Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #18

Une de mes dernières balades, la semaine dernière, au jardin du 26ème centenaire, avec ses couleurs automnales et ses tortues entre autres

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 23h25

Fatigue : j’ai mis du temps à me mettre à l’heure d’hiver. 

Humeur : triste et sombre… Je vois mon corps se détériorer et ne sais plus quoi en faire. 

Estomac : une quiche foirée parce que je n’avais pas assez lié, avec poireaux, carottes et fromage râpé. Mais c’était bon malgré tout. 

Condition physique : les douleurs articulaires me rendent dingue. Chaque mouvement est un calvaire depuis plusieurs jours. On va dire que c’est le temps… Je suis fatiguée d’expliquer ce que je ressens quand moi-même, je ne sais plus où j’en suis. Pleurer parce que je me retourne juste dans mon lit n’est pas mon ambition sur du long terme… 

Esprit : j’essaie d’en prendre soin pour qu’il ne me claque pas entre les doigts lui aussi…

Culture : j’ai commencé « On regrettera plus tard » d’Agnès Ledig. Ce sera le 3ème livre que je lis d’elle. Côté films, « Louise Wimmer« , « Si j’étais un homme », « Maud » et j’aime bien la série « Nina« . J’ai découvert des dessinateurs qui font des trompe l’oeil en 3D, qui donnent envie mais côté perspectives, ce n’est pas au point. Déjà un cube, c’est de l’art pour la non-dessinatrice que je suis, alors…

Penser à : préparer mon balcon pour l’hiver, nettoyer les jardinières de leurs fleurs décédées. Il faut que je fasse ça un jour où j’arrive à tenir quelque chose dans mes mains un peu mieux… Des astuces fibro ou autres douleurs avec le froid à partager, ça vous dirait ? 

Avis perso : le mois de novembre ne devrait pas exister, il ne sert à rien juste à déprimer. Comment on peut aimer un mois dont le 1er jour est la Toussaint ?…

Message perso : 1/ merci pour vos retours sur mon dernier post. J’ai été très touchée et je me suis sentie moins seule face à mon « déballage »… 2/ je crois en toi et en ton manuscrit ❤

Amitié : par messages toujours tellement présentes ❤ 

Compagne de route : toujours présente même en ne la supportant pas toujours sur mes jambes parce que ça me fait mal. Elle comprend beaucoup de choses et j’aime sa patte toucher mon visage le matin pour me dire « ça va, tu es réveillée ou ça ne va pas ?? »

Divers : je ne sais pas où je vais, mais je fonce dedans comme si un mur m’attendait. Parfois je n’ai plus envie de faire semblant d’aller bien juste pour ne pas faire fuir. C’est très lourd comme sensation, je ne sais pas bien si on peut s’en rendre compte…

Courses : hier… 

Sortie : aucune idée, un jour je filmerai à quel point juste s’habiller peut être délicat…

Zic :  

  Je suis tombée sur cette nouvelle chanson de J. Clerc à la radio et depuis, elle est dans ma tête à tourner.
Fin : 23h56
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Des combats qui me touchent

Cette salissure du fond des tripes

Ce sera le plus dur post que j’aurai écrit sur mon blog. Tout remonte à la surface avec « l’actualité sexuelle » si dégradante du moment et j’étouffe à travers mes propres souvenirs.

En 2001, je suis tombée sur le premier qui a pris mon corps pour un objet sexuel. J’étais dans l’anorexie depuis 4 ans mais je m’accrochais à mon bts que j’avais dû interrompre l’année précédente. Je pesais 40kgs, il pleuviotait, ne faisait pas bien chaud, portais un jeans, un col roulé et une polaire. En Novembre en Franche-Comté, dans un bois derrière chez mes parents où j’allais éliminer le peu de graisse que je possédais encore. Il y a un parcours de santé où des gens courent, font des exercices. Je marchais les écouteurs sur les oreilles comme à mon habitude. Les passages incessants d’un des coureurs auraient pu me faire peur, mais ce n’était pas encore l’époque où je prenais peur pour le moindre mouvement suspect même si ses regards insistants pouvaient me gêner. Puis je l’ai vu à l’un des exercices, voyais juste qu’il me parlait et en personne polie (ou conne ou naïve, je laisse le choix), je me suis dit qu’il avait peut-être besoin de l’heure ou d’aide. Au moment où j’ai vu qu’il baissait son pantalon pour se masturber, c’était déjà trop tard, il avait eu le temps de venir vers moi en me demandant de l’aider dans son activité sportive du dimanche…. les menaces verbales si je ne le touchais pas, son sexe dur contre mon bras, ma main dans la manche de ma polaire pour ne surtout pas entrer en contact avec lui d’une quelconque façon. Son impatience parce que je ne voulais pas, son regard tellement noir quand il me tirait un peu plus près de lui et surtout le fait que je n’arrive pas à me dégager de lui. Il y a eu ce moment où il m’a lâchée un peu et où j’ai eu le réflexe de reculer, sauf qu’un arbre et une de ses racines m’a fait trébucher, je me suis retrouvée dans la terre mouillée au milieu des feuilles de l’automne et lui sur moi pour finir son job. Son sexe dur contre mes parties intimes à travers mon jean, cette violence verbale et ses gestes qui me laissaient par terre sans pouvoir me dégager de son corps bien trop lourd pour moi, m’ont fait crier, la peur étant qu’il aille encore plus loin. Et il a eu ce qu’il a voulu, a éjaculé et lâché mon corps. Je suis rentrée en traversant tout le bois en diagonal, en pleurs, c’est mon père qui a pris l’initiative pour moi de m’emmener à la police pour un dépôt de plainte (si je m’étais trouvée seule à ce moment là, je n’aurais même rien dit). Je me revois dans ce bureau, avec ces 2 types qui posaient des questions, ils m’ont même ramenée sur les lieux parce que j’avais parlé d’éjaculation et voulaient voir si des prélèvements pouvaient être faits sur le sol. J’entends encore un des policiers dire « il faut la conduire aux urgences, elle est en état de choc » et moi qui ai répondu que je voulais qu’on termine juste ça très vite. Et puis il y a eu l’air gêné de l’un d’eux « on est obligés de demander comment vous étiez habillée parce que certaines femmes provoquent ce genre de choses »… et là ils m’ont perdue. Je m’étais changée parce que j’étais trempée et pleine de terre, mais la tenue était équivalente. Non je n’avais pas cherché à provoquer puisque c’était l’insinuation, parce que j’étais plutôt du style à me faire toute petite avec mon corps d’anorexique. Non je n’étais pas consentante. J’avais en plus dit non. On ne peut pas chercher à se dégager (me débattre étant un peu immense comme mot vu ma force du moment et mes gestes dans le vide) de l’emprise de quelqu’un tout en étant consentante, à moins d’être sado maso, ce que je suis loin d’être. On ne pouvait même pas me reprocher de ne pas avoir sorti ce foutu « non ». 16 ans après on se justifie encore sur les tenues qu’on porte de toute façon.

