Le coin musique

Etre riche de sa croyance

Je vous vois derrière vos écrans en lisant ce titre, vous devez vous dire « qu’est ce qu’elle nous fait PtiteDelph, elle va nous parler de religion ?? Oh mon Dieu (c’est le cas de le dire), vite fuyons ! qu’est ce qu’elle va encore nous sortir ! » Mais non, restez, ne vous inquiétez pas 🙂
 
Tout à l’heure, sur TF1, en attendant Secret Story, pour me sentir plus intelligente humhum (mais si, mais si, on peut parler de Secret Story et de religion dans un même article), ils présentaient une nouvelle chanson et c’était tellement doux, que je suis restée à regarder le clip pour voir le titre à la fin. C’était Nathasha St-Pier et 2 autres chanteuses, qui chantaient « Rappelle toi »de l’album « Thérèse, Vivre d’amour ». Il est sorti en avril dernier et est composé de poèmes et de cantiques, laissés par Sainte Thérèse de Lisieux et mis en musique par Grégoire. 
 
Cette chanson m’a touchée, alors j’ai cavalé sur Youtube pour écouter les autres chansons et cette douceur des voix, les poèmes mis en musique, imaginer cette Sainte si connue avoir écrit tout çà, au 19ème siècle, m’a rappelée des souvenirs.
 
Je suis née dans une famille catholique, croyante et pratiquante (quand je parle famille, je compte les 7 frères et soeurs de mon papa et toute la clique qui va avec). Tellement pratiquants, que j’ai une tante religieuse, qui s’est occupée jusqu’il y a quelques années, de malades, puisque c’était un hôpital religieux (je ne trouve plus le terme, bref… les hospices de Beaune en gros lol). Un cousin prêtre. Une tante qui a laissé son mari, le frère de mon père donc, s’occuper de leurs 5 enfants quand ils étaient plus jeunes, parce que Mme préférait aller s’occuper de la paroisse que de ses mômes. C’est très pratiquant tout çà hein… la famille a fini par être coupée en 2. Les pratiquants et les autres. Moi j’ai été élevée dans le minimum de la croyance on va dire. Je n’ai pas voulu faire ni ma confirmation, ni ma 2nde communion. Mes parents sont à 1000 lieues de tout çà. Toute petite, je devais avoir 8 ans, je débarque chez une copine qui habitait le même immeuble que moi, les mains remplis de gâteaux. Toute contente, je lui demande si elle en veut. Sa mère qui hurle à travers tout l’appart « naaannnn c’est le carèmeeeeee », j’avais honte de ma si faible croyance et pratique. Ouhla pardon, j’irai me confesser pour ce péché et cracher mes biscuits. Et je ferai un jour de carème en plus (alors qu’on ne le faisait pas, mon père était le 1er à manger du chocolat « si tatie Claire (devenue Soeur Marie Ignace) t’avait vue, petit papa, t’aurais eu droit à une remontée de bretelles dans les règles 🙂 »
 
Avec mes mots et ma fameuse ironie légendaire, on peut facilement comprendre où je me situe dans la croyance. Pas pratiquante et pas croyante, du moins, je crois à ce qu’il me plait de vouloir croire… J’ai arrêté d’être croyante le jour où mon frère est né (je vous laisse aller voir mon « draw my life » sur youtube, vous saurez pourquoi. Dieu, ce jour là, portait un prénom, un nom et était professeur et chirurgien spécialisé dans les grandes opérations sur nourrissons, c’était lui mon Dieu, pas celui d’en haut…). Je respecte évidemment les personnes qui croient, si çà peut aider à vivre, tant qu’elles ne m’imposent rien. Et avec une religieuse, un prêtre et une paroissienne hors du commun, il y a eu des tensions… Bizarrement, quand je suis tombée malade, ce ne sont pas eux qui ont demandé de mes nouvelles. Ce sont les non pratiquants qui ont été présents pour leur nièce. Bref…
 
Dans le peu de culture que j’ai, dans le domaine, l’histoire de Sainte Thérèse m’a marquée. Je lisais une sorte d’album illustré et je n’arrivais pas à m’en séparer, comme si j’avais besoin d’elle. Je devais avoir 14 ans environ. Je commençais à connaître le mot « aimer un garçon » et j’étais sur un nuage. Et en lisant sa vie dans les grandes lignes, je me suis dit « elle aime Dieu, autant que moi j’aime M. finalement ». Cette flamme en elle qui la faisait vivre, je la comprenais, elle était aussi en moi finalement. J’ai aimé cette personne qu’elle représentait. Humble, au service des autres, elle s’est donnée à corps perdu pour les vivants et pour Lui. Elle se disait « petite ». Mot qui avait une raison précise pour elle. Petite Thérèse…  Un amour inconditionnel qui la faisait s’enflammer pour Lui. Donner sans mesure… Elle a laissé des écrits et traverse les siècles, sert de référence. Elle a marqué les croyants et les non croyants. Pas pour le côté religieux forcément, mais pour la jeune femme qu’elle était. Je pense qu’à 24 ans, à sa mort, elle avait compris davantage qu’une Sainte qui aurait eu 3x son âge… Elle était riche de ses croyances. Cette flamme, elle espérait qu’elle continuerait à vivre après sa disparition, une fois qu’elle l’aurait rejoint. 
 
Et cet album qui la fait vivre à travers ce qu’elle a laissé, c’est peut-être bête, mais çà me touche. Je vous laisse en musique et en compagnie de « petite Thérèse » qui avait une âme si grande…
 
 
Natasha St-Pier et Anggun, « Vivre d’amour »
 
 
Natasha St-Pier, « Jeter des fleurs »
 
 
Natasha St-Pier, Elisa Tovatti, Sonia Lacen »Rappelle toi » (le clip est très joli, je n’ai pas pu le mettre, mais il est sur youtube)
 
Voilà, c’est l’album de la semaine que j’ai pris plaisir à découvrir et à écouter. Au-delà de la religion, c’était une jeune femme avec une grandeur d’âme d’une immense richesse. Et de son Histoire, c’est çà qui m’a toujours touchée… Moi la non croyante… Qui ressent parfois le besoin de monter à Notre Dame de la Garde pas pour prier, mais juste m’asseoir, réfléchir, avoir une pensée pour les disparus, brûler un cierge, symbole que la flamme ne s’arrêtera jamais de brûler en moi, pour eux. Juste me recueillir, devant mes propres croyances. On a voulu enlever mes croyances ce w-e et çà été le drame. Ils ont voulu me supprimer quelque chose qui me rassure de croire… et çà m’a déstabilisée et rendue encore plus mal, j’ai dû faire comme si je n’avais rien entendu. Chacun a les siennes et c’est essentiel de les laisser là où elles sont importantes pour la personne. Fausse ou vraie, c’est relatif… Sainte Thérèse avait sa croyance, elle s’est toujours battue pour la conserver, ce n’était pas pour rien… Elle avait besoin de croire en son Amour à Lui, pour vivre et sa croyance faisait d’elle la personne qu’elle était, comme les miennes font celles que je suis…
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