Les projets des copinettes

Le Questionnaire de Bernard Pivot

Palais de justice de Marseille – Octobre 2017 Le lieu est immense et très beau mais j’aurais fait une piètre avocate ^^

J’ai vu ce questionnaire chez pas mal de copinettes alors je m’y mets aussi.

Votre mot préféré ? Aimer (et tous ces dérivatifs. Amour. Amitié, parce que comme dirait une amie qui a raison, l’amitié est une forme d’amour).

Le mot que vous détestez ? Moi… surtout quand il est suivi de « Je » et qu’on le trouve à tout coin de phrases.

Votre drogue favorite ? Les biscuits au chocolat style Pépito

Le son, le bruit que vous aimez ? Tous les sons en lien avec la nature (oiseaux, mer, vagues, vent dans les arbres, cigales etc…)

Le son, le bruit que vous détestez ? les bruits agressifs tels que les klaxons, les travaux qui n’en finissent plus, les cris trop forts des gens, les bruits trop secs tels que pétards et compagnie.

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? Putain. Putain de merde quand c’est vraiment la merde… et putain de bordel de merde, quand c’est archi vraiment la merde 🙂 

Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? un homme si déjà, style calendrier des rugbymen, ça ne serait pas mal, on ferait des économies parce qu’on voudrait conserver les billets ^^ 

Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? Avocate. J’en aurais été malade de défendre d’éventuels meurtriers et pour défendre les victimes, ce serait le même problème, mais de ne pas obtenir gain de cause et que la justice ne soit pas à la hauteur de ce que j’aurais souhaité pour les clients. Dentiste aussi, hors de question que je fouine dans la bouche de quelqu’un !

La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? Un chat évidemment. Ma Happy qui roupille à longueur de temps, qui me colle pour avoir des câlins, elle mange, dort, que demander de plus 🙂 

Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire? Je suis désolé que tu aies cessé de croire en moi, j’espère que maintenant que tu es au paradis, tu seras en paix à la hauteur de ce que tu attendais de moi sur Terre.  

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Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #16

Il y a 6 ans, je faisais mon baptême de parapente et c’était un jour merveilleux. Je ressemblais à un playmobil, le moniteur riait parce que j’avais sorti une bêtise, il devait se dire « qu’est ce qu’elle va trouver à dire ou faire durant le vol… » :p Prête à recommencer dès que possible.

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h07

Fatigue : entre les douleurs et l’état grippal que je transporte avec moi depuis 10 jours, les nuits sont compliquées et je suis foutue.

Humeur : pas des meilleures

Estomac : surtout des médicaments et du pain pour pouvoir supporter ce que j’avale. Mais l’appétit n’est pas là du tout.

Condition physique : des courbatures sont venues se rajouter par-dessus les douleurs habituelles, à cause d’un rhume qui traîne depuis quelques jours. J’ai écrit cette phrase il y a une semaine, je vais juste rajouter que le rhume s’est transformé en quelque chose de coriace. 

Esprit : très marqué par l’attentat à la gare de dimanche dernier. Je me suis sentie étouffée dans ce Monde d’horreur encore plus que d’habitude. J’avais l’impression de connaître le visage de celle qui était étudiante à la fac de la Timone en plus, mais je ne sais pas d’où. Après ça, je me suis isolée des autres actualités, évidemment que j’en sais un minimum sur l’attentat de Las Vegas bien plus meurtrier, mais Marseille, j’y vis et ça aurait pu être moi sur ce parvis, ça donne une autre dimension à la folie humaine.

Culture : pas fait grand chose cette semaine. J’ai commencé « La vie devant soi » de Romain Gary mais mes neurones n’étaient pas connectés à la lecture. J’ai regardé le film « Within ». Et pas de séries. Je me suis tenue un peu loin des écrans pour cause de migraines liées à mon super état…

Penser à : serrer les doigts, les dents et les fesses pour arriver à tenir le coup au vélodrome demain pour le concert de Soprano. C’est compromis. Si je peux y aller, j’emmène avec moi le fils du gardien de l’immeuble et si je ne peux pas y aller, il en profitera avec son père. Dans tous les cas, il y aura des yeux qui brillent et ça me soulage de le savoir.

Avis perso : mettre des photos des victimes même floutées dans un journal, c’est nul et sans respect. Ca me rappelle ce fameux drap posé sur un corps à Nice, avec le fils de la personne qui parlait juste à côté. Lamentable de montrer de telles images surtout quand on clique sur l’article sans forcément voir la photo qui l’illustre.

Message perso : rien de particulier

Amitié : compromis autant que le concert pour le coup.

J. : je commence à prendre goût à nos échanges et j’avoue que cette semaine, ça m’a fait du bien qu’il soit là, même par messages interposés

Compagne de route : ma Happy n’aime pas les plombiers qui ont une grande gueule… elle est comme moi en gros…

Divers :  mon chauffe-eau a tiré sa révérence samedi dernier, j’ai jonglé pour conserver de l’eau chaude jusqu’au maximum et depuis hier, j’en ai un flambant neuf. C’est si simple de tourner le robinet et que l’eau sorte comme par magie. Mais dès qu’il y a un souci, on se rend compte davantage à quel point c’est un luxe. J’ai apprécié triplement ma douche d’hier soir, avec de l’eau bien plus chaude.