Ils m’ont montré des fichiers de types pour voir s’il était fiché. A chaque page que je tournais, j’avais peur de tomber sur ce regard qui m’avait tant marquée, moi qui suis attentive aux yeux en général. Je savais que je le reconnaîtrais grâce à ça d’ailleurs. J’avais eu le temps de voir sa sale gueule quand il était allongé sur moi pendant que j’étais en train de chercher à foutre le camp. Ces mêmes yeux qui m’ont poursuivie pendant des mois. J’ai eu le coup de grâce venant d’une personne qui était plus que proche de moi qui avait sûrement voulu dédramatiser cette salissure là, en disant en riant, en plein milieu du repas qu’en gros, leur fille plaisait aux hommes… A ce moment précis, j’ai su que je ne dirais plus rien sur ce que je ressentais, sur mes pensées qui allaient à ce corps que j’avais tant de mal à faire vivre déjà. A ce bout de viande que j’essayais d’éliminer depuis 4 ans. L’inverse de ce que je pensais, à savoir que je chuterais encore davantage dans l’anorexie est arrivé, je suis tombée dans la boulimie non vomitive. Je mangeais pour oublier et ce, jusqu’à ce que j’aie son visage qui s’efface un peu de ma mémoire, mais il revenait tout aussi vite, alors je ne m’arrêtais plus de me goinfrer. Je pleurais tout en me bourrant. La nourriture jusqu’en haut de la gorge parce qu’il n y avait plus de place. J’étouffais sous la nourriture, sous mon corps qui a repris 7kgs en 1 mois, dans ma tête qui envoyait des signaux de culpabilité. Au même moment, j’ai reçu un courrier du tribunal pour « donner suite à ma plainte » J’ai lu qu’un service d’aide aux victimes pouvait m’accueillir si je souhaitais en parler. Le courrier est parti à la poubelle, c’était trop tard, je ne voulais pas en parler non, pas pour me faire comprendre que je l’avais sûrement provoqué par une façon d’être et qu’en plus de ça, je plaisais aux hommes. Le chapitre s’est clos là. J’étais sans doute une petite nature qui se plaignait alors qu’elle aurait pu connaître pire. Il aurait pu me pénétrer, alors ce n’était rien tout ça. Et pourtant je me sentais encore plus détruite que ce que j’avais été capable de faire avec l’anorexie…

En 2006, j’ai été hospitalisée pour anorexie. J’étais arrivée dans un sale état 2 mois auparavant, mais je remontais et recommençais à manger et à surtout être moi-même. Et puis un jour, quelque chose a basculé. Dans ce genre d’endroits, c’est humain de créer des liens avec des personnes pour aider à faire passer ces caps pas forcément faciles, dans un lieu où les murs puent la souffrance mentale à tour de bras. On a aussi tou(te)s des gros bas que les autres patient(e)s essaient de faire oublier en rigolant de tout ou en écoutant la personne ou en comprenant pour passer par des choses identiques. Tour à tour confidente pour les un(e)s et oreille pour les autres, c’est un peu comme ça que se sont passées mes hospitalisations. Et il y a eu cet homme qui s’est insidieusement rapproché de moi, mais dont la présence ne me dérangeait pas. Du moins, pas encore. Et tant que j’étais lucide et consciente de ce que je faisais, c’est à dire dans la journée, parce que le soir, tout devient vite flou… Quand on est sous neuroleptique qui endort les neurones, le somnifère, les anxiolytiques, les antidépresseurs, le flou intervient vite. Un soir, j’ai vu sa tête apparaître dans l’encadrement de la porte, il me demandait s’il pouvait entrer pour parler avec moi. J’ai répondu que oui, surtout que j’étais avec une mamie dans la chambre, je ne risquais pas grand chose, j’avais juste oublié qu’elle était encore plus shootée que moi… quelques soirs se sont passés comme ça, on parlait tout simplement, il se confiait. Et puis un soir a été différent. Moi dans mon brouillard de la camisole chimique, lui bizarrement très éveillé. Son sexe sorti de son pantalon, sa main derrière ma tête pour me conduire là où il voulait m’emmener… il y a encore eu quelques soirs similaires, toujours dans mon brouillard, comme une marionnette à être là sans être là. Comme si les médicaments me faisaient sortir de l’état de conscience. Je faisais pitié avec mon pyjama et mes couvertures remontées jusqu’au cou à essayer de voir si la mamie ne voyait pas qu’il se passait quelque chose de bizarre et si elle ne pouvait pas appuyer sur cette foutue sonnette. Et un jour, la frontière a été dépassée encore davantage, il a tout massacré au passage, mes entrailles se sont déchirées comme s’il s’était insinué peu à peu dans cette chambre un peu plus chaque soir, sans que je réalise que tout dégénérait au moment où mon traitement faisait effet et que je n’étais plus digne de mon corps, comme si le respect envers lui n’existait plus. Les neurones s’éteignaient en même temps que mes cuisses essayaient de se refermer, comme dans une tentative de sortir du brouillard pour être protégée. La peur était venue s’installer entretemps évidemment, d’où le fait que je n’ai pas dit stop dès la 1ère fois où c’est arrivé, je suppose… Parce que je m’en veux et la culpabilité ne s’est jamais effacée. Je l’avais laissé entrer. Un peu comme un loup dans une bergerie et j’avais raté des épisodes entre le 1er soir et les 5-6 qui ont suivis. Je n’étais plus moi et lui faisait ressortir son côté prédateur et le camouflait très bien dans la journée, du coup c’est comme s’il y avait un décalage. J’en suis même arrivée à penser que je rêvais ou perdais vraiment conscience de tout une fois que j’avais pris mon traitement. C’est dire où mon esprit s’est envolé… Peut-être que j’étais consentante qui sait ?? mais c’était étrange parce que je me sentais plus mal au fil des jours et j’avais des sortes de crises d’angoisse en le voyant apparaître qui supposaient qu’on me fasse des injections de calmant pour arriver à me shooter une fois de plus… j’avais à peine digéré l’injection de l’après-midi que mon traitement du soir revenait et celui du coucher qui m’était fatal, parce qu’il me clouait et me laissait juste des bouts de ce qui se passait. Et sa tête dans l’encadrement de la porte. Le même schéma jusqu’au jour où une patiente s’est rendu compte qu’il y avait un souci inhabituel chez moi et j’ai fini par dire des bribes. Elle m’a répondu qu’il abusait de moi, qu’il fallait que j’en parle sinon il continuerait. Je lui ai parlé du décalage qu’il y avait entre mes moments de brouillards et ceux du jour et que c’était de ma faute si ça se passait de cette façon. Il aurait suffi de lui dire stop ou non (ce que je faisais comme je pouvais). J’étais faible, nulle et une merde, il ne fallait rien dire, j’étais coupable de tout ça. Le lendemain, j’ai été convoquée par le directeur de l’établissement. Cette patiente et un autre patient qui me connaissaient assez bien pour savoir que je n’étais pas cette pute qui donnait son corps à n’importe qui comme je le pensais moi-même pour le coup, avaient été lui parler. Il a parlé d’abus de faiblesse. De viol. Il m’a dit que je pouvais porter plainte contre lui. Je n’ai pas voulu, déjà parce qu’il avait une femme et des filles. Le patient s’est chargé de l’humilier et lui faire cracher le morceau, ça me suffisait, le reste n’aurait rien changé… Et surtout je me rappelais de ce qui s’était passé 5 ans auparavant… comme si ça n’avait pas pu me servir de leçon, j’étais décidemment juste une merde bien fragile. Je restais de longs moments sous l’eau bouillante comme pour me laver indéfiniment et surtout je ne mangeais de nouveau plus pour me sentir purifier même de l’intérieur. Il a fallu me perfuser pour me remettre debout, me réalimenter avec leurs boîtes à calories comme j’appelais les compléments. Je suis restée 1 mois supplémentaire hospitalisée… Fin du 2ème chapitre…  Enfin presque, parce qu’à chaque fois que je suis hospitalisée, je signale qu’il faut refermer à clé, la porte, derrière soi maintenant, sauf qu’autant un service psy peut le comprendre parce que les portes se ferment plus facilement, autant un autre service, je n’ose pas en parler et j’arrive dans des états d’angoisse impossibles à gérer pour moi. Je me souviens même d’un infirmier aux urgences psys qui essayait de me convaincre de rester la nuit dans leur service pour être protégée le temps qu’on trouve une solution, qui me disait que ça pourrait être sa collègue femme qui s’occuperait de moi si je préférais, parce que je m’évertuais à expliquer que je ne resterais pas entre leurs murs. Dans leurs services, il est inscrit qu’il y a eu un abus et que ça peut être une source d’angoisse supplémentaire pour moi et qu’il faut refermer la porte derrière soi pour me permettre d’être shootée tranquillement en gros, en cas de besoin, il vaut mieux m’enfermer à l’intérieur de la chambre, pour que je puisse perdre tout contrôle sans être aux aguets. Dit comme ça, c’est spécial… je fais soigner mon âme dans des endroits qui me l’ont aussi volée… c’est pour ça que parfois, je dis que le monde psychiatrique m’a autant sauvée que détruite.

