Des combats qui me touchent

Mais comment je vais vraiment…

Source Pinterest Parce que parfois c’est le seul chemin que j’ai envie de prendre…

Je suis remontée deux mois plus loin sur mon blog, pour voir ce que j’avais dit ici, le contenu des posts écrits durant ce temps et réalisé que peut-être même ici, je mettais un masque finalement. Je noyais le poisson (ou j’essayais de me changer les idées, c’est aussi bien possible) en parlant musique, livres, partagé pas mal de photos. Mais rien qui faisait allusion à ce que je ressentais et comment j’étais vraiment derrière ces lignes là…

Deux mois, c’est le temps où le mot dépression s’est renforcé. Depuis mon anniversaire, ce n’est pas terrible finalement. Un mois que mon antidépresseur a été doublé et çà n’agit pas sur mon état. Je passe des journées cahotiques entre idées noires et minuscules moments où je me dis qu’il ne faut pas que je lâche, en général, c’est là que j’en profite soit pour venir vous lire, soit pour écrire quelque chose. Mon corps est un long machin rempli de douleurs à 10 et encore l’échelle est souvent trop petite. Le décès de C. m’a affectée à un point que personne ne sait, finalement, je me suis sentie seule face à çà, comme pour beaucoup d’autres choses d’ailleurs. J’ai perdu espoir sur tout traitement et çà a renforcé le fait que dans ma tête, c’était déjà bien rempli. 

Pas bien au point de ne plus arriver à prendre vraiment soin de moi, alors que je suis la 1ère à dire que c’est important. Sauf que je me sens comme terrassée sur place et plus les jours passent, plus je me demande comment je vais en sortir… comment je vais me sentir mieux… physiquement et moralement. Mon ventre est gonflé à cause de problèmes gynéco, qui provoquent de fortes douleurs et agissent sur les intestins. Mon 2nd cerveau qu’est le ventre est un champ de bataille… J’ai l’impression d’être enceinte et je fonds en larmes dès que j’ai le malheur de croiser mon reflet dans la glace en sortant de la douche. Pas par complexe, mais parce qu’il est gonflé et vide à la fois (non je n’ai pas fait de deuil depuis ma lettre à mon ptit poussin) et que çà me rappelle qu’il le restera, vide. 

Je ne suis pas maniaque mais j’aime que ce soit rangé juste ce qu’il faut chez moi, même çà je n’ai plus le courage. Tout me demande un effort comme si on me demandait de décrocher la lune. Et çà me pèse, parce que pour le coup, la fameuse phrase à laquelle je n’ai jamais cru « quand on veut, on peut », qui ne s’applique pas à tout, dans la vie, est plus compliqué dans ce genre de cas… et j’ai beau vouloir ranger, faire certaines choses, je me sens bloquée. Déjà par un corps qui peine à avancer, par la fatigue qui me cloue, mais aussi par un moral qui est absent. 

La psy m’a conseillé de sortir dès que mon corps le permettait vraiment pour ne pas me renfermer comme je le fais. Le meilleur ami a pensé que je voulais protéger (c’est ma grande spécialité en général oui), mais ce n’est pas le cas, je n’ai plus envie de protéger, parce qu’au final, il n’y a personne pour me protéger moi, alors j’ai arrêté. Je me renferme. Déjà, c’est compliqué d’avoir envie de faire quelque chose, on me dirait qu’il y a Brad Pitt à tel endroit, que je ne m’y rendrais pas, çà me coûterait. Pour les nouvelles personnes qui auraient envie de m’approcher, j’ai tellement été déçue par des comportements de merde ces derniers mois, que je ne veux plus m’attacher. J’aimerais avoir un coeur aussi dur que la pierre, mais je ne suis pas de ce style, je m’attache et ne le veux plus, donc la solution est de ne plus faire de rencontres, pour que çà recommence sans arrêt. Je n’ai plus le courage de ressentir ce que je ressens depuis des mois…. Et pour les ami(e)s qui sont encore là (je compte sur un doigt, celle qui ne me dit pas « je n’ai pas le temps », la seule aussi qui ne m’aurait pas laissé seule pour Pâques, parce qu’elle savait que c’est une fête qui compte pour moi et que j’étais mal de ne pas avoir pu remonter dans ma famille. C’était une période où j’étais plus souvent allongée que debout, donc je n’avais rien pu faire, mais j’avais apprécié qu’elle me parle et qu’elle me propose de le passer avec elle et ses filles. Juste avoir la pensée de me proposer m’avait fait du bien. Et qu’elle réalise aussi que j’étais mal de ne pas voir mes nièces. Parfois je me dis que c’est plus facile de faire comme si on ne savait pas les choses ou comme si on ne voulait pas les voir.

