Des combats qui me touchent

« Douleur »… Ce mot qui détruit tout en soi et autour de soi…

!!!! Mise en garde pour âmes sensibles…. 

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Le seul regard que je croise souvent en 1 semaine… Ma compagne de route qui ne juge pas mes larmes… Celle qui s’inquiète et me saute dessus quand elle ne me voit pas réagir et qui miaule, l’air de dire « t’es là ?? tu ne t’es pas endormie pour toujours en me laissant hein ?? »…. Ma Happy…

Parfois j’aimerais savoir mentir. Dire que tout va bien avec un grand sourire. Je le fais évidemment, mais quand on me connait, il suffit d’un mot qui montre qu’on comprend que je suis masquée et tout dégringole… et mon pauvre papa sait malheureusement entendre entre les lignes, le ras le bol de ces derniers jours. Tout avaler et supporter sans rien dire de cette souffrance qui m’avale de l’intérieur, çà aussi je sais le faire. Très bien. Ce qui suppose que la fameuse bulle m’a aussi aspirée, en même temps. Manque de pot, mes parents ne m’ont pas donné ce genre d’éducation et le mensonge ne fait pas partie de mes gènes, donc en gros, je suis vite démasquée, c’est le cas de le dire… La réalité souvent dérange, elle fait peur. J’ai parfois envie de hurler que la première à laquelle tout çà peut faire peur, c’est moi. Ne sachant pas mentir, je me tais et m’enfonce souvent dans le silence, plutôt que de la crier, cette fameuse réalité.

Les larmes n’arrêtent pas de couler depuis près d’une semaine. Je me suis repliée dans ce monde qui m’attire inconsciemment, si souvent. Ce que certaines personnes se permettent de juger et d’y associer des mots qui ne me correspondent pas (oui je n’ai pas digéré les étiquettes qu’on a pu me coller, c’est le pire qu’on puisse me faire, sans me connaître tant que çà). La douleur physique est insupportable, j’ai envie de me cogner la tête contre le mur, dans l’espoir de tout éteindre. La douleur me fait avoir des idées suicidaires. Elle me vole tout ce qui est autour de moi, comme si ce n’était déjà pas assez et qu’elle n’avait pas déjà fait un sacré carnage dans ma vie sociale, déjà. Plus rien n’est stable. J’aimerais parfois appeler quelqu’un et pouvoir éclater en sanglots en disant que çà ne va pas, que je suis là, perdue. Enfin presque là, parce que parfois, il ne reste que des miettes de moi…. Mais je me l’interdis ou m’abstiens. Chacun(e) a sa vie. Même si je crois toujours que j’en fais pourtant partie de ces vies là. Alors je me tais, ne dis rien, parce que dire « je suis là » juste pour rassurer, envoyer un sms juste histoire de dire que je suis toujours en vie, en gros, çà ne m’aide pas, çà renforce encore davantage cette sensation d’isolement que je ressens au fond de moi. Vaut mieux le silence que la déception des retours que je pourrais avoir, du style « je ne sais pas quoi dire »… je ne sais pas, dis moi que çà va aller, que je ne suis pas seule face à tout çà, que tu penses à moi, que tu es avec moi dans ce combat, que je vais y arriver, que tu crois en moi, purée  y en a des choses à dire à une personne qu’on aime non ? Ne me rends pas plus seule que je ne le suis déjà dans ma tête en me disant que tu ne sais pas quoi dire, c’est terrible de l’entendre quand on va mal. Voilà ce que j’aimerais parfois répondre autour de moi… personne n’est dans ma tête et dans mon corps, c’est aussi une phrase culte… çà veut dire qu’il ne faut plus rien dire et se taire alors ? C’est comme çà. C’est une fatalité en gros. On s’habitue à me savoir mal en gros et c’est aussi terrible que le silence qui me détruit toujours un peu plus, encore faut t-il le comprendre que çà m’a toujours bouffé de l’intérieur et que je me pose toutes sortes de questions devant ce silence. Après on me reproche le mien de silence…. çà fait mal hein ? çà ouvre les portes de l’inconnu, de l’incertitude, des doutes, ce putain de silence hein ? Vous comprenez ce que je ressens alors quand j’ai l’impression de parler dans le vide pour entendre « je ne sais pas quoi dire » ou passer à autre chose, en faisant la politique de l’autruche. C’est bien connu que çà résout tout ce genre de truc… il m’arrive de répondre, pareil, fataliste « ben il n’y a plus rien à dire de toute façon ». C’est malin. C’est constructif. Cà m’énerve.