Environ 3 mois après ce 2ème chapitre, je rencontrais S. Avec une méfiance digne d’un sarcophage blindé… Mais sa patience et ses mots ont permis d’avancer. Pendant 4 mois on a partagé notre lit, il savait ce qui était arrivé, grâce à lui j’ai pu me réapproprier mon corps un petit peu au moins, même si tout se bloquait en moi. Quand je lui disais non, c’était non et ça m’a sans doute sauvée de tomber sur lui. La vie a fait qu’on s’entendait bien mieux en étant juste amis alors après 4 mois, on était toujours bien là tous les deux, mais bien loin du sexe parce que ce n’était pas nous et ce que représentait notre relation. Pendant 9 ans, il a été mon meilleur ami, voire le grand frère que je n’avais pas eu. Celui qui ne salirait jamais la ptite Delph que j’étais devenue à ses yeux. Cette petite nénette qui essayait de recommencer à vivre doucement.

Certains rares hommes ont obtenu ma confiance, mais au final, je me rends compte qu’il y a une sacrée cassure en moi et je ne me suis jamais perçue comme victime. Déjà j’ai minimisé tout ça, mais en plus, je me suis toujours sentie coupable de ne pas avoir su assez dire non. Je n’ai pas forcément réalisé qu’un seul non aurait dû suffire pour arrêter… Peut-être que j’ai attiré tout ça. Sûrement, même. J’étais peut-être consentante tout en ayant ma conscience à côté de la plaque qui sait ou pas en état de dire non clairement, mais alors dans ce cas là, je n’aurais pas dû le laisser entrer dans cette chambre double. Puisque pour le 1er, je n’étais sous l’emprise d’aucun médicament qui aurait pu tromper ma vigilance, c’est que quelque chose en moi provoquait. Quoi je n’en sais rien, mais la société et la justice n’aident pas à ne pas se poser des questions de ce genre au moment où ça arrive et encore des années après, dès que certaines choses font remonter les souvenirs dans un immense fracas comme c’est le cas en ce moment pour moi. Les coupables, ils leur arrivent des bricoles tôt ou tard. J’aurais dû me fracasser la tête contre cet arbre qui m’a fait tomber la première fois et mon coeur affaibli par l’anorexie aurait dû lâcher pendant que le deuxième arrachait mon bas ventre et le peu de tripes que je possédais pour ne pas être fichue d’au moins dire que quelque chose clochait avec ce patient qui profitait de mon traitement pour finalement avoir eu un jour ce qu’il souhaitait sans doute depuis le début. Je méritais ça puisque j’étais coupable… 

Je n’oublierai rien, j’essaie juste de vivre avec ces salissures là qui parfois me reviennent en pleine figure dans des moments de vulnérabilité ou à force d’entendre des femmes passer aux aveux, je me dis que chaque histoire est importante pour rappeler que Non, c’est non. Que tant que je n’ai pas dit oui, je ne donne pas le droit d’accéder à mon corps d’une façon ou d’une autre. Que ma sensibilité et ma douceur ne sont pas synonymes de naïve et encore moins de nana facile qui ne dira rien, parce que finalement c’est ça le risque encore. Que les corps ne sont pas des objets sexuels. Qu’on peut être habillée de la tête aux pieds comme si on partait au Pôle Nord et tomber sur un connard. Qu’il faut arrêter avec les phrases du style « tu portais une mini jupe, ne te plains pas », ça ne veut rien dire, à part passer pour le même connard qui salit. C’était mon histoire de porcs. Qui n’inclut évidemment pas les corps baladeurs du métro ou du bus, les rapprochements douteux dans les mêmes endroits, sinon il y en aurait pour 1h à encore écrire sauf que maintenant, mon corps dégage plus vite que son ombre dès qu’il sent une menace de toutes sortes, autant que c’est possible de le faire. Il a tendance à se casser même devant des hommes qui ne me feraient pas de mal, c’est le souci par contre… mais il vaut mieux être prudente… Je crois que j’ai besoin d’aide pour me réparer encore… Mais je croyais être réparée…

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #17

Le Vieux-Port, son ombrière, sa bouche de métro et … ses bulles (j’ai déjà dit que j’étais dingue des bulles ?)

