Des combats qui me touchent

Mais comment je vais vraiment…

Source Pinterest Parce que parfois c’est le seul chemin que j’ai envie de prendre…

Je suis remontée deux mois plus loin sur mon blog, pour voir ce que j’avais dit ici, le contenu des posts écrits durant ce temps et réalisé que peut-être même ici, je mettais un masque finalement. Je noyais le poisson (ou j’essayais de me changer les idées, c’est aussi bien possible) en parlant musique, livres, partagé pas mal de photos. Mais rien qui faisait allusion à ce que je ressentais et comment j’étais vraiment derrière ces lignes là…

Deux mois, c’est le temps où le mot dépression s’est renforcé. Depuis mon anniversaire, ce n’est pas terrible finalement. Un mois que mon antidépresseur a été doublé et çà n’agit pas sur mon état. Je passe des journées cahotiques entre idées noires et minuscules moments où je me dis qu’il ne faut pas que je lâche, en général, c’est là que j’en profite soit pour venir vous lire, soit pour écrire quelque chose. Mon corps est un long machin rempli de douleurs à 10 et encore l’échelle est souvent trop petite. Le décès de C. m’a affectée à un point que personne ne sait, finalement, je me suis sentie seule face à çà, comme pour beaucoup d’autres choses d’ailleurs. J’ai perdu espoir sur tout traitement et çà a renforcé le fait que dans ma tête, c’était déjà bien rempli. 

Pas bien au point de ne plus arriver à prendre vraiment soin de moi, alors que je suis la 1ère à dire que c’est important. Sauf que je me sens comme terrassée sur place et plus les jours passent, plus je me demande comment je vais en sortir… comment je vais me sentir mieux… physiquement et moralement. Mon ventre est gonflé à cause de problèmes gynéco, qui provoquent de fortes douleurs et agissent sur les intestins. Mon 2nd cerveau qu’est le ventre est un champ de bataille… J’ai l’impression d’être enceinte et je fonds en larmes dès que j’ai le malheur de croiser mon reflet dans la glace en sortant de la douche. Pas par complexe, mais parce qu’il est gonflé et vide à la fois (non je n’ai pas fait de deuil depuis ma lettre à mon ptit poussin) et que çà me rappelle qu’il le restera, vide. 

Je ne suis pas maniaque mais j’aime que ce soit rangé juste ce qu’il faut chez moi, même çà je n’ai plus le courage. Tout me demande un effort comme si on me demandait de décrocher la lune. Et çà me pèse, parce que pour le coup, la fameuse phrase à laquelle je n’ai jamais cru « quand on veut, on peut », qui ne s’applique pas à tout, dans la vie, est plus compliqué dans ce genre de cas… et j’ai beau vouloir ranger, faire certaines choses, je me sens bloquée. Déjà par un corps qui peine à avancer, par la fatigue qui me cloue, mais aussi par un moral qui est absent. 

La psy m’a conseillé de sortir dès que mon corps le permettait vraiment pour ne pas me renfermer comme je le fais. Le meilleur ami a pensé que je voulais protéger (c’est ma grande spécialité en général oui), mais ce n’est pas le cas, je n’ai plus envie de protéger, parce qu’au final, il n’y a personne pour me protéger moi, alors j’ai arrêté. Je me renferme. Déjà, c’est compliqué d’avoir envie de faire quelque chose, on me dirait qu’il y a Brad Pitt à tel endroit, que je ne m’y rendrais pas, çà me coûterait. Pour les nouvelles personnes qui auraient envie de m’approcher, j’ai tellement été déçue par des comportements de merde ces derniers mois, que je ne veux plus m’attacher. J’aimerais avoir un coeur aussi dur que la pierre, mais je ne suis pas de ce style, je m’attache et ne le veux plus, donc la solution est de ne plus faire de rencontres, pour que çà recommence sans arrêt. Je n’ai plus le courage de ressentir ce que je ressens depuis des mois…. Et pour les ami(e)s qui sont encore là (je compte sur un doigt, celle qui ne me dit pas « je n’ai pas le temps », la seule aussi qui ne m’aurait pas laissé seule pour Pâques, parce qu’elle savait que c’est une fête qui compte pour moi et que j’étais mal de ne pas avoir pu remonter dans ma famille. C’était une période où j’étais plus souvent allongée que debout, donc je n’avais rien pu faire, mais j’avais apprécié qu’elle me parle et qu’elle me propose de le passer avec elle et ses filles. Juste avoir la pensée de me proposer m’avait fait du bien. Et qu’elle réalise aussi que j’étais mal de ne pas voir mes nièces. Parfois je me dis que c’est plus facile de faire comme si on ne savait pas les choses ou comme si on ne voulait pas les voir.

Et il y a une dernière raison. Moins on me voit, plus on va m’oublier. Loin des yeux, loin du coeur…. Je fais un constat un peu compliqué, parce que c’est la 1ère fois que je le ressens et ne sais pas comment le gérer. Je ne me bats plus pour moi, je le fais juste pour mes parents qui ont encore besoin de leur fille. J’essaie de me convaincre que mes nièces ne se souviendront pas qu’il y a une tatie delph qui les aime, avec le temps, çà va s’estomper. Et que mon frère aura sa ptite famille à laquelle se raccrocher. Les amis, pour ce qu’on se voit, je me dis qu’on ne verrait même pas que je ne suis plus là. Des excuses bidon pour me déculpabiliser des idées noires qui me collent à la peau et l’envie de partir qui ne me quitte pas.

Mais j’ai du mal à m’accrocher, j’avoue…

J’allais dire que rien n’est structuré là-dedans, mais en même temps, rien n’est structuré dans ma tête non plus, du coup, c’est bordélique ici aussi et je n’ai pas envie de tout relire, j’ai besoin de cracher le maximum de choses, c’est mon seul but…

Au milieu, j’essaie de montrer celle que je suis, en parallèle de tout ce cirque, pour qu’on n’oublie pas qui je suis et pour que moi-même, je ne m’oublie pas pour finir… mais ce soir, je suis fatiguée et mon masque dégringole ici, à défaut de pouvoir vraiment le faire dans la « vraie vie » (même si je me sens plus vivante sur mon blog que dans mon quotidien et que la vraie vie ne veut plus rien dire à ce stade là. Elle est inexistante) 

C’est pas gai, mais c’est aussi mon quotidien, au-delà des photos, de la musique que je laisse comme traces aussi ici.

