Des combats qui me touchent

Sortir de l’anorexie

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Pas totalement sortie de là-dedans, il y a 4 ans, mais beaucoup de choses avaient changées déjà dans ma tête et je devais être à 42kgs environ. 2 ans après, de fil en aiguille, j’oubliais presque, que manger, avait un été un calvaire toutes ces années…
Je n’avais pas du tout prévu de parler d’anorexie ce soir, mais il y a un reportage sur NT1, dont la présentation m’a un peu effrayée. Quand la journaliste a dit « un combat pour toute une vie », le mot « toute » était de trop dans mon corps, dans ma tête, dans mon coeur et j’ai dit « non non et non !! » Entre coup de gueule sur ce que je viens d’entendre et message d’espoir de la guérison, je vais raconter comment je me sens à l’heure actuelle, côté troubles alimentaires.
Je suis tombée dans l’anorexie, à l’âge de 18 ans. J’ai galéré des années, seule dans mon coin, perdu du poids très rapidement une 1ère fois, le seul moment où mes parents se sont rendus compte que mon corps disparaissait. Par « chance », tout le monde a mis cette perte brutale de poids, sur le compte d’une pneumonie que j’ai eue au même moment (quand on ne mange rien, nos défenses immunitaires deviennent vite nulles et on attrape tout ce qui passe), du coup, l’anorexie mentale est passée inaperçue. Il y avait l’anorexie physique qui faisait peur, elle… et à moi la première, j’avoue. (à l’époque, je ne connaissais pas les tca et ne savais pas qu’on pouvait être malade de ne pas manger, je ne comprenais pas trop ce qui se passait dans ma tête, dans mon corps, au moment où j’ai commencé à diminuer mes rations journalières. Un gros mal-être qui est venu se mettre entre mes neurones pour les emprisonner d’une façon inimaginable…). Une nuit, j’ai eu une sensation étrange, comme si mon enveloppe corporelle n’était plus reliée à l’âme d’un coup. Comme si j’étais en train de partir, en sentant que mon coeur ne battait plus aussi vite qu’il aurait dû. Entre 2 quintes de toux qui m’épuisaient, j’étais en train de mourir de faim. J’avais encore cette conscience qui fait qu’on réalise qu’il faut manger pour vivre. Je n’avais pas envie de mourir et ce que j’ai senti cette nuit là, j’ai toujours imaginé que c’était la sensation qu’on a quand on est en train de mourir et que quelque chose se modifie en soi. La mort si proche de moi, là d’un coup… C’était « juste » elle que je ressentais dans ma chambre, allongée dans mon lit, à la sentir se mettre en moi, prête à faire arrêter mon coeur. Un petit déclic qui m’a faite repartir, j’ai repris un peu de poids, jusqu’à un poids normal. Jusqu’au fait que je ne pense plus à cette nuit là, je pense… et j’ai de nouveau arrête de m’alimenter. Ce besoin de contrôler mon corps, ces formes que je voulais à tout prix voir s’effacer, ce besoin de gérer tout, en passant par la nourriture.
A l’époque je passais mon bac, dont j’ai passé les épreuves l’estomac vide, naviguant autour de 500kcal par jour, en moyenne. Puis il y a eu le BTS, pareil. Refusant tout soin, fuyant toute discussion avec mes parents qui avaient réalisé que j’avais un problème. Des paroles qui ont tournées au drame. Les 1ères idées suicidaires. Elles ont augmentées au moment où je suis tombée dans la boulimie, pendant de longs mois. Sans vomissement. Prise de poids. Puis rechute complète dans l’anorexie, me mettant en danger, à force de liquider mes calories à tout va et en ne remettant pas d’essence dans le réservoir, pour faire tenir le moteur… Etc etc… Je raconte beaucoup de choses dans mon 1er blog, n’ai pas le courage de repartir là-dedans.
En 2004, j’ai commencé à avoir un suivi. 8 ans après être tombée dans le gouffre…. Des hospitalisations à répétition qui m’ont beaucoup aidée, qui ont commencé à me faire voir les choses autrement. J’ai eu la chance qu’il y ait une psychologue et un ergothérapeute qui ont modifié une partie de la maladie…. En 2006, j’ai rencontré S. avec qui je suis restée 6 mois. Une rencontre qui a sûrement bouleversé ma vie, qui m’a motivée à me soigner vraiment, parce qu’il était là, très présent, à me répéter les qualités qui faisaient que j’étais « MOI » et pas juste un corps qui crevait de faim. On n’était pas amoureux, ni l’un ni l’autre. Juste bien, même si on savait qu’on n’irait pas loin ensemble et qu’on ne construirait rien, à part nos moments de tendresse. Son affection, qui est devenue amicale, rapidement, m’a empêchée de me renfermer de trop. Je lui ai souvent demandé de me laisser tomber, en lui disant que je ne méritais pas son amitié, que je ne valais rien, que j’étais nulle etc… « Pourquoi, tu es près de moi, toujours, tu te rends compte de ce qu’est ma vie, pourquoi tu veux en faire partie, il y a mieux que moi non ??? »……. « Tu es ma meilleure amie, j’ai besoin de toi et envie que tu t’en sortes »… J’ai accepté