Et il y a une dernière raison. Moins on me voit, plus on va m’oublier. Loin des yeux, loin du coeur…. Je fais un constat un peu compliqué, parce que c’est la 1ère fois que je le ressens et ne sais pas comment le gérer. Je ne me bats plus pour moi, je le fais juste pour mes parents qui ont encore besoin de leur fille. J’essaie de me convaincre que mes nièces ne se souviendront pas qu’il y a une tatie delph qui les aime, avec le temps, çà va s’estomper. Et que mon frère aura sa ptite famille à laquelle se raccrocher. Les amis, pour ce qu’on se voit, je me dis qu’on ne verrait même pas que je ne suis plus là. Des excuses bidon pour me déculpabiliser des idées noires qui me collent à la peau et l’envie de partir qui ne me quitte pas.

Mais j’ai du mal à m’accrocher, j’avoue…

J’allais dire que rien n’est structuré là-dedans, mais en même temps, rien n’est structuré dans ma tête non plus, du coup, c’est bordélique ici aussi et je n’ai pas envie de tout relire, j’ai besoin de cracher le maximum de choses, c’est mon seul but…

Au milieu, j’essaie de montrer celle que je suis, en parallèle de tout ce cirque, pour qu’on n’oublie pas qui je suis et pour que moi-même, je ne m’oublie pas pour finir… mais ce soir, je suis fatiguée et mon masque dégringole ici, à défaut de pouvoir vraiment le faire dans la « vraie vie » (même si je me sens plus vivante sur mon blog que dans mon quotidien et que la vraie vie ne veut plus rien dire à ce stade là. Elle est inexistante) 

C’est pas gai, mais c’est aussi mon quotidien, au-delà des photos, de la musique que je laisse comme traces aussi ici.

Demain sera un autre jour…………

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21 commentaires sur “Mais comment je vais vraiment…

  1. Hé ptite Delph, on est là, tu n’es pas seule, tu n’es jamais seule! Je sais que tu souffres et que tu as mal ma belle, mais la vie vaut le coup,on t’aime, ta famille t’aime, ne lâche jamais la main de la vie, ta vie t’aime, c’est un cadeau je te le promets, tu verras après les défaites arrive la fête! Ta vie compte sur toi, tu le lui as promis avant de venir ici, tout est difficile mais le printemps t’appelle, le vent te chante, le ciel te sourit, viens, prends ma main et toutes mes ondes positives vont te porter! Je t’aime fort et te fais de gros bisous!

    1. merci ma jolie Marie-France, je prends volontiers toutes les mains et toutes les ondes + oui. J’aime la vie bizarrement, c’est ma vie que je ne supporte plus avec tous ces trucs qui viennent la pourrir. Je rêve de la fête après les défaites, j’aurais besoin de quelque chose qui me refasse basculer de l’autre côté, qui me fasse avoir des papillons dans le ventre en criant « hhhiiiiiiiii !!!!!!!! » mais suis un peu raplapla pour y arriver… Merci pour ta présence à mes côtés, souvent je me dis qu’il n’y a que les personnes qui ont vécu des choses bien lourdes moralement qui arrivent à comprendre ce que je raconte. Cà me rend triste parce que du coup, je sais qu’il y a eu ou qu’il y a encore de la souffrance en la personne, mais d’un autre côté, le seul point positif à cette souffrance, c’est qu’on arrive à se suivre justement.
      Plein de gs bisous et merci d’être celle que tu es ❤