Courses : pris le strict nécessaire, j’ai oublié la moitié (enfin je ne pouvais pas porter la fameuse moitié il faut dire), je pense qu’elles seront faites par le net pour me remplir de nouveau parce que je galère à tenir debout.

Sortie : aucune pour le coup, sauf Soprano si un miracle se produit d’ici demain…

Zic : 

 Une copinette a mis cette chanson sur facebook l’autre jour, je ne la connaissais pas, mais j’aime bien.
Fin : 13h33
Les projets des copinettes

Les Etats d’Esprit du Vendredi #15

Ma dernière balade, lundi. Le port de la Madrague de Montredon

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h59

Fatigue : je suis sortie de ma période « Belle au Bois Dormant » mais j’ai la fatigue habituelle liée aux douleurs qui me réveillent trop la nuit. 

Humeur : ça va

Estomac : blanc de poulet, pain grillé et beurré, tomates, coca

Condition physique : des courbatures sont venues se rajouter par-dessus les douleurs habituelles, à cause d’un rhume qui traîne depuis quelques jours. 

Esprit : beaucoup de remises en question même sur la blogosphère, à savoir si j’y ai encore ma place, si le contenu de ce que j’apporte est utile vraiment. Et puis des vagues de tristounette attitude qui viennent un peu brutalement se mettre dans mes journées et mes nuits, qui me font pleurer comme une madeleine, parfois pour des choses bien bêtes, souvent pour des raisons humaines. Et ma formation tout ça, est-ce que j’arriverai encore à tenir le coup. Bref, beaucoup de questions viennent me taquiner.

Culture : j’ai lu « Eh bien dansons maintenant » de Karine Lambert et commencé « Le collier de perles » de Régine Deforges. J’ai dû éviter les écrans pour cause de migraines en rapport avec le fameux rhube qui me faisait la tête comme un chou fleur, donc pas de séries, mais deux films : « Ca » (ce machin est une horreur pire que la 1ère version, mais j’ai bien aimé -maso va-) et « Basketball Diaries » avec Leonardo Di Caprio. Puis regardé en replay aussi Cash investigation sur Lidl et Free… je parlais toute seule devant mon écran…

Penser à : rien… 

Avis perso : les médias deviennent de plus en plus stupides, les gens de plus en plus cinglés et les deux mélangés font des cocktails explosifs sur les internautes qui en rajoutent des couches. Moralité : faire une pause dans l’actualité. La justice devrait revoir sa psychologie à deux sous (une pensée bien particulière pour la petite Julie soi-disant « consentante ». Ca mérite des couilles arrachées….)

Message perso : tu as mis de la couleur dans ma journée grisâtre quand j’ai vu que tu étais de retour parmi nous ❤ 

Amitié : le croisage de doigts a servi, bientôt sur Marseille de nouveau pour une amie. 

Compagne de route : fidèle à elle-même, elle me colle à tout bout de champ et je l’aime juste pour ça.

Divers :  bof, rien de plus que l’avis perso. Je suis un peu fatiguée des gens je crois bien.

Courses : faites, en tenant à peine debout parce que j’avais de la fièvre, mais peur de ne plus arriver du tout à me déplacer, alors j’ai choisi le jour le moins « pire ». D’habitude le rayon frais de Monop’ me congèle sur place, làj’y serais bien restée toute la journée, qu’est ce qu’il faisait bon… 

Sortie : aucune idée, si j’arrive à gambader il y aura des photos sur fb et insta.

Zic : 

Kodaline a régalé mes oreilles toute cette semaine
 
Fin : 14h25
Des combats qui me touchent

Glaucome, maladie oculaire sournoise

On y voit toute mon âme dans mes yeux bleus…

Ce post, à titre de prévention, de dépistage, de sensibilisation et de mise en garde.

Pour résumer en gros ce qu’est le glaucome et pour compléter ce que m’a dit l’ophtalmo, j’ai été lire davantage d’infos par ICI  si vous souhaitez en savoir davantage.

Etant myope depuis mes 8 ans, j’étais suivie tous les ans parce que ma vue se dégradait jusqu’au jour où ma vue s’est stabilisée vers mes 25 ans. J’ai espacé les RV en voyant que ça allait et l’ophtalmo me voyait juste pour refaire mes verres et ma monture quand je jugeais que j’en avais besoin. C’est ce qui m’a conduite d’ailleurs chez celui qui m’a appris que ma tension oculaire était trop haute. 24 avec un peu moins dans le 2ème oeil. Il m’a balancé un « je vais faire un oct, vous risquez le glaucome ». L’examen s’est fait. Il m’a angoissée en me disant que les chiffres n’étaient pas bons, parce que j’étais à la frontière. J’ai évidemment demandé ce qu’on pouvait faire. Rien. Par contre, il fallait que je retourne dans un an pour refaire un oct. J’aurais dû aller voir quelqu’un d’autre en fait, mais je lui faisais confiance. Du moins j’essayais… En juin 2017, j’ai bien repris RV mais avec une autre ophtalmo. La tension était arrivée à 25 et 24. Elle a mis en place un traitement de bêtabloquant et m’a dit qu’elle me reverrait dans 3 mois pour refaire un oct. Donc chaque matin, je mets une goutte dans chaque oeil depuis 3 mois (ce que je devrais faire depuis 1 an si l’autre avait été plus compétent… et j’aurais pu au moins ne pas franchir cette frontière dont il parlait, tellement elle était simple à franchir)