un autre suivi, avec une psy spécialisée en TCA, cette fois-çi, je ne bougeais plus, j’avais atterri plus d’une fois aux urgences, parce que mon coeur faisait des siennes et j’étais épuisée, tant physiquement que mentalement… J’étais suivie à La Timone, dans le service du fameux Pr Vialettes, l’endocrinologue dont on entend souvent parler… à la bonne réputation dans les émissions télé…. , qui détruit ses patientes encore davantage en réalité… La psy faisait partie de l’équipe et je voyais une diététicienne. Je n’ai conservé que la psy. Qui continue à me suivre encore maintenant, toutes les semaines. Davantage en soutien qu’en thérapie depuis 1 an et demi, parce que je me sens beaucoup mieux, côté troubles alimentaires.
Au bout de 13 ans, sur mon dernier certificat médical, il était inscrit le mot « guérison ». Un combat que j’ai mené dans de terribles souffrances, il faut bien le reconnaître… Pendant 13 ans, ma vie s’est éteinte. Je me suis réveillée, entre thérapie, hospitalisations, amour de ptite famille, amitié précieuse de S. qui est devenu celui que j’appelle souvent par ici, le meilleur ami. Sans lui, je n’aurais pas tenu le coup, dans les baisses de moral, dans les envies de tout balancer, de dire merde à la maladie et à la vie. J’ai eu quelques ami(e)s qui ont gravi autour de moi aussi, S. en a été le noyau. Sans psychothérapie, sans pouvoir vider mon sac et avoir un échange pour me recadrer dans mes pensées, je n’aurais pas pu.
Je mange, comme si de rien n’était. Dans le miroir, je me vois telle que je suis. Je me voyais déformée, énorme, durant toutes ces années et au fur à mesure, mon regard s’est corrigé, pour atteindre la réalité. Du haut de mon 1m65 et 47kgs, je cherche à me former encore davantage, à devenir une vraie jeune femme. J’ai réintégré tous les aliments, à mon rythme, en faisant attention que ma tête suive toujours le corps. Le jour où j’ai mangé un biscuit sans y penser 5h après encore, traumatisée, j’ai pris conscience que je pourrais arriver à être plus forte que l’anorexie. Je me sens plus forte. Je sais que je n’atteindrai plus 37kgs. Je sais que j’existe autrement et je parle de ce que je ressens, au lieu de tout faire passer par la nourriture. Il y a des troubles autour de moi, qui rôdent encore beaucoup. Je suis moins sûre de parvenir à m’en débarrasser. Il y a la fibromyalgie aussi. Mais l’anorexie, c’est une porte fermée.
Je reparlerai sûrement de tout çà, mais pour ce soir, c’est suffisant. Le but de cet article, c’était juste de dire, qu’on peut s’en sortir et que c’est un combat oui, mais qu’il peut s’arrêter, un jour, pour nous laisser vivre plus sereinement et de voir la nourriture en ennemie. Je me sens bien anorexiquement parlant et il m’arrive d’oublier que je l’ai été. J’ai conservé des problèmes de mastication (et la fibro n’a rien arrangé…), des problèmes digestifs qui font que je digère mal et ne supporte pas de grosses quantités à la fois même si mon estomac a retrouvé une plus grosse taille. Je mange plus souvent et mon apport calorique est le même au final. Je mange plus lentement que les autres, ce qui me pose un souci, parce que j’ai tendance à m’arrêter de manger en même temps que les autres du coup, mais ce n’est pas l’essentiel et je n’en souffre pas. L’important, c’est que je puisse partager mes repas et manger devant les autres, ce qui n’était pas le cas pendant 13 ans. 
C’est un réel combat, oui. Mais pas pour TOUTE une vie. C’est une fatalité de le dire ainsi et je ne veux pas qu’on le voit comme tel… On peut être anorexique chronique et voir le bout du tunnel et j’ai le même espoir pour celles qui connaissent davantage la boulimie, celles qui sont hyperphages ou celles qui se font vomir sans cesse. Rien n’est figé, promis… je ne pensais pas le dire, avant ces 2 dernières années et pourtant la réalité est telle qu’elle est. Chaque main tendue est un pas vers la guérison. On peut faire des rencontres, que ce soit médicales, amoureuses, amicales, qui font que tout peut basculer et nous entraîner vers autre chose que cette mort à petit feu. Alors, oui, c’est très dur et on souffre énormément, tant sur les plans physiologiques parce que l’appareil digestif doit se réhabituer et parfois, à force qu’il soit douloureux à chaque prise alimentaire, on en arrive à ne plus vouloir manger, mais il faut persister. C’est une sensation qui va disparaître au fur et à mesure. La tête, souvent, va contre nos envie d’en sortir et c’est un duel perpétuel. C’est une maladie à part entière, dont le chemin est très long…  mais on peut arriver à vivre bien mieux, en la laissant de côté. Et c’est un combat qui mérite d’être vécu. 
Pas TOUTE une vie… Au-delà d’un espoir à faire passer, c’est un espoir de guérison et de vie. Une réalité. MA réalité.
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Mes moments d'évasion

