Mes petits et grands bonheurs

J’aime ces jours où…

Les jours sont juste des ponts à traverser du mieux possible Parc du 26ème centenaire, Marseille, Juin 2017

– J’arrive à me lever sans trop de difficultés, en ayant le sourire et l’envie de faire plein de choses

– Je peux sortir pour aller faire des tas de photos dans des endroits où j’ai déjà une quantité astronomique de photos du même lieu mais dont je ne me lasse jamais

– Mon livre du moment est ouvert pendant ne serait-ce que 15mns parce que c’est toujours mieux que de ne pas lire du tout

– Je ne procrastine pas (comment ça ? vous ne saviez pas que j’étais une pro dans ce domaine ?? Mais si voyons ! S’il y avait un concours qui existait, je le remporterais haut la main)

– Je suis capable de toutes vous lire et rattraper mon retard dans vos blogs, pour partager avec vous

– Mon corps me permet de vivre, tout simplement, pour les tâches du quotidien parce que Happy est capable de beaucoup, mais pour nettoyer ce n’est pas folichon, donc je ne peux que compter sur moi-même, malgré les moments où tenir une assiette pour la laver, relève d’un exploit -oui, ça arrive fréquemment-)

– Un rien va m’exstasier pendant longtemps. Un coucher de soleil sur mon balcon, mes fleurs que je scrute pour voir si elles daignent pousser

– J’ai la motivation (et les doigts…) pour écrire, que ce soit par ici ou sur mon bordel de feuilles qui me sert de « manuscrit »

– Je peux dessiner toute une soirée en oubliant le reste

– Je découvre un film ou une série qui va provoquer des petits papillons dans le ventre et me faire faire « Hiiiiiii !! » juste par l’excitation de regarder

– J’ai envie de papoter par çi par là, en sortant le maximum de bêtises en 2 secondes chrono

– La musique me fait vibrer de l’intérieur et traverse chaque cellule de mon corps

– Un regard croisé dans la rue ou n’importe où d’autre me remplit le coeur de chaleur 

– Je ris même juste 2mns

– Je souris seule même si c’est bêtement pour un truc complètement idiot

– Je pique un fou rire juste en faisant des associations d’idées ou par téléphone comme ça été le cas avec une amie précieuse, la semaine dernière

– Je peux me coucher en me disant que la journée a été supportable malgré tout

– Je peux me coucher avec le sentiment de quelque chose d’accompli, peu importe le domaine

– Mes émotions sont démultipliées mais de façon positive, quand je vois des images d’entraide, de soutien (la demi-finale de The Voice m’a beaucoup touchée par exemple et c’est ce qui me rend vivante même en vivant tout ça par procuration. Je n’ai pas regardé encore la finale mais réseaux sociaux obligent, je sais qui est le vainqueur. 

– Tout est bien rempli pour que le soir je puisse m’endormir en me disant « tu as fait ça et puis ça aussi et puis ça, c’est déjà bien vu le contexte. Dors ! » (bon je suis insomniaque de plus en plus, mais je finis quand même par me coucher à un moment donné hein évidemment, donc ces pensées là surviennent tôt ou tard. Plutôt très tard mais j’y travaille)

– La douleur ne m’a pas donné envie de passer par le balcon…

– Je sais que mes proches vont à peu près bien

– Happy a passé encore une journée de plus avec moi (j’ai peur du jour où je la perdrai)

– Il y a des surprises qui me font chaud au coeur 

– Je peux partager physiquement un moment avec quelqu’un que j’aime ou apprécie si je ne connais pas encore bien la personne

– La méditation, le qi qong et tout ce qui est relaxation ont pu être intégré en douceur et plus facilement qu’à d’autres moments

J’aime surtout ces jours où la sensation de vivre, d’avoir fait quelque chose d’utile de la journée pour mon avenir ou pour envisager un projet quelque soit le domaine et voir les idées pour savoir comment le combiner, prend le dessus sur la sensation de survie. Parce que ce sentiment de survivre est ce qu’il y a de pire à ressentir…

Des blablas de toutes sortes

Ma page facebook (post éphémère)

Coucou, juste un petit mot pour mettre le lien vers la page facebook que j’avais créée il y a plus d’un an, mais je ne postais plus rien. J’essaie de la faire revivre pour pouvoir mettre plus de  photos qu’ici, j’aimerais y mettre des petites vidéos aussi où je partagerais certaines choses. J’ai filmé par exemple un mandala que je faisais à l’aide de mini matériel d’ergothérapie pour montrer les astuces que je peux utiliser dans mon quotidien, sans devoir passer par youtube pour ça. Et surtout partager mon projet d’écriture d’une façon ou d’une autre, pour tenter de me motiver à lui faire voir enfin le jour après des lustres. N’hésitez pas à me rejoindre par là-bas, c’est un peu un complément de mon blog du coup. 

Voilà son lien en attendant que je trouve comment l’insérer sur mon blog dans la barre latérale avec le reste. Technologie 1 / Ptite Delph 0 

https://www.facebook.com/Une-vie-entre-bonheurs-et-tourbillons-Ptite-Delph-881934085228621/?fref=ts

Je vous embrasse bien fort, bon courage pour le début de semaine ❤ 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #6

Souvenir de photos que j’ai pu aller prendre hier soir, en mode nocturne

J’arrive une fois de plus in extremis pour faire « les états d’esprit du vendredi », le joli RV de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine.

