Des combats qui me touchent

Orgasme mémorable…

Merci Youtube pour la capture d’écran

On se connaissait depuis quelques années, depuis toujours même, du plus loin que je me souvienne. On avait un peu flirté, mais sans plus. Peut-être que je n’avais pas pris le temps de bien le connaître et que j’étais restée un peu trop en surface, je ne sais pas. Mais ce soir-là, tout a été différent. Je l’avais face à moi, mon regard sur lui n’avait pas changé, c’est au moment où ses lèvres ont effleuré les miennes que quelque chose s’est transformé en moi. Un baiser plus savoureux, plein de douceur, mélange de sucré-salé. Ce soir là, j’ai succombé à son charme et je me suis laissée aller depuis bien longtemps. On n’a fait plus qu’un, je l’ai laissé venir en moi. C’était d’une magie comme je ne l’avais pas ressenti depuis bien des années. Tout en moi pétillait, si un illustrateur avait pu dessiner à ce moment là ce qu’on vivait ensemble à cet instant précis, des petites bulles de bonheur et de plaisir auraient été placées sur mon visage et mon corps tout entier. On a pris notre temps tous les deux, je me délectais à l’avoir en moi, à l’accepter comme s’il avait toujours fait partie de moi. Dans un feu d’artifice immense, mon corps a explosé de plaisir dans un orgasme comme jamais ressenti aussi pleinement. Sereinement. Le coeur en joie. Le corps vibrant dans chacune de ses parcelles et ses moindres recoins. L’esprit libre et léger. Ce soir là, ce fut un orgasme mémorable oui.

………

Alimentaire l’orgasme :p Ben oui, alimentaire ! Qu’est ce que vous avez cru ?? Ohhh ! 🙂

Je partage beaucoup de choses par ici, mais de là à raconter ma vie intime, on ne va pas exagérer non plus hein ^^ Hier soir, j’ai mis 2 posts sur mon profil facebook. L’un était une vidéo qui tourne pas mal avec les beaux apollons non pas grecs mais rugbesques (non, faut pas chercher ce mot dans le dico, je viens de l’inventer à l’instant) et j’avoue qu’ils ont pu donner de sacrées bouffées de chaleur mmhh 🙂

L’autre post était sur un anniversaire un peu spécial, parce que çà fait 5 ans que je me suis tirée de l’enfer des troubles alimentaires. Du coup, les deux posts mélangés m’ont donné cette idée un peu farfelue pour expliquer ce que j’ai pu ressentir, le jour où j’ai mangé en ayant toutes les saveurs décuplées, à avoir l’air très con de m’extasier devant un morceau de carotte et pomme de terre, comme si je les découvrais pour la 1ère fois. Un morceau de carotte, faut le faire, pour rendre quelqu’un heureuse à ce point. Je n’ai jamais mangé quelque chose d’aussi bon, pourtant, ils étaient préparés comme d’habitude, mais la différence restait dans le fait que je mangeais tout çà sans me poser de question, sans me torturer l’esprit, sans voir ces aliments comme des chiffres remplies de calories que j’ingurgitais. J’avais pris le temps d’apprécier ce petit plat pourtant si simple, mais tellement savoureux quand on se remet à vivre, sur le plan alimentaire. Ce soir là, j’ai connu l’orgasme alimentaire, après 14 ans de restrictions. Et je m’en souviendrai toujours. Une explosion de saveurs sur mon palais et dans la moindre papille. Parce que c’était le 1er jour du reste de ma seconde vie post anorexie. Et que comme tous les combats, celui-là a laissé des traces en moi. Indélébiles. C’est aussi pour cette raison que je souhaitais le tourner un peu en dérision, ce post « anniversaire » 🙂 

Bon… Et puis, après la polémique qu’il y a eue ces derniers jours et dans le respect de l’éthique que je me suis imposée depuis le début que j’écris par ici, je dois vous faire un aveu et être honnêtes avec vous : 

*** Article sponsorisé par le XV de France *** :-p (ben quoi ! je n’y connais rien en rugby, ne connais pas leurs noms à tous ces spécimens bien foutus mais ils ont été source d’inspiration quand même ! Sans eux, peut-être qu’il n’y aurait pas eu de post encore aujourd’hui, qui sait, alors je leur dois bien çà ! 😉 ) 

Prenez soin de vous et gardez espoir pour celles et ceux qui passeront par ici et qui souffrent de TCA.

