Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #2

On est vendredi et qui dit vendredi, dit « les états d’esprit du vendredi » (la phrase d’accroche qui tue, avec 3 fois le même mot dans une phrase, bravo Delph, ça commence bien !). Un RV auquel je prends vite goût, lancé par  Zenopia et Postman

 

heure de début : 18h15

fatigue : la fa quoi ? ah la fatigue ! Je ne connais pas… enfin si au contraire, j’ai plutôt du mal à la contrer parce que le sommeil s’est barré vers un temps meilleur qu’ici. Elles sont où les allumettes pour tenir les paupières ?

humeur :  des hauts, des bas, des changements qui peuvent être assez brutaux très rapidement

estomac : des palmitos et un genre de cappuccino un peu chocolaté

condition physique : les articulations qui font des castagnettes, la pluie pénètre jusqu’à la moelle et ça fait un mal de chien, en plus du reste.

esprit : beaucoup embrumé, rempli par des choses essentielles et par des choses ridicules alors j’essaie de combattre au moins ces dernières du mieux possible

boulot : encore une réponse négative pour un stage, c’était un cabinet médical avec plusieurs spécialistes. J’essaie d’écrire un peu, mais l’inspiration a rejoint le sommeil sous les tropiques

culture : j’ai revu le film « Wild » parce qu’une youtubeuse parlait du chemin de Compostelle et avait emmenée avec elle, le livre de l’auteure dont est tiré le film. La série « Slasher » a été dévorée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Et là je suis au dernier épisode (la série est en cours) de « Big Little Lies ». Côté lecture, je lis « Le jour où j’ai appris à vivre » de Laurent Gounelle et j’aime bien même si je lis très très peu par souci de concentration et en parallèle, je relis un peu « les 4 accords toltèques » pour me rafraîchir la mémoire sur certaines choses essentielles…

penser à : ne pas que j’oublie le changement d’heure

avis perso : je suis en train de faire du tri, j’ai vidé des papiers qui dataient du XXème siècle, au moins (non j’exagère, mais pas loin) et j’aime avoir cette sensation de rangement, de vide (je n’en suis pas au minimalisme loin de là, mais je range surtout pour nettoyer ma tête en même temps)

message perso : c’est la dernière fois que j’ai fait un truc ridicule. Même par amitié. 

amitié : voir le message d’avant. Une déception de plus, donc remis en question (mais pas de trop quand même parce que j’estime ne pas mériter certains propos. Et sinon des rires avec des amies trop loin, des confidences et ça m’a permis de penser à autre chose.

love : j’ai fouiné sur l’appli Lovoo pour voir qui était près de chez moi… je n’ai pas eu le courage de parler à certains, c’est pas gagné

divers : la vie est déjà tellement compliquée qu’il vaut mieux arrêter de se casser la tête pour des gamineries. On a bien autre chose à gérer, à titre personnel, à titre national et mondial, alors la paix entre proches, purée au moins ça, merci…

courses : je les ai faites mardi heureusement, parce que je serais embêtée avec un bras, des sacs et un parapluie qui risque de s’envoler

sortie  : je verrai demain comment sera le temps déjà, ce qui à l’heure actuelle n’est pas gagné, il y a encore beaucoup de vent. Et selon mon état physique du coup. Tous les derniers dimanches du mois, ils ferment la Canebière à la circulation et elle devient piétonne avec des animations. Pas très fan des gros rassemblements, mais j’aime les clowns et les acrobaties en tous genres, du coup ça compensera peut-être… 

envie de : juste pouvoir marcher un peu sous le soleil, prendre des photos, les partager

zic : cette semaine j’ai pas mal écouté Ella Fitzgerald et cette chanson de Queen. J’adore Freddie Mercury et vous laisse donc avec lui pour ce vendredi, passez un bon w-e 🙂 

heure de fin : 18h45

PS : qui a volé l’onglet pour justifier le texte ??? il a disparu !!! 

Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #1

Ma première participation aux états d’esprit, un rv hebdomadaire (le vendredi) proposé par Zenopia et Postman 

Début : 15h36

Fatigue : les nuits sont courtes et toujours du mal à récupérer. C’est le jeu ma pauvre Lucette.