Début : 23h07

Fatigue : beaucoup de bruit la nuit chez moi, j’ai des voisins qui oublient que la nuit c’est la nuit. Et puis les douleurs me font me retourner du coup je dors peu et le ressens.

Humeur : mon pied commençait à aller mieux cette semaine du coup j’étais aussi plus rassurée de me voir au moins marcher même si je n’ai pas osé trop sortir de peur de me refaire mal

Estomac : pomme de terre et légumes variés et du choco blanc en dessert et énormément d’eau, au point que ça fait glouglou dès que je bouge un peu ^^

Condition physique :  je force un peu parce que j’ai besoin de sortir… je le paie, mais au moins je sais pourquoi je trinque et c’est la différence

Esprit : moins noir que ce qu’il a pu être ces dernières semaines, moins déprimée aussi mais chez moi c’est très fluctuant rapidement, du coup je suis méfiante…

Boulot : sensation d’échec pas agréable du tout. 

Culture : je n’ai rien lu cette semaine. J’ai regardé un film qui m’a touchée : « Before I fall ». J’ai voulu en parler, mais je ne suis pas sûre d’arriver à faire passer le message que j’ai ressenti avec des mots. 

Penser à : faire la page de juin pour mon bullet journal, dans un nouveau carnet parce que j’ai fini l’autre et à prendre rv chez l’ophtalmo pour surveiller s’il n’y a pas de glaucome avec la belle tension oculaire que j’ai (c’est ironique)

Avis perso : on devrait donner une chance aux gens même si un critère chez eux ne correspond pas, il y en a peut-être d’autres qui pourraient plaire. 

Message perso : ne dis plus jamais que tu es un piètre soutien… oui oui je viens de lire ton message hum ❤

Amitié : 2h à papoter au téléphone avec ma Lili, une amie précieuse de Bretagne que je connais depuis 10 ans grâce à la blogosphère. J’espère avoir l’occasion de les rencontrer un jour, elle et sa famille.

Divers : le chantage, le mensonge et l’hypocrisie, c’est moche… oui j’ai regardé Koh Lanta et je ne supporte pas la Clémentine

Courses : en manque de coca… et à cours de papier wc. L’un étant plus prioritaire que l’autre quand même ^^

Sortie : j’aimerais essayer d’aller dans les collines, mais pas n’importe où. Là où j’ai pris la décision de rester à Marseille. Ca monte progressivement, je devrais pouvoir le faire en y allant doucement. Un jour j’expliquerai comment je suis arrivée à Marseille… 

Zic :

Je suis très attachée à cette chanson et j’ai mes périodes R.E.M où je peux écouter leurs chansons en boucle comme cette semaine.

Fin : 23h33

Des combats qui me touchent

39 ans et ménopausée

A ce ventre vide pour toujours.

Ma vie de femme au niveau menstruations n’aura pas été des plus simple, depuis le début. En classe, toutes les filles parlaient tampons, de mots glissés presque discrètement au prof de sport « j’peux pas aller dans l’eau, suis indisposée », de symptômes qui étaient terribles et j’étais la seule à ne rien dire puisque je ne les avais pas encore. Ma mère me disait que je les aurais peut-être l’été suivant, quand on partirait en vacances parce que le changement d’air pouvait les provoquer. Je crois bien que c’était une légende, parce que moi je les ai eues la veille qu’on parte, alors pour le changement de climat toussa toussa, il faudra repasser ! J’avais 15 ans. 

Les mois qui ont suivi cette première fois, je me disais que c’était normal que les cycles ne soient pas encore bien réguliers, que ça viendrait au fil du temps. 2 ans après je galérais toujours autant et j’avais souvent mal au ventre alors que rien ne venait et quand je les avais, je me vidais par contre avec des ovaires qui me prouvaient qu’ils faisaient bien leur job… A 17 ans, j’ai vu pour la 1ère fois un gynéco pour qu’il me prescrive la pilule. En me disant que de toute façon tôt ou tard, j’en aurais besoin, mais qu’en plus ça pourrait peut-être m’aider à régulariser tout ce joyeux -ou pas- bordel. Il m’a fait une échographie qui montrait 2 kystes sur les ovaires, il m’a dit que ce serait surveillé mais qu’ils partiraient sans doute seuls. Ce qui a été le cas, au bout d’1 an, il n’y avait plus de trace d’eux. Et est arrivée sans doute ma pire ennemie, l’anorexie. Je suis restée des années sans les avoir mais je m’en foutais il faut bien le dire, au moins je n’avais plus les maux de ventre à gérer et puis mon corps de femme s’effaçait alors c’était la suite logique que l’intérieur suive le mouvement. 