Il y a 1 semaine, reprise de la tension qui était toujours haute et surtout, elle n’était pas descendue suffisamment. Elle a regardé si mon nerf optique n’était pas touché, ce qui n’est pas le cas, puis elle a fait l’oct dont les chiffres montraient que le fameux glaucome s’était installé au final, tout insidieux parce que je n’ai évidemment aucun symptôme. S’il avait été aigu, j’aurais eu l’oeil qui tirait et très mal à la tête, mais là rien. Je la revois de nouveau dans 3 mois, pour voir si la tension se décide enfin à descendre davantage, si ça baisse aussi lentement, elle devra mettre un traitement « plus agressif » qui risque de changer la couleur de mon iris. Mes yeux bleus étant mon identité la plus précieuse que je possède… Je n’ai évidemment rien contre les yeux marrons, mais ce ne serait plus moi et je souffrirais bien davantage de voir mes yeux tourner de cette couleur. 

C’est con comme réaction en sachant que si on ne fait rien, les fibres qui entourent le nerf optique vont s’abîmer au fil du temps encore davantage, parce que ça fait comme un élastique. Le glaucome va en sorte « tirer » dessus et on sait tous qu’un élastique, à force de tirer dessus, il nous pète dans la gueule. Le danger qui risque d’arriver est d’avoir un champ visuel qui se réduit progressivement, jusqu’à atteindre la cécité plus ou moins complète. 

En général, le glaucome arrive apparemment vers les 45 ans, mais je n’en ai que 39, donc je ne tiendrai pas compte de ça pour parler du dépistage et ça touche davantage les personnes qui sont myopes, mais ça n’empêche pas de faire surveiller la tension. Chaque année, un bus passe dans les villes avec des spécialistes, c’est l’association UNADEV (Union Nationale des Aveugles et des Déficients visuels) qui a mis cette initiative en place et je trouve ça bien, parce que malheureusement, le fait qu’il n’y ait pas de symptômes est dangereux, à moins qu’il y ait de fortes douleurs à un oeil avec un mal de tête qui conduit aux urgences parce que le glaucome est aigu. Mais s’il est à angle ouvert comme chez moi, si la tension n’est pas prise et qu’on ne se rend pas compte qu’elle est haute, qu’on ne vérifie pas s’il n’y a pas de glaucome et qu’aucun traitement n’est mis en place, des signes risquent de survenir au bout de quelques temps. 

Le bus passe donc pour faire du dépistage, de la prévention, informer, diriger vers des ophtalmos. Et ne dites pas que vous n’avez pas le temps comme je peux l’entendre… La prise de la tension dure 1mn. Un peu d’air est envoyé à 2 reprises dans chaque oeil et on obtient la tension oculaire qui est indépendante de la tension artérielle. Parfois certaines personnes confondent les deux. Et l’OCT est comme une sorte d’échographie. Il faut suivre un point dans un triangle, un coup à gauche, à droite et au milieu. On ne cligne plus des yeux lorsque des traits commencent à apparaître et ça fait comme un flash dans les yeux. A 6 reprises pour avoir 2 données à chaque fois. En 10mns, l’examen est fait et il rend ses chiffres que l’ophtalmo interprètera tout de suite sur le moniteur qui est relié à l’appareil. Pour connaître les dates de passage du Bus du Glaucome dans vos villes, vous pouvez cliquer par ici.

Voilà en gros. En espérant ne pas avoir dit de bêtises parce que j’ai du mal à comprendre moi-même tout ça, mais je tenais surtout à dire à quel point il ne fallait pas passer à côté des RV ophtalmo et de ce bus qui peut changer votre vue. Et concernant la mise en garde dont je parle au début, c’est par rapport à ce 1er ophtalmo qui a constaté que ma tension était bien trop haute, a fait l’oct qui était déjà moche et qui a laissé comme ça pendant 1 an de plus, ce qui a donné le temps de dépasser cette fameuse frontière dont il parlait. Et de mon côté, en bonne conne que je suis à essayer de ne pas faire de consultations de trop en ayant la CMU-C je n’ai pas demandé un 2ème RV parce que je me disais qu’il n’allait pas m’être remboursé aussi près du 1er. Donc, si quelque chose vous paraît suspect, comme le non-traitement de bêtabloquant, n’hésitez pas à aller voir ailleurs. Et prendre le temps de redemander si quelque chose n’est pas compris. Elle m’a dit que ma macula s’amincissait et comme elle regardait pour le glaucome, je croyais qu’elle me parlait de ça, sauf qu’il n’est pas question de macula. J’espère qu’elle n’était pas en train de me dire que ça voulait dire que la macula commençait aussi à souffrir de dégénérescence… Toujours prévoir les questions… les miennes attendront mi-décembre pour voir où j’en suis et comme ça évolue…

Prenez soin de votre vue et de celle de ceux que vous aimez…

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #14

J’essaie de trouver un moyen pour mettre en place un projet qui me tiendrait à coeur, mais je n’arrive pas à le formuler , donc hier j’ai fait un essai sur le quartier où j’ai vécu pendant 22 ans, en Alsace. L’immeuble le plus loin était celui où on était tous ensemble.