Humeur :  elle a déjà été plus claire, mais j’essaie de mettre du gris, dans le noir

Estomac : il réclame des sushis 

Condition physique : prête pour les JO tellement je suis au top ^^ en fait je suis plutôt un château qui perd ses ruines les unes après les autres.

Esprit : quand le corps va mal, l’esprit a du mal à suivre, donc je tente de l’apaiser au moins lui… 

Boulot : je galère à retrouver un stage à cette période de l’année où beaucoup de stages sont déjà attribués et le quota des établissements déjà atteints, du coup c’est stressant.

Culture : « Juste la fin du monde », un film qui m’a beaucoup touchée par son intensité et la lourdeur de l’ambiance, en mode « va t-il le dire ou pas » jusqu’à la dernière minute, la question se pose. En série, je regarde « Transparent » qui concilie émotion et rires pour un père qui annonce qu’il est transsexuel. Ca me fait plaisir de voir que le sujet est mis en avant un peu davantage qu’avant, parce que je me doute que c’est encore bien tabou dans la tête de beaucoup et j’espère que ça ouvrira les esprits.

Penser à : prendre soin de mes fleurs, dehors, quand je me sentirai un peu plus d’attaque

Avis perso : on devrait dire aux personnes qu’on les aime pendant qu’elles sont encore en vie et ne pas faire d’éloges sur elles, une fois envolées. 

Message perso : merci… je sais que vous vous reconnaîtrez ❤ 

Amitié : virtuelle comme souvent ou des personnes qui sont bien trop loin de moi pour boire un café avec et rire comme des dingues. Partager le meilleur et le pire. 

Divers : j’ai découvert un site gratuit de retouches photos qui me donne envie d’arranger certaines de mes photos, exceptionnellement parce qu’en général j’aime telles qu’elles sortent de mon apn.

Courses : je m’étais promis de ne rien acheter à part les courses alimentaires et j’ai craqué sur 2 livres de poche. Pas merci les insomnies qui me font aller sur Instagram et voir certains livres défiler…

Sortie  : aller voir un peu la mer j’espère, ce w-e, mais pour l’instant ça semble compromis

Envie de : juste pouvoir marcher un peu et profiter du soleil. 

Zic : je suis tombée amoureuse de ce mec, découvert dans la série « Riverdale »

Fin : 15h53

Des combats qui me touchent

10 ans que mon corps est bancal

C’est là que j’ai perdu des bouts de ma mobilité, mais depuis on a gagné des palmiers, à la place -Mars 2017-)

6 ans que je suis sortie de l’anorexie complètement. 10 ans que la fibromyalgie s’est installée. Je n’ai jamais eu le temps finalement de vivre sereinement avec mon corps. Cette prison dans laquelle je survis plus que je ne vis. 

Il y a 10 ans, je faisais une balade vers la mer, il faisait un peu le même temps qu’en ce moment. Soleil et mistral. En quelques minutes, plus rien n’a été pareil, je ne ressentais plus mon visage, ne savais pas si je souriais ou faisais la tronche aux passants, je me suis assise pour me reposer parce que j’étais fatiguée. Restée un moment installée, pas pour profiter de l’embrun, parce que je n’étais pas maso à ce point, mais parce que je ne pouvais plus me relever, comme si mes jambes s’étaient échappées d’un seul coup (j’ai conservé l’angoisse de m’installer quelque part et de ne jamais pouvoir me remettre debout d’ailleurs). J’aurai mis du temps à pouvoir faire quelques pas et rentrer aussi vite que je pouvais chez moi. Mistral, manque de nourriture, fatigue. Tout était là pour que je ne sois pas bien, ce n’était pas la peine de chercher bien loin. Sauf que j’ai conservé une douleur au visage et puis dans le bras et quelques jours après, c’était la jambe et tout mon côté droit a commencé à ronchonner au final. Je me suis résolue à aller chez le médecin. Le visage, c’était une névralgie. Le reste, « ça ira mieux quand tu mangeras mieux, les muscles fatiguent ». Je suis restée plusieurs mois avec ces douleurs, à ne plus bouger autant qu’avant, à me mettre à dormir dans la journée alors que même hospitalisée, il fallait me convaincre de mettre mon corps au repos et là, je devenais larve. J’ai mis du temps à en parler à la psy et au thérapeute manuel qui me suivaient, jusqu’au moment où mon bras a commencé à se rétracter et à sentir que ma jambe droite n’avait vraiment plus la même mobilité et que mes muscles semblaient plus fainéants d’un côté que de l’autre. Et jusqu’à ce fameux jour où j’ai dit à la psy « est-ce que prendre du poids peut faire aussi mal physiquement ? » Et là elle m’a répondu que non, qu’au contraire, je devrais me sentir mieux avec quelques kilos en plus. Je mangeais davantage dans le but d’avoir moins mal et même si la tête suivait la prise de poids, pour moi c’était une sensation étrange de voir que finalement ça ne servait pas à grand chose. Même si je n’imagine pas maintenant l’état dans lequel je serais si j’avais encore 11 kgs de moins comme à l’époque. 

