disais plus haut. Le déloger entièrement relève d’un miracle sans nom. 

Et c’est dans ce genre de moment qu’on se rappelle pourquoi on aime le sable, mais à quel point on peut aussi le haïr… 

Vendredi j’étais sur la fameuse plage de sable, pas pour me baigner, juste marcher et tremper mes pieds… je me suis assise sur un rocher où il y avait du sable. Avec un short court. Puis je me suis levée, j’ai marché pour rentrer chez moi, traversé un quartier entier devant beaucoup de monde parce que c’était l’heure de midi. Le dos bien droit, la démarche assurée (enfin je me comprends parce que c’est celle d’un canard qui a un baton dans le cul plutôt), la poitrine bien gonflée à bloc, sûre de moi, me sentant belle et fraîche (enfin… c’est un grand mot, j’étais rouge comme une pivoine à cause de la chaleur, j’avais les cheveux en vrac parce qu’il y avait du mistral, je transpirais les gouttes de la mort, j’étais éreintée, la langue tirée parce que je n’avais plus d’eau -à me lire on pourrait croire que j’étais dans le Sahara mais non non je ne suis pas partie en voyage sans vous prévenir) Bref j’étais fraîche à ma façon parce que mon corps est sans complexes du coup je déambule libre et que je suis fière de ce corps pas parfait loin de là, mais c’est mon corps. Mais j’en parlerai dans un autre post de toute façon de tout ça. 

Et en rentrant, le bonheur étant de filer sous la douche justement pour enlever tout ce sable entre autres, je me suis rendue compte que j’avais plein de sable sur le haut de chaque cuisse et que ça remontait dans mon short. Mon réflexe a été de me dire « ah oui quand même… »… Moralité : s’essuyer les fesses quand on quitte une plage, même quand on n’a pas l’impression de les avoir posées sur tant de sable que ça puisqu’il y avait ce fameux rocher. Ne jamais oublier que le sable est un machin qui aime nous trahir et qui nous colle à la  peau, dans tous les sens du terme d’ailleurs. 

Mon post est un peu marseillais évidemment. Avec un peu d’exagération. J’aime le sable mais aussi m’en débarrasser rapidement quand même ^^ surtout quand je m’aperçois que je déambule avec la marque du rocher et de son sable imprimé sur le derrière :p Si le ridicule tuait, je serais morte au moins 100 000 fois.

#touriste même quand ça fait 11 étés qu’on habite là toute l’année… Je compte sur vous pour me dire que je ne suis pas la seule à me bagarrer contre le sable à ce point par contre !