Projets des copinettes

Flower Power #1

C’est vrai que le lundi, ce n’est pas terrible, comme jour. Même pour moi qui suis à la maison, je n’aime pas ce jour. Du coup, mettre de la couleur sous forme de fleurs, sur les blogs pour égayer ce jour morose, c’est l’idée superbe qu’a eu Bernie à travers son projet photographique. 

Voilà ma première participation, je mettrai la photo dans le tableau « printemps » sur Pinterest, avec le # #FlowerPower2015

Ce sont des fleurs qu’on voit dans le jardin près de chez moi. On dirait qu’on a mis une goutte de peinture au centre et qu’elle s’est diluée pour faire de jolis contours. Elles sont au vent, souvent malmenées par le mistral et pourtant, elles reviennent toujours bien droites, fières de montrer leurs belles couleurs, l’air de dire aux promeneurs « hé tu m’as vue, regarde moi un peu comme je suis belle ». Même les fleurs ont parfois un ego surdimensionné, si si ! Mais où va le monde ?! 🙂 

Les fleurs fragiles et fortes à la fois sont celles qui ont le don de me toucher le plus. Bon lundi en mode flower power ❤ 

Jardin du 26ème centenaire – partie « jardin provençal » Printemps 2014

 

Projets des copinettes

Picoler la mer – Apéros cosmiques #1

Plage du Prado, Marseille – Février 2015 – Ptite Delph

J’ai beaucoup aimé l’idée d’ Aileza qui a créé les Apéros Cosmiques, du coup, je vais essayer d’y apporter ma petite contribution. Le thème, pour ce premier apéro qui est le 24 avril est « Vous avez carte blanche mais vous devez impérativement utiliser le mot Boire, à un moment ou un autre ».

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

PiouPiou a 4 ans et demi (très important à cet âge, les 1/2… quand on devient adulte, on a tendance à aller vers le chiffre inférieur, même quand notre anniversaire est le mois suivant :p ). L’âge où on pose plein de questions sur des choses essentielles de la vie « maman comment on fait les bébés » ou d’autres beaucoup plus accessibles « maman pourquoi j’ai pas le droit de manger du chocolat avant de manger les z’haricots verts bouhouuu ». C’est aussi le temps où ils ont une sacrée répartie et on se demande où ils cherchent leurs réflexions et leurs mots… Ce jour-là maman PiouPiou lui demande de ranger les jouets qu’il a laissé en plan dans le salon. Evidemment, comme tout enfant qui se respecte (enfin je pense, j’en faisais partie en tout cas :p ), il rechigne à cette tâche. Elle insiste, commence à se fâcher. Finalement, au bout d’1h de bataille entre « je veux pas » « range tes jouets sinon tu seras puni dans ta chambre », « non » « si » « non » si »… enfin vous avez compris quoi… Il se décide enfin à ranger les 3-4 jouets qui ont tellement fait parler d’eux. 

Maman PiouPiou lui dit que c’est bien, que « tu vois ce n’était pas la mer à boire« . PiouPiou qui n’a pas sa langue dans sa poche ne comprend pas cette réflexion un peu louche pour lui (en même temps c’est vrai qu’elle est un peu bizarre ^^) et commence à partir en cacahuète « pourquoi on peut la boire parfois la mer ?? mais comment on fait, c’est trop salé et puis on n’avale pas de poissons ?? et puis les algues… han et puis tu sais ces trucs blancs qu’on voit des fois sur la plage tout moches qui bougent plus mais faut faire attention parce que quand elles sont dans la mer, elles piquent et çà fait bobo… ah oui ! les méduses !!! et ben si on boit la mer, on peut pas en avaler une ? et puis çà fait comment dans l’estomac, le ventre devient gros avec toute l’eau ?, et puis il y a du sable dans la mer, eurk çà doit grincer quand on serre les dents eurk eurk eurk (en crachant dignement sur le tapis du salon évidemment tant qu’à faire ^^) c’est pas bon. Je serai jamais obligé de boire de la mer hein maman ?? hein dis ?? »

Inutile de dire que Maman PiouPiou a regretté d’avoir glissé cette expression dans sa phrase, ce jour là 🙂

Projets des copinettes

Les murs de Marseille – Instantanés Singuliers

Un petit post pour ma participation comme chaque mois, aux « Instantanés Singuliers » de ma chère Marie. Le thème de ce mois est « Les murs de votre ville ». Je n’ai pas pu sortir pour prendre de nouvelles photos, donc j’ai puisé dans mes petites archives et choisi les photos, qui à mes yeux, représentent le mieux Marseille.

