Des soins beauté que j'utilise

La beauté passe aussi par l’intimité

Une cuillère à café d’huile de coco pour 2 gouttes d’HE de tea tree, c’est le combo. Je mets l’huile dans un petit contenant pour plus de facilités, même si elle va durcir d’ici peu (c’est mauvais signe… ça annonce le froid eurk ^^). Je n’avais pas trouvé en pot cette fois-là d’où ce format pas forcément pratique. Ou utilisée seule pour un usage plus fréquent, comme elle est antifongique à elle seule.

Promis, ce post n’est pas interdit au moins de 18 ans, je ne vais pas parler sexe même si c’est un peu en lien tout de même, mais pas de la façon dont s’attendent les obsédés qui parfois tapent « s épiler la chatte » et tombent sur mon blog, parce que j’ai un jour parler d’épilation, mais aussi de Happy qui est mon chat, enfin ma chatte oui… Il faut tout expliquer parfois ohlala 🙂 

J’avais envie de parler de ces petites gênes, irritations, désagréments, voire pire comme les mycoses au niveau de notre petite caverne d’Ali Baba, qui peuvent bien provoquer un mal-être surtout si on a du mal à trouver des solutions. Oui j’ai surnommé mon vagin de cette façon il y a un certain temps, parce qu’il recèle des trésors inestimables et parfois il faudrait lui dire « sésame, ouvre-toi » donc voilà. On devient vraiment intimes dites donc ! J’utilise mon humour pourri parce que je sais que c’est un sujet qui n’est pas facilement abordé et j’ai eu du mal à trouver des informations quand j’ai été confrontée à ce genre de soucis. 

Pour mettre le sujet dans le contexte, j’ai eu une seule mycose, mais les ovules, la crème et surtout la honte devant mon partenaire de l’époque m’ont un peu marquée. Je n’avais pas osé lui dire réellement en plus. Je m’imaginais bien (non c’est ironique) en plein dîner romantique entre le plat et le dessert lui dire : « dis donc, je reviens de chez le médecin, j’ai une mycose vaginale et tu devrais peut-être consulter toi-même pour voir si tu n’as pas trop de gratouilles toi aussi, les bactéries c’est normal d’en avoir mais là il y en a un peu trop et je t’en ai peut-être refilées de mon stock, qui sait » Tout ça en me dandinant sur ma chaise avec l’envie de me démanger jusqu’au sang…. Adieu glamour, adieu tout court. Donc je n’ai rien dit comme si c’était la fin du monde, alors que c’est arrivé, arrive et arrivera à une femme au moins une fois dans sa vie. Non ? C’est là que je compte sur vous pour me confirmer…  

Et j’avoue que depuis ce fameux épisode, j’ai peur d’en attraper une de nouveau. Je croise les doigts, il m’arrive d’avoir des irritations liées aux frottements, des sensations pas très agréables où je sens que ce n’est pas confortable pour moi durant les rapports et même en dehors, mais pas au point d’aller jusque là. Pourquoi et qu’est ce qui peut produire. Je ne suis pas médecin et sais qu’il peut y avoir différentes causes. Me concernant, il y a plusieurs facteurs. Notamment le fait d’être parfois trop contractée, ce qui rajoutée à une sécheresse des muqueuses liée peut-être à mon traitement ou aux hormones, voire à la maladie elle-même, rend parfois le passage un peu difficile. Et quand on a ce genre de désagréments, je ne sais pas si c’est juste moi, c’est comme quand j’ai mal au ventre, on dirait que rien ne va plus. Cet inconfort me gêne dans tout mon petit être et j’appréhende nos rapports, donc je me contracte au moment de la pénétration et c’est un peu un cercle vicieux. 

Pourquoi je rentre autant dans mon intimité et pourquoi je l’associe à la beauté ? Tout simplement parce que je me suis rendue compte que me sentir bien dans mon intimité me faisait me sentir mieux aussi envers mon chéri (qui a énormément de patience, qui est doux et patient heureusement parce que c’est finalement le meilleur des traitements) et je me sens épanouie si tout roule. Mais pour ça il a fallu que je trouve des alternatives à des petites gélules à avaler que m’avaient prescrites ma gynécologue, parce que je prends déjà assez de médicaments et j’avais peur que ma flore vaginale s’habitue et n’arrive plus à travailler d’elle-même. Il y a longtemps j’avais lu sur un groupe fb que l’huile de coco et l’huile essentielle de tea tree étaient efficaces en cas de mycoses. 

Je n’y croyais pas vraiment et puis il y a eu ce moment où j’ai eu une infection urinaire qui traînait dans le temps et qui ne me rendait pas très bien à tous les niveaux dans cette zone dont j’essaie de prendre soin dans tous les sens du terme, parce qu’il a fallu me réconcilier avec, après l’abus subi, ce qui n’arrangeait rien et maintenant que je suis en paix avec cette partie de moi, j’essaie de la protéger mais pas de la surprotéger non plus. Et j’ai testé l’huile de coco dans un 1er temps parce que j’avais peur que l’HE me brûle. L’huile m’a apaisée, c’est comme si ma petite caverne d’Ali Baba ^^ était hydratée, nourrie.

Puis j’ai osé mettre une petite goutte d’HE pour voir si c’était efficace et me suis rendue compte que déjà ça ne brûlait pas du tout mais qu’en plus ça apportait une sensation de fraîcheur au contraire, qui compensait les petites démangeaisons que je pouvais ressentir. Rien de grave mais assez pour m’embêter. Au bout de 2-3 jours à renouveler matin et soir en petits massages tout doux, je me sentais déjà bien mieux. Et j’ai pris l’habitude de prévenir un peu avec l’huile de coco au moins. Avant et après les rapports (enfin pas tout de suite après hein, déjà que j’abandonne le lit pour faire pipi pour limiter les catastrophes urinaires -très important comme geste si si-, je ne vais pas en plus disparaître pour me tartiner d’huile. Même si ça sent très bon et qu’on peut l’utiliser comme lubrifiant (sauf si on utilise des préservatifs, l’huile les rend poreux, il faut faire attention). 

Si ça me tenait à coeur de parler de ces 2 petits produits magiques pour moi, c’est parce que la sexualité et le handicap est un sujet que je n’aborderai pas forcément par ici parce que je ne saurais pas comment l’aborder, même si je me doute que ça pourrait sans doute servir, vu que de mon côté je me suis retrouvée à me demander comment on pouvait avoir une sexualité épanouie en n’ayant pas toute sa mobilité et en étant douloureuse. C’était honnêtement un frein pour moi, pour rencontrer quelqu’un. Comme dit j’ai la chance d’être tombée sur quelqu’un de prévenant et ça m’aide beaucoup. Mais pour le reste, je n’arriverai pas à poser des mots et j’estime que cela ne regarde personne, alors ma contribution pour déjà éviter certains désagréments que je peux rencontrer avec les traitements et les douleurs qui me font me contracter entre autres, s’arrêtera là 🙂 

A ces parties qui nous procurent du plaisir mais qui peuvent aussi embêter par différents petits désagréments, pas forcément graves bien sûr, mais suffisamment pour se dire qu’on ne se sent pas très bien. C’est quand tout va bien qu’on se rend compte que c’est une chance de se sentir « belle de l’intérieur au niveau de notre intimité » ^^ Pour soi comme pour nous deux d’ailleurs. 