Quand les rêves se réalisent

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Pour l’anniversaire de mon meilleur ami, on va l’appeler S., ce sera plus simple, parce qu’il risque de revenir souvent, dans ce que j’écris, je lui ai offert un baptême en parapente. Egoïste comme je suis, j’ai prétexté que c’était pour fêter non seulement son anniversaire, évidemment, mais aussi parce que ma ptite nièce était née le même jour que lui, cette année à mon grand bonheur et qu’il fallait fêter tout çà dignement ! Ma ptite nénette qui naît un 6 août comme celui qui me supporte en amitié depuis 5 ans, c’était à fêter, après avoir pleuré comme une madeleine, tant j’étais heureuse, déjà de la naissance de ma ptite Eva, mais aussi de ce ptit signe du destin (oui, je vois des signes partout, il faut que je me soigne…). En fait, c’était, j’avoue, surtout pour réaliser un de mes rêves, que je voulais partager avec celui qui m’est si proche : me balader dans les airs accrochée à une vulgaire toile. C’est lui qui s’est occupé de trouver l’endroit : Signes, un joli coin du Var. Le vol a été reporté plusieurs jours de suite, à cause du temps. Trop de vent, pas assez de vent, pluie, trop de soleil et pas les bons nuages du coup argghhhh….. bon, bref, nous voiçi enfin partis, un lundi d’octobre. Il s’était assuré auprès de l’association, si je pourrais voler, en étant toute cassée, puisqu’il faut courir au début et que courir et moi, on fait 2 (voire 3…) depuis 4 ans. Par chance, ils organisaient des baptêmes pour personnes handicapées sur fauteuil roulant (comme dans Intouchables :-)), donc, autant dire que pour me faire partir, moi, avec mon léger handicap, ce serait du gâteau, ce qui m’a bien soulagée de le savoir, parce que j’angoissais à l’idée qu’on me dise là-haut que ce serait trop compliqué de me faire voler. 
Une ptite 1/2h, qui m’a paru 3h :-s, en camionnette. Un chemin pour arriver au sommet, scabreux à un point…. J’étais assise devant avec les 2 moniteurs, il y avait des apprentis parapentistes qui apprenaient à sauter et qui n’en menaient pas large et S. tout derrière, que je n’entendais plus bizarrement. J’ai cru que l’arrière de la camionnette avait perdu ses roues, dans l’aventure, vue les tournants un peu « raides :-s » et que du coup, on l’avait perdu en route, le pauvre. Et à un moment donné, il a fallu sortir de l’engin, pour que le moniteur-chauffeur puisse se décharger du poids, pour faire avancer le tacot et je me suis aperçue que S. était toujours là, un peu plus pâle qu’en montant, mais quand même là oufff 🙂 On remonte dans notre fabuleux carrosse et le moniteur me montre le sommet (loin loin très très très loinnnn et encore très hautttt). J’ai répondu « ahhh ok… » il a dû penser que j’étais impressionnée par la hauteur d’où on sauterait, mais en fait, j’étais en train de me dire « put***, il nous reste encore tant de chemin à faire avec leur engin de malheur ?? » Pour le coup, j’en ai perdu ma peur de sauter, pour me concentrer sur ma peur de me tuer en camionnette… Moui, à chaque moment, sa priorité… :-s
On a fini par arriver, entiers, enfin presque… Ensuite, tout s’est passé vite, la voile était montée et placée, j’avais un super harnais autour des cuisses, un casque dont S. s’est régalée à dire « ahahaha tu ressembles à un Playmobil » tout en me prenant allègrement en photo… un moniteur s’est placé devant moi, pour me tenir par les mains et tirer au maximum de ce qu’il pouvait, pour m’entraîner vers le bas (dit comme çà, c’est pas très gai, mais, je vous assure que c’était super) et pour que je puisse garder mon équilibre, au moment où le vent s’est engouffré dans la voile. Le 2ème moniteur qui devait me supporter une 20taine de mns dans les airs, me poussant derrière et courant lui-même un peu plus, pour compenser. 