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Les projets des copinettes

Mes plus grandes victoires – « 53 billets en 2015 »

Ces victoires qui font celles que je suis… Qui serais-je, sans tous ces combats… (été 2014, plage de la pointe rouge, Marseille)

 

De blog en blog, souvent on découvre des projets ou des défis qui donnent envie d’être rejoints parce qu’ils apportent quelque chose. Quand on est un peu (beaucoup…) en bas, c’est important de se rappeler ce qu’on a pu faire, pour ne pas voir que le négatif et ce qu’on n’arrive pas à faire. C’est ma grande spécialité… alors en lisant le post de Marie qui parlait du défi « 53 billets en 2015 » créé par Agoaye et le thème m’a donné envie. « Mes plus grandes victoires » 

* j’étais destinée à vivre dans l’anorexie chronique, vu le nombre d’années passées dedans, peu de soignants pensaient que je m’en sortirais un jour. Cà fait 4 ans et demi que sur mon dossier est inscrit le mot « guérison » et il figure aussi sur tous les dossiers que je suis amenée à envoyer à la mdph ou à la sécurité sociale quand il faut faire mon bilan médical. 

* j’ai pris 13 kgs, autant acceptés par mon corps que par ma tête, ce qui était quand même le plus important, sinon çà ne servait à rien.

* je me surprends à aimer mes petites formes, à aimer les ressentir à travers mes vêtements quand je bouge et que mon popotin remplit enfin tous mes pantalons

* malgré l’anorexie, la dépression et le trouble borderline, j’ai un bac + 2. Je me suis battue même l’estomac vide, pour accéder à ce que je voulais faire.

* par rapport à mon trouble, il est difficile de tisser des liens sociaux et surtout de les conserver, on a plutôt tendance à un grand manque de stabilité, pourtant, je suis bien là, à parler depuis des années à certaines personnes et autour de moi, même si j’ai fait un grand ménage ces temps-çi (et ce n’est pas mon trouble qui l’a entraîné…..), il y a 2 personnes qui sont là depuis 8 et 5 ans. Un record borderline… 

* j’essaie d’être la meilleure tatie possible avec mes deux ptites nièces qui comptent tant pour moi et mes liens avec toute ma famille se sont encore plus resserrés, remplis de solidarité et tous les 6 sont ma force la plus immense.

* je tente de mettre en place l’un de mes plus grands projets (il n’est jamais assez bien écrit, c’est pour çà qu’on n’en voit pas la couleur, mais il est là).

* j’ai déménagé à l’autre bout de la France, loin de toute ma famille et tout reconstruit, alors que j’étais en pleine anorexie et qu’à l’époque, pour beaucoup (tout le monde en gros) c’était un projet trop fou, qui aurait pu mettre ma santé encore plus en danger, mais je me suis adaptée à ma vie marseillaise et çà fait 9 ans et demi que je suis là. 

* je me lance des défis physiques alors que je ne suis pas forcément en forme pour les faire, mais dont j’ai besoin pour mettre du sel dans mes journée très chaotiques et très noires, il faut bien le dire…

* je fais tout pour retrouver une vie professionnelle alors que beaucoup de portes se ferment et que certains statuts ne me sont pas autorisés à cause de l’invalidité, ce qui limite bien des choses…

* j’ai réussi à faire confiance à des hommes dans ma vie privée, malgré une agression et abus sexuels, à 4 ans d’écart. 

* je me suis lancée dans l’aventure asmr, sur youtube, pour essayer d’apporter un peu d’apaisement aux autres et partager

* et ma plus grande victoire est simplement de vivre…. 

 

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Des combats qui me touchent

10 ans après mes 1ers pas pour me sortir de l’anorexie

« on s’était dit rv dans 10 ans… »

