Blablas de toutes sortes

Tag des 11 questions

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J’ai déjà fait ce tag, mais je vais répondre avec plaisir aux questions de Sandra. Par contre, je laisserai les personnes qui souhaitent, répondre aux mêmes questions 🙂 (comment çà je manque d’inspiration pour de nouvelles questions ?!! mé nan ! :p )

1. Proust avait ses madeleines et toi, quel est le parfum de ton enfance ?

Cà ne se mange pas (enfin je n’ai jamais testé du moins ^^). J’ai essayé de trouver un parfum de gâteaux (il y a celui aux noisettes que je pourrais mettre d’ailleurs, parce que c’est mon biscuit préféré depuis toute petite), mais quand je pense à mon enfance, c’est l’odeur de feuilles mortes qui me vient surtout. En automne-hiver, pourtant ce sont des saisons dont je ne raffole pas du tout, comme quoi… Quand j’étais petite, je partais tout le temps dehors, avec des copines et on courait dans les feuilles, on en faisait des tas et on se jetait dessus ou faisait des batailles de feuilles mortes et j’y pense à chaque fois que je marche dedans (en shootant comme les enfants, discrètement :p ). J’ai habité dans cet immeuble pendant 22 ans avec ma petite famille et j’en ai des souvenirs d’automnes passés…. L’hiver, c’était l’odeur de la neige qui prenait le relais. Dans les 2 cas, je rentrais les joues rouges, tellement heureuse…

On hurlait depuis le bas pour appeler ma mère, jusqu’au 5ème étage, parce que je n’avais pas de clés et ne pouvais pas atteindre la sonnette, je ne sais pas, ne me souviens plus pourquoi ce n’était pas plus simple de sonner ^^, mais on hurlait dans tout le quartier en tout cas. Ma mère venait me récupérer parce que je n’avais pas le droit de prendre l’ascenseur seule. La pauvre en a fait des allers-retours ^^ J’avais un petit vélo rouge qui m’accompagnait dans toutes mes expéditions à travers notre quartier. Il y avait 4 immeubles identiques et mes copines étaient dispersées dans chacun d’entre eux et à l’époque, j’aimais l’automne juste pour ces feuilles du coup. 

Ben dis donc, tout ce roman pour un parfum…. mon enfance m’inspire en tout cas ^^ ❤

Ma chambre était dans le renfoncement à l’avant dernier étage. J’ai pris cette photo quand mes parents ont déménagé. C’est toujours bizarre de se dire qu’on ne reverra plus jamais certains endroits
C’est là entre autres qu’étaient mes fameuses feuilles. Je pense que c’est nous qui avons fait en sorte qu’il n’y ait plus de pelouse, à force de s’amuser, autour lol

2. As-tu une addiction et quelle est-elle ?

Les chewing-gums mouais :/ alors non je ne mâche pas comme une vache, c’est quelque chose qui m’insupporte d’ailleurs. A vrai dire on ne remarque même pas que j’en ai un parce que je suis discrète et souvent il est dans un coin de ma bouche. Mais ma mâchoire me remercierait si j’arrivais à me débarrasser de cette manie… je sens la menthe ou le cassis, en gros ^^. Surtout quand je sors, comme si çà me servait d’anxiolytique de mâchouiller au milieu de tout ce monde. Je ne peux pas manger de bonbons, sinon je pense que çà remplacerait.

3.Ton blog t’a-t-il permis de rencontrer, même virtuellement, des gens ?

J’ai transformé le virtuel en réel à 4 reprises et c’était des moments magiques à chaque fois. La 5ème rencontre aura lieu en Bretagne, mi-septembre avec une ptite nana que j’adore et que je connais depuis 8 ans. Je vais faire connaissance avec elle et toute sa ptite famille. Parfois j’en veux à la distance géographique de me couper de vous, j’avoue… mais c’est tellement riche de vous avoir à travers mon écran. Sans vous, ce serait vide et encore plus difficile…  ❤ Donc, oui, j’ai fait de superbes rencontres et comment ! Vous êtes précieu(x)ses dans ma ptite vie

4. Si tu devais choisir un art et ne garder que celui-là, quel serait ton choix ?

La musique m’accompagne dans mon quotidien, elle me fait passer par toutes les émotions et quand je vois que des oeuvres de plus de 3 siècles parviennent à nous donner encore la chair de poule, je trouve çà magnifique. Du coup, je vais la choisir. Même s’il y a aussi l’écriture et que j’aurais aimé savoir tenir un pinceau, mais qu’apparemment ce don n’est pas génétique :/ 

5.Quel est l’endroit où tu te sens le mieux ?

Dans la nature, au milieu des arbres, de la terre, de la mer (enfin pas vraiment au milieu, parce que j’ai le mal de mer heurk ^^ mais soit devant sur la plage, soit dedans), des fleurs. C’est là que je me ressource et me retrouve.