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 23h58 (on est encore vendredi pour le moment…)

Fatigue : cette fatigue qui laisse en carpette et lessive de fond en comble comme si elle faisait le ménage de printemps

Humeur : fluctuante, comme très souvent

Estomac : une soirée apéro avec mes parents et mon adorable voisine

Condition physique : douleurs au maximum de ce qui m’est supportable…

Esprit : j’essaie de l’alléger…

Culture : je lis (et dois le rendre à la bibliothèque demain…) « la vie devant soi » toujours. Je me suis attachée à Momo et Mme Rosa. Côté séries, j’ai avalé la saison 1 de « The Sinner »et « Liar » (même si elle était hard pour moi). Je me suis mise au Seigneur des Anneaux (quelqu’un m’en parlait beaucoup par sms et il m’a convaincue… je suis faible.. ou j’essaie de comprendre ce qu’il aime ^^)

Penser à : faire en sorte que mes parents ne repartent pas avec juste de mauvaises images de Marseille 😦 et à encastrer les voisins. 

Avis perso : je devrais parfois (souvent ?) être moins conne parce que les gens en profitent. Je fais une pause actualités sinon je n’aurai plus de cheveux sur le caillou. Je rêverais aussi de me téléporter en un claquement de doigts entre ma région de coeur et celle d’adoption

Message perso : je ne suis pas très présente mais pense à vous malgré tout

Amitié : par messages toujours tellement présentes ❤ 

J. : rencontré dimanche dernier avec ses 2 filles, un moment que j’ai beaucoup apprécié

Compagne de route : sa tatie Chantal va venir lui faire des câlins pendant mon absence et ça me rassure

Divers : j’évite tous les réseaux sociaux de Soprano (le concert m’est passé sous le nez finalement), je ressemblais à une enfant à qui on avait promis un morceau de chocolat et qu’on lui aurait repris des mains. 

Courses : lundi par le net pour que mes parents ne soient pas obligés de porter trop lourd

Sortie : demain aux alentours du Vieux-Port pour aller manger dans notre resto chouchou quand mes parents viennent, c’est la tradition d’y aller une fois ❤ 

Zic :  

J’écoute beaucoup Queen ces derniers jours. Le groupe dont je ne me lasserai jamais.
  
Fin : 00h29 (mince on n’est plus vendredi… oui je suis perspicace à mes heures perdues ^^)
Les projets des copinettes

Le Questionnaire de Bernard Pivot

Palais de justice de Marseille – Octobre 2017 Le lieu est immense et très beau mais j’aurais fait une piètre avocate ^^

J’ai vu ce questionnaire chez pas mal de copinettes alors je m’y mets aussi.

Votre mot préféré ? Aimer (et tous ces dérivatifs. Amour. Amitié, parce que comme dirait une amie qui a raison, l’amitié est une forme d’amour).

Le mot que vous détestez ? Moi… surtout quand il est suivi de « Je » et qu’on le trouve à tout coin de phrases.

Votre drogue favorite ? Les biscuits au chocolat style Pépito

Le son, le bruit que vous aimez ? Tous les sons en lien avec la nature (oiseaux, mer, vagues, vent dans les arbres, cigales etc…)

Le son, le bruit que vous détestez ? les bruits agressifs tels que les klaxons, les travaux qui n’en finissent plus, les cris trop forts des gens, les bruits trop secs tels que pétards et compagnie.

Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? Putain. Putain de merde quand c’est vraiment la merde… et putain de bordel de merde, quand c’est archi vraiment la merde 🙂 

Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? un homme si déjà, style calendrier des rugbymen, ça ne serait pas mal, on ferait des économies parce qu’on voudrait conserver les billets ^^ 

Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? Avocate. J’en aurais été malade de défendre d’éventuels meurtriers et pour défendre les victimes, ce serait le même problème, mais de ne pas obtenir gain de cause et que la justice ne soit pas à la hauteur de ce que j’aurais souhaité pour les clients. Dentiste aussi, hors de question que je fouine dans la bouche de quelqu’un !

La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? Un chat évidemment. Ma Happy qui roupille à longueur de temps, qui me colle pour avoir des câlins, elle mange, dort, que demander de plus 🙂 

Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire? Je suis désolé que tu aies cessé de croire en moi, j’espère que maintenant que tu es au paradis, tu seras en paix à la hauteur de ce que tu attendais de moi sur Terre.  

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #16

Il y a 6 ans, je faisais mon baptême de parapente et c’était un jour merveilleux. Je ressemblais à un playmobil, le moniteur riait parce que j’avais sorti une bêtise, il devait se dire « qu’est ce qu’elle va trouver à dire ou faire durant le vol… » :p Prête à recommencer dès que possible.

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h07

Fatigue : entre les douleurs et l’état grippal que je transporte avec moi depuis 10 jours, les nuits sont compliquées et je suis foutue.

Humeur : pas des meilleures

Estomac : surtout des médicaments et du pain pour pouvoir supporter ce que j’avale. Mais l’appétit n’est pas là du tout.

Condition physique : des courbatures sont venues se rajouter par-dessus les douleurs habituelles, à cause d’un rhume qui traîne depuis quelques jours. J’ai écrit cette phrase il y a une semaine, je vais juste rajouter que le rhume s’est transformé en quelque chose de coriace. 

Esprit : très marqué par l’attentat à la gare de dimanche dernier. Je me suis sentie étouffée dans ce Monde d’horreur encore plus que d’habitude. J’avais l’impression de connaître le visage de celle qui était étudiante à la fac de la Timone en plus, mais je ne sais pas d’où. Après ça, je me suis isolée des autres actualités, évidemment que j’en sais un minimum sur l’attentat de Las Vegas bien plus meurtrier, mais Marseille, j’y vis et ça aurait pu être moi sur ce parvis, ça donne une autre dimension à la folie humaine.

Culture : pas fait grand chose cette semaine. J’ai commencé « La vie devant soi » de Romain Gary mais mes neurones n’étaient pas connectés à la lecture. J’ai regardé le film « Within ». Et pas de séries. Je me suis tenue un peu loin des écrans pour cause de migraines liées à mon super état…

Penser à : serrer les doigts, les dents et les fesses pour arriver à tenir le coup au vélodrome demain pour le concert de Soprano. C’est compromis. Si je peux y aller, j’emmène avec moi le fils du gardien de l’immeuble et si je ne peux pas y aller, il en profitera avec son père. Dans tous les cas, il y aura des yeux qui brillent et ça me soulage de le savoir.

