Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #35

Mes petits yeux sensibles ont adopté Lulu Castagnette, même si les verres sont foncés et que je n’ai pas l’habitude

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 00h27

Fatigue : je fais concurrence à la Belle au bois dormant

Humeur : il m’arrive d’avoir souvent les larmes aux yeux pour un rien, pour un tout… et parfois je sens la vie se rallumer en moi au contraire. J’ai du mal à me suivre, en gros. 

Estomac : purée de carottes et pommes de terre et un bol de glace fraises avec des morceaux de meringue (ne pas avaler le litre d’un coup… ne pas avaler le litre d’un coup… ne pas avaler le litre d’un coup… non non aaahhhhh !!!)

Condition physique : des soucis de hanche qui m’empêchent d’être bien assise, debout, couchée, du coup je suis toujours en train de bouger. Il faudrait en gros que je sois assise pour certaines douleurs, couchée pour en soulager d’autres et debout… non pour rien en fait.

Esprit : je recherche une nounou pour ma Happy pour la 2ème semaine de mon absence et j’angoisse, j’aurai une réponse demain, qui sera positive j’espère… j’ai toujours l’impression de l’abandonner ma minette alors quand en plus je galère à trouver, je me donne la sensation d’être une mauvaise « maman »

Culture : je lis le livre de Cristina « Une carte postale du bonheur », j’essaie de le savourer pour ne pas la quitter trop vite, j’admire décidément ces petites mains capables d’écrire des romans. Côté films, je me suis fichu la frousse avec « la malédiction Winchester » et j’ai passé un bon moment avec Alexandra Lamy et Franck Dubosck avec « Tout le monde debout » 

Penser à : continuer le tri et le rangement. J’étais tellement contente d’avoir enfin pu trier mon armoire que je l’ai laissée ouverte côté penderie et côté casiers pour admirer le résultat et me motiver à ce que tout le reste ressemble à ça (non je rigole, mais tout juste ^.^)

Avis perso : les gens régressent… j’ai parfois la sensation de retourner au Moyen-Age devant leurs comportements égoïstes, nombrilistes, irrespectueux. Je sais bien que tout le monde n’est pas pareil et heureusement, mais la société en général m’écoeure et ce n’est pas la victoire des bleus (enfin plutôt les dégâts laissés ensuite) qui m’ont réconciliée avec elle cette semaine

Message perso : j’ai besoin de vous…

Amitié : la semaine prochaine j’espère bien, avant que je parte avec J. rejoindre toute ma famille dans les Landes le lundi suivant

J. : on continue notre chemin ❤ 

Compagne de route : elle adore son carton où était ma veste de moto, la dorsale à insérer dedans pour protéger ma colonne et ma paire de gants. Assez grand pour que tout son gros cul puisse être couvert par le soleil, parce que je l’ai installé sur le balcon, il lui sert d’auvent, de parasol, de cachette anti-mistral ^^ Sinon elle se couche près de moi, mais ne me colle pas parce qu’elle doit avoir chaud. Jamais loin ma compagne de route. 

Divers : rien de spécial. Je vais retourner profiter de mon balcon, parce que la nuit, l’été, c’est le moment le plus agréable côté T° et bruits de la rue (sauf quand des voitures se font cramer devant l’immeuble hum). Je regarde le ciel, la lune, les étoiles, notre dame de la garde même si elle s’éteint à minuit, elle reste à portée de yeux malgré tout.

Courses : hier matin dans un autre supermarché où j’ai essayé de changer un peu mes habitudes.

Sortie : demain pour aller chez J. Il part dans sa famille à Nantes (peut-être une future ville de déménagement qui sait…) pendant une semaine avec ses filles, du coup je vais essayer de profiter de lui demain soir et samedi avec lui et ses filles. 

Zic : 

Depuis quelques jours, il y a beaucoup de Vangelis dans mes petites oreilles 

Fin : 00h57

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Des blablas de toutes sortes

Pourquoi je n’écris (n’écrivais) plus

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La photo qui n’a rien à voir, mais en écrivant, je fais un peu comme ce jet, j’explose de toutes sortes d’émotions. Et puis ça me rappelle des beaux souvenirs (Riquewihr, Alsace, Juin 2018)

Je ne sais plus et n’ai pas regardé depuis combien de temps je n’avais pas réellement mis un post, en dehors des Etats d’esprit du vendredi que j’apprécie encore faire, même si je rate des RV. Mais en voyant une vidéo où la jeune femme de la chaîne parlait de ses réseaux sociaux dont l’un d’entre eux où elle disait qu’elle aimait y mettre tout ce qui la représentait et que c’était fourre-tout, dans ma tête, une petite ampoule s’est éclairée et m’a fait comprendre que c’était peut-être l’origine de mon absence sur mon blog, entre autres. En dehors du fait que souvent j’ai aussi du mal à taper sur mon clavier et que si je ne peux pas répondre aux copinettes blogueuses, au lieu d’avoir la sensation de ne penser qu’à certaines alors que ce n’est pas le cas, même si j’ai fait du ménage, je préfère être absente totalement de la blogosphère. Mon côté tout ou rien… Soit je lis toutes mes blogueuses préférées, soit je n’en lis aucune, parce que ça me donnerait une sensation de  moitié fait que je n’aime pas. Donc mise à part ce côté là, j’ai relevé deux autres choses qui m’ont faites réfléchir, sur le fait que j’étais aussi bloquée tout court pour écrire et que le syndrome de la page blanche était bien incrusté depuis de longs mois. Mais quels sont ces 2 éléments ? 