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée 

Début : 00h10

Fatigue : +++ SFC toujours bien actif. 

Humeur : plutôt bonne

Estomac : le morceau de chocolat du soir et un coca light (droguée va) 

Condition physique : les baisses de T° ont déjà un effet négatif sur mes os… je n’attends pas l’hiver de pieds fermes. 

Esprit : part dans tous les sens et ne connait plus la direction pour aller droit. 

Culture : je n’ai pas pu lire donc c’est réglé, à part quelques articles du magazine Happynez. Côté séries, j’ai commencé « Anomalia » et repris les séries qui ont recommencé. J’ai passé de très bons moments en regardant « La mante » aussi, qui était une série bien ficelée, je trouve. Vu aussi le film « Extrêmement fort et incroyablement près » qui m’a touchée +++. De circonstance puisque je l’ai vu le 11/09 et que le thème est basé sur cette tragédie (c’est faible comme mot pour une telle horreur)

Penser à : dire ce que ça fait d’aller à un concert seule au vélodrome, qui n’est pas le plus petit des lieux…

Avis perso : j’ai appris ce matin que j’avais un glaucome. On ne parle pas assez du dépistage malgré les actions mises en place par l’association UNADEV, alors j’en parlerai régulièrement pour ne pas oublier de faire contrôler.

Message perso : soyez heureuses, ne vous laissez pas happer par des jugements de personnes qui ne vous connaissent pas. Je suis heureuse pour vous, de mon côté ❤ 

Amitié : toujours les mêmes qui me parlent en mp, me font rire, me rassure, sont parfois plus objectives que je ne peux l’être du coup ça me permet de me remettre les idées en place.

Compagne de route : ma Happy fête ses 12 ans ce mois-çi et j’espère avoir mon pot de colle encore bien longtemps.

Divers :  si la politique n’existait pas et que la planète ne subissait pas autant de catastrophes naturelles en ce moment, ce serait vraiment bien… #paysdebisounoursbonjour

Courses : faites mardi et ce matin pour Happy

Sortie : demain peut-être au parc Borély et pousser vers la mer. A voir l’état dans lequel je suis… 

Zic : 

Toujours le même artiste qu’il y a 2 semaines, je ne m’en lasse pas ❤ 
 
Fin : 00h35
Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #13

Plage Escale Borély, Marseille, Septembre 2017

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée et des vacances dans les Landes en famille.

Début : 23h34

Fatigue : je suis toujours fatiguée, m’endors n’importe quand et j’ai du mal à revenir. En gros je suis dans une période plus forte du syndrome de fatigue chronique. Pas réparateur comme on le pourrait le penser.

Humeur : assez bonne, j’ai connu pire ces 2 dernières semaines.

Estomac : saucisse, riz et ratatouille. Avec un café pour la touche sucrée à la fin. 

Condition physique : mes rares balades me coûtent chères en énergie et du mal à me remettre, donc douleurs bien présentes

Esprit : un bouton off serait parfait. On trouve de tout en ce moment dans mon esprit chaotique.

Culture : côté séries, j’ai dévoré la dernière saison de American Horror Story. Commencé « Somewhere Between ». Côté livres, je lis « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi. Côté films, « De plus belle » avec Florence Foresti m’a beaucoup touchée. J’ai vu « Aurore » aussi avec Agnès Jaoui et Annabelle 2. Entre autres parce que j’ai regardé d’autres films plus ciblés sur ce qui m’aide à écrire ce chiffon qui me sert de manuscrit… 

Penser à : accepter de voir davantage de monde…

Avis perso : la nature est belle, mais on n’est plus rien devant elle quand elle décide de s’acharner et les conséquences vont mal au coeur 😦

Message perso : rien de spécial

Amitié : une copinette devenue amie précieuse au bout de 9 ans qu’on se connait grâce à nos blogs m’a appelée hier pendant 3/4 d’h et ça m’a fait chaud au coeur de rire, de parler de tout, de dire des bêtises. Comme on fait avec les ami(e)s en gros. C’est précieux. 

Compagne de route : Happy est dans la routine. Elle dort, mange, cavale dans sa litière et se lave, fais des câlins et elle recommence inlassablement

Divers :  les filtres snapchat sont parfois ridicules, mais plus ils le sont, plus ils me plaisent 🙂 ça permet de rigoler et de ne pas se prendre au sérieux.

Courses : demain peut-être pour des bricoles qui me manquent. J’aimerais faire un gâteau vu le temps pluvieux et orageux de demain, histoire de me réchauffer avec mon four. 