Et j’en profite pour parler d’Octobre Rose, pour rappeler l’importance de la palpation de nos seins aussi et des dépistages. 

Si vous avez des petites astuces tout autant naturelles ou si vous avez déjà testé celles-çi, n’hésitez pas, je suis preneuse de tout ce qui peut m’apporter un bien-être. J’ai tellement souffert de cette partie de moi… que je ne croyais pas un jour arriver à trouver le chemin de la réconciliation et ne pensais pas écrire ce genre de post pour dire ce qui soulage ces inconforts que je rencontre. J’espère en tout cas ne pas avoir choquée avec ce post.

Ptite Delph, pas gynéco, pas sexologue, mais terriblement aimante et aimée et surtout réconciliée avec sa féminité, son intimité. L’épanouissement d’une femme à 40 ans… 

 

Publicités
Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #38

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 23h20

Fatigue : 

Résultat de recherche d'images pour "panneau facebook sur la fatigue"

Humeur : elle fait malheureusement des dents de scie. Des petits hauts pour de très gros bas, voire des bas noirs.

Estomac : du pain au sésame avec du choco au lait (quoi ? c’est la collation du soir !)

Condition physique : les articulations en feu, je me suis transformée en brasier humain… 

Esprit : beaucoup de questions sur l’avenir, beaucoup de doutes et d’angoisses, d’incertitudes. Bref je manque un peu de repères en ce moment et je sais que tout peut être fragile —> cogitation +++

Culture : j’ai dévoré la saison 14 et le début de la 15 de Grey’s Anatomy et beaucoup aimé le film « Tout là-haut ». Côté livre, je lis « L’instant présent » de G. Musso, pris à la bibliothèque mais j’ai du mal à accrocher, c’est étonnant. 

Penser à : ne plus regarder les actualités, histoire de ne pas être furax chaque jour de voir les bêtises du gouvernement et pire de l’église (le pape n’a plus toute sa tête si ?!….. 

Avis perso : les enfants ne devraient pas être malades et encore moins mourir. Il ne faut pas en tout cas que la recherche pédiatrique soit moindre que celle pour les adultes concernant ce crabe de merde… petit Ange Augustine, bon voyage 😦 (les coeurs des non-mamans saignent beaucoup aussi oui…) 

Message perso : je ne vous oublie pas ❤ 

Amitié : je ne sais pas encore

J. : la communication… halala…

Compagne de route : fidèle au poste comme toujours, que je rie, pleure. Que je sois allongée, debout, assise

Divers : j’avais 2 amies au collège sur l’ensemble des 4 années. L’une d’entre elles est décédée jeudi dernier d’un cancer des poumons qui s’était généralisé. Elle se savait condamnée depuis mi-juin. Elle n’aura pas eu le temps d’avoir 41 ans en décembre et ça m’a foutu un coup de la voir s’évaporer… 

Courses : j’ai galéré à les faire et je m’en remets à peine mais c’est fait depuis mardi. 

Sortie : demain avec J. j’espère

Zic : 

J’attends la sortie de son album le 9 novembre 🙂 

Fin : 23h51

Des combats qui me touchent

Comment j’ai vécu la dépression

Pas beaucoup l’ont vu cette photo… 1 semaine après on m hospitalisait pendant 1 mois. C’était une période où les coups fusaient aussi, et que l’automutilation était quotidienne. Ce qui n’arrangeait rien… (sept 2007)

Je me rends compte avoir très peu parlé de mes sombres périodes de dépression, en dehors de celles vécues depuis que ce petit blog vit en tout cas, mais il y en a eu de nombreuses auparavant. Des dépressions légères, des profondes, des courtes, des longues, des sans hospitalisation, des avec hospitalisation, des avec idées noires voire suicidaires, des juste beaucoup de larmes. Dans tous les cas, il m’a fallu une aide extérieure, parce que je n’étais pas assez forte émotionnellement pour gérer, même si j’ai mis du temps en parallèle à accepter le mot dépression et ses conséquences sur mon esprit mais aussi sur mon corps. On oublie souvent que les deux fonctionnent ensemble. Si on ne soigne pas le corps, l’esprit va mal. Si on ne guérit pas l’esprit, le corps envoie des signaux de détresse en mode « oh qu’est ce qu’il devient Monsieur Cerveau, il ne semble pas aller super bien et je vais montrer que je suis solidaire, paf prends toi ça, tu t’occuperas peut-être mieux de nous 2 si on s’y met ensemble ! »

La première période date de mes 19 ans. J’étais tombée dans la boulimie, mon corps en manque se rebellait et me faisait avaler tout ce que mes mains trouvaient sur leur passage. Du sucre, du gras, tout ce que je m’interdisais durant la restriction. Le trouble borderline était à son apogée, mon visage et mon corps n’étaient qu’hématomes et trainées de sang sur mes poignets. Je prenais en plus un neuroleptique qui me faisait prendre du poids. En un mois, j’avais pris 5 kgs, on m’a réhospitalisée en urgence pour changer mon traitement. Je n’arriverais pas à savoir si c’était déjà la dépression qui faisait son bonhomme de chemin ou si c’était la dénutrition et le trouble qui entraînaient de telles conséquences psychologiques. J’ai été encore plus fragilisée par cette période de plusieurs mois dans tous les cas. Ce qui m’a « aidée » à aller mieux est que mon cerveau a choisi la route inverse de nouveau, l’anorexie et son contrôle. Mais c’était la 1ère fois où je sentais cette immense tristesse en moi, ce vide alors que je remplissais mon estomac à en vomir. L’envie de rien, juste bouffer comme une merde et un porc. A ce moment là je tenais un cahier avec le nombre de calories ingérées, le sport que je faisais pour me dépenser, le nombre de laxatifs ingurgités. Je ne compte pas le nombre de dessins de moi toute ronde que je faisais, avec des mots loin d’être bienveillants envers celle que j’étais. Une fois l’anorexie revenue, je me sentais mieux… ce n’était qu’un leurre bien évidemment…

J’ai eu d’autres périodes similaires où j’arrivais à dire que je n’étais plus pareille, mais bien incapable de mettre des mots dessus. 

