Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #25 – Déjà ?!

Le ciel me fascinera toujours autant. Les toits aussi, faut pas me demander pourquoi, j’ai traîné un moment sur pinterest à regarder les toits de Paris

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h03

Fatigue : les nuits sont courtes, donc… 

Humeur : plutôt bonne

Estomac : blanc de poulet, salade carottes/céleri, pain grillé, pomme, café viennois

Condition physique : heu… j’ai du mal à récupérer de mes microbes + les douleurs, ce n’est pas jojo. J’ai un peu forcé en voulant prendre l’air en plus, mais je commençais à saturer d’être enfermée.

Esprit : je me pose des questions, mais légitimes, pas celles que je me pose parfois alors qu’elles n’ont pas lieu d’être. Du coup on peut espérer que les réponses que j’y trouve (ou pas) peuvent aider à m’avancer… (bis)

Culture : côté livre, je relis les 4 accords toltèques et « Café Lowendal » de Tatiana de Rosnay. Côté films j’ai vu « Otez-moi d’un doute », « Last Word », « L’expérience interdite ». Côté séries, je regarde « This is us » et « The good Doctor »

Penser à : continuer à trier. J’ai déjà changé certaines choses de place, mais dans une seule pièce, c’est un peu limité côté modifications possibles. Et grand besoin de ranger autant que je peux et supprimer ce qui n’a plus lieu d’être.

Avis perso : certaines personnes devraient vraiment la fermer pour de bon (les Catherine Millet par exemple… ) Certaines femmes me font halluciner +++…

Message perso : je me rattrape très vite sur vos blogs. Pas certaine de pouvoir tout lire vu mon retard, mais je ferai au mieux ❤ je pense à vous en tout cas

Amitié : courant semaine prochaine il faudra me supporter je pense 😉 IRL du moins, parce que j’aimerais bien que certaines d’entre vous soient plus près snif

J. : il arrive à me manquer juste par sms…

Compagne de route : pot de colle ambulant

Divers : j’étais tristounette du départ de France Gall, j’aimais tellement sa simplicité de vivre malgré les épreuves. Sa discrétion aussi, son naturel et puis le nombre de fois où je l’ai écoutée pendant que je me noyais côté anorexie (Résiste, prouve que tu existes…)

Les petits soleils ont fait leur apparition depuis avant-hier aussi sur ma page fb

Courses : faites lundi, mais vu le peu d’appétit que j’ai eu à cause des microbes, je ne manque de rien côté nourriture

Sortie : demain si tout va bien. Avec J. 

Zic :

La chanson que je préfère d’elle, sans aucun doute. J’aimais l’amitié qu’il y avait entre Daniel Balavoine, France Gall et Michel Berger et je pense qu’elle parle à beaucoup de monde, cette chanson malheureusement.

Fin : 13h29
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Des blablas de toutes sortes

Les moules, c’est pour les gâteaux

J’ai un peu grandi depuis, dans tous les sens du terme, quand même. Mais j’étais déjà déterminée à ne pas me laisser marcher sur les pieds par les faiseurs de moules et les donneurs d’étiquettes, je crois bien, vue ma bouille 😀

J’ai parlé à plusieurs reprises des étiquettes qu’on collait aux gens et que je n’appréciais pas qu’on le fasse. Pour moi comme pour les autres. Parce que ce sont des principes qui gâchent la liberté de sortir de l’étiquette qui nous est donnée en élargissant l’horizon. Hier je suis tombée sur une émission hautement culturelle (non je rigole, c’est plutôt un divertissement qui malgré tout aborde des thèmes qui sont intéressants même s’ils ne sont pas toujours traités avec bienveillance malheureusement). Et là en l’occurrence, c’était sur les femmes-enfants. J’ai regardé parce que je me suis souvent dit que ça me parle comme terme (sans mettre d’étiquette pour autant justement). Sauf que je ne percevais pas cette notion de la même façon qu’elle était décrite par les participants. Et quand ils ont parlé d’entrer dans des moules à partir d’un certain âge, ils m’ont perdue. Je rentre dans ma 4ème décennie dans un mois et dans ma façon de m’habiller je ne ressemble en rien à une femme de 40 ans, c’est certain. Je n’ai pas non plus la vie d’une femme de 40 ans. Le problème c’est : qu’est ce que la vie à cet âge là. Mariée ou au moins en couple -casée quoi-, un emploi fixe, des enfants. Si on n’entre pas dans ce moule fréquent, pour certains, c’est la fin du monde. Je n’ai aucun des 3 et en plus j’ai conservé ce côté enfant qui fait que je tiens debout comme j’ai pu le dire souvent aussi. Bref je ne suis pas dans le moule que la société attend de nous, adulte. Je parle de la 40taine, parce c’est mon âge, mais il y a 10 ans, ce genre de questions étaient déjà d’actualité. 