Sortie : le soleil sera de retour dimanche, alors je partirai peut-être à la chasse aux graff’ comme je fais parfois

Zic :

Un immense coup de coeur pour ce jeune artiste. Une chaleur dans sa voix comme s’il nous entourait ses bras autour de nous. Une voix chaude et réconfortante. Il est tombé au bon moment pour que je dévore tout son registre.
 
Fin : 23h54
Des combats qui me touchent

Quand le vocabulaire fait mal.

La fameuse Une de la Provence

Je ne vais pas faire attention au mien, de vocabulaire, par contre pour une fois. Si vous êtes sensibles à la langue française et à la politesse, abstenez-vous de lire ce qui suit. Des noms d’oiseaux risquent de voler.

On ne peut pas dire que je respire la joie de vivre depuis 10 jours. Entre les douleurs à gérer, le fait que je me sois fait mal au dos par dessus m’a mise sur le carreau physiquement et moralement. Et dans ma tête, il y a une bulle qui s’est formée en même temps, j’ai senti que mes émotions et mes sentiments se cassaient la figure et que je ne pourrais pas les récupérer. Je suis incapable de dire où sont passés tous ces jours où j’ai lutté pour ne pas avaler tous mes médicaments histoire d’être débarrassée de moi en entier. Je ne tenais pas en place assise, debout c’était l’enfer et couchée c’était encore pire, alors qu’est ce qui reste… En parallèle, j’ai dû tenter de canaliser cette violence qui existe en moi, liée au trouble borderline qui a pu être très destructeur en moi déjà. Tout se mélange dans un tourbillon qui donne le vertige même quand on y est habituée, parce que chaque « crise » est malgré tout différente et ma crainte a toujours été de ne pas revenir parmi les vivants. Je vois le mal partout, ne supporte rien même pas le moindre petit bruit. Je suis plus violente dans mes propos et surtout il n’y a pas de filtre (en gros, je ne ferme pas ma gueule là où d’autres fois je la bouclerais pour ne pas faire d’esclandres). Depuis quelques années, soit j’ai la douleur et ses lourdes conséquences psychologiques et le côté dépression qui ressort davantage à m’occuper, soit j’ai le trouble qui se fait plus fort, mais peut-être que je souffre tellement mentalement que je minimise du coup le côté physique. Sauf qu’il y a parfois comme ces 10 derniers jours, les 2 de façon intense. Et ça m’embarque dans des contrées lointaines. Je n’ai parlé à personne c’est dire. Mes parents ont eu droit à des « oui… non… » et je n’ai pas répondu de suite aux 2 sms reçus. Je suis du genre à ne pas dire clairement que ça ne va plus du tout. Quand on s’en rend compte c’est que je suis déjà en train de calculer combien de comprimés pourraient bien me faire dormir pour l’éternité, en gros. 

Mon compte fb était désactivé pour que je ne sois pas tentée de me plaindre trop. Et on ne peut pas dire que je suis du genre à prendre le téléphone pour dire « hhééé ohhh je coule au secours ». Pourtant paradoxalement, j’aurais bien besoin de juste voir qu’on pense à moi malgré mon absence à travers des messages même si je ne suis pas capable d’y répondre tout de suite, je le fais quand je sens que les gros nuages noirs se dégagent et je les lis pendant ma « disparition » en m’y imprégnant. Parce que c’est sûrement des moments où je me sens vide à un point que je ne pourrai jamais dire avec des mots, tellement le gouffre est sidéral. Des instants où je peux me sentir bien seule face à toute cette souffrance accumulée dans mon corps et ma tête, mais que je tais parce que tout le monde a ses emmerdes et que la vie m’a bien fait réaliser aussi qu’être un boulet d’une façon ou d’une autre dans la vie de quelqu’un, n’était pas mon plus gros kiff… quitte à renforcer la sensation d’isolement, ce qui est encore plus mauvais, parce que je ne parle plus du coup. Et autant dire que pour parler positivisme ou chose gaie, il faudra repasser parce que je n’arrive plus pour l’instant, parce que je suis éreintée de tout et que la seule chose que je tente de faire, n’est même pas de vivre, mais juste survivre. Me lever le matin, me coucher le soir, en priant pour tenir le coup et ne pas faire ce que beaucoup jugent d’égoïste. C’est dire l’ambition qui m’habite. Mais je sens que ça se décante, que le gouffre est moins grand sous mes pieds. Sans savoir pourquoi je suis tombée au milieu des flots qui ressemblaient à une tornade que je ne maîtrisais plus et comment tout s’éclaire de nouveau. Je ne l’ai jamais su de toute façon. Je crois que j’essaie de faire du mieux que je peux quand ça arrive. L’endroit où je m’étais fait mal commence à aller mieux aussi et je pense que ça m’a aidée également.