Et puis il y a eu septembre 2007, où la dépression profonde a fait son apparition. J’étais une loque, je peinais à me lever le matin, me réfugiais dans le sommeil autant que je pouvais, et puis il a fallu que je remplisse un jour des documents administratifs parce que la sécurité sociale était en train de faire les démarches pour me mettre en invalidité. Tout devait se faire dans l’urgence parce que je m’y étais prise trop tard évidemment. Je me vois encore avec tous mes papiers de toutes sortes éparpillés sur ma table et les formulaires à remplir. Je pleurais dessus en m’apercevant ne plus réussir à compléter la partie d’état civil. En gros il fallait que je réfléchisse à comment je m’appelais et que je trouve la force de tout inscrire dans leurs cases. Depuis un moment je conservais tout mon traitement -que je ne prenais donc plus…- (pour rappel, ne jamais arrêter un médicament et encore moins plusieurs à la fois, seule, sans l’accord du médecin, c’est très dangereux), me suis retrouvée en décompensation psychique et j’admirais mon sachet rempli de pilules de toutes les couleurs. C’était ma sécurité d’être libre si je ne supportais plus ce vacarme dans ma tête, de tout avaler. Le sachet grossissait pendant que je maigrissais et n’étais plus que l’ombre de moi-même, à me foutre de tout, à avoir la sensation que je ne ressentais plus rien et paradoxalement à avoir l’impression que j’étais à fleur de peau et que tout me touchait. J’étais morte tout en étant vivante, même si prendre de l’air oppressait ma poitrine, parce que je souffrais de grosses crises d’angoisse qui laissaient un énorme poids sur mes côtes et arrachaient le plexus en passant. Je me regardais dans le miroir et me demandais qui était cette étrangère que j’avais devant moi. J’ai appris plus tard qu’il s’agissait de dépersonnalisation et de déréalisation. J’étais paniquée d’être devenue une incapable pour les choses banales du quotidien. C’est là que j’ai compris le calvaire d’une de mes compagnes de chambre dans la clinique où j’avais été quelques années auparavant. Elle dormait toute la journée, ne parlait que par bribes, pleurait, ne se lavait plus. Pendant ma propre période de descente en enfer, j’ai essayé de me souvenir ce qu’il ne fallait pas que je fasse, en gros. Je n’ai jamais arrêté de me doucher. Chaque douche était une victoire contre la maladie et sans doute un mieux-être pour moi même si je ne percevais plus rien de ce qui pouvait me faire du bien. J’ai toujours eu des vêtements propres sur moi aussi, je ne suis jamais restée en pyjama toute une journée, je savais que ça pourrait empirer les choses. Mais le reste, je n’avais aucun pouvoir. Je n’étais plus rien, j’avais un trou béant dans le coeur, au point de me demander si j’avais toujours de l’amour pour mes proches et me sentais monstrueuse de penser de telles choses. J’étais vide de toute substance, une ombre qui se traînait d’un coin à l’autre de son appart, à essayer de garder un contact avec les autres, même si je le perdais. Chaque geste m’épuisait et me laissait vide de tout ce qui faisait « moi » encore 2 mois auparavant. Je n’étais plus rien, à part une merde, un morceau de viande sans âme. Un corps rattaché à une tête par un fil tellement infime que plus aucun courant ne passait entre eux pour communiquer ensemble. Chaque partie de mon corps et de ma tête faisait sa vie dans son coin et j’étais au milieu, l’âme en peine, les yeux avec des larmes en continu. Le silence quand on me posait une question ou qu’on se trouvait en face de moi. Plus aucune capacité d’analyse, de compréhension et puis j’étais lasse de toute façon, il fallait juste me laisser tranquille. Qu’on me foute surtout la paix, c’était ma seule volonté s’il fallait en avoir au moins une, à ce moment là. La décision d’hospitalisation a été faite à la demande d’une tièrce personne, le médecin. Elle aura lutté contre moi pendant plusieurs séances pour m’expliquer que je ne pouvais pas rester comme ça. Je ne voulais pas, on va à l’hôpital quand on est malade et autant j’avais accepté que l’anorexie était une pathologie, autant la dépression me laissait de marbre, on me triturait chaque parcelle de mon esprit, mais sinon tout allait formidablement bien. Un soir, que mon meilleur ami de l’époque était venu, j’ai craqué, un sursaut de vie m’a habité un très court instant, mais assez pour récupérer mon sachet rempli de médicaments et lui donner en pleurs, en lui expliquant qu’il ne fallait pas me laisser avec. Il n’a jamais jugé, il n’était pas du genre à le faire de toute façon, aussi compliquées que pouvaient être les situations avec moi… 1 semaine après j’étais hospitalisée, chaque jour on me faisait couler une perfusion de valium assez fort en dosage mais pas trop pour que je puisse bouger encore et ça m’allait. Je dormais enfin et m’en donnais le droit et faisais des activités toutes les après-midi, je voyais une psychologue plusieurs fois dans la semaine. Au bout de 2 semaines, j’étais déjà plus reposée, ça n’avait pas arrangé le côté dépression, mais j’étais plus objective sur le sujet au moins.

J’en aurais d’autres des périodes comme ça, mais ce serait bien long et pas forcément utile. Mon message à travers ce post, est surtout de dire que peu importe la « gravité » d’une dépression, c’est important de demander de l’aide dès qu’on sent des symptômes qui pourraient y faire penser. Une dépression sèvère aurait pu être plus légère si par exemple une prise en charge avait eu lieu plus tôt. C’est pour ça que maintenant, j’essaie de le dire dès que je ressens que je pourrais me faire rattraper, parce que la dépression est quelque chose qui est devenu chronique avec le temps. Donc pour limiter les dégâts si déjà il faut qu’il y en ait, je n’ai plus honte depuis longtemps de dire « non ça ne va pas moralement, je n’arrive plus à « être » tout simplement. Prenez soin de vous et n’oubliez pas que demander de l’aide n’est pas une faiblesse, c’est au contraire une force. Avec l’automne, il y a toujours un risque plus grand aussi. Ce n’est pas à négliger non plus. Chaque personne se tournera vers ce qui sera le mieux adapté pour elle, mais l’essentiel est de le faire à temps. 

J’ai toujours appelé la dépression, le cancer de l’âme, parce qu’elle grignote et pourrit aussi chacune de nos cellules et on peut parfois lutter, mais parfois on n’a pas le temps de dire ouf, qu’elle est déjà bien installée et plus on la laisse prendre ses aises, plus elle s’éparpille en nous et plus on met du temps à sortir du gouffre dans lequel elle nous plonge. Evitez les personnes aussi qui au lieu de vous aider, vous noient encore plus. « Quand on veut on peut » est une phrase stupide dans ce domaine. Quand on est happées dans ce tourbillon sans fin, on ne veut plus rien et on peut encore moins… 

Et ne minimisez pas votre état. Il n’y a pas de petite souffrance, il y a des souffrances tout court… Parfois on a envie de relativiser sans doute, en se disant que ce n’est pas grand chose et c’est pourtant ce qui peut conduire à la perte de sa vie quand on la laisse s’enliser en nous, sans plus pouvoir faire grand chose pour s’en débarrasser. 