6. Comment te relaxes-tu ? Par quel moyen ?

J’ai un peu de mal j’avoue… sauf quand je suis justement dans la nature. Sinon je joue beaucoup avec ma respiration, j’ai toute une série d’exercices pour l’utiliser au mieux. Je peux me relaxer dans un livre, un film ou de la musique, mais j’ai des court-circuits fréquents qui gâchent la relaxation pour le coup… Suis en apprentissage ^^ 

7. A quelle époque aurais-tu aimé vivre ?

19ème siècle. Et faut pas demander pourquoi, je n’en sais rien. En gros, je me serais bien vue dans la tenue de Laura Ingalls 🙂 

8. Quel livre emmènerais-tu sur une île déserte ?

J’emmènerais Le Petit Prince. Je le porterais sur moi et aurais le sentiment de ne pas être aussi seule que çà sur mon île déserte… 

9. Quelle chanson serait ta bande son pour une histoire d’amour ?

Je ne peux pas mettre le lien correctement, c’est la chanson de Ghost, la célèbre scène où elle fait de la poterie et qu’on a toutes envié d’être à sa place, allez avouez 🙂

http://www.youtube.com/watch?v=nlL9zPF5OQc

10. A quoi ressemblent tes vacances de rêve ?

Quand on habite dans le Sud, pas bien loin de la mer et qu’on peut y aller le w-e et le soir, pendant l’été, c’est un peu déjà les vacances de rêve ^^ après, je suis contente de partager 2 semaines avec ma famille, d’ici peu. Au milieu de l’océan, voir mes ptites princesses grandir, courir, faire leurs bêtises et leurs grands sourires. Et profiter des plus grands (quoique quand on est dans les vagues, même si moi je ne peux plus y aller, quand je regarde mon père et mon frère, ils ne sont guère plus âgés que mes nièces ^^) et c’est ce que j’aime aussi… voir tout le monde heureux

11. Tu viens de frotter la lampe magique, le génie apparaît devant toi… quel est ton premier voeu ?

Avoir mes proches le plus longtemps possible à mes côtés et en bonne santé au maximum….

Projets des copinettes

FlowerPower2015 – Dans l’eau

Vu mon retard pour vous souhaiter un bon lundi, je vais dire bonne soirée de lundi, plutôt :/ 

Je vous emmène dans mon joli jardin que j’aime tant à côté de chez moi. Le plan d’eau qu’il y a au fond du parc, abrite de jolis nénuphars. Je n’ai pas entendu de grenouilles, elles devaient souffrir de la canicule les pauvres aussi et se camoufler dans l’eau, du coup ^^

J’ai dû rentrer plus vite que prévu en sentant une migraine débarquer, mais eu le temps de prendre l’air à finir mon livre sous un arbre. Il n’en fallait pas plus… 

Je vous embrasse 

Ma participation pour le super projet photo fleurie du lundi, de Bernie.


Projets des copinettes

Apéros Cosmiques – Iles d’Oléron et d’Aix

« Les dunes de mon enfance ». Toutes les photos ont été prises sur le compte Pinterest de l’Office de tourisme de Charentes Maritimes

C’est reparti pour une tournée lors d’un apéro cosmique, c’est Aileza qui est à l’origine de ce projet, dont la date limite pour ce coup-çi est le 30 août (vacances obliges, les apéros fonctionnent, mais il ne faut pas trop leur en demander quand même oh ! ^^) et on se régale tellement, que je reviens chaque fois hic ! 🙂 Le thème pour ce grand moment, est : « Mon coin de paradis »

Quand j’ai lu ces mots, les vacances de mon enfance me sont revenues en mémoire (je dis revenues comme si c’était le cas tous les 36 du mois, mais en réalité, j’y pense très souvent. C’était mon enfance, j’ai eu la chance d’en avoir une magnifique. Et j’étais encore en forme, fraîche et dispo à ce moment là ^^) Et oui, nostalgique ptite Delph…

Mes parents ont commencé à aller à l’Ile d’Oléron quand j’avais 3 ans. J’y ai grandi chaque été jusqu’à mes 14 ans. Les propriétaires de la maison où on allait sont devenus des amis de mes parents, au fil du temps. Marcel et Josette. Marcel s’est envolé il y a moins d’un an malheureusement, mon frère a perdu le parrain qu’il était devenu pour lui 😦 .

On partait à 3h du matin, à la fraîche (et les neurones pas bien droits encore ^^) et puis il y avait moins de monde aussi. Hhhhhiiiiiiii, j’avais des étoiles dans les yeux et des papillons dans le ventre tellement j’étais remontée sur ressort. Et puis on sentait qu’on approchait, la T° augmentait, le soleil faisait davantage le fier et surtout il y avait des champs de tournesols à perte de vue (d’où mon obsession un peu pour eux d’ailleurs :p parce qu’ils me rappellent ces instants là)

On a passé de délicieux moments avec eux, on prenait au moins 5kgs à chaque fois, je pense que Josette avait peur qu’on meure de faim quand ils nous invitaient à manger 🙂 mais c’était la vie tout simplement. Belle, simple, naturelle. On allait à la plage un peu à l’écart du monde et on courait dans les dunes, à chacune d’entre elles, on pensait voir l’océan et puis finalement, il y avait encore du sable à parcourir, jusqu’au moment où l’océan nous apparaissait enfin et c’était tellement magique de sentir cet iode, d’entendre ce mouvement incessant des vagues, cette force que j’aime tant dans l’Atlantique. Je me suis toujours sentie très vivante en sa présence. C’est une force qui me pénètre de la tête aux pieds, comme un courant d’électricité, tellement il rend tout excitant. Et puis se coucher sur le sable chaud. Quand mon frère était plus grand, on a eu des planches où on valsait couchés dessus, sur les vagues. Je fonçais dans celle de mon frère qui était tenue par mon papa et il rigolait.