Avis perso : mettre des photos des victimes même floutées dans un journal, c’est nul et sans respect. Ca me rappelle ce fameux drap posé sur un corps à Nice, avec le fils de la personne qui parlait juste à côté. Lamentable de montrer de telles images surtout quand on clique sur l’article sans forcément voir la photo qui l’illustre.

Message perso : rien de particulier

Amitié : compromis autant que le concert pour le coup.

J. : je commence à prendre goût à nos échanges et j’avoue que cette semaine, ça m’a fait du bien qu’il soit là, même par messages interposés

Compagne de route : ma Happy n’aime pas les plombiers qui ont une grande gueule… elle est comme moi en gros…

Divers :  mon chauffe-eau a tiré sa révérence samedi dernier, j’ai jonglé pour conserver de l’eau chaude jusqu’au maximum et depuis hier, j’en ai un flambant neuf. C’est si simple de tourner le robinet et que l’eau sorte comme par magie. Mais dès qu’il y a un souci, on se rend compte davantage à quel point c’est un luxe. J’ai apprécié triplement ma douche d’hier soir, avec de l’eau bien plus chaude.

Courses : pris le strict nécessaire, j’ai oublié la moitié (enfin je ne pouvais pas porter la fameuse moitié il faut dire), je pense qu’elles seront faites par le net pour me remplir de nouveau parce que je galère à tenir debout.

Sortie : aucune pour le coup, sauf Soprano si un miracle se produit d’ici demain…

Zic : 

 Une copinette a mis cette chanson sur facebook l’autre jour, je ne la connaissais pas, mais j’aime bien.
Fin : 13h33
Les projets des copinettes

Les Etats d’Esprit du Vendredi #15

Ma dernière balade, lundi. Le port de la Madrague de Montredon

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h59

Fatigue : je suis sortie de ma période « Belle au Bois Dormant » mais j’ai la fatigue habituelle liée aux douleurs qui me réveillent trop la nuit. 

Humeur : ça va

Estomac : blanc de poulet, pain grillé et beurré, tomates, coca

Condition physique : des courbatures sont venues se rajouter par-dessus les douleurs habituelles, à cause d’un rhume qui traîne depuis quelques jours. 

Esprit : beaucoup de remises en question même sur la blogosphère, à savoir si j’y ai encore ma place, si le contenu de ce que j’apporte est utile vraiment. Et puis des vagues de tristounette attitude qui viennent un peu brutalement se mettre dans mes journées et mes nuits, qui me font pleurer comme une madeleine, parfois pour des choses bien bêtes, souvent pour des raisons humaines. Et ma formation tout ça, est-ce que j’arriverai encore à tenir le coup. Bref, beaucoup de questions viennent me taquiner.

Culture : j’ai lu « Eh bien dansons maintenant » de Karine Lambert et commencé « Le collier de perles » de Régine Deforges. J’ai dû éviter les écrans pour cause de migraines en rapport avec le fameux rhube qui me faisait la tête comme un chou fleur, donc pas de séries, mais deux films : « Ca » (ce machin est une horreur pire que la 1ère version, mais j’ai bien aimé -maso va-) et « Basketball Diaries » avec Leonardo Di Caprio. Puis regardé en replay aussi Cash investigation sur Lidl et Free… je parlais toute seule devant mon écran…

Penser à : rien… 

Avis perso : les médias deviennent de plus en plus stupides, les gens de plus en plus cinglés et les deux mélangés font des cocktails explosifs sur les internautes qui en rajoutent des couches. Moralité : faire une pause dans l’actualité. La justice devrait revoir sa psychologie à deux sous (une pensée bien particulière pour la petite Julie soi-disant « consentante ». Ca mérite des couilles arrachées….)

Message perso : tu as mis de la couleur dans ma journée grisâtre quand j’ai vu que tu étais de retour parmi nous ❤ 

Amitié : le croisage de doigts a servi, bientôt sur Marseille de nouveau pour une amie. 

Compagne de route : fidèle à elle-même, elle me colle à tout bout de champ et je l’aime juste pour ça.

Divers :  bof, rien de plus que l’avis perso. Je suis un peu fatiguée des gens je crois bien.

Courses : faites, en tenant à peine debout parce que j’avais de la fièvre, mais peur de ne plus arriver du tout à me déplacer, alors j’ai choisi le jour le moins « pire ». D’habitude le rayon frais de Monop’ me congèle sur place, làj’y serais bien restée toute la journée, qu’est ce qu’il faisait bon… 

Sortie : aucune idée, si j’arrive à gambader il y aura des photos sur fb et insta.

Zic : 

Kodaline a régalé mes oreilles toute cette semaine
 
Fin : 14h25
Des combats qui me touchent

Glaucome, maladie oculaire sournoise

On y voit toute mon âme dans mes yeux bleus…

Ce post, à titre de prévention, de dépistage, de sensibilisation et de mise en garde.

Pour résumer en gros ce qu’est le glaucome et pour compléter ce que m’a dit l’ophtalmo, j’ai été lire davantage d’infos par ICI  si vous souhaitez en savoir davantage.

Etant myope depuis mes 8 ans, j’étais suivie tous les ans parce que ma vue se dégradait jusqu’au jour où ma vue s’est stabilisée vers mes 25 ans. J’ai espacé les RV en voyant que ça allait et l’ophtalmo me voyait juste pour refaire mes verres et ma monture quand je jugeais que j’en avais besoin. C’est ce qui m’a conduite d’ailleurs chez celui qui m’a appris que ma tension oculaire était trop haute. 24 avec un peu moins dans le 2ème oeil. Il m’a balancé un « je vais faire un oct, vous risquez le glaucome ». L’examen s’est fait. Il m’a angoissée en me disant que les chiffres n’étaient pas bons, parce que j’étais à la frontière. J’ai évidemment demandé ce qu’on pouvait faire. Rien. Par contre, il fallait que je retourne dans un an pour refaire un oct. J’aurais dû aller voir quelqu’un d’autre en fait, mais je lui faisais confiance. Du moins j’essayais… En juin 2017, j’ai bien repris RV mais avec une autre ophtalmo. La tension était arrivée à 25 et 24. Elle a mis en place un traitement de bêtabloquant et m’a dit qu’elle me reverrait dans 3 mois pour refaire un oct. Donc chaque matin, je mets une goutte dans chaque oeil depuis 3 mois (ce que je devrais faire depuis 1 an si l’autre avait été plus compétent… et j’aurais pu au moins ne pas franchir cette frontière dont il parlait, tellement elle était simple à franchir)

Il y a 1 semaine, reprise de la tension qui était toujours haute et surtout, elle n’était pas descendue suffisamment. Elle a regardé si mon nerf optique n’était pas touché, ce qui n’est pas le cas, puis elle a fait l’oct dont les chiffres montraient que le fameux glaucome s’était installé au final, tout insidieux parce que je n’ai évidemment aucun symptôme. S’il avait été aigu, j’aurais eu l’oeil qui tirait et très mal à la tête, mais là rien. Je la revois de nouveau dans 3 mois, pour voir si la tension se décide enfin à descendre davantage, si ça baisse aussi lentement, elle devra mettre un traitement « plus agressif » qui risque de changer la couleur de mon iris. Mes yeux bleus étant mon identité la plus précieuse que je possède… Je n’ai évidemment rien contre les yeux marrons, mais ce ne serait plus moi et je souffrirais bien davantage de voir mes yeux tourner de cette couleur. 