 

A Pierre… 13 ans fin août qu’il s’est suicidé durant une période dépressive (il était bipolaire). Je n’ai rien pu faire pour l’aider. Même les médecins l’ont vu s’éteindre. Il ne parlait plus, ne souriait plus, son regard devenait mortel de jour en jour. Ils l’ont laissé sortir, il avait sans doute donné le change quelques jours. Il s’est tiré une balle dans cette tête qui l’avait tant étouffé…  Je ne l’oublie pas, il a été mon pilier dans la clinique où j’ai été envoyée pour la 1ère fois à Marseille et était devenu un ami au fil du temps.

 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #37

J’étais rarement chez moi cette semaine mais j’ai eu droit à ce beau coucher de soleil, un soir que je l’étais

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h37

Fatigue : je me rapproche davantage de l’épuisement, j’ai eu pas mal de nuits difficiles sans pouvoir récupérer

Humeur : un peu difficile à maintenir à bonne hauteur mais j’ai connu pire, elle se maintient malgré tout et c’est l’essentiel

Estomac : 2 choco BN ce matin, je n’ai pas encore mangé à midi

Condition physique : si vous avez besoin de pièces détachées, je suis joignable au 06.21……. les prix ne sont pas exhorbitants

Esprit : un peu à droite, un peu à gauche, bien rempli par la vie du quotidien et l’avenir. Mais pas forcément négativement, c’est juste encombré parce qu’il y a beaucoup à penser de façon « utile ». Je ne cogite (enfin pas plus qu’habituellement) pas, c’est déjà ça. Je réfléchis, c’est différent. Ce w-e je vais commencer le « Défi 21 jours de méditation » qu’a organisé Ariane sur sa chaîne YogaCoaching, cet été. J’en ressens le besoin pour me retrouver un peu en phase avec moi-même parce que je me sens au contraire bien dispersée

Culture : je lis « Les loyautés » de Delphine de Vigan, je l’ai découvert à la bibliothèque parce que ne savais pas qu’elle l’avait écrit. Honte à moi qui l’adore. Je lis en parallèle le témoignage d’une femme qui a passé des années d’internement et elle met le doigt sur les abus de la psychiatrie à une période où c’était encore beaucoup tabou aussi. A travers ce qu’elle écrit, je me rends compte de l’évolution de cette spécialité malgré tout, même si malheureusement tout n’est pas très net… Côté séries, j’ai vu la dernière saison d’Orange is the new black et franchement je n’ai pas autant accroché qu’avec les saisons précédentes. Ayant passé pas mal de temps chez mon chéri, il me fait découvrir tous les Startrek.

Penser à : être plus présente sur la blogosphère et sur le groupe facebook que j’avais ouvert en pensant y mettre chaque jour quelque chose et je n’arrive plus à me tenir à rien et pourtant j’en ressens le manque et le besoin. Je n’ai pas encore trouvé mon équilibre entre être passée de seule à 4 et comme je suis au ralenti dans ce que je fais, tout me demande plus de temps, donc je fais moins… et je trimbale en plus toujours mes affaires, prends de quoi m’occuper mais ne peux pas apporter non plus tout mon chez moi, bref ça commence à me peser un peu. Je ne sais pas si le concept est compréhensible dit comme ça ^^

Avis perso : les grèves de cantine, y en a marre…. 

Message perso : je ne vous oublie pas ❤ 

Amitié : je ne sais pas pour le coup, la rentrée est compliquée 

J. : son travail actuel à qui il avait demandé une mutation vers Toulon, lui a proposé un poste. Du coup on regarde les appartements dans les communes avoisinantes. Et comme une communication pas forcément adroite des deux côtés est mieux que pas du tout de communication, il y a des grincements de dents. Heureusement qu’il y a l’amour. Le reste on l’apprend chacun je crois. 

Compagne de route : passe beaucoup de temps seule ma pauvre minette et me fait savoir que je manque pour m’occuper des câlins. Elle se dore la pilule sur le balcon en ce moment.

Divers : je traîne une infection urinaire depuis bien 3 semaines, le dernier antibio à prendre sur 3 jours qui m’a bien rendue malade a semblé efficace, je croise les doigts pour que l’effet continue… c’est le rêve quand on peut aller uriner sans appréhender les mictions. Mon analyse d’urines montre que j’ai du sang dans les urines par contre. Le fait que ce soit écrit en gras ne m’inspire pas confiance… je sens que le médecin va revoir ma bouille

Courses : lundi matin et quelques bricoles ce w-e selon ce qu’on fait

Sortie : je ne sais pas encore. Ce sera quelque part à l’ombre en tout cas. Le médecin et la pharmacienne m’ont dit de ne pas aller au soleil, l’antibio peut rendre encore photosensible pendant 3 jours après son arrêt. Et comme j’ai déjà de jolies tâches sur mes joues, avec mon teint carotte/brun bizarre quand je bronze, parce que je suis déjà photosensible à la base, j’évite d’en rajouter une couche. 

Zic : 

La découverte du jour, j’arrive toujours après tout le monde, vu le nombre de vues qu’elle a sur youtube ^^ j’aime sa voix cassée et un peu grave