Et d’un coup, mes jambes n’étaient plus sur le plancher des vaches mais au milieu des z’oiseaux wouahhhh, quelle sensation ! C’était génial 🙂 Libre comme l’air, toute légère, installée sur les cuisses du moniteur (non on ne s’imagine pas n’importe quoi oh ! çà peut devenir éventuellement un fantasme, pour s’envoyer en l’air, le parapente, mais va falloir revoir un peu certaines choses quand même, parce que tel quel, ce n’est pas le top pour jouer à suivre les positions du Kamasutra :-p). Il prenait des photos, tout en naviguant, papotant et quand on est là-haut, c’est un peu comme dans l’eau, on ne sent pas son corps, du coup, pas de douleurs. Et pas de vertige à avoir, pour les personnes qui pourraient l’avoir, ce qui n’est pas mon cas en général, mais il m’avait quand même rassurée en me disant que je ne l’aurais pas, au cas où. On a seulement le vertige, quand les pieds sont au sol, tout en regardant dans le vide. En parapente, on peut regarder, le bas, tant qu’on veut, la sensation vertigineuse qu’on peut avoir au-dessus d’un bâtiment par exemple, n’existe pas, puisque nos pieds sont largement hors du sol. C’est bon à savoir, pour les personnes qui auraient peur de faire du parapente et qui passeraient à côté de ce chouette moment, par crainte d’avoir le vertige ;-).
J’ai adoré ce moment, les ptits guiliguilis à l’estomac, à chaque virage qu’il prenait pour suivre le mouvement du vent dans sa voile. Les beaux paysages, cette sensation de liberté qui me manque tant parfois et ce sentiment que plus rien d’autre n’existe, à part nous et cette voile qui nous maintient accrochée dans les airs. J’avais peur du décollage, parce que je savais que je ne pourrais pas aider le moniteur à partir et que j’étais un poids en plus du sien, mais je n’avais pas pensé à l’atterrissage par contre….. Mon Dieu, quand il a commencé à descendre et que j’ai vu le sol se rapprocher étrangement de moi, j’ai eu un moment de panique, du genre « naannnn je veux pas descendreeeeee, laisse moi tranquille, remonte merdeeee !!!!! ». Il me disait de me tenir droite, mais mon ventre a préféré suivre l’attraction terrestre et se vautrer proprement dans la poussière oups… :-s Bel atterrissage qui aurait mérité une photo que j’aurais gardée soigneusement pour moi, histoire de conserver le peu de dignité qui me restait, à me dépoussiérer et à dire  » pffttt désolée pftt  » tout en crachant le sable que j’avais avalé hihi ! Halala un grand moment. S. est arrivé peu de temps après moi (il avait déjà sauté 1x quelques mois avant, donc il était habitué, lui, à l’atterrissage -dit t-elle discrètement pour se donner des excuses au vautrage en beauté :-p-), le moniteur nous a mis nos belles photos sur ma clé usb et notre moment de magie s’est fini, à se réchauffer dans la voiture de S. en revenant, tout en parlant de ce qu’on avait ressenti et la chance qu’on avait eu avec le temps qui s’était gâté entretemps et était devenu frisquet.
Et voilà, un rêve réalisé, au moment où je ne pensais pas qu’il serait possible. Moralité, rien n’est figé et il faut se donner les moyens de réaliser ses rêves, parce qu’ils peuvent être accessibles, même quand on ne le croit plus. Ne jamais fermer complètement les portes à ses projets… 😉
Bon w-e de la part de ptite Delph qui aime s’envoyer en l’air et atteindre le 7ème ciel 🙂
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J’avais le soleil en pleine tronche, je suis chouette les yeux fermés et mon casque de Playmobil, mais comme je disais, j’étais bien installée hein !:-D
Mes moments d'évasion