Mais je ne veux pas faire partie d’un moule. Je veux juste qu’on me laisse cette liberté de me dire que c’est mon choix de ne participer à aucun moule. Soit parce que je ne peux pas comme pour les enfants. Soit parce que c’est plus compliqué que ça pour le travail. Soit parce que pour être en couple il faut être deux et faire accessoirement sauter quelques barrières, mais c’est un autre souci. Et quand en plus on se voit un peu comme une femme-enfant, c’est le pompom et la cerise sur le gâteau parce que les gens peuvent penser qu’on vit dans un monde de bisounours, entourées de choses enfantines, en dehors de la réalité. M’habiller comme une ado bien souvent, regarder des dessins animés, avoir une attitude d’enfant côté affectif toujours en besoin de démonstration, ne pas avoir envie de me maquiller ou m’écraser les pieds dans des talons de 15cms avec un tailleur, juste pour être dans le moule, je ne le veux pas, parce que ce n’est plus moi. Et puis j’ai tellement cherché pendant des années à rentrer dans un moule pour être « normale » (encore un terme qui me fait dresser le peu de cheveux que j’ai sur le crâne) que je fais une overdose de moules sociétaux. Je ne sais pas si ça se dit mais j’ai envie d’être rebelle jusqu’au bout, tiens ! 

Je suis déjà contente d’arriver à finir une journée en ayant l’impression d’avoir un peu vécu au lieu d’avoir survécu. Mon côté enfant ne m’empêche pas d’assumer le quotidien, je ne dépends de personne pour autant et suis même plus indépendante que ce qu’on pourrait le penser, à tous les niveaux. S’il y a un souci je ne fuis pas devant même s’il me paraît infranchissable. Je mets du temps à parfois le résoudre, mais en suis responsable. Je pense être mature et avoir réellement mon âge pour certaines choses. Le seul moule dans lequel je souhaite être c’est celui d’être heureuse, arriver à continuer à respirer, arriver à vivre au lieu de survivre. J’ai toujours eu conscience que la vie aurait pu s’arrêter depuis longtemps à cause de l’anorexie ou à cause de mes « bêtises » et je refuse que le peu que j’arrive à faire dans ma vie soit l’obligation d’être dans un moule étiqueté en plus. Alors parfois je me tais pour avoir la paix. J’ai mis 34 ans à faire de moi une femme dans tous les sens du terme. Avec l’anorexie, on a souvent l’impression de conserver l’image d’une enfant du fait que les corps sont menus. J’assume mon corps de femme depuis 6 ans maintenant. C’est mon combat. Tout le monde a son carnet de route avec ses embûches, ses difficultés, ses souffrances. On n’avance pas avec les mêmes outils. Pas au même rythme non plus et je me suis souvent comparée au point de me détruire un peu plus parce que je voyais que je ne parvenais pas à être celle qu’on attendait de ce que je « devais » représenter à mon âge. Si on me met à côté d’une autre femme de 40 ans, avec une autre façon d’être, de faire, de réagir, de penser, de s’habiller, de se maquiller, je ressemble à une tache dans le décor. Mais cette année 2017, j’ai réalisé que j’étais juste moi et que tout ce que je faisais et ferais dorénavant, si j’étais en paix avec moi-même, quitte à déplaire aux autres, c’était l’essentiel pour moi. Je porte assez de masques pour ne pas toujours montrer mes failles et mes douleurs que je me donne le droit de ne pas entrer dans ces moules prédéfinis par la société qui est étouffante à mes yeux. Société dont je respecte les règles. C’est déjà bien compliqué de vivre tout court. Je parle évidemment de tous les moules dans lesquels les autres souhaiteraient nous caser, là c’est celui de femme-enfant parce que c’est ce que j’ai ressenti au moment où les participantes ont été descendu en flèche alors qu’elles étaient justement heureuses et qu’on venait leur dire d’arrêter d’être celles qu’elles étaient en gros. Parce que ça ne correspond pas à ce qu’on attendait d’elles justement, que leur comportement n’était pas digne de femmes adultes. L’une d’entre elles étant mère de famille, avec un poste à responsabilités. Mais elle a dû s’en justifier pour prouver que l’un n’empêchait pas l’autre.

Se justifier sur ce qu’on est et chercher à se caser dans un moule… Je ne suis pas seule à avoir l’impression qu’on passe notre temps à le faire, rassurez-moi ou c’est moi qui le gère mal ? Dites moi ce que vous pensez des moules. Est-ce que c’est le fait de ne pas arriver à y entrer qui fait qu’on ne les supporte pas peut-être aussi ? Ou c’est comme les étiquettes, ça ne permet pas d’élargir les horizons et de dépasser les frontières de la case et du moule ? 

Ptite Delph, femme-enfant, n’aimant pas les moules. Sauf s’il y a un gâteau qui cuit dedans haha ! Je vous laisse, il faut que j’aille voir s’il ne crame pas et je le regarderai devant un dessin animé ce soir, juste pour adoucir la réalité un petit peu mais pas complètement, parce que les responsabilités sont aussi là… 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #24 – Bonne année !

Les parties d’échecs avec mon papa ❤ le plateau et les pièces sont tellement grands que c’est difficile d’atteindre l’autre bout (c’est pour avoir plus de difficultés à mettre échec et mat ! je viens de comprendre ! ^^)

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

C’est aussi l’occasion de vous souhaiter une très belle année 2018, avec la santé surtout, beaucoup d’amour, d’amitié, la réussite dans vos projets et même s’ils ratent, l’essentiel c’est d’en avoir. Juste faire le plein de petits et grands bonheurs au quotidien. 

