Mes petits et grands bonheurs

Alors ? Crise de la quarantaine ou pas ?

Quartier du Panier, Marseille – Mars 2018 Aucun mur n’a été maltraité pour l’occasion je vous rassure ^^

Les mois qui ont précédé mon passage dans la quatrième décennie m’ont valu des cheveux blancs, où des questions existentielles sont apparues, avec l’impression que je n’avais rien construit et la sensation d’avoir passé plus de la moitié de ma vie à surtout souffrir moralement et physiquement. Plus je voyais l’échéance approcher, plus j’avais cette boule au creux du plexus qui venait me rappeler que la vie était difficile à supporter vraiment et que l’avenir, je ne le percevais pas réellement, en n’étant pas sûre d’avoir le sentiment d’avoir réussi à le faire ne serait-ce qu’une seule fois d’ailleurs, pour celle qui vit plutôt dans le passé que dans le futur et qui tente de vivre au mieux le présent. L’impression que tout semblait bouché en moi dans tous les domaines et qu’arriver à 40 ans me rendait encore plus chaotique dans celle que j’étais et que ma famille était ce que j’avais la chance d’avoir encore mais le reste… Je ressemble parfois à une chaise bancale. 

Puis j’ai commencé à parler avec J. un soir de mi-septembre. Puis début janvier, on a franchi des étapes plus importantes qui m’ont prouvé que mon corps était encore en vie. Que mon esprit bouillonnait de feux d’artifices et que le coeur suivait la même route de vouloir exploser de plaisir et j’ai tout laissé faire, en ayant à l’esprit constamment qu’il pouvait m’arriver n’importe quoi à tout moment, volontairement ou pas, en gros… Quand on a essayé de fuir la vie à plusieurs reprises, peut-être qu’on se dit que finalement il ne pourrait pas arriver pire que les raisons qui ont provoqué cet état de vouloir échapper à la vie. Je ne sais pas ce qu’il y a eu, mais j’ai lâché prise en tout cas. Peut-être aussi que toutes les angoisses liées au cap des 40 ans m’ont « obligée » à me bouger si je ne voulais pas couler une fois de plus. Un peu comme si j’étais au bord d’un précipice. Soit je plongeais dans la 40taine, en m’arrachant le peu de cheveux que j’ai sur le crâne et en étant remplie de regrets, chose que je ne supporte pas. Soit je laissais J. prendre davantage de place dans ma vie, avec toutes les angoisses, les doutes et les appréhensions que l’amour pourrait engendrer. Je rappelle ma fabuleuse peur démesurée de l’abandon, du rejet… mais comme dit, c’était encore pire de me voir dépérir devant mon chiffre 39 qui allait mourir d’ici peu. Alors j’ai plutôt voulu faire vivre le chiffre 40 du mieux que je pouvais. 

Depuis quelques mois, je libérais mon esprit de tout ce qui pouvait l’empoisonner à tous les niveaux. Les pseudos ami(e)s qui voulaient partir n’avaient qu’à le faire, mais je ne voulais surtout plus souffrir de certaines relations. J’ai étouffé un bon coup avant de me dire que j’avais juste besoin de liberté, de relations simples où je ne me pose pas des centaines de questions à la minute et qu’en cas de problème comme il peut y avoir dans toute relation, m’assurer que je pourrais en parler sans perdre mon énergie pour rien. Tout ce qui me polluait a été nettoyé. Par ma volonté ou celle des autres. Dans les deux cas, j’ai respiré et me suis rendu compte que c’était parfois toxique pour le coup et que ça me rongeait davantage que ça m’apportait du positif. 

Puis le 14 février est arrivé. J’ai ressenti une envie que je n’avais plus depuis quelques années, le fêter avec les êtres qui m’étaient précieux, hormis ma famille évidemment. J’ai commencé un nouveau protocole de soins qui m’empêchait de remonter à ce moment là, mais je le fêterai à Pâques avec toute ma petite famille 🙂 Mon anniversaire s’est donc fait, entourée de celui que j’aime, maintenant je peux le dire et mes deux amies les plus proches avec leurs enfants. C’était ma richesse pour passer ce cap qui m’effrayait tant encore 6 mois auparavant. 

Comment je me sens à l’aube de cette toute fraîche décennie ? Pas du tout en crise pour le coup, contrairement à ce que je pouvais redouter. Je me sens vivante, épanouie, aimée, avec une ouverture sur d’autres horizons auxquels je n’aurais jamais espéré accéder. Mon coeur s’est gonflé de trois autres coeurs supplémentaires, dont ceux de deux enfants qui battent à mes côtés et avec lesquels j’espère continuer mon chemin. Mon coeur qui bat la chamade et qui semble s’être agrandi dans ma cage thoracique prêt à la faire exploser. Je suis sereine malgré la souffrance que je ressens dans chaque parcelle de mon corps et qui continue à me faire broyer du noir souvent parce que je ne la supporte plus en moi. Mais je n’oublie pas que ce même corps véhicule le bien le plus précieux dans cette vie à mes yeux : l’amour. Il en reçoit, en donne, ressent du plaisir et en procure. Il vit et réagit en se manifestant. Cassé, abîmé par le passé. Défait de l’intérieur où J. essaie de recoudre les plaies. Il se souvient de chaque chose que je lui ai fait subir (un corps a une sacrée mémoire…) mais il est encore présent.

A 40 ans, je suis dans le corps d’une vieille dame. A 40 ans, j’aime comme une adolescente. A 40 ans, j’essaie de donner de l’amour à des enfants aussi qui ne sont pas les miens et qui compensent un peu le manque d’avoir pu être mère. A 40 ans, j’ai une autre vie qui débute. A 40 ans, je fais ce que je n’ai jamais fait avant sans doute ou du moins pas aussi intensément. A 40 ans, je fais sauter toutes les barrières pour pouvoir vivre le meilleur. A 40 ans, je fais tout, sauf une crise existentielle. A moins que je l’ai faite avant, à ma façon, pour pouvoir mieux en profiter de cette décennie là… Parce que je mérite aussi de vivre et d’être heureuse. D’aimer et d’être aimée. D’être libre au maximum que ce que mon corps peut me faire vivre. J’allais dire que je ne sais pas comment j’aurais vécu ce cap si J. n’avait pas fait partie de ma vie à ce moment là, mais ça n’a pas été le cas, donc ce n’est pas la peine de se poser la question. Il était là. Il est là. Et j’ai bien envie d’y croire le plus longtemps possible. 

