Des combats qui me touchent

On peut me juger… oui… mais chacun sa vie…

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2007… dure période parmi tant d’autres… j’avais accepté qu’on m’enferme quelques jours après…

Je ne sais pas quoi dire… J’ai besoin et envie de parler et en même temps, je rentre dans un drôle de mutisme…

Je me sens seule… Je ne le suis pourtant pas, mais j’ai un vide en moi, tant de choses me manquent, que je n’exprimerai jamais pour rien au monde, par peur qu’on le fasse par pitié sans doute… mais à force de ne pas pouvoir voir les gens, on finit par oublier qu’on n’est pas seule… 

J’ai envie de voir du monde et en même temps, c’est dur d’en faire l’effort… Paradoxale comme d’habitude..

Je suis plus souvent allongée que debout. Je ne dors plus la nuit et la journée est entrecoupée par le besoin de dormir, mais les douleurs qui m’en empêchent… La nuit est jalonnée d’angoisses que je continue à matérialiser, à travers d’hallucinations et de choses que je perçois qui n’existent pas.

L’envie de me battre disparaît de celle que je suis… Pour qui, pour quoi… à quoi bon… L’enveloppe qui me constitue ne possède plus rien. Tout est effort physique et moral. Tout est lourd et pesant. 

Je vais mal et j’ai de plus en plus conscience que je ne demanderai jamais d’aide, tout simplement, parce que je ne cherche plus à être tirée de là. Fatiguée de me battre. Fatiguée de lutter contre mes démons. Fatiguée tout court.

Demain, je commence la 1ère partie du protocole de soins à la Timone et j’angoisse. J’ai enlevé ma confiance à l’unité anti-douleurs, peu de temps après que le neurologue m’ait diagnostiquée. De me retrouver face aux mêmes personnes pour y faire les mêmes choses, en ne sachant pas si je peux leur faire confiance, me rends mal et me donne l’impression de ne pas avoir avancée, en plus.

Quelques jours après avoir mis les pieds dans le service, pour la dernière fois, pour le même style de protocole, j’ai fait une tentative de suicide. Cà fait 3 ans cette semaine que mon coeur a cessé de battre un court instant, le temps de me donner un aperçu de là-haut. On ne sait pas trop ce qu’il se passe dans ce genre de moment. Quand on est encore dans la vie, mais que la mort fait un ptit signe de la main, on perçoit et voit des choses étranges… Parfois, la sensation d’être dans du coton me manque…. :-(…. Est-ce que je dois m’en vouloir de dire çà ? Certains se battent pour vivre contre des choses qu’ils n’ont pas souhaité et moi, je suis là, à vouloir m’échapper.. J’ai le droit d’être jugée, çà ne changera absolument rien à ce que je supporte depuis tant d’années, la liberté et la sérénité me manquent… 

3 ans après, je patauge toujours autant, souffre peut-être encore un peu plus, mes poignets sont ouverts encore en ce moment et la résistance à ne pas succomber aux coups, est la même. 

Je me sens inutile auprès de tous, amie merdique qui perd le peu de valeurs qu’elle semblait avoir acquises pourtant. Ce n’est pas moi, cette chose que je vois… Une phase qui ne finit plus et qui a raison de moi et qui m’aura à l’usure…

Je coupe là, c’est de nouveau sombre et çà non plus je ne le supporte plus :-((( Demain sera un magnifique anniversaire-souvenir, avec un retour aux sources… vivement demain après-midi….

Prenez soin de vous….

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13 commentaires sur “On peut me juger… oui… mais chacun sa vie…

  1. Ohhh mais pourquoi est ce que l’on te jugerait ? Et comment est-ce que l’on pourrait s’en donner le droit ? Tu as ta vie, tes souffrances, tes doutes, tes moments de vide, mais tout ça tu as le droit de les avoir, tu as le droit d’en avoir marre, de vouloir que tout s’arrête, mais au milieu de ça tu restes une personne formidable qui a un courage dingue et qui a un coeur en or. Tu mérites tellement d’être heureuse et épanouie, tu es vraiment touchante et pour ça je t’aime beaucoup.
    Plein de bisous ma jolie Delph ❤

    1. Merci ma ptite mouette, tes mots me vont droit au coeur, comme je disais sur mon profil, dans la réalité, j’ai souvent été jugée. Ici c’est mon exutoire et il ne faudrait pas s’aventurer à m’y faire du mal, mais quand tu es face aux gens qui te connaissent vraiment, qui te disent « faut pas baisser les bras, pense à ta famille, tu les tuerais » et tous les mots qui finissent par me saouler, parce que comme tu dis, oui, j’ai aussi le droit d’en avoir marre de tout çà et c’est à respecter, même si on ne comprend pas. Sans compter les mots lâcheté, égoïsme et le dernier en date, médiocrité… alors je n’en parle plus ou je ne dis pas tout. Pas comme ici en tout cas… j’y tiens à mon exutoire et aux personnes qui en font partie 😉 Merci ma belle, je te fais d’énormes bisous ❤