Fin : 13h59

Mes petits et grands bonheurs

Les vacances, l’océan, l’amour, le bonheur et les bobos

Un pêle-mêle de ces 2 semaines ❤

Fin juillet, avec J. et ses filles, on a rejoint ma famille dans les Landes où elle était déjà installée dans la maison des vacances comme disent mes nièces. De notre côté, on avait pris un mobil home pas très loin dans un camping super sympa. Notre première petite maison « neutre », à n’être ni chez lui ni chez moi. J’ai adoré cet endroit parce qu’il nous accueillait tous les 4 réunis et on était bien. Ca m’a conforté dans l’idée que je ne voulais pas me séparer de lui, d’eux. Je sais que pendant les vacances, c’est facilement plus simple, que tout le monde est aussi plus détendu mais quand même. 6 jours à être 24h ensemble tous les 4, j’ai été sereine, heureuse, remplie d’amour. Et la plus belle marque d’amour qu’il pouvait me porter, c’est de m’aimer malgré que mes cheveux partent en cacahuète à cause de l’air iodé (non vous n’aurez pas de photos ^^) et pourtant le spectacle vaut le détour haha… mais il me regardait toujours avec ses yeux qui en disent beaucoup. Le matin on se coulait tous les 4 mutuellement dans la piscine du camping, j’étais comme un poisson dans l’eau dans tous les sens du terme et on rejoignait ensuite ma petite famille. Il y avait mon tout, rassemblé. Les câlins de mes deux petites chipies de nièces, leurs « tatie t’es oùùù ?! », les « tatie et Jonathan sont amoureux ». Les apéros (bon moi je suis sage, je me contente de dévaliser les biscuits apéro, je laisse l’alcool aux autres :p ), les repas pris tous les 10, ça faisait une sacrée bande d’un coup, les moments plage tous ensemble, les moments complices, les couchers de soleil, l’accrobranche où je me suis contentée d’attraper un torticolis pour voir où étaient tous les ouistitis sur des parcours différents, dispersés aux 4 coins du site, je ne savais plus où donner de la tête. Et puis la semaine s’est finie, ils repartaient et je restais encore une semaine et j’ai pleuré comme si on se quittait pour toujours (je pense que l’idée d’être sûrement bientôt séparés pour de bon pour plusieurs mois n’a pas aidé). Il manque vite il faut dire… J’ai même conservé le bracelet moche du camping à mon poignet pour avoir l’impression qu’il était encore là et pour me souvenir qu’il avait fait partie de cette aventure -oui je suis syphonnée du ciboulot encore davantage, c’est la canicule qui a ces effets !- Et la 2ème semaine, on a découvert de chouettes coins avec mes parents. Un soir on a fait un pique-nique improvisé près d’un étang, c’était sympa tous ensemble. On a continué les fins d’après-midi plage, les couchers de soleil. On a fait une séance photos pour partager la passion de la photo avec mon papa qui avait apporté son reflex que je suis incapable de porter tellement il est lourd (si vous connaissez des marques plus légères, je suis preneuse de conseils d’ailleurs parce que c’est mon rêve d’avoir un petit bijou de ce genre même si c’est plus pratique pour mes petits bras ramollo d’avoir le mien). 

Et puis il y a eu les bobos. Pas grand monde est ressorti indemne. Beaucoup d’angoisses et de souvenirs remués du coup aussi. 

Et je suis rentrée en laissant tout ce petit monde derrière moi, avec nos photos, nos souvenirs dans mon coeur et ma tête. J’ai retrouvé mon chéri qui était là sur le quai de la gare. Pendant ces vacances, j’ai fait le plein d’amour, d’affection, de rires, de solidarité quand j’étais mal et que je me levais le matin avec des tous petits yeux parce que j’avais pleuré de douleurs la moitié de la nuit. Ses grands bras m’accueillaient pour me serrer fort. Ses grands yeux tristounets me montraient qu’il comprenait et savait. On apprend à gérer ça ensemble je pense, j’essaie de le mettre en confiance sur ce qu’il peut m’apporter durant ces moments pas marrants ni pour l’un ni pour l’autre, pour essayer de réduire l’impuissance qu’il peut ressentir et j’ai espoir que ça fonctionne… 

Voilà les vacances sont finies et c’était une belle réussite. J’étais tellement contente aussi que ma famille puisse me voir heureuse avec lui et que tout le monde ait l’occasion de se rencontrer. C’était important pour moi et il a été apprécié et aussitôt inclus à notre famille, avec ses filles. Et j’avais le coeur bien gonflé de le ressentir aussi. 

J’espère que vous avez pu profiter de l’été, que vous soyez parti(e)s ou pas. Qu’est ce que vous avez fait d’ailleurs durant vos vacances ? J’ai oublié les moments seule, installée sous le palmier et sur un transat, à dévorer certains livres qui m’ont touchée

Ptite Delph, heureuse d’avoir vu l’océan aussi bien entourée par tout le monde

 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #36 – Retour des Landes

Parfois l’océan est un peu raplapla mais il est tout aussi beau ❤ Plage de Lespecier, Mimizan, Landes, Août 2018

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 21h56

Fatigue : je dors mal comme souvent donc…

Humeur : bonne, j’ai toujours mes bas, mais je les trouve moins bas

Estomac : purée de carottes et pommes de terre et tranches de blanc de poulet. J’attends un peu pour manger l’autre part de tarte de mirabelles que m’a donnée ma gentille voisine, hier soir

Condition physique : je suis un peu démontée de tous les côtés. La fibro est assez cruelle, mon corps ne régule plus correctement bien la chaleur, ce qui me vaut des désagréments pas sympas. Le froid me faisant mal aussi, j’avoue que ça me désespère un peu

Esprit : pas mal rempli, mais il s’agit de mon avenir. De notre avenir… 

Culture : pendant les vacances j’ai lu le livre « Roulio fauche le poil », écrit par une amie que j’ai connue à Marseille il y a une 10zaine d’années. C’était une magnifique rencontre bloguesque, elle a déménagé entretemps malheureusement, mais j’étais tellement heureuse de lire son écriture à nouveau que j’avais l’impression qu’elle n’était pas loin et j’ai adoré cette histoire dont je reparlerai. J’ai commencé « il est grand temps de rallumer les étoiles ». La moitié a été dévorée dans le train du retour. Côté séries, je regarde la 6ème saison de « Orange is the new black ». Pendant 2 semaines et demi, on n’a pas allumé la télé, pas regardé de films et c’était parfait comme pause.

Penser à : continuer de vider et de ranger mes placards. Je me dis que le moment venu d’un déménagement…, il y aura moins à trier. Et tant qu’à faire, penser à faire confiance à l’avenir…

Avis perso : euh…  

Message perso : je ne vous oublie pas ❤ 

Amitié : la semaine prochaine j’espère bien

J. : j’ai passé une magnifique semaine avec eux, on rejoignait ma famille dans la journée, le soir on regagnait notre petite maison qu’était notre mobil home que j’ai adoré parce qu’il nous accueillait justement tous ensemble et c’était super. J’étais sereine, c’est dire… 

Compagne de route : elle m’a fait des frayeurs et des sueurs froides durant mon absence, heureusement qu’elle avait 2 supers nounous qui prenaient le relais. Depuis que je suis revenue, elle me colle malgré la chaleur

Divers : les vacances près de l’océan avec ceux qu’on aime, c’est chouette vraiment et une sacrée chance ❤ 

Courses : ce matin

Sortie : demain pour aller chez J.  Il part pour Nantes pour 2 jours, en avion, demain après-midi et je n’ai pas pu aller ce soir, histoire de profiter un peu du w-e avec lui 

Zic : 

Je suis à fond sur Muse en ce moment ❤ 10 ans que je les ai découverts environ et j’aime toujours autant 

Fin : 22h29

Mes petits et grands bonheurs

L’heure des vacances

Je rêve de voir un coucher de soleil avec J. en solo sur cette plage, main dans la main, un peu à l’écart de tout le monde… Il y a un an, en prenant cette photo, je n’imaginais pas que je tomberais amoureuse quelques mois après. (Plage de Lespecier, Mimizan, Aquitaine, Août 2017)

C’est l’heure des vacances. Chaque année depuis que ma première nièce a 1 ans, toute la famille se retrouve sur la côté Atlantique. Là ça fait 3 ans qu’on va à Bias, dans les Landes. Mais cette fois-çi, je monte avec mon chéri et ses 2 filles. On sera dans un mobil home pendant 5 jours, le temps qu’ils restent et après je rejoindrai ma famille dans leur location. Nos 1ers jours à vivre tous ensemble autant de temps… Les faire rencontrer à mes famille… Des étapes que j’essaie de prendre légèrement mais que j’appréhende malgré tout. Il y aura sans doute beaucoup de changements pour lui (et donc pour moi…) dans les mois à venir et je ne sais pas comment je vais traverser tout ça, de mon côté. Bref, ces vacances seront l’occasion de vivre le moment présent en essayant d’oublier un peu l’avenir qui me ronge un peu les neurones depuis bientôt 3 semaines. 