A 40 ans, j’ai besoin de vivre au lieu de survivre… J’ai besoin de renaître une Xième fois. J’aurai eu plusieurs vies dans une même vie… 

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Etats d’esprit du vendredi #29

« Souviens toi que tu es unique comme tout le monde » (la petite phrase en blanc sur le bois) J’ai adoré ce banc croisé dans une des rues du Panier devant une association

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 23h12 

Fatigue : +++ je récupère mal, les heures de manque de sommeil s’accumulent au fil des mois maintenant

Humeur : plutôt bonne, je n’ai pas envie de zigouiller tout le monde sur mon passage, c’est un signe

Estomac : une infusion et 2 BN choco

Condition physique : à part bouffer le macadam après une perte de connaissance et être emmenée aux urgences et en ressortir avec un électroencéphalogramme et un scanner cérébral à faire. Je ne sais pas ce qu’on m’a fait pendant que j’étais « partie » mais il y a dû avoir des manipulations parce que je suis remplie de courbatures sur tout le corps. Bref je suis en pleine forme  

Esprit : j’essaie de le faire taire dès qu’il veut faire sa loi. Ce ne sont pas des choses graves donc ce n’est pas envahissant non plus, donc je n’ai pas à me plaindre

Culture : j’ai été happée par la série « Alias Grace ». Déconcertante, à l’intrigue qui tient en haleine. Je me rends compte que j’avais oublié de faire les EEV la semaine dernière, du coup il y a le film « La forme de l’eau » qu’on a été voir en amoureux au ciné un w-e et c’était un très bon moment. Côté lecture, je lis « Le début des haricots » de Fanny Gayral. Une autre forme de traiter des groupes de thérapie à base de méditation, en mode chick lit. Je lis pour le groupe de thérapie sur l’affirmation de soi, que j’ai rejoint il y a 2 semaines et que les psychologues nous ont conseillé de nous procurer, « Savoir s’affirmer en toutes circonstances » de Charly Cungi. Il semble bien complet, à base d’explications, d’exemples et d’exercices.

Penser à : bientôt faire le point sur ce que je veux planter en fleurs et en légumes, sur mon balcon et savoir ce qu’il me faudra pour m’y prendre à temps

Avis perso : même le temps a des bugs, on a eu un de ces orages avec grêle, Happy a les oreilles décollées tellement elle les a mises en arrière de peur (non je rigole, je fais ma marseillaise)

Message perso : merci pour tous vos messages sous mon post précédent où je me dévoile un peu davantage sur mon intimité. Merci ma belle A. de m’avoir rejointe dans ce box où le monitoring faisait parfois de drôles de bruits ^^ C’était précieux d’avoir ta présence pour éviter les souvenirs… 

Amitié : lundi normalement 🙂 

J. : on continue notre bout de chemin. J’aime l’entendre dire que j’étais celle qu’il attendait de loin pour être heureux. Ce qui est mon cas aussi. On a prévu de parler ce w-e de certaines choses malgré tout. 

Compagne de route : prend ses aises sur mes oreillers. Sa tête sur le 1er et son cul sur le 2ème. Inutile de dire que je dérange dans SON lit, évidemment !

Divers : j’avais pu m’évader un peu en début de semaine, j’ai réalisé à quel point ça me manquait de ne pas me retrouver seule avec mon appareil photo à ne penser qu’à ce qui m’entoure. On a beau aimer les personnes qui nous entourent, c’est précieux aussi de se ressourcer seule pour pouvoir mieux profiter ensuite avec eux. 

Courses : pas avant lundi ou mardi

Sortie : demain matin je rejoins J. et ses filles chez eux pour le w-e. Je ne sais pas encore ce qui est prévu côté sorties. Pour moi, ce sera selon mon état en tout cas.

Zic :

Le coup de coeur de la semaine. Une chanson bien trop réaliste malheureusement. Plus rien n’est pareil ça c’est sûr… Je la trouve touchante et bon il y a Soprano ❤ 

Fin : 1h48 (j’ai oublié de publier mon post… c’est en voulant éteindre mon pc que je me suis rendue compte que je n’avais pas terminé… #blondeaux2neuronesfatigués )

Des combats qui me touchent

Ma sexualité au milieu du chaos de la fibromyalgie

Crédit photo : site santedumonde

J’aurai mis le temps à m’y mettre à ce post. Il faut dire que je ne pourrai pas faire plus intime, même si je vais essayer de parler de façon neutre au maximum. Mais j’ai besoin de m’impliquer un peu personnellement, parce que c’est mon expérience, le handicap n’est pas le même qu’un autre, les difficultés également, donc je ne peux que parler que de ce que je connais. 

Quand j’ai rencontré J., il y a eu deux « soucis » en sachant très bien qu’on irait plus loin à un moment donné et le stress est monté. Je savais que d’avoir abusé de moi, même si c’était il y a longtemps (jamais assez pour ce genre de cas…) pourrait me provoquer plein de blocages. Au point de parler de vaginisme secondaire à un moment donné, suite à un traumatisme. Et puis il y avait les douleurs et la mobilité à gérer en parallèle. Je n’ai évidemment pas parler de ça tout de suite, j’ai attendu de le connaître mieux et de fil en aiguille, comme la fibromyalgie m’empêchait d’être présente près de lui, il a fallu lui expliquer ce qui se passait pour qu’il ne pense pas que je ne voulais pas le voir et que si j’annulais nos sorties, ce n’était pas lié à lui. J’ai dit que mon côté droit manquait de mobilité, que la dystonie était aussi à droite et que les douleurs étaient partout… Ca a dressé un tableau assez explicite pour entrapercevoir les éventuelles difficultés le jour où on choisirait d’aller plus loin. Et puis il a fallu raconter le pire. Que j’aurai l’impression de coucher avec l’ombre de l’autre aussi et que ça pourrait réellement coincé. Il m’a rassurée en me disant qu’on n’était pas des robots, mais juste humains, qu’on prendrait le temps. Qu’il comprenait en tout cas, même sans réaliser la mesure des douleurs et des soucis de mobilité.