Demain sera un autre jour…………

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Des combats qui me touchent

Les coulisses d’un service de psychiatrie

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Je mets mes fameux !!! pour montrer qu’âme sensible s’abstenir Je vais parler positivement des personnes qu’on rencontre dans ce genre de service (le mot « psychiatrie » donne des frissons à beaucoup et si on rajoute le mot « service » devant, on perd du monde… et mon combat a souvent été de dénoncer certaines pratiques ou réalités, dans ces établissements mais c’est important d’évoquer aussi l’envers du décor, plus positif, autant qu’il peut l’être, vues les circonstances, on va dire). Mais j’aborde aussi quelque chose en rapport avec moi qui n’est pas forcément gai d’où les !!! malgré tout, du coup. Je ne me censure plus depuis longtemps mais préfère toujours prévenir…

* Ce couloir là est le 1er que j’ai traversé pendant plusieurs mois entre 2004 et 2006. Une clinique psy. Où il m’est arrivé ce qu’on sait si on me suit depuis un moment…

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* Puis à partir de 2006, c’est par là que j’ai aussi passé de nombreux mois. Un jour, j’ai pris tous mes bulletins d’hospitalisation, pour compter le nombre de mois que j’avais passé dans ces 2 endroits réunis. 27 mois sur 5 années environ. Pour moi une éternité… Au fond, les murs bétonnés sont en fait les couleurs qui mènent aux services comme des sortes de souterrains. On dirait une taupinière. Un service plus dur, je n’ai jamais su pourquoi, parce que j’y ai vu autant de souffrances. Des cas plus lourds, plus dangereux aussi, peut-être, je ne sais pas. Il y a une unité spéciale pour malades dangereux et j’avoue que même en la sachant fermée et protégée, certains patients sortent de ce service là quand ils ne sont plus en crise et du coup, ils sont mélangés avec nous, dans les unités « ouvertes ». Il y a peut-être plus d’angoisse aussi du coup… C’est là que je vais tous les 15 jours pour une consultation psy et je dépends de l’unité qui traite les psychoses débutantes. 

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C’est le genre d’endroits qui marque. Chez moi c’est gravé au fer rouge, parce que j’ai perdu du monde dans ces combats, mais j’ai aussi rencontré des personnes que je n’ai jamais oubliées et on y vit tout plus intensément aussi bizarrement. La souffrance évidemment mais les moments où on arrive à dépasser la maladie et à se retrouver nous-mêmes, en tant qu’individu. Comme dit, quelque soit le degré de gravité et la maladie dont on souffre, on reste des êtres humains avant tout.

– T. une jeune ado qui venait toujours près de moi, elle était en recherche d’affection et me voyait un peu comme la grande soeur à qui on pouvait se confier. Elle venait se jeter dans mes bras ou posait sa ptite tête contre moi quand j’étais installée dans la salle commune sur un fauteuil le soir quand on s’y retrouvait tous. Elle a fait tourner les médecins en bourrique lol un jour, on l’a cherchée partout pensant qu’elle avait fuguée et en fait elle était restée dans son placard et est réapparue comme une fleur le soir. Et puis un jour, elle est venue dans ma chambre en me demandant si je ne trouvais pas qu’elle avait pris du ventre. Je lui ai répondu que oui, un peu, mais c’est parfois l’effet des neuroleptiques. Je la voyais dormir plus souvent, son ventre s’arrondir un peu trop. Puis je ne l’ai pas vue pendant plusieurs jours, quand elle est revenue, elle a repris ses habitudes près de moi et pendant qu’on mangeait, elle s’est confiée à moi (j’étais toujours la dernière à table à cette époque mouais), m’a dit qu’on l’avait forcée à perdre son bébé… Son ventre arrondi n’était pas dû aux neuroleptiques, elle avait été violée et à 16 ans s’apprêtait à être maman… Les soignants la voyant toujours collée à moi ont jugé que ce n’était pas bon qu’elle s’attache de trop à moi, parce que le jour où elle partirait ou que moi je quitterais le service, elle risquait d’aller plus mal. Elle me regardait de loin les larmes aux yeux, tenant sa distance. De mon côté, je n’ai jamais regretté de lui avoir donné ce que j’avais pu. Il y a 1 an, j’ai eu un sms d’elle, 3 ans après elle ne m’avait pas oubliée et çà m’a touchée. D’autant plus quand elle m’a dit qu’elle avait rencontré quelqu’un, qu’elle était heureuse et qu’elle était maman 🙂 Puis elle m’a envoyé des photos de son ptit bout de chou qui avait 1 an. 

– Les personnes qu’on y trouve sont souvent démunies autant affectivement que financièrement et du coup, le moindre geste prend une ampleur qu’on ne rencontre pas forcément à l’extérieur. Quand je vois les gens mécontents de ce qu’ils ont pu avoir comme cadeau, je me souviens au plaisir que j’ai eu d’offrir un carnet de dessin, 1 crayon de papier, 1 gomme et 1 taille crayon, à D. un patient sdf. « Tout çà pour moi ??? » avec un grand sourire édenté. Il était heureux… 

– Il y a ces liens qu’on tisse parce qu’on se comprend, parce qu’on est aussi 24h/24 ensemble. Ces soirées où on se rassemblait tous. J’entends souvent le rire de B. qui riait en lisant « Ensemble c’est tout », je n’ai jamais oublié l’affection portée aux personnes qui en avaient besoin, me moquant bien si je faisais mal ou bien. Certains sont morts à l’heure actuelle, je regrette encore moins de ne pas avoir fait attention. C’est là aussi que j’ai rencontré J-F qui m’a aidée à emménager dans mon 1er appart, le seul ami que j’avais quand je suis arrivée à Marseille pour emménager ce coup-çi et non pas pour être hospitalisée. On allait rendre visite à M-P qui avait été transférée à la timone pour faire des électrochocs (qui l’ont sortie de sa mélancolie). On pleurait, on riait, toutes les émotions étaient mélangées. C’était mon ancienne compagne de chambre à l’époque de la clinique, elle me voyait laver mon linge à la main (je n’avais aucune famille ici et ne connaissais personne à Marseille, du coup, je lavais mes jeans, mes pulls dans la douche), quand elle pleurait et que j’allais m’installer près d’elle pour lui parler, elle me disait « tu sens toujours bon, tu prends soin de toi, tu changes d’habits souvent, alors que tu laves tout à la main, tu es toute jolie toujours » Je lui ai expliqué que c’était important de garder çà, même si c’était parfois dur. Elle a été prendre une douche, se changer, des gestes qui pour elle, dans son état, étaient compliqués. Et quand elle est ressortie, elle avait un grand sourire en me disant « tu as raison, çà fait du bien ». J’étais heureuse de cette mini victoire pour elle.

Je me suis jurée que la dépression ne m’emmènerait jamais aussi bas. Moi j’étais là pour anorexie, la dépression était là mais pas au point de maintenant. Ces derniers temps j’y pense beaucoup à elle, quand le matin, je n’arrive pas à me lever, que je me force à me préparer mais que çà demande un effort qu’on ne soupçonne pas si on n’a jamais connu cet état. Me doucher parfois est pareil, une corvée, mais je tiens ma promesse, je ne laisse pas mon corps à la dépression, même si çà me coûte cher… surtout qu’il y a aussi les douleurs qui empêchent certains mouvements.