Le soir, on retraversait les dunes (oui logiquement, il vaut mieux ^^), l’odeur du sable qui a pris la chaleur toute la journée et qui se rafraîchit le soir. Celle des pins aussi. Leurs aiguilles qui entrent par un bout de sandales et qui refusent de ressortir « maman çà piqueeeee » ^^. Rentrer, se doucher et se caler, fatigués mais tellement heureux. Parfois on partait le matin et pique-niquait à la lisière de la forêt, toujours dans l’excitation de voir notre fameux océan, l’après-midi.

Il y avait le fort Boyard qu’on voyait en allant sur la plage de Boyardville, c’était au tout début du jeu, çà le rendait encore plus excitant de savoir que des gens grimpaient dedans. Et quand on allait à l’Ile d’Aix, on ne passait pas bien loin, avec le bateau. C’était un grand mystère ce fort planté en plein milieu de l’eau (et çà l’est resté j’avoue). L’Ile d’Aix et son côté piéton qui est appréciable. On se déplace à pieds (oui si c’est piéton, en même temps, c’est un peu la base… blonde et très logique :-p ), en calèche ou à vélo et j’ai toujours aimé cet endroit. Comme un cocon dans l’océan. Les roses trémières qui poussent devant chaque maison. Les volets colorés et les murs blancs en pierres. Le soleil qui frappe dessus.

Ma passion pour les phares vient de là, je pense. Celui de Chassiron est le 1er que j’ai grimpé

C’était mon coin de paradis et il le restera jusqu’à ce que je devienne une vieille femme édenté, qui regardera ses photos avec une loupe ultra puissante parce que je verrai encore moins clair, en pensant à ses précieux souvenirs. Je ne pourrai pas les raconter à mes ptits enfants, alors je le ferai avec mes nièces. Mais je ne souhaite pas y retourner pour autant, j’ai envie que l’image que j’ai de mon paradis soit intact dans ma mémoire. L’Ile a beaucoup changée d’après ce que je lis et vois parfois et cela me rendrait triste de ne pas reconnaître celle de mon enfance et adolescence. Par contre, on crée de nouveaux souvenirs en famille, avec mes ptites nièces. C’est la 3ème fois, qu’on se rejoints pendant 2 semaines dans les Landes, près de Mimizan et l’an dernier était rempli d’instants magnifiques avec les deux ptites princesses. Dans 3 semaines, j’y serai, je les rejoints en train. Et l’océan nous ouvrira ses portes, comme il sait si bien le faire ❤ 

Après j’ai beaucoup de coins de paradis à Marseille. Tant que je suis dans les collines, vers la mer, j’ai mon paradis aussi. Tant que la nature est au rv, je suis avec les anges… 

Mais l’Ile d’Oléron représente la plus belle partie de moi, déjà c’était une chance inestimable de pouvoir y aller chaque année et elle fait partie de cette enfance que j’ai tant affectionnée et que je souhaite d’avoir à Eva et Lola. On fera des châteaux de sable en tout cas et je compte les éclabousser les chipies 🙂

Voilà donc un mini bout de mon coin de paradis. Un post ne suffira pas à ranger tous ces souvenirs relatifs à toutes ces années. Par contre, vous avez droit à des dossiers classés top secrets normalement… , mais je veux bien faire une exception pour l’apéro d’Aileza lol. J’avais pris ces photos alors qu’elles étaient en diapo, du coup, elles ne sont pas de super qualité, mais ce n’est pas grave, vous avez un aperçu de moi, petite, près de l’océan et de mon coin de paradis ^^

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Tchin pour cet apéro cosmique de fin de vacances !! ❤ 

Blablas de toutes sortes

Ces regards qui saisissent…

J’ai souvent dit que je lisais beaucoup de choses dans un regard. Le bien comme le moins bien… Et bizarrement, ce que je perçois dans les yeux d’une personne finit par la définir de la même façon que ses yeux. Comme quoi ils ne mentent pas. 

Ce matin, il fallait réapprovisionner mon semainier à la pharmacie. Une boîte à mon nom avec tout mon bordel en médicaments. Je suis tombée sur la personne à qui j’avais dû expliquer la semaine dernière, mes besoins actuels, la conservation de mes comprimés. Le responsable avait déjà donné son accord, donc il lui a confirmé que c’était bon. Et là, ce matin, c’était de nouveau elle. Quand elle m’a vue et compris qu’il fallait remplir toutes les cases pour 7 jours, la pauvre a changé de couleur… déjà qu’elle n’est pas forcément bien aimable, je l’ai achevée. Comme je connais mes boites par coeur et le dosage avec, je me suis récriée « mais je peux le faire seule ! je me mets dans un coin si çà ne vous dérange pas » ! Son regard qui, avant signifiait « han je vais me faire chi** à remplir le semainier, çà me saoule » s’est transformée en un sourire et des yeux pétillants qui voulaient dire « ouiiiii je suis débarrasséeeee de la corvéeeee !!!! ». Elle était ressuscitée. Je l’ai requinquée juste avec cette phrase.