Début : 13h54

Fatigue : les nuits sont courtes, mouvementées, délirantes. Un peu sur les genoux

Humeur : plutôt bonne

Estomac : un sandwich avec du blanc de poulet et un café viennois. Je manque un peu d’appétit en ce moment.

Condition physique : mon corps ressemble au jeu Tetris, je jongle entre les douleurs liées à la fibro et celles qui sont dues à un état grippal que je traîne depuis une semaine. J’explique souvent en disant « c’est comme les courbatures qu’on a quand on a une bonne grippe qui cloue au lit pour de bon ». Ben là je fais du 2 en 1 et j’avoue être dans un sale état, vivement le médecin lundi. 

Esprit : je me pose des questions, mais légitimes, pas celles que je me pose parfois alors qu’elles n’ont pas lieu d’être. Du coup on peut espérer que les réponses que j’y trouve (ou pas) peuvent aider à m’avancer…

Culture : je ne regarde pas beaucoup les écrans depuis une semaine, la luminosité et voir bouger me fatiguent vite. Lire a été compliqué aussi, j’ai terminé celui de la semaine dernière, qui m’a un peu déçue dans le sens où il est trop prévisible.

Penser à : instaurer les « petits soleils » (les petits bonheurs du jour) sur ma page fb. Elle est en lien à droite sur la barre latérale si vous voulez m’y rejoindre. J’aimerais qu’elle soit plus vivante pendant cette année.

Avis perso : ce serait pas mal de finir mes cartes pour les envoyer avant Noël 2018 (re-re-re-bis) 🙂 Re-Edit : toujours pas finies… mais vous comprendrez en les recevant, si un jour elles partent 😀 

Message perso : merci pour vos adorables cartes de voeux, je les ai trouvées hier dans ma boite aux lettres et j’ai été très touchée par le geste (par la rapidité aussi vue ma lenteur lol) et par vos mots. Vous êtes adorables ❤ 

Amitié : vite que je sois sur pieds pour pouvoir profiter

J. : il a illuminé ma fin d’année 2017, il faut bien le dire… (re-bis) Mais il le sait depuis mon message initial.

Compagne de route : j’ai retrouvé ma Happy à la sortie de la gare, l’amie qui l’avait gardée chez elle, est venue me chercher à la gare pour que je l’aie en rentrant aussi. Et elle n’a pas boudé un seul instant, elle a repris ses habitudes.

Divers : je n’ai pas fait de résolutions qui ne tiennent jamais la route plus de 2 jours et encore. Je rêve d’être juste un jour, en forme, pour me rappeler ce que ça fait dans notre corps. Je ne sais plus ce que ça fait de ne pas avoir mal partout. 

Courses : faites hier parce que je n’avais vraiment plus rien comme je rentrais de chez mes parents, mais très rapidement parce que je me sentais au bout du rouleau.

Sortie : je ne sais pas… quand je tiendrai un peu mieux debout.

Zic :

Daniil Trifonov, le pianiste le plus habité par la musique que je connaisse. J’en suis fan.

Fin : 14h26
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EEV # 23 Post Noël

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Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. Et c’est aussi les EEV de post Noël.

Début : samedi 1h15 (j’avais oublié qu’on était vendredi, hier…)

Fatigue : ça va, je me repose au maximum pour repartir de plus belle

Humeur : assez bonne

Estomac : des chocolats Lindt, onctueux, fondants, un coeur tout moelleux… comment ça je suis obsédée des chocos ? Mais non ! Enfin presque pas du moins. 

Condition physique : humidité, pluie, vent, résultat Rouillator pour vous servir…

Esprit : un très joli Noël, entourée de mes proches, des rires, des câlins, de bonnes choses faites main de A à Z vraiment délicieuses, les yeux illuminés de mes nièces devant les cadeaux. Les papotages en tous genres, les danses des petites qui provoquent un fou rire, bref que du bon.

Culture : Les 5 légendes, Blanche Neige, la reine des neiges (oui on se cultive :p ) On a besoin de magie peu importe l’âge. En livre, j’ai lâché Jojo pour rejoindre « La vie est facile, ne t’inquiète pas » de Agnès Martin-Lugand

Penser à : finir mes cartes pour les envoyer avant Noël 2018 ne serait pas mal 🙂 Edit : toujours pas finies…

Avis perso : les bons moments passent beaucoup trop vite par rapport aux mauvais moments, non ? C’est bizarre, les horloges se mettent de connivence en fonction de bons ou mauvais moments, pour savoir à quelle allure avancer le temps…

Message perso : s’entourer de personnes zen et qui ne se prennent pas la tête pour tout, ça m’aide à trouver un apaisement et plus je vieillis, plus j’en ai besoin.

Amitié : je reviens bientôt ❤

J. : il a illuminé ma fin d’année 2017, il faut bien le dire… (bis)

Compagne de route : ma Happy est chez une amie qui la prise à la maison, en espérant qu’elle ne griffe pas tout le monde sur son passage la chipie humhum… 

Divers : ne jamais sous-estimer les microbes, tout est en feu depuis la gorge jusqu’aux bronches. Sans compter les courbatures par-dessus les douleurs habituelles

Courses : faites mercredi

Sortie : aucune idée, il pleut comme vache qui pisse et il y a un vent à décorner les boeufs

Zic :

La chanson de Noël de Jean-Marc 

Fin : 1h44
Finissez bien l’année pour être en forme pour débuter 2018
et faites attention sur les routes si vous prenez le volant…
Profitez bien encore de vos proches et amis.
Les projets des copinettes

Etats d’esprit #22 – Noël

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. Et c’est aussi les EEV de Noël.