J’ai commencé à m’en inquiéter 3 ans après. J’étais dans une période où je me sentais capable de faire enfin un travail sur moi, du coup le généraliste m’avait conseillé une psychiatre et une gynéco pour voir où j’en étais. Elle a été la 1ère à me parler de stérilité et à vouloir les provoquer pour que je retrouve des cycles réguliers. J’ai commencé le Duphaston qui a effectivement remis la machine en route au point de me provoquer des règles hémorragiques qui m’ont faite paniquer. Je suis allée voir le généraliste qui a fait arrêter le traitement illico en traitant gentiment sa collègue de tous les noms d’oiseaux parce qu’elle n’aurait jamais du le prescrire. A 37 kgs il valait mieux que mon corps puisse se reposer, si je ne les avais pas, c’est que j’étais trop faible pour les avoir et que me vider n’était pas la solution. Donc j’ai attendu qu’elles reviennent… Le problème c’est que l’anorexie était là. J’ai eu les premiers soins réellement 6 ans après avoir commencé à ne plus m’alimenter normalement. Mes règles venaient de temps en temps quand je reprenais un peu de poids, quand psychologiquement j’étais aussi un peu mieux. J’ai toujours voulu être maman. Depuis toute petite. Depuis que mon frère avait eu tous ses soucis à la naissance et qu’on m’appelait sa 2ème maman tellement à 8 ans j’étais devenue plus grande d’un coup. Et un jour je serais une maman, c’était sûr. 

J’ai été hospitalisée pour la 1ère fois, en 2004, j’avais 26 ans. Mon corps était celui d’une enfant, sans formes, avec l’apport énergétique d’une enfant aussi. Je ne voulais pas être femme, mais souhaitais être maman. Ca été un long paradoxe à traiter pour le coup… mais ça m’a aidée à me raccrocher au côté maman, pour supporter mon corps de femme. J’avais des photos de bébés dans ma chambre, comme pour me souvenir pourquoi j’étais coincée entre ces murs aseptisés et pour me motiver à bouger mes fesses inexistantes. En parallèle, j’avais besoin d’un traitement pour essayer de stabiliser mon humeur, mes trous noirs, la dépression qui s’était installée. Autant dire que mes règles se sont faites muettes. J’ai eu le temps de me tirer de l’anorexie et des épisodes de boulimie pour comprendre que je ne pourrais jamais être maman. Pourtant pendant 5 ans j’ai réussi à avoir des cycles normaux, j’ai appris à savoir à quel étape du cycle j’étais, je reconnaissais les signes, le syndrome prémenstruel bien présent et surtout un mal de ventre qui me tirait dans le dos, à avoir envie de vomir, à tourner de l’oeil. Mal 10 jours avant et pendant. Autant dire qu’il ne restait pas beaucoup de répit, mais pour moi c’était bon signe. Et il y a 4 ans, j’ai appris que la machine était pourtant cassée. La gynéco que j’ai vue m’a expliqué qu’entre les 13 ans d’anorexie qui avaient fait déjà des dégâts et le traitement qui m’aidait à tenir plus ou moins le coup, c’était normal que tout soit si compliqué. Pas assez d’ingrédients solides pour être maman. Le même mois, ma 2ème petite nièce est née. Je n’étais pas forcément envieuse ou jalouse, mais ne comprenais pas que mon combat n’ait servi à rien à part me maintenir en vie, ce qui ne servait à rien à mes yeux si je ne pouvais pas la donner cette fameuse vie à un petit être. Mais bon… on connait l’histoire qui suit. 

Depuis, c’est comme si mon corps était en préménopause du coup. Je déprime à chaque fois que mes ovaires se tordent de douleur, parce que je me dis que j’ai mal pour rien. Avant je supportais en me disant qu’au moins si mes règles venaient, ça valait le coup parce que c’est que j’étais capable d’être maman aussi. Mais maintenant c’est devenu inutile. 

Le problème c’est que maintenant je me sens femme. J’assume mon corps. Et ce sang faisait partie de moi même s’il galérait à sortir, c’était ma machine féminine qui faisait son boulot. Depuis plusieurs mois je sens que mon corps rame de plus en plus. J’ai des douleurs pelviennes quasiment chaque jour, je ne reconnais plus les étapes du cycle, la libido est en berne même dans les étapes où avant elle était démultipliée. Je m’assèche un peu plus chaque mois. Je deviens morte de l’intérieur aussi un peu plus. Ce mois-çi il n’y a rien, à part les douleurs et de légers saignements depuis 10 jours. Je n’ai aucune idée si ça se débloquera d’ici quelques jours ou si je pourrai dire que j’entre dans la phase de ménopause pour de bon. Je ne le vis pas bien. Peut-être qu’au fond de moi je gardais espoir. La psy m’a dit une fois « on voulait vous sauver vous, c’était notre priorité » parce que je disais vouloir arrêter mon traitement si lui aussi était responsable de ce bordel. Si elle savait à quel point elle a faux. Je n’ai jamais autant essayé de partir que depuis ces 4 ans parce que je sentais bien que tout se détruisait en moi et que je n’étais pas assez forte pour y arriver… 

Bref. A 39 ans la machine va s’arrêter pour de bon. Je me sens tellement jeune et tellement vieille en même temps, entre ça, les douleurs dignes d’une octogénaire et mes os qui se déminéralisent déjà depuis pas mal de temps. Inutile de dire que le spasfon fait partie de mon quotidien par contre toujours. Je prendrai rv avec la gynéco quand je serai sûre qu’elle pourra faire ses explorations sous-marines dans ma « grotte interne » comme j’appelle ce foutu utérus râleur, ronchon et inutile. 