– j’y ai rencontrée quelqu’un qui m’a beaucoup aidée côté soignant. Il m’a appris à parler, à retrouver ma féminité par des exercices qui remuaient mais que je ne regrettai jamais d’avoir faits. Je n’oublierai jamais ses mots non plus qui m’ont aidée à aller de l’avant. Je n’avais jamais pleuré devant personne à 27 ans. J’aurais pu être gênée vis à vis de lui, il avait à peine 2 ans de plus que moi et son regard était tellement expressif que je savais ce qu’il pensait. Un jour, il m’a demandé comment je gérais les séances et comment je me sentais après. En rigolant, je lui ai dit que souvent je rasais les murs pour remonter dans ma chambre dès la sortie de la salle d’ergothérapie parce que c’était beaucoup d’émotions à gérer et que souvent j’évacuais sans avoir le temps d’être dans ma chambre. Mais je ne voulais que personne ne voie mes larmes, d’où le rasage de murs. En sortant de la salle, j’étais en vrac comme d’habitude, il a eu le malheur de m’appeler… j’étais en pleurs, je lui en ai voulu sur le moment, parce que je venais de lui dire que je ne supportais pas qu’on me voie comme çà, il n’avait rien compris…. ! Si… Je me retourne donc… pitoyable avec mes yeux rouges, mon nez de la même couleur… « A demain Delphine, 14h… », avec un sourire, l’air de dire « ce n’est pas grave, vous avez le droit de pleurer devant moi » (rien que de me rappeler de çà j’ai les larmes aux yeux, on vient de me perdre…). Je le voyais tous les jours, il m’avait dit que c’était la 1ère fois qu’il travaillait autant avec une patiente, du coup c’était pas compliqué de savoir les jours et les heures, c’était la peine de me rappeler pour çà, le vilain. Et effectivement, les fois suivantes, j’ouvrais les vannes, assise par terre avec lui, il avait ouvert une porte ce jour là… il attendait que çà passe en me donnant le droit de me laisser aller, à mes côtés. Je ne me suis jamais sentie seule un instant avec lui en tant que soignant, contrairement à beaucoup d’autres. Il m’a appris à mettre des mots sur ma souffrance, il a su me montrer qui j’étais. 

– il y a eu F. qui a beaucoup compté, le confident, le double au masculin. Il était capitaine dans l’armée de terre, avait fait une dépression et une ts. Avec lui, j’ai appris le dépassement de soi. « Le mental permet beaucoup de choses » et il m’a aidée à m’en convaincre et m’a convaincue… du haut de mes 37kgs de l’époque, aucun appareil de la salle de kiné n’a été épargnée, je fixais les collines que j’avais en face de moi et je pensais à ses mots « pense à ton mental, il est capable de prendre le pas sur le corps » Il a cru en moi aussi. Il m’a montré des exercices de Qi Qong, lui qui était adepte. On passait nos journées ensemble, le soir j’avais une perfusion d’un anxiolytique, il restait à mes côtés le temps qu’elle coule. C’était là en général qu’il me parlait de lui, qu’il se confiait. Il est sorti au bout de 3 semaines, chaque w-e pendant mes permissions de sortie, il venait me chercher malgré la fatigue de sa semaine, il faisait 2h30 de route aller/retour pour que je passe le dimanche avec lui et sa ptite famille. Pareil, je ne les ai jamais oubliés, ils font partie de mon combat et ont contribué à ce que je me tire de mon enfer. 

Mon post part dans tous les sens, j’en suis désolée :/ Ils m’ont mis de la vie en moi tous ces petits anges rencontrés au détour de couloirs d’hôpitaux. Et mieux, ils m’ont prouvé que je pouvais en mettre en eux aussi. 

Pourquoi je raconte çà, pourquoi j’y pense un peu plus en ce moment… Je ris sous vos articles, je parle, je me rends vivante au maximum pour qu’on ne voit pas ce côté obscur sans arrêt chez moi, mais au fond de moi, je me sens complètement éteinte et vide. C’est une galère pour me faire sortir, prendre soin de moi. J’ai renoncé à tous les traitements pour la fibro parce que je n’ai plus espoir. Cà fait 3 mois environ que je suis retombée dans une dépression avec idées plus que noires. Mon absence il y a 3 semaines, quand j’avais programmé mes articles, était due à une surdose de médicaments, elle était programmée tout autant que mes articles, mais je ne voulais pas faire la même erreur qu’il y a 1 an et demi, quand sous le coup des médicaments justement, j’avais mis un message d’adieu par ici. Cà m’a valu de dormir discrètement pendant 2 jours et de revenir lentement. Je ne sais malheureusement pas mentir, j’ai voulu le cacher, mais je ne peux pas, parce que c’est trop lourd à porter. Deux amis le savent mais on n’en parle pas et ma famille ne sait pas. Mes parents entendent au téléphone les soirs où je ne peux pas masquer les choses et où je n’ai pas forcément envie de parler non plus que je ne suis pas au top de ma forme, mais j’ai voulu les protéger encore. 

La souffrance physique et psychologique… je ne le vois pas comme une ts, je crois que j’avais juste besoin de me mettre un peu en veille… oublier mon cerveau qui n’arrête jamais de fonctionner quoique je fasse. Il ne tait aucune pensée et je m’épuise… le corps lui souffre du froid et de l’humidité, il a à peine le temps de se remettre qu’il fait de nouveau mauvais et çà recommence inlassablement… et au delà de çà, il y a ce sentiment de solitude qu’on peut ressentir parfois en soi, ce vide intérieur comme je l’ai parfois appelé dans d’autres posts. 

Je pense à ma famille, c’est la seule chose qui me permet d’avoir encore un repère, un moyen de garder les pieds sur terre, dans tous les sens du terme… même quand parfois j’ai la main trop lourde sur certains médicaments… Je les aime plus que tout au monde… mais en parallèle j’ai cette souffrance qui ne s’éteint jamais elle, contrairement à moi qui ne peut plus vraiment m’allumer de l’intérieur depuis un moment. J’ai souvent dit que derrière un écran, on ne pouvait pas savoir comment était la personne… 

Je vais m’arrêter là, j’ai mon corps qui tiraille dans tous les sens, il n’a pas apprécié le temps passé à raconter tout çà malheureusement. Prenez soin de vous, je me dis de plus en plus que tout est en nous, qu’on a la clé quelque part et qu’on est seuls face à soi-même. Pour combler ce vide qui bousille tout… Pour aimer la vie à temps complet et pas vouloir la quitter tous les 36 du mois ou parfois l’éviter un temps au moins… 

Des combats qui me touchent

« Douleur »… Ce mot qui détruit tout en soi et autour de soi…

!!!! Mise en garde pour âmes sensibles…. 

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Le seul regard que je croise souvent en 1 semaine… Ma compagne de route qui ne juge pas mes larmes… Celle qui s’inquiète et me saute dessus quand elle ne me voit pas réagir et qui miaule, l’air de dire « t’es là ?? tu ne t’es pas endormie pour toujours en me laissant hein ?? »…. Ma Happy…

Parfois j’aimerais savoir mentir. Dire que tout va bien avec un grand sourire. Je le fais évidemment, mais quand on me connait, il suffit d’un mot qui montre qu’on comprend que je suis masquée et tout dégringole… et mon pauvre papa sait malheureusement entendre entre les lignes, le ras le bol de ces derniers jours. Tout avaler et supporter sans rien dire de cette souffrance qui m’avale de l’intérieur, çà aussi je sais le faire. Très bien. Ce qui suppose que la fameuse bulle m’a aussi aspirée, en même temps. Manque de pot, mes parents ne m’ont pas donné ce genre d’éducation et le mensonge ne fait pas partie de mes gènes, donc en gros, je suis vite démasquée, c’est le cas de le dire… La réalité souvent dérange, elle fait peur. J’ai parfois envie de hurler que la première à laquelle tout çà peut faire peur, c’est moi. Ne sachant pas mentir, je me tais et m’enfonce souvent dans le silence, plutôt que de la crier, cette fameuse réalité.