  2. Coucou ma belle ! Difficile de commenter un article comme le tien mais difficile aussi de ne pas le commenter…
    Mon conseil va peut-être te sembler dérisoire du genre « si tu te casses le bras prends une tisane » mais as-tu essayé l’homéopathie ? Pour tout ce qui est psy c’est assez bluffant, je peux te l’assurer je l’ai testée !
    Je t’embrasse fort, courage <3<3<3

    1. Rien n’est dérisoire tu sais. C’est le silence qui me fait mal, mais quand on se donne la peine de me conseiller ou de me répondre, c’est immense pour moi, merci ma belle ❤ j'utilise beaucoup d'huiles essentielles, je n'ai jamais testé l'homéopathie, mais çà fait un moment que je me dis que je vais tester les produits Rescue. Je ne sais pas si c'est homéopathique, mais je pense que mon organisme s'habitue aux molécules de médicaments qu'on me donne et que çà n'agit plus, et mon foie apprécierait sûrement mieux aussi, il montre des signes de souffrance lui aussi, avec tout çà…
      Vendredi a été mon plus beau jour de la semaine, parce que j'avais l'impression qu'on était toutes et tous avec Bernie, ensemble et j'ai pris plaisir à lire les participations, alors interdiction de supprimer les apéros cosmiques hein ^^, que je vienne picoler un coup et me saouler hic ❤ merci ma belle

      1. Je réitère avec l’homéopathie, pour commencer prends un ptit bouquin à la bibli pour te familiariser avec le principe… Et tiens moi au courant, si tu te lances.
        Arrêter les apéros cosmiques ? Quelle idée^^ Je suis accro. Plein de bisous ma Delph et tiens bon ❤

    1. Il ne faut pas, tu es là, dans le monde « réel », peu de personnes se donnent les moyens de m’envoyer un mot avec « tendres pensées », alors que j’en aurais besoin venant de certaines personnes. Mais pour des raisons qui commencent à me devenir indifférentes pour ne pas me faire souffrir davantage, ce n’est pas le cas, alors ce genre de commentaire ici me fait me sentir moins seule ❤ Merci 😉

  3. Ma douce Delphine, même si je ne vis pas la même chose que toi, je connais la maladie et je connais aussi la solitude et le malêtre qu’elle entraine parfois. Je ne vais pas prétendre pouvoir trouver les mots justes, je veux juste que tu saches que non, on ne t’oublie pas, je ne t’oublie pas. Je pense souvent à des personnes comme toi et moi qui avons des vies franchement compliquées. Tu as bien fait d’écrire, de tout mettre noir sur blanc, ce n’est pas grand chose mais ça soulage un peu… En tout cas, prends soin de toi. Je suis là si tu as besoin de parler à une copine de galère ! Je t’embrasse 🙂

    1. Merci ma belle, tu es souvent dans mes pensées aussi, je me demande ce que tu ferais dans certaines situations, dans certains endroits aussi qui déjà pour moi sont bien inaccessibles et il y a tant de choses que j’aimerais pouvoir changer quand je vois tout ce qui manque. Ce que tu vis m’exaspère à un point… sûrement plus, depuis que j’ai testé l’aide à domicile où il y avait toujours un truc qui clochait et où j’ai réalisé que tout çà était loin d’être au point et que finalement, on est juste des n° de sécu ou de mdph, mais que le côté humain, on l’oublie alors qu’il devrait passer en 1er. J’espère que tu arriveras à trouver des solutions rapidement, essaie de garder le moral aussi de ton côté, même si je me doute que tu es épuisée. Je suis aussi là si tu as besoin, j’ai désactivé mon compte fb depuis 2 semaines. Il se remet automatiquement tous les 7 jours, j’ai laissé comme çà, par défaut et le redésactive si j’en ressens le besoin. Mais je suis par là : dauphin_1978@hotmail.fr Garde ton courage ma copine de galère 🙂 ❤ et accroche toi à tes précieux jolis moments de bonheur. Gs bisous