Le 1er étant l’impression que je n’avais pas ma place au milieu des « influenceuses » Hellocoton. C’est un terme qui est puissant pour moi, un peu trop pour me sentir à l’aise au milieu. Parce que je n’influence rien ni personne, tout comme je ne me laisse pas non plus influencée. Je préfère parler de  personnes que je trouve inspirantes, qui m’apprennent à porter des regards différemment dans certains domaines ou m’aident à y voir plus clair à travers ce qu’elles disent. J’aime ça par contre, les personnes passionnées et inspirantes. Et si je suis restée sur HC c’est davantage pour vous avoir toutes sous la main, malgré une blogroll créée il y a un moment déjà sur mon blog. Qui ne m’est pas accessible si je veux venir vous voir depuis mon téléphone portable, ce qui est vachement pratique quand justement je ne peux pas me mettre trop sur mon pc. Bref, HC est plus simple pour cette raison et puis c’est une plateforme où j’ai découvert de merveilleuses personnes aussi et je ne l’oublie pas. Elle est un peu symbolique de mon passage dans cette vie, dans mes tourments comme mes bonheurs. Il y a 5 ans, lors d’une TS, une cotonneuse avait alerté la police qui avait tout le contenu de mon blog pour me retrouver avec mon adresse IP. Je vois encore le nom d’HC sur les feuilles qu’ils avaient éparpillées sur mon lit pour m’expliquer comment ils avaient retrouvé mon adresse postale. Ils essayaient de me parler pour me maintenir éveillée, en attendant les pompiers qu’ils avaient appelés en voyant dans quel état j’étais. Et à travers le brouillard, j’entends encore « vous avez des personnes qui tiennent à vous, c’est grâce à l’une d’elles et des commentaires de soutien sous vos derniers posts qui sont sombres qu’on a compris que vous étiez en danger ». Et je n’ai pas oublié non plus l’immense soutien que j’ai eu à mon retour. Des mots que j’ai parfois imprimés pour ne pas oublier la personne que j’étais à travers vos yeux puisque je n’arrivais plus à me percevoir à travers les miens. J’ai compris alors pourquoi je n’arrivais pas à partir d’ici et pourquoi j’étais attachée à cet endroit, entre autres. J’ai choisi du coup d’oublier un peu ce terme et de n’y voir qu’une série de vous, de vos mots qui m’ont toujours accompagnée pour le pire comme pour le meilleur. De personnes au grand coeur avec lesquelles je prenais plaisir à échanger avant mon absence prolongée et qui me manquent pour contribuer à mon épanouissement. J’ai besoin de ça pour me dire que ma journée a été belle aussi pour cette raison, de vous avoir lues, d’avoir écrit sur mon blog, sur les vôtres (même si je n’arrive pas à vous lire toutes le même jour), d’avoir appris, d’avoir réfléchi à vos propos. 

Le 2ème élément a été déclenché par la youtubeuse dont je parle au début de mon post, l’autre jour. Elle disait donc que l’un de ses réseaux sociaux était un véritable fourre-tout et qu’elle aimait ce fouillis et de mon côté, j’aime les blogs où on peut y parler de chaussettes comme de produits de soins naturels en passant par des posts humeurs pour finir avec des recettes, des astuces bien-être, yoga, relaxation, bref tout ce que j’apprécie moi-même mais dont je ne parle pas forcément, même si je n’ai jamais eu de ligne éditoriale. A mon stade de pseudo blogueuse du dimanche, j’estimais ne pas devoir me tracasser de ça. Pourtant je suis davantage tournée (du moins mon blog) vers des posts humeurs, parce que c’est une façon d’écrire que je connais peut-être mieux que de parler de films ou de livres ou d’autre chose. Mais il y a un manque et je crois que je suis faite pour vivre dans un fouillis organisé (tout comme c’est dans mon chez moi d’ailleurs, je manque parfois de place, du coup, j’ai un placard où on retrouve des oreillers et couvertures et sur les étagères plus bas, il y a toute ma batterie de vaisselle, ça laisse un aperçu de ce que je veux dire. Bon même si j’avoue qu’en ce moment, c’est un bazar non organisé et que je pense à toi Cécile quand tu m’avais dit d’y aller petit à petit, ce que j’essaie d’appliquer 😉 ). C’est ma façon de vivre et je crois que ce qui me manque pour réanimer la page blanche et la colorer un peu, c’est que je puisse m’y prendre de la même façon. Un peu comme passer mon blog de catégorie Humeurs à Lifestyle. Même s’il y aura toujours mes bonheurs et mes gros bas qui malgré l’amour sont aussi souvent bien là malheureusement. Et entre, il y a celle que je suis vraiment. J’ai toujours voulu qu’on me reconnaisse davantage à celle que j’étais au fond de moi plutôt qu’on se souvienne de moi juste en disant « tu sais celle qui était anorexique » ou « celle qui est fibromyalgique déprimée à ses heures pas perdues ». Je n’étais pas ça et je ne suis pas ça, ce n’est pas ce qui me caractérise en 1er. Je suis avant tout Delphine, Delph, Petite Delph selon les surnoms qu’on me donne ^^ Mon chéri oublie parfois que je ne suis pas dans une forme olympique malgré qu’il voie mes difficultés, mais parce qu’on rit et qu’on fait des activités adaptées, le jour où il m’a dit que pendant un w-e, il n’avait pas du tout pensé au fait que j’étais tout le temps douloureuse, je l’ai remercié. Il me voit moi en premier et ça m’aide, je me suis même sûrement découverte en même temps qu’il apprenait à le faire lui-même. Et je crois que j’ai besoin que mon blog suive ce chemin pour me faire avancer aussi encore plus loin sur le chemin de mon épanouissement et pour me libérer comme je le fais en tant que femme. J’ai besoin d’ouvrir de nouvelles portes en moi, que je voudrais aussi ouvrir par ici pour me sentir encore plus complète, parce que l’écriture a toujours fait partie de celle que je suis et qu’elle me manque aussi. Mais peut-être que jusqu’à maintenant, je me bloquais de parler de choses qui n’avaient rien à voir avec le but premier de mon blog. Sauf qu’il a le même désir (oui il me parle mon blog ! ^^) que moi, de continuer à évoluer, de ne pas forcément fermer les portes actuelles, mais de continuer à en ouvrir d’autres. Toujours sans tabous par contre, quand je parle de ce qui touche de près ou de loin à mes combats passés ou présents. 

Il vous est déjà arrivé de vous bloquer pour écrire parce que ce que vous comptiez écrire n’allait pas dans la direction du thème de votre blog, initialement ? Vous aimez les blogs où on parle de tout ou vous préférez ceux qui ont une « ligne éditoriale » précise pour vous y retrouver plus facilement peut-être, au milieu des autres blogs ? 