Les larmes n’arrêtent pas de couler depuis près d’une semaine. Je me suis repliée dans ce monde qui m’attire inconsciemment, si souvent. Ce que certaines personnes se permettent de juger et d’y associer des mots qui ne me correspondent pas (oui je n’ai pas digéré les étiquettes qu’on a pu me coller, c’est le pire qu’on puisse me faire, sans me connaître tant que çà). La douleur physique est insupportable, j’ai envie de me cogner la tête contre le mur, dans l’espoir de tout éteindre. La douleur me fait avoir des idées suicidaires. Elle me vole tout ce qui est autour de moi, comme si ce n’était déjà pas assez et qu’elle n’avait pas déjà fait un sacré carnage dans ma vie sociale, déjà. Plus rien n’est stable. J’aimerais parfois appeler quelqu’un et pouvoir éclater en sanglots en disant que çà ne va pas, que je suis là, perdue. Enfin presque là, parce que parfois, il ne reste que des miettes de moi…. Mais je me l’interdis ou m’abstiens. Chacun(e) a sa vie. Même si je crois toujours que j’en fais pourtant partie de ces vies là. Alors je me tais, ne dis rien, parce que dire « je suis là » juste pour rassurer, envoyer un sms juste histoire de dire que je suis toujours en vie, en gros, çà ne m’aide pas, çà renforce encore davantage cette sensation d’isolement que je ressens au fond de moi. Vaut mieux le silence que la déception des retours que je pourrais avoir, du style « je ne sais pas quoi dire »… je ne sais pas, dis moi que çà va aller, que je ne suis pas seule face à tout çà, que tu penses à moi, que tu es avec moi dans ce combat, que je vais y arriver, que tu crois en moi, purée  y en a des choses à dire à une personne qu’on aime non ? Ne me rends pas plus seule que je ne le suis déjà dans ma tête en me disant que tu ne sais pas quoi dire, c’est terrible de l’entendre quand on va mal. Voilà ce que j’aimerais parfois répondre autour de moi… personne n’est dans ma tête et dans mon corps, c’est aussi une phrase culte… çà veut dire qu’il ne faut plus rien dire et se taire alors ? C’est comme çà. C’est une fatalité en gros. On s’habitue à me savoir mal en gros et c’est aussi terrible que le silence qui me détruit toujours un peu plus, encore faut t-il le comprendre que çà m’a toujours bouffé de l’intérieur et que je me pose toutes sortes de questions devant ce silence. Après on me reproche le mien de silence…. çà fait mal hein ? çà ouvre les portes de l’inconnu, de l’incertitude, des doutes, ce putain de silence hein ? Vous comprenez ce que je ressens alors quand j’ai l’impression de parler dans le vide pour entendre « je ne sais pas quoi dire » ou passer à autre chose, en faisant la politique de l’autruche. C’est bien connu que çà résout tout ce genre de truc… il m’arrive de répondre, pareil, fataliste « ben il n’y a plus rien à dire de toute façon ». C’est malin. C’est constructif. Cà m’énerve.

Je n’ai le courage de rien ces derniers temps, de nouveau. Tout me fatigue et surtout les relations avec les autres. C’est plus facile avec certains. Très compliqué avec d’autres. Mais je manque d’équilibre et suis bancale. 

J’ai parfois l’impression (souvent) que je ne suis plus assez bien pour qu’on m’accorde le temps qu’on donne pourtant à d’autres et je suis là, comme une imbécile à me poser encore des questions, sans réponses. Je n’ai plus le courage de dire que je comprends. Parce que non je ne comprends pas. Le problème, c’est que pour le coup, je n’ai plus confiance du tout en moi et en ce que je peux apporter. J’imagine tout le temps qu’on va me laisser en plan, après s’être aperçu(e) que je ne peux pas bouger comme je le voudrais. Alors en bonne paradoxale que je suis, j’ai envie de crier de m’oublier, mais de ne pas faire du yoyo avec moi. De me foutre la paix. Que chacun reste dans sa vie finalement. Facebook est souvent cruel pour le coup. Le temps qu’on dit ne pas avoir, on l’a pour d’autres bizarrement et je vois des statuts qui peuvent me blesser. Je ne suis pas assez bien ? Je ne vaux pas autant parce que tout est limité dans ce que je peux donner et faire ? Ou alors ils décident pour moi de ce que je suis capable de faire ou pas, comme si je n’étais pas assez grande pour dire « non çà je vais éviter » ou « oui çà je peux, pas de souci ». Laissez moi la liberté de choisir, si le problème vient aussi de là ! Je me sens assez prisonnière comme çà… Je suis assez fatiguée de me dire que je ne suis plus utile ou moins. Je suis suffisamment épuisée de courir après les gens pour mériter ce fameux temps si précieux qu’ils donnent à d’autres au point de m’oublier parfois. Je suis là. En miettes, le moral à 0, mais là. Et j’ai besoin d’amitié même si je suis fatiguée de tout. 

Et en parallèle, l’envie n’est plus là, la douleur physique agit tellement sur mon moral que les sorties sont plus que rares. Je suis fatiguée rien qu’à l’idée de me préparer, souvent. Mais çà me touche qu’on pense au moins à moi, qu’on me propose, qu’on ne m’oublie pas, que je ressente qu’on ait envie de passer du temps avec moi encore. Même si je dois dire non, au moins, je me sens encore vivante, encore présente dans ces vies là. Si seulement tout le monde pouvait le comprendre ce sentiment là. Ce n’est pas faute d’avoir expliqué, mais je ne dois pas être claire, j’en sais rien. Je n’ai plus la force de comprendre ni les autres, ni moi-même. 

Le côté amitié n’a jamais été aussi dur à gérer que ces derniers mois et certaines réactions me bloquent pour laisser entrer des personnes dans ma vie, je me rends compte. Il y a une voix en moi qui dit « laisse le entrer dans ta vie, çà te fera du bien, accepte le, laisse faire les choses, n’anticipe pas les choses », mais je n’ai plus ce peu de confiance que j’avais retrouvé et c’est pesant. Et çà me touche. Ce sont des personnes qui, je ne sais pas pourquoi, ont envie d’y être, dans ma vie en ruines. Mais j’ai peur de les décevoir, comme j’ai dû décevoir les autres pour en arriver à certains stades, alors je me mets des freins, parce que je n’ai pas le courage de souffrir davantage, si on venait à s’apercevoir que finalement, je ne suis plus intéressante à devoir tout annuler, à devoir dire non, à devoir dire que je suis trop douloureuse. J’ai peur que la lassitude s’installe aussi avec ces personnes là.