C’est con comme réaction en sachant que si on ne fait rien, les fibres qui entourent le nerf optique vont s’abîmer au fil du temps encore davantage, parce que ça fait comme un élastique. Le glaucome va en sorte « tirer » dessus et on sait tous qu’un élastique, à force de tirer dessus, il nous pète dans la gueule. Le danger qui risque d’arriver est d’avoir un champ visuel qui se réduit progressivement, jusqu’à atteindre la cécité plus ou moins complète. 

En général, le glaucome arrive apparemment vers les 45 ans, mais je n’en ai que 39, donc je ne tiendrai pas compte de ça pour parler du dépistage et ça touche davantage les personnes qui sont myopes, mais ça n’empêche pas de faire surveiller la tension. Chaque année, un bus passe dans les villes avec des spécialistes, c’est l’association UNADEV (Union Nationale des Aveugles et des Déficients visuels) qui a mis cette initiative en place et je trouve ça bien, parce que malheureusement, le fait qu’il n’y ait pas de symptômes est dangereux, à moins qu’il y ait de fortes douleurs à un oeil avec un mal de tête qui conduit aux urgences parce que le glaucome est aigu. Mais s’il est à angle ouvert comme chez moi, si la tension n’est pas prise et qu’on ne se rend pas compte qu’elle est haute, qu’on ne vérifie pas s’il n’y a pas de glaucome et qu’aucun traitement n’est mis en place, des signes risquent de survenir au bout de quelques temps. 

Le bus passe donc pour faire du dépistage, de la prévention, informer, diriger vers des ophtalmos. Et ne dites pas que vous n’avez pas le temps comme je peux l’entendre… La prise de la tension dure 1mn. Un peu d’air est envoyé à 2 reprises dans chaque oeil et on obtient la tension oculaire qui est indépendante de la tension artérielle. Parfois certaines personnes confondent les deux. Et l’OCT est comme une sorte d’échographie. Il faut suivre un point dans un triangle, un coup à gauche, à droite et au milieu. On ne cligne plus des yeux lorsque des traits commencent à apparaître et ça fait comme un flash dans les yeux. A 6 reprises pour avoir 2 données à chaque fois. En 10mns, l’examen est fait et il rend ses chiffres que l’ophtalmo interprètera tout de suite sur le moniteur qui est relié à l’appareil. Pour connaître les dates de passage du Bus du Glaucome dans vos villes, vous pouvez cliquer par ici.

Voilà en gros. En espérant ne pas avoir dit de bêtises parce que j’ai du mal à comprendre moi-même tout ça, mais je tenais surtout à dire à quel point il ne fallait pas passer à côté des RV ophtalmo et de ce bus qui peut changer votre vue. Et concernant la mise en garde dont je parle au début, c’est par rapport à ce 1er ophtalmo qui a constaté que ma tension était bien trop haute, a fait l’oct qui était déjà moche et qui a laissé comme ça pendant 1 an de plus, ce qui a donné le temps de dépasser cette fameuse frontière dont il parlait. Et de mon côté, en bonne conne que je suis à essayer de ne pas faire de consultations de trop en ayant la CMU-C je n’ai pas demandé un 2ème RV parce que je me disais qu’il n’allait pas m’être remboursé aussi près du 1er. Donc, si quelque chose vous paraît suspect, comme le non-traitement de bêtabloquant, n’hésitez pas à aller voir ailleurs. Et prendre le temps de redemander si quelque chose n’est pas compris. Elle m’a dit que ma macula s’amincissait et comme elle regardait pour le glaucome, je croyais qu’elle me parlait de ça, sauf qu’il n’est pas question de macula. J’espère qu’elle n’était pas en train de me dire que ça voulait dire que la macula commençait aussi à souffrir de dégénérescence… Toujours prévoir les questions… les miennes attendront mi-décembre pour voir où j’en suis et comme ça évolue…

Prenez soin de votre vue et de celle de ceux que vous aimez…

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #14

J’essaie de trouver un moyen pour mettre en place un projet qui me tiendrait à coeur, mais je n’arrive pas à le formuler , donc hier j’ai fait un essai sur le quartier où j’ai vécu pendant 22 ans, en Alsace. L’immeuble le plus loin était celui où on était tous ensemble.

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée 

Début : 00h10

Fatigue : +++ SFC toujours bien actif. 

Humeur : plutôt bonne

Estomac : le morceau de chocolat du soir et un coca light (droguée va) 

Condition physique : les baisses de T° ont déjà un effet négatif sur mes os… je n’attends pas l’hiver de pieds fermes. 

Esprit : part dans tous les sens et ne connait plus la direction pour aller droit. 

Culture : je n’ai pas pu lire donc c’est réglé, à part quelques articles du magazine Happynez. Côté séries, j’ai commencé « Anomalia » et repris les séries qui ont recommencé. J’ai passé de très bons moments en regardant « La mante » aussi, qui était une série bien ficelée, je trouve. Vu aussi le film « Extrêmement fort et incroyablement près » qui m’a touchée +++. De circonstance puisque je l’ai vu le 11/09 et que le thème est basé sur cette tragédie (c’est faible comme mot pour une telle horreur)

Penser à : dire ce que ça fait d’aller à un concert seule au vélodrome, qui n’est pas le plus petit des lieux…

Avis perso : j’ai appris ce matin que j’avais un glaucome. On ne parle pas assez du dépistage malgré les actions mises en place par l’association UNADEV, alors j’en parlerai régulièrement pour ne pas oublier de faire contrôler.

Message perso : soyez heureuses, ne vous laissez pas happer par des jugements de personnes qui ne vous connaissent pas. Je suis heureuse pour vous, de mon côté ❤ 

Amitié : toujours les mêmes qui me parlent en mp, me font rire, me rassure, sont parfois plus objectives que je ne peux l’être du coup ça me permet de me remettre les idées en place.