  4. Je suis touchée par tes mots car je connais aussi la dépression et c’est un combat quotidien; choisir de se forcer à voir des « bons côtés  » là où on pense qu’il n’y en a pas… Accepter de comprendre que nos pensées et nos émotions ont TORT. Non, ce n’est pas parce que toutes ces idées te viennent en tête qu’elles sont vraies ! (l’inaptitude, la mauvaise estime de soi, la frustration de se savoir mal alors qu’on entend toujours ce fameux « c’est dans la tete », « quand on veut on peut », « fais un effort ». Mais même si évidemment que c’est dans la tete, les autres ne peuvent pas comprendre que se forcer ne marche pas. Le corps est trop lourd. La pensée trop noire. On est dans la renonciation. On renonce à la vie, on renonce aux autres, on renonce à ce qu’on aimerait et qui nous rendrait heureux. Parce qu’on se dit que même si on pouvait être heureux, ça ne serait qu’éphémère vu le tragique de ce monde. Mais depuis que j’ai compris ça, que j’agissais (ou justement n’agissait plus) parce que j’avais renoncé… je commence très légèrement à avoir envie de ne plus renoncer. De pouvoir me regarder dans la glace et reconnaitre qui est en face de moi, la comprendre, en etre fiere. Je ne dis pas que j’y arrive hein ! Mais ce qui a changé c’est que maintenant j’en ai envie. Ou j’essaye de me dire que j’en ai envie, et à force de me le répéter je finis par y croire.

    Donc bref, je ne sais pas si ça t’aide mais sache que je suis là si tu as besoin de parler. Tu n’es pas seule. Aujourd’hui on a cet outil merveilleux de partage et de discussion, qui nous permet de lier des affections avec des gens qu’on aurait jamais rencontrés autrement. Et quand tu dis que le blog est plus ta vraie vie, que ta vraie vie elle-même… je comprends tout à fait. Dans ma « vraie vie », j’ai mon homme et une très bonne amie. Le reste c’est qq amis que je ne vois que très rarement et dont les échanges sont assez superficiels au final. Mais avec le blog, il ya tellement de gens que j’aimerais découvrir, et nouer des amitiés. La barrière de l’écran ne devrait pas en être une.

    Désolée pour le pavé 😀

    Bises ❤️

    1. Merci Estelle, d’avoir pris le temps déjà d’écrire ce commentaire, de partager ton expérience (j’avoue que j’aurais préféré que tu ne saches pas aussi bien mettre des mots sur cette pagaille qui bouffe la tête :/) J’ai connu des périodes que tu décris où j’arrivais à réaliser que je n’étais plus dans l’action et du coup, j’essayais par tous les moyens de me relever, mais ce coup-çi, il manque quelque chose, je n’ai aucune idée de quoi, je crois que plus on dégringole, plus on a de mal à se relever au fil des échecs (je suis toujours dans un état plus ou moins dépressif, mais j’arrive à voir aussi encore les belles choses de la vie malgré tout, là c’est plus compliqué et je sens bien que je renonce. Je n’ai plus aucun contrôle sur mes pensées et ce que je ressens, je laisse les jours passer, en ayant conscience que çà file, mais incapable d’y arriver. Le fil qui était au dessus de ma tête et me tirait vers le haut est à mes pieds et il me tire vers le bas…) Continue sur ce chemin en tout cas, tu vas y arriver, accroche toi à ton compagnon et à ton amie, c’est précieux)
      Et c’est vrai que les pensées qu’on peut avoir dans ce genre de moments sont faussées par le mal-être. Je n’ai jamais été quelqu’un avec une grande estime et je manque cruellement de confiance en moi déjà à la base, du coup, c’est renforcé oui. Alors que comme tu dis, ce n’est sûrement pas vrai ce que je pense…
      C’est triste à dire, mais les liens sont plus costauds par ici oui… et mon blog et les personnes qui gravitent autour m’ont parfois sauvées de moi-même, là où il n’y avait que du silence et de l’absence dans la « vraie vie »
      Merci pour ton soutien ❤ Bisous et prends soin de toi aussi