Je n’ai le courage de rien ces derniers temps, de nouveau. Tout me fatigue et surtout les relations avec les autres. C’est plus facile avec certains. Très compliqué avec d’autres. Mais je manque d’équilibre et suis bancale. 

J’ai parfois l’impression (souvent) que je ne suis plus assez bien pour qu’on m’accorde le temps qu’on donne pourtant à d’autres et je suis là, comme une imbécile à me poser encore des questions, sans réponses. Je n’ai plus le courage de dire que je comprends. Parce que non je ne comprends pas. Le problème, c’est que pour le coup, je n’ai plus confiance du tout en moi et en ce que je peux apporter. J’imagine tout le temps qu’on va me laisser en plan, après s’être aperçu(e) que je ne peux pas bouger comme je le voudrais. Alors en bonne paradoxale que je suis, j’ai envie de crier de m’oublier, mais de ne pas faire du yoyo avec moi. De me foutre la paix. Que chacun reste dans sa vie finalement. Facebook est souvent cruel pour le coup. Le temps qu’on dit ne pas avoir, on l’a pour d’autres bizarrement et je vois des statuts qui peuvent me blesser. Je ne suis pas assez bien ? Je ne vaux pas autant parce que tout est limité dans ce que je peux donner et faire ? Ou alors ils décident pour moi de ce que je suis capable de faire ou pas, comme si je n’étais pas assez grande pour dire « non çà je vais éviter » ou « oui çà je peux, pas de souci ». Laissez moi la liberté de choisir, si le problème vient aussi de là ! Je me sens assez prisonnière comme çà… Je suis assez fatiguée de me dire que je ne suis plus utile ou moins. Je suis suffisamment épuisée de courir après les gens pour mériter ce fameux temps si précieux qu’ils donnent à d’autres au point de m’oublier parfois. Je suis là. En miettes, le moral à 0, mais là. Et j’ai besoin d’amitié même si je suis fatiguée de tout. 

Et en parallèle, l’envie n’est plus là, la douleur physique agit tellement sur mon moral que les sorties sont plus que rares. Je suis fatiguée rien qu’à l’idée de me préparer, souvent. Mais çà me touche qu’on pense au moins à moi, qu’on me propose, qu’on ne m’oublie pas, que je ressente qu’on ait envie de passer du temps avec moi encore. Même si je dois dire non, au moins, je me sens encore vivante, encore présente dans ces vies là. Si seulement tout le monde pouvait le comprendre ce sentiment là. Ce n’est pas faute d’avoir expliqué, mais je ne dois pas être claire, j’en sais rien. Je n’ai plus la force de comprendre ni les autres, ni moi-même. 

Le côté amitié n’a jamais été aussi dur à gérer que ces derniers mois et certaines réactions me bloquent pour laisser entrer des personnes dans ma vie, je me rends compte. Il y a une voix en moi qui dit « laisse le entrer dans ta vie, çà te fera du bien, accepte le, laisse faire les choses, n’anticipe pas les choses », mais je n’ai plus ce peu de confiance que j’avais retrouvé et c’est pesant. Et çà me touche. Ce sont des personnes qui, je ne sais pas pourquoi, ont envie d’y être, dans ma vie en ruines. Mais j’ai peur de les décevoir, comme j’ai dû décevoir les autres pour en arriver à certains stades, alors je me mets des freins, parce que je n’ai pas le courage de souffrir davantage, si on venait à s’apercevoir que finalement, je ne suis plus intéressante à devoir tout annuler, à devoir dire non, à devoir dire que je suis trop douloureuse. J’ai peur que la lassitude s’installe aussi avec ces personnes là.