L’anorexie peut non seulement arrêter notre propre coeur mais quand elle le fait encore battre, elle peut empêcher d’en faire battre un 2nd. Si des jeunes filles/femmes passent par là, souvenez-vous que la chronicité entame bien le capital pour être maman. Que mes mots ne soient pas inutiles eux aussi, c’est toujours un mini-espoir quand je parle de ce que je vis et ce que j’ai vécu… 

Mes petits et grands bonheurs

L’atmosphérique et merveilleuse rencontre avec Marie Kléber

A l’Univers qui nous lie les unes aux autres malgré la distance…

Passer 3h avec Marie Kléber, c’est une immense parenthèse de vie, d’oxygène, de liberté, d’amitié à l’état pur. Des moments où on ne se casse pas la tête, parce que c’est simple, les mots sortent aussi facilement que sur le papier (enfin sur le clavier là ^^) et qu’est ce que ça fait du bien. 

J’avais peur qu’elle ne me reconnaisse pas, par rapport à ce que j’écris, parce que j’ai moins de pudeur ici que dans la réalité, protégée par la surface de l’écran. Et je suis capable de me mettre dans une coquille si je ne suis pas à l’aise. C’est loin d’être le cas avec Marie que j’ai moi-même reconnue à travers sa façon d’écrire. Cette sensation d’avoir toujours parlé avec elle, de la connaître depuis tellement longtemps. Et ce qui conduit à la simplicité des échanges, les mots sortent aussi libres qu’ici et c’est une bulle de bonheur quand on est prises dans le tourbillon de cet arc en ciel si lumineux. Parce qu’elle diffuse de la lumière dans un joli halo autour d’elle. 

J’ai pu mettre un visage et un regard sur ma jolie Marie qui est restée mystérieuse jusqu’au dernier moment 😉 

J’en suis à 4-5 passages du virtuel au réel (j’ai honte pour celles que j’ai oubliées sur le moment) et à chaque fois c’est magique, parce qu’on ne se trompe pas sur la personne, on la connait déjà et on sait comment elle va réagir. 

Mon joli carnet va abriter mes 3 petits bonheurs quotidiens pendant longtemps. Même si certains jours très difficiles à vivre, il faut creuser dans le bitume pour chercher loin. 

Message perso pour Marie : n’oublie pas qu’on est beaucoup à croire en toi pour tes projets et encore en double dose pour le plus monumental encore. Ne laisse personne t’atteindre. Ne laisse personne changer la magnifique personne que tu es. Et j’espère bien avoir l’occasion de recroiser ta route. J’ai souvent regardé notre photo pour me mettre du baume au coeur aujourd’hui. Je suis restée un moment devant le bus, juste partie à quelques mns de son départ, parce que j’ai toujours un pincement au coeur quand je vois des personnes que j’aime s’enfuir vers d’autres chemins du coup je pars moi-même avant de pleurer comme une madeleine (maintenant tu sais le grand mystère de mes larmes en plus et le vilain qui le long d’un couloir m’a bien eue ^^) de voir le bus partir au loin. Mais je t’ai ramenée chez moi, dans mon coeur, dans mon esprit, dans mes souvenirs de cette si belle rencontre. 

Je vous fais de gros bisous à tous les deux. Et des câlins Arlo (tu peux lui expliquer mon prochain mariage avec lui haha !) à ptit escargot ^^ Et puis je serai venue au bout d’un préjugé hier soir… une terrasse pleine ne veut pas dire que c’est un super endroit…. 😉 

Reviens vite ! on est au moins 3 à t’attendre et à qui tu manques déjà. Merci d’être celle que tu es 🙂 

A cette amitié si précieuse, avec les hauts et les bas de la vie. A la construction d’encore de nombreux souvenirs. 

 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi – 19 Mai

Samedi dernier, j’avais pu aller par là et ça avait fait du bien à mon moral au moins. Depuis le Palais du Pharo, Marseille, Mai 2017

Me voilà in extremis en ce vendredi pour « les états d’esprit du vendredi », le RV auquel je me suis habituée, de Zenopia et Postman . 

Début : 23h40

Fatigue : des rêves dignes d’un super scénario hollywoodien, ou alors je peux faire dans le film d’horreur aussi. Mais ça s’épuise autant d’imagination toutes les nuits, on dirait que mon cerveau ne connait plus que le sommeil paradoxal. Hé Ho ! le cycle comporte d’autres phases hein n’oublie pas !

Humeur :  bof bof la semaine a été hard pour conserver sa bonne humeur

Estomac : du spasfon et du coca et des galettes de riz au choco au lait

Condition physique :  ouille, ça craque, ça couine, ça grince. Je n’ai pas pu faire d’immenses pas cette semaine.