Début : 23h30

Fatigue : je ne dors pas beaucoup à cause des douleurs

Humeur : toujours des vagues au cours de la journée, un peu angoissée et en même temps l’esprit de Noël est heureusement très présent

Estomac : des frites et du poulet et quelques chocolats 

Condition physique : il pleut depuis que je suis arrivée vendredi dernier… Mon surnom est désormais Rouillator tellement je rouille 

Esprit : je pense à Noël, j’ai fini d’emballer mes cadeaux, j’en attends un qui est en rade je ne sais où super, fais des petites cartes de Noël, respire le sapin, regarde les boules faire de jolis reflets

Culture : dans le train, j’ai commencé « Après toi » de Jojo Moyes. Aucune série pour l’instant, on regarde plutôt des comédies et des Disney en famille, le soir

Penser à : finir mes cartes pour les envoyer avant Noël 2018 ne serait pas mal 🙂

Avis perso : on se permet beaucoup de choses sur les réseaux sociaux, en oubliant que des personnes sont derrière les écrits et que les commentaires peuvent bien toucher. Moralité, je n’autoriserai plus aucun site à relayer certains de mes posts, selon ce que je dis. Même si j’ai conservé les adorables commentaires où les personnes comprenaient parce qu’elles souffraient de la même phobie et celles qui n’étaient pas dans le jugement pour essayer d’oublier les autres commentaires. Merci à celles qui ont du coup fait pencher la balance vers le positif. On y arrivera 😉 

Message perso : profitez bien des fêtes et de vos proches, famille ou amis

Amitié : je tiens à vous ❤

J. : il a illuminé ma fin d’année 2017, il faut bien le dire…

Compagne de route : ma Happy est chez une amie qui la prise à la maison, en espérant qu’elle ne griffe pas tout le monde sur son passage la chipie humhum… 

Divers : changer de tête fait vraiment du bien

Courses : faites mercredi

Sortie : dimanche soir pour aller chez mon frère et sa petite tribu. Le temps n’est pas aux balades sinon (mon corps non plus d’ailleurs)

Zic :

 Je ne pouvais pas finir sans mettre une chanson de Noël ^^

Fin : 29h58
Des combats qui me touchent

Une émétophobe au coeur de l’hiver

« L’hiver est tabou pour les émétophobes, mais on en viendra tous à bout !! Zen attitude ahemmmm » Crédit photo : pinterest

 

Pour rappel, l’émétophobie est la phobie de vomir. Je vis avec elle depuis 20 ans, sans avoir jamais pu vraiment m’en débarrasser. Il y a des endroits plus compliqués à gérer. Les lieux confinés où je ne suis pas sûre de pouvoir courir au cas où j’aurais besoin de vomir. La voiture où on ne peut pas s’arrêter n’importe où, le train pas accessible si on est à l’autre bout du wagon, alors que j’avance déjà en ayant l’impression d’avoir un coup dans l’aile, parce que je manque d’équilibre pour seulement marcher, alors imaginez, s’il fallait que je déguerpisse aux wc en 4ème vitesse. Bref, parfois je choisis la facilité (si on veut), je ne mange pas avant d’aller dans certains lieux. 

Mais l’hiver, cette phobie prend une autre dimension… J’entends à peine « cas importants de gastro » que j’ai déjà l’estomac retourné et au bord des lèvres, les intestins qui font des castagnettes entre eux, j’attrape chaud et je me désinfecterais bien à l’eau de javel à chaque fois que je viens de quelque part pour éradiquer chaque microbe susceptible de m’avoir contaminée. Je disparais de la circulation jusqu’à ce que l’épidémie soit passée. 

Et puis le nombre de fois où j’ai entendu depuis petite « j’avais froid aux pieds, ça m’est resté sur l’estomac d’avoir eu froid » Du coup, je mets double paire de chaussettes, suis habillée comme pour le Pôle Nord, pour éviter de prendre froid et que les aliments ne passent pas s’il ne faisait pas assez chaud en moi. 

Le pire étant que je suis malade si je vois quelqu’un vomir, même si aucune raison pour moi ne provoque, mais je suis à l’affut du moindre signe de mon estomac et comme j’ai souvent mal au ventre à cause de mes splendides intestins, je me bourre de spasfon, de vogalène, de menthe poivrée sur un sucre, je serais même prête à avaler la fiole complète, mais ça me reviendrait trop cher de faire ça à chaque repas…, je bois des tisanes après-repas, même si ledit repas ne s’est composé que de choses simples mais on ne sait jamais. 

Alors les repas de Noël… l’an dernier j’étais malade depuis le 22 décembre, je n’ai jamais mangé aussi peu à un Noël, la veille et le jour même. Juste le minimum. C’est moi qui ai mangé le moins et qui ai été malade comme un chien. Je fais attention en général de ne pas trop manger parce que comme dit j’ai vite mal et je suis vite remplie, mais c’est aussi pour éviter au maximum les risques de trop plein qui voudrait repartir. 