Alors qu’est ce qui m’a aidée au final… On a eu besoin d’ingrédients « basiques » on va dire, tels qu’une douceur extrême, une patience en même quantité, de l’humour pour dédramatiser la honte que je pouvais ressentir parfois, me faire rire pour me décontracter, des caresses, des préliminaires à rallonge. Et puis il y a eu besoin d’ingrédients plus « spécifiques ». Des coussins pour m’adosser, des positions plus adaptées quitte à changer pour que je ne fatigue pas trop. Parce que finalement qu’elles sont mes difficultés dans ce domaine intime. Mes muscles qui lâchent, l’impossibilité de par exemple m’appuyer sur mes bras, avoir les cervicales malmenées, qu’il m’écrase parfois ma pauvre cage thoracique dont les côtes sont très douloureuses en se mettant sur moi etc… mon côté droit n’étant pas très actif, je me mets à sa gauche du coup pour avoir le maximum d’amplitude pour lui faire profiter de mes caresses avec la main qui fonctionne mieux quand même. Parfois il suffit de modifier un peu l’inclinaison aussi de mon corps, d’où les coussins sous mon bassin pour que je n’aie pas les lombaires cassées en petits morceaux. Un coussin entre mes 2 jambes pour arriver à me pénétrer  plus facilement sinon je me retrouve avec les 2 jambes l’une sur l’autre et c’est un peu compliqué. Je ne peux pas faire d’acrobaties, je fatigue vite et on peut supprimer beaucoup d’exercices du kamasutra ^^ On dit que le corps délivre des endorphines qui peuvent faire baisser les douleurs, c’est réellement le cas, mais c’est un danger un peu, dans le sens où le désir et dans l’action, j’utilise mes « ingrédients » mais parfois ce n’est pas contrôlable et heureusement sinon je pourrais me lasser et lui aussi. Le plaisir ressenti prend le dessus sur la douleur et le corps suit ou pas, je sens parfois ma jambe qui galère, qui voudrait serrer son corps en l’entourant mais rien ne répond, alors ça peut être frustrant en plus de ressentir une gêne et d’en oublier presque le reste. Je lui dis souvent que ce n’est pas à l’endroit à la limite où je pourrais avoir des douleurs après les rapports que j’ai mal, mais que ce sont mes jambes et mes bras qui ne suivent pas ^^ Mais on en rit. Et on en parle, parce que c’est important la communication. Il est attentif et attentionné et j’apprécie quand il me dit dans le feu de l’action « tu es bien, tu ne veux pas mettre encore ce coussin là à un autre endroit ». Ca me met en confiance, je sais qu’il ne comprend pas forcément parce qu’il a l’honnêteté de me le dire, mais je ne suis pas seule à me battre avec mes difficultés pendant que nos corps se mélangent et ne font plus qu’un. 

Quand je l’ai rencontrée et que je savais qu’on irait plus loin au bout d’un moment, je me suis jurée que la fibro n’aurait pas mon corps. Je ne savais pas encore ni comment, ni dans quelles conditions, mais le fait de parler avec lui, ça s’est mis en place et s’il y a un souci, je lui en parle, je ne subis pas la douleur, quelqu’elle soit. Je tiens à rester dans l’idée de plaisir et de sentir que le désir monte et qu’il n’est pas interrompu par une douleur ou un truc qui se coince en moi. 

Dans tous les cas, il me libère, je me sens épanouie, j’aimerais sans doute être plus active et en forme, mais j’essaie de trouver des alternatives pour que lui s’y retrouve aussi et ces 2 mois ont été magiques. Je me sens femme à part entière malgré mes bouts de corps émiettés par ça par là. 

Le handicap et la sexualité ne sont pas toujours mis en avant, par pudeur, par honte aussi sans doute. Mon handicap est « suffisamment léger », on va dire côté moteur pour me permettre de dire ce qui m’aide, ce que je veux et ne veux plus. Subir pour que l’autre prenne son plaisir, je ne le souhaite plus. Quand j’ai vraiment trop mal, je stoppe tout en essayant de trouver autre chose pour ne pas avoir l’impression non plus de donner un morceau de chocolat à quelqu’un qui est diabétique et de le laisser sur sa faim. Mais c’est rarement arrivé, parce qu’on parle avant en s’assurant de mon état, pendant pour voir si je suis bien et après pour faire le constat de ce qui a été et ce qui était légèrement plus pénible pour moi, pour trouver un moyen d’adoucir pour la fois suivante. Et on y arrive. 

J’aime notre complicité, on est pourtant très pudiques, au point que je ne peux pas encore lui dire certains mots même s’ils démangent mes lèvres… mais avec mon corps ralentit et douloureux, il arrive à me rendre épanouie, heureuse, me valorise aussi sur ce corps que parfois je hais tant par la douleur qu’il provoque justement. Et lui, vient mettre un baume cicatrisant et réconfortant avec ses mains que j’aime tant, m’attend, parce que certains médicaments endorment aussi ma libido parfois et que je suis un peu plus lente, mais il est là, patient, il profite de ce moment pour voir mon corps pas abîmé et pour ça aussi je l’aime beaucoup. Qu’il me voit derrière la maladie. Qu’il ne s’arrête pas à mes difficultés. Il a creusé avant de pouvoir accéder à mon monde intérieur pour être sûre qu’il était digne de confiance au vu de mon vécu et de mes difficultés. Et même si souvent je suis courbaturée et donc plus douloureuse pendant 2-3 jours, je me dis qu’au moins c’est le prix du plaisir et que je suis prête à le payer si c’est pour être heureuse entre ses bras. 