Week-end idéal

 

Samedi, petite virée avec le meilleur ami, au Col de la Gardiole. Marseille est entourée de Calanques, dont celle d’En Vau, où on était descendus, une fois par ce col, déjà. Je suis sensée être sage comme une image pour ne pas me dépenser trop, mais le problème, c’est qu’à chaque tournant, on se demande ce qui nous attend, surtout que ni lui, ni moi ne connaissions ce chemin là. Il est du genre à me surveiller et à me dire « Delph, stop, çà fait trop, tu vas plus pouvoir bouger après ». Parfois, je m’énerve en lui disant que c’est mon corps et que je sens bien si je peux faire telle chose ou pas, mince alors ! Mais ce n’est pas vrai. J’ai tendance à dépasser mes limites et non, je ne sais pas trop ce qui est bon ou pas pour mon corps, sans souffrir pendant 1 semaine après telle activité. 
Mais là, exceptionnellement, vue qu’on était curieux tous les deux, d’où on allait aboutir, subitement, le curieux m’a autorisée à continuer et mon comportement a déteint sur lui : « allez après ce tournant, on s’arrête et on retourne » etc etc etc….  et les 500m qu’on devait faire « pour ne pas payer », se sont transformés en bien 4kms et j’étais aux anges de pouvoir marcher, dans les collines, à l’air, au soleil, avec un tout léger vent juste comme il fallait, pour se sentir bien. Les arbres sont encore bien verts du fait qu’on sort de l’hiver, la mer au loin, la roche de toutes les couleurs. LIBRE, tout simplement… Une belle après-midi, qui m’a fait me sentir comme avant et çà, moralement, c’est précieux. Le lendemain, je suis restée tranquille chez moi, à lire sur mon balcon, à somnoler avec Happy installée sur moi, à naviguer par ici. Et le week-end était passé. Un bon week-end d’amitié, de liberté et d’air pur.
Un petit aperçu, pour vous emmener un peu avec moi et apporter du soleil et un peu de chaleur, à celles qui sont encore dans la grisaille et la pluie.
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Le coin musique

