Blablas de toutes sortes

Cher papa Noël…

« Coucou papa Noël,

Cà fait un bout de temps qu’on ne s’est pas vus, dis donc… tu n’as pas changé depuis l’an dernier, toujours la même jolie barbe blanche, le pif rouge et les joues aussi rebondies 🙂 Par contre, tu es sûr que ma lettre avait été bien lue, à l’époque ? J’avais demandé à être plus en forme, il me semble… je n’avais rien demandé d’autre pour moi, parce que je savais que si je récupérais mon coté droit et que les douleurs s’estompaient un touttttt petit peu, le reste coulerait de source, alors je n’avais pas été exigeante du coup… préférant penser à ceux que j’aime et demander tout plein de choses pour eux… bon dans l’ensemble çà été respecté, je te remercie, parce que çà me tenait vraiment à coeur, tu sais à quel point je les aime tous… mais tu m’as un peu ratée, moi, par contre… Je suis encore plus cassée qu’à nos dernières retrouvailles, l’espoir s’est effiloché un peu plus, le moral n’a pas toujours suivi le mouvement et là, je serre les dents pour pouvoir rester assise à table dignement, avec ma famille, alors tu aurais pu faire un effort quand même…

Pourtant, je ne t’en veux pas trop… je me dis que toi, tout comme la vie, parfois on n’a pas ce qu’on veut, c’est normal, mais que d’attendre et de persévérer peuvent nous le faire gagner malgré tout, à un moment donné… alors je fais tout ce que je peux pour mériter que ma lettre soit exaucée un de ces quatre. N’attends pas que j’aie un dentier, 4 tifs sur le ciboulot, un déambulateur et 90 ans en âge réel (oui parce que j’ai déjà un corps d’une femme de 90 ans en âge pas réel, alors ben…) et que les poules aient des dents, steuplé, tout de même…

Tu as voulu que je fasse une sorte de jeu de pistes avec mon voeu ?

– découvrir des techniques pour gérer la douleur ? Fait. Les médecins disent que c’est long à tout mettre en place et c’est juste un peu d’apaisement, toujours bienvenu, tu sais

– tu as voulu que je comprenne où étaient vraiment les belles personnes dont il fallait que je m’entoure plutôt ? Fait… mais j’en ai souffert, tu sais…

– tu as voulu que je tente, malgré mes angoisses qu’on « touche » mon cerveau, avec la stimulation ? Fait… mais tu sais, çà a déréglé un peu mon sommeil qui est plus agité et j’ai souvent de forts maux de tête, mais je continue… d’ailleurs je suis tombée à 5, un jour, il y a 2 semaines… tu as vu depuis ta Laponie, à quel point j’étais heureuse ?? 🙂 … j’ai cru en toi là roh oui ! mais çà n’a pas duré.. mais c’était génial, si j’avais eu toute ma mobilité, j’aurais été comme avant ! Alors chaque matin, je teste, pour voir si çà sera un jour comme celui-là ou si c’est un jour où mon corps me fait souffrir

– tu as voulu que je me réconcilie avec mon corps ? Fait… bon je ne suis pas au point, il me casse les pieds bien souvent, mais j’essaie de lui en vouloir de moins en moins, je le chouchoute dans ces moments de crises bien fortes

– tu as voulu que j’aie confiance, espoir et que j’arrive à garder le moral, tout en ne m’inquiétant pas de l’avenir ? Raté…. Je n’ai pas rempli ma mission en entier, alors mon voeu réalisé, c’était soit tout, soit rien ? C’est pas sympa… mais on n’a rien sans rien et si c’est cette leçon là que tu voulais m’offrir, ben je crois que j’ai assez donné et que le voeu d’être plus en forme est mérité pour 2014…. tu penses bien que j’ai renouvelé le même souhait bien sûr, pour ce Noël çi ! Je compte sur toi, tu sais… et je t’aime toujours autant que quand j’étais enfant. La vie, les maladies, les épreuves (tu m’as gâtée cette année de ce côté là par contre) n’ont pas encore réussi à me faire perdre mon âme d’enfant. J’ai toujours mes yeux bien ouverts le mois de décembre, illuminés, remplis d’amour.

Et même si ma lettre n’est pas respectée, pas grave, tant que je conserve cette partie là en moi, c’est mon essentiel. Fais en sorte que mon âme d’enfant ne s’envoler jamais…

Merci d’être là, tous les ans, pour donner un peu de lumière à cette vie qui me fait souffrir pendant de longues périodes bien trop souvent. Je t’aime papa Noël, à dans 3 jours, y a 2 princesses qui t’attendent de pieds fermes, en plus. »

Et surtout, merci à la vie, de me permettre d’avoir encore les personnes que j’aime si fort, à mes côtés. J’ai cette chance là. Des pensées pour les personnes qui souffrent des fêtes. Pour les autres, profitez bien de vos proches, comme si c’était le dernier Noël à vivre avec eux…..