Marseille et ses murs en pierres, qu’on trouve dans toutes les fortifications, monuments et souvenirs d’un autre temps et qui ont traversé des siècles et des siècles (la vieille charité a été construite au XVIIème siècle et le Fort St-Jean a vu vraiment le jour au XVème siècle. Des murs qui font la richesse culturelle et historique de la ville. Parmi tant d’autres et plus anciens encore.

 Des murs fleuris au détour de jardins, bien nombreux aussi au sein de la ville

Des messages en version street art, faits par des artistes dont j’aime voir les oeuvres, peuplées nos murs. Des messages d’amour, de haine, de bonheur, de malheur… des souvenirs aussi, gravés dans les murs à jamais j’espère (ma crainte est toujours qu’on repasse par-dessus et que les tags disparaissent. J’aurais l’impression qu’on ferait taire son auteur aussi).

 

Des feuilles placardées sur des murs salis, un Adieu j’ai supposé. J’avais les larmes aux yeux de lire ces mots en face d’une benne à ordures, dans une minuscule rue, mais assez visibles pour qu’on arrive à les voir malgré tout. J’y ai lu tellement de solitude, comme un dialogue interrompu trop tôt, pour des propos qui avaient besoin d’être encore partagés. Sa façon à lui ou à elle, de voir le monde, dans ce quartier d’artistes, qu’est le Panier et un « Christian » qui semble manquer…

Des noms de rues parfois difficiles à trouver parce que ce sont des impasses biscornues et minuscules aux consonances bien douces et qu’on a du coup envie de découvrir tant bien que mal et arrivée sur place, on s’aperçoit que des choses ont été rajoutées ou modifiées. Des malheureux en amour ont choisi de croire davantage en l’amitié et on fait de ce coin leur symbole personnel. C’est comme çà que la « rue des amoureux » devient gravée plutôt « rue des amis » qu’on aura du mal à trouver sur un plan du coup 🙂 Des murs qui entourent des quartiers devenus finalement des villages et où les habitants se connaissent, parce qu’ils sont un peu en dehors de la vie de la ville, loin de tout, ils se sont construits leur propre vie, jusqu’à se donner le droit d’enlever des plaques de rues et de graver autre chose ^^

Ce sont nos murs. A travers les âges et les quartiers qui ont chacun leur âme. Les murs respirent l’esprit des gens qui y vivent ou qui s’y sentent assez bien pour y laisser leurs traces. Les murs vivent, nous entourent, nous protègent, nous font rêver, nous font prendre conscience de certaines choses, nous rappellent que des pierres existent depuis des siècles et des siècles. Je me sens toujours petite et impressionnée devant tous ces murs bien solides, avec chacun leur histoire plus ou moins récente, en tout cas. Et je les aime, ces murs.

Projets des copinettes

Le coeur de l’âme – Instantanés Singuliers

pizap.com14250583880381
un selfie de l’oeil après au moins 50 essais ^^

On dit souvent que les yeux sont les reflets de l’âme et j’aime le penser, même si je sais que cet oeil là, tout comme le 2ème tant qu’à faire, peuvent tromper sur une photo. Mais dans la vraie vie, il suffit de me connaître un peu, de voir mes yeux et on lit en moi comme un livre ouvert.

On le dit parfois coquin, quand je souris et que mon regard se fait en coin. Quand je souris, les petites ridules d’expression s’installent autour de mes yeux. Quand je ris, elles s’intensifient et mes yeux deviennent 2 petites amandes. 

Quand je regarde mes yeux dans un miroir, j’y vois toute ma vie qui défile à travers ce globe lumineux et coloré.

Des yeux où s’est invité du jaune dans l’iris bleu clair autour de la pupille, un peu comme si on avait jeté une goutte de peinture dans l’eau et qu’elle se soit évaporé autour en contours irréguliers. J’aime ce jaune au milieu du bleu. Le soleil et la mer.

Des yeux qui ont tout filmé depuis 37 années, depuis le jour où mes parents m’ont vue dès les 1ères secondes de ma mini vie, jusqu’à maintenant. Ils ont vu des merveilles, ils ont aimé les personnes que j’ai croisées et qui sont dans ma vie. Ils ont aimé mon 1er amour et recherchent sa présence, même 20 ans après, en tournant dans tous les sens pour voir chacun de ses traits et son propre regard qui m’a tant fait flanchée, lui en qui on lit aussi comme un livre ouvert. Des yeux qui ont vu mes merveilles de ptites nièces. Je suis fière d’ailleurs quand on me dit que ma nénette me ressemble, de ce côté là.