A 40 ans, je n’ai jamais été en aussi mauvais état physiquement, il faut le reconnaître… l’intérieur s’y met et je fatigue encore plus vite. Mais à 40 ans, en parallèle, je n’ai jamais été aussi épanouie, respectée et heureuse sur ce plan là (comme dans d’autres évidemment quand ça le concerne)

Le handicap peut vite mettre des barrières, j’en avais mises et je lui ai expliqué un jour que j’étais tellement bien avec lui que je tentais de faire sauter toutes mes barrières mentales et physiques, qu’il faudrait du temps pour certaines, mais qu’on pourrait profiter du reste que j’arrive à donner. Et à recevoir. J’aurais pu me sentir salie aussi. Mais c’est lui. C’est J. Parfois je le regarde, en me disant « lâche prise, profite, c’est J., ce n’est pas l’autre » et c’est là que je m’ouvre, laisse mon corps se relâcher au maximum de ce que je suis capable de faire physiquement cette fois-çi. 

Ne passez pas à côté de l’amour en pensant qu’on ne vous aimera pas si vous avez telles difficultés. Il y aura toujours ceux qui ne comprendront pas, ce sera mieux alors de les laisser partir d’où ils viennent, mais il y en a aussi d’autres, qui accompagnent et avec lesquels on ne fait qu’un dans tous les sens du terme. Ne perdez pas espoir, même si je l’ai perdu plus d’une fois… mais à l’heure actuelle je me dis que j’ai bien fait de persévérer pour trouver la perle qui ouvrirait mon coeur et mon intimité.

Soyez heureux(ses), avec ou sans handicap, avec ou sans vécu compliqué qui peut bloquer. Communiquer sera le mot clé de toute relation je pense. Un peu davantage sans doute quand il y a eu ou qu’il y a des difficultés, mais on ne parlera jamais de trop. Ce sont les non-dits qui détruisent surtout les relations. Pas le fait d’avoir parlé de trop de ce qu’on pouvait ressentir en bien ou en mal. 

J’espère ne pas avoir choquée avec mes mots en tout cas… Ca me tenait à coeur depuis longtemps mais c’est vrai que c’est dur de rester un peu en dehors de son histoire malgré tout pour qu’on puisse peut-être s’y retrouver et que ça aide si des personnes au même stade, sont pétrifiées tout comme je l’étais au moment de devoir lui parler de tout ça et au moment où on s’est retrouvés tous les deux plus proches l’un de l’autre intimement parlant. 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #28

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 00h10 (oui on est bien samedi…)

Fatigue : +++ à cause des douleurs qui me réveillent

Humeur : elle est mélangée à toutes sorte de sentiments. Elle a déjà été pire mais déjà mieux. 

Estomac : une infusion et un KitKat Crush

Condition physique : elle est passée sous un camion. Ma souplesse devient légendaire en plus. Maudit temps qui gâche tout. Vivement le printemps, je suis sûre de ne pas être la seule à l’attendre de pieds fermes. 

Esprit : parfois on le torture toute seule bien comme il faut. Je le malmène pour des choses infondées, il apparaîtrait que c’est l’une de mes plus grandes aptitudes à me gâcher la vie toute seule comme une grande. Mais ce n’est pas neuf.

Culture : je lis « un vol d’hirondelles » de William Maxwell. Côté séries, j’ai continué la saison de « Call the Midwife » et en film « Irrepaceable you » et « Wonder » qui m’ont touchée. 

Penser à : être moins pudique et oser… 

Avis perso : il y a des choses qu’on ne peut pas dire sous peine d’être censurée :p 

Message perso : merci pour vos mots de ce soir et sous le post où j’annonçais qu’on attendait un décès dans la famille (on devrait pouvoir libérer les personnes qu’on aime d’ailleurs, sans les laisser traîner 😦 ) 

Amitié : très vite j’espère

J. : l’affection que je lui porte est de plus en plus présente. En 2 mois, tout a évolué d’une belle façon, on s’étonne que ce soit si simple et que tout s’emboîte aussi facilement, pourtant il m’a vue dans de sales états en peu de temps. Mais quand il me dit « qu’est ce que j’aime que tu sois à mes côtés » ou « je suis tellement bien avec toi », j’essaie de le croire.

Compagne de route : râle quand je découche, mais reprends vite sa place quand je reviens

Divers : il faudrait que je pense à remettre un pied dans la blogosphère, que ce soit sur mon blog ou les votres. J’ai l’impression de tout délaisser. Je ne trouve pas toujours mon équilibre entre gérer les douleurs et profiter avec lui, je n’ai pas encore le rythme pour être avec tous les 3 aussi. 

Courses : faites ce matin

Sortie : ce w-e avec lui si le temps le permet et mon corps aussi accessoirement

Zic :

Il m’a montré ce qu’avait réalisé le dessinateur d’Albator dont j’ai oublié le nom… et qui a fait des clips sur l’album Interstella de DaftPunk et j’ai bien aimé cette chanson. Elle me rappelle ce moment passé avec lui aussi 

Fin : 00h40

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #27 – Spécial J. ….