  2. J’ai du mal à cliquer sur « j’aime » mais je n’ai pas non plus les mots qui pourraient soulager, je ne sais même pas s’il en existe. J’espère qu’une fois écrit tu te sent plus légère mais rien n’est moins sûre… Je vais me contenter de te faire un bisous pour cette fois ❤

    1. Merci ma ptite Onee. Les mots qui soulagent ne sont pas forcément de grands discours. Cà me fait chaud au coeur de rentrer à l’instant de la Timone, et de voir vos mots de soutien, de réconfort. Les bisous envoyés, les pensées. C’est précieux tu sais. Cà n’enlève ni les douleurs ni le mal de vivre, mais çà m’aide à me dire que je dois continuer et ce n’est pas rien hein 😉 Gs bisouss

    1. Toi aussi ma belle, j’espère que tu te sens mieux aujourd’hui. Tiens bon. Je pense à toi et te fais de gs bisous ❤

      1. Merci ma belle, aujourd’hui ça va, ma boss n’était pas là 😉
        Gros bisous à toi et des pensées ❤

  3. Prends soin de toi. Moi je crois au pouvoir des mots et tu as raison de parler !!! Il ne faut pas rester seule. Les mots sont des amis, la parole est une arme. Bats-toi !!! Courage ! Je t’embrasse et t’envoie de bonnes pensées.

    1. J’y crois aussi, çà m’a souvent sauvée et c’est le meilleur exutoire que j’aie, l’écriture, ne pouvant plus me défouler physiquement. Je suis en train de faire la dernière partie de mon livre, qui sera autoédité. Mon combat contre l’anorexie et ses troubles associés. Un projet qui me tient à coeur. C’est dire à quel point, je perçois les mots comme salvateurs en espérant qu’ils voient une porte de sortie et un espoir, pour celles qui le liront et qui sont encore dedans. Prends soin de toi, aussi, j’espère que çà va mieux côté grippe. Je n’ai pas encore fait le tour aujourd’hui. Je te fais de gs bisous ❤

    1. Si on lit un minimum mon blog, on sait que je le fais ;-)… la preuve… je serais morte à l’heure actuelle vu tout ce qui s’est passé, si je n’avais pas vu cette vie autrement, autour de moi…

  4. J’ai lu une bonne vingtaine de tes articles.
    Il y en a des positifs, c’est vrai.
    Et je vois bien que tu es loin d’avoir une vie facile; on dirait plutôt qu’elle s’acharne contre toi.
    Mais tes mots ne sont pas heureux; en tout cas ce n’est pas l’impression que j’ai eu en les lisant. Ils restent la plupart du temps gorgés de tristesse, ressassant le passé, la douleur, les épreuves.
    Tu ne parles quasiment pas d’aujourd’hui. Des choses heureuses que tu fais chaque jour. De tes sourires, tes fous rires. Et les passages sur les gens que tu aimes, qui t’aiment restent très fugaces.
    Ce n’est que mon avis, et ce n’est pas une critique. Je vois bien que tu as énormément de courage.
    C’est en pensant au bonheur que le bonheur, minuscule soldat tout d’abord, ramène toutes ses troupes.

    Bonne continuation. 🙂

    1. Dps 6 mois, çà s’est aggravé, donc j’ai du mal à parler présent… J’ai perdu beaucoup de monde depuis que je n’arrive plus à les suivre comme avant. Mon meilleur ami passe 1x dans la semaine, je le vois 2h, parce qu’il a aussi sa vie. C’est lui que je vois le plus avec 1 autre amie qui passe de tps en tps, donc je n’ai pas forcément l’occasion de rire beaucoup pour être honnête, avec d’autres personnes… Chacun a sa vie, je suis quelqu’un qui n’aime pas imposer ses problèmes aux autres. Mes écrits sont aussi fugaces que les moments que je passe avec les gens que j’aime du coup… Je ne peux pas écrire ce que je ne vis pas. Plus… Je suis souvent plus allongée que debout parce que je m’épuise vite.
      Je suis à 8/10 sur l’échelle de la douleur, constamment depuis des mois, voire plus selon les jours et rien ne me soulage plus côté médicaments et autres, du coup, c’est très dur de parler positivement… Ecrire ces quelques lignes me fatigue parce que depuis 1 semaine, mes doigts se paralysent sur ce foutu clavier… Ecrire est la seule chose qui pouvait me rester et je sens que c’est en train de se supprimer doucement, alors, non, je n’ai pas de mots heureux 😦 …
      Je veux bien croire que le bonheur entraîne le bonheur… mais je ne dis pas tout sur mon blog et il y a plein de choses auxquelles je ne fais pas allusion aussi… et personne ne saura jamais comment je me débrouille seule dans mon quotidien surtout, parce que çà je le garde par pudeur par contre, mais çà ne donne pas des mots heureux à dire…
      Merci

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