Bref, mon compte fb est réactivé pour essayer de me réintégrer de nouveau dans la vie et surtout MA vie. Au milieu du fil d’actualités, j’ai ces pages qui me permettent de rester connectées comme on dit maintenant. Et je suis tombée sur la Une de la Provence et j’en ai perdu le peu de calme que je possédais. « Comment la société les gère… les barjots, les schizos et les autres… »

Déjà, si on veut parler d’une pathologie dans un tel journal, on l’écrit en entier. Sauf si on ne sait pas si c’est un F ou PH peut-être, qui suit le O ? Vu le vocabulaire de cette superbe Une, on peut se poser la question. Qui est ce co**ard qui a pondu ça ? Qui peut se permettre de parler de cette façon d’un sujet aussi grave ? C’est à cause de ce genre de propos qu’on est sans arrêt mis dans des cases de déglingués, de fous, de dingues. Il est bien difficile de définir ce qu’est une maladie mentale et les degrés de gravité pour la personne ou pour son entourage. C’est lourd et blessant et ça renforce l’isolement dont je parle plus haut, parce que toutes ces choses psys qui peuvent pourrir une vie sont tellement mal vues et mal connues par la société et pire par les médias, parce qu’il ne peut pas en être autrement pour se taper un titre pareil. Ou alors on oublie trop facilement qu’on peut vite tomber dans un engrenage infernal au milieu des neurones qui ne sont plus bien connectés pour plein de raisons et que personne n’est à l’abri de dégringoler. 

J’ai compté tous ces mois passés en psychiatrie, dans des services pas toujours faciles dont certains fermés où on entend sans arrêt des clés qui ferment et ouvrent le service. Je n’ai pas oublié les personnes que j’y ai rencontrées. Les cas plus légers comme les plus graves. Grave au point que les infirmières ne pouvaient plus accéder à la chambre d’isolement capitonné parce que le patient était costaud, qu’il était en crise et qu’elles risquaient de se faire assommer. On était dans une salle à part pour ne pas être au milieu, on entendait D. hurler, frapper et toutes les équipes réunies pour le maintenir pour lui faire une pîqure qui d’un coup a rendu tout silencieux autour de nous, sauf dans nos esprits et nos coeurs en vrac de savoir qu’on pouvait être mal à ce point sans en avoir conscience. Quelques jours après, le patient revenait avec nous manger, regarder la télé commune. Il était malade… 

Je n’ai pas oublié cette chambre qui conservait bien en sécurité (pour elle comme pour nous) une patiente qui avait des pulsions de meurtre et qui ressortait pareil quelques jours après, aussi douce que je l’avais connue. Elle était malade…

Et évidemment, j’ai encore moins oublié ceux avec lesquels j’ai tissé des liens forts. Avec toutes les maladies que peut comporter la psychiatrie. Ces mêmes maladies qui les ont tués parce qu’elles étaient trop lourdes à porter. Ils sont morts et j’ai perdu des amis chers. L’un d’entre eux, ça a fait 12 ans fin août et il est toujours avec moi. Il était malade…

Ils et elles étaient malades. Et à l’heure actuelle, je m’aperçois qu’on ne fait plus la différence entre ceux qui se font passer pour des malades pour commettre des actes barbares et ceux qui le font pour espérer se tirer plus facilement de la prison et passer pour « fou » comme on dit maintenant. Ce que je ne tolère pas, ce n’est pas pour autant que je me permettrais un titre de merde de ce type. Par respect pour ceux qui sont réellement en détresse un peu plus chaque jour dans leur coin parce qu’à force de voir ces genres de titres et de propos, je me dis que personnellement, de moins en moins de personnes sauront ce qui se passe, à ma petite échelle. Je suppose que j’ai voulu toujours expliquer pour qu’on ne pense pas que ce soit mon caractère, mais quelque chose qui venait le troubler qui pouvait faire comprendre pourquoi mes réactions étaient celles qu’elles étaient parfois, sauf que les médias n’aident pas à modifier le regard des maladies psys de toutes sortes et que ça se véhicule dans la société comme une traînée de poudre. Et il faut reconnaître que plus j’en ai parlé autour de moi, plus ça m’est retombé sur la tronche, il faut dire.

Je n’ai pas oublié cet imbécile qui était face à moi lors d’un repas de Noël et qui en plein milieu d’une conversation a dit que les personnes qui étaient dans ces services psys devraient se faire exterminer. Sauf que je venais de sortir de 3 mois d’hospitalisation, que ma sensibilité était au maximum parce que je ne suis jamais ressortie indemne de tout ça, d’autant plus de voir justement toute cette souffrance mentale autour de moi que la mienne que je considérais comme moindre par rapport à certain(e)s. Et puis le suicide avait déjà fait des dégâts, je n’étais pas en mesure d’entendre ça et qu’il l’a su…

J’imagine, cher journal La Provence, qu’avec vos titres de merde et aussi c**s que ceux ou celles qui les dégottent, nous aurons de plus en plus de propos de ce style ? Merci du fond du coeur alors… enfin en réalité en bonne barjot que je suis moi-même à mes heures perdues et à mon niveau, je vous emmerde (en général, je m’adresse de la même façon que je me sens touchée par quelque chose. Avec le plus grand des respects, là en l’occurence -c’est ironique- évidemment… ) Valable pour ce journal, tous comme les 3/4 de leurs cons-frères journalistes du même style. Si jamais c’était un concours à celui qui souhaite provoquer le plus d’esclandres au niveau titres des articles, vous vous situez bien dans le top 3 depuis plusieurs semaines.

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #12

Sentier de Mailloueyre. Plage de Mimizan Landes, août 2017

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée et des vacances dans les Landes en famille.