J’ai toujours eu peur qu’on m’oublie, qu’on m’abandonne, qu’on me laisse sur le bord de la route. Mais je m’essouffle à vouloir rester dans certaines vies et c’est toujours quand j’ai l’impression que çà va mieux qu’on me refait le coup des questions remplies de doutes. On dit souvent que les personnes qui ont une personnalité borderline n’arrivent pas à avoir des relations de longue durée. Ce n’est pas mon cas avec bien du monde, mais on ne sait pas l’effort que çà me demande de tenir le coup dans toutes ces vies… à quel point c’est dur de décortiquer la réalité et le faux qu’entraîne le trouble, dans mon cerveau, à toujours me dire « mais non, tu sais que ce n’est pas comme çà, c’est ton trouble qui te fait ressentir çà, reviens à la réalité »…. mais si c’était la réalité…. c’est bien là mon problème justement 😦 J’ai bien peur que ce soit la réalité et pas mon trouble qui me fasse ressentir bien des choses ces derniers temps. J’ai toujours voulu être une autre. Et ce, aujourd’hui plus que jamais…. 

Mon post est aussi décousu que mes pensées, j’avais besoin de me vider, de cracher et d’écrire même si c’est autant le bordel sur le « papier » que dans ma tête. Mon corps va mal et çà n’arrange pas ce genre de pensées vis à vis des autres. Beaucoup pensent le contraire, que c’est mon moral qui accentue les crises douloureuses, mais pour le coup, non… J’ai rv jeudi dans un service que je ne connais pas, pour qu’on m’hospitalise 5 jours durant lesquels on me ferait un bilan, des perfusions de kétamine et des flashs (des perf express d’antalgiques) si la kétamine ne me soulageait pas assez. 

J’ai besoin d’air, de quitter ce 10 de douleur qui me colle, de liberté et de répit. J’étouffe… A tous les niveaux. Et faire du ménage dans les amis qui un jour me dise blanc et le jour d’après me dise noir et pour lesquels c’est compliqué d’être dans ma vie (c’est facile, il suffit d’en sortir, je ne demande rien, c’est peut-être d’ailleurs çà le souci, de ne jamais rien demander, de toujours avoir peur de déranger). Ce n’est plus moi qui pèserais trop lourd dans les emplois du temps. Qui aurais l’impression d’être un boulet qu’on voit entre le fromage et le dessert. Et essayer de faire entrer de nouvelles personnes dans cette vie qu’est la mienne, même si j’ai du mal à me l’approprier décidemment… Faire confiance… A moi surtout, parce que je dépasse tous les records du manque d’estime de soi, pour le coup.

Il m’arrive souvent de me demander au bout de combien de temps on me trouverait s’il m’arrivait quelque chose, quand je suis autant dans le silence et que personne ne sait, finalement, si je suis toujours en vie, pour parler crûment… combien de temps on laisserait ma Happy seule du coup… Parfois des choses se mettent en place dans ma tête. Pour la protéger, elle, au cas où… Pas pour me protéger moi… Cà fait bien longtemps que rien ni personne ne me protège plus. La funambule de la vie que je suis, marche sur le fil sans être accrochée. Parce que ce n’est pas grave et pas important à mes yeux. Cà le reste juste pour ma Happy, parce qu’elle ne dépend que de moi 😦 … Il faut en prendre soin, à défaut de pouvoir prendre soin de moi….

Des combats qui me touchent, Mes petits et grands bonheurs

Introspection, remise en question et paradoxe

Coucou

Grégory et Lucie, « Vivre pour le meilleur »

15 jours d’absence par ici, je n’ai plus d’articles programmés en stock depuis bien longtemps, donc je m’y colle un peu, ce soir, pour alimenter un peu mon espace quand même.

15 jours difficiles à vivre. Qu’est ce qu’il s’est passé pendant ce temps là… Beaucoup de douleurs qui ont fait flancher mon moral, pas bien solide. Un gros bas côté 1ère maladie qui m’a fait péter les plombs… Me suis retrouvée aux urgences psy où je n’ai pas pu rester, de peur qu’ils me gardent. J’ai pris de quoi me soulager et me sédater au maximum. Ne penser à rien, avoir le cerveau qui arrête de fonctionner pour me permettre de respirer. Sauf que sédatée veut dire couchée et la fibro aime çà, pour provoquer encore plus de crises… Moins on a de mouvement, et plus elle s’active, c’est le phénomène de déconditionnement physique et il vient très vite… J’ai inquiété bien du monde parce que je ne mesure pas ce que mon silence peut produire quand je vais si mal. J’ai commencé à « revenir », mercredi. Puis j’ai dû de nouveau me sédater 2 jours, pour respirer, parce que je me sentais sur le fil du rasoir de nouveau.

Bref, j’ai fait du yoyo moral, tout en tentant d’éviter d’amplifier les douleurs en ne faisant pas fonctionner mon corps suffisamment (j’en parlerai dans un autre article, où je ferai un résumé de ce que j’ai appris pendant les séances à la timone) J’ai beaucoup de mal à gérer les deux maladies.

En 2 semaines, j’ai perdu confiance en certaines personnes, douté de l’amitié de certaines autres. Les préjugés ont fait surface aussi et çà m’a fait mal. J’ai vu pour qui j’étais importante. Celui qui a fait son maximum pour me faire au moins un peu sourire et me serrer fort pour me faire passer un peu de douceur et d’énergie et que je rends dingue quand je boucle mon portable et qu’il ne sait pas s’il me retrouvera vivante (tout çà j’en prends conscience quand je vais mieux malheureusement, j’essaierai de faire mieux, la prochaine fois, de ce côté là, pour éviter l’inquiétude, même si je ne contrôle pas bien cette chose là…). Celles qui étaient prêtes à venir chez moi pour me changer les idées et surtout parce que je manquais et qu’on avait envie de me voir tout simplement, même si moi je ne pouvais pas bien être présente dans ces moments là et que du coup, je répondais absente sans qu’on m’en veuille de mon silence ou de mes « non, désolée », mais j’étais touchée qu’on me le propose malgré tout, de venir et qu’on persiste. Celle qui était prête à m’accompagner aux urgences en pleine nuit. Ceux qui m’ont laissé des sms pour me dire qu’ils pensaient à moi, qui ont regretté mon absence à certains endroits où j’étais censée aller et qui ont mesuré le fait que j’étais vraiment très mal et qui l’avaient compris, là où d’autres avaient sous-estimé mes capacités à bloquer toute vie en moi…….. En sachant malgré tout que je ne pourrais sûrement pas répondre à leurs petits mots, parce que c’est bête, mais parfois c’est bien compliqué, dans ces périodes là…, mais je lis à retardement, tous ces mots d’espoir, d’encouragement, de réconfort, de soutien, et les personnes qui s’en sont donné les moyens savaient que çà me ferait chaud au coeur, sans forcément attendre quoique se soit de moi parce que j’étais en mode « off ». Ce qui a été le cas. Je continuais d’exister, malgré mon « absence ». J’étais là.