Un 6 septembre, je suis arrivée le coeur lourd, à Marseille. Je n’y venais pas en vacances, le psy m’avait envoyée en cure dans un établissement psychiatrique pour changer d’air. J’avais accepté, parce que je me voyais décliner, rien ne bougeait suffisamment et j’espérais que 3 semaines, bien surveillée dans un milieu qui me faisait peur pourtant, arriveraient à faire partir définitivement mes démons (quand on souffre, on croit parfois encore au Père-Noël, même à 26 ans :p ). 1ère fois que je partais si loin de ma famille, 800kms nous avaient séparés en un coup de train, mais aussi 1ère fois, où les soins allaient si intenses pour me sortir de ce cercle vicieux. Je ne me rappelle pas si j’ai déjà parlé de l’endroit où j’ai débarqué, donc pour éviter de me répéter au cas où…, je vais juste dire que je n’étais pas du tout au bon endroit… j’ai passé un w-e plus que cahotique et le lundi, le psy de cet endroit là, me faisait transférer dans une clinique où il travaillait aussi. Je ne parlerai pas non plus de cet endroit, parce que je suis en train de le faire dans mon livre et c’est loin d’être facile, de creuser tout çà pour en ressortir le meilleur mais aussi le pire.

Durant ces 10 ans, j’ai passé presque 2 ans et demi en milieu psy, que ce soit en clinique ou en service psy un peu plus raide. Mais qu’est ce qu’il reste de moi après 10 ans finalement…

J’ai gagné ce fameux combat contre l’anorexie, même si la fibro semble être une suite presque logique, parce que je n’aurais pas pu en sortir indemne, mon cerveau a choisi le moins grave sûrement psychologiquement. Je n’ai plus de crainte à avoir de mourir un jour de faim, mais j’ai récolté une zone douleur hyperactive. Mon mal-être s’est déplacé en gros. Il m’arrive de ne plus savoir ce qui est le pire à vivre pour moi, malgré tout, j’avoue… J’ai vécu 4 ans avec les 2. Fibro et anorexie se cotoyaient, peut-être que la fibro était là pour me dire, durant un laps de temps « allez Delph !! si tu manges, tu auras moins mal, vas y, bats toi et sépare toi de celle que tu penses être ton amie, alors qu’elle est ta pire ennemie et tu iras mieux physiquement, allez allez allez !!!!!!! » et c’est vrai que çà m’a fait bouger davantage, mais quand j’ai commencé à avouer que j’avais des douleurs un peu partout dans mon corps et que la moitié de mon corps ne bougeait plus de la même façon et que j’ai demandé à la psy « c’est normal que la prise de poids me provoque des douleurs aussi fortes ?? ». Elle tombait des nues, je n’avais rien dit et lui déballais 2 ans après les 1ers symptômes que j’avais mal… Je croyais que c’était l’anorexie qui me provoquait, ce qui était logique dans ma tête, malgré le fait que je ne sois plus tout à fait les pieds sur terre, mais j’arrivais encore à le concevoir, et finalement combien de fois, j’ai entendu « çà ira mieux quand tu auras repris du poids », quand j’osais l’évoquer ce corps qui me faisait si mal, alors à quoi bon le dire…

En 10 ans, j’ai eu beaucoup de périodes très basses, 2 ts, des amis morts de leurs psychoses, des plus belles périodes, une autre vie que j’ai voulu me construire ici dans cette ville où quelque part on m’a redonné vie. Je suis admirative des personnes qui disent qu’elles se sont sorties des troubles du comportement alimentaire, seules. C’est loin d’être mon cas. Il y a eu toute une équipe médicale derrière moi durant des années et sans elle, mélangée à mes proches et ami(e)s, je n’aurais pas pu, j’étais coriace à convaincre et il a fallu qu’on me répète plusieurs fois les choses pour que je puisse les intégrer. Le manque de confiance est ce qui est le plus dur à récupérer. Se donner une image positive aussi. Et puis s’aimer, tout court. Ne plus avoir envie de mourir parce que malgré 37kgs, je continuais à me voir énorme. C’est la photothérapie qui a renvoyé ma véritable image dans le miroir et le jour où j’ai réalisé le vrai corps que j’avais, un ptit tilt a eu lieu, mais c’était loin d’être un déclic, comme beaucoup en parlent. Il a fallu des mois pour que j’arrive à « me voir ». Si je pense aux personnes qui ont apporté leur pierre à l’édifice de mon combat, je peux compter un ergothérapeute en or qui m’a énormément apporté et qui m’a fait dépasser mes limites au-delà de ce que je me doutais pouvoir faire un jour, de ce corps. J’ai appris à avoir un contact physique avec les gens, sans en avoir peur. Je n’ai rien oublié des exercices qu’il m’a fait faire, il savait très bien cibler mes difficultés, sans que j’aie besoin de lui en parler. J’avais 27 ans, quand j’ai vraiment supporté que quelqu’un me serre dans ses bras et que je m’y sente bien, sans trouver çà bizarre. Moi la pudique, froide comme un glaçon… Maintenant, dès que je peux, je suis un pot de colle ambulant, c’est dire à quel point on peut changer des choses en soi, si on tombe sur des personnes qui nous montrent la direction. Il y a eu 3 psychologues qui ont mis leur grain de sel. 3 psychiatres, dont la dernière qui me suit encore, en thérapie de soutien, mais chacun m’a ouvert des portes vers la vie en tout cas. Des infirmières psy avec lesquelles j’ai pu parler et vider mon sac. Cà en fait du monde pour un malheureux combat contre la faim… Il m’a fallu tout çà pour me remettre sur pattes et prête à manger. Des personnes qui m’ont suivies une grande partie de ces 10 ans.