Je suis donc du genre à scruter toutes les dates de péremption et flique tout en mode « t’es sûr que ça ne sent pas un goût bizarre ?? »… « ben ça sent le poisson, en même temps, c’est du poisson donc c’est normal »… « oui mais quand même, non ?? »… En général je suis discrète, peu de monde le sait en réalité que j’ai cette phobie parce que je n’en suis pas fière, mais même en travaillant sur moi, je m’en dégage très peu. Chez moi à la limite, ça va, je suis seule, s’il m’arrive quoique se soit, il n’y aurait personne pour me voir cracher mes boyaux. 

Entre repas plus copieux que l’ordinaire, les épidémies de gastro, de grippe où les gens nous crachent dessus, le froid qui peut ralentir voire stopper la digestion, ça en fait des choses à surveiller dans la tête d’une émétophobe. Alors j’essaie de tourner ça en autodérision, parce que beaucoup me diraient « et puis ? qu’est ce que ça peut faire si tu vomis ?! »… ben je refuse de manger  pendant 3-4 jours et je perds vite du poids mais en reprends difficilement, du coup il faut aussi rester vigilante sur le fait que j’ai l’angoisse de me réalimenter, voire de me réhydrater tant que je sens que ce n’est pas rétabli. Sauf que le fait d’avoir l’estomac vide peut provoquer de violentes nausées, par manque de sucre aussi, et ça fait cercle vicieux. J’ai toujours eu peur de m’étouffer seule et c’est la honte de vomir devant quelqu’un, enfin à mes yeux, donc tout mélangé, ça peut vite devenir un jeu de piste sur les heures pour sortir l’estomac vide, prendre un repas qu’on connait pour se sentir rassurée, quitte à toujours manger la même chose pour avoir une sécurité. Ma grand-mère faisait pareil, elle avait aussi cette phobie et c’est l’un de ses héritages. Je l’ai toujours vue manger les mêmes aliments. « Je t’aimais très fort mamie, tu le sais pourtant, mais tu n’étais pas obligée de me léguer ce machin tellement nul ! Même si au fil des années, je pense à toi et me dis que c’était une souffrance pour toi aussi d’être sans arrêt en stress de ce qui passait dans ton bidou hein ».

Etre émétophobe, ce sont des stratagèmes à mettre en place. Avoir un petit sachet sur soi au cas où. Conserver l’attirail pharmaceutique de base, spasfon et vogalène. « Au cas où », comme quand on prend des affaires en trop pour partir en vacances et qu’on dit « je prends ça… au cas où ! »… Sortir rapidement des transports en commun si je sens que ce n’est pas folichon (déjà fait, alors que je me rendais à 3/4 d’heure d’où j’étais), j’ai déjà refusé de prendre certains médicaments parce que je vomis avec la plupart. De toute façon, il suffit que je jette un oeil sur la notice avec les effets indésirables, sans encore avoir avalé quoique se soit, que j’ai déjà la tête dans la cuvette, c’est dire le pouvoir du psychisme.

Je ne sais pas trop si on arrive à se rendre compte que comme toute phobie, il n’y a rien de rationnel dans tout cela, mais que ça génère de sacrées crises d’angoisse. Et que l’hiver est la saison que je déteste le plus juste pour ça. Tous ces microbes, tous ces festins à maltraiter tous ces estomacs. Tous ces aliments pourtant tellement tentants, même si les appareils digestifs ne prennent pas une autre dimension pour qu’il y ait davantage de place durant les fêtes. 

Avez-vous des phobies de ce style, qui vous posent problème dans le quotidien. Je ne parle pas des araignées ou des serpents, mais plutôt tout ce qui est émétophobie, phobie sociale, agoraphobie etc. Tous ces machins inexplicables et inexpliqués parfois qui viennent s’installer entre 2 neurones et qui font perdre l’air en produisant de formidables crises d’angoisse et ce, peu importe l’endroit et n’importe quand. 

J’ai mis intentionnellement des passages d’auto dérision pour me montrer à moi-même la « stupidité » de tout ça, pour essayer de rire d’une souffrance qui pourrait être effacée, mais ce n’est pas si simple et le fait d’en rire, ne remet pas en cause le handicap qu’on peut ressentir quand ça commence à agir sur nos quotidiens. Alors quelque soit la phobie que vous devez gérer chaque jour, je vous souhaite un bon courage et continuez de vous lancer des défis. J’en reparlerai à travers un autre post. 

Sinon, je vous souhaite un bon hiver… Eurk… N’oubliez pas vos gels hydroalcooliques, c’est mieux que rien et tenez une distance de sécurité entre les gens et vous, pour que les postillons ne puissent pas parvenir jusqu’à vous ^^

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #21

Entre Vieux-Port et marché de Noël – Décembre 2017

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 12h47

Fatigue : j’ai sommeil tout le temps. Je me couche épuisée et me réveille de la même façon. Récupération 0

Humeur : fluctuante

Estomac : antidouleur (anti vraiment ?…) et soupe de carottes/navet/céleri/crème fraîche que j’ai faite hier soir.