La blogosphère a été très présente, elle aussi. Des personnes qui ne me connaissent pas en vrai et qui s’inquiétaient de ne plus me voir écrire, ne plus donner de nouvelles. J’en ai été touchée à travers mes brouillards… Beaucoup d’émotions à gérer dans ce que je ressentais, en positif et en négatif, durant tout ce temps. Je me suis accrochée au positif, même si le négatif m’a bien esquinté aussi…

Quelque chose qui m’a touchée aussi et qui a remis beaucoup de choses en question, qui a ébranlé mon petit équilibre que je pensais avoir trouvé pour m’aider à lutter contre la fibro et on me l’a supprimé pour des raisons qui n’étaient pas fondées. Un comportement et une forme de rejet que j’ai accepté sur le moment parce que je n’avais pas le choix et pour protéger la personne en taisant le fond de ma pensée réellement…, puis repenser à tout çà plus tard, ruminer toute la nuit et finalement refusé tout ce qui s’était dit, parce que dans l’histoire, c’était juste une question de confiance en moi qu’il fallait et on ne me l’a pas donnée et j’en ai été blessée. Je n’en dirai pas davantage, ce n’est pas la peine. J’ai juste appris dans l’histoire qu’être honnête pouvait nous desservir. Une page qui se tourne. Faire du ménage dans ma vie. Ne plus être présente pour certaines personnes (en me faisant comprendre que j’étais égoïste, parce que je ne donnais pas de nouvelles et que je ne répondais pas présente quand on avait besoin de moi, c’était réussi de toute façon et je le deviendrai réellement, égoïste… ce sera justifié de me le dire au moins…). J’ai compris que je préfèrais encore les mots maladroits que le silence finalement. Ne plus rien attendre de personne. Arrêter de vouloir me mettre dans un moule où je ne peux plus être à cause de mes capacités physiques réduites. Accepter les mains tendues quand ma bulle me le permet, parce que parfois, je n’ai que le silence comme réponse malheureusement. Je suis happée par une autre dimension, les jours passent, les uns après les autres, sans m’en rendre compte…. Ne plus être aussi sensible à tout ce qui se passe et me foutre de l’absence de certaines personnes dans ma vie dorénavant, mais me rapprocher de celles qui ont envie d’être dans la mienne. Avoir envie de hurler que je ne suis pas contagieuse, qu’il ne faut pas avoir peur de moi, je ne mords pas encore et que la violence dont je peux faire preuve, c’est contre moi que je la retourne seulement… Bref… tout çà a tourné dans ma tête durant ces 2 semaines, en plus de gérer le reste.

Hier soir, depuis 2 semaines (en dehors de mes rv hebdo à la timone et de ma reprise côté rééducation à ma façon et dont je montrerai l’endroit plus tard ou demain), je refaisais ma 1ère sortie. Je me sentais bizarre, étourdie de tout ce monde autour de moi, prise d’angoisse d’un coup, parce que j’avais la sensation que les gens m’étouffaient. Accompagnée de celui qui n’a jamais lâché l’affaire depuis 6 ans et demi que je le connais. Le seul que j’ai accepté de voir 2 fois par semaine après son travail pour un ptit coucou ou pendant sa pause de midi durant mes moments de brouillards de ces 15 jours, de pleurs, de découragement, de mots qui peuvent faire mal, parce que j’évoque mon épuisement sur tous les plans et que je conçois que c’est très dur à entendre, mais il reste là, inquiet de me voir m’effondrer en sanglots, dans un silence de mort, mais il s’obstine à vouloir venir et son obstination fait que je l’accepte à mes côtés quand il le souhaite. Parfois à dire « je ne sais pas quoi te dire ma ptite Delph » et je réponds « tu es là et c’est déjà tant si tu savais » et hier, accepter de sortir avec lui, revoir du monde, être happée par la vie de nouveau. Essayer de se détendre, de ne pas écouter le corps qui crie de douleur, faire fi de cette mobilité que je perds. Bouger pour aller contre la fibro, ne pas la laisser envahir mon corps, ne pas lui donner raison et lui donner mes membres. Toujours manipuler le corps pour ne pas l’immobiliser, toujours le mettre en mouvement, pour ne pas laisser la fibro l’endormir…. Sauver le moral si bas, par le rire, la douceur, la complicité.

Comment je vais, après sédation, monde parallèle, milieux obscurs, idées noires, remises en question sur ce qui fait ma vie, le sommeil artificiel, les pensées qui se bousculent et le corps qui crie merde… Je suis un yoyo ambulant plus que jamais. Je n’ai jamais connu autant de phases de très bas et de ptits hauts comme çà. Je pleure, je ris. En 5mns, je bascule de l’un à l’autre. Je reste prostrée, puis me relève, puis retombe… Je sens un semblant de dépression m’envahir. On n’en est plus à la déprime, c’est plus profond. L’envie et le goût ont fui, puis ils reviennent sans savoir comment, des petits hauts qui sortent de je ne sais où, çà me laisse incompréhensive, parce que je découvre cet état qui peut être spectaculaire parfois… c’est temporaire et même si je ne pige que dalle, je profite pour lutter contre les gros bas, même si parfois çà ne suffit pas, parce que les bas sont plus nombreux que les hauts.

J’ai besoin des gens et d’amitié, même quand je suis dans le silence, même quand je dis « non » quand on me propose quelque chose parce que je suis bien incapable de faire quoique se soit, même quand les sms restent dans le vide, parce que je finirai par les lire et ils iront droit dans mon coeur. Mais je suis absente malgré tout, malgré ce besoin des autres… Dans ce monde pourri qui me bouffe… C’est un paradoxe cette maladie… Une souffrance sur laquelle j’essaierai toujours de mettre des mots, pour ne pas laisser les autres dans la même pagaille, mais j’avoue que parfois les mots me manquent. Quand on a un bras cassé, on peut dire « purée çà me gratte, c’est pénible, ce plâtre me fait chier, j’ai mal et puis ce n’est pas pratique pour se laver, s’habiller, bouger ». Le mental, lui, c’est de l’obscurité et la fibro, elle, aucun examen à part les irm qui décèlent maintenant les zones hyperactives, ne prouve que j’ai mal finalement. Deux maladies qui n’ont pas de mots, juste des sensations, des non-dits quand c’est trop violents.

Merci à celles et ceux qui me prennent comme je suis, qui comprennent, qui sont là à leur façon et qui ne me laisse pas dans le silence pour autant. Ce n’est pas facile d’être dans ma vie et d’être ami(e) avec moi et je vous aime d’autant plus. Que ce soit dans le monde « réel » ou « virtuel » qui m’a prouvé bien des choses ces 2 semaines… ❤

Je ne sais pas où tout cela me mènera, mais je sais qu’il faut

« Vivre pour le meilleur… pour pouvoir vivre libre… aimer tous ceux qu’on peut aimer… »

Des combats qui me touchent

Ceux qui décident de partir..

!!!!! Je préfère prévenir que mon article est dur et qu’il vaut mieux s’abstenir de le lire, si le moral n’est pas au rv. Le thème en étant le suicide. J’ai voulu tenter d’y aller mollo dans mes propos, mais je ne peux pas. Mes mots vont être tout aussi violents que les maux qui entraînent vers mon sujet…
 
Soprano, « Puisqu’il faut vivre »
 
Voilà qui est dit, je vais lâcher les mots tels que je les vis au quotidien, tels qu’ils naviguent en moi et tels je les ai vécus à travers d’autres. 
 