Esprit : dur à suivre, je crois qu’il mériterait de recevoir un médicament arrêté il y a quelques mois, mais peut-être qu’il n’était pas prêt à vivre de façon autonome…

Boulot : c’est compliqué, toujours en mode « mais est-ce qu’il y aura un jour une place pour moi ? »

Culture : j’ai fini « Pars avec lui » d’A. Ledig. Très dur à la lecture, j’ai trimé pour l’achever même s’il est très beau, des souvenirs peuvent vite ressurgir. J’en reparlerai. J’ai commencé « Quelqu’un pour qui trembler » de G. Legardinier. Côté films, « Primaire » et côté séries, je finis « Girls ». J’essaie de finir les séries jamais finies avant d’en commencer d’autres

Penser à : finir se projet qui me tient pourtant à coeur mais qui ne verra jamais le jour à la vitesse où j’écris

Avis perso : pouvoir se télétransporter serait tellement bien et si pratique

Message perso :  je vais rencontrer Marie Kléber dimanche soir ! « Tu me liras sûrement une fois rentrée à Paris, mais je t’attends de pieds fermes et j’espère pouvoir gambader pour bien profiter de ce moment avec toi. Profite bien de Marseille ce w-e ❤ « 

Amitié : les écrans j’aime bien et puis si on peut transformer le virtuel en réel, c’est encore plus beau, dès que l’occasion se présente.

Divers : il faut que je me décide à aller chez mon médecin généraliste pour qu’elle m’envoie aux endroits où j’ai besoin d’aller et recommencer à être suivi et qu’on veille à ce que ce soit bien la fibro qui me joue certains tours… 

Zik : j’ai découvert ce groupe au milieu d’autres groupes du même style. Apparemment ils sont tout nouveaux et j’aime bien ce qu’ils font. 

Fin : 23h59 (wouah !)

Des combats qui me touchent

Ces moments à gérer

Je t’aime ma paupiette… parce que j’ai le droit d’être moi-même avec toi…

Il est tard dans la nuit, même si pour moi il est tôt par rapport à l’heure à laquelle j’ai pu m’endormir. A peine endormie que déjà réveillée. Parce que j’ai juste voulu me retourner, mais que je n’arrive plus à bouger ce foutu pied qui semble cassé. Comment c’est possible de se casser le pied en dormant ?? et putain que ça fait mal…. en pleurs sous le coup de la douleur, j’essaie de bouger mon articulation doucement et je me rendors à peu près. Pour être réveillée de nouveau une 1/2h après pour la même sensation de cassure mais à mon coude et je n’arrive plus à bouger mon bras, mes doigts eux aussi sont cassés. Putain. J’ai mal et je suis si fatiguée… Je me rendors après avoir senti que mon articulation s’était remise à fonctionner. Et ainsi de suite va la nuit. A mes côtés, ma Happy qui me regarde dès que j’ouvre les yeux à nouveau en gémissant parfois tellement ça fait mal. A moitié réveillée, j’entends bien que je pleure et râle. Mais c’est peut-être un rêve alors que je fais ? Oui c’est ça ! Je rêve que je me suis cassée l’articulation du pied, des doigts, des coudes, des genoux ! Ouf c’est juste un rêve, je vais pouvoir me rendormir. Mais… mais… c’est étrange que ce rêve soit récurrent aussi ponctuellement dans la nuit non ? Et puis c’est dès que je veux bouger, c’est « marrant » comme rêve. Happy me regarde toujours, elle ne dort jamais ?! Elle est collée à moi, semble veiller, intriguée par les bruits émis par sa maman d’adoption. Je la caresse, lui dis « j’ai mal ma Happy… », pleure, me camoufle en elle comme un enfant serrerait son doudou pour éviter de faire de mauvais rêves. 

Sauf que ce n’est pas un mauvais rêve. Ce n’est pas un rêve tout court. Même si parfois je m’empêche de dormir parce que j’ai peur de faire des cauchemars, qui comme les « cassures » gâchent aussi mes nuits. 

J’ai du mal à me lever le matin, je me sens épuisée juste d’essayer d’ouvrir les paupières. Mais c’est juste peut-être parce que j’ai tout fait pour me maintenir en vie et ne pas vouloir quitter ma coquille remplie de douleurs qui ressemblent à des os cassés au point de remettre du temps à les faire bouger parce que j’ai peur qu’un jour, je ne puisse plus les bouger du tout. Et parce que ce n’est pas cassé. Mes articulations sont juste rouillées avant l’heure, elles ne sont plus huilées correctement et ça arrache des cris de douleur dans cette nuit que j’essaie de vivre, même si l’envie de tout oublier et surtout de ne plus souffrir est parfois plus forte que la vie. Parce que chaque nuit ressemble à la précédente, les jours se suivent et se ressemblent dans un immense fracas parfois. Souvent. Jamais de répit. La nuit est juste une continuité de mon combat du jour. Dans tout mon corps. Pas une parcelle ne passe à la trappe. Pas un os n’est en paix. Je n’arrive plus à me réconforter en me disant « mais tu n’as pas mal là », parce que ce n’est pas le cas. 

