Projets des copinettes

Etats d’esprit du vendredi #29

« Souviens toi que tu es unique comme tout le monde » (la petite phrase en blanc sur le bois) J’ai adoré ce banc croisé dans une des rues du Panier devant une association

Qui dit vendredi dit « Les états d’esprit du vendredi » le RV hebdomadaire de Zenopia et Postman qui permet de faire un peu le point de la semaine écoulée. 

Début : 23h12 

Fatigue : +++ je récupère mal, les heures de manque de sommeil s’accumulent au fil des mois maintenant

Humeur : plutôt bonne, je n’ai pas envie de zigouiller tout le monde sur mon passage, c’est un signe

Estomac : une infusion et 2 BN choco

Condition physique : à part bouffer le macadam après une perte de connaissance et être emmenée aux urgences et en ressortir avec un électroencéphalogramme et un scanner cérébral à faire. Je ne sais pas ce qu’on m’a fait pendant que j’étais « partie » mais il y a dû avoir des manipulations parce que je suis remplie de courbatures sur tout le corps. Bref je suis en pleine forme  

Esprit : j’essaie de le faire taire dès qu’il veut faire sa loi. Ce ne sont pas des choses graves donc ce n’est pas envahissant non plus, donc je n’ai pas à me plaindre

Culture : j’ai été happée par la série « Alias Grace ». Déconcertante, à l’intrigue qui tient en haleine. Je me rends compte que j’avais oublié de faire les EEV la semaine dernière, du coup il y a le film « La forme de l’eau » qu’on a été voir en amoureux au ciné un w-e et c’était un très bon moment. Côté lecture, je lis « Le début des haricots » de Fanny Gayral. Une autre forme de traiter des groupes de thérapie à base de méditation, en mode chick lit. Je lis pour le groupe de thérapie sur l’affirmation de soi, que j’ai rejoint il y a 2 semaines et que les psychologues nous ont conseillé de nous procurer, « Savoir s’affirmer en toutes circonstances » de Charly Cungi. Il semble bien complet, à base d’explications, d’exemples et d’exercices.

Penser à : bientôt faire le point sur ce que je veux planter en fleurs et en légumes, sur mon balcon et savoir ce qu’il me faudra pour m’y prendre à temps

Avis perso : même le temps a des bugs, on a eu un de ces orages avec grêle, Happy a les oreilles décollées tellement elle les a mises en arrière de peur (non je rigole, je fais ma marseillaise)

Message perso : merci pour tous vos messages sous mon post précédent où je me dévoile un peu davantage sur mon intimité. Merci ma belle A. de m’avoir rejointe dans ce box où le monitoring faisait parfois de drôles de bruits ^^ C’était précieux d’avoir ta présence pour éviter les souvenirs… 

Amitié : lundi normalement 🙂 

J. : on continue notre bout de chemin. J’aime l’entendre dire que j’étais celle qu’il attendait de loin pour être heureux. Ce qui est mon cas aussi. On a prévu de parler ce w-e de certaines choses malgré tout. 

Compagne de route : prend ses aises sur mes oreillers. Sa tête sur le 1er et son cul sur le 2ème. Inutile de dire que je dérange dans SON lit, évidemment !

Divers : j’avais pu m’évader un peu en début de semaine, j’ai réalisé à quel point ça me manquait de ne pas me retrouver seule avec mon appareil photo à ne penser qu’à ce qui m’entoure. On a beau aimer les personnes qui nous entourent, c’est précieux aussi de se ressourcer seule pour pouvoir mieux profiter ensuite avec eux. 

Courses : pas avant lundi ou mardi

Sortie : demain matin je rejoins J. et ses filles chez eux pour le w-e. Je ne sais pas encore ce qui est prévu côté sorties. Pour moi, ce sera selon mon état en tout cas.

Zic :

Le coup de coeur de la semaine. Une chanson bien trop réaliste malheureusement. Plus rien n’est pareil ça c’est sûr… Je la trouve touchante et bon il y a Soprano ❤ 

Fin : 1h48 (j’ai oublié de publier mon post… c’est en voulant éteindre mon pc que je me suis rendue compte que je n’avais pas terminé… #blondeaux2neuronesfatigués )

Projets des copinettes

Les murs de Marseille – Instantanés Singuliers

Un petit post pour ma participation comme chaque mois, aux « Instantanés Singuliers » de ma chère Marie. Le thème de ce mois est « Les murs de votre ville ». Je n’ai pas pu sortir pour prendre de nouvelles photos, donc j’ai puisé dans mes petites archives et choisi les photos, qui à mes yeux, représentent le mieux Marseille.

Marseille et ses murs en pierres, qu’on trouve dans toutes les fortifications, monuments et souvenirs d’un autre temps et qui ont traversé des siècles et des siècles (la vieille charité a été construite au XVIIème siècle et le Fort St-Jean a vu vraiment le jour au XVème siècle. Des murs qui font la richesse culturelle et historique de la ville. Parmi tant d’autres et plus anciens encore.

 Des murs fleuris au détour de jardins, bien nombreux aussi au sein de la ville

Des messages en version street art, faits par des artistes dont j’aime voir les oeuvres, peuplées nos murs. Des messages d’amour, de haine, de bonheur, de malheur… des souvenirs aussi, gravés dans les murs à jamais j’espère (ma crainte est toujours qu’on repasse par-dessus et que les tags disparaissent. J’aurais l’impression qu’on ferait taire son auteur aussi).

 

Des feuilles placardées sur des murs salis, un Adieu j’ai supposé. J’avais les larmes aux yeux de lire ces mots en face d’une benne à ordures, dans une minuscule rue, mais assez visibles pour qu’on arrive à les voir malgré tout. J’y ai lu tellement de solitude, comme un dialogue interrompu trop tôt, pour des propos qui avaient besoin d’être encore partagés. Sa façon à lui ou à elle, de voir le monde, dans ce quartier d’artistes, qu’est le Panier et un « Christian » qui semble manquer…

Des noms de rues parfois difficiles à trouver parce que ce sont des impasses biscornues et minuscules aux consonances bien douces et qu’on a du coup envie de découvrir tant bien que mal et arrivée sur place, on s’aperçoit que des choses ont été rajoutées ou modifiées. Des malheureux en amour ont choisi de croire davantage en l’amitié et on fait de ce coin leur symbole personnel. C’est comme çà que la « rue des amoureux » devient gravée plutôt « rue des amis » qu’on aura du mal à trouver sur un plan du coup 🙂 Des murs qui entourent des quartiers devenus finalement des villages et où les habitants se connaissent, parce qu’ils sont un peu en dehors de la vie de la ville, loin de tout, ils se sont construits leur propre vie, jusqu’à se donner le droit d’enlever des plaques de rues et de graver autre chose ^^

Ce sont nos murs. A travers les âges et les quartiers qui ont chacun leur âme. Les murs respirent l’esprit des gens qui y vivent ou qui s’y sentent assez bien pour y laisser leurs traces. Les murs vivent, nous entourent, nous protègent, nous font rêver, nous font prendre conscience de certaines choses, nous rappellent que des pierres existent depuis des siècles et des siècles. Je me sens toujours petite et impressionnée devant tous ces murs bien solides, avec chacun leur histoire plus ou moins récente, en tout cas. Et je les aime, ces murs.