J’ai toujours eu peur qu’on m’oublie, qu’on m’abandonne, qu’on me laisse sur le bord de la route. Mais je m’essouffle à vouloir rester dans certaines vies et c’est toujours quand j’ai l’impression que çà va mieux qu’on me refait le coup des questions remplies de doutes. On dit souvent que les personnes qui ont une personnalité borderline n’arrivent pas à avoir des relations de longue durée. Ce n’est pas mon cas avec bien du monde, mais on ne sait pas l’effort que çà me demande de tenir le coup dans toutes ces vies… à quel point c’est dur de décortiquer la réalité et le faux qu’entraîne le trouble, dans mon cerveau, à toujours me dire « mais non, tu sais que ce n’est pas comme çà, c’est ton trouble qui te fait ressentir çà, reviens à la réalité »…. mais si c’était la réalité…. c’est bien là mon problème justement 😦 J’ai bien peur que ce soit la réalité et pas mon trouble qui me fasse ressentir bien des choses ces derniers temps. J’ai toujours voulu être une autre. Et ce, aujourd’hui plus que jamais…. 

Mon post est aussi décousu que mes pensées, j’avais besoin de me vider, de cracher et d’écrire même si c’est autant le bordel sur le « papier » que dans ma tête. Mon corps va mal et çà n’arrange pas ce genre de pensées vis à vis des autres. Beaucoup pensent le contraire, que c’est mon moral qui accentue les crises douloureuses, mais pour le coup, non… J’ai rv jeudi dans un service que je ne connais pas, pour qu’on m’hospitalise 5 jours durant lesquels on me ferait un bilan, des perfusions de kétamine et des flashs (des perf express d’antalgiques) si la kétamine ne me soulageait pas assez. 

J’ai besoin d’air, de quitter ce 10 de douleur qui me colle, de liberté et de répit. J’étouffe… A tous les niveaux. Et faire du ménage dans les amis qui un jour me dise blanc et le jour d’après me dise noir et pour lesquels c’est compliqué d’être dans ma vie (c’est facile, il suffit d’en sortir, je ne demande rien, c’est peut-être d’ailleurs çà le souci, de ne jamais rien demander, de toujours avoir peur de déranger). Ce n’est plus moi qui pèserais trop lourd dans les emplois du temps. Qui aurais l’impression d’être un boulet qu’on voit entre le fromage et le dessert. Et essayer de faire entrer de nouvelles personnes dans cette vie qu’est la mienne, même si j’ai du mal à me l’approprier décidemment… Faire confiance… A moi surtout, parce que je dépasse tous les records du manque d’estime de soi, pour le coup.

Il m’arrive souvent de me demander au bout de combien de temps on me trouverait s’il m’arrivait quelque chose, quand je suis autant dans le silence et que personne ne sait, finalement, si je suis toujours en vie, pour parler crûment… combien de temps on laisserait ma Happy seule du coup… Parfois des choses se mettent en place dans ma tête. Pour la protéger, elle, au cas où… Pas pour me protéger moi… Cà fait bien longtemps que rien ni personne ne me protège plus. La funambule de la vie que je suis, marche sur le fil sans être accrochée. Parce que ce n’est pas grave et pas important à mes yeux. Cà le reste juste pour ma Happy, parce qu’elle ne dépend que de moi 😦 … Il faut en prendre soin, à défaut de pouvoir prendre soin de moi….

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19 commentaires sur “« Douleur »… Ce mot qui détruit tout en soi et autour de soi…

  1. Que c’est dur de te lire Delphine et de surtout te savoir si seule. Il est parfois nécessaire de sortir ces mots qui te font mal. Ca a au moins le mérite de calmer un peu la douleur morale. Pour apaiser la douleur physique c’est autre chose.
    Ce que je sais depuis que je te lis, c’est que tu es une fille épatante. J’ai foi en toi. Tu te dépasses au jour le jour et c’est bien normal que quelques fois tu perdes l’équilibre. Tu en portes trop sur les épaules. Tu es fragile. Mais tu vas rebondir, j’en suis certaine, à ton rythme et tu vas retrouver le sourire.

    J’espère sincéremment que ton hospitalisation va bien se passer et que ta douleur va s’atténuer, autant que possible. Prends bien soin de toi et souviens toi toujours que pour certaines personnes, tu vaux plus que tout au monde, tes parents, ta famille, tes deux petites princesses, Happy et puis certaines d’entre nous, qui lisons ces mots et qui voudrions tant pouvoir t’aider d’une manière ou d’une autre.

    Je te fais de grosses bises. Que Dieu te protège.