Comment commencer… J’ai un trouble de la personnalité, je l’aurais apparemment, depuis mes 12 ans environ (mon histoire racontée a permis de remonter à cet âge là), mais j’ai été seulement diagnostiquée quand j’ai commencé le suivi psy pour l’anorexie et comme il n’a pas été traité avant, il s’est empiré et s’est développé et je me suis construite sur çà. Borderline. Etat limite. Le but n’est pas d’en parler dans cet article, j’expliquerai ce que je ressens avec et surtout comment je vis avec, dans un autre article.
 
Avec ce trouble, je vois la vie en noir et en blanc. Contrairement à mon titre de blog, je ne vois pas de couleurs, vraiment. Soit la vie m’attire, soit la mort m’appelle, pour résumer… J’adore rire et la moindre occasion de le faire, je le fais. Je suis souriante pour les autres et agréable à leurs yeux. Parce que je mets un masque la plupart du temps, mais seule moi le sait. Je pense que vous avez pu vous en rendre compte à travers certains de mes mots et de mes bêtises dites un peu partout, que je ne parle pas toujours de mort ou de trucs sombres. En parallèle, j’ai des périodes plus ou moins longues où le besoin de partir est si fort que je dois me forcer à lutter pour ne pas commettre l’irréparable. En général, quand je ne suis pas très présente par ici, çà peut être due à la fatigue ou à la douleur, mais la plupart du temps, c’est parce que je suis tellement obsédée par l’idée de partir que je ne perçois plus rien autour de moi.
 
Le suicide… J’ai tenté de partir en février 2010, par médicaments. Le ciel n’a pas voulu de moi. Pourquoi j’ai voulu m’envoler ? La raison est si simple… je ne supportais plus de souffrir dans ma tête et dans mon corps. Quand on ne gère plus rien, qu’on est seule à le gérer, parce qu’il n’y a personne pour comprendre ce qu’on vit, ni une épaule sur laquelle se reposer au quotidien, quand on en a ras le bol. Quand l’administration s’y met et qu’on se demande comment on va faire pour vivre avec si peu de moyens financiers. La sensation de n’être plus rien, juste un objet dénué de sentiments pour qui que se soit. Enfermée dans le silence, parce que c’est interdit de parler de ce sujet, surtout quand il nous concerne. Cà fait fuir. Cà fait peur. Je comprends, sans comprendre, en réalité… 
 
La semaine dernière, dans le groupe, quelqu’un qui connait pas mal de choses sur moi, pour avoir parlé avec lui, m’a dit « tu es une amie qui compte beaucoup pour moi, çà me rend déjà mal de te voir souffrir autant et je me sens impuissant (pourtant, il me connait avec le sourire, les 3/4 du temps et c’est avec lui que je rigole le plus chaque jour, donc, il ne voit pas que le côté physique et les difficultés que çà entraînent…), mais si tu continues à aller dans la direction de vouloir partir, je ne supporterai pas de te perdre, parce que j’ai perdu du monde encore récemment et que si tu continues, attends toi à me perdre avant de perdre la vie. C’est peut-être égoïste, mais c’est comme çà » (vendredi dernier, il a compris pourquoi j’avais été absente la veille…. je passerai sur la raison, je pense qu’elle est largement compréhensible… :-() il a été le seul à le savoir ce jour là, j’étais encore vaseuse, ne tenais pas bien debout et j’ai craqué quand il m’a demandé si çà allait, d’où ses mots).
 
Qu’est ce que je pouvais répondre… déjà j’ai regretté d’avoir craqué devant lui et de lui avoir avoué ce que j’avais par moments dans la tête. Je n’ai pas expliqué pourquoi c’était comme çà, il ne l’aurait pas entendu, c’était inutile de rajouter quoi que se soit au mal-être qui était en moi, ce jour-là et je ne voulais pas lui faire plus de mal non plus… j’ai dit que je le comprenais, que ce n’était pas égoïste loin de là, que moi aussi j’étais obligée de me protéger parfois, face à certaines situations. Que je ne parlerais plus de çà et que je ferais tout pour penser à la vie (en sachant très bien que c’est bien plus compliqué que çà…).
 
Quand je suis rentrée chez moi, j’étais très mal en plus du reste et je me suis jurée qu’oser avouer un mal-être, était la dernière fois que je l’évoquais… Et à ce moment là, je me suis posé bien des questions.
 
Je suis dangereuse, dans le sens où on s’attache rapidement à moi. Je ne sais pas pourquoi c’est comme çà, mais le 1er mot qui vient en 1er, quand on parle de moi, c’est que je suis attachante et que ma présence apporte un côté serein et agréable, parce que je suis (en apparence), quelqu’un de posée et de calme et toujours avec mon fameux sourire pourri. Je ne sais pas ce que je dégage pour qu’on me perçoive de cette façon et qu’on soit amenés à me dire que je peux vite manquer si je ne suis pas là. Ce sont des choses qui me touchent évidemment, mais, c’est peut-être difficile à comprendre, comme tout le reste d’ailleurs, mais parfois, j’aimerais autant qu’on ne m’aime pas, que je sois ignoble et qu’on me déteste… S’attacher à moi, signifie que moi je me sens encore plus seule, parce que je ne me donne pas le droit de dire tout ce qui se passe en moi, pour ne pas faire de mal aux personnes qui tiennent à moi du coup. Je mens, cache, trafique la vérité, mets un masque à fond la caisse. On a peur de me perdre… je l’entends et comprends évidemment, mais demain, je peux me faire écraser en traversant une rue et partir aussi… La perte sera identique et la souffrance sera pareille. Alors comment on fait, on ne s’attache à plus personne, de peur de perdre les gens ?? Parce que tout le monde peut partir demain finalement…
 
La maladie m’a fragilisée énormément, mais elle m’a appris une chose, parmi tant d’autres. Qu’il faut profiter des gens qu’on aime au maximum, parce qu’on ne sait justement pas de quoi est fait demain et que se réveiller avec des regrets, du genre « si j’avais su, j’aurais été la voir plus souvent », « si j’avais su, je ne l’aurais pas laissé tomber, parce qu’elle me manque et j’aurais dû en profiter ». C’est valable pour tout le monde et encore davantage quand la personne est mal, quelque soit la maladie. La personne dont je parle est malade et c’est dégénératif, je connais sa fin en gros…, c’est comme si je lui avais dit que je voulais me protéger et m’éloigner de peur de souffrir le jour J de sa disparition. J’ai envie de profiter de lui, de rire avec lui, de parler, d’échanger, d’être là, tout simplement. Le jour J, il partira, mais je n’ai pas envie qu’il se sente aussi seule que moi, parce que justement on a peur de s’attacher à lui et que du coup, on l’évite…
 
Il y a 1 mois, çà fait 7 ans que j’ai perdu un ami de cette façon. Il était bipolaire et je voyais qu’il souffrait même s’il ne disait plus rien les derniers temps, mais mon amitié, je lui ai donné jusqu’au bout, parce que je l’aimais. D’autres m’ont dit « je veux mourir », ils ont tout fait pour arriver à leurs fins, se sont ratés de peu, je n’ai jamais laissé tomber pour autant. Je me disais qu’un jour, c’était certains ils arriveraient à se foutre en l’air, et que j’étais largement impuissante pour l’éviter. Mais j’ai juste été là, à écouter, à être présente physiquement, à surveiller aussi, de loin parfois et j’ai voulu profiter de la vie avec eux, dans le cas où dans leur tête, l’appel de la mort serait trop forte un jour. J’ai connu une petite blogueuse, il y a quelques années. Anorexique, boulimique, elle a tenté X fois de s’en aller. J’avais arrêté de dire quoique se soit, parce que j’avais conscience qu’elle n’était déjà plus là et que finalement, je lui souhaitais de partir pour achever sa souffrance. Elle est partie, çà a fait 1 an en août.
 