Il y a 10 ans, je n’imaginais pas vivre à Marseille, çà aussi, c’était un périple, tout le monde me mettait en garde, çà fait 9 ans que j’ai fait le pas et pour l’instant, je m’y tiens. Des amis sont venus se greffer à cette nouvelle vie, j’en ai perdu à cause de la fibro, parce qu’on ne comprenait pas certaines choses, je me dis que c’est tant pis. Pour eux. Je donnais ce que j’avais à donner, bien réduit, oui, c’est sûr… mais j’essaie de faire de mon mieux et la 1ère qui subis, c’est moi. Au quotidien. Alors, les pertes en amitié, j’en suis revenue…

La fibro m’aide aussi dans ma lutte contre mon trouble borderline. Quand je sens une pulsion arriver, un besoin de me cogner un bon coup, avec mon poing et la force que je peux dégager dans ce genre de moments, mon bras droit ne fonctionne pas, il est là, mais le fait que j’aie perdu de ma mobilité m’empêche de le faire et le bras gauche ne me soulage pas autant… il m’arrive de me dire que mon cerveau a peut-être modifié cette fameuse mobilité pour me protéger ?… Cà arrive que je perde le contrôle de moi-même, malgré tout, les migraines me rappellent que je souffre déjà bien assez au niveau de la tête sans rajouter des bosses… pareil, présentes, comme une protection pour ne pas me démolir. Les coupures sont là par moments quand les angoisses, le stress sont aussi plus forts et que je ne gère rien. A part « çà »… ma drogue pour ne pas faire péter tous les câbles qui restent…

Suis-je heureuse après ces 10 ans de combat… oui dans des choses simples et le bonheur pour moi n’est pas un truc immense, il est au quotidien, à travers des trucs parfois bien ridicules, mais que les personnes qui cherchent le Bonheur avec un grand B ne voient pas, tellement elles sont attentives à l’attendre. J’aime la vie autant que je peux avoir envie de la fuir. Je suis soit dans le blanc ou le noir, pareil. Avec quelques couleurs. Pastel, les couleurs, faut pas exagérer hein :-s 🙂 Mon corps et mon âme s’entremêlent sans arrêt et je me dis qu’un jour, les deux rassemblés vont me rendre folle. Dans le sens littéral du mot, même si je n’aime pas l’utiliser. Jusqu’où peut t-on supporter certaines choses… Le corps qui hurle, la tête qui a un tambour permanent en fond, les migraines qui se rajoutent et s’activent depuis 2 mois environ. Je ne réponds pas au traitement en plus. Le neurologue a doublé le traitement de fond pour voir, le triptan a été changé et il veut que je passe un scanner pour voir s’il n’y a rien. Dans ce joyeux bordel, il ne manquait plus que d’être migraineuse au point de ne plus pouvoir bouger, tiens et d’avoir envie de vomir à tout bout de champ. 

Il y a la vie au milieu. Moi. Et l’autre chose, sombre qui me traverse l’esprit très souvent. Trop souvent, parce que c’est aussi une lutte. Pour résumer, depuis ces 10 ans, je me bats soit pour vivre, soit pour survivre au moins un peu, et je profite de tout ce qui est bon à prendre pour m’y aider et tout ce que j’arrive à faire, c’est comme si je le vivais en double dose, pour les fois où çà ne m’est pas autorisé. C’est ma vie, celle que je n’aurai pas en 3 exemplaires… Je l’estime gâchée parfois, puis souvent, je me dis que j’ai la chance de pouvoir être autonome encore, même très au ralenti. Est-ce que je serais la même sans ces 10 années à lutter… Est-ce que je verrais le bonheur là où d’autres en sont incapables… Est-ce que de voir certaines choses, n’a pas changé ma vision de la vie sur bien des thèmes dont j’aurais préféré ne jamais connaître le côté obscur… 

Est-ce que je serais encore en vie s’il n’y avait pas eu tout çà durant ces 10 ans, tout simplement…. 