Condition physique : …

Esprit : tristounet à la hauteur du temps de ces 2 derniers jours. Mais octobre et novembre sont passés, c’est déjà ça…

Culture : j’ai commencé « On regrettera plus tard » d’Agnès Ledig. Côté séries, la 2ème saison de Riverdale et j’ai passé un bon moment avec une colo un peu spéciale mais au top, avec le film « Sales gosses ». J’ai passé beaucoup de temps sur pinterest pour voyager un peu à travers l’Inde, le Pérou, l’Afrique du Sud, la Grèce. J’en fais une sorte de tableau d’inspiration avec des photos et des citations qui me parlent. Il sera accroché de façon à ce que je puisse le voir dès le réveil. 

Penser à : ne plus perdre mes 10 doigts (enfin 5 et encore, le froid provoque de sales douleurs dedans) pour des personnes qui s’en foutent et qui, pire, touchent des points très sensibles en retour. Mon énergie et mon temps iront là où je le juge utile (même si je me sens souvent inutile). Le but n’est pas de perdre des doigts en écrivant et en plus d’avoir un coup au moral. Personne n’en vaut la peine. 

Avis perso : si j’écris peu ce que je ressens sur mon blog, c’est parce que je ne me sens pas toujours à ma place dans la blogosphère avec ma négativité, même quand j’essaie d’être positive pour le coup. Je m’interdis de parler sur mon propre espace quand je juge que c’est trop négatif, noir.

Message perso : davantage un ressenti qu’un message encore moins perso du coup mais plus global. Facebook est l’endroit où parfois on est blessées, mais c’est avant tout l’endroit où je suis les copains/ copines d’enfance, de lycée, d’anciens collègues de travail, vous, les amis « réels », où je passe des moments à rire sur un groupe photo. Ca peut être inutile pour d’autres, de mon côté c’est là que je puise le soutien en tout cas.

Amitié : merci d’être là à essayer de me tirer vers le haut ❤ 

Compagne de route : laisse les boules et les guirlandes tranquilles, mais lorgne sur le chocolat et les biscuits. Qu’elle ne reçoit pas évidemment. Mais elle ne lâche pas, elle tente à chaque fois. Persévérante et remplie d’espoir, la minette 

Divers : je n’étais pas une fan comme d’autres de Johnny, mais j’avoue que son départ m’a touchée malgré tout, davantage que j’aurais pu le penser. Il m’a accompagnée avec certaines de ses chansons. Requiem pour un fou, je te promets, vivre pour le meilleur, l’envie, Laura.. Il a eu une sacrée carrière. Et j’aimais bien l’amour qui se dégageait de son couple.

Bon chemin vers les anges, Johnny et Jean d’O.

Courses : faites mercredi

Sortie : demain et après-demain si possible

Zic :  

 “Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.” Jean d’Ormesson
🙏
Fin : 13h18
Le coin lecture

« Les petits soleils de chaque jour », Ondine KHAYAT

Approuvé par ma Happy, elle aime ce livre tout de rose vécu, avec des macarons

Clélie est en retraite, elle a 69 ans et a toujours travaillé dans une boulangerie dont la fille Teresa reprend la succession. Teresa a une fille de 9 ans, Colline, qui est malheureuse parce qu’elle vient d’apprendre le divorce de ses parents, alors que son père n’était pas déjà très présent dans sa vie. Elle ne mange plus, déprime. Clélie décide de l’emmener chez elle pendant les vacances d’été, pour un changement d’air radical. La petite fille va faire de surprenantes découvertes et de magnifiques rencontres qui chacune à sa façon va essayer de lui redonner le goût de vivre. 

* Ce que j’en ai pensé : j’ai passé un très bon moment entre tous ces personnages attachants. On découvre aussi l’hypersensibilité mélangée à une intelligence hors du commun de Colline et les conséquences que ses émotions cassées peuvent avoir dans sa jeune vie. C’est un apprentissage de la vie, un hymne à l’espoir que les nuages noirs d’un jour peuvent s’éclaircir ensuite, si on tombe sur notre chemin, sur des personnes qui nous aide à avancer. Sans pour autant édulcorer la vérité concernant la situation qu’elle vit. Le passé, les expériences, les doutes aussi et les souffrances de ses nouveaux amis plus âgés vont permettre d’en tirer des leçons pour Colline. Parfois on se demande qui aide qui, mais ce roman est peut-être justement fait pour rappeler qu’une relation entre deux êtres, amicale ou autre, est un échange. On donne et on reçoit. Et on apprend durant toute sa vie, de la vie, ce qui ouvre à des remises en questions, des pardons. 

* Le petit moins : le ton du livre est très léger malgré les thèmes abordés et je suis restée sur ma faim dans certains passages qui à mes yeux auraient pu être plus longs et détaillés pour que ça puisse éventuellement nous servir à nous lecteurs (concernant la méditation entre autres). J’aurais aimé passé davantage de temps à les connaître pour voir la complexité des personnages liée à leur vécu. 

* Conclusion : j’ai bien aimé ce livre, au point que les « petits bonheurs » sont devenus désormais les petits soleils quotidiens que je note ou mémorise. « Si on trouve ne serait-ce qu’un soleil, on pourra dire qu’on a passé une bonne journée » mais parfois il faut les provoquer aussi. Et Colline s’y emploie pour retrouver le goût de vivre et trouver un sens à sa nouvelle vie.