La seule balade que j’ai pu faire ces 2 dernières semaines (Le Vallon des Auffes, Février 2018, Marseille)

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 00h27

Fatigue : un peu sur les rotules tout de même

Humeur : assez bonne avec des moments moins bien à cause des douleurs quand je ne les gère plus (bis)

Estomac : des biscuits au chocolat et 2 clémentines et une tisane 

Condition physique : à part me faire peur parce que je ne sens plus mes jambes et avoir l’impression qu’un camion m’est passé dessus, on peut dire que tout va bien. Sans oublier mes ovaires qui font des siennes et jouent des castagnettes parce que les rivières pourpres n’ont pas envie de sortir de leur lit et que ça bouchonne. Venez merde, si déjà vous me faites galérer avec mes maux de ventre depuis plus de 2 semaines ! Non à part ça, je pète la forme. Vraiment…

Esprit : il va être un peu remis en état avec une nouvelle thérapie avec l’aide d’une neuropsychologue pour m’aider au niveau cognitif, pour gérer les émotions, trouver des alternatives, faire un peu le ménage en gros. Et j’ai rv lundi avec une autre psychologue qui, elle, anime des ateliers d’affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi, tout ce dont je manque cruellement. Tout se fait au même endroit, dans l’hôpital et le service psy où je suis suivie depuis 2 mois maintenant. C’est l’endroit où j’ai été hospitalisée pour la dernière tentative de suicide en juin 2015, je n’étais pas très chaude de me retrouver entre ces murs, mais ils ont toujours eu conscience et compris que mon geste était lié à la douleur et je n’ai pas eu à me justifier, alors j’essaie de dépasser mes angoisses quand je m’y retrouve et au bout du 4ème RV dans les services, ça commence à aller mieux. 

Culture : j’ai vu un très beau film, très touchant, « Wonder ». « La soif de vivre » hier soir. Beaucoup aimé la nouvelle série « Les bracelets rouges » passés sur tf1 aussi. J’avais déjà vu une série similaire dont a été adaptée la version française d’ailleurs, c’est dommage parce que je sais comme ça continue du coup :/ A voir pour une belle leçon de vie tous ces films, chacun avec leurs propres combats. Côté livres, j’ai beaucoup de mal à lire, je lâche chacun des livres que je commence. J’essaie de lire « Mon midi mon minuit » d’Anna Mc Partlin

Penser à : j’aimerais ne pas trop me projeter et me poser des questions, juste voir venir. Mais j’ai du mal… heureusement que J. ne semble pas comme moi, il me temporise un peu du coup

Avis perso : je ne pensais pas reprendre le reiki et pourtant, en le voyant dormir à côté de moi, le dernier w-e où on était juste tous les deux, à me dire qu’il était tellement bien qu’il avait tout relâché et s’était endormi en pleine après-midi, pendant que je lui faisais des chatouillis dans le dos et dans les cheveux. On regardait un film, d’un coup j’étais seule à rire. Je me suis dit que ça pouvait être bien, s’il y croyait d’essayer de poser mes mains et lui faire un soin. Une façon à moi de prendre soin de lui, comme il le fait avec moi d’une autre manière

Message perso : vous êtes formidables pour celles qui utilisent le groupe fermé, je vous en remercie de le faire vivre aussi bien ❤ 

Amitié : semaine prochaine, hein ma Gertrude ^^ et le 24 pour fêter mon anniversaire avec les plus précieux

J. : je m’attache… non seulement à lui, mais aussi à ses 2 petites… Il me prend comme je suis, essaie de trouver des moyens de rendre tout plus simple selon mes difficultés. On parle beaucoup aussi et je pense que nos ouvertures d’esprit mutuelles nous aident à ne pas avoir de tabous entre nous finalement. J’aime nos rires n’importe quand, parfois dans des situations incongrues, ou me balader avec lui main dans la main. A me sentir plus forte à 2 aussi. Voire à 4, parce qu’elles diffusent beaucoup de chaleur aussi, ses deux filles

Compagne de route : elle couche carrément sur l’oreiller d’à côté, me griffe dès que j’arrive avec la brosse, ronchonne, bref la routine 

Divers : je trouve qu’on ne parle pas assez des papas solo, on parle beaucoup des mamans solo, mais c’est rare je trouve qu’on parle d’eux et pourtant ils sont là… 

Courses : demain pour ne manquer de rien

Sortie : j’aimerais bien prendre l’air au moins un peu ce w-e en sa compagnie. Reste à voir si mon corps suivra.

Zic :

Tellement belle cette chanson, c’est mon coup de coeur cette semaine. J’ai pensé à lui et ses filles en l’entendant la première fois. Ce sont des choses qu’il pourrait leur dire

Fin : 00h56

Des blablas de toutes sortes

Ce qu’il y a dans ce groupe facebook

Source de la photo de la bulle de base : Pinterest

Juste un petit mot si ça vous dit de nous rejoindre par là-bas, pour présenter un peu ce que contiendra le groupe fermé « Entre bonheurs et tourbillons – Blog PtiteDelph » que j’ai créé hier en remplacement de la page que j’avais faite pour y transférer mes posts de blog. Certaines personnes m’avaient contactée en disant qu’elles participeraient davantage si leurs contacts ne voyaient pas ce qu’elles écrivaient et j’ai bien compris cette demande puisque moi-même, je ne commente pas très souvent les pages, parce que j’estime qu’il y a des choses qui représentent mon cocon à moi et que c’est mon jardin un peu secret aussi. D’où la naissance de ce groupe où on ose y parler davantage, je me rends compte déjà en une seule journée. Ce que j’ai envie qu’il se passe dans ce groupe :