Beaucoup de personnes qui ont un proche qui disparaît ainsi, disent « il ne disait rien, qu’est ce qui pouvait présager qu’il ferait un tel geste, il souriait toujours, était plein de vie, on ne comprend pas »…. mais pourquoi on n’en parle pas ? Parce qu’on nous dit de nous taire quand on évoque ce genre de mal-être, alors on se la ferme de peur d’être jugée, d’être incomprise. Et pour que personne ne vienne entraver les plans. Combien de fois, j’ai entendu que c’était lâche et égoïste. « Pense à ta famille, pense à tes amis, pense aux personnes qui t’aiment ». Mais je ne fais que çà put*** !!! et j’en arrive à m’épuiser de passer mes journées et mes nuits à me dire « arrête, çà va aller ptite Delph, tiens le coup, tiens bon, tu n’as pas le droit, tu emmènes tous ceux que tu aimes avec toi si tu fais çà, çà va passer… accroche toi, allez, la vie est belle…. » Alors je suis égoïste à me tourner ces phrases en boucle sans cesse dans ce genre de périodes ? Je ne pense pas, non…. Quant à être lâche, je suis dans les maladies et les hôpitaux depuis mes 19 ans, à me tirer de l’anorexie, à apprendre à vivre avec mes gros bas, la dépression et maintenant la fibro. Cà fait 15 ans que je lutte contre moi-même….. Si j’avais été lâche, j’aurais quitté ce monde, la 1ère année que j’ai subi l’anorexie et quand elle m’a lancé le 1er signal de mort, je ne l’aurais pas combattu, je l’aurais laissé m’emporter. C’était si simple de crever de faim, pas besoin d’aller plus loin dans la destruction, çà suffisait pour partir.
 
La souffrance n’aura jamais de mots assez forts pour comprendre ce qu’on supporte parfois. Je sais que le jugement n’apportera jamais rien et çà sert à quoi de se mentir. On a beau ne pas vouloir entendre qu’une personne souffre dans sa tête au point de vouloir mourir, elle se tait, mais au fond, qu’est ce que çà change ? Elle reste avec ses pensées et se cache dès qu’elles sont trop prenantes. Dans ces moments là, il m’arrive de ne pas répondre sur mon portable, de peur de craquer, de peur de crier au meilleur ami « laisse moi partir, j’en peux plus, donne moi le droit de m’en aller, arrête de vouloir me retenir auprès de toi », alors je laisse sonner, je garde le silence et m’isole. Et çà va super mieux de devoir faire çà, c’est certain…. C’est ironique évidemment…
 
De mon côté, je préfère qu’on me dise « çà me fait souffrir au point de penser au suicide », plutôt que de garder la personne face à sa détresse. La politique de l’autruche n’a jamais rien donnée. On voit, mais on ne dit rien. Mouais… On ne sauve pas la personne, mais on peut au moins l’accompagner. Et l’engueuler en lui disant « çà va pas non, faut pas penser à çà, pense à Pierre, Paul, Jacques, ne soit ni lâche, ni égoïste » ne donnera qu’un effet très négatif sur la personne en détresse : la conduire dans ses derniers retranchements. L’air de dire « ok, je ne dis rien, ne montre rien, mais je partirai malgré tout »
 
Il faut beaucoup de compréhension, de non jugement et de tolérance pour aborder ce sujet. Pour moi, il m’a fallu m’y attaquer à plusieurs reprises, pour essayer de trouver les bons mots et surtout me mettre à nue encore plus que davantage… 
 
Si vous avez des personnes qui sont proches de vous qui commencent à avoir un comportement inhabituel, qui se replie sur lui-même, qui ne parle plus, incitez le à se faire aider. Plus les idées noires sont prises en charge rapidement, plus les chances de s’en sortir sont importantes. De mon côté, j’ai la sensation d’être née comme çà avec, mes pensées sont devenues chroniques et font partie de moi.
 
J’aime la vie, mais je suis plus attirée par la volonté de vouloir m’envoler. Je ne veux pas le cacher. Tout le monde peut un jour, se retrouver confronter à ce genre de pensées. Perte d’un emploi et difficultés financières qui vont avec. Départ d’un compagnon ou conjoint. Problèmes familiaux. Décès d’un être cher, petit ou grand. On prend plusieurs situations, on les imbrique et on demande à la personne qui vit tout çà en même temps, je ne suis pas sûre qu’elle voit la vie d’un autre oeil, mais qu’elle soit plutôt sur le point de la voir en noir. Un moment de solitude de trop et on commet l’irréparables. Personne n’est à l’abri.
 
Vous avez le droit de me juger, de me détester, de penser lâcheté et égoïsme, mais comme ce sont des choses que je connais déjà, je ne veux aucun commentaire du style « pense à ceux qui t’aiment, ne sois pas égoïste ou lâche, tu n’as pas le droit », je préfère que vous gardiez le silence. Le but de cet article est de faire comprendre ce qu’on peut ressentir quand on est dans cet enfer et qu’on ne fait surtout pas exprès d’être telle qu’on est. Il suffit d’être plus fragilisée, d’être plus sensible. Donc c’est plus compliqué qu’une simple volonté à vouloir vivre. Lutter contre le suicide est un combat récurrent, qui épuise, on se bat contre nos idées comme quelqu’un qui se bat contre une autre maladie et j’aimerais qu’on arrive à en prendre enfin conscience.
 
Pour ce qui est de moi, je suis dans une période comme çà, où tout est dur à supporter et que parfois, le soir, j’aimerais bien me décharger de mes problèmes sur quelqu’un, pouvoir mettre ma tête contre une poitrine rassurante qui puisse me dire « je suis là, ne t’inquiète pas, çà va aller ».
 
Les personnes dans cet état se sentent largement seules déjà, ne les mettez pas à l’écart davantage. Cà peut arriver à n’importe qui. A un de vos enfants, un de vos parents, un frère, une soeur. Vous ne les laisseriez pas seuls avec leur souffrance, même si vous ne comprenez pas, alors soyez aussi indulgentes pour des personnes qui comme moi, vous parlent de ce thème tellement tabou.
 
Il y a des raisons à tout, même si on ne les comprend pas. Avoir besoin de partir, suppose une dose de souffrances accumulées que la personne est incapable de gérer.
 
La vie est belle, allez…. J’ai voulu fermer les commentaires, mais les laissent finalement ouverts, en n’acceptant que ceux qui sont constructifs… pas de lâcheté ou d’égoïsme, pas de « pense à ta famille », pas de « pense à ceux qui souffrent encore + et qui sont malades » (mouais super….. la souffrance est unique à la personne, on ne pourra jamais arriver à dire, toi, tu souffres comme çà et l’autre comme çi, et ce, quelque soit la maladie)