Ptite Delph, en mode Lifestyle Freestyle ^^

PS : merci WordPress d’avoir remis l’onglet pour justifier le texte, il m’a manqué lui aussi ! 😀 

Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #34

Ecomusée d’Alsace (Juin 2018)

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 20h49

Fatigue : je crois ne jamais pouvoir écrire que je ne suis pas fatiguée. Ca fait partie de mon package

Humeur : fluctuante. Je passe des rires aux larmes en 2 sec chrono. N’importe quand, n’importe où. 

Estomac : je n’ai pas encore mangé ce soir

Condition physique : il y a eu beaucoup d’humidité, de pluie, j’ai bien trinqué en 2 semaines que je n’ai pas fait les EEV. J’avoue avoir tiré sur la corde ces derniers jours parce que j’avais besoin de sauver mon moral, d’un autre côté, mais je paie chaque pas et chaque geste effectués.

Esprit : un peu comme l’humeur, il a ses moments où il se détraque sans crier gare. Appelez-moi Miss Cogitations ou Miss RumineCommeUneVache

Culture : côté livre, j’ai terminé « Une bonne raison de se tuer » de Philippe Bresson. Le titre ne fait pas rêver, mais il a dépassé le sujet tabou du suicide et il a pu en faire un roman qui n’est pas gai évidemment et qui rappelle que la vie ne tient décidemment qu’à un fil et qu’il suffit d’une étincelle pour faire basculer vers le mieux comme le pire… j’en reparlerai (je n’ai pas déjà dit pour un autre livre ? hum…) Côté musique, j’ai découvert le groupe Cassandre, dont l’un des chanteurs est Florian de la chaîne Paris ASMR dont j’aime tant le contenu et la personnalité… et ses yeux… comment ça je m’égare ? mais non, mais non, on sait bien que mon obsession des regards n’est pas récente ^^ Pas de série cette semaine et pas énormément de films non plus. 

Penser à : faire du rangement à tout prix parce que je ne me sens pas non plus bien dans mon capharnaüm. Mais je souffre de flemmingite aigüe et la fatigue tout autant aigüe n’a pas aidé à trouver la source de motivation (bis…) Et ce coup-çi, je n’étais surtout pas chez moi pour le faire durant une semaine

Avis perso : les retours aux sources font du bien. Je l’aime mon Alsace natale même si je l’ai laissée et quand je me retrouve dans les vignes et au milieu des champs, je me dis qu’on en revient toujours à nos racines, surtout quand on a toute une tribu aimante…  

Message perso : je pense à vous malgré mon absence (re-bis) 

Merci pour votre présence en mp jusqu’à pas d’heure pour m’aider à me sentir mieux…  

Amitié : hier et de l’aide précieuse et de nouveau très vite j’espère 

J. : il me tarde de retrouver ses bras et son odeur et ses yeux justement sauf s’il a son regard qui jette des éclairs comme il sait bien le faire à certaines occasions

Compagne de route : j’ai retrouvé ma Happy hier, pleine de câlins en stock qu’elle n’avait pas pu me faire durant une semaine

Divers : mes parents fêtent 44 ans de mariage aujourd’hui ❤ 

Je participe à un projet sur les troubles alimentaires avec l’association Keys. La fondatrice est une petite nénette de 20 ans qui a écrit un livre sur l’anorexie. Le but de ce projet est un parcours d’éclosion destiné aux personnes souffrant de tca. La 1ère journée effectuée à Paris a eu tellement de succès tant au niveau des participant(e)s qu’au niveau experts (le but est de réunir 7 personnes de différents milieux, esthétique, yoga, coach en développement personnel, chef cuisinier etc pour essayer de changer la façon de se percevoir, de ressentir, de vivre le temps d’une parenthèse autour de ces experts. J’aurais aimé participer à ce genre d’ateliers durant ma remontée des enfers, je pense que ça m’aurait bien plus apporté que certaines séances de psy parfois) que l’idée est de rendre le projet viable dans certaines autres villes

Courses : ce matin

Sortie : demain j’espère avec J. On devait faire une balade en moto mais je juge que mon état n’est pas à tenir dessus. La prudence et la raison contre l’envie et l’inconscience, en gros (ça ne veut rien dire, si ? argh). 

Zic : 

Flo et Pier du groupe Cassandre ❤ 

Fin : 21h17

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #33

La Ciotat entre autres qu’on voit depuis la Route des Crêtes La vue est époustouflante depuis là-haut, on domine tout

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 01h18

Fatigue : l’heure çi-dessus atteste que je dors un peu en décalage quand même et pas beaucoup

Humeur : à cran, un rien m’énerve

Estomac : purée pommes de terre/carottes, blanc de poulet, un pain au choco, récompense hebdomadaire quand je sors du groupe de parole du jeudi.

Condition physique : si je dis humidité, vent, temps instable, on peut répondre ? condition physique au ras des pâquerettes

Esprit : il carbure à une allure cet engin là… je cherche en vain le bouton off…

Culture : côté livres, j’ai lu Le Vestibule des causes perdues. Un livre dont j’essaierai de parler parce que c’est sur le chemin de Compostelle et des liens qu’on peut y créer. J’ai bien aimé cette lecture. J’ai commencé la saison 2 de « 13 Reasons Why ». On a été voir le dernier Avengers au ciné et c’était sympa. Moi qui n’aimais pas les super héros, je me surprends à aimer. A la bibliothèque, j’ai pris les 3 tomes des Joséphine de Pénélope Bagieu

Penser à : faire du rangement à tout prix parce que je ne me sens pas non plus bien dans mon capharnaüm. Mais je souffre de flemmingite aigüe et la fatigue tout autant aigüe n’a pas aidé à trouver la source de motivation

Avis perso : si on ne communique pas ou pas assez, voire plus du tout, on n’avance pas, au contraire on recule. Ce n’est pas toujours simple de mettre des mots sur ce qu’on veut pour que la personne en face de nous comprenne, mais le silence est encore plus mortel… 

Message perso : je pense à vous malgré mon absence (bis) 

Merci pour votre présence en mp jusqu’à pas d’heure pour m’aider à me sentir mieux…  

Amitié : hier et très vite de nouveau j’espère. Toujours de bons conseils, quand de mon côté je ne perçois plus certaines situations de façon bien objectives. Et l’avantage c’est de bien me connaître aussi, de savoir comment je réagis. C’est précieux des amitiés comme ça. 

