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La beauté passe aussi par l’intimité

Une cuillère à café d’huile de coco pour 2 gouttes d’HE de tea tree, c’est le combo. Je mets l’huile dans un petit contenant pour plus de facilités, même si elle va durcir d’ici peu (c’est mauvais signe… ça annonce le froid eurk ^^). Je n’avais pas trouvé en pot cette fois-là d’où ce format pas forcément pratique. Ou utilisée seule pour un usage plus fréquent, comme elle est antifongique à elle seule.

Promis, ce post n’est pas interdit au moins de 18 ans, je ne vais pas parler sexe même si c’est un peu en lien tout de même, mais pas de la façon dont s’attendent les obsédés qui parfois tapent « s épiler la chatte » et tombent sur mon blog, parce que j’ai un jour parler d’épilation, mais aussi de Happy qui est mon chat, enfin ma chatte oui… Il faut tout expliquer parfois ohlala 🙂 

J’avais envie de parler de ces petites gênes, irritations, désagréments, voire pire comme les mycoses au niveau de notre petite caverne d’Ali Baba, qui peuvent bien provoquer un mal-être surtout si on a du mal à trouver des solutions. Oui j’ai surnommé mon vagin de cette façon il y a un certain temps, parce qu’il recèle des trésors inestimables et parfois il faudrait lui dire « sésame, ouvre-toi » donc voilà. On devient vraiment intimes dites donc ! J’utilise mon humour pourri parce que je sais que c’est un sujet qui n’est pas facilement abordé et j’ai eu du mal à trouver des informations quand j’ai été confrontée à ce genre de soucis. 

Pour mettre le sujet dans le contexte, j’ai eu une seule mycose, mais les ovules, la crème et surtout la honte devant mon partenaire de l’époque m’ont un peu marquée. Je n’avais pas osé lui dire réellement en plus. Je m’imaginais bien (non c’est ironique) en plein dîner romantique entre le plat et le dessert lui dire : « dis donc, je reviens de chez le médecin, j’ai une mycose vaginale et tu devrais peut-être consulter toi-même pour voir si tu n’as pas trop de gratouilles toi aussi, les bactéries c’est normal d’en avoir mais là il y en a un peu trop et je t’en ai peut-être refilées de mon stock, qui sait » Tout ça en me dandinant sur ma chaise avec l’envie de me démanger jusqu’au sang…. Adieu glamour, adieu tout court. Donc je n’ai rien dit comme si c’était la fin du monde, alors que c’est arrivé, arrive et arrivera à une femme au moins une fois dans sa vie. Non ? C’est là que je compte sur vous pour me confirmer…  

Et j’avoue que depuis ce fameux épisode, j’ai peur d’en attraper une de nouveau. Je croise les doigts, il m’arrive d’avoir des irritations liées aux frottements, des sensations pas très agréables où je sens que ce n’est pas confortable pour moi durant les rapports et même en dehors, mais pas au point d’aller jusque là. Pourquoi et qu’est ce qui peut produire. Je ne suis pas médecin et sais qu’il peut y avoir différentes causes. Me concernant, il y a plusieurs facteurs. Notamment le fait d’être parfois trop contractée, ce qui rajoutée à une sécheresse des muqueuses liée peut-être à mon traitement ou aux hormones, voire à la maladie elle-même, rend parfois le passage un peu difficile. Et quand on a ce genre de désagréments, je ne sais pas si c’est juste moi, c’est comme quand j’ai mal au ventre, on dirait que rien ne va plus. Cet inconfort me gêne dans tout mon petit être et j’appréhende nos rapports, donc je me contracte au moment de la pénétration et c’est un peu un cercle vicieux. 

Pourquoi je rentre autant dans mon intimité et pourquoi je l’associe à la beauté ? Tout simplement parce que je me suis rendue compte que me sentir bien dans mon intimité me faisait me sentir mieux aussi envers mon chéri (qui a énormément de patience, qui est doux et patient heureusement parce que c’est finalement le meilleur des traitements) et je me sens épanouie si tout roule. Mais pour ça il a fallu que je trouve des alternatives à des petites gélules à avaler que m’avaient prescrites ma gynécologue, parce que je prends déjà assez de médicaments et j’avais peur que ma flore vaginale s’habitue et n’arrive plus à travailler d’elle-même. Il y a longtemps j’avais lu sur un groupe fb que l’huile de coco et l’huile essentielle de tea tree étaient efficaces en cas de mycoses. 