Début : 19h53

Fatigue : les allumettes pour tenir les paupières sont nécessaires, les nuits sont courtes et mouvementées

Humeur : toujours un peu fluctuante comme d’habitude

Estomac : une soupe (j’ai des envies parfois bizarres en été), un cordon bleu et pain grillé

Condition physique : ouille ouille ouille ? :/  j’ai profité au maximum de ce que pouvait mon corps pendant les vacances et je suis contente, c’est tout ce qui compte à l’heure actuelle.

Esprit : rempli de questions sur l’avenir et c’est plus qu’embrouillé, il faut bien le dire.

Culture : en rentrant des Landes, dans le train, j’ai dévoré « tu comprendras quand tu seras plus grande » de Virginie Grimaldi. Une merveille, ce livre, j’ai ri, eu les yeux brillants voire larmoyants (je me suis promis de ne plus choisir des livres qui me donnent un air aussi con quand je ne suis pas seule à rire et chouiner en public ^^). J’ai fait un tour à la bibliothèque l’autre jour et je viens de commencer un roman noir dont on ne se moque pas du titre… « Borderline » de Jessie Cole. Côté séries, rien. Côté films, j’ai vu « La vie est belle quand on y pense » avec et de Gérard Jugnot. Un très joli moment. Côté musique, il me tarde qu’un album sorte le 15/09 parce que je suis sûre qu’il aura encore un super accueil mérité.

Penser à : essayer d’avancer dans certains projets pour me donner l’impression de ne pas stagner dans certains domaines. 

Avis perso : l’océan est un très bel endroit où se retrouver tous en famille pour notre rv annuel. Il nettoie les neurones quand on est devant lui. J’installerais bien une roulotte en plein milieu des dunes (il ne faut pas me demander comment on l’emmenerait là-haut par contre ^^).

Message perso : réaliser ses rêves du mieux possible. Ce sont les projets qui nous tiennent en vie.

Amitié : je croise toujours les doigts, les orteils et les cheveux pour qu’une amie qui a dû s’éloigner un peu de Marseille, puisse avoir cet appart un peu plus près et pouvoir revenir à Marseille, parce que ce serait top 🙂 (je croise toujours ^^)

Divers : c’est difficile de choisir des photos à partager quand on en a fait plus de 550 🙂 

Courses : on verra en début de semaine, je ne peux rien porter pour l’instant de toute façon, alors je fais avec ce que j’ai, ce w-e. 

Sortie : j’aimerais bien aller faire un pique-nique dans le jardin près de chez moi, à l’ombre de l’arbre que je choisis depuis toujours quand je m’installe pour être en compagnie des canards et lire. Samedi ou dimanche j’espère. 

Zic :

C’est le groupe de l’été, j’y suis revenue très souvent pendant les vacances
Fin : 20h18
Mes petits et grands bonheurs

Les Landes, j’arrive !

Plage de Mimizan, Landes, Août 2016

Mon blog se met en pause jusqu’au 18 août pour cause de départ vers l’Océan, dans les Landes, à Bias, où je rejoins toute ma petite famille au complet. 

Nous n’avons pas de connexion internet mais avec mon téléphone, je pourrai au moins aller sur facebook et instagram, où je donnerai des petites nouvelles et mettrai quelques photos en attendant de vous en inonder à mon retour. Les liens vers ces comptes sont sur la barre latérale à droite, n’hésitez pas à m’y rejoindre, ça me fera plaisir. 

Prenez soin de vous, je vous embrasse bien fort. 

Le coin films et séries

« To the Bone » – Un autre regard sur l’anorexie

« Des gamins comme toi j’en rencontre tous les jours et vous êtes sans exception des putains de baratineurs… si tu continues sur cette voie là, un jour tu ne te réveilleras pas… et je ne vais pas m’occuper de toi si tu ne veux pas rester en vie »…

Hier soir, je suis tombée par hasard sur ce film et pour que j’en parle par ici, c’est qu’il a marqué mon esprit ayant vécu l’anorexie. 

Synopsis :

Après avoir tenté plusieurs hospitalisations pour se sortir de l’anorexie, Ellen, 20 ans, est prise en charge par un psychiatre aux méthodes moins conventionnelles que ses confrères et c’est ce qui fera peut-être la différence… ou pas. Il réunit dans une maison, Ellen et 6 autres jeunes filles et Luke qui se battent aussi contre les troubles alimentaires. Son but est de les aider à s’en sortir avec des méthodes qu’on ne rencontre pas partout, ça c’est sûr. Mais parfois c’est bien de sortir des sentiers battus pour arriver à quelque chose. Je ne vendrai pas la mèche évidemment, je vous laisse découvrir le destin de ces 7 personnes. Et si la vie ou la mort a été plus forte que son combat qui porte le nom d’enfer.