Je me suis installée, ce n’est pas forcément un moment simple comme j’ai pu le constater. J’étais face à mes boites, à faire le même geste que j’avais fait cette nuit-là, le plus vite possible pour pouvoir les retirer des plaquettes et là, je le faisais de nouveau à la chaîne. Juste pour les mettre dans mon semainier, mais quand même, mon cerveau s’est rappelé du geste effectué… Et puis, moralement, c’est dur de laisser ma jolie boite plastifiée où est contenu tout mon traitement. Je suis ressortie mi-figue mi-raisin. La raison dit « tu fais bien comme çà », le coeur et la tête à l’envers disent « tu as vu ce regard, comme si ton geste continuait à te faire sentir comme un boulet, comme si ce n’était pas déjà assez compliqué comme çà… Et puis j’avais la sensation de laisser ma liberté derrière moi 😦 Je n’ai plus rien à part le semainier et panique parfois de ce vide médicamenteux, signe d’une possible liberté de tout arrêter sniff » 

Ressortie les larmes aux yeux du coup, parce que j’avais déjà un petit moral, j’étais très douloureuse et je savais que ce serait pire après avoir fait mes courses. Priant pour ne pas tomber raide.. Mes courses se sont faites lentement, mais il n’y avait qu’une caisse ouverte et la file d’attente n’était pas anodine la vilaine… il s’est trouvé que j’étais au début, ouf. Avec une personne d’un certain âge derrière moi qui a commencé à parler avec moi. Complices de  « la caisse ouvre ? N’ouvre pas ? » et puis elle papotait, elle avait un regard doux, plein d’empathie, je ne pouvais pas la laisser passer, parce qu’elle avait déjà autant d’articles que moi et surtout, je sentais que je flanchais. Mais elle ne m’en a pas tenu rigueur, par contre, elle a remarqué que j’avais un souci… toujours avec son regard doux, qui semblait sonder les gens autour d’elle et saisir les difficultés là où il y en avait. Devant elle entre autres… 

Puis c’était mon tour, je lui avais dit que je me dépêcherais. Une autre femme est venue se plaindre du manque de caisses ouvertes. La caissière a expliquée les absences, les vacances, bref, qu’il fallait attendre… et en voyant çà, son réflexe légitime en travaillant là, elle a accéléré le mouvement et d’un coup, mon bras ne pouvait plus suivre tout çà. Mes courses s’entassaient et j’étais bien embêtée par son excès de zèle. Je lui ai dit « ben là pour le coup, c’est moi qui n’arrive plus à suivre ». Et ma grand-mère de derrière qui doucement prend une partie de mon sac, m’aide en silence à ranger les courses qui restent sur le tapis pendant que je paie vite. Toujours avec son sourire aimant, rempli d’empathie. Je l’ai remerciée je ne sais pas combien de fois, mais pour elle, c’était normal et rien. Pour moi c’était beaucoup, parce qu’elle avait vu que j’avais un souci déjà et elle avait entendu ma phrase qui voulait dire « hé, ralentissez un peu svp !! » 

Et çà fait du bien de tomber sur ce genre de regard plein de chaleur humaine, une personne avec laquelle échanger des choses banales, comme si elle en avait besoin et à moi çà me faisait du bien de croiser ce regard là. Toutes les 2 en recherche de visages bienveillants je crois. Quand la sortie a été difficile, que j’ai l’impression de n’avoir été qu’un boulet, je repense aux autres regards croisés. Celui d’un enfant qui sourit, de cette dame là par exemple. Pour me rappeler que je n’ai pas juste vu de la merde dans la rue…. et parfois je rentre désabusée de ne pas avoir vu un seul de ce genre de regard là. Alors je me remémore ceux des jours avant. Celle-çi, de dame, me poursuivra un moment. Elle aurait pu être ma grand-mère et c’était elle qui s’occupait de mes articles, parce que je n’arrivais plus à suivre la vitesse à laquelle elle envoyait les articles… foutu corps…. 

On dit que les yeux sont le reflet de l’âme. J’imagine la sienne magnifique. Elle fait partie de ces personnes dont le regard et l’expression me saisissent et rendent vivante. Peut-être que j’ai été la seule à qui elle aura adressé quelques mots, comme c’est souvent le cas pour moi. 

C’est là que je me rends compte que les mots « s’accrocher à tout ce qui passe » prend tout son sens. Même quand il s’agit juste d’un regard que beaucoup d’autres trouveront banal, et qui pour moi aura une autre dimension. 

Blablas de toutes sortes

L’amitié homme-femme, mode d’emploi… ou pas…

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Qu’il soit heureux c’est l’essentiel, même si sa meilleure amie finit par prendre le large…. A notre amitié et ce lien qui m’étaient si précieux… Notre complicité me manque…

J’ai toujours cru à l’amitié entre les hommes et femmes, déjà parce que je m’entends mieux avec les hommes, en général. J’y vois et y ressens un sentiment de complémentarité qui m’a souvent fait avancer. Un ami militaire m’a aidée à découvrir le Qi Qong et la force du mental qui à l’époque me permettait de déplacer des montagnes, alors que j’étais fine comme une allumette. Celui qui m’a fait découvrir le mot « aimer » est toujours en contact avec moi et même s’il n’est pas très bavard, je sais qu’il suit chacune de mes étapes. Qu’il est heureux quand il voit des choses positives et impuissant quand c’est l’inverse. D’autres ont été là avec leurs oreilles, leurs bras pour me serrer bien fort (c’est rassurant et protecteur aussi quelque part). Et puis il y a 8 ans, il y a eu mon meilleur ami. Rencontré sur meetic, on est restés 5-6 mois « ensemble » même si c’était bancal, pour se rendre compte qu’on était mieux en tant qu’amis finalement.