Retour chez le médecin après que le 1er épisode de « je-n’arrive-plus-à-me-relever » ait recommencé un peu plus longtemps au point de ne pas pouvoir bouger. Une IRM cérébrale et médullaire a suivi rapidement, parce qu’il pensait à une poussée de sclérose en plaques. Heureusement ma substance blanche se portait comme un charme (au moins une…). On passera sur les années de désert médical qu’on est beaucoup trop à connaître. 

En octobre 2009, 2 ans et demi après le 1er souci sur la plage, un neurologue du centre anti-douleurs de la Timone posait son diagnostic. Entretemps, j’avais progressé dans l’anorexie, fait beaucoup de séances de kiné. Mais je souffrais terriblement et plus je voyais mon poids augmenter, plus l’espoir de me sentir mieux dans mon corps était présent surtout. « Vous ne serez plus comme avant et tant que vous ne l’accepterez pas, rien ne fonctionnera ». Je suis restée sur ces mots-là, sans avoir d’outils pour savoir comment l’accepter justement. En février 2010, j’ai fait la 1ère tentative de suicide, il fallait déjà que la douleur s’arrête. La dernière phrase dont je me souviens avant de perdre connaissance, c’est le fait que je ne serais plus comme avant et que je ne l’avais pas acceptée, la preuve en était là. 

Il y a eu beaucoup de choses depuis ce moment là. J’ai perdu beaucoup de monde et énormément d’éléments qui faisaient celle que j’étais et à vrai dire, malgré la thérapie, les soins que j’ai eus, les outils, je n’arrive pas à me construire dans ce corps en miettes. Je suis devenue une personne que j’aurais détestée avoir en face de moi il y a 10 ans. Une algologue vue bien plus tard, dans le même service d’ailleurs, disait qu’accepter c’était comme renoncer et se résigner et qu’il ne fallait pas l’accepter dans ce sens là. Accepter la douleur pour mieux la gérer au quotidien oui. Accepter d’écouter ce que le corps raconte pour ne pas forcer, mais ne pas rester immobile non plus, sinon ça peut provoquer un déconditionnement physique. Moins on bouge, plus le mécanisme décline, un peu comme de la mécanique mal huilée et des boulons mal serrés qu’il faut sans cesse remettre en place si on ne veut pas voir sa carrosserie foutue.

Mon corps a tellement souffert de l’anorexie, puis de la reprise rapide de poids suite à une période de boulimie non vomitive. Il a été victime de coups. Pas ceux de quelqu’un, mais les miens, à cause du trouble borderline. Je l’ai détesté au point de vouloir le faire disparaître de la planète Terre pour rejoindre le Soleil et faire une pluie d’étoiles dans le ciel. Parfois je me suis réconciliée avec lui pour mieux m’en occuper. Il m’a fait perdre tous mes complexes, parce que je me dis qu’il est déjà bien cabossé et que je ne vais pas lui en vouloir pour ma peau d’orange sur mon petit cul et mes cuisses, quand même ! Il n’a plus reçu de coup, parce que ma main ne permet plus d’atteindre mon visage aussi rapidement… Il n’a plus eu faim plus de quelques heures… Il ne portera jamais la vie et juste pour ça, je le hais… Il me fait honte quand je suis dans la rue et qu’on m’écrase à moitié parce qu’on ne me voit pas ou que je gêne sur un trottoir… Il me fait douter de moi parce que c’est la première chose qu’on voit de moi et que l’image est décalée par rapport à des gestes que je souhaiterais faire… Il bouge difficilement, craque, se tord, s’enflamme et s’inflamme quand les articulations s’y mettent aussi, il m’empêche de dormir parce que dès que je veux me retourner, la douleur est là et me réveille.