  5. Qu’est ce que je me sens impuissante à lire tes mots derrière mon écran. J’aimerais tant vivre près de chez toi pour être là si tu avais besoin de moi.
    Difficile de vivre ce que tu vis et de ne pas avoir d’idées noires dans ces moments de douleur intense.
    Et juste une chose, ne te dis pas que les personnes t’oublieront, ce n’est pas vrai et tes nièces même si elles sont petites penseront et je suis sûre aussi qu’elles parlent de toi régulièrement. Je le vois avec mes enfants qui parlent toujours de leur tatie pas vu depuis un moment et d’autres personnes aussi.
    Je suis là si tu as besoin.
    Je t’embrasse bien fort et t’envoies des câlins de mes enfants.

    1. Merci ma Nath, j’avoue que parfois, je donnerais beaucoup pour vous avoir en face de moi… le mois d’août va vite arriver, ce sera déjà beaucoup de partager un moment avec toi et les enfants ❤ ne te sens pas impuissante, comme j'ai pu le dire dans d'autres réponses, les personnes qui se donnent la peine de répondre à ce genre d'article, n'ont pas à se sentir impuissantes, je ne vous considère pas comme telles, de mon côté.
      Ma ptite nénette aura 4 ans en août, souvent je me demande ce qu'on retient à cet âge là. Je sais juste que s'il venait à m'arriver quelque chose, je ne voudrais pas être la 1ère personne qu'elle voit disparaître de sa vie, que je préfèrerais qu'on lui dise que je suis fâchée ou en colère et que c'est pour çà qu'elle ne me voit plus (c'est dire jusqu'où vont mes pensées…) Mais une partie de moi, sait très bien qu'elle se souviendrait… çà m'arrange juste de penser le contraire…
      Merci pour ta présence depuis tout ce temps déjà. Je te fais de gs bisous et des câlins à tes loulous, en attendant de leur faire en vrai ❤

  6. Je ne peux te dire qu’une chose ma belle, je suis là et je pense fort à toi. Tu n’as pas et tu n’auras jamais un coeur de pierre, c’est douloureux mais c’est quand même ce coeur qui te permet d’aimer. Et souviens toi toujours que même si tu ne le sens pas toujours tu es aimée toi aussi, peut-être pas comme il faut. Mais tu es aimée. Et que si tu partais, nous serions nombreux à avoir mal.
    Parfois on a besoin de sortir ce qu’on a sur le coeur et parfois parler de la pluie et du beau temps est plus facile, nous permet aussi de nous changer les idées.
    Sors dès que tu le peux, oui, car le monde, le soleil, la nature, la vie t’attendent. Et quand ça ne va pas, quand tout devient noir autour de toi, ne culpabilise pas. Je te trouve déjà extrêmement courageuse d’avancer malgré toute cette souffrance. Donne toi le temps de récupérer, d’aller mieux, un petit peu mieux avec chaque bouffée d’oxygène.
    Avec toute mon amitié.