J. : la communication donc….

Compagne de route : toujours près de moi, elle veille

Divers : j’ai arrêté la pilule depuis la dernière fois, ça a été dure à se remettre en place mais je crois que mon corps a éliminé enfin le peu d’hormones qui avaient eu le temps de se libérer. 

Le w-e dernier j’ai pu faire une balade en moto avec J. et c’était génial, plus il y a de virages, mieux c’est. 6 ans que je n’étais pas montée

Courses : je finis ce que j’ai parce que je pars mercredi chez mes parents

Sortie : normalement je suis chez J. ce w-e

Zic : 

J’aime beaucoup cette chanson de Florent Pagny. Ses paroles sont tellement justes. « on ne connait jamais son destin… personne ne connait sa route… et c’est la beauté du doute… » Le clip est très touchant et bien réalisé. 

Fin : 01h40

Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #32

Il y a 3 semaines, c’était encore des graines, mes pois de senteur ❤ Chaque matin et au cours de la journée, je fais le tour de mes fleurs semées pour voir si je vois une fleur apparaître. C’est fou ce que la nature est capable de faire à partir d’une minuscule graine

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 14h04

Fatigue : très fatiguée, voire épuisée

Humeur : pas très bonne, un rien m’énerve, je suis irritable

Estomac : pain grillé, blanc de poulet, salade carottes/céleri, 2 choco bn, un déca

Condition physique : lamentable. Ca fait 2 jours que je suis allongée à avoir le corps qui ne tient plus la route

Esprit : un peu trop rempli à mon goût depuis une semaine. Je cogite, tu cogites, elles cogite… mode rumination activé

Culture : côté livres, je lis « le palais de glace » de Tarjei Vesaas. C’était une auteure norvégienne et j’étais curieuse de connaître leur littérature pour changer. Côté séries, je regarde « Life Sentence » et j’attends que la saison 2 de « 13 Reasons why », soit dispo en streaming. Elle est sortie complètement sur Netflix ce matin. Côté films, j’ai regardé la promesse de l’aube, garde alternée, the girl in the book, Stéphanie

Penser à : trier mon armoire pour intervertir vêtements hiver/vêtements été. J’ai mis un tee shirt jusqu’à maintenant. 2 jupes, dont une fois, ô miracle, sans collants. Je suis frileuse mais quand même, ça fait pitié ce temps douteux et dont les T° ne sont pas beaucoup élevées alors qu’on arrive fin mai déjà. 

Avis perso : je ne sais pas combien de temps j’arriverai encore à rester sur Hellocoton. Le terme Influenceuses me gêne. Je ne me considère pas comme telle, alors est-ce que j’ai toujours ma place sur cette plateforme. Maintenant on utilise ce mot à tout va. Je ne me laisse déjà pas influencée moi-même. Il y a des personnes que je trouve inspirantes, mais pas au point de parler « d’influence ». C’est quelque chose de trop fort. Sauf si je n’ai pas bien compris le sens du mot dans ce contexte là.

Message perso : je pense à vous malgré mon absence (bis) 

Amitié : il y a 2 jours et ça faisait du bien au milieu de mon corps et de mon esprit en vrac. Et j’espère très vite de nouveau 😉 

J. : il a des attentions qui me touchent, mais je crois qu’il ne réalise pas toujours mon état ou ne veut pas le voir et ça me pose quelques questions… 

Compagne de route : sent bien que ça ne va pas, elle par contre et est toujours collée à moi. Quand je me réveille la nuit, je la vois au-dessus de mon visage, ses yeux gros ouverts qui me regardent, l’air de dire « pas de blague hein, tu respires ??! »

Divers : j’ai repris la pilule, une microdosée, il y a 15 jours. Depuis j’ai des règles en continu à la limite de l’hémorragie l’autre jour, avec migraines, maux de ventre, avec une humeur exécrable et une sensation que ma fragilité côté dépression en prend un sale coup. Je crois que mon corps n’est pas fan de recevoir des hormones… ça me mine le moral… surtout pour ce qu’il y a à protéger, vue l’immense fertilité qu’on a découvert en faisant des analyses (c’est ironique)… Bref.. 

Courses : frigo et placards remplis depuis mardi alors que c’était archi vide

Sortie : normalement je suis chez J. ce w-e

Zic : 

J’écoute beaucoup ce groupe découvert il y a quelques années, depuis 2 semaines. Surtout leurs versions instrumentales.

Fin : 14h28

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #31

La station de métro très musicale, Saint-Just

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 00h23… oui on est samedi déjà oups

Fatigue : un peu -beaucoup- sur les genoux, je rêve d’une cure de sommeil

Humeur : changeante rapidement comme à mon habitude, j’essaie de ne rien faire entrer de négatif dans ma vie qui pourrait lui nuire davantage

Estomac : du pain et du chocolat au lait Milka, mon préféré 

Condition physique : les douleurs peuvent se montrer très violentes. Mais je vais accepter de revoir une algologue qui m’avait bien aidée à la timone, il y a quelques années. Elle avait été titularisée entretemps et avait changé d’hôpital et comme j’étais en soin, ça foutait mal de partir. J. m’a motivée à faire en sorte de repartir de 0 de ce côté

Esprit : rien de vraiment encombrant, je laisse faire les choses au maximum sans me poser trop de questions (et c’est un sport national pour moi…)

Culture : je suis toujours avec le même livre. Côté films on a regardé pas mal de Marvel dans le but d’aller voir le dernier Avengers, puis Sherlock Holmes, Ghost in the Shell et côté séries, j’essaie de finir les séries en cours mais je n’ai pas eu l’occasion d’en voir beaucoup

Penser à : chercher un moyen de pouvoir travailler de chez moi, que ce soit sur internet ou autrement, mais je ne sais pas à quelles porte frapper pour l’instant

Avis perso : 1. l’organisation n’est pas toujours simple à mettre en place, surtout quand on est vite à plat au bout de pas grand chose. 