    1. Je te remercie ma Marie, j’ai aussi vu ton mot sur HC qui m’a fait pleurer comme une madeleine parce que j’ai été très touchée de cette solidarité entre nous que tu as mise en place. J’y répondrai ce soir, j’ai besoin de m’allonger un peu, la nuit a été très courte et ce n’est pas la 1ère. Cà aussi, çà joue sur le moral et le physique qui ne récupèrent jamais… merci de croire en moi, çà fait du bien de l’entendre. Il y a des personnes autour de moi qui ont toujours été là et qui font partie de cette partie « équilibrée » de moi. Il m’arrive souvent de me rendre seule moi-même justement à cause de cette peur de revoir encore des gens partir à cause de çà. J’en parlerai dans un prochain post, parce que je le mettrai avec le fait de ne pas être en forme et d’avoir malgré tout le droit d’aimer et d’être aimée, chose que je m’interdis pour les mêmes raisons que l’amitié du coup. La peur de l’abandon et du rejet auront ruiné bien des choses et tout ce que j’ai pu faire comme travail sur moi n’a servi à rien. A croire que ce sont des angoisses boulets à vie… mais qui détruisent tout… gs bisous à toi et Boubou, je pense à toi bien fort, merci d’être là ma belle ❤

  2. Ta souffrance se lit tellement dans tes écrits que j’en ai les larmes aux yeux. Comme le dit Marie, tu vas rebondir j’en suis sûre, des personnes t’aiment autour de toi comme toi tu les aimes. Je pense à toi et te fais de grosses bises.

    1. Merci Béa, je vais rebondir oui, j’ai besoin d’un coup de pouce médical, de nouveau et je pense qu’il y a beaucoup d’appréhensions aussi pour ces rv médicaux. Je n’ai pas toujours été bien entendue quand il s’agissait des douleurs et j’y vais toujours avec la peur qu’on me sorte des mots qui ne tiennent pas debout une fois de plus… j’ai espoir que ce soit aussi çà qui jour sur mon moral et que je serai libérée un peu. J’ai mes parents qui viennent vendredi pour une semaine, il faut qu’ils arrivent à profiter à fond de moi, un peu mieux… Pour ce qui est des gens, il faut s’accrocher aux personnes qui sont là et oublier les autres, c’est ma théorie… en pratique j’ai beaucoup de mal… Bisous

  3. Ma poupette !!!! Courage, les amis, l’entourage, sont parfois bien maladroits et font beaucoup de mal car ils ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre. La souffrance fait peur à certains, car ils ne la connaissent pas. Mais on leur demande juste d’être là, pas besoin de longs discours ou autre. Une présence, un signe, une pensée, juste pour aller mieux.
    J’ai très bon espoir pour jeudi, tu vas retrouver ta kétamine et ton petit nuage j’en suis sûr !!!! ça va te soulager, tu m’en a vanté les mérites tellement de fois que j’y crois dur comme fer !!!!
    Tiens le coups, n’oublie pas que nous, tes copines bloggeuses nous sommes là, et Happy alors, elle, chapeau bas l’artiste hein ;)) !!! Toujours présente, jamais défaillante, ces chatons d’amour m’impressionnent toujours autant.
    Tu veux rire ? J’ai tellement été avec ma minette depuis deux ans, que c’est devenue une capricieuse, elle hurle comme un bébé quand elle monte l’escalier, juste pour me dire qu’elle est là ;)) ! J’espère que cette petite anectode, aussi minime soit elle t’aura fait sourire 😉 !

    Courage, je me répète mais tu es plus forte que tu ne le penses, on le voit nous de l’extérieur !!!! Continue, même si c’est dur, accorde toi le droit de flancher, d’écrire ce genre d’article, pour te libérer et repartir de plus belle !