  • je continuerai à transférer mes posts, positifs ou négatifs, parce que ça représente aussi celle que je suis entre positif et négatif. Comme toute vie finalement. 
  • chaque soir, une petite rubrique « Soleils quotidiens » sera mise en place pour que tout le monde puisse s’exprimer en commentaire sur les petits bonheurs du jour, peu importe la nature, la quantité. Je demanderai juste d’attendre le statut, pour que ce soit un peu organisé jour par jour et que je puisse surtout vous répondre, sinon j’ai des notifications d’un peu partout et je ne suis pas encore douée pour gérer un groupe… 
  • que chaque personne se sente assez bien pour parler de certaines difficultés si on peut apporter quelque chose de positif
  • j’aimerais bien qu’il y ait des rubriques « bien-être, relaxation, reiki, qi qong, méditation, yoga, asmr » ou tout ce qui permet, je mettrai un petit dessin et demanderai si vous avez des moyens à ce niveau là de pouvoir donner des astuces, conseiller des livres, des sites, des chaînes youtube
  • que chacun(e) puisse parler de ses passions et de ses projets
  • de mon côté, j’aimerais y inclure des vidéos de mes balades sans devoir passer par youtube
  • mettre des petites vidéos sous forme snapchat pour parler un peu plus face à face, soit pour dire des bêtises, soit pour passer des messages, soit juste pour rendre plus vivant le groupe en m’entendant parler, en dehors des écrits, ce que je n’ose pas faire autre part. Complexée par ma voix, snapchat est pratique pour ça ^^ 
  • je n’oublie pas que mes combats comme l’anorexie, la dépression et la fibromyalgie en feront partie aussi, dont mon projet d’écrire mon combat contre l’anorexie. Je me dis que si parfois je fais des points sur le groupe sur l’avancée du chantier, ça me donnera la force de continuer à l’écrire parce que je l’ai perdue, ainsi que ma motivation

Voilà en gros. Je vais essayer d’intégrer le groupe à la barre latérale, par ici, j’espère que vous serez nombreux(ses) à venir taper à la porte du groupe pour demander à entrer 🙂 Sur la page, j’avais commencé à appeler les membres, les « Bulles », parce qu’une bulle, c’est plein de couleurs, de douceur, de légèreté, d’oxygène et le but de ce groupe est justement de montrer qu’on peut encore avoir ce genre de moments malgré les maladies qu’on peut avoir et que c’est important de ne pas oublier qui on est justement à travers les passions, les projets, ce qu’on aime, pour ne pas juste s’identifier en tant que « malade ». 

A bientôt par là-bas j’espère. 

Ptite Delph Bulle

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #26

L’image contient peut-être : texte

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 00h29

Fatigue : fatiguée au point d’avoir des vertiges et plus les yeux en face des trous

Humeur : bonne avec des moments moins bien à cause des douleurs quand je ne les gère plus

Estomac : des frites, salade verte, chocolat

Condition physique : la condition quoi ? je ne suis pas très active physiquement parce que je me déglingue et ne me reglingue (ça n’existe pas comme mot, pas la peine de chercher) pas

Esprit : il y a eu certaines questions vite soulevées et vite remises en place. Des doutes vite dissipés. 

Culture : j’ai fini la série avec le gros mot dedans qui est censuré, je me dis que j’ai perdu mon temps. J’attendais autre chose du coup je continuais et arrivée à la fin, j’étais dubitative. Côté livres, j’ai pris à la bibliothèque « Les derniers jours de Rabbit Hayes » de Anna McPartlin et regardé de nouveau « Véronika décide de mourir » et « Into the Wild ». Entre le livre et les films, on peut se dire « purée, c’est gai dis donc ! » mais il ne faut pas se fier aux titres et même quand c’est dramatique, ça peut être écrit avec humour. 

Penser à : ne pas trop anticiper les choses, parce que c’est juste une perte de temps et d’énergie. Laisser faire les choses telles qu’elles doivent venir et voir en conséquence de ce qui se passe.

Remplacer ma page fb par un groupe fermé qui portera le même nom mais qui permettra de libérer la parole de personnes qui n’ont pas envie que leurs contacts voient ce qu’elles écrivent. 

Avis perso : vivre comme si demain il pouvait arriver n’importe quoi, de volontaire ou pas, mais que la vie s’arrête, dans tous les cas. Faire en sorte de se coucher avec l’impression d’avoir aimé, avancé dans des projets, pu sortir prendre l’air, d’avoir vécu et pas juste survécu pour lutter pour ne pas craquer. 

Message perso : je tiens à vous. Je suis contente de me réouvrir à l’amitié, à l’amour et de laisser les déceptions derrière moi, en essayant d’avancer du mieux que je peux. 

Amitié : semaine prochaine j’espère 

J. : on en est au point où il a demandé à ses filles si ça les dérangeait si je venais dormir certaines nuits chez eux, histoire d’être davantage ensemble. Elles sont contentes et moi aussi, je m’attendais à un peu plus de réticences, du coup je suis agréablement surprise ^^ même si je sentais qu’elles m’appréciaient avec les câlins de la plus grande qui n’est pas câline d’habitude

Compagne de route : m’a snobée quand il a passé le w-e chez moi et a préféré dormir de son côté à lui, à ses pieds. Pfff quelle reconnaissance, elle était bien contente de me retrouver quand il était parti, mais c’est moi qui l’ai boudée du coup (non je rigole, j’en suis incapable) On a fêté nos 7 ans ensemble en plus avec ma Happy

Divers : « les gens les plus heureux n’ont pas tout ce qu’il y a de mieux, ils font juste de leur mieux avec ce qu’ils ont » Auteur inconnu (c’est dommage…)

Courses : quelques unes demain ou après-demain

Sortie : ce w-e 

Zic :

J’ai découvert cette chanson de Calogero que j’aime beaucoup

Fin : 00h59

Mes petits et grands bonheurs

Pouvoirs et doutes d’une nouvelle relation – Fibromyalgie et post-abus

C’est une peinture à huile qui fait partie de la maison où on va en vacances, toute la famille réunie. J’ai tellement envié ce couple au bord de l’eau… C’était en août dernier. La vie a fait de sacrées surprises peu de temps après.