Et ce qui était magique, c’est que c’était le cas des deux côtés. L’un n’avait pas plus de sentiments que l’autre, ce qui a permis la relation d’amitié qui est née par la suite. Il a été mon confident, mais aussi le grand frère que je n’ai pas eu la chance d’avoir. Il a été mon pilier durant l’anorexie aussi. Me remuant psychologiquement pour avancer. Se réjouissant des kgs pris, que je lui annonçais par sms dès que je me pesais, parce que je savais qu’il en était heureux pour la journée. Et puis il y avait cette complicité qui rendait tout unique entre nous. Cette capacité à passer de longs moments, ma tête blottie contre son épaule avec son bras m’entourant, sans qu’il ne se passe rien d’autre. Tout simplement parce que plus aucun des deux ne le souhaitait. Il n’y a plus la barrière du désir qui nous empêche. C’est quelqu’un de très tactile et câlin, donc c’est aussi sa façon d’être avec toutes ses amies. Sauf que le lien entre nous est plus fort du fait qu’on a traversé bien des épreuves, qu’on a pleuré et ri ensemble.

Durant toutes ces années, il a eu beaucoup de compagnes. De mon côté, entre l’anorexie et la fibro, on ne peut pas dire malheureusement que je suis très active dans le domaine des amours. J’ai souvent dû me justifier sur ma présence dans sa vie. Jalousie oblige… et c’est là que le mode d’emploi me fait défaut bien largement, parce que ce coup-çi, la jalousie de sa dernière compagne avec qui il est depuis 2 ans environ, a été un peu… heu… démultipliée…

Au début, bizarrement, çà allait, on faisait même des sorties tous les 3 et depuis 1 an et demi, tout a changé. Une suite de malentendus, de non dits emmagasinés. J’ai présenté des excuses…. d’être dans la vie de mon meilleur ami pour finir… puis des mots qui m’ont plus que touchée ont été balancés, parce qu’elle avait atteint ma 1ère pathologie, celle pour laquelle j’ai perdu beaucoup trop de monde et je refuse qu’on y touche, alors j’ai été plus virulente aussi (en gros, je réponds comme on s’adresse à moi pour le coup…). Une amie commune à nous deux s’en est mêlée en rajoutant de mots plus moches les uns que les autres. Le meilleur ami était entre moi et sa copine. Je sais qu’il s’est battu pour me faire conserver ma place comme avant, alors je me suis accrochée moi-même et j’ai continué pour nous, en faisant abstraction du reste, tant bien que mal.

Mais je suis devenue d’un coup une relation compliquée à gérer. En octobre dernier, il ne savait pas où irait notre relation, c’est dire. Depuis, j’essaie de rester dans sa vie et prends au maximum le temps qu’il m’offre, mais j’ai l’impression d’être sa maîtresse pour le coup. Je n’ose plus envoyer de sms de peur de créer au moins la 40ème guerre mondiale au stade où on en est. Les messages fb sont effacés de peur qu’elle tombe dessus alors que je n’y dis rien de spécial. Ne demande plus rien. Attends qu’il puisse me voir, en essayant de m’arranger le jour où çà tombe, histoire de ne pas le rater (comme une maîtresse attend son amant, comme lui, me le fait ressentir). Les fois où je le vois se sont espacées à 1h tous les 15 jours, puis toutes les 3 semaines. De mon côté, quand je ne vais vraiment pas bien, je m’isole (pour les personnes qui viennent d’arriver, si vous voyez la ptite phrase « article programmé, je reviens dès que possible », c’est que je suis dans ma bulle et que personne ne peut entrer vraiment en contact avec moi et surtout je ne réponds à rien, j’éteins tout. Quelque chose qui n’est pas forcément simple à gérer, mais si c’est pour dire « coucou, bisous », histoire de juste rassurer, de dire que je suis là, de mon côté, çà me rend plus seule moralement, alors je me tais. Même si j’essaie de faire attention de plus en plus, mais bon…

Je n’ai pas de mode d’emploi à vous donner en tout cas pour convaincre la compagne qu’elle ne risque rien (j’ai regretté de ne pas être lesbienne plus d’une fois, voire bi, au moins, pour calmer le jeu, tout aurait été plus simple, manque de pot je suis hétéro à fond les ballons pff, donc un danger potentiel… sauf que ce n’est pas le cas, bien loin de là, je ne dirai pas pourquoi. Un jour peut-être, je dirai juste qu’il n’y a  pas que les voies du Seigneur qui sont impénétrables humhum…. 🙂 ).

Alors je crois toujours en l’amitié homme-femme, parce qu’on est en la preuve vivante, mais je ne sais plus où est ma place. Il n’y a plus de quoi être jalouse en tout cas, pour ce qu’on communique et se voit. Je n’ai jamais été bien envahissante à toujours appeler, demander quelque chose pour lui laisser vivre ses relations. Mais dans celle-çi, si je me fais plus discrète, je disparais de sa vie, peux pas me faire plus petite, purée… Alors quand on me dit que j’ai toujours ma place, c’est normal que je doute, parce que je ne suis pas un gros investissement. J’ai l’impression qu’on a volé une partie de moi. Pour rien. Que c’est du gâchis. Et je suis fatiguée de me justifier. Il y a eu des mots de trop suite à mon geste et j’ai tout remis en question pour de bon.