2. avant j’étais contente de retrouver ma solitude après avoir été en présence de quelqu’un pendant quelques heures et étais persuadée que vivre à 2 ne serait pas pour moi du coup. Ca a bien changé

Message perso : je pense à vous malgré mon absence 

Amitié : cette semaine, je ferai le plein j’espère, parce que ça manque un peu à mon équilibre aussi 🙂 

J. : je l’aime de plus en plus et c’est bon

Compagne de route : boude quand je découche et j’ai l’impression de la délaisser ma pauvre Happy. Elle a tellement l’habitude d’être avec moi qu’elle doit trouver bizarre que je parte comme ça, mais je me rattrape en câlins (bis).

Divers : je ne passais pas mes soirées sur mon balcon à cette période de l’année, l’an dernier ?? hum Un temps vraiment bizarre

Courses : faites 

Sortie : demain, à voir selon mon état, je crois que j’ai besoin de me déposer un peu

Zic : 

 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #30

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : on est samedi déjà..

Fatigue : je ne dors pas beaucoup et le peu de sommeil qui daigne venir, est léger

Humeur : des hauts et des bas pour différentes raisons. Je fais un peu l’ascenseur émotionnel ces derniers temps

Estomac : un morceau de toblerone

Condition physique : pas très bonne, j’ai des petits soucis féminins qui viennent se rajouter aux douleurs habituelles et j’avoue que ça me mine le moral d’avoir cet inconfort là depuis bientôt un mois. Verdict mercredi chez la gynéco pour une échographie. Et envisager un nouveau suivi pour la fibro.

Esprit : perturbé et léger à la fois. Beaucoup d’idées très noires liées à la douleur, comme souvent… le réconfort de J. est précieux

Culture : je n’ai pas eu le temps de terminer « les heures lointaines » de Kate Morton que j’avais emprunté à la bibliothèque, mais je me l’achèterai parce que les moments passés avec ce gros pavé de 630 pages en format normal étaient très agréables. En attendant, j’ai donc du renouveler mes livres à la bibliothèque et pris entre autres, « le vestibule des causes perdues » de Manon Moreau. Pas de série. J’ai regardé quelques films, tels que le dernier Insidious, A Street Cat named Bob, des films avec Bourvil, Benji

Penser à : reprendre mes habitudes un peu bousculées du fait que j’essayais d’être plus présente pour J. et ses filles après son accident de moto, mais je me suis un peu oubliée aussi, même si j’adore être avec eux. J’ai du mal à trouver mon rythme entre nos 2 apparts. On parle de vivre ensemble dans un appart plus grand, j’espère que ça pourra se faire bientôt.

Avis perso : rien de spécial

Message perso : pareil rien de spécial, je suis déconnectée de vos blogs pour être honnête.

Amitié : pas la semaine prochaine qui est chargée en RV médicaux pour moi et profiter de J. pendant que les filles sont en vacances sont chez leurs grands-parents pour les vacances. Mais la prochaine. 

J. : j’aime l’entendre qu’il est bien avec moi, qu’il m’aime, que c’est bon de me retrouver le soir quand il rentre. « Trop bien » comme il dirait. Je l’aime de plus en plus au fil des semaines. 

Compagne de route : boude quand je découche et j’ai l’impression de la délaisser ma pauvre Happy. Elle a tellement l’habitude d’être avec moi qu’elle doit trouver bizarre que je parte comme ça, mais je me rattrape en câlins.

Divers : on ne peut pas avoir un livre de bibliothèque propre une seule fois ?? il faut toujours qu’il y ait des traces de je ne sais pas quoi sur les pages et ça m’agace… un peu de respect pour les personnes qui suivent, parce que c’est franchement dégueulasse de retrouver le café ou le chocolat du lecteur précédent… 

Courses : faites ce matin pour qu’on soit tranquilles ce w-e

Sortie : demain avec J., on va récupérer des affaires laissées lors de l’accident sur la moto et voir les dégâts. Les réparations vont pouvoir commencer et c’est une bonne nouvelle pour lui

Zic : un hommage à Avicii 😦 RIP et fais danser les anges que sont les miens là-haut… 

Mes petits et grands bonheurs

Alors ? Crise de la quarantaine ou pas ?

Quartier du Panier, Marseille – Mars 2018 Aucun mur n’a été maltraité pour l’occasion je vous rassure ^^

Les mois qui ont précédé mon passage dans la quatrième décennie m’ont valu des cheveux blancs, où des questions existentielles sont apparues, avec l’impression que je n’avais rien construit et la sensation d’avoir passé plus de la moitié de ma vie à surtout souffrir moralement et physiquement. Plus je voyais l’échéance approcher, plus j’avais cette boule au creux du plexus qui venait me rappeler que la vie était difficile à supporter vraiment et que l’avenir, je ne le percevais pas réellement, en n’étant pas sûre d’avoir le sentiment d’avoir réussi à le faire ne serait-ce qu’une seule fois d’ailleurs, pour celle qui vit plutôt dans le passé que dans le futur et qui tente de vivre au mieux le présent. L’impression que tout semblait bouché en moi dans tous les domaines et qu’arriver à 40 ans me rendait encore plus chaotique dans celle que j’étais et que ma famille était ce que j’avais la chance d’avoir encore mais le reste… Je ressemble parfois à une chaise bancale. 

Puis j’ai commencé à parler avec J. un soir de mi-septembre. Puis début janvier, on a franchi des étapes plus importantes qui m’ont prouvé que mon corps était encore en vie. Que mon esprit bouillonnait de feux d’artifices et que le coeur suivait la même route de vouloir exploser de plaisir et j’ai tout laissé faire, en ayant à l’esprit constamment qu’il pouvait m’arriver n’importe quoi à tout moment, volontairement ou pas, en gros… Quand on a essayé de fuir la vie à plusieurs reprises, peut-être qu’on se dit que finalement il ne pourrait pas arriver pire que les raisons qui ont provoqué cet état de vouloir échapper à la vie. Je ne sais pas ce qu’il y a eu, mais j’ai lâché prise en tout cas. Peut-être aussi que toutes les angoisses liées au cap des 40 ans m’ont « obligée » à me bouger si je ne voulais pas couler une fois de plus. Un peu comme si j’étais au bord d’un précipice. Soit je plongeais dans la 40taine, en m’arrachant le peu de cheveux que j’ai sur le crâne et en étant remplie de regrets, chose que je ne supporte pas. Soit je laissais J. prendre davantage de place dans ma vie, avec toutes les angoisses, les doutes et les appréhensions que l’amour pourrait engendrer. Je rappelle ma fabuleuse peur démesurée de l’abandon, du rejet… mais comme dit, c’était encore pire de me voir dépérir devant mon chiffre 39 qui allait mourir d’ici peu. Alors j’ai plutôt voulu faire vivre le chiffre 40 du mieux que je pouvais. 