The Voice

Il y en a un paquet pourtant d’émissions sur les nouveaux talents, les chanteurs nouvelle génération, mais en général, je me lasse au bout d’un 1/4 d’h et baille aux corneilles (souvent, j’adore davantage les séquences qu’ils font avec les ratés, parce qu’ils me font rire, en bonne moqueuse que je suis :-p). Mais The Voice, je suis assidue. C’est la faute de Garou tout çà, en grande partie, parce qu’il faut bien avouer qu’il me fait craquer autant physiquement que vocalement ^^ et quand il serre contre lui, les personnes qu’il choisit, purée, j’ai les larmes aux yeux et je me dis « mais pourquoi je chante comme une casserole et que du coup, si je ne veux pas faire partie des séquences de ratés, vaut mieux que j’évite de présenter ma mini voix de canard cassée, dans n’importe quelle émission, mais je rate les câlins de Garou, sniffff 🙂 ». Il me touche ce grand blond au grand coeur, avec son côté chaleureux.
Par contre, la Jenifer, je ne peux pas la piffer. C’est physique, je ne sais pas, je la vois et j’ai envie de faire passer la télé par la fenêtre. Je me demande ce qu’elle fiche la et ne trouve pas qu’elle soit la meilleure chanteuse pour faire partie d’un jury, si ? (rrohh suis langue de vipère parfois, mais çà vient du coeur. Elle m’énerve)
Je me pose une question un peu bizarre, quand je les vois, tous les 4. Ils portent les mêmes habits depuis 3 samedis qu’on les voit, non ? Pourraient changer un peu, je les trouve de moins en moins frais au fur et à mesure. Dans 2 semaines, on retrouve Garou avec un bouc et Louis Bertignac avec sa chemise de plus en plus ouverte. Alors la Jenifer que je ne peux pas voir déjà comme çà, quand je la vois en plus avec sa robe beige kaki avec bavette que je trouve moche, naannnnnnnnn !!!!!!
Je vous laisse, je vais lorgner Garou et me rincer l’oeil 😀
Sinon, j’ai mon voisin du dessus qui, lui aussi, semble s’entraîner pour une émission du même style, mais dans un genre plus « boum boum »… tous les soirs, jusqu’à parfois minuit. Je vais lui faire avaler sa sono un de ces 4 ! (et son préservatif usagé, tombé un jour par mégarde sur mon balcon….)