    1. Merci ma belle Marie pour ton aide, ton amitié qui m’est précieuse. J’ai Maktub sur ma table de chevet, ton petit mot, je l’ai collé sur la 1ère page, j’aime l’avoir près de moi, çà me donne l’impression que tu es là avec moi.
      Mon coeur mouais… je lui en veux d’être aussi attentif à ce qui se passe autour de lui et à se casser en ptits morceaux bien trop souvent ces derniers temps… Il m’est arrivé pendant l’anorexie, de penser que je ne savais plus aimer, la dénutrition me faisait avoir des sensations comme si plus rien n’existait autour, je me suis sentie monstrueuse plus d’une fois de me dire que je n’aimais plus personne. Il a fallu qu’on m’explique que le fait de ne rien manger dérangeait un peu tout le système affectif, entre autres d’ailleurs. C’était aussi étrange qu’en ce moment à tout prendre trop à coeur, sans jeu de mot, pour le coup :/
      J’ai dit à la psy qu’avec le printemps, ce serait plus facile pour moi de sortir physiquement, çà semblait la rassurer et moi çà m’a permis de ressortir de cet endroit sans me dire que j’y serais enfermée… Prendre mon appareil photo et partir en vadrouille. Je pense à Happy à prendre en photo, du coup, je la regarde plus attentivement pour voir qu’elle posture bizarre elle pourrait prendre. Du coup çà me coupe aussi de mes pensées. Je vous emmène avec moi à chaque fois en plus, quand je pars quelque part et souvent je me dis « vas là, tu pourras leur montrer telle chose ou parler de ce que tu vois » et du coup, c’est ma motivation pour sortir. Je me suis toujours tourner vers la nature pour me recharger et me ressourcer et si en plus je peux le partager avec vous toutes, c’est d’autant plus précieux. Vous êtes à mes côtés dans mes sorties finalement.
      Merci ma belle pour cet oxygène que tu dégages, pour ces mots. Prends du temps pour toi, j’espère que tu as le soleil pour pouvoir en profiter un peu davantage. De gs bisous à tous les 2 ❤

  7. Oh non ne te renferme pas ma belle, ta famille a besoin de toi comme toi d’elle! C’est vrai que je ne peux resssentir tes douleurs, d’ailleurs je ne comprends pas que la médecine ne te soulage mieux que ça 😦 je ne connais que les affreuses migraines! Tu m’as fait sourire avec ton gros ventre car moi aussi j’en ai un bien rond, et même s’il ne porte plus la vie, il est toujours aussi rond et me complexe énormément! J’espère que bientôt tu pourras aller voir la mer car elle te fais du bien! Bizous et bon courage! Be Happy ❤

    1. non ne t’inquiète pas, tout n’est pas refermé, sinon je ne pourrais pas être là. les douleurs chroniques sont dures à soulager, je ne réponds à rien, c’est aussi pour çà que je perds espoir. le fait que j’aie des antécédents psy et que certains soient encore présents, accentue en plus. Je ne suis pas fibro par hasard on va dire. les migraines arf… clouée au lit, dans l’obscurité, avec un linge sur la tronche en attendant que le triptan veuille bien faire effet (et qui perso me rend accessoirement encore plus malade côté nausées du coup j’évite de le prendre :/) j’espère que de ton côté, tu arrives à être soulagée un minimum, pour le coup, de ce côté là.
      Le ventre mouais… c’est le sujet délicat du moment. Il y a quelques années, j’ai fait une grossesse nerveuse. Mon désir d’enfant était tellement immense que mon cerveau avait réuni tous les signes comme si je l’étais. Mais là, en étant célibataire, ce serait un peu compliqué de me dire que çà me refait la même chose 🙂 c’est « juste » des problèmes gynécos et les médicaments qui provoquent ce gonflement. mon ventre a toujours été vide et le sera toujours, aucune vie ne provoquera un gonflement pareil 😦 je comprends que çà puisse te complexer, de mon côté, je me dis que c’est mon corps, qu’il est fait comme çà, que j’ai mal et que les regards des autres ne le soulageront pas alors ce qu’ils peuvent penser me passe au-dessus. Après, je ne me sens pas bien dans mon corps, avec, parce que je me sens serrée dans tout ce que je porte, c’est plutôt un mal-être qu’un complexe
      Merci pour soutien Isa, j’espère que çà va de ton côté. Gs bisous