Depuis quelques mois, je libérais mon esprit de tout ce qui pouvait l’empoisonner à tous les niveaux. Les pseudos ami(e)s qui voulaient partir n’avaient qu’à le faire, mais je ne voulais surtout plus souffrir de certaines relations. J’ai étouffé un bon coup avant de me dire que j’avais juste besoin de liberté, de relations simples où je ne me pose pas des centaines de questions à la minute et qu’en cas de problème comme il peut y avoir dans toute relation, m’assurer que je pourrais en parler sans perdre mon énergie pour rien. Tout ce qui me polluait a été nettoyé. Par ma volonté ou celle des autres. Dans les deux cas, j’ai respiré et me suis rendu compte que c’était parfois toxique pour le coup et que ça me rongeait davantage que ça m’apportait du positif. 

Puis le 14 février est arrivé. J’ai ressenti une envie que je n’avais plus depuis quelques années, le fêter avec les êtres qui m’étaient précieux, hormis ma famille évidemment. J’ai commencé un nouveau protocole de soins qui m’empêchait de remonter à ce moment là, mais je le fêterai à Pâques avec toute ma petite famille 🙂 Mon anniversaire s’est donc fait, entourée de celui que j’aime, maintenant je peux le dire et mes deux amies les plus proches avec leurs enfants. C’était ma richesse pour passer ce cap qui m’effrayait tant encore 6 mois auparavant. 

Comment je me sens à l’aube de cette toute fraîche décennie ? Pas du tout en crise pour le coup, contrairement à ce que je pouvais redouter. Je me sens vivante, épanouie, aimée, avec une ouverture sur d’autres horizons auxquels je n’aurais jamais espéré accéder. Mon coeur s’est gonflé de trois autres coeurs supplémentaires, dont ceux de deux enfants qui battent à mes côtés et avec lesquels j’espère continuer mon chemin. Mon coeur qui bat la chamade et qui semble s’être agrandi dans ma cage thoracique prêt à la faire exploser. Je suis sereine malgré la souffrance que je ressens dans chaque parcelle de mon corps et qui continue à me faire broyer du noir souvent parce que je ne la supporte plus en moi. Mais je n’oublie pas que ce même corps véhicule le bien le plus précieux dans cette vie à mes yeux : l’amour. Il en reçoit, en donne, ressent du plaisir et en procure. Il vit et réagit en se manifestant. Cassé, abîmé par le passé. Défait de l’intérieur où J. essaie de recoudre les plaies. Il se souvient de chaque chose que je lui ai fait subir (un corps a une sacrée mémoire…) mais il est encore présent.

A 40 ans, je suis dans le corps d’une vieille dame. A 40 ans, j’aime comme une adolescente. A 40 ans, j’essaie de donner de l’amour à des enfants aussi qui ne sont pas les miens et qui compensent un peu le manque d’avoir pu être mère. A 40 ans, j’ai une autre vie qui débute. A 40 ans, je fais ce que je n’ai jamais fait avant sans doute ou du moins pas aussi intensément. A 40 ans, je fais sauter toutes les barrières pour pouvoir vivre le meilleur. A 40 ans, je fais tout, sauf une crise existentielle. A moins que je l’ai faite avant, à ma façon, pour pouvoir mieux en profiter de cette décennie là… Parce que je mérite aussi de vivre et d’être heureuse. D’aimer et d’être aimée. D’être libre au maximum que ce que mon corps peut me faire vivre. J’allais dire que je ne sais pas comment j’aurais vécu ce cap si J. n’avait pas fait partie de ma vie à ce moment là, mais ça n’a pas été le cas, donc ce n’est pas la peine de se poser la question. Il était là. Il est là. Et j’ai bien envie d’y croire le plus longtemps possible. 

A 40 ans, j’ai besoin de vivre au lieu de survivre… J’ai besoin de renaître une Xième fois. J’aurai eu plusieurs vies dans une même vie… 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #29

« Souviens toi que tu es unique comme tout le monde » (la petite phrase en blanc sur le bois) J’ai adoré ce banc croisé dans une des rues du Panier devant une association

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 23h12 

Fatigue : +++ je récupère mal, les heures de manque de sommeil s’accumulent au fil des mois maintenant

Humeur : plutôt bonne, je n’ai pas envie de zigouiller tout le monde sur mon passage, c’est un signe

Estomac : une infusion et 2 BN choco

Condition physique : à part bouffer le macadam après une perte de connaissance et être emmenée aux urgences et en ressortir avec un électroencéphalogramme et un scanner cérébral à faire. Je ne sais pas ce qu’on m’a fait pendant que j’étais « partie » mais il y a dû avoir des manipulations parce que je suis remplie de courbatures sur tout le corps. Bref je suis en pleine forme  

Esprit : j’essaie de le faire taire dès qu’il veut faire sa loi. Ce ne sont pas des choses graves donc ce n’est pas envahissant non plus, donc je n’ai pas à me plaindre

Culture : j’ai été happée par la série « Alias Grace ». Déconcertante, à l’intrigue qui tient en haleine. Je me rends compte que j’avais oublié de faire les EEV la semaine dernière, du coup il y a le film « La forme de l’eau » qu’on a été voir en amoureux au ciné un w-e et c’était un très bon moment. Côté lecture, je lis « Le début des haricots » de Fanny Gayral. Une autre forme de traiter des groupes de thérapie à base de méditation, en mode chick lit. Je lis pour le groupe de thérapie sur l’affirmation de soi, que j’ai rejoint il y a 2 semaines et que les psychologues nous ont conseillé de nous procurer, « Savoir s’affirmer en toutes circonstances » de Charly Cungi. Il semble bien complet, à base d’explications, d’exemples et d’exercices.