Compagne de route : ma Happy fête ses 12 ans ce mois-çi et j’espère avoir mon pot de colle encore bien longtemps.

Divers :  si la politique n’existait pas et que la planète ne subissait pas autant de catastrophes naturelles en ce moment, ce serait vraiment bien… #paysdebisounoursbonjour

Courses : faites mardi et ce matin pour Happy

Sortie : demain peut-être au parc Borély et pousser vers la mer. A voir l’état dans lequel je suis… 

Zic : 

Toujours le même artiste qu’il y a 2 semaines, je ne m’en lasse pas ❤ 
 
Fin : 00h35
Les projets des copinettes

Les états d’esprit du vendredi #13

Plage Escale Borély, Marseille, Septembre 2017

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée et des vacances dans les Landes en famille.

Début : 23h34

Fatigue : je suis toujours fatiguée, m’endors n’importe quand et j’ai du mal à revenir. En gros je suis dans une période plus forte du syndrome de fatigue chronique. Pas réparateur comme on le pourrait le penser.

Humeur : assez bonne, j’ai connu pire ces 2 dernières semaines.

Estomac : saucisse, riz et ratatouille. Avec un café pour la touche sucrée à la fin. 

Condition physique : mes rares balades me coûtent chères en énergie et du mal à me remettre, donc douleurs bien présentes

Esprit : un bouton off serait parfait. On trouve de tout en ce moment dans mon esprit chaotique.

Culture : côté séries, j’ai dévoré la dernière saison de American Horror Story. Commencé « Somewhere Between ». Côté livres, je lis « La perle et la coquille » de Nadia Hashimi. Côté films, « De plus belle » avec Florence Foresti m’a beaucoup touchée. J’ai vu « Aurore » aussi avec Agnès Jaoui et Annabelle 2. Entre autres parce que j’ai regardé d’autres films plus ciblés sur ce qui m’aide à écrire ce chiffon qui me sert de manuscrit… 

Penser à : accepter de voir davantage de monde…

Avis perso : la nature est belle, mais on n’est plus rien devant elle quand elle décide de s’acharner et les conséquences vont mal au coeur 😦

Message perso : rien de spécial

Amitié : une copinette devenue amie précieuse au bout de 9 ans qu’on se connait grâce à nos blogs m’a appelée hier pendant 3/4 d’h et ça m’a fait chaud au coeur de rire, de parler de tout, de dire des bêtises. Comme on fait avec les ami(e)s en gros. C’est précieux. 

Compagne de route : Happy est dans la routine. Elle dort, mange, cavale dans sa litière et se lave, fais des câlins et elle recommence inlassablement

Divers :  les filtres snapchat sont parfois ridicules, mais plus ils le sont, plus ils me plaisent 🙂 ça permet de rigoler et de ne pas se prendre au sérieux.

Courses : demain peut-être pour des bricoles qui me manquent. J’aimerais faire un gâteau vu le temps pluvieux et orageux de demain, histoire de me réchauffer avec mon four. 

Sortie : le soleil sera de retour dimanche, alors je partirai peut-être à la chasse aux graff’ comme je fais parfois

Zic :

Un immense coup de coeur pour ce jeune artiste. Une chaleur dans sa voix comme s’il nous entourait ses bras autour de nous. Une voix chaude et réconfortante. Il est tombé au bon moment pour que je dévore tout son registre.
 
Fin : 23h54
Des combats qui me touchent

Quand le vocabulaire fait mal.

La fameuse Une de la Provence

Je ne vais pas faire attention au mien, de vocabulaire, par contre pour une fois. Si vous êtes sensibles à la langue française et à la politesse, abstenez-vous de lire ce qui suit. Des noms d’oiseaux risquent de voler.

On ne peut pas dire que je respire la joie de vivre depuis 10 jours. Entre les douleurs à gérer, le fait que je me sois fait mal au dos par dessus m’a mise sur le carreau physiquement et moralement. Et dans ma tête, il y a une bulle qui s’est formée en même temps, j’ai senti que mes émotions et mes sentiments se cassaient la figure et que je ne pourrais pas les récupérer. Je suis incapable de dire où sont passés tous ces jours où j’ai lutté pour ne pas avaler tous mes médicaments histoire d’être débarrassée de moi en entier. Je ne tenais pas en place assise, debout c’était l’enfer et couchée c’était encore pire, alors qu’est ce qui reste… En parallèle, j’ai dû tenter de canaliser cette violence qui existe en moi, liée au trouble borderline qui a pu être très destructeur en moi déjà. Tout se mélange dans un tourbillon qui donne le vertige même quand on y est habituée, parce que chaque « crise » est malgré tout différente et ma crainte a toujours été de ne pas revenir parmi les vivants. Je vois le mal partout, ne supporte rien même pas le moindre petit bruit. Je suis plus violente dans mes propos et surtout il n’y a pas de filtre (en gros, je ne ferme pas ma gueule là où d’autres fois je la bouclerais pour ne pas faire d’esclandres). Depuis quelques années, soit j’ai la douleur et ses lourdes conséquences psychologiques et le côté dépression qui ressort davantage à m’occuper, soit j’ai le trouble qui se fait plus fort, mais peut-être que je souffre tellement mentalement que je minimise du coup le côté physique. Sauf qu’il y a parfois comme ces 10 derniers jours, les 2 de façon intense. Et ça m’embarque dans des contrées lointaines. Je n’ai parlé à personne c’est dire. Mes parents ont eu droit à des « oui… non… » et je n’ai pas répondu de suite aux 2 sms reçus. Je suis du genre à ne pas dire clairement que ça ne va plus du tout. Quand on s’en rend compte c’est que je suis déjà en train de calculer combien de comprimés pourraient bien me faire dormir pour l’éternité, en gros. 