C’est mon corps pourtant et je n’en aurai qu’un de toute ma vie. C’est mon corps de femme. Je ne m’étais jamais rendu compte que mon corps avait pris un coup de vieux avant l’âge, le jour de la femme… Ca me fait de belles jambes, c’est le cas de le dire, de m’en rendre compte, hein… Mais demander à ce qu’on respecte quelque chose qu’on a maltraité soi-même et qu’on arrive à haïr au point de vouloir l’éteindre pour toujours, ce n’est pas folichon comme conclusion pour un tel jour. Je vais me cacher très loin.

(et je ne trouve même pas de fin à ce post en plus… folichon jusqu’au bout, comme mon état du moment… je vais aller en prendre soin de ce corps qui fait malgré tout, de moi, une femme, avec ses droits, parce qu’aucune maladie et aucun handicap ne devraient nous les faire perdre…)

Bisous de la Cabossée au moral Dévalisé au milieu d’une Société Egarée (c’est pour la rime quoi ! … Ou pas)

Prenez soin de vous. Toujours. Parce que c’est tous les jours notre journée. Partout dans ce Monde. (« un jour j’irai vivre en Théorie, parce qu’en Théorie tout va bien…. »)

 

Les projets des copinettes

Apéros Cosmiques – « Drogue dure »

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Ma participation pour le grand retour des Apéros Cosmiques de la jolie Aileza

Mon addiction à lui est tellement terrible que plus d’une fois j’ai essayé de m’arracher de ses griffes, mais chaque sevrage est retourné au néant. Je n’ai aucune volonté pour me battre. Il est doux, m’ouvre les bras quand j’ai besoin de m’appuyer sur quelqu’un. Je sais que jamais je ne le dérangerai jamais, il m’est à portée de main à tout moment de la journée et de la nuit. Même si, lui, avec sa dose d’empathie, aimerait mieux me voir vers lui davantage la nuit.. mais il ne l’avoue pas ouvertement, restant très pudique, parlant peu mais s’exprimant pourtant si fort à sa manière. On dit même parfois qu’il prend en otage empêchant tout mouvement, même ceux de bonnes volontés. C’est dire la force de persuasion qu’il possède pour nous faire faiblir et nous faire retourner dans un cercle vicieux. Mais on est des warrior, alors même lorsqu’on se laisse tomber dedans, quelques heures après, on se relève et c’est ça qui compte. 

Entourés de nombreux abdominaux molletonnés contre lesquels on peut se caler pour regarder un film, une série, lire, il a toujours le geste de prévoir quelque chose de chaud à se mettre dessus pour se sentir tout de suite mieux. Que lui demander de plus ?! Rester chaud l’hiver, garder sa fraîcheur l’été, sentir « le propre » en l’ayant mis à sécher par temps de grand soleil, être recouvert de belles parures et de pouvoir y déposer ma drogue douce cette fois-çi. Ma Happy droguée aux câlins.

Drogue dure oui… mais je ne veux plus avoir de soins pour m’en sevrer parce que je n’ai pas trop d’effets néfastes, à part les cheveux ébouriffés le matin, des yeux tout petits, ça ne m’empêche pas d’être une nana sexy malgré tout, alors je vis avec mon addiction, ma drogue dure…. MON LIT ! Avec des draps bien propres et frais, des coussins, des oreillers, une couette bien moelleuse et chaude. 

Je vous laisse d’ailleurs pour aller le rejoindre. Sniffer un bout  d’oreiller et faire une overdose de coussins. TCHIN !