Alors quand on m’en veut d’être celle que je suis devenue ou qu’on me laisse finalement tomber, je n’ai plus envie de me défendre, de me justifier, de présenter des excuses. Parce que personne n’est là la nuit pour me dire que tout ira bien, que le lendemain matin, je n’aurai pas de souci pour marcher, que ça va se déverrouiller de nouveau. Et le jour, j’essaie de me taire parce que ça doit être bien chiant quelqu’un qui dit toujours qu’elle a mal. Et parfois c’est trop pour moi toute seule. Il y a ma Happy, toujours pareille avec moi, que je sois un tout petit mieux ou que je sois si mal comme cette nuit de trop. Happy qui me fait sentir qu’elle m’aime et à qui je peux dire que j’ai mal sans qu’elle me laisse tomber. Que j’ai envie de partir parce que je n’en peux plus de vivre comme ça, sans qu’elle me fasse la morale ou me tourne le dos parce que c’est trop difficile à comprendre et à supporter. 

Peut-être que je comprends que ça puisse devenir pénible pour des personnes qui nous aiment, mais ce n’est pas parce qu’on comprend que ça ne touche pas de voir ce qu’on représente au final pour les gens. Je comprends aussi les petites vieilles qui finissent seules avec leurs chats. Parce qu’à part les aimer, leur donner à manger, à boire, prendre soin d’eux, ils ne jugent rien, ne demandent pas à ce qu’on soit souriant du matin au soir. 

Je deviens asociale (dans ma vie réelle) avec les douleurs…. Et j’en souffre autant que les douleurs et mon moral qui flanche à tout bout de champ…. 

Les projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #4 – Spécial journée mondiale de la fibromyalgie

Je reviens décidemment souvent le vendredi avec « les états d’esprit du vendredi », le RV auquel je me suis habituée, de Zenopia et Postman . 

Début : 22h10

Fatigue : je dors peu et mal, mon corps est aussi douloureux la nuit manque de pot…

Humeur :  je suis passée de déprimée à déprimée +++. Ca me rappelle des mauvais temps dépressifs même…

Estomac : du chocolat blanc miam, devant Koh Lanta

Condition physique :  condi quoi ?! le temps humide, venteux m’aide à me sentir bien dans mon corps (non c’est pour rire)

Esprit : au même stade que l’humeur et la condition physique

Boulot : j’ai eu la fameuse réponse que j’attendais lors des derniers états d’esprit du vendredi. Négatif. Je laisse tomber pour cette année, la date maxi pour trouver un stage est dans 2 semaines et j’ai perdu confiance en moi et le pire, ma motivation…

Culture : j’ai continué sur ma lancée Agnès Ledig, avec « Pars avec lui » et je crois que je vais l’apprécier encore plus que le 1er. Côté films, j’ai regardé des comédies surtout. Regardé la série « Anne ».

Penser à : faire un update des youtubeurs qui font de l’asmr et dont j’apprécie la présence à leur façon, au moment de me coucher. 

Avis perso : le printemps n’est plus ce qu’il était pfiou…

Message perso :  tu as intérêt à ramener ta fraise illico presto, sinon les représailles seront rudes… ne vous inquiétez  pas, je parle juste au soleil qui joue trop souvent à cache-cache

Amitié : un écran, c’est bien. 

Love : houuhouuuuu houuu hou…. (c’est l’écho que ça fait quand j’appelle l’inexistant ^^)

Divers : même mes graines ont envie de rester dans la terre en mode « non il fait pas beau, je sors pas na ! »

Courses : je sors juste pour ça depuis 2 semaines, j’ai l’impression de passer mon temps à porter du coup, vue mes capacités (ou pas justement) à porter

Sortie : j’aimerais bien pouvoir mettre le nez dehors demain :/ 

Zic :

Damien Desseine, en cette journée mondiale de la fibro. Il est le parrain de l’Association Fibromyalgie SOS et a fait une nouvelle version de sa chanson écrite il y a 7 ans.

Fin : 22h27

Le coin lecture

« Juste avant le bonheur », Agnès LEDIG

Mon assistante photo était déconcentrée sur la photo, mais elle me charge de vous dire qu’elle prenait plaisir à se vautrer sur ce livre, quand je l’abandonnais sur mon lit

***** De quoi ça parle…

Julie a 20 ans, est caissière et élève seule son petit garçon de 3 ans, Lulu. Un jour, en acceptant la proposition d’un homme qui est revenu à sa caisse parce tel en était le destin et il devait être mis sur son chemin ce jour-là, la vie de Julie va changer du tout au tout. Elle connaîtra un certain drame aussi qui marquera sa vie, mais entourée par ses nouveaux amis, elle arrivera à surmonter à peu près cette épreuve pour se donner le droit de vivre en étant à nouveau heureuse un jour… L’amour permettra de l’accompagner aussi pour retrouver le chemin vers la vie, à laquelle elle donnera une 2ème chance. Vivre pour l’être cher disparu. Vivre pour elle et son bonheur. Vivre pour ceux qui l’aiment. Et au final, la douleur reste en filigrane, mais la vie redémarre. Il y a eu un avant, il y a un maintenant et il y aura un après.