Penser à : bientôt faire le point sur ce que je veux planter en fleurs et en légumes, sur mon balcon et savoir ce qu’il me faudra pour m’y prendre à temps

Avis perso : même le temps a des bugs, on a eu un de ces orages avec grêle, Happy a les oreilles décollées tellement elle les a mises en arrière de peur (non je rigole, je fais ma marseillaise)

Message perso : merci pour tous vos messages sous mon post précédent où je me dévoile un peu davantage sur mon intimité. Merci ma belle A. de m’avoir rejointe dans ce box où le monitoring faisait parfois de drôles de bruits ^^ C’était précieux d’avoir ta présence pour éviter les souvenirs… 

Amitié : lundi normalement 🙂 

J. : on continue notre bout de chemin. J’aime l’entendre dire que j’étais celle qu’il attendait de loin pour être heureux. Ce qui est mon cas aussi. On a prévu de parler ce w-e de certaines choses malgré tout. 

Compagne de route : prend ses aises sur mes oreillers. Sa tête sur le 1er et son cul sur le 2ème. Inutile de dire que je dérange dans SON lit, évidemment !

Divers : j’avais pu m’évader un peu en début de semaine, j’ai réalisé à quel point ça me manquait de ne pas me retrouver seule avec mon appareil photo à ne penser qu’à ce qui m’entoure. On a beau aimer les personnes qui nous entourent, c’est précieux aussi de se ressourcer seule pour pouvoir mieux profiter ensuite avec eux. 

Courses : pas avant lundi ou mardi

Sortie : demain matin je rejoins J. et ses filles chez eux pour le w-e. Je ne sais pas encore ce qui est prévu côté sorties. Pour moi, ce sera selon mon état en tout cas.

Zic :

Le coup de coeur de la semaine. Une chanson bien trop réaliste malheureusement. Plus rien n’est pareil ça c’est sûr… Je la trouve touchante et bon il y a Soprano ❤ 

Fin : 1h48 (j’ai oublié de publier mon post… c’est en voulant éteindre mon pc que je me suis rendue compte que je n’avais pas terminé… #blondeaux2neuronesfatigués )

Des combats qui me touchent

Ma sexualité au milieu du chaos de la fibromyalgie

Crédit photo : site santedumonde

J’aurai mis le temps à m’y mettre à ce post. Il faut dire que je ne pourrai pas faire plus intime, même si je vais essayer de parler de façon neutre au maximum. Mais j’ai besoin de m’impliquer un peu personnellement, parce que c’est mon expérience, le handicap n’est pas le même qu’un autre, les difficultés également, donc je ne peux que parler que de ce que je connais. 

Quand j’ai rencontré J., il y a eu deux « soucis » en sachant très bien qu’on irait plus loin à un moment donné et le stress est monté. Je savais que d’avoir abusé de moi, même si c’était il y a longtemps (jamais assez pour ce genre de cas…) pourrait me provoquer plein de blocages. Au point de parler de vaginisme secondaire à un moment donné, suite à un traumatisme. Et puis il y avait les douleurs et la mobilité à gérer en parallèle. Je n’ai évidemment pas parler de ça tout de suite, j’ai attendu de le connaître mieux et de fil en aiguille, comme la fibromyalgie m’empêchait d’être présente près de lui, il a fallu lui expliquer ce qui se passait pour qu’il ne pense pas que je ne voulais pas le voir et que si j’annulais nos sorties, ce n’était pas lié à lui. J’ai dit que mon côté droit manquait de mobilité, que la dystonie était aussi à droite et que les douleurs étaient partout… Ca a dressé un tableau assez explicite pour entrapercevoir les éventuelles difficultés le jour où on choisirait d’aller plus loin. Et puis il a fallu raconter le pire. Que j’aurai l’impression de coucher avec l’ombre de l’autre aussi et que ça pourrait réellement coincé. Il m’a rassurée en me disant qu’on n’était pas des robots, mais juste humains, qu’on prendrait le temps. Qu’il comprenait en tout cas, même sans réaliser la mesure des douleurs et des soucis de mobilité.

Alors qu’est ce qui m’a aidée au final… On a eu besoin d’ingrédients « basiques » on va dire, tels qu’une douceur extrême, une patience en même quantité, de l’humour pour dédramatiser la honte que je pouvais ressentir parfois, me faire rire pour me décontracter, des caresses, des préliminaires à rallonge. Et puis il y a eu besoin d’ingrédients plus « spécifiques ». Des coussins pour m’adosser, des positions plus adaptées quitte à changer pour que je ne fatigue pas trop. Parce que finalement qu’elles sont mes difficultés dans ce domaine intime. Mes muscles qui lâchent, l’impossibilité de par exemple m’appuyer sur mes bras, avoir les cervicales malmenées, qu’il m’écrase parfois ma pauvre cage thoracique dont les côtes sont très douloureuses en se mettant sur moi etc… mon côté droit n’étant pas très actif, je me mets à sa gauche du coup pour avoir le maximum d’amplitude pour lui faire profiter de mes caresses avec la main qui fonctionne mieux quand même. Parfois il suffit de modifier un peu l’inclinaison aussi de mon corps, d’où les coussins sous mon bassin pour que je n’aie pas les lombaires cassées en petits morceaux. Un coussin entre mes 2 jambes pour arriver à me pénétrer  plus facilement sinon je me retrouve avec les 2 jambes l’une sur l’autre et c’est un peu compliqué. Je ne peux pas faire d’acrobaties, je fatigue vite et on peut supprimer beaucoup d’exercices du kamasutra ^^ On dit que le corps délivre des endorphines qui peuvent faire baisser les douleurs, c’est réellement le cas, mais c’est un danger un peu, dans le sens où le désir et dans l’action, j’utilise mes « ingrédients » mais parfois ce n’est pas contrôlable et heureusement sinon je pourrais me lasser et lui aussi. Le plaisir ressenti prend le dessus sur la douleur et le corps suit ou pas, je sens parfois ma jambe qui galère, qui voudrait serrer son corps en l’entourant mais rien ne répond, alors ça peut être frustrant en plus de ressentir une gêne et d’en oublier presque le reste. Je lui dis souvent que ce n’est pas à l’endroit à la limite où je pourrais avoir des douleurs après les rapports que j’ai mal, mais que ce sont mes jambes et mes bras qui ne suivent pas ^^ Mais on en rit. Et on en parle, parce que c’est important la communication. Il est attentif et attentionné et j’apprécie quand il me dit dans le feu de l’action « tu es bien, tu ne veux pas mettre encore ce coussin là à un autre endroit ». Ca me met en confiance, je sais qu’il ne comprend pas forcément parce qu’il a l’honnêteté de me le dire, mais je ne suis pas seule à me battre avec mes difficultés pendant que nos corps se mélangent et ne font plus qu’un. 