    Je t’embrasse fort

    1. Tu as tout résumer… je sais aussi que tu le comprends à 200% tout çà. J’ai peur pour demain, suis pas fan des nouveaux médecins auxquels il faut de nouveau tout dire, tout expliquer. Ce qui est en plus délicat là, c’est expliquer que j’ai un suivi à la timone, elle va se demander pourquoi je viens la voir, du coup, j’imagine et c’est bon pour me faire perdre tous mes moyens et me faire m’effondrer en larmes de ras le bol de tout… Happy a aussi l’habitude de me voir souvent chez moi, là je ne suis pas sortie depuis samedi, demain, quand je vais rentrer, il y a bien 3-4 h qui seront passées, elle va miauler comme si elle m’engueulait d’être partie. On n’est plus libres de nos mouvements avec ces bestioles, j’te jure non mais oh ! 🙂 qu’est ce qu’on ferait sans elles. C’est un échange sans conditions et puis moi aussi je l’engueule, quand je me couche et qu’elle me tourne le dos alors que d’habitude elle rapplique illico pour se coller à moi ^^ Merci ma belle pour tes mots, on sent malheureusement le vécu de beaucoup de choses que j’aurais aimé que la vie t’épargne. J’ai pensé à toi tout à l’heure en regardant une vidéo youtube relaxation/massage où j’ai manqué m’endormir. J’en ferai un article de ce type. Je te fais de gs bisous et continue à avancer, moi aussi j’ai foi en toi. merci encore, gs bisous

  4. Ça fait mal de te lire… On aimerait pouvoir te soulager, te faire sourire… Mais impuissant, on ne peut que t’écrire des mots que tu as peut-être lu des dizaine de fois sans un réel soulagement. Cette après-midi, je pense à toi… Gros bisous

    1. je te rassure, j’ai aussi des moments où j’arrive encore à sourire, rire, c’est juste plus rare depuis un certain moment. Faut pas se sentir impuissante, d’autres, plus proches de moi physiquement, ne savent pas à l’heure actuelle, si je suis toujours là, alors qu’on m’a vu mal. Et c’est ce genre de choses qui me font mal, parce que çà réveille toutes ces angoisses que je traîne depuis longtemps derrière moi. Je n’ai pas besoin de plus, très peu de personnes dans mon entourage arrivent à le comprendre, ils doivent avoir envie de déplacer des montagnes, je ne sais pas… mais je n’ai pas besoin d’autant en tout cas et c’est ce contre quoi je n’arrête pas de me bagarrer pour expliquer dans ma vie de tous les jours. Merci pour tes pensées, elles me vont droit au coeur, je te fais de gs bisous

  5. Oh oui tu as raison d’écrire ces mots car pour ma part je sais que quelquefois je suis égoïste, égoïste de ne pas mettre un petit commentaire sous tes articles que je lis pourtant à chaque fois, de ne pas penser que je pourrais par ces mots te réconforter un peu, te faire sourire quelquefois ou t’encourager! Tu as raison de me dire que tu es là, que tu as besoin que les gens autour de toi te le disent aussi. Parfois c’est vrai je ne sais pas quoi te dire car je me sens impuissante face à ta maladie, tes douleurs mais je ne devrais pas, car un simple petit signe de ma part est suffisant pour que tu comprennes que je suis là alors qu’avec mes silences tu l’ignores! Bon courage pour demain, et ce n’est pas grave si tu pleures, il ne faut pas que tu leur cache ta douleur, tes douleurs! Bizous et à bientôt!

    1. Faut pas dire çà Isa, tu es présente dans mon quotidien à ta façon, sans forcément le savoir et je ne vois rien d’égoïste dans ta façon de faire ou d’être, bien au contraire !! Je pense que tu es plutôt du style à donner beaucoup en pensant à toi en dernier, comme beaucoup, malheureusement… Et puis je parlais surtout de ma vie réelle qui n’est pas toujours simple côté social et quand on me laisse dans le silence pendant 1 semaine, sans se demander comment je vais, çà me touche beaucoup. Entretemps, je me suis rapprochée des rares qui avaient toujours été présentes et çà me permet de faire du tri, même si c’est dur de le comprendre. On me demande souvent de comprendre que ce n’est pas facile pour eux/elles, de mon côté, il faudrait que je comprenne tout par contre et j’en ai assez… Le monde « virtuel » laisse plus de liberté et honnêtement, je ne me suis jamais sentie seule sur la blogosphère. Merci d’être là et t’en fais pas, encore une fois, déjà ce n’est pas vous qui étiez concernées par ce mot et surtout je ne te perçois pas comme tu décris ce que tu dis et ressens, ma belle. Je te fais de gs bisous ❤