Ils ont aussi vu des horreurs qu’ils auraient préféré arriver à oublier, mais c’est imprimé comme le reste et parfois ils sont capables de se noircir de colère, de tristesse ou de mal-être. Quand je retourne mes yeux, on sait vite qu’il ne vaut mieux pas trop me chercher. J’ai les pupilles qui se dilatent comme celles de ma Happy, quand elle n’est pas contente lol

Ils m’ont permis de me souvenir de ce qu’il fallait retenir, parce que j’avais une mémoire visuelle plus développée. Je fermais les yeux et ils retranscrivaient ce qu’ils avaient vu, çà me permettait de me rappeler et c’était drôlement chouette de se dire que des yeux étaient capables de recracher ce qu’ils avaient appris.

Sur ma carte de donneur d’organes, il y a une petite mention qui signale qu’on peut prendre tout ce qu’on veut, mais pas mes yeux. Je veux emporter mes souvenirs avec moi, je ne veux pas laisser mon âme à une autre personne. C’est ma croyance. Et elle aussi, je veux qu’on la respecte.

Ce petit post est ma participation aux « Instantanés Singuliers », un rendez-vous lancé par ma jolie Marie du blog « Les chroniques de Marie Kléber » qui m’avait beaucoup plu la 1ère fois et pour lequel je resigne ce mois-çi 🙂 

Projets des copinettes

La couleur de mon ciel – Instantanés Singuliers #1

(si la programmation fonctionne bien, ce post sera sur mon blog le 29. Désolée d’avance pour mon retard dans les réponses du coup… quand mes articles sont écrits en avance et que je les programme, c’est que quelque chose ne va pas… A très vite…)

Je participe aux « Instants Singuliers » de Marie, un projet mensuel qui consiste à mettre une photo avec un thème donné. Pour en savoir davantage, c’est par là : clic ici pour voir l’article de mon adorable atmosphérique Marie Kléber

Le thème du mois est « la couleur de votre ciel »

pizap.com14224866407331

J’aime bien le Vieux-Port pour son ouverture vers le monde, Notre Dame de la Garde tout là-haut qui veille sur nous et puis cette étendue de ciel mi-assombri, mi-lumineux, ce jour-là. Je regarde toujours le ciel en me disant que toutes ces zones de clarté qu’on entrevoit entre deux nuages, sont mes petits anges qui me font un petit coucou, je les imagine me sourire à travers cette barrière qui nous sépare dorénavant. Je demande à la Bonne Mère de veiller sur eux et à eux de continuer à me guider comme quand ils n’avaient pas encore traverser la couche blanche des nuages et que je pouvais encore les toucher, voir leurs expressions et qu’il n’y avait pas encore ce manque si douloureux. Mon ciel intérieur est un peu comme celui-çi finalement. Mi-figue, mi-raisin. Plus sombre que clair, mais je puise dans la lumière ce qu’il faut pour élargir cette clarté qui manque en moi. Mon soleil intérieur a fichu le camp, à travers les nuages et je m’imprègne de chaque éclaircie pour garder l’espoir qu’il pourra réintégrer les lieux très vite… Encore une fois…

Et puis le ciel a cette chose rassurante aussi de se dire que peu importe la couleur qu’il a, on le voit tous où qu’on soit. On a beau être aux 4 coins du monde, si on lève la tête, on n’aura pas les mêmes couleurs, mais le même toit sur nous et vous qui êtes toutes éparpillées un peu partout et que j’aimerais parfois avoir à mes côtés j’avoue, pour certaines qui se reconnaîtront je le sais, en regardant le ciel, sans que vous le sachiez, je vous parle intérieurement et vous envoie des messages à ma façon, même quand je ne suis pas présente sur la blogosphère, vous êtes toujours quelque part dans mon ciel, au milieu des nuages. Et çà apporte la lumière qu’il manque parfois, çà met les couleurs qui font défaut et on obtient ce coucher de soleil, au milieu des cheminées, que je voyais depuis chez moi le soir où j’ai tapé mon post. 

pizap.com14224868651611

J’ai mes anges dans cette lumière qui ouvrent comme un chemin vers la vie qui m’est difficile à supporter… J’ai ma famille au loin qui voit la même boule jaune que moi quand elle est présente… J’ai vous aux 4 coins de la France, voire de plus loin, qui faites partie aussi de cette luminosité là, alors oui il est rassurant le ciel quelque soit son état. Jamais seule tant que je m’amuse à le scruter pour voir comme des signes que je suis seule par contre, à pouvoir déchiffrer et interpréter comme il m’arrange de le faire, pour tenir le coup.

Où qu’on se trouve, le ciel qu’il soit sombre, clair, mitigé, nous permet de se retrouver si petits dans l’univers, juste en levant nos yeux vers lui. C’est sa magie… en plus de nous émerveiller quand il nous éblouit de mille feux, tel un brasier.

Je vous embrasse ❤