Je vous souhaite de bonnes vacances si vous y êtes et bon courage pour celles et ceux qui travaillent encore ou qui vont reprendre. 

Je serai un peu plus présente sur le groupe fb et instagram. Ce sera plus simple de poster un peu chaque jour là-bas, vue la connexion que j’ai avec mon téléphone. Toutes les infos sont dans la barre latérale si vous voulez rejoindre les Bulles comme j’appellent les membres du groupe. Ce sera avec plaisir 🙂 

Le coin relaxation, visualisation, méditation

Le pouvoir du toucher

Crédit photo : pinterest

Jusqu’à mes 28 ans, j’avais très peu de contacts avec les gens, je ne me serais pas vue venir me blottir dans les bras de mes parents par exemple. Pareil avec les ami(e)s. Un bisou sur la joue, c’était bien suffisant. Avec l’anorexie, les câlins étaient sans doute encore plus compliqués à accepter parce que je ne ressentais plus vraiment grand chose au contact de qui que se soit. Je me suis même demandée comment je me serais comportée avec mes nièces à ce moment là, si elles avaient été parmi nous, c’est dire. Et j’ai été hospitalisée à Marseille dans un établissement où il y avait un ergothérapeute qui se formait à la thérapie manuelle en parallèle. Un jour, il m’a bandé les yeux, je l’ai entendu bouger dans la salle et l’objectif était de le trouver, à l’aide du toucher justement. J’ai senti qu’il n’était pas loin et plus je m’approchais, moins ma main faisait l’effort de se tendre pour l’atteindre. J’ai tourné en rond un bon moment autour de lui, faisant semblant de ne pas le trouver, alors que je savais très bien où il se situait par rapport à moi. Il n’avait évidemment pas fait cet exercice pour rien, il savait bien avant que je lui dise que c’était quelque chose de compliqué pour moi. Le fait de mesurer à quel point j’étais fermée m’a fait fondre en larmes, alors que personne ne m’avait jamais vue pleurer non plus. Ses séances étaient toujours remplies d’émotions de toutes sortes, mais sans lui, je sais que je n’en serais pas là dans mon rapport à mon propre corps mais aussi vis à vis des autres.  

Et depuis quelques temps je pense sûrement davantage à lui. Parce qu’il m’a appris qu’en réalité j’avais besoin de ce contact avec les autres. Il était hors de questions qu’on me fasse un câlin et pire que je fasse la démarche pour en faire un. Comme beaucoup d’éléments qui me constituent maintenant grâce à cet ergothérapeute et à sa façon qu’il avait de me pousser parfois dans mes derniers retranchements pour me faire avancer, je ne les possédais pas il y a 13 ans. J’ai appris à savoir comment je fonctionnais grâce à son aide, ce que je désirais (ou pas), ce que j’aimais (ou pas), bref je me suis reconstruite à tous les niveaux, sauf que parfois on ne se rend pas forcément compte qu’on change.

En 2011-2012, j’ai découvert le reiki, on m’a donné des soins qui m’ont impressionnée par la valeur que pouvaient posséder des mains et l’énergie qui pouvait traverser entre deux êtres et au-delà d’eux. Je reviendrai sur mes expériences en reiki, que ce soit dans les soins reçus que ceux donnés, sinon mon post çi tiendra sur 4kms, déjà que je tente d’être concise alors qu’il y aurait tant à dire, pourtant. 

Depuis j’utilise l’auto traitement, mais je n’avais plus posé mes mains sur quelqu’un dans ce contexte, parce que j’expliquerai aussi pourquoi j’ai stoppé durant toutes ces années. J. m’a demandé un jour comment c’était, ce qu’on ressentait, pourquoi j’y tenais tant à cette pratique et si je continuais. A travers ses réponses, j’ai compris qu’il n’était pas réfractaire et je lui ai proposé d’essayer sur lui. Il a tout de suite accepté. Et apprécié. Et c’est comme si j’avais repris confiance en mes mains. Que ce soit pour le reiki ou pour apporter du réconfort, de l’apaisement, de la détente. Je peux passer de longs moments à lui toucher les cheveux, à lui masser le dos comme je le ferais à un enfant, quand il s’installe contre moi. Ce w-e, sa plus petite fille n’était pas très bien, un mal de tête sûrement liée à la chaleur. J’ai commencé à lui toucher les cheveux en réalisant qu’elle n’avait peut-être pas envie, du coup je lui ai demandé et elle m’a répondu que je pouvais continuer si ça ne me dérangeait pas. Je lui ai massé le dos pour lui apporter un peu de ma chaleur humaine, je la voyais fermer les yeux, elle a fini par s’endormir. C’est sans doute là que j’ai pris conscience encore davantage du pouvoir du toucher. Je regardais mes mains comme si ce n’était pas les miennes, parce que je suis aussi quelqu’un de pudique.

Le pouvoir d’apaiser, d’apporter une présence autre que la parole, montrer son empathie, son amour, consoler. Je me sens remplie d’énergie dans tous les cas. Mais ce w-e j’ai surtout qu’on ne réalisait pas le pouvoir que chacun(e) avait dans ses mains. J’était très douloureuse et je pense que J. a remarqué que je me mettais dans certaines positions quand la douleur m’empêche de me tenir assise. On était en train de regarder un film, il a posé sa main sur mon dos, la changeait parfois de place et j’ai ressenti une telle chaleur se diffuser le long de ma colonne vertébrale. Il y avait toute une énergie qui venait s’enrober autour de mes vieux os et de mes vertèbres à deux sous. J’ai fermé les yeux pour profiter de ce moment parce qu’il arrivait à m’apaiser sans vraiment mesurer l’importance de sa main poser à ces endroits douloureux de mon corps de merde. Il a été étonné quand il a su le bien que ça m’avait fait, lui qui se sent tellement impuissant quand il me voit souffrir encore plus que d’habitude. Je pense que lui-même a regardé sa main en la tournant dans tous les sens en se disant « j’ai pu procurer un tel réconfort avec ma main ?? » 

Mes mains (enfin ma main gauche surtout) aiment ressentir ce qu’elles apportent. Voir des sourires de bien-être, des soupirs d’apaisement, des yeux qui se ferment comme lorsqu’on est entre l’éveil et le sommeil, c’est ce que j’aime donner aux autres comme sensations. On sous-estime le pouvoir du toucher je pense. Ou alors on n’y croit pas, c’est bien possible. Ou tout comme moi il y a 13 ans, on m’aurait mis une main dans mon dos, je me serais sauvée en courant. Quand j’ai découvert ce qu’était recevoir un câlin, j’ai en tout cas mesuré à quel point ça m’avait manqué de ne pas avoir de bras qui se referment vraiment sur moi. Tout comme je me suis aperçue qu’on était constitué d’une énergie qui se rechargeait d’un être à un autre en passant par l’univers en entier. Tous reliés comme si un fil électrique conduisait cette énergie de façon invisible et que les mains étaient nos capteurs pour transmettre et recevoir.