Vous l’avez lu ? Vous arrivés à trouver au moins un petit soleil quotidien ? Je vous souhaite d’en trouver un, pour éclairer votre route. 

Mes petits et grands bonheurs

Le mystère de l’instant présent peut-être résolu

Un de mes instants présents capturé début novembre. Plage du Prado, Marseille, Nov. 2017

J’ai toujours eu beaucoup de mal avec cette notion, parce que je suis plutôt énormément dans le passé et un petit peu dans le futur avec des difficultés à me projeter. Les seuls avec lesquels j’arrive sans doute le mieux à me persuader qu’il faut profiter de chaque moment, ce sont mes parents. Plus ils vieillissent, plus cette notion s’imprime à leur égard. Mais je m’employais avant à le faire à tous les niveaux déjà, parce que je sais aussi que c’est la clé pour savourer les bons moments du quotidien que je vole pour me permettre de voir le positif dans le négatif. Tout en n’ayant pas l’impression de le faire suffisamment pourtant. Je l’ai du moins compris ce soir-là, du moins d’octobre. 

J’étais allongée à cause des douleurs. Depuis mon lit, j’ai vue sur un bout du soleil qui se couche. Le ciel était rouge et les couleurs reflétaient dans mes vitres. Il suffisait que je me lève pour aller le voir sur mon balcon, sauf que j’étais mal en point. Au point où me déshabiller juste pour aller aux toilettes représente déjà un effort qui me donne la sensation que toutes mes articulations vont me lâcher en même temps et que mes muscles, mes tendons et mes ligaments vont s’arracher. Bref je me suis dit que le lendemain, le soleil se coucherait tout autant et que j’en profiterais à ce moment là. Et c’est là que j’ai pensé que bien sûr il se coucherait de nouveau, mais peut-être pas dans ce rouge vif s’il faisait moins beau. Et puis les nuages ne seraient pas placés de la même façon non plus. Et puis tous les couchers de soleil sont uniques, celui-là était magnifique encore un peu plus. Et j’ai eu un temps d’angoisse. J’allais le rater pour ne jamais le revoir, c’était nul… Le temps que je me relève et décrasse mes vieux os, le rouge avait un peu disparu, mais je suis restée là un moment avec mon appareil photo, à kidnapper cet instant présent justement, parce qu’il ne se renouvellerait pas et à essayer de faire en sorte que mes yeux mémorisent chaque détail. C’est ce soir-là que j’ai réalisé ce que signifiait réellement l’instant présent. Etre là, sans penser ni à demain, ni à hier. Quelques minutes éphémères où le temps semble s’arrêter.

Depuis, j’ai essayé de consolider cette sensation pour bien m’en imprégner parce que je sais qu’au stade où j’en suis, chaque détail de la vie compte pour que j’arrive à m’y accrocher (la dépression s’est de nouveau installée plus longuement et les idées noires aussi, c’était d’autant plus dur sûrement, en plus des douleurs, de me faire entendre cette notion de carpe diem maintenant). Puis à chaque sortie faite, même si elles n’ont pas été nombreuses, j’ai été attentive à tout ce qui avait autour de moi, en ayant en tête que si je revenais le lendemain, ce ne serait déjà plus pareil. La nature est le meilleur moyen de s’apercevoir de tout ça finalement. Les feuilles qui étaient là hier ne sont plus sur les arbres aujourd’hui. Certaines couleurs présentes quand il y a des nuages disparaissent quand le soleil est là et inversement et donc c’est important de voir les modifications. C’est devenu une obsession de me dire « est-ce que j’ai assez profité de ce que voyaient mes yeux et ce qu’enregistrait mon cerveau ? » J’ai été capable de m’angoisser pour certaines choses, en me voyant mal physiquement, en ayant la notion que chaque moment passait et qu’en même temps mon cerveau était lui-même un peu à la dérive et ça faisait un mélange douteux… C’est passé rapidement, mais la notion d’instant présent est davantage ancrée, même si parfois mon ras le bol de tout, la diminue, mais au lieu de m’angoisser de ne pas arriver à saisir ce temps là, j’accepte que souvent ces derniers temps, je suis à côté de la plaque pour tout et pour tout le monde et que je suis comme beaucoup, je fais de mon mieux. Et que j’ai un peu de mal à me relever, il faut bien le dire… c’était d’autant plus étrange que je comprenne mieux ce qu’on entendait par instant présent, comme si j’avais tenté de le faire en toute conscience et que finalement c’était mon subconscient qui m’avait permis d’y arriver quelque part, parce que rien n’est jamais acquis. Dans quelques jours, j’aurai perdu cette notion de nouveau et peut-être qu’en fait les angoisses ressenties étaient celles-çi. Ne plus parvenir à comprendre ce machin de carpe diem à la noix. Tout ça en faisant une overdose de pensées positives, en parallèle en plus. Mais ça j’essaierai de l’expliquer une fois, parce que je n’arrive pas à poser de mots réels sur cette overdose que je recherche pourtant (j’ai déjà dit que j’étais bizarre et paradoxale ??)