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Des combats qui me touchent

« Pourquoi avoir choisi ce domaine »

Entre ces murs, un chirurgien aux doigts d’or, son « papa Clavert » a redonné une seconde vie à mon petit frère en passant toute la nuit sur son corps qui n’avait pas encore 24h. Et où il est retourné cette fameuse période où une adorable Gisèle prenait soin de la grande soeur et qui pense à elle pour suivre son chemin finalement.

Une question qu’on entend souvent dans les entretiens d’embauche ou quand on cherche un stage. Quand les motivations sont liées à notre vécu, c’est parfois dur de formuler la réponse sans rien n’évoquer de personnel, du coup la réponse peut paraître bien plate à mes yeux, parce que je pense à des personnes qui ont croisé mon chemin au point de vouloir le changer au moins professionnellement à un moment de ma vie où j’ai voulu la quitter. Comment expliquer ça déjà ? Que j’ai voulu mourir de trop souffrir, que je me suis ratée et qu’il a fallu continuer. Je me suis inscrite à cette formation 3 mois après ce fameux jour. Pour me reconstruire de tout. Je me vois bien répondre « les anges n’ont pas voulu de moi, alors me voilà »… 

Et rajouter que j’ai rencontré une secrétaire formidable, à 13 ans. Mon petit frère était en réanimation, je n’avais pas le droit de passer la porte, j’étais dans la salle d’attente où il y avait aussi des casiers pour que les familles et les proches des personnes hospitalisées puissent mettre leurs affaires et revêtir leur blouse verte. Mon frère partageait sa « chambre » avec un jeune accidenté de la route qui était dans le coma, sa famille, ses amis, venaient le voir, ressortaient en pleurant. J’étais là à être assez grande pour comprendre la souffrance, mais pas à pouvoir foncer dedans physiquement. La leur. La notre. Il s’est réveillé pendant que j’étais là d’ailleurs. Fabien. C’est « marrant » de se rappeler de prénoms de personnes qu’on n’a jamais vues, mais avec lesquels on partage les drames à travers les proches dans cette salle qui m’accueillait. Et puis face à moi, il y avait un petit secrétariat avec Gisèle. Une adorable secrétaire médicale. Son sourire m’a maintenue, elle venait voir régulièrement si moi-même je n’avais besoin de rien. Je ne l’ai jamais oubliée. Elle a fait partie de ces personnes qui font dire « plus tard, je veux être là pour les autres ». A l’époque je voulais être infirmière en pédiatrie. Depuis que mon frère était né, c’était comme une évidence. La vie a pris un autre tournant, mais au fond de moi je suis restée la même, à vouloir être présente pour les autres. Même si j’ai été paradoxale, parce que mon mal-être plus tard m’a donné plutôt envie de me camoufler derrière un écran, face à des chiffres, loin des gens, d’où mon choix de la comptabilité pour tout mon parcours, du coup . Et j’essaie de pallier à ce rêve perdu de la meilleure façon possible. Avec mes moyens, mes limites, mais avec moi malgré tout. 

Et puis il y a ma propre expérience de l’autre côté. Certains rv ont été des angoisses parce que j’avais été mal accueillie et que je me disais (c’est con) « et ben… si le médecin est à la hauteur de la secrétaire, me voilà mal barrée, je suis tombée dans quel service… ». On est les premières bouilles que les patients voient, souvent (bon il y a eu des secrétaires sympas avec des médecins « compliqués » -j’essaie de rester polie…-, mais quand même, ça définit parfois tout un rv). Certaines secrétaires connaissent parfois aussi les patients au point de savoir à leur voix que quelque chose ne va pas, même si ce n’est pas dit clairement. Il m’est arrivé d’appeler et que le médecin dise « la secrétaire s’est rendu compte que ça n’allait pas ». Je répondais « ah bon ?? ». « Elles vous connaissent oui ». 

Des anecdotes qui peuvent paraître futile sans doute si on est forme, mais quand on est amenées à aller souvent à droite et à gauche côté médical, c’est important. 