Et pour vous, c’est facile de prendre les gens dans vos bras, de leur apporter un peu de chaleur en posant vos mains sur eux ? Tactile ou pas du tout ? Pot de colle comme je le suis devenue ou pas du tout ? 🙂 Vous connaissez le reiki ou toute autre pratique énergétique ? 

Ptite Delph qui aime le sens du toucher et qui le développe de plus en plus pour sa plus grande joie. Comme quoi tout s’apprend et on évolue au fil des expériences et de notre vécu. De nos réparations concernant le passé aussi

 

Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #35

Mes petits yeux sensibles ont adopté Lulu Castagnette, même si les verres sont foncés et que je n’ai pas l’habitude

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 00h27

Fatigue : je fais concurrence à la Belle au bois dormant

Humeur : il m’arrive d’avoir souvent les larmes aux yeux pour un rien, pour un tout… et parfois je sens la vie se rallumer en moi au contraire. J’ai du mal à me suivre, en gros. 

Estomac : purée de carottes et pommes de terre et un bol de glace fraises avec des morceaux de meringue (ne pas avaler le litre d’un coup… ne pas avaler le litre d’un coup… ne pas avaler le litre d’un coup… non non aaahhhhh !!!)

Condition physique : des soucis de hanche qui m’empêchent d’être bien assise, debout, couchée, du coup je suis toujours en train de bouger. Il faudrait en gros que je sois assise pour certaines douleurs, couchée pour en soulager d’autres et debout… non pour rien en fait.

Esprit : je recherche une nounou pour ma Happy pour la 2ème semaine de mon absence et j’angoisse, j’aurai une réponse demain, qui sera positive j’espère… j’ai toujours l’impression de l’abandonner ma minette alors quand en plus je galère à trouver, je me donne la sensation d’être une mauvaise « maman »

Culture : je lis le livre de Cristina « Une carte postale du bonheur », j’essaie de le savourer pour ne pas la quitter trop vite, j’admire décidément ces petites mains capables d’écrire des romans. Côté films, je me suis fichu la frousse avec « la malédiction Winchester » et j’ai passé un bon moment avec Alexandra Lamy et Franck Dubosck avec « Tout le monde debout » 

Penser à : continuer le tri et le rangement. J’étais tellement contente d’avoir enfin pu trier mon armoire que je l’ai laissée ouverte côté penderie et côté casiers pour admirer le résultat et me motiver à ce que tout le reste ressemble à ça (non je rigole, mais tout juste ^.^)

Avis perso : les gens régressent… j’ai parfois la sensation de retourner au Moyen-Age devant leurs comportements égoïstes, nombrilistes, irrespectueux. Je sais bien que tout le monde n’est pas pareil et heureusement, mais la société en général m’écoeure et ce n’est pas la victoire des bleus (enfin plutôt les dégâts laissés ensuite) qui m’ont réconciliée avec elle cette semaine

Message perso : j’ai besoin de vous…

Amitié : la semaine prochaine j’espère bien, avant que je parte avec J. rejoindre toute ma famille dans les Landes le lundi suivant

J. : on continue notre chemin ❤ 

Compagne de route : elle adore son carton où était ma veste de moto, la dorsale à insérer dedans pour protéger ma colonne et ma paire de gants. Assez grand pour que tout son gros cul puisse être couvert par le soleil, parce que je l’ai installé sur le balcon, il lui sert d’auvent, de parasol, de cachette anti-mistral ^^ Sinon elle se couche près de moi, mais ne me colle pas parce qu’elle doit avoir chaud. Jamais loin ma compagne de route. 

Divers : rien de spécial. Je vais retourner profiter de mon balcon, parce que la nuit, l’été, c’est le moment le plus agréable côté T° et bruits de la rue (sauf quand des voitures se font cramer devant l’immeuble hum). Je regarde le ciel, la lune, les étoiles, notre dame de la garde même si elle s’éteint à minuit, elle reste à portée de yeux malgré tout.

Courses : hier matin dans un autre supermarché où j’ai essayé de changer un peu mes habitudes.

Sortie : demain pour aller chez J. Il part dans sa famille à Nantes (peut-être une future ville de déménagement qui sait…) pendant une semaine avec ses filles, du coup je vais essayer de profiter de lui demain soir et samedi avec lui et ses filles. 

Zic : 

Depuis quelques jours, il y a beaucoup de Vangelis dans mes petites oreilles 

Fin : 00h57

Des blablas de toutes sortes

Pourquoi je n’écris (n’écrivais) plus

DSCN2076
La photo qui n’a rien à voir, mais en écrivant, je fais un peu comme ce jet, j’explose de toutes sortes d’émotions. Et puis ça me rappelle des beaux souvenirs (Riquewihr, Alsace, Juin 2018)

Je ne sais plus et n’ai pas regardé depuis combien de temps je n’avais pas réellement mis un post, en dehors des Etats d’esprit du vendredi que j’apprécie encore faire, même si je rate des RV. Mais en voyant une vidéo où la jeune femme de la chaîne parlait de ses réseaux sociaux dont l’un d’entre eux où elle disait qu’elle aimait y mettre tout ce qui la représentait et que c’était fourre-tout, dans ma tête, une petite ampoule s’est éclairée et m’a fait comprendre que c’était peut-être l’origine de mon absence sur mon blog, entre autres. En dehors du fait que souvent j’ai aussi du mal à taper sur mon clavier et que si je ne peux pas répondre aux copinettes blogueuses, au lieu d’avoir la sensation de ne penser qu’à certaines alors que ce n’est pas le cas, même si j’ai fait du ménage, je préfère être absente totalement de la blogosphère. Mon côté tout ou rien… Soit je lis toutes mes blogueuses préférées, soit je n’en lis aucune, parce que ça me donnerait une sensation de  moitié fait que je n’aime pas. Donc mise à part ce côté là, j’ai relevé deux autres choses qui m’ont faites réfléchir, sur le fait que j’étais aussi bloquée tout court pour écrire et que le syndrome de la page blanche était bien incrusté depuis de longs mois. Mais quels sont ces 2 éléments ? 