Je n’y croyais pas vraiment et puis il y a eu ce moment où j’ai eu une infection urinaire qui traînait dans le temps et qui ne me rendait pas très bien à tous les niveaux dans cette zone dont j’essaie de prendre soin dans tous les sens du terme, parce qu’il a fallu me réconcilier avec, après l’abus subi, ce qui n’arrangeait rien et maintenant que je suis en paix avec cette partie de moi, j’essaie de la protéger mais pas de la surprotéger non plus. Et j’ai testé l’huile de coco dans un 1er temps parce que j’avais peur que l’HE me brûle. L’huile m’a apaisée, c’est comme si ma petite caverne d’Ali Baba ^^ était hydratée, nourrie.

Puis j’ai osé mettre une petite goutte d’HE pour voir si c’était efficace et me suis rendue compte que déjà ça ne brûlait pas du tout mais qu’en plus ça apportait une sensation de fraîcheur au contraire, qui compensait les petites démangeaisons que je pouvais ressentir. Rien de grave mais assez pour m’embêter. Au bout de 2-3 jours à renouveler matin et soir en petits massages tout doux, je me sentais déjà bien mieux. Et j’ai pris l’habitude de prévenir un peu avec l’huile de coco au moins. Avant et après les rapports (enfin pas tout de suite après hein, déjà que j’abandonne le lit pour faire pipi pour limiter les catastrophes urinaires -très important comme geste si si-, je ne vais pas en plus disparaître pour me tartiner d’huile. Même si ça sent très bon et qu’on peut l’utiliser comme lubrifiant (sauf si on utilise des préservatifs, l’huile les rend poreux, il faut faire attention). 

Si ça me tenait à coeur de parler de ces 2 petits produits magiques pour moi, c’est parce que la sexualité et le handicap est un sujet que je n’aborderai pas forcément par ici parce que je ne saurais pas comment l’aborder, même si je me doute que ça pourrait sans doute servir, vu que de mon côté je me suis retrouvée à me demander comment on pouvait avoir une sexualité épanouie en n’ayant pas toute sa mobilité et en étant douloureuse. C’était honnêtement un frein pour moi, pour rencontrer quelqu’un. Comme dit j’ai la chance d’être tombée sur quelqu’un de prévenant et ça m’aide beaucoup. Mais pour le reste, je n’arriverai pas à poser des mots et j’estime que cela ne regarde personne, alors ma contribution pour déjà éviter certains désagréments que je peux rencontrer avec les traitements et les douleurs qui me font me contracter entre autres, s’arrêtera là 🙂 

A ces parties qui nous procurent du plaisir mais qui peuvent aussi embêter par différents petits désagréments, pas forcément graves bien sûr, mais suffisamment pour se dire qu’on ne se sent pas très bien. C’est quand tout va bien qu’on se rend compte que c’est une chance de se sentir « belle de l’intérieur au niveau de notre intimité » ^^ Pour soi comme pour nous deux d’ailleurs. 

Et j’en profite pour parler d’Octobre Rose, pour rappeler l’importance de la palpation de nos seins aussi et des dépistages. 

Si vous avez des petites astuces tout autant naturelles ou si vous avez déjà testé celles-çi, n’hésitez pas, je suis preneuse de tout ce qui peut m’apporter un bien-être. J’ai tellement souffert de cette partie de moi… que je ne croyais pas un jour arriver à trouver le chemin de la réconciliation et ne pensais pas écrire ce genre de post pour dire ce qui soulage ces inconforts que je rencontre. J’espère en tout cas ne pas avoir choquée avec ce post.

Ptite Delph, pas gynéco, pas sexologue, mais terriblement aimante et aimée et surtout réconciliée avec sa féminité, son intimité. L’épanouissement d’une femme à 40 ans… 

 

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