Mes moments d'évasion

Des graff’ à Marseille – Festival street art

Je me souviens que j’avais déjà écrit un post sur le street art marseillais, lors de l’attentat à Charlie Hebdo, parce que Cabu a une belle place dans une rue de ce quartier artiste. J’apprécie son ambiance, comme j’avais pu le dire à l’époque. Il y a eu un festival il y a 2 semaines. Des graffeurs qu’on pouvait voir à l’oeuvre. J’y ai été… mais dû revenir… Je ne sais pas ce que j’ai fabriqué, il a fallu les chercher déjà et apparemment j’étais un peu trop tôt, du coup, j’ai marché et en voulant revenir sur mes pas parce que je me sentais épuisée, me suis rendu compte que remonter la rue était impossible pour mes jambes. Donc j’ai continué comme si de rien n’était en priant pour entrevoir une bouche de métro le plus vite possible… Bref, c’était une expédition et je suis rentrée énervée, frustrée et épuisée pour rien finalement… Mais je laisse rarement un défi fibro gagner, alors dimanche je suis repartie et refait le chemin. Je n’ai pas trouvé tous les murs qui avaient été recouverts le week-end précédent, mais suis tombée sur des graff’ que je n’avais pas encore vus, alors j’étais contente et les autres seront un jour trouvables au détour d’une rue.

Grâce à ce festival, j’ai découvert 2 graffeurs dont j’aime beaucoup le travail. Deuz, marseillais et Dire, aixois. En cliquant sur leurs noms, je vous envoie vers leurs pages facebook, si le coeur vous en dit d’avoir un plus grand aperçu de leurs oeuvres. Ils « travaillent » davantage les corps, les visages et leur expression et ce qu’ils font est, à mes yeux, époustouflant. 

Je vous laisse avec les photos prises l’autre jour. Comme d’habitude, pour voir les photos en grand, il suffit d’ouvrir la 1ère et le reste suit 🙂 Bonne visite murale du Cours Julien, dans le 6ème arrondissement de Marseille. J’y vais toujours le dimanche matin, déjà parce qu’il y a moins de monde, mais surtout parce que les boutiques sont fermées et on peut voir les graff’ sur les volets :p

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Les projets des copinettes

Les murs de Marseille – Instantanés Singuliers

Un petit post pour ma participation comme chaque mois, aux « Instantanés Singuliers » de ma chère Marie. Le thème de ce mois est « Les murs de votre ville ». Je n’ai pas pu sortir pour prendre de nouvelles photos, donc j’ai puisé dans mes petites archives et choisi les photos, qui à mes yeux, représentent le mieux Marseille.

Marseille et ses murs en pierres, qu’on trouve dans toutes les fortifications, monuments et souvenirs d’un autre temps et qui ont traversé des siècles et des siècles (la vieille charité a été construite au XVIIème siècle et le Fort St-Jean a vu vraiment le jour au XVème siècle. Des murs qui font la richesse culturelle et historique de la ville. Parmi tant d’autres et plus anciens encore.

 Des murs fleuris au détour de jardins, bien nombreux aussi au sein de la ville

Des messages en version street art, faits par des artistes dont j’aime voir les oeuvres, peuplées nos murs. Des messages d’amour, de haine, de bonheur, de malheur… des souvenirs aussi, gravés dans les murs à jamais j’espère (ma crainte est toujours qu’on repasse par-dessus et que les tags disparaissent. J’aurais l’impression qu’on ferait taire son auteur aussi).

 

Des feuilles placardées sur des murs salis, un Adieu j’ai supposé. J’avais les larmes aux yeux de lire ces mots en face d’une benne à ordures, dans une minuscule rue, mais assez visibles pour qu’on arrive à les voir malgré tout. J’y ai lu tellement de solitude, comme un dialogue interrompu trop tôt, pour des propos qui avaient besoin d’être encore partagés. Sa façon à lui ou à elle, de voir le monde, dans ce quartier d’artistes, qu’est le Panier et un « Christian » qui semble manquer…

Des noms de rues parfois difficiles à trouver parce que ce sont des impasses biscornues et minuscules aux consonances bien douces et qu’on a du coup envie de découvrir tant bien que mal et arrivée sur place, on s’aperçoit que des choses ont été rajoutées ou modifiées. Des malheureux en amour ont choisi de croire davantage en l’amitié et on fait de ce coin leur symbole personnel. C’est comme çà que la « rue des amoureux » devient gravée plutôt « rue des amis » qu’on aura du mal à trouver sur un plan du coup 🙂 Des murs qui entourent des quartiers devenus finalement des villages et où les habitants se connaissent, parce qu’ils sont un peu en dehors de la vie de la ville, loin de tout, ils se sont construits leur propre vie, jusqu’à se donner le droit d’enlever des plaques de rues et de graver autre chose ^^

Ce sont nos murs. A travers les âges et les quartiers qui ont chacun leur âme. Les murs respirent l’esprit des gens qui y vivent ou qui s’y sentent assez bien pour y laisser leurs traces. Les murs vivent, nous entourent, nous protègent, nous font rêver, nous font prendre conscience de certaines choses, nous rappellent que des pierres existent depuis des siècles et des siècles. Je me sens toujours petite et impressionnée devant tous ces murs bien solides, avec chacun leur histoire plus ou moins récente, en tout cas. Et je les aime, ces murs.

Des combats qui me touchent

Street Art au Cours Julien – Marseille

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Cabu – Rue Bussy l’Indien, 6ème arrondissement

Le Cours Julien est un quartier où il n’y a pas mieux comme symbole de liberté d’expression, à mes yeux. Couleurs, musique, bars où sont donné des concerts de toutes sortes, terrasses animées et colorées et surtout street art. Artistique et bohème. Des murs peints à longueur de quartier et aux petites rues alentour. J’ai d’ailleurs pris goût à cette forme d’art, dans ce quartier, parce que je n’en avais jamais vu avant d’y aller me balader pour la première fois. C’est çà qui est magique à Marseille, comme je pense avoir déjà eu l’occasion de le dire dans d’autres posts. Le mélange des cultures, des pensées, des façons de vivre. On peut passer de la couleur à la noirceur en une station de métro. On peut même changer de pays entre deux stations aussi.

Depuis le 7 janvier, Cabu figure dans une de ces rues. Fier, il a pris sa place sur un des murs. Magnifique et tellement réaliste, il est là… et quand on le voit lui, on voit tous ceux qui sont partis en même temps que lui, ce jour-là. L’artiste qui a réalisé ce tag est un phénomène, pour moi qui ne sais pas dessiner un petit bonhomme à mes nièces 🙂 

J’en ai fait une vidéo pour que tout soit rendu un peu plus vivant de ce quartier qui l’est tant. A notre liberté d’expression. En la mémoire de tous ces êtres disparus… tant qu’on continue à s’exprimer, c’est qu’on tient debout… Quelque soit la façon de dire les choses…


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Station métro « Notre Dame du Mont »

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Un petit complément en musique en vidéo (vous verrez dans l’intro, à quel point je ne sais pas mentir… j’ai eu un ptit bug, mais au moins je suis naturelle ^^)