Des combats qui me touchent

Reprise…


Hier, après un immense arrêt de travail, à cause de tous ces problèmes de santé qui se sont accumulés dans ma ptite trombine et ce truc qui pend après (je crois qu’on appelle çà un corps… oui il m’arrive de l’avoir si douloureux, que je l’appelle le « truc »), la MDPH avait mon dossier depuis un an dans ses tiroirs et a fini par le dépoussiérer pour m’envoyer dans un Centre de Rééducation Professionnelle, pour y suivre un module accueil-bureautique. Ma réorientation ayant été refusée (j’avais demandé une formation pour faire auxiliaire de puériculture, parce que mon rêve, c’est d’être avec des enfants, parce que je pense que ce sont les seuls qui arrivent à me faire me sentir telle que je suis réellement, alors qu’avec les adultes, le contact est plus difficile, pour la grande timide que je suis et puis les ptits bouts de chou m’apportent beaucoup de bonheur). Mais bon « au vu de vos problèmes psychologiques et physiques, il nous est impossible de répondre à votre demande »… du coup, je suis repartie dans le secteur tertiaire avec davantage de secrétariat qu’avant (assistante comptable dans une autre vie lointaine. J’avais fait un BEP, un BAC STT et un BTS, tout en compta). Maintenant, je rame pour tenir ma propre compta, alors gérer les bilans de plusieurs entreprises, c’est pas gagné… et puis avec tout ce que j’ai vu dans les hôpitaux ces 4 dernières années, j’ai besoin de me tourner vers les autres. A terme, si je pouvais trouver un mi-temps dans un centre médical ou médico-social comme secrétaire, çà me plairait.
Alors pendant 6 mois (dont 5 semaines en entreprise), je serai dans ce centre, à essayer de reprendre confiance en moi, de pouvoir savoir où en sont mes compétences et surtout, gérer au mieux les maladies et trouver un emploi adapté, à la fin. Rééducation porte bien le nom effectivement.
J’y vais 5h par jour, ne pouvant pas assurer un temps plein et 5h, c’est déjà beaucoup pour le côté fibromyalgique…. je décroche vite, ma mémorisation est quasi nulle et ma concentration se barre en vacances quand il ne faut pas, la vilaine ! Et mon corps ne suit pas bien, il hurle… Mais bon, je vais m’accrocher et comme c’est un module adapté à chacun, on est 6 dans le groupe, à avancer à notre rythme. 
Le parcours du combattant pour tenter de reprendre une activité professionnelle tout en conciliant le mot « handicap ». Chaque étape de franchie, que ce soit dans ce genre de centre ou Cap Emploi (le Pôle emploi pour les personnes qui ont la reconnaissance de travailleur handicapé), est un combat, à elle seule pfiou…. C’est long, on n’est jamais sûre d’être dans la bonne voie, ni où çà aboutira vraiment, parfois on a l’impression de ne pas avancer et pourtant, si… le tout, c’est d’avancer quelque soit l’allure et de ne pas baisser les bras… pas toujours évident de continuer parfois… C’est en théorie tout cela. En pratique hum… heu… oups, il faut que je vous laisse d’un coup… bye bye :-p
Mes petits et grands bonheurs

Happy

Happy est une chatte, une « bête » (elle est loin d’être bête, la coquine :-)) comme on appelle ces boules de poils montées sur 4 pattes. Pour moi, au-delà d’une « bête », elle est une amie précieuse. Que je pleure ou que je ris, elle est toujours pareille et ne me juge pas. Elle a 6 ans, je l’ai récupérée il y a 1 an, à la spa. Un véritable coup de coeur. C’est ma ptite compagne de route, comme je l’appelle, elle me fait des câlins, se couche sur moi dès qu’elle me voit allongée, griffe quand je veux la brosser et qu’elle n’a pas du tout envie de passer sous les mains de la coiffeuse TiteDelph (je compatis, parce que j’ai beau être remplie de douceur, quand ses poils s’emmêlent, c’est un peu la galère, la pauvre… je ne sais pas si je dis « la pauvre » pour elle ou pour moi, vue parfois l’état de mes mains griffées :-s…), miaule quand elle réclame des câlins ou qu’elle en a marre d’en avoir (le ton devient un peu plus vif dans le second cas et il vaut mieux se desserrer si on tient à rester entière). Elle a son caractère et sait ce qu’elle veut. Je l’aime à la folie, suis gaga. Mais je lui en fais voir de toutes les couleurs parfois, je la taquine, je joue la photographe alors qu’elle n’a pas du tout envie de poser. Bref, suis chiante, quoi, mais j’assume les coups de griffes qu’elle donne en réponse, l’air de dire « tu me casses les bonbons avec tes photos, non mais oh !! » ^^ Quelques photos du tigre.
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Des blablas de toutes sortes