J’aimerais ne pas être aussi attachée à lui pour arriver à partir à l’heure actuelle… et pourtant, il me manquerait, mais c’est déjà le cas, quelque part. Alors qu’est ce que çà changerait si je partais de sa vie. Je n’aurais plus l’impression d’être un boulet dans une vie, au moins… Ben oui, c’est comme çà que je me vois depuis 1 an et demi. La casseuse de couple (j’ai dit que j’étais un danger). Le jour où j’étais prête à promettre, jurer que je le percevais comme un grand frère, sur la tête de mes nièces, comme on le dit quand on est à la primaire, je me suis fait pitié :/

A chaque fois, je me dis « prends ce qu’il te donne », mais c’est quelque chose qui me touche. On est passé du tout (du trop, même… à force de parler de moi, çà ne pouvait qu’arriver) au quasi rien et c’est triste. Je me sens punie pour quelque chose que je n’ai pas fait. J’en viens à envier les autres amies qu’il continue de voir, parce que « ce n’est pas pareil, on n’a pas le même lien ». Mais en attendant, ce sont des dangers potentiels tout autant et en plus, elles profitent de moments partagés avec lui. Et mon réflexe est de ne plus m’approcher d’hommes qui pourraient potentiellement devenir des amis.

« Il paraît que c’est compliqué pour une compagne quand il y a une meilleure amie, il faut comprendre »….. est-ce qu’on a pensé à ce que ressent la fameuse pseudo meilleure amie, par contre, de voir que le lien commence à se casser ? Je doute et fatigue de devoir tout comprendre j’avoue aussi… Surtout quand il n’y a rien à comprendre puisqu’il ne se passe rien du tout (je n’ai jamais volé le compagnon de quelqu’un, merci de ne pas me mettre pour n’importe qui au passage, quand même…..) Et si elle doute d’elle, et de lui au passage, c’est quelque chose qui ne m’appartient plus, par contre. Pourtant je suis au milieu. La plus grosse partie de moi est heureuse pour lui évidemment, parce qu’il le mérite largement, mais une petite partie se sent oubliée depuis 1 an et demi. Et maso comme je suis, j’essaie de rester en me disant qu’il faut juste prendre ce qu’il y a à prendre, alors que tout s’éteint pour de bon, je le ressens bien. Suis pas douée dans les relations humaines, je l’ai déjà dit ? Mais je fais encore moins le poids quand la jalousie se met au milieu et qu’elle est capable de venir à bout d’un lien qui aura duré 8 ans. 

Vous croyez à l’amitié entre femme et homme, de votre côté ??…. Si vous l’avez le mode d’emploi, je suis preneuse, parce que j’aurais besoin de sérénité, au moins du côté de l’amitié à défaut de l’avoir dans d’autres domaines… Est-ce que vous avez des difficultés à accepter le ou la meilleur(e) ami(e) de votre compagne / compagnon si le cas se présente ?…

 

Combats qui me touchent

Et maintenant… que vais-je faire…

Trois semaines se sont écoulées depuis… Et maintenant, qu’est ce qu’il reste…

J’essaierai d’aller jusqu’au bout du trousseau pour trouver la clé de la paix et de la sérénité….

Des mots pour lesquels je ne vous remercierai jamais assez, ainsi que pour votre présence. J’ai essayé de me noyer dans la vie « réelle », mais à part avoir vu une amie et ses 2 princesses dont l’une fêtait son anniversaire, je n’ai pas pu faire grand chose. Mes parents étaient venus me récupérer dans le service, on est rentrés chez moi où attendait Happy qui n’avait pas vu âme qui vive pendant 5 jours… et les jours qui ont suivis, j’ai tenté de sortir avec eux au maximum, le but était de ne pas être enfermée à nouveau quand ils partiraient. J’ai vu la psy qui m’a fait comprendre que ma place serait bien à cet endroit là, fait un peu résistance et finalement le compromis le plus adapté à ma sécurité et à sa responsabilité a déjà été de faire en sorte que la pharmacie conserve tout mon traitement, ce qui me stresse, il faut bien le dire… mais bon… c’est un instant d’angoisse qui s’estompe.

Il faut continuer coûte que coûte, même s’il m’arrive souvent d’être dans le même état d’esprit encore j’avoue.

La semaine dernière, j’ai repris contact avec l’algologue qui me suit, j’ai eu un rv en urgence pour ce matin. Je m’y suis sentie entendue et comprise, sans que mon geste soit jugé ou qu’on en parle comme d’une bêtise. Pour les urgentistes, du côté général ou psy, la phrase « vous êtes humaine » était parfois revenue et c’était encore le cas ce matin, avec elle. Une douleur à 9/10 sur une période bien trop longue est elle-même considérée comme suicidaire, du coup, je n’ai pas eu besoin d’expliquer mon geste. Si on me soulage, mon moral prendra une autre dimension aussi… C’est le corps qu’il faut traiter actuellement pour espérer que le côté psy suive, mais j’y suis déjà aidée pour çà et on ne peut rien faire de plus.

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La forme de fibro que j’ai est solide, grave dans le sens où mes muscles se rétractent beaucoup, qu’elle me fait perdre ma mobilité où elle ne devrait pas le faire… J’ai une histoire psy qui accentue aussi tout çà et c’est le joyeux bordel…. Elle propose le protocole de la kétamine à quelques rares patientes, tous les 2 mois, au lieu de 3. Je fais partie de ces rares qui feront leur valise pendant une semaine tous les 2 mois, pour être perfusées. 