Quand je l’ai rencontrée et que je savais qu’on irait plus loin au bout d’un moment, je me suis jurée que la fibro n’aurait pas mon corps. Je ne savais pas encore ni comment, ni dans quelles conditions, mais le fait de parler avec lui, ça s’est mis en place et s’il y a un souci, je lui en parle, je ne subis pas la douleur, quelqu’elle soit. Je tiens à rester dans l’idée de plaisir et de sentir que le désir monte et qu’il n’est pas interrompu par une douleur ou un truc qui se coince en moi. 

Dans tous les cas, il me libère, je me sens épanouie, j’aimerais sans doute être plus active et en forme, mais j’essaie de trouver des alternatives pour que lui s’y retrouve aussi et ces 2 mois ont été magiques. Je me sens femme à part entière malgré mes bouts de corps émiettés par ça par là. 

Le handicap et la sexualité ne sont pas toujours mis en avant, par pudeur, par honte aussi sans doute. Mon handicap est « suffisamment léger », on va dire côté moteur pour me permettre de dire ce qui m’aide, ce que je veux et ne veux plus. Subir pour que l’autre prenne son plaisir, je ne le souhaite plus. Quand j’ai vraiment trop mal, je stoppe tout en essayant de trouver autre chose pour ne pas avoir l’impression non plus de donner un morceau de chocolat à quelqu’un qui est diabétique et de le laisser sur sa faim. Mais c’est rarement arrivé, parce qu’on parle avant en s’assurant de mon état, pendant pour voir si je suis bien et après pour faire le constat de ce qui a été et ce qui était légèrement plus pénible pour moi, pour trouver un moyen d’adoucir pour la fois suivante. Et on y arrive. 

J’aime notre complicité, on est pourtant très pudiques, au point que je ne peux pas encore lui dire certains mots même s’ils démangent mes lèvres… mais avec mon corps ralentit et douloureux, il arrive à me rendre épanouie, heureuse, me valorise aussi sur ce corps que parfois je hais tant par la douleur qu’il provoque justement. Et lui, vient mettre un baume cicatrisant et réconfortant avec ses mains que j’aime tant, m’attend, parce que certains médicaments endorment aussi ma libido parfois et que je suis un peu plus lente, mais il est là, patient, il profite de ce moment pour voir mon corps pas abîmé et pour ça aussi je l’aime beaucoup. Qu’il me voit derrière la maladie. Qu’il ne s’arrête pas à mes difficultés. Il a creusé avant de pouvoir accéder à mon monde intérieur pour être sûre qu’il était digne de confiance au vu de mon vécu et de mes difficultés. Et même si souvent je suis courbaturée et donc plus douloureuse pendant 2-3 jours, je me dis qu’au moins c’est le prix du plaisir et que je suis prête à le payer si c’est pour être heureuse entre ses bras. 

A 40 ans, je n’ai jamais été en aussi mauvais état physiquement, il faut le reconnaître… l’intérieur s’y met et je fatigue encore plus vite. Mais à 40 ans, en parallèle, je n’ai jamais été aussi épanouie, respectée et heureuse sur ce plan là (comme dans d’autres évidemment quand ça le concerne)

Le handicap peut vite mettre des barrières, j’en avais mises et je lui ai expliqué un jour que j’étais tellement bien avec lui que je tentais de faire sauter toutes mes barrières mentales et physiques, qu’il faudrait du temps pour certaines, mais qu’on pourrait profiter du reste que j’arrive à donner. Et à recevoir. J’aurais pu me sentir salie aussi. Mais c’est lui. C’est J. Parfois je le regarde, en me disant « lâche prise, profite, c’est J., ce n’est pas l’autre » et c’est là que je m’ouvre, laisse mon corps se relâcher au maximum de ce que je suis capable de faire physiquement cette fois-çi. 

Ne passez pas à côté de l’amour en pensant qu’on ne vous aimera pas si vous avez telles difficultés. Il y aura toujours ceux qui ne comprendront pas, ce sera mieux alors de les laisser partir d’où ils viennent, mais il y en a aussi d’autres, qui accompagnent et avec lesquels on ne fait qu’un dans tous les sens du terme. Ne perdez pas espoir, même si je l’ai perdu plus d’une fois… mais à l’heure actuelle je me dis que j’ai bien fait de persévérer pour trouver la perle qui ouvrirait mon coeur et mon intimité.

Soyez heureux(ses), avec ou sans handicap, avec ou sans vécu compliqué qui peut bloquer. Communiquer sera le mot clé de toute relation je pense. Un peu davantage sans doute quand il y a eu ou qu’il y a des difficultés, mais on ne parlera jamais de trop. Ce sont les non-dits qui détruisent surtout les relations. Pas le fait d’avoir parlé de trop de ce qu’on pouvait ressentir en bien ou en mal. 

J’espère ne pas avoir choquée avec mes mots en tout cas… Ca me tenait à coeur depuis longtemps mais c’est vrai que c’est dur de rester un peu en dehors de son histoire malgré tout pour qu’on puisse peut-être s’y retrouver et que ça aide si des personnes au même stade, sont pétrifiées tout comme je l’étais au moment de devoir lui parler de tout ça et au moment où on s’est retrouvés tous les deux plus proches l’un de l’autre intimement parlant.