  6. Ecrire ne soulagera pas ta douleur (pas la douleur physique en tout cas) mais tu as bien fait … C’est toujours plus sain de ne pas garder tout ça en soi … Le contenu, bien sur, est criant de sincérité et ton appel au secours me bouleverse comme rarement j’ai été bouleversée en lisant un article … Je t’envoie toutes mes pensées et mon courage pour cette nouvelle épreuve à l’hôpital …

    1. pas grand chose ne soulage ma douleur à vrai dire 🙂 m’habiller, manger, me laver, tout demande un effort autant qu’écrire. Ce n’est malheureusement pas pire comme mouvement, je fais juste tout en plusieurs fois, merci WordPress de me permettre d’enregistrer les brouillons… pour le coup oui çà m’avait fait du bien de vider mon sac et l’aide que je n’ai pas eue physiquement des personnes qui sont censées être proches de moi, je l’ai eue de vous et çà m’a permis de dépasser mes angoisses pour le coup, donc je n’ai pas regretté. Je rentre lundi, il me tarde d’avoir un peu de répit oui… courage pour tes soins dentaires ma belle, je te fais de gs bisous

  7. Delphine, j’arrive ici suite au billet de Marie.
    Je ne connais pas ton histoire. Je t’envoie lumière et amour.
    Et la pro en moi ne peut s’empêcher de te suggérer de procéder à des séances de nettoyage énergétique.
    Comme je dis, je ne connais pas ton parcours, peut-être vas-tu trouver l’idée absurde, mais (même si tu n’as aucune raison de me croire) crois-moi, ça pourrait changer ta réalité ❤

    1. Merci pour ton message et tes conseils dont j’aimerais en savoir davantage si c’est possible. Je ne trouve rien d’absurde quand çà peut t’aider, ce qui serait sûrement le cas, par contre, çà peut me faire peur… on m’a proposé des soins quantiques et j’ai eu tellement l’angoisse que tout revienne en pleine tronche et que je n’arrive pas à le gérer après, en rentrant, que je n’ai jamais franchi le pas. Cà ressemble à çà, le nettoyage énergétique ? Je vais venir sur ton blog pour voir si j’y trouve des infos en tout cas. Je t’embrasse et te remercie encore ❤

      1. Delphine je te réponds plus tard mais je viens de découvrir ceci et je ne peux m’empêcher de penser à toi https://s3.amazonaws.com/stresssyndrome/From+Fatigued+to+Fabulous+-+Tryambakam+Mantra.mp3 Il s’agit d’un très ancien mantra hindou dédié à la guérison. Il faudrait l’écouter au quotidien (4′).
        Aussi je te conseille vivement d’intégrer au quotidien la méditation que j’ai partagée sur mon blog l’autre jour. A partir de là, un nettoyage énergétique est plus aisé 🙂

  8. Delphine, je te comprends tellement ! Même envie de me cogner la tête contre les murs, même solitude (que je construit malgré moi), même ras le bol de tout recommencer avec des médecins différents. Tous les jours je me dis que c’est insupportable et tous les jours je pense aux personnes que j’aime, et qui me retiennent. Tous les jours un sourire sur mon visage, pour voir si c’est efficace ? Mais je veux vivre ! Je veux être heureuse ! C’est tellement difficile de mener ce combat. Excuse moi si mes mots sont pénibles pour toi, je ne sais pas à qui parler de tout ça … Bise

    1. ils ne sont pas pénibles, non, parce que je les comprends, ne t’inquiète pas pour çà. J’ai aussi une envie de vivre de moi, mais c’est altéré par la douleur trop souvent et ce sont mes proches qui me permettent de tenir le coup. Je n’ai pas le droit de laisser tomber, même si l’envie est souvent présente… Je ne sais pas vraiment comment on vit avec la douleur, à part ne pas s’énerver contre elle, parce que c’est encore pire et attendre que çà passe, avec tous les outils qu’il peut y avoir. Se dire que demain sera un autre jour, que çà finira par redescendre… Courage à toi, ne t’enferme pas dans la solitude, chez moi certains ont fui, et pour d’autres, je me suis isolée de moi-même de peur d’être un jour ou l’autre abandonnée quand même. Ne fais pas la même erreur que moi ❤ je t'embrasse

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