La kétamine est un stupéfiant, un anesthésiant, à haute dose, son but est sur le long terme, à force que le cerveau s’en reçoive plein la tronche, d’anesthésier la zone déficiente. Plus on enverra de produits, plus elle est censée se calmer et  me permettre de recevoir des données douleurs « normales » et plus surdimensionnées.

Je rentre le 31 août pour la prochaine cure. Après il faudra reprendre pour la Xième fois la rééducation. Septembre sera magnifique :/ … Surtout qu’il faudra recommencer sans doute au moins 3-4 fois avant que je n’aie des résultats probants (en gros 1 an à tenir, en espérant qu’un peu de soulagement se dégage à chaque fin de cure, malgré tout, pour atteindre le summum d’ici tous ces mois… 

Durant juillet et mes 2 semaines avec ma famille, je vais prendre le maximum de forces psychologiques, m’entourer de personnes qui en valent la peine. Me concentrer sur tout ce qui est relaxation et méditation davantage, parce que je sais que çà peut m’aider. Et surtout travailler sur l’espoir… Ne plus le perdre à ce point… Il faut que j’entre dans l’unité, dans les meilleures conditions possibles, pour laisser faire son job à la kétamine (très souvent controversée parmi les médecins… mais quand on souffre, on s’en fout parfois….)

Voilà les nouvelles 3 semaines après. Je me force à beaucoup de choses, mais la douleur et la fatigue me coupent tout élan bien souvent. Le moral s’en mêle et là, c’est la cata… mais je m’accroche… 

Merci encore pour votre pésence…. ❤

Projets des copinettes

A 800kms de là – #FlowerPower2015

Fleurs de cerisier

Pour ce lundi fleuri (si vous ne connaissez pas encore le concept, c’est par chez Bernie que vient l’idée, n’hésitez pas à rejoindre les fleuristes du lundi 🙂 

Ce matin, je vous accueille dans le jardin et verger de mes parents. D’où le titre puisqu’ils habitent juste à côté de Montbéliard, dans le Doubs. Des pensées, des fleurs de cerisiers, des petites fleurs méli-mélo comme je les appelle. J’aime me retrouver entre leur bassin et les fleurs, l’été, installée pour lire à avoir les pieds chatouillés par l’herbe. Un poisson saute de temps en temps, une grenouille coasse, mais sinon le temps est suspendu. J’ai hérité l’amour des fleurs, de mes parents. Le naturel, la simplicité et la douceur de tout ce qui pousse là, à leur rythme, parfois dans des lieux incongrues les coquines. 

Bon lundi fleuri à tout le monde, pour mettre un peu de couleurs…. Bon courage pour ceux qui travaillent et profitez bien pour ceux qui sont en congés 🙂 et ressourcez vous au milieu des fleurs, justement, ou dans la nature en général.

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Comme j’ai des difficultés pour charger les photos, je ne sais si çà vient de WP ou de moi grr…, je vous en mets une qui n’est  pas tout à fait dans le thème, mais qui sera un bonus en quelque sorte pour les fleurs que je n’ai pas pu mettre. C’était la tige d’une rose, prise avec le mode « coucher de soleil »

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Coin lecture

« Prodige », Nancy HUSTON

Le dessin fait un peu peur je trouve, c’est dommage :/ ou alors c’est moi ???

J’ai découvert cette auteure franco-canadienne grâce à une amie et j’apprécie le rythme de ses livres. J’ai commencé « l’empreinte de l’ange » après celui-çi. La musique est souvent au coeur de ses livres, elle en parle, mais elle le fait transparaître aussi en prenant un certain rythme. Personnellement, la musique est souvent l’alliée de l’écriture (je n’écris jamais sans musique et la choisit, selon ce que je veux dire, parce qu’elle m’aide à poser les mots) donc elle ne pouvait que me plaire. Je ne suis pas douée pour raconter les livres (ni les films d’ailleurs), donc ne m’en voulez pas si ce n’est pas une critique digne de ce nom ^^. C’est avant tout le partage de ce que je lis que je veux faire passer et, pourquoi pas donner envie peut-être de tomber sur ces livres au détour d’une bibliothèque ou de la fnac 🙂 

 

 

C’est une polyphonie, comme style de livre. Les personnages parlent les uns après les autres en donnant leur point de vue sur la même situation qui est en train de se passer, comme un orchestre où les instruments se répondent. On y retrouve surtout 3 thèmes, la naissance, la mort et donc la musique qui semble comme relier les deux premiers sujets.  Lara est prof de piano, elle accouche prématurément d’une petite fille, Maya, qui, on ne le sait pas, survivra ou pas. Mais pendant toute la durée de son passage en couveuse, Lara racontera la vie qui attend sa petite fille à la sortie. Une vie qu’elle lui construit au milieu de la musique et du piano, de sa grand-mère Sofia, elle-même ancienne virtuose russe, les voisins et les secrets entre enfants. Une vie fondée, mais on ne sait pas où, dans le sens où on se demande parfois si la petite Maya n’est pas encore dans le service néonat, au lieu de gambader comme le lecteur est en train de le lire, pourtant. La réalité se mélange souvent à la fiction, mais on se laisse emportée par le tourbillon de la vie que destine Lara à sa fille, comme pour lui insuffler l’envie de se battre pour vivre et mener cette vie tant attendue. Robert, le père, lui, se sent délaissé, au milieu de ce duo fusionnel. Il décidera de partir, mais il restera présent constamment dans la vie de Lara et Maya malgré tout.

