Le coin films et séries

Une soirée mémoire avec Robin Williams

pizap.com14114296633351

Son décès m’avait retournée, je n’imaginais pas le calvaire qu’il pouvait vivre, sans doute, je ne sais pas… je l’avais appris pendant mes vacances dans les Landes et n’avais pas pu regarder ses films autant que je l’aurais fait chez moi, comme un besoin de me retrouver un peu avec lui. Et ce soir, en cherchant un film, je suis tombée sur certains de ses chefs d’oeuvre qui m’étaient inconnus. Au final, j’en aurai regardé deux. N’étant pas douée pour exprimer ce que je ressens par rapport à un livre ou un film, j’ai peur de ne pas leur rendre justice autant que j’aimerais. Mais si vous ne les connaissez pas encore, j’espère vous donnez l’envie d’aller les voir, en tout cas.

 

1- L’éveil (****)

* Synopsis : l’histoire, tirée de faits réels, se déroule en 1969. Le Dr Sayer (Robin Williams) est médecin dans un hôpital et s’occupe de personnes atteintes de maladies chroniques mentales. Certains d’entre eux ont un point commun, ils ont survécu à une épidémie d’encéphalite étant petits, provoquant une léthargie complète. Il est convaincu qu’ils sont « là », encore intérieurement et qu’ils comprennent, malgré le peu de réflexes physiques et il se battra jusqu’au bout pour montrer qu’on peut les aider à revenir à la vie. Il découvre alors un médicament qui donné à un certain dosage permet à Léonard (Robert de Niro), un des patients, de se remettre à vivre, de retrouver sa liberté de parler, bouger, rire, penser ouvertement. Au vu de ses résultats, le Dr Saywer fait suivre le même traitement à tous les patients atteints d’encéphalite. L’hôpital se réveille. Mais comme il dit si bien, on ne sait pas si c’est la maladie qui se fait plus forte ou si ce sont les médicaments qui ne font pas l’effet escompté, le « miracle » est en tout cas de courte durée, comme pour juste leur donner un peu de temps pour sortir de leurs prisons psychiques et physiques, mais les patients retombent petit à petit dans leur léthargie.

* Ce que j’en ai pensé : beaucoup touchée évidemment. En sachant que Robin Williams avait appris qu’il souffrait de la maladie de Parkinson, lui-même, d’où son geste, comme il est supposé, c’était doublement symbolique… Robert de Niro n’a pas le rôle le plus facile et pourtant, il est formidable et bouleversant. Les années volées à tous ces patients, soudainement réveillés, plongent certains dans le désespoir, parce qu’ils réalisent ce qu’ils ont perdus. D’autres comme Léonard, ont tellement soif de vivre, qu’ils veulent tout voir, en oubliant que malheureusement la maladie est toujours là et que sans la chimie qu’on leur donne, ils ne sont plus aussi libres. « Vous avez réveillé une personne, pas un objet. Je suis une personne »….

J’ai connu un patient schizophrène qu’on « réveillait » grâce à la chimie. Il passait de la léthargie la plus complète, à cause de la maladie, sans crier gare. On le quittait le soir, pour retrouver au matin, un autre homme que les médecins shootaient pour espérer déjà le soulager, mais surtout le faire revenir de son monde psychotique. Je ne le reconnaissais pas, ce n’était plus le même. Et cette notion, on la retrouve dans le film. Ce ne sont plus les mêmes. Eteints. Eveillés. Quand il s’éveillait à nouveau, il jouait de la guitare, papotait avec moi comme si de rien n’était, même s’il avait conscience qu’il était « parti », son regard était de nouveau pétillant. Il vivait et était plus libre. Je n’ai jamais su la souffrance qu’il ressentait lui, qu’il soit éveillé ou éteint, par contre. Et dans ce film, on se pose malheureusement la question… Puis comme ils disent si bien, on ne sait jamais si c’est la maladie qui revient plus forte ou si ce sont les médicaments qui ont un effet temporaire et qui sont efficaces à court terme… Mais « éteints » et pourtant là à leur façon, où « éveillés », le message à retenir, à mes yeux, c’est qu’on doit s’en occuper et ne pas les laisser dans leur coin, en pensant qu’ils sont morts de l’intérieur…. « A mesure que la fenêtre chimique se fermait, quelque chose d’autre s’éveillait. La conscience que l’esprit humain est plus puissant que toutes les drogues et c’est cet esprit que nous devons nourrir, par le travail, le rire, l’amitié, la famille. C’est çà qui est important. On oublie trop ces choses. Simples et essentielles ».