 

***** Ce que j’en pense…

Je me suis beaucoup attachée à chacun des personnages qui donnent une vision de l’amitié, de l’entraide qui représente ma propre vision de voir les choses à ce niveau là. La confiance aussi qu’on a en certaines personnes qu’on rencontre sur notre route et avec lesquelles on peut se lâcher avec nos faiblesses pour en sortir plus fortes. Avancer dans la compréhension et le non jugement. Et puis c’est un livre qui donne espoir que la vie ne s’interrompt pas malgré les plus dures épreuves qu’on y vit et malgré des pertes dont on penserait ne jamais se relever tant c’est brutal et violent. La mort est présente, mais je n’ai jamais ressenti de lourdeur, je ne sais pas si c’est lié au fait qu’il y ait des touches d’humour qui font sourire au milieu des larmes qu’on peut lâcher, ou si c’est une façon d’appuyer davantage sur le deuil, faire en sorte de revoir la surface de l’eau tout en ne s’attardant pas sur le deuil sur de trop longues périodes qui pourraient peut-être déprimer. Là c’est bien équilibré entre le drame qui tombe dessus, les conséquences sur les différents personnages, et essayer de voir le bout du tunnel en ressortant parce que la lumière est au bout. Du coup ce n’est pas un livre où on passe son temps à pleurer avec le personnage principal, on a surtout envie de la tirer vers le haut, comme ses proches tentent à tout prix d’atteindre ce but. Et c’est ça qui reste imprimé, à la lecture du libre. De la légèreté, de la simplicité, malgré un drame épouvantable. Drame vécu par l’auteure elle-même d’ailleurs, donc elle sait de quoi elle parle, ce qui donne une autre dimension au livre. Quand le fictif rejoint la réalité… Un hymne à la vie, au bonheur, à l’espoir. Je crois au destin et au fait que les personnes qu on croise sur notre route à certains moments de nos vies ne sont pas des coïncidences, mais ce destin qu’on trace au fil de nos rencontres qui apportent toutes de l’eau à notre moulin, d’une façon ou d’une autre. Mais rien n’arrive par hasard… Un passage m’a rappelé ma propre expérience tellement forte avec un soignant qui n’a lui non plus pas croiser mon chemin de manière anodine et qui utilisait des exemples. Le destin me l’avait mis là à cet instant là, pour me donner les outils pour me relever au maximum. 

J’ai aimé cette écriture que je désirerais posséder moi-même. Les métaphores sont toujours bien trouvées pour faire comprendre des petites choses abstraites en les rendant plus concrètes pour les rendre accessibles à tout le monde. 

Je pense que pour certaines personnes ayant vécu ce drame, ce sera très superficiel par contre. L’auteure aurait pu creuser sur la souffrance qu’entraîne la perte d’un être cher aussi brutalement, mais elle a préféré jouer la carte de l’espoir, de la résurrection, de l’entraide, du réconfort, du soutien. Des valeurs qu’on perd parfois dans ce genre de moment parfois, par l’incompréhension, la peur de mal dire les choses, ne pas savoir quoi dire tout court. Mais il y a toujours au moins une personne qui arrive à faire voir le ciel plus bleu qu’il ne l’est et entraîne vers le tourbillon de la vie tout en douceur. Voire vers l’amour qui sait… il faudra lire le livre pour le découvrir si vous ne l’avez pas encore fait. Je vous souhaite une très belle lecture en tout cas. La mienne était longue, mais parce que j’ai du mal à lire en ce moment, sinon c’est le style de livre que je suis capable de dévorer en 3 jours. 

 

****** Quelques extraits…

« Si vous jetez une grosse pierre dans une mare, elle va faire des remous d’abord, qui font gifler les rives, et puis des remous plus petits, qui vont finir par disparaître. Peu à peu, la surface redevient lisse et paisible, mais la grosse pierre est quand même au fond »

« Le temps passe et panse. La vie grouille et débrouille. Les braises incandescentes se consument doucement sous le tas épais de cendres froides et grises. Et puis, un jour, il y a un petit souffle, quelques brindilles, et le feu repart »

« Un bord de mer n’est jamais silencieux. La vie non plus, ni la vôtre, ni la mienne. Il y a les grains de sables exposés aux remous et ceux protégés en haut de la plage. Lesquels envier ? Ce n’est pas avec le sable d’en haut, sec et lisse, que l’on construit les châteaux de sable, c’est avec celui qui fraye avec les vagues, car ses particularités sont coalescentes. Vous arriverez à reconstruire votre château de cartes, parce que la tempête vous a rendue solide. Et ce château, vous le construirez avec des grains qui vous ressemblent, qui ont aussi connu les déferlantes de la vie, parce qu’avec eux, le ciment est solide »

 

PS : désolée pour cette « critique », je suis toujours autant douée pour raconter les livres humhum… mais il y a des livres qui me tiennent à coeur de vouloir partager, alors je le fais malgré tout, du mieux possible. 

 

Des combats qui me touchent

Liberté et sérénité viscérales

« à l’amitié qui était l’une des plus belles valeurs que je possédais après ma famille, mais qui s’étiole au fil des déceptions » Ptite Delph

Sans doute un trop plein de déceptions en tous genres, dans tous les domaines, plus particulièrement en amitié, qui amènent à ce besoin de sérénité et de liberté. Quitte à perdre du monde, je sais ce que je ne souhaite plus faire et être et au contraire ce que j’apprécie et recherche dans mes relations, autant IRL que « virtuelles ». 