  8. J’ai vu le titre de ton article dans Hellocoton et puis ça m’a parlé. Les larmes coulent sans couler et les mots me viennent durement car cet article j’aurais pu l’écrire. La dépression est dure à accepter car on se sent « fou » et dérangé, que les autres ne peuvent pas comprendre car rien n’est visible, que c’est chez les autres, pas chez nous. Et pourtant c’est la douleur qutodienne d’un membre arraché… l’impression d’avoir perdu la tête, la vie et la santé depuis un an, et la volonté de « demain je suis forte, demain je me reprends en main » n’y fait rien, pas plus que le psychiatre qui « comprend », « compatis » et qui donne raison au mal être ne fait que m’enfoncer plus dans mon état. Je lutte contre les antidépresseurs pensant m’en sortir seule mais tout empire. Ton problème c’est ton ventre et un décès, et moi aussi alors je ne peux qu’espérer que tu arriveras à t’en sortir vite, le plus clean possible. Je ne te donnerais pas de conseil car je ne saurais les appliquer moi même. La seule chose que je peux te conseiller c’est que la solution à ton mal-être ne t’attend pas toute faite sur un plateau d’argent et en effet, les amis oublient quand on n’est plus présent (j’ai espéré cette solution matérielle, rapide, évidente et attendre qu’elle arrive n’a fait qu’aggraver la situation car j’attendais juste sans rien tenter, sans me motiver). Bonne chance :/

    1. Coucou, merci pour ton commentaire. J’avoue que j’ai dépassé le stade du « je suis folle », parce que çà me renforçait mon mal-être, et ce n’est pas quelque chose de récent surtout, chez moi. J’ai connu l’anorexie pendant 13 ans où la dépression était souvent au rv. Puis je suis remontée, jamais à attendre que çà vienne sur un plateau d’argent, parce que je dis souvent que la clé est seulement en nous et que si on ne fait rien, il n’y a rien qui bouge non plus. Le souci est d’arriver, quand on est à un certain stade, d’arriver à faire ce quelque chose qui nous fera aller mieux. Mon ventre et un décès sont venus se rajouter à des douleurs chroniques, ce n’est pas la raison principale, on va dire. Cà a renforcé la descente de mon moral, on va dire et la perte de l’espoir. La dépression est en moi depuis mes 19 ans finalement, j’en ai 37, elle est devenue chronique au fil du temps et sans forcément toujours tomber dedans, j’ai toujours plus ou moins un état dépressif, qui s’accentue à cause d’un trouble de la personnalité.
      Pour les amis je te comprends, çà ne fait qu’aggraver les choses oui… je me sens vite oubliée depuis que je ne peux plus sortir autant qu’avant, à cause de mon corps douloureux et j’avoue que de me dire que finalement, on s’en fout que je sois présente ou pas, çà me touche et je me fais plus de mal… Je me suis sentie déjà plus soutenue dans mes combats, çà c’est sûr… et à avoir la sensation de compter aussi davantage pour ceux qui disent m’aimer côté amitié. C’est pour çà que je me raccroche beaucoup à ma famille, parce que je sais que leur amour est là et aux personnes qui me suivent par ici, parce que je sais que je ne suis pas seule face à tout çà, au moins ici et en ce moment, j’ai sûrement besoin de le ressentir davantage que ce qu’on veut bien me montrer « en vrai »…
      J’espère que tu te sentiras vite mieux de ton côté, n’hésite pas à utiliser les antidépresseurs qui peuvent être une béquille, ils mettent du temps à agir, en général, on a des résultats au bout de 2 mois, vraiment, mais peut-être que çà pourrait t’aider. Courage à toi ❤

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