Mais dans ce livre, qu’est ce qui est réel et pas ? On voit Maya grandir, mais est-ce vrai ou juste le besoin d’une mère de se réfugier dans l’espoir que sa fille vivra… et du coup… Maya arrivera t-elle réellement à vivre…

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J’ai apprécié le rythme donné par l’écriture et les différents personnages dont on boit les paroles. Aimé aussi ce doute permanent de savoir si Maya a survécu ou pas. Si c’est réel ou fictif. Et jusqu’aux dernières pages, on ne le saura pas vraiment (sauf si j’ai raté des épisodes ^^). C’est un livre qui transpire d’amour en tout cas, de don de soi pour faire vivre certains et pour en faire vibrer d’autres, grâce à la musique, à la présence, aux rencontres faites. On s’attache à Maya qui est une petite fille remplie de vie, qui vit les choses simplement. On perçoit toujours des signes d’espoir chez elle, rien ne semble la perturber et elle nous entraîne dans son calme intérieur.

Je ne peux que le conseiller, il est rapide à lire en plus et j’ai trouvé que c’était une belle histoire. Entre amour en tous genres et mystères 🙂

Pour montrer la façon dont le ton est donné, à travers les personnages qui se succèdent à travers leurs pensées, dans une situation identique, au même moment.

Est-ce que vous l’avez lu ou connaissez Nancy Huston ?

Moments de bonheurs et d'évasion

Le parc Borély, un des poumons de Marseille

Le parc Borély est un des plus grands parcs de Marseille, il a été construit entre 1860 et 1880 et est près des plages Sud de la ville. J’aimais y faire du roller, c’est l’endroit aussi de ceux qui se baladent tranquillement le week-end, avec ou sans enfants, mais qui a des aires de jeux, de ceux qui courent ou font des exercices de yoga etc… Des arbres à foison, des massifs de fleurs, un jardin botanique (dont je n’ai jamais vu la couleur), la roseraie qui, là, pour le coup, avait une drôle de tête. Déjà, on était cramés par le soleil et je crois que les roses l’avaient été bien avant nous. Pouf, plus de roses pratiquement (il faut dire que j’avais bien 1 mois et demi de retard pour les prendre en photo…)

Il y a une buvette près d’un plan d’eau où canards, oies, ragondins se côtoient et le petit rituel de mes parents et moi quand ils viennent, est d’aller déguster une gaufre au sucre. 

J’aimais y aller pour lire, je m’installais des heures sur le gazon, sous l’arbre le plus imposant du parc. Maintenant, j’ai du mal à rester assise par terre, mais je vais retenter. J’ai besoin de ce contact avec la nature et ses éléments. Et toucher ces immenses arbres et imaginer que mes pieds s’ancrent dans le sol autant que le font les racines de ces arbres centenaires. Puiser l’énergie là où elle est… et prendre des photos à gogo évidemment. Mes jambes sont trop petites pour voir chaque détour de ce parc. J’y vois quelque chose à photographier, puis encore autre chose qui se profile et je n’arrive plus à m’arrêter. Rempli de recoins tous plus magnifiques les uns que les autres. Je vous laisse avec une sélection. J’ai aussi filmé, mais pas encore fait le montage. Je préviendrai quand ce sera le cas. C’était tellement tranquille qu’il fallait immortaliser cette sérénité. Désolée pour les roses par contre, j’étais déçue :/ 

Pour y aller, soit le bus est là pour s’arrêter juste devant, soit on peut prendre le métro et marcher au bord de l’Huveaune (c’est un fleuve côtier qui ne mesure guère plus de 45kms, c’est d’ailleurs le plus petit fleuve qui existe il me semble. Il traverse entre autres Aubagne et une fois qu’on est au parc Borély, il se jette dans la Méditerranée. Personnellement, je préfère marcher un peu plus que de me retrouver prise en sandwich dans un bus qui s’arrête quand même vers le métro, donc c’est kiffe kiffe… sauf qu’il y a moins de bruits, des odeurs plus odorantes ^^ et une plus belle vue. 

Les photos sont mises sous forme de diaporama, vu le nombre. Il suffit de cliquer sur la 1ère pour l’actionner. J’y mettrai parfois une légende, du coup, il faut regarder sous la photo si un petit message ne s’y cache pas. Histoire de dire ce que j’ai pris quand même, en photos et expliquer ce que cela représente, pour vous faire découvrir. Bonne visite !

Projets des copinettes

FlowerPower2015 – Lundi multicolore

Pour le projet FlowerPower2015 de Bernie, je reviens exprès avec des fleurs de toutes les couleurs. Un post coloré à fond les ballons ne fera pas de mal. 

J’avais dit que je reviendrais avec des fleurs fraîches du Parc Borély où j’emmène mes parents tout à l’heure, mais je doute de pouvoir mettre mon post en ligne à temps, du coup, je partage notre sortie d’hier, dans le jardin Pastré qui s’ouvre sur les collines et amène à différentes calanques et entraîne dans la Campagne Marseilleveyre. Du coup, on va dire que les fleurs sont restées fraîches, malgré tout depuis samedi 🙂 Je ferai un post exprès pour le parc Borély de toute façon. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin d’évasion…. ❤ Bon lundi !

Des fleurs aussi pour vous remercier du fond du coeur d’avoir été là comme d’habitude… 

Si quelqu’un sait le nom de cette fleur, par contre….. merci ^^

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