A toutes celles qui arrivent sur mon blog, en tapant des mots-clés en relation avec l’anorexie, ne perdez pas espoir. Si j’écris cet article aujourd’hui, ce n’est pas juste parce que çà fait 10 ans que j’ai vraiment tenté de m’en sortir pour de bon. Cà fait aussi 4 ans ce mois-çi que la psy a pu écrire sur mon dossier « guérison complète ». Je me sens libre de ce côté là et rien ni personne ne pourra me supprimer au moins la liberté de manger comme la plupart des gens 🙂

 

Des combats qui me touchent

Venir à bout d’un projet…

Youhou !! 🙂

 

« Un corps dans la tourmente » dans toute sa construction… En train de naître… Pour que moi, je puisse naître une seconde fois…

J’avais dit que je disparaîtrais momentanément, justement pour terminer ce fameux projet qui me tient tant à coeur. Mais j’ai besoin de partager tout çà avec vous aussi, alors je fais une petite coupure.

Projet qui me bouffe beaucoup d’énergie, qui remue plein de choses. Belles, moins belles, tristes, terribles.. Parfois je suis obligée de tout stopper, parce que je sens une vague d’angoisse et les larmes aux yeux sur le point d’atterrir sur mon clavier et ma prise électrique où est branchée en permanence ma pauvre batterie qui est épuisée (ce serait malin de ne plus avoir de portable et d’en plus, provoquer un court-circuit dans tout l’immeuble ttss 🙂 ) (j’ai déjà manqué foutre le feu dans mon ancien studio, avec un sèche-cheveux, c’est dire le pouvoir que j’ai, quand on m’approche d’une source électrique hihi)

Ce projet date de 2002 déjà (je vais expliquer pourquoi il est aussi ancien). Je l’ai commencé quand je travaillais en maison d’accueil spécialisée. Une période mal vécue parce que j’étais en plein dans l’anorexie et bien vécue à la fois, parce que j’adorais me retrouver au milieu des résidents lourdement handicapés, qui m’ont tant appris sur eux, sur moi, sur la vie, sur la capacité à entendre sans qu’ils puissent parler. Ils ne pouvaient pas dire ce qu’ils ressentaient vraiment, parler de leurs difficultés au quotidien, ni de leurs combats contre le handicap mental et physique, parce qu’ils n’en avaient sans doute pas conscience pour la plupart. D’autres en avaient conscience, mais ne pouvaient pas l’exprimer et les derniers, je pense qu’ils se rendaient compte de bien des choses, mais que peu de monde le soupçonnait en fait…..

J’étais au milieu de tout cela, en tout, j’y ai passée 2 ans, dans le coin administratif, mais je les cotoyais au quotidien, même si je ne faisais (malheureusement…) pas partie du personnel soignant, je les aimés, ils m’ont fait rire, pleurer, me suis attachés à eux. Je n’arrêtais pas de parler d’eux, j’étais à la M.A.S 24h/24 en fait.

Et je combattais ce démon en moi, présent depuis 6 années déjà, à cette époque là. Je suivais les 1ers soins en ambulatoire, en centre d’accueil thérapeutique à temps partiel. Psychologue, infirmières, psychiatre.