J’aime ces personnes qui m’inspirent et qui me donnent l’impulsion de me dire « change de tête un peu, modifie ta garde-robe », qui m’encouragent et me forcent à bouger mon cul, sans le savoir. Qui me donnent envie de prendre un livre, de dessiner (même si je ne sais pas dessiner), d’aller voir tel endroit parce que les photos font rêver au point de vouloir aller les voir en vrai (bon je parle de Marseille, parce que pour le tour du monde, ce n’est pas pour demain ^^). 

J’aime les gens passionnés. Par tout ce qu’ils veulent, tant qu’ils arrivent à communiquer ce qui les animent dans chaque recoin de leur être parce que c’est comme un fil conducteur qui passe entre la personne qui donne et celle qui reçoit et au moment de la réception, j’aime ressentir ce petit coup dans la poitrine en me disant « putain c’était chouette comme c’était écrit, comme c’était dit », selon si je suis sur un blog ou une vidéo. Il y a des youtubeuses qui me font faire des petits bonds intérieurs quand je vois une de leur vidéo, parce que je sais que je vais passer de belles minutes avec elles (Natacha Birds est d’ailleurs à l’origine de ce post, parce que c’est en voyant sa dernière vidéo que je me suis dit à quel point j’avais besoin de retrouver ce calme intérieur qu’elle dégage elle-même, à travers ce qu’elle montre). 

J’aime ces êtres que je croise sur mon mur fb, par ici ou sur youtube, qui me donnent envie de sourire, de pleurer, de réfléchir, parce que je me sens vivante à travers les émotions ressenties. Avec lesquels je sens que ma cage thoracique s’ouvre en grand en faisant le plein d’oxygène en me disant « respire un grand coup, regarde comme la vie peut aussi être simple si on ne se la complique pas ».

J’aime la simplicité, le naturel, la facilité de communication sans devoir écrire un pavé. 

En parallèle, je ne supporte plus qu’on remette en question mes valeurs. Ni qu’on me prenne pour la naïve de service. Fb est assez cruel pour lire chez d’autres des choses et avoir une autre version quand ça nous concerne, ce qui a le don de blesser bien souvent et le réflexe de se dire « mais elle me prend pour qui ?? je ne suis pas aveugle encore ». Je ne veux plus me casser la tête. Je n’ai plus le courage de justifier et de décortiquer chaque mot qui sort de ma bouche (ou de mes doigts en l’occurrence). Je ne veux plus être là juste quand quelque chose cloche. Je suis du genre dans la vie réelle, à accourir chez les amis quand je sais que quelque chose ne va pas. Et ce, de jour comme de nuit. Quitte à me mettre moi-même en danger parce que je n’ai plus la même réactivité une fois certains comprimés pris le soir et que mes jambes me portent encore moins bien que dans la journée. Mais je ne veux pas juste être la personne qu’on contacte pour ça et en m’oubliant le reste du temps. 

Je n’accepte pas (plus) qu’on vienne troubler le peu de moral que j’ai avec des bêtises dignes d’une cour de récréation de maternelle non plus. Des caprices. Je n’accepte plus qu’on dégueulasse et gâche celle que je suis, ni qu’on lave son linge sale en public, sans avoir le courage de dire « merde » en privé.

J’ai un besoin viscéral de me protéger sinon je coulerai encore davantage et avec la tête à la surface de l’eau, je n’ai pas besoin qu’on m’appuie dessus pour m’aider. Je sais très bien perdre mon air toute seule…. en amitié, je recherche à ce qu’on m’aide à le retrouver au contraire. 

Ca n’enlèvera jamais rien au fait que je partage aussi les mauvais moments évidemment. Quand je sens que la personne vient me voir pour trouver du réconfort, du soutien, des conseils, mes oreilles et mes idées seront toujours présentes, parce que je prends les confidences comme des marques de confiance qui me sont précieuses. Je fais la différence entre les personnes qui m’usent par leurs conneries inutiles, qui se sentent viser au moindre mot et celles qui souffrent pour des choses dont je ne suis pas responsable sans arrêt non plus. On ne pourra jamais aider les personnes qui font sentir qu’elles ne veulent pas d’aide et qui malgré tout reprochent l’absence parce qu’au final on ne sait plus comment s’y prendre, alors on la ferme et on se dit qu’on n’est finalement pas assez bien, alors la personne n’a qu’à se débrouiller seule ou faire appel à des amis bien mieux. 

Merci à toutes celles qui arrivent à me faire sourire, qui parviennent à mettre du baume au coeur et de la joie dans mon quotidien, qui soulagent mes maux avec les mots, qui me font ouvrir cette fameuse cage thoracique pour y faire entrer de l’oxygène. Qui m’acceptent comme je suis aussi, même quand je ne peux pas être présente. Merci d’éclairer ma route. Plus on va mal et plus on prend conscience que c’est de tout ça dont j’ai besoin d’être entourée. Et que j’ai aussi envie de partager moi-même. Je préfère mettre des photos sur fb, partager des bêtises, plutôt que de me rendre furax parce qu’il s’est passé quelque chose qui a fait atteinte à mon oxygène justement…

J’en ai gros sur la patate en réalité pour beaucoup de choses…. 

Je vous embrasse bien fort…