Coin musique

L’effet Woodkid

J’ai découvert cet artiste, à « Danse avec les stars », le ma-gni-faikkkeee Brahim, torse nu, qui dansait sur la chanson « Iron ».. wouah… sa danse, la musique, tout m’a plu et pour savoir à qui je devais ce super titre, j’ai sorti ma super application iphone Shazam (très pratique, au passage) et ohh magie, elle m’a indiquée qui c’était… ni une ni deux, j’ai tout quitté (bon sauf Brahim, évidemment !! J’avais un oeil sur lui, faut pas exagérer quand même :-p) et je me suis installée sur youtube, et là, j’ai découvert plein de titres. J’ai partagé une chanson sur fb et le lendemain, une copinette m’avait mis le lien vers un de ces concerts, en me disant qu’elle l’écoutait quand elle n’allait pas bien. J’ai vite compris pourquoi… 1h avec lui… un type super sympa et très simple. Un pur bonheur pour mes oreilles.

Qui se cache derrière Woodkid… j’ai cru qu’il était anglais, je me suis plantée, déjà, il est lyonnais et s’appelle en fait Yoann Lemoine et est connu pour avoir réalisé les clips « born to die » de Lana Del Rey, « teenage dream » de Katy Perry, ainsi que des clips de Rihanna, Moby, Yelle…

Il est aussi connu pour la campagne lancée sur youtube, pour son investissement pour le combat contre le sida.

Sa voix m’apaise, me calme, je ne saurais pas expliquer pourquoi… les mots liés d’une façon douce, je ne sais pas. Je vous laisse avec lui et certaines de ses chansons 🙂 Bonne écoute si vous le découvrez, tout comme moi.

http://www.youtube.com/watch?v=KFa7qVIjf88

« Iron »

http://www.youtube.com/watch?v=_C2x4CtSLvI

« Where I live »

http://www.youtube.com/watch?v=m9SwBEQ_Ooo

« I love you »

http://www.youtube.com/watch?v=KQu8FOjJXdI

« The golden age »

Blablas de toutes sortes

Je suis une patiente dissipée… mais j’assume… enfin presque !

Coucou 🙂

DSCN1191
Je peux être sérieuse aussi…

Quand on est amenée à poursuivre continuellement des soins que ce soit côté relaxation et autres méthodes du même style ou de rééducation plus intensive et douloureuse, on en voit des vertes et des pas mûres… et on peut aussi se retrouver dans des situations assez… rigolotes… J’ai décidé, pour dédramatiser certaines pratiques qui peuvent angoisser, de raconter quelques anecdotes. 

– j’ai été suivie pendant plusieurs mois, dans un centre de rééducation, où je restais 3h, 3 fois par semaine. Exercices en balnéo, puis hors de l’eau, manipulations de tout mon hémicorps droit pour le stimuler au maximum. J’avais une kiné, qui a choisi de tenter sa chance en Martinique, du coup, elle m’a présenté son remplaçant, A., charmant jeune kiné, fan de yoga (oh purée non…) Chaque patient était dans l’un des 10 box, fermé par un rideau.. en 2 temps 3 mouvements, il m’a transformée en yogi du centre…

C’est comme çà qu’un jour, je me suis retrouvée les 2 pieds l’un contre l’autre, jambes écartées au maximum, à m’aider de ma main pour que mes cuisses touchent la table, c’est dire à quel point j’étais écartelée hihi, allongée, le rideau ouvert… les patients passaient devant mon box et se demandaient sûrement ce que j’étais en train de faire, dans la position du missionnaire si j’avais écarté un peu mes pieds… c’était journée portes ouvertes chez ptite Delph… Ne vous gênez pas, rezieutez le fin fond de mon short, je vous en prie… A. qui vient voir comment çà va… je lui demande à quoi sert l’exercice -à part me démonter tout le bas du corps et d’être l’attraction du centre-, il me répond « çà permet d’ouvrir le vagin… heu ! le bassin !!! » oh purée le lapsus….  je ne sais pas qui était le plus rouge des deux, mais moi j’ai fermé boutique, fini les fesses à l’air, les portes ouvertes se sont refermées et j’ai ramené mes jambes dans une position plus digne…. humhum… et j’ai arrêté le jour où j’étais encore dans une position proche du kamasutra mais un peu plus crue… et que j’ai entendu mon dos craquer… et qu’il l’a entendu en disant qu’il avait été peut-être trop rapide dans la rééducation… bourricot fini ! tu me fais faire des trucs dont tu n’es pas sûr que çà peut me démonter encore plus ??! Kiné clos… 

– pendant une séance de sophrologie, il fallait imaginer un objet et en faire le tour, s’en approcher, s’en éloigner. Et au moment de dire ce que chacun a ressenti, j’ai parlé de mon objet… une bougie… j’avais du mal à trouver mes mots, à un moment donné, j’ai tenté d’expliquer que je me sentais illuminée… çà aurait été sûrement bien, si je n’