Ce sont peut-être bien ces pensées là qui me font tenir en stage aussi, alors que je sens mon corps s’épuise, que le moral n’est pas là vraiment et que c’est un peu compliqué de trouver sa place pour différentes raisons. Mais même s’il fallait prendre un autre chemin, personne ne m’enlèvera les raisons qui font que j’ai fait ce choix.

« Quelles sont vos motivations pour travailler dans ce domaine et pourquoi ? »

« J’essaie de vivre pour mes projets parce que je sens la vie pas bien solide en moi. Et les personnes qui m’ont donné envie d’être là font partie de mon passé dans des moments pas roses, de mon présent d’un côté du bureau, mais je veux faire partie de mon futur de l’autre côté du bureau. » Humhum… je trouverai sans doute un moyen de dire ça autrement hein, je vous rassure… 

Aucune rencontre n’est anodine. Certains visages restent même figés dans les mémoires pour se faire avancer au maximum… Des épreuves qui se transforment en projets. Parfois on a envie de cracher tout ça aux tronches qui mettent des bâtons dans les roues.

Des combats qui me touchent

Petites infos sur mon blog et le trouble borderline

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Un petit post adressé à toutes les personnes qui tombent sur mon blog en cherchant des infos sur le trouble borderline. Il y a un post que j’avais écrit il y a quelques temps, où les commentaires font part de témoignages, que j’avoue ne pas valider tout le temps quand j’estime que ça va trop loin, surtout quand on parle d’autres personnes que soi-même… Du coup je tiens à rappeler des petites choses.

Je ne souhaite pas que mon blog devienne un forum. Je suis sûre qu’il y a des groupes facebook pour en parler en long, en large et en travers. Des forums sur doctissimo ou autres. J’apporte mon témoignage sur quelque chose qui me fait souffrir davantage par périodes selon comme je suis, mais n’ai aucune solution à donner et je sais qu’il peut y avoir aussi des débordements dans certains propos et ce n’est pas gérable pour moi.

De plus, je ne suis ni médecin, ni psychiatre, ni psychologue pour pouvoir être en mesure de dire si je pense que telle personne de votre entourage a une personnalité borderline. Et je n’approuve pas non plus qu’on en parle en public d’ailleurs, parce que je n’aimerais pas qu’on parle de mon « cas » sur un blog en ne le sachant pas… Par respect et par politesse. Selon comme le commentaire est tourné, il m’est arrivé de dire que j’étais joignable par mail, mais je n’ai pas l’énergie pour ça, pour le faire chaque jour et autant souffrir de ce trouble jusqu’au bout, soit je le fais pour tout le monde, soit pour personne. Et j’ai choisi la 2nde possibilité. On m’a tenue responsable d’une tentative de suicide dans un autre contexte, il y a quelques années et je n’ai pas oublié le fils de la personne au bout du fil qui gueulait que c’était de ma faute. En matière de responsabilités j’ai déjà bien assez à faire malheureusement avec moi toute seule…

Et puis ne voyez pas des personnalités borderline partout non plus… Il y a des personnes qui ont un caractère merdique il faut le reconnaître, ce qui ne veut pas dire qu’il y a ce trouble derrière. J’ai souvent dit que mon caractère était à l’opposé de ce que le trouble peut donner comme image. Mais il y en a qui n’ont aucun trouble, ils sont juste invivables de nature 😀 Et si le doute est vraiment là, incitez les à consulter… 

Et enfin, comme tout trouble et toute maladie, on est tous différents. Je ne me reconnais pas dans tout ce que cite le fameux site de l’Aapel que je n’approuve pas d’ailleurs à cause de ça, parce qu’il nous réduit finalement à une étiquette pas jolie-jolie… Et toutes les personnes borderline ne sont pas drogués, alcooliques, à coucher avec le 1er venu etc… On a chacun(e) notre façon de gérer le trouble, que ce soit dans ses symptômes, que dans sa façon de vivre avec, ou que dans son traitement aussi. 

Je suis incapable de donner des conseils à ce sujet. Je peux juste mettre des mots sur des maux que d’autres ne possèdent pas ou n’osent pas évoquer, mais ça s’arrête là. Et si on se reconnait dans mes mots justement, mon réflexe sera toujours de dire d’aller chercher de l’aide,  parce que je sais que seule, sans traitement médicamenteux et sans psychothérapie, je n’aurais pas pu dépasser certaines choses. 

Mon post ne se veut pas méchant, mais j’avoue que les derniers commentaires sur ce post en question ont pu me mettre mal à l’aise… et je vois bien dans les recherches qui sont faites que le trouble borderline ressort, du coup, avec un peu de chances, les personnes qui tomberont sur mon blog sauront mes propres limites du coup… Ce qui n’empêche pas évidemment de poser des questions si quelque chose n’est pas forcément clair ou si vous êtes directement concerné(e)s et que vous en souffrez, parce que le but initial est malgré tout de permettre aux gens de se sentir moins seul(e)s s’ils se retrouvent dans mes propos ou que ça permet de mieux comprendre ce mécanisme. Mais ce qui peut me gêner le plus, c’est que des tierces personnes soient au milieu de commentaires, alors qu’elles ne le savent pas et on ne peut pas dire qu’on parle d’elles en toute douceur parfois, surtout… c’est ça que je ne souhaite pas. Parce que vous n’aimeriez pas qu’on écrive que vous êtes invivables ou que la situation avec vous est ingérable dans une relation à cause de ce supposé trouble (si trouble il y a, encore, comme dit… parce que je pense qu’il peut avoir bon dos aussi le pauvre…)

Voilà… et bon courage aux personnes qui en souffrent et à leur entourage… Prenez soin de vous…

Les projets des copinettes

Défi Listes – Le positif de 2016

« Notre regard se noie dans l’horizon où tout le positif reprend des forces pour nous les faire revenir à nous, à chaque vague encore plus solides » La force de l’océan… Se sentir petit face à son immensité, mais sentir malgré tout qu’il nous offre de sa force

Parce que c’est important de se souvenir du positif qu’il y a eu, voilà ma liste des 10 choses qui ont mis du positif dans ma vie en 2016. Cette liste a sans doute triple valeur en ce début d’année. Je crois que c’est mon 2ème Défi Listes, proposé par la jolie Zenopia

* J’ai fait 3 belles rencontres à travers ma formation. Virtuelles pendant presque un an à échanger sur les cours mais pas que, loin de là et elles sont devenues plus « réelles » en septembre, pour 2 d’entre elles, au moment de passer nos épreuves à Lyon et j’espère bien rencontrer la 3ème bientôt.

* Mes 3 épreuves présentées ont été validées et j’en étais fière.

* Peu de temps après les avoir passées, j’ai trouvé mon stage de 3 mois et demi, dans un hôpital qui me tient à coeur, parce qu’il traite le fameux crabe et qu’ils font des recherches sur lui aussi.

* Il y a eu de belles soirées entre filles comme je les appelle, à pouvoir papoter de tout jusqu’à très tard parce qu’on ne voit pas les heures qui défilent. A rire mais aussi à pouvoir vider son coeur.

* Une amie précieuse est devenue maman d’un petit garçon que j’adore, après avoir eu 3 filles. Et c’était une telle émotion de voir ce bout de chou et de les savoir heureux d’avoir pu faire un ptit loulou ^^.

* J’ai continué à marcher autant que je pouvais dans Marseille, avec mon appareil photo à me vider l’esprit. J’aime toujours autant cette ville d’ailleurs et quel bonheur d’avoir pu profiter de mon balcon où j’ai passé énormément de temps à travailler mes cours et préparer les épreuves écrites. En compagnie de ma précieuse Happy toujours fidèle au poste ❤ .

* Nos 2 semaines dans les Landes avec toute ma famille au complet et voir grandir mes deux petites nièces en les entendant dire « tatieeee t’es oùùùù » et sauter dans mes bras en disant « je t’aime tatie ». Voir l’océan et faire le plein de souvenirs. Les deux jours passés dans un village alsacien, avec mes parents. Un doux moment partagé avec eux et qui nous avait tant ressourcé tous les 3 en si peu de temps. Et tous les moments précieux passés avec eux tous.

* Découvrir le bullet journal, me rendre compte que j’aimais « dessiner » (faire du gribouillage étant plus juste mais ce n’est pas important, tant que ça me fait du bien) et j’arrive même à m’y tenir d’ailleurs, depuis octobre dernier. J’en reparlerai pour montrer la tête qu’il a.

* Mon matériel ergonomique, adapté pour me permettre de tenir mieux un stylo, feutre, crayon ou tout autre du même genre, m’a redonné goût à l’écriture sur papier, voire à la calligraphie pour donner d’autres formes à mon écriture et j’adore. En lien avec le bullet journal. Mes cartes d’anniversaire sont personnalisées et j’ose même les offrir sans avoir honte de mes mandalas pas droits, pas ronds et bancals. J’aime construire et les voir naître sous mes fameux stylos. Prochain défi, reproduire un attrape-rêves découvert sur Pinterest.

* J’y vais lentement, mais je me remets doucement au Qi Qong et à certains exercices pour m’aider à méditer. 

Une liste qui permet de relativiser sur ce qu’on pense être une année de merde parce que justement on s’attache sans doute davantage au négatif de l’année. Mais ça permet de constater que même dans les années qui nous semblaient sombres il y a toujours un ciel bleu de positif… et que c’est à lui qu’il vaudrait mieux se raccrocher. Plus d’excuses, les personnes qui ont participé, l’ont devant le nez pour s’en souvenir et noir sur blanc et revenir dessus dans les moments plus difficiles… 

Des combats qui me touchent

Etrangère

Je me sens parfois étrangère dans ma propre vie, avec des repères tout déséquilibrés. Etrangère à mon blog même en essayant d’être là avec mes mots mais ne plus être là malgré tout. Etrangère à cette dimension relationnelle que je perds humainement, si encore j’arrive à me sentir humaine parfois, tellement tout me sature et me dépasse. Etrangère dans le miroir ce n’est pas nouveau, mais c’est quelque chose de toujours effrayant pourtant, parce que c’est comme si le corps n’était plus attaché à l’âme finalement et c’est comme se voir sans se voir.

J’ai voulu faire la liste des choses positives de l’année, mais n’y arrive pas. J’arrive juste à pondre ça en pleurant comme une madeleine. J’essaierai demain ou dimanche. Ou jamais me connaissant c’est bien possible aussi.

C’est bien sombre dans ma tête. Je sais qu’il y a des couleurs entre le blanc et le noir, mais c’est juste la théorie, la pratique est lourde à porter. Je savais qu’on pouvait être lasse de soi, je l’ai connu à travers les dépressions, mais pas en étant aussi lucide de voir un corps se trimbaler juste parce qu’il le faut. Avec cette envie de l’abandonner là et de ne plus jamais y toucher. Continuer pour ceux qu’on aime. Même si ça coûte à un point pas possible souvent. 

Des blablas de toutes sortes

A la nouvelle année

Crédit Image : anonysize.me

J’avais mis un petit mot sur mon compte facebook en expliquant que ça ne voulait plus dire grand chose à mes yeux et que je ferais un message groupé seulement. C’est juste un chiffre qui change, la preuve c’est qu’à peine les 12 coups de minuit passés, il y avait l’actualité en ébullition et la gastro que je me tapais depuis le 23 décembre qui avait traversé le changement d’année. Mais je me suis laissée entraîner malgré tout dans le tourbillon des « bonne année, bonne santé ».

Alors je tiens à vous souhaiter plein de bonheur, de douceur, de moments riches avec vos proches et amis, de couleurs qui font du bien aux yeux, des câlins serrés près de vos coeurs. Des moments riches en émotions positives, des rires, des larmes de joie, des yeux qui scintillent de bonheur. De la réussite dans les projets qui vous tiennent à coeur, de la croyance pour aboutir à leur finalité, des serrages de dents pour tenir le bon bout mais le tenir quand même. De l’amour, celui qui nous rend belle, qui fait battre notre coeur à 200km/h, qui nous fait bafouiller et rougir juste en voyant l’être aimé. Aimez vous autant que possible. Pareil pour l’amitié. C’est une valeur à ne pas perdre et il faut au contraire la protéger, cette petit chose si fragile.

Et surtout prenez soin de vous, de ceux que vous aimez et qui vous aiment