Je me suis toujours un peu réfugiée dans l’écriture, mais pour juste écrire des broutilles, l’état du jour, l’humeur du moment. Un carnet de bord, en somme. Et en voyant les résidents murés dans le silence de la parole et de l’écriture, j’ai réalisé que moi, je pouvais parler de mon combat, contrairement à eux et qu’il fallait que j’en profite. Et j’ai commencé à organiser un peu mieux un simple document Word où j’expliquais tout. Et je me suis jurée qu’un jour, il sortirait en livre. Cà m’a aidé aussi à évacuer ce que je ressentais. Vue la longueur de mes articles, souvent, on pourrait croire que je suis bavarde lol, mais en fait, je parle juste pour dire le minimum, le strict nécessaire, j’envie les personnes qui, là, où elles font une phrase de 20 mots, moi j’en mets 10x fois :-s… Mon papa me dit parfois « tout le monde parle en même temps, mais personne n’écoute, il y a juste toi, qui essaie d’entendre tout en même temps, pour suivre ce que chacun dit ». Mouais… sauf que ce n’est pas toujours bon pour moi de ne pas pouvoir ouvrir la bouche quand il le faut… j’apprends avec des personnes qui ont le pouvoir d’écouter justement, où il y a un échange. Mais je n’aime pas parler, c’est un effort de taper la discut, parfois. J’aime bien les personnes qui ont toujours quelque chose à dire du coup. Comme çà, il n’y a pas de blanc ^-^

2002 çà semble long comme projet. J’ai arrêté des années, heureusement qu’il y a mon blog commencé en 2006 pour me souvenir. J’ai repris il y a 4 mois, quand j’ai terminé ma formation en centre de rééducation professionnelle. Les médecins ont préconisé un arrêt temporaire pour me remettre des 6 mois de formation qui m’avaient un peu lessivée… Sauf que je ne suis pas restée inactive bien longtemps. Un peu dans l’ombre, pour ne décevoir personne, en parlant de ce que je faisais, j’ai continué à travailler ce que j’avais réappris en formation, moi qui ne voulais plus entendre parler de comptabilité, je me suis dit que si je revoyais un peu malgré tout, mon « passé comptable » au moins le minimum, çà m’apportait un plus, lors de ma recherche d’emploi. Et ce projet qui prend plusieurs heures par jour et par nuit. Je voulais le terminer pour le 14 février, jour de mon anniversaire, comme une date symbolique, mais je savais bien que je n’en viendrais pas à bout. Mes bras m’ont lâchés des milliers de fois, ce qui a ralenti l’écriture, il m’aurait fallu une dactylo 🙂 donc, il ne sortira pas le 14, mais d’ici début mars, voire avril (les lectrices de HC qui ont un secret en leur possession, se taisent, merci ;-)….). Tant d’années, parce que tout simplement, j’attendais la chose ultime, pour qu’il soit rempli d’espoir à bloc. La guérison. Je ne me voyais pas finir sur une touche d’anorexie chronique. J’ai attendu d’être sûre que j’étais bien sortie de là, pour me remettre en route.

Il sera auto-publié sur 3 sites, dont l’un qui permet de le faire découvrir sur Amazon, ce qui n’est pas négligeable. De savoir qu’il sera sur papier, qu’il y aura mon combat dans ces pages, une couverture avec ma photo et mon nom, de prendre qu’il sera lu et que je me mettrai à nu, que des personnes proches, voire très proches ne savent pas, j’ai à la fois peur de ne pas être parvenue au résultat que je désirais, de ne pas avoir fait passer le message d’espoir que j’espère faire traverser, que mon style différent de celui de mon blog ne plaise pas, qu’on s’ennuie en le lisant, ce qui serait le plus dramatique je crois… et d’avoir peur du regard que pourront porter les personnes qui le liront, qui me connaissent, mais pas sous cet angle là. Peur aussi de faire mal avec mes mots souvent crus, violents. Et en même temps, je suis excitée de dire « çà y ‘est c’est fini !!! »

Que contiendra ce livre… J’y raconte comment je suis tombée dans l’anorexie, j’y parle des bagages qu’elle amène avec elle.., sans forcément raconter mon histoire ni tous les évènements qui ont pu provoquer ce mal-être. Non seulement pour conserver une certaine pudeur et un respect, mais aussi pour que toutes les personnes qui vivent avec çà, puissent se retrouver dans mes écrits. Les hospitalisations, les mots retranscrits de ma famille, de mes amis, des thérapeutes. Ce que moi j’ai pensé devant toutes ces étapes entre la dégringolade dedans, les tentatives d’en sortir et finalement ce qui m’a permis de remonter. Comment j’ai recommencé à manger, comment je me perçois à tous les niveaux. Je fais allusion à la fibro, mais très peu, parce que j’ai choisi de m’arrêter au moment où j’ai senti que l’anorexie quittait mon corps et mon esprit. 