 

2- The Angriest Man in Brooklyn (*****)

C’est son dernier film, il est sorti en mai 2014… Comédie dramatique.

* Synopsis : une jeune médecin surchargée, blasée et ayant perdu de son empathie est amenée à annoncer à Henry qu’il a un anévrisme cérébral. En colère contre tout et tout le monde depuis le décès de son fils, voulant absolument savoir combien de temps il lui reste à vivre exactement et devant son insistance malgré qu’elle ne sache pas répondre à sa question, elle pète les plombs et tombe sur un magazine dont le titre « il faut 90mns pour cuire une dinde », va lui faire perdre un peu la boule ^^ en lui disant qu’il n’a plus que 90mns à vivre… S’en suit une course contre la montre, pour retrouver un fils avec lequel il s’est embrouillé, se réconcilier avec sa femme et tout faire pour partir sans regrets de ses actes passés. Ce qui amènera la jeune femme a également revoir le contenu de sa vie et apprendre à être heureuse, comme il lui avait appris, en lui disant qu’il ne tenait qu’à elle, de commencer à l’être…

* Ce que j’en ai pensé : malgré le côté dramatique de l’histoire, Robin Williams a réussi à m’émouvoir tout en me faisant parfois rire à travers des attitudes, des mots, des situations cocasses. J’en ai oublié qu’il était mourant, c’est dire… Le 90mns était abusé évidemment, tellement elle était excédée, mais en parallèle, elle va tout faire ensuite pour lui faire comprendre qu’il a encore des choses à faire et elle l’aide à réaliser ce qui est essentiel pour lui, avant de partir. En l’aidant, elle va prendre conscience que son propre choix de vie n’est pas ce qu’elle désire. En aidant, on s’aide parfois soi-même et elle le prouve à travers son rôle… Il lui restera finalement 8 jours à vivre où il pourra dire tout ce qu’il a à dire et réaliser ses erreurs et partir sereinement entouré des siens.

Si on vous disait que vous n’aviez plus que 90mns à vivre, qu’est ce que vous feriez ?… C’est un peu le message du film. Une question qu’on ne se pose peut-être pas assez finalement et qui pourtant nous remettrait parfois les pendules à l’heure ?…..

Un pincement au coeur de savoir que 3 mois après, il partait réellement et qu’il n’y aura pas de nouveau film avec lui, mais qu’il a laissé des chefs d’oeuvre derrière lui. Je l’adorais notamment dans Mme Doubtfire, Le cercle des poètes disparus et Will Hunting, comme beaucoup je pense, mais ces 2 films là, je suis contente d’être tombée dessus en fouinant un peu et d’avoir passé cette soirée avec lui.

Qu’il repose en paix… Loin de toutes ses souffrances qui l’ont conduit à commettre l’irréparable. C’était un grand Homme et un grand Acteur, qui a toujours joué dans des rôles où le côté humain passait en premier et rien que pour çà, je l’aimais beaucoup.

Publicités

3 commentaires sur “Une soirée mémoire avec Robin Williams

    1. Dans chacun de ses films, quelque soit le genre, il avait quelque chose qui me touchait et c’était rare que je ne finisse pas avec les larmes aux yeux. Toujours ce regard un peu mélancolique qu’il prenait pour jouer…. du moins c’est ce que je pensais, jusqu’à ce que je réalise sa souffrance et que ce regard là, il ne pouvait peut-être pas forcément le cacher finalement… Pareil, j’ai été abasourdie par cette nouvelle

      1. Oui j’ai exactement le même ressenti concernant l’acteur. Ce regard rempli d’émotions mais ce sourire… Quand on regardait le haut de son visage, on apercevait une personne triste et sensible mais quand on prêtait attention au bas de son visage, on voyait quelqu’un de joyeux… Bref une personne magnifique qui a bercé mon enfance ❤

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s