Le 1er étant l’impression que je n’avais pas ma place au milieu des « influenceuses » Hellocoton. C’est un terme qui est puissant pour moi, un peu trop pour me sentir à l’aise au milieu. Parce que je n’influence rien ni personne, tout comme je ne me laisse pas non plus influencée. Je préfère parler de  personnes que je trouve inspirantes, qui m’apprennent à porter des regards différemment dans certains domaines ou m’aident à y voir plus clair à travers ce qu’elles disent. J’aime ça par contre, les personnes passionnées et inspirantes. Et si je suis restée sur HC c’est davantage pour vous avoir toutes sous la main, malgré une blogroll créée il y a un moment déjà sur mon blog. Qui ne m’est pas accessible si je veux venir vous voir depuis mon téléphone portable, ce qui est vachement pratique quand justement je ne peux pas me mettre trop sur mon pc. Bref, HC est plus simple pour cette raison et puis c’est une plateforme où j’ai découvert de merveilleuses personnes aussi et je ne l’oublie pas. Elle est un peu symbolique de mon passage dans cette vie, dans mes tourments comme mes bonheurs. Il y a 5 ans, lors d’une TS, une cotonneuse avait alerté la police qui avait tout le contenu de mon blog pour me retrouver avec mon adresse IP. Je vois encore le nom d’HC sur les feuilles qu’ils avaient éparpillées sur mon lit pour m’expliquer comment ils avaient retrouvé mon adresse postale. Ils essayaient de me parler pour me maintenir éveillée, en attendant les pompiers qu’ils avaient appelés en voyant dans quel état j’étais. Et à travers le brouillard, j’entends encore « vous avez des personnes qui tiennent à vous, c’est grâce à l’une d’elles et des commentaires de soutien sous vos derniers posts qui sont sombres qu’on a compris que vous étiez en danger ». Et je n’ai pas oublié non plus l’immense soutien que j’ai eu à mon retour. Des mots que j’ai parfois imprimés pour ne pas oublier la personne que j’étais à travers vos yeux puisque je n’arrivais plus à me percevoir à travers les miens. J’ai compris alors pourquoi je n’arrivais pas à partir d’ici et pourquoi j’étais attachée à cet endroit, entre autres. J’ai choisi du coup d’oublier un peu ce terme et de n’y voir qu’une série de vous, de vos mots qui m’ont toujours accompagnée pour le pire comme pour le meilleur. De personnes au grand coeur avec lesquelles je prenais plaisir à échanger avant mon absence prolongée et qui me manquent pour contribuer à mon épanouissement. J’ai besoin de ça pour me dire que ma journée a été belle aussi pour cette raison, de vous avoir lues, d’avoir écrit sur mon blog, sur les vôtres (même si je n’arrive pas à vous lire toutes le même jour), d’avoir appris, d’avoir réfléchi à vos propos. 

Le 2ème élément a été déclenché par la youtubeuse dont je parle au début de mon post, l’autre jour. Elle disait donc que l’un de ses réseaux sociaux était un véritable fourre-tout et qu’elle aimait ce fouillis et de mon côté, j’aime les blogs où on peut y parler de chaussettes comme de produits de soins naturels en passant par des posts humeurs pour finir avec des recettes, des astuces bien-être, yoga, relaxation, bref tout ce que j’apprécie moi-même mais dont je ne parle pas forcément, même si je n’ai jamais eu de ligne éditoriale. A mon stade de pseudo blogueuse du dimanche, j’estimais ne pas devoir me tracasser de ça. Pourtant je suis davantage tournée (du moins mon blog) vers des posts humeurs, parce que c’est une façon d’écrire que je connais peut-être mieux que de parler de films ou de livres ou d’autre chose. Mais il y a un manque et je crois que je suis faite pour vivre dans un fouillis organisé (tout comme c’est dans mon chez moi d’ailleurs, je manque parfois de place, du coup, j’ai un placard où on retrouve des oreillers et couvertures et sur les étagères plus bas, il y a toute ma batterie de vaisselle, ça laisse un aperçu de ce que je veux dire. Bon même si j’avoue qu’en ce moment, c’est un bazar non organisé et que je pense à toi Cécile quand tu m’avais dit d’y aller petit à petit, ce que j’essaie d’appliquer 😉 ). C’est ma façon de vivre et je crois que ce qui me manque pour réanimer la page blanche et la colorer un peu, c’est que je puisse m’y prendre de la même façon. Un peu comme passer mon blog de catégorie Humeurs à Lifestyle. Même s’il y aura toujours mes bonheurs et mes gros bas qui malgré l’amour sont aussi souvent bien là malheureusement. Et entre, il y a celle que je suis vraiment. J’ai toujours voulu qu’on me reconnaisse davantage à celle que j’étais au fond de moi plutôt qu’on se souvienne de moi juste en disant « tu sais celle qui était anorexique » ou « celle qui est fibromyalgique déprimée à ses heures pas perdues ». Je n’étais pas ça et je ne suis pas ça, ce n’est pas ce qui me caractérise en 1er. Je suis avant tout Delphine, Delph, Petite Delph selon les surnoms qu’on me donne ^^ Mon chéri oublie parfois que je ne suis pas dans une forme olympique malgré qu’il voie mes difficultés, mais parce qu’on rit et qu’on fait des activités adaptées, le jour où il m’a dit que pendant un w-e, il n’avait pas du tout pensé au fait que j’étais tout le temps douloureuse, je l’ai remercié. Il me voit moi en premier et ça m’aide, je me suis même sûrement découverte en même temps qu’il apprenait à le faire lui-même. Et je crois que j’ai besoin que mon blog suive ce chemin pour me faire avancer aussi encore plus loin sur le chemin de mon épanouissement et pour me libérer comme je le fais en tant que femme. J’ai besoin d’ouvrir de nouvelles portes en moi, que je voudrais aussi ouvrir par ici pour me sentir encore plus complète, parce que l’écriture a toujours fait partie de celle que je suis et qu’elle me manque aussi. Mais peut-être que jusqu’à maintenant, je me bloquais de parler de choses qui n’avaient rien à voir avec le but premier de mon blog. Sauf qu’il a le même désir (oui il me parle mon blog ! ^^) que moi, de continuer à évoluer, de ne pas forcément fermer les portes actuelles, mais de continuer à en ouvrir d’autres. Toujours sans tabous par contre, quand je parle de ce qui touche de près ou de loin à mes combats passés ou présents. 

Il vous est déjà arrivé de vous bloquer pour écrire parce que ce que vous comptiez écrire n’allait pas dans la direction du thème de votre blog, initialement ? Vous aimez les blogs où on parle de tout ou vous préférez ceux qui ont une « ligne éditoriale » précise pour vous y retrouver plus facilement peut-être, au milieu des autres blogs ? 

Ptite Delph, en mode Lifestyle Freestyle ^^

PS : merci WordPress d’avoir remis l’onglet pour justifier le texte, il m’a manqué lui aussi ! 😀