Je mentirais si je ne sentais pas plus de vie en moi que depuis qu’il est entré dans ma vie. Il me donne la force de dépasser les limites de mon corps juste pour être avec lui, seul ou avec ses enfants. Je suis obligée de me reposer pendant 3 jours pour récupérer un peu ensuite parce que je fatigue vite, mais avec les souvenirs des bons moments passés, en arrière-plan. J’ai envie de me faire jolie et même quand je n’aime pas mon reflet dans le miroir, ses yeux me font changer d’avis parce que je me sens belle à travers ses yeux quand il me regarde. Le corps reprend une autre dimension, il ne sert plus juste à fonctionner pour soi, il le fait pour deux. En prenant soin de lui, pour soi comme pour l’autre. C’est comme s’illuminer de l’intérieur. Je fais des muffins à 2h du mat’ pour lui faire plaisir le lendemain. Je surmonte certaines de mes angoisses, telle ma phobie de vomir, parce que je m’en voudrais de me gâcher ce plaisir de manger avec eux ailleurs que chez moi à cause de ça et perdre l’occasion d’être ensemble. Je me surprends moi-même j’avoue sur certaines choses. Manger avec quelqu’un n’est pas forcément simple pour moi, je mange très lentement parce que ça me fait mal à la mâchoire de mâcher mais avec sa patience, je trouve convivial de manger ensemble et je reprends goût à partager des repas avec d’autres personnes que ma famille qui est habituée à ma lenteur.

C’est se sentir proche de lui au point que ce qui est compliqué parfois pour moi seule, devient plus facile à deux ou à quatre quand les petites sont présentes. Se sentir proche au point de lui dire que malgré toutes les salissures et mon corps pas en forme, duquel je pourrais être honteuse tellement il n’a plus beaucoup de muscles, des os apparents à certains endroits à côté de certaines malformations de mon dos et des marques un peu partout d’un passé alimentaire difficile à perdre, reprendre, reperdre, rereprendre du poids, j’ai confiance en lui. Un corps qui n’a pas non plus beaucoup de forces pour se mouvoir. Lui avouer mes appréhensions, mes angoisses, mes doutes au moment où d’autres étapes seront encore franchies (si j’arrive à les franchir). C’est avoir envie de prendre soin de lui aussi par rapport à son histoire, comme il prend soin de moi avec la mienne. C’est également avoir envie de protéger ses enfants pour ne pas brusquer les choses et prendre le temps pour qu’elles s’habituent à moi. Trois personnes en même temps à apprendre à connaître, à apprivoiser, à comprendre. Moi qui ne suis pas maman, qui ne sais pas faire en plus et qui ai déjà du mal avec une personne. Et pourtant j’aime avancer à leurs côtés. Même si je le fais en marchant comme sur du coton.

C’est aussi avoir peur. S’apercevoir qu’un attachement naturel se produit de son côté pour lui bien sûr, mais aussi pour ses deux filles et anticiper en se disant que si ça ne marche pas entre nous, je perdrai alors trois personnes d’un coup et mon manque de confiance en moi me fait douter sur ce que j’ai à apporter et à donner et entraînent ces questions bien légitimes. Alors on avance pas à pas. Profiter de chaque minute que j’ai la chance de passer seule avec lui, sentir son corps contre le mien, me rendre compte que mon corps est crispé à cause des douleurs qui sont fortes mais que j’essaie d’oublier quand je suis contre lui et qu’il me serre très fort comme s’il souhaitait réparer les miettes en refaisant un morceau intégral de cette enveloppe corporelle qui éprouve encore de l’attirance et du désir. Un corps que j’ai voulu tuer, mais qui résiste à la vie et qui m’envoie des signaux qu’il veut vivre des sensations comme si demain tout pouvait s’arrêter en moi. 

J’avoue que j’ai des petits anges gardiens qui ont compté et qui comptent encore aujourd’hui auxquels je pense parce qu’ils avaient/ont une philosophie de vie qui m’est utile en ce moment. Je sais qu’ils me diraient de vivre pleinement chaque instant comme si la vie pouvait se stopper demain comme ça été le cas pour certains. Il y a un lâcher prise parfois du fait d’avoir ce type de pensées et puis parfois quand les douleurs sont plus compliquées à gérer et que le moral prend de sales coups ou que les souvenirs viennent me serrer la gorge et pas qu’elle…, je veux reculer. Je calcule chaque geste pour que ça n’entraîne pas un inconfort pour moi mais pour que ça aille aussi pour lui. Lui dire que je préfère qu’il me tienne la main droite pour pouvoir l’entourer de mon bras gauche bien plus utile parce que l’inverse n’apporte pas grand chose vue ma grande mobilité à droite. Faire attention à ne pas me massacrer davantage tout en profitant. Je ne suis pas sûre d’y arriver. J’ai peur de fuir en m’apercevant que je ne parviens pas à aller plus loin. J’aurai honte que mon corps ne soit bon à rien dans des moments plus intimes et la dernière fois que c’est arrivé, je me suis renfermée sur moi-même, avec pour seule compagnie le souvenir de celui qui m’a salie et tout massacré au passage, parce que je savais que je n’étais pas réparée. Et je ne le suis toujours pas, alors j’ai peur de le perdre. Et si j’ai peur de le perdre, ça veut dire que je suis déjà attachée. Du coup il m’est arrivé d’avoir des gros moins bien ces jours-çi parce que je me tourmentais. J’essaie de parler au maximum pour qu’il comprenne et ne soit pas surpris si j’ai des réactions brusques et qu’une partie de moi aura le réflexe de le rejeter alors que l’autre partie aura envie de l’attirer, mais que ce ne sera  pas lié à lui. De la douceur pour réparer les salissures et de la douceur pour ne pas finir en mode Ikéa, en kits complètement décomposés où il manquerait en plus des vis et des boulons. 

Ce week-end, je sortirai encore plus de ma zone de confort, ça c’est sûr, parce qu’on ne peut pas dire que je sois simple dans le domaine. Mon caractère paraît facile apparemment, mais physiquement je suis un sacré cas ^^ 

Ca m’a fait du bien de parler à deux amies de mes difficultés, de mes inaptitudes aussi sûrement et les conséquences. Elles se reconnaîtront et je vous remercie d’être là ❤ Promis je profite de chaque instant que la vie me permet de vivre (sans me poser 1000 questions à la seconde) en l’ayant mis sur mon chemin, là où je ne l’attendais pas. Ni à cet endroit, ni à ce moment. Comme quoi la vie est étrange, surprenante, angoissante, belle, douloureuse et au milieu il faut se frayer son petit chemin pour piocher du bonheur là où il est, en évitant de passer à côté au maximum. Ne pas avoir de regrets étant le credo le plus important pour moi à l’heure actuelle.