Tag

Allez, un ptit tag, piqué chez Mémy, pour apprendre à connaître mon ptit caractère bien tordu :-p

1 – Imaginons que tu ouvres un parc de loisirs. Ce serait quel genre ? 
Un endroit avec beaucoup d’eau bien claire, je me vois bien l’installer au bord de l’Océan Indien, des immenses toboggans, des coins à découvrir sous l’eau, des jeux de cache-cache dans l’eau, des recherches de trésor, des simulations de piratages à l’abordage. Cà ne fait pas trop parc de loisirs, si ?? :-s ^^
2 – Demain tu décèdes. Iras-tu au paradis ou en enfer ? 
Au paradis, bien sûr, je suis toujours sage comme une image, je le vaux bien !!!! Bon, en fait je ne suis pas trop croyante, mais je crois en ce qui m’aide. Les anges, les anges gardiens etc…
3 – Que feras-tu le 21 décembre 2012 (date de la fin du monde) ?
Je dirais à tous ceux que j’aime, que je les aime et leur répèterais jusqu’à ce qu’on finisse par clapoter tous ensemble, main dans la main. Et la câline que je suis, se mettrait dans les bras de chacun, pour les serrer très fort une dernière fois
4 – Je te dis que j’ai pas le moral, et que je m’invite chez toi pour l’apéro. J’arrive dans les 30 minutes. Qu’est-ce que tu me prépares de bon ? (boivage et mangeage)
On commencerait par des ptits biscuits apéro avec un ptit cocktail (sans alcool, je suis contre l’alcool) et après un bon plat de sushis. Rien de tel pour remonter un moral en berne 🙂
5 – Si tu ne devais mettre qu’une seule chanson dans ton lecteur mp3, ce serait laquelle ?
« Brothers in the arms », Dire Straits. Chanson symbolique qui m’a suivie pendant une hospitalisation que je redoutais. Elle me fait penser à ceux que j’ai perdus dans ce combat contre le mal-être, faut pas me demander pourquoi, tout ne s’explique pas vraiment…
6 – Si tu étais un/une indienne d’Amérique, quel serait ton nom (style… plume de gnou des fourrés, tu vois) ?
Vieille croûte ébouriffée (je sais c’est charmant et très poétique :-p)
7 – A quel jeu télévisé voudrais-tu jouer, et pourquoi ?
« Attention à la marche » peut-être. J’adore Jean-Luc Reichmann que je trouve sympa
8 – Si tu ne devais acheter tes fringues que dans une boutique ou chaîne de boutiques, ce serait laquelle, hein hein ?
Mim, H et M, Camaïeu (suis cuite quand il faut parler shopping et vêtements !)
9 – Préfères-tu manger (en une seule fois) : 2 kilos de saucisses Knacki, ou 2 kilos de macarons, ou 2 kilos d’huîtres ?
Mon estomac est assez petit. Les huîtres, c’est exclu, beurkkkk…  je ne peux pas prendre 1kg de Knacki et 1kg de macarons ???
10 – Quelle torture préfères-tu subir : recevoir de l’eau dans la bouche à la limite de la noyade, ou te faire cramer les pied au tisonnier, ou te faire enfoncer des clous dans les bras et les mains ? Et pour te montrer comme chuis sympa regarde ce qu’ils faisaient de chouette à l’Inquisition. Je suis méga gore là looool
Je tente le cramage d’orteils… sadique va ! ^^
11 -Quel personnage de Walt Disney (dessin animé) voudrais-tu pour ami, et pourquoi ?
Minnie, parce que j’adore sa bouille et elle a toujours de jolies chaussures dont je suis souvent jalouses 🙂 Et puis, elle a une aussi petite voix que moi, déjà un point commun entre nous ^^