Je trie, réécris, retranscris, mon style a changé durant toutes ces années donc pour garder une certaine homogénéité dans le style et les propos, j’ai décidé de tout réécrire comme si je l’avais étalé d’une traite sur le papier. C’est dur… pesant… libérateur… je me rends compte du chemin parcouru… des rencontres qui m’ont sauvée de là… Tout çà y figure aussi et j’espère qu’il servira surtout. S’il peut donner espoir à au moins 2-3 personnes, j’en serais déjà heureuse.

Voilà, il est 1h30 du matin et je vais m’y remettre. La pause est finie… Et même s’il est nul et ennuyeux, moi de mon côté, je saurai que j’y ai mis tout mon coeur à trouver les bons mots pour expliquer au mieux, ce que moi-même, je n’ai pas toujours bien saisi. Et quoiqu’il arrive, bientôt, je tourne une page, sereinement, je me libère de tout ce poids, je crache tout ce que j’ai vécu, vu, entendu et je réouvrirai un autre livre à écrire, celui de la vie… ou alors sur la fibro et le trouble borderline qui ne me rendent plus dingo… on ne sait jamais, paraît que l’espoir fait vivre lol. La page anorexie sera tournée pour de bon, en tout cas. 

Des soins beauté que j'utilise

Accepter son corps avec simplicité

Mon blog n’est pas tourné vers la beauté, je pense que cela se remarque au 1er coup d’oeil, cela n’empêche pas que j’ai aussi des petits produits que j’apprécie, des rituels soins, des routines quotidiennes, des gestes que je fais chaque jour pour me sentir bien avec mon corps . On a chacune des choses qui nous font du bien, qui font qu’on se sente bien avec notre corps. 
 
Malgré mon passé anorexique, malgré ce qu’il me fait subir, on pourrait penser que je peux être bourrée de complexes. Ce n’est pas le cas. Plus. Ils se sont envolés, le jour où la fibro a commencé à me faire trop souffrir pour me casser la tête de savoir si ma poitrine était assez grosse, mes cuisses disproportionnées à mes tibias, mes fesses raplaplas, mon ventre pas trop plat, mes pieds de travers. Je n’ai qu’une vie et qu’un corps, aussi compliqué qu’il a à se mouvoir. Mon corps est celui qu’il est (je parle côté esthétique évidemment, pas « technique »), avec ses qualités, ses défauts, ses trucs qui clochent, mais çà fait partie de moi. L’anorexie m’a gâché la vie pendant 13 ans, j’y ai perdu mon adolescence et les plus belles années d’une jeune femme. 
 
A 32 ans, j’ai arrêté de me poser la moindre question, à me fixer dans le miroir à la recherche de la moindre imperfection. Je l’ai vu grossir, changé, se modifier, j’ai gardé des séquelles côté peau et alors…. c’est MON corps, celui que j’ai mis tant de temps à me réapproprier. Moi et lui, on n’est pas copains parce qu’il me fait souffrir, mais il ne m’empêche pas de m’habiller de la façon que je veux sans me poser de questions, ni de me balader en maillot de bain, sans me dire « ouhlala, çà ne fait pas çà, et puis çi et puis regarde mes jambes ». Je suis libre de ce côté là et une fois qu’on y arrive, c’est un poids immense sur les épaules qui disparait. On ne va pas se complexer toute une vie, le corps vieillit, change, on prend des rides, la cellulite s’installe même sur les cuisses les plus fines (oui oui). Tant de choses nous gâchent la vie, alors pas çà… Venant de moi qui ai mis tant de temps à me sortir de l’anorexie, ce que je pense à ce propos est à prendre à double dose…. voire triple…. parce que je ne pensais pas pouvoir un jour dire de telles choses, vue l’image pourrie que le miroir me renvoyait, à cause de l’anorexie. 
 