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #25

La mer était déchaînée cette semaine, avec ce mistral de dingue, mais j’adore quand elle est aussi agitée (Plages du Prado, Marseille, Janvier 2018)

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 19h43

Fatigue : difficultés à m’endormir, réveils en plein milieu de la nuit, je tourne un peu en bourrique.

Humeur : bonne avec ses fluctuations comme toujours, mais ça va, j’ai connu bien pire

Estomac : un pain au chocolat du goûter, je n’ai pas encore mangé ce soir

Condition physique : ça va bien mieux côté état grippal, je fais attention à ne pas rechuter. Sinon les douleurs sont toujours bien au RV, j’essaie juste de ne pas me gâcher des moments précieux, quitte à serrer les dents doublement quand je me retrouve seule

Esprit : un peu mouvementé ces jours-çi, mais je parle beaucoup et n’hésite pas à demander des conseils aussi. Le fait de ne pas avoir d’enfants ne me permet pas de me mettre à la place pour tout malheureusement… il y a juste le bon sens et la logique qui peuvent m’être utiles…

Culture : je lis peu, mais j’ai commencé « En route pour Compostelle » de Monika Peetz. Côté séries, j’avais commencé « The End of the f***ing World » mais le streaming a fait des siennes et m’a stoppé au 4ème épisode. C’est raide comme série…

Penser à : ne pas trop anticiper les choses et me contenter de dire le minimum… 

A ne pas oublier de mettre les soleils quotidiens, ce n’est pas encore un automatisme, mais ça viendra.

Avis perso : le destin sait très bien ce qu’il fait, on l’aide en le bousculant sûrement, mais j’ai décidé de le suivre même si je ne sais pas trop où il me conduit. J’avance par étape, en essayant de ne pas me triturer les méninges même si parfois cette semaine il y a certaines angoisses qui sont remontées

Message perso : merci pour tes conseils sur ce qui permet de nous épanouir en tant que femme aussi ^^ Merci pour votre présence ❤ et merci à celles qui ont partagé leurs soleils quotidiens sous les miens sur ma page fb, ça me fait plaisir de vous lire 

Amitié : vite que je sois sur pieds pour pouvoir profiter

J. : je me sens tellement proche de lui que je me demande ce qui peut clocher parfois. J’apprécie sa patience, le pauvre…

Compagne de route : dort, mange, demande des câlins. Dort, mange, demande des câlins etc etc etc… et va dans sa litière toujours une fois que je viens de passer l’aspirateur, l’air de me narguer.

Divers : une jolie naissance de la fille d’une amie précieuse qui devient une jeune grand-mère pour la 2ème fois et ça me fait tellement chaud au coeur parce que je la vois encore il y a 9 ans au moment de connaître toute la petite famille et c’est touchant de la savoir maman à son tour ❤ 

Courses : pas pour le moment

Sortie : demain et après-demain si tout va bien

Zic :

Freddie et son groupe m’accompagnent beaucoup ces derniers  jours ^^ 

Fin : 20h04

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #25 – Déjà ?!

Le ciel me fascinera toujours autant. Les toits aussi, faut pas me demander pourquoi, j’ai traîné un moment sur pinterest à regarder les toits de Paris

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 13h03

Fatigue : les nuits sont courtes, donc… 

Humeur : plutôt bonne

Estomac : blanc de poulet, salade carottes/céleri, pain grillé, pomme, café viennois

Condition physique : heu… j’ai du mal à récupérer de mes microbes + les douleurs, ce n’est pas jojo. J’ai un peu forcé en voulant prendre l’air en plus, mais je commençais à saturer d’être enfermée.

Esprit : je me pose des questions, mais légitimes, pas celles que je me pose parfois alors qu’elles n’ont pas lieu d’être. Du coup on peut espérer que les réponses que j’y trouve (ou pas) peuvent aider à m’avancer… (bis)

Culture : côté livre, je relis les 4 accords toltèques et « Café Lowendal » de Tatiana de Rosnay. Côté films j’ai vu « Otez-moi d’un doute », « Last Word », « L’expérience interdite ». Côté séries, je regarde « This is us » et « The good Doctor »

Penser à : continuer à trier. J’ai déjà changé certaines choses de place, mais dans une seule pièce, c’est un peu limité côté modifications possibles. Et grand besoin de ranger autant que je peux et supprimer ce qui n’a plus lieu d’être.

Avis perso : certaines personnes devraient vraiment la fermer pour de bon (les Catherine Millet par exemple… ) Certaines femmes me font halluciner +++…

Message perso : je me rattrape très vite sur vos blogs. Pas certaine de pouvoir tout lire vu mon retard, mais je ferai au mieux ❤ je pense à vous en tout cas

Amitié : courant semaine prochaine il faudra me supporter je pense 😉 IRL du moins, parce que j’aimerais bien que certaines d’entre vous soient plus près snif

J. : il arrive à me manquer juste par sms…

Compagne de route : pot de colle ambulant

Divers : j’étais tristounette du départ de France Gall, j’aimais tellement sa simplicité de vivre malgré les épreuves. Sa discrétion aussi, son naturel et puis le nombre de fois où je l’ai écoutée pendant que je me noyais côté anorexie (Résiste, prouve que tu existes…)

Les petits soleils ont fait leur apparition depuis avant-hier aussi sur ma page fb

Courses : faites lundi, mais vu le peu d’appétit que j’ai eu à cause des microbes, je ne manque de rien côté nourriture

Sortie : demain si tout va bien. Avec J. 

Zic :

La chanson que je préfère d’elle, sans aucun doute. J’aimais l’amitié qu’il y avait entre Daniel Balavoine, France Gall et Michel Berger et je pense qu’elle parle à beaucoup de monde, cette chanson malheureusement.

Fin : 13h29