Mon compte fb était désactivé pour que je ne sois pas tentée de me plaindre trop. Et on ne peut pas dire que je suis du genre à prendre le téléphone pour dire « hhééé ohhh je coule au secours ». Pourtant paradoxalement, j’aurais bien besoin de juste voir qu’on pense à moi malgré mon absence à travers des messages même si je ne suis pas capable d’y répondre tout de suite, je le fais quand je sens que les gros nuages noirs se dégagent et je les lis pendant ma « disparition » en m’y imprégnant. Parce que c’est sûrement des moments où je me sens vide à un point que je ne pourrai jamais dire avec des mots, tellement le gouffre est sidéral. Des instants où je peux me sentir bien seule face à toute cette souffrance accumulée dans mon corps et ma tête, mais que je tais parce que tout le monde a ses emmerdes et que la vie m’a bien fait réaliser aussi qu’être un boulet d’une façon ou d’une autre dans la vie de quelqu’un, n’était pas mon plus gros kiff… quitte à renforcer la sensation d’isolement, ce qui est encore plus mauvais, parce que je ne parle plus du coup. Et autant dire que pour parler positivisme ou chose gaie, il faudra repasser parce que je n’arrive plus pour l’instant, parce que je suis éreintée de tout et que la seule chose que je tente de faire, n’est même pas de vivre, mais juste survivre. Me lever le matin, me coucher le soir, en priant pour tenir le coup et ne pas faire ce que beaucoup jugent d’égoïste. C’est dire l’ambition qui m’habite. Mais je sens que ça se décante, que le gouffre est moins grand sous mes pieds. Sans savoir pourquoi je suis tombée au milieu des flots qui ressemblaient à une tornade que je ne maîtrisais plus et comment tout s’éclaire de nouveau. Je ne l’ai jamais su de toute façon. Je crois que j’essaie de faire du mieux que je peux quand ça arrive. L’endroit où je m’étais fait mal commence à aller mieux aussi et je pense que ça m’a aidée également.

Bref, mon compte fb est réactivé pour essayer de me réintégrer de nouveau dans la vie et surtout MA vie. Au milieu du fil d’actualités, j’ai ces pages qui me permettent de rester connectées comme on dit maintenant. Et je suis tombée sur la Une de la Provence et j’en ai perdu le peu de calme que je possédais. « Comment la société les gère… les barjots, les schizos et les autres… »

Déjà, si on veut parler d’une pathologie dans un tel journal, on l’écrit en entier. Sauf si on ne sait pas si c’est un F ou PH peut-être, qui suit le O ? Vu le vocabulaire de cette superbe Une, on peut se poser la question. Qui est ce co**ard qui a pondu ça ? Qui peut se permettre de parler de cette façon d’un sujet aussi grave ? C’est à cause de ce genre de propos qu’on est sans arrêt mis dans des cases de déglingués, de fous, de dingues. Il est bien difficile de définir ce qu’est une maladie mentale et les degrés de gravité pour la personne ou pour son entourage. C’est lourd et blessant et ça renforce l’isolement dont je parle plus haut, parce que toutes ces choses psys qui peuvent pourrir une vie sont tellement mal vues et mal connues par la société et pire par les médias, parce qu’il ne peut pas en être autrement pour se taper un titre pareil. Ou alors on oublie trop facilement qu’on peut vite tomber dans un engrenage infernal au milieu des neurones qui ne sont plus bien connectés pour plein de raisons et que personne n’est à l’abri de dégringoler. 

J’ai compté tous ces mois passés en psychiatrie, dans des services pas toujours faciles dont certains fermés où on entend sans arrêt des clés qui ferment et ouvrent le service. Je n’ai pas oublié les personnes que j’y ai rencontrées. Les cas plus légers comme les plus graves. Grave au point que les infirmières ne pouvaient plus accéder à la chambre d’isolement capitonné parce que le patient était costaud, qu’il était en crise et qu’elles risquaient de se faire assommer. On était dans une salle à part pour ne pas être au milieu, on entendait D. hurler, frapper et toutes les équipes réunies pour le maintenir pour lui faire une pîqure qui d’un coup a rendu tout silencieux autour de nous, sauf dans nos esprits et nos coeurs en vrac de savoir qu’on pouvait être mal à ce point sans en avoir conscience. Quelques jours après, le patient revenait avec nous manger, regarder la télé commune. Il était malade… 

Je n’ai pas oublié cette chambre qui conservait bien en sécurité (pour elle comme pour nous) une patiente qui avait des pulsions de meurtre et qui ressortait pareil quelques jours après, aussi douce que je l’avais connue. Elle était malade…

Et évidemment, j’ai encore moins oublié ceux avec lesquels j’ai tissé des liens forts. Avec toutes les maladies que peut comporter la psychiatrie. Ces mêmes maladies qui les ont tués parce qu’elles étaient trop lourdes à porter. Ils sont morts et j’ai perdu des amis chers. L’un d’entre eux, ça a fait 12 ans fin août et il est toujours avec moi. Il était malade…

Ils et elles étaient malades. Et à l’heure actuelle, je m’aperçois qu’on ne fait plus la différence entre ceux qui se font passer pour des malades pour commettre des actes barbares et ceux qui le font pour espérer se tirer plus facilement de la prison et passer pour « fou » comme on dit maintenant. Ce que je ne tolère pas, ce n’est pas pour autant que je me permettrais un titre de merde de ce type. Par respect pour ceux qui sont réellement en détresse un peu plus chaque jour dans leur coin parce qu’à force de voir ces genres de titres et de propos, je me dis que personnellement, de moins en moins de personnes sauront ce qui se passe, à ma petite échelle. Je suppose que j’ai voulu toujours expliquer pour qu’on ne pense pas que ce soit mon caractère, mais quelque chose qui venait le troubler qui pouvait faire comprendre pourquoi mes réactions étaient celles qu’elles étaient parfois, sauf que les médias n’aident pas à modifier le regard des maladies psys de toutes sortes et que ça se véhicule dans la société comme une traînée de poudre. Et il faut reconnaître que plus j’en ai parlé autour de moi, plus ça m’est retombé sur la tronche, il faut dire.

Je n’ai pas oublié cet imbécile qui était face à moi lors d’un repas de Noël et qui en plein milieu d’une conversation a dit que les personnes qui étaient dans ces services psys devraient se faire exterminer. Sauf que je venais de sortir de 3 mois d’hospitalisation, que ma sensibilité était au maximum parce que je ne suis jamais ressortie indemne de tout ça, d’autant plus de voir justement toute cette souffrance mentale autour de moi que la mienne que je considérais comme moindre par rapport à certain(e)s. Et puis le suicide avait déjà fait des dégâts, je n’étais pas en mesure d’entendre ça et qu’il l’a su…

J’imagine, cher journal La Provence, qu’avec vos titres de merde et aussi c**s que ceux ou celles qui les dégottent, nous aurons de plus en plus de propos de ce style ? Merci du fond du coeur alors… enfin en réalité en bonne barjot que je suis moi-même à mes heures perdues et à mon niveau, je vous emmerde (en général, je m’adresse de la même façon que je me sens touchée par quelque chose. Avec le plus grand des respects, là en l’occurence -c’est ironique- évidemment… ) Valable pour ce journal, tous comme les 3/4 de leurs cons-frères journalistes du même style. Si jamais c’était un concours à celui qui souhaite provoquer le plus d’esclandres au niveau titres des articles, vous vous situez bien dans le top 3 depuis plusieurs semaines.