J’ai un seul complexe, mais parce qu’il me rend aussi douloureuse au-delà du côté physique, c’est une cyphose importante qui fait que je ne peux pas me tenir droite et qui fait ressortir mes omoplates. J’ai eu droit à des « la bossue » ou « tes seins sont de quel côté ? » et je n’aime pas forcément qu’on me voit de profil du coup. Habillée, on ne la voit pas, mais nue, c’est différent… C’est la seule chose que je regarde dorénavant de travers dans le miroir. Davantage un souci pour l’avenir, parce que je risque de finir comme tous les frères et soeurs de mon papa, bossue et rapetissée, si ce n’est pas corrigé. Mais à côté de tout mon corps que je matais à la loupe et tripotait pour sentir le gras (que je n’avais pas…), durant ces 13 années, ces omoplates qui débordent, c’est une broutille. Et je me répète, une liberté d’être soi
 
Bref, le but n’était pas de m’étendre autant sur le sujet, mais de papoter sur ce que je fais au quotidien pour me sentir bien et ces produits qui me sont indispensables (en dehors de gel douche et shampoings évidemment hein ^^) :
 
 
* Tous les matins, après avoir nettoyé mon visage avec un produit Neutrogena qui fait double utilisation (nettoyant et masque), je me mets la crème « Soin de jour » de Nivéa. Je l’utilise depuis un moment, j’aime son odeur discrète et son efficacité (j’ai une peau mixte, assez sensible et la peau très fine qui entraîne beaucoup de sensation de brûlures -une des joies de la fibro-
 
* Un lait corporel que j’utilise tous les soirs après la douche. Peau très sèche, très crocodile, une catastrophe, donc, quelque soit le lait, il faut qu’il soit pour peaux ultra sèches. J’aime changer, en général, j’en possède 2 pour varier les plaisirs côté senteurs, là, il ne me reste plus que celui-là. Les pieds ont aussi droit à un passage en douceur, chaque soir. La marque Scholl est assez efficace, mais je n’aime pas l’odeur et il faut se laver les mains plusieurs fois, pour arriver à se débarrasser de l’odeur de la crème, donc, je retournerai plutôt vers Nivéa ou Neutrogena quand je l’aurai terminé.
 
* Je ne me maquille pas de façon sophistiquée comme vous le savez. Le minimum que je fasse ces derniers temps est de mettre du mascara, soit noir (si je mets un peu de fard à paupières), soit violet foncé si je ne mets aucune autre couleur. Je me démaquille avec un démaquillant pour les yeux de la marque Nivéa que j’ai oublié sur la photo et j’ai beau ne rien mettre sur mon visage côté fond de teint, poudre ou autre, je me démaquille malgré tout le visage. La pollution et le reste sont mieux sur du coton que sur ma peau 🙂
 
* Un stick Mixa dont je ne me sépare jamais, qui me sert plusieurs fois dans la journée, vu l’état de mes lèvres. Je prends toujours Mixa, parce qu’il donne un petit côté brillant que j’apprécie et puis il est nourrissant. Les mains étant dans le même état, la crème est indispensable. Matin et soir au coucher pour bien laisser la peau s’imprégner pendant que je ne me lave pas les mains humhum…. (je n’ai pas de tocs, mais me lave beaucoup trop les mains, dès que je touche quelque chose, du coup, l’assèchement est encore plus rapide, l’hiver, c’est crevasses et saignements)
 
* Pour finir, mon parfum. Je ne sors jamais sans en mettre, j’aime quand on me fait la bise ou un câlin pour les plus proches :-), en me disant « mmhhh tu sens bon ». C’est ma trace, douce, discrète, sucrée. « Amati ».. un parfum trouvé à Leclerc pour 7€…. on me demande souvent si c’est « Amor Amor ». C’est vrai qu’il a la même senteur, mais pas le même prix et j’en suis d’autant plus satisfaite. Bref, je l’adore et sentir les effluves discrètes au cours de la journée font partie de moi. Certaines ne peuvent pas sortir sans être maquillée, moi je ne peux pas sortir sans parfum, c’est mon petit plus à moi. Ma petite trace à mon image, douce et délicate ^^.
 
Voilà, fini la routine soins. Elle ne demande pas beaucoup de temps, je fais çà devant la télé, le soir, c’est un moment douceur pour moi d’un 1/4 d’h à me badigeonner en massant légèrement.
 
Comme vous l’aurez constaté, je privilégie les marques Mixa, Nivéa, Neutrogena, Diadermine et les produits Petits Marseillais pour le lait corporel par exemple, celui dont il faut que je me recharge et le gommage pour le corps. 
 
Des produits à portée de main côté budget, efficaces, aux senteurs très agréables, que demander de plus. Vous l’aurez compris, ma priorité, c’est d’être bien hydratée, de ressentir ma peau toute douce et de sentir bon tout en restant discrète 🙂
 
Bonne nuit et bon courage pour le début de la semaine. Gros bisous à toutes