Ce que j’ai pensé :

C’est le genre de film où j’accroche immédiatement, où je pénètre dans le personnage principal (Ellen), peut-être parce que je m’y suis retrouvée parfois dans ce qu’elle dégage, pense et fait. Lily Collins qui tient le rôle et qui est la fille de Phil Collins est tellement habitée par son personnage qu’on oublie que c’est un film et j’ai souvent été projetée dans cette maison parmi les autres patients. Et en psychiatre, on a Keanu Reeves que j’étais étonnée de voir dans un tel rôle qu’il joue à la perfection. Un psy qui contrairement à beaucoup d’autres a conscience qu’il n’est pas un super héros qui va sauver tout le monde et qui reconnaît ses propres failles par les psys sont des êtres humains avant tout… oui oui…

Le scénario permet de rappeler que l’anorexie ou autres tcas n’est pas juste une histoire de nourriture. Que le mal est plus profond et qu’il n’a pas qu’une cause mais plusieurs. Et le principal étant que les patients ont les clés de leur destin mais que le psy ne pourra rien fait s’ils ne choisissent pas de vivre. A la 1ère consultation, il dit d’ailleurs clairement à Ellen qu’il ne l’aidera pas si elle ne choisit pas de vouloir en sortir et de vivre. Je pense que la phrase a pu choquer certains esprits.

De mon côté, j’ai eu l’équivalent de ces mêmes mots avant d’entrer dans le protocole de soins en endocrinologie à la Timone. Et je trouvais ça dur de me dire que si on voyait que je ne voulais pas m’en sortir, on laisserait tomber. En gros qu’on me laisserait mourir pour dire les choses crûment. Avec le temps et le recul, j’ai réalisé qu’effectivement on ne peut pas aider quelqu’un qui se laisse mourir et que même en gavant les personnes qui en souffrent, si le mode de pensée ne change pas, ça maintient juste le corps dans une survie (ce qui n’empêche pas la mort malgré tout) qui ne sert à rien si au moment de supprimer la nourriture par voie entérale, la personne reperd tout parce qu’elle ne supporte pas d’avoir pris le poids à travers les poches de nutrition. On ne peut pas sauver ceux qui ne veulent pas (vouloir pour ma part étant que la fameuse voix anorexique est plus forte que le reste), parce que les médecins donnent juste les outils, c’est à nous de les utiliser et d’apprendre à les manipuler. C’est comme si les médecins mettaient le contact sur une voiture pour aider au démarrage, mais si, nous, n’appuyons pas sur l’accélérateur, rien ne bouge.

J’ai trouvé ce film touchant, émouvant (j’ai pleuré plus d’une fois), plein d’espoir aussi, avec des touches d’humour et avec la peur au ventre aussi… parce qu’il rappelle aussi que l’anorexie est mortelle… Ce n’est pas un film édulcoré malgré la bonne ambiance qu’il règne entre les patients. A travers chacun d’eux, on retrouve en fait des traits des troubles alimentaires, ce qui donne un aperçu assez complet de ce qu’on peut vivre quand on est dedans mais sans rentrer dans les profondeurs. J’ai déjà vu des films plus crus qui montraient davantage l’enfer des tcas. Celui-çi peut paraître « léger » en dehors des moments où la mort se fait plus présente. On en oublie que la mort peut être l’issue de l’anorexie et je pense que le film est tourné volontairement de cette façon, pour tirer les patients (et ceux qui seraient dedans et qui le regardent) vers la vie. Pour montrer qu’elle peut aussi gagner même quand on n’en a plus l’espoir ou l’optimisme ou le courage… ou que justement cette voix est trop forte parce que malheureusement la volonté ne suffit pas non plus. Parfois c’est trop ancré.

Un hymne à la vie parce que les techniques du psy sont surtout tournées vers ce que peut offrir la vie pour faire oublier ce qui a pu conduire aux tcas et l’enfer auquel ils mènent. Montrer la vie dans toute sa beauté sans en oublier ses échecs, parce que son but n’est pas de dire que tout est rose et de mentir pour que les patients aillent mieux. Il est là, à accompagner ses patients mais les laissant la liberté de choisir si c’est la vie qui les attend ou la mort. Dit comme ça, on peut se demander quel genre de psy ça doit être du coup. Un psy que personnellement j’aurais apprécié d’avoir parce qu’il ne se contente pas des mots, ce qu’il évoque est concret et il y a de très belles scènes où on regarde l’écran avec le sourire l’air de dire « ah oui c’est chouette de vivre rien que pour ça ». Et on comprend que c’est ça qu’il veut leur démontrer. 

Et la dure réalité revient en pointillés jusqu’à ce qu’on se souvienne que même si l’anorexie n’est pas une histoire de juste manger pour aller mieux et que ce n’est pas la seule composante d’une thérapie, c’est tout de même le moteur pour pouvoir vivre… sinon on meurt… et il y a des moments en suspens entre vie et mort qui sont oppressants parce qu’on ne connaîtra pas l’issue jusqu’aux dernières minutes.

J’ai toujours ces difficultés à raconter les films et les livres et je pense que des thèmes aussi douloureux et délicats sont encore pires à faire ressentir… mais je pense qu’avec un autre film (« la détresse invisible ») sorti il y a des années, c’est le meilleur film que j’aie pu voir sur le sujet.

Est-ce que vous l’avez vu ou comptez le voir ? Si c’est le cas vous me direz ce que vous en avez perçu ?