Je partage avec vous des instants présents que j’ai vécus pleinement si on ne compte pas les couchers de soleil. Les feuilles et leurs couleur ou leurs absences du jour au lendemain. La mer déchaînée un jour à cause du mistral et tellement éteinte des jours après par l’absence de vent. Happy qui me fait rire avec sa façon d’être. Profiter d’une émission télé ou d’un film pour juste me concentrer sur ça sans laisser divaguer mon esprit un peu partout. Regarder les nuages en se disant qu’en 39 ans que je vis, ils n’ont jamais eu une seule fois la même forme, la même couleur et la même composition entre eux et que c’est incroyable quand on y pense. Surveiller chaque étoile quitte à me geler sur mon balcon. Allumer la couverture qu’il y a dans mon lit avant de me coucher le soir, pour qu’elle le réchauffe pendant que je prends l’air une dernière fois et que je cours me blottir dans les draps tout de suite après. Essayer de capter le moindre regard dans la rue qui me permette de me raccrocher. Voir cet homme que j’ai tellement l’habitude de voir par terre, les yeux s’ouvrir en grand parce que je lui ai rapporté un sandwich et une bière. Voir ses compagnons de route sagement assis contre lui, se lever pour me faire des câlins (j’ai horreur quand un chien me lèche, mais ça faisait partie de l’instant présent… eurk…) comme s’ils comprenaient que leur papa était content. Voir et écouter cette guitariste mettre du soleil encore davantage sur le Vieux-Port, avec son talent qui fait du bien aux oreilles et être présente juste au moment où un vieux monsieur qui fait de la peinture avec ses doigts tremblants et un genre de raclette et qui a l’habitude d’être là, vienne lui apporter une de ses magnifiques peintures avec un grand sourire.

Rien que pour ça d’ailleurs, ce matin, j’étais contente de m’être fait violence autant physiquement que moralement pour aller voir le marché de Noël. Que je n’ai pas vu parce que j’étais fatiguée d’être restée un peu trop debout à écouter et regarder et que je préférais rentrer avant qu’on me ramasse à la petite cuillère. Alors je me suis dit que demain je reviendrais, avec mon appareil photo pour kidnapper ces instants de vie uniques. Tellement uniques que demain, la même scène ne sera sans doute plus la même parce que l’un sera absent. Ou les deux. Le marché, lui, vu qu’il est là depuis des lustres, ne risque pas de s’échapper pour l’instant, sauf si un incendie venait à détruire les cabanes qui l’abritent… et voilà… j’aurais dû aller le voir quand même… (vous comprenez mieux pourquoi je me crée parfois des angoisses ??… bon c’est exagéré, mais je suis sûre que vous avez compris), mais il y aura d’autres choses qui capteront sans doute mon esprit pour pouvoir en parler de nouveau. Justement parce que c’était l’instant présent. Qui ne se reproduira plus et dont il fallait que je profite au maximum de ce que j’étais capable de faire à ce moment là. 

J’ai toujours profité de chaque moment que mon corps me permettait de vivre mais ces derniers temps c’est plus compliqué parce que je ne respire pas la forme, du coup c’est un peu comme si tout était amplifié quand je me retrouve dans des endroits que j’aime. Me retrouver face à moi-même pour faire le ménage complet en moi, être plus tolérante avec ce corps qui me fait mal, avec mes neurones qui créent des court-circuits au point de ne plus savoir où mon cerveau en est. 

« Et je cours, je me raccroche à la vie
Je me saoule avec le bruit
Des corps qui m’entourent… »

Je vous laisse avec cette jeune femme qui était sur le Vieux-Port, en espérant la recroiser, même si j’ai savouré chaque note comme si c’était justement la dernière fois que je la voyais.

Les projets des copinettes

Instantanés Singuliers – Ni vu ni connu / Courbes

Vous voyez la courbe en mode « je creuse à la façon d’une taupe et fais mes sous-terrains au chaud sous la couette, mais mon embonpoint laisse des empreintes dans le tissu ». Et elle regarde si par hasard je ne serais pas en train de boulotter ses yaourts préférés sans l’avoir prévenue. Alors elle guette, presque ni vue ni connue 🙂

Marie a décidé de reprendre ses RV mensuels des Instantanés Singuliers qui consistent à mettre une photo en lien avec un/des thème(s) donné(s). Pour en savoir davantage et/ou participer, vous pouvez cliquer par ICI et ça vous conduira directement sur le post concerné. Les thèmes pour le mois de Novembre étaient : 

  • Ni vu ni connu,
  • Courbes

Un soir en la voyant naviguer, j’ai su que j’allais pouvoir faire du 2 en 1 avec ma gloutonne de croquettes, amatrice de câlins qui squattait à ce moment là, le dessous de ma couette qui formait donc une sorte de courbe généreuse (c’est le gras du ventre qui donne cette illusion et son gros cul mais chut, elle déambule toujours comme si elle était svelte et longiligne, je ne veux pas lui casser ce mythe et tous ses idéaux, je serais nulle voyons !

Sauf qu’elle est aussi curieuse, j’ai vu ses oreilles et un bout de sa frimousse. Ca l’a perdue, puisqu’elle me permettait de suivre également le thème « ni vu ni connu ». Et voilà comme en une photo, à 1 m de moi, tranquillement chez moi, je propose ma participation. Je n’aurai pas braver le froid pour être originale dans ma photo, pas été chercher bien loin non plus, mais parfois on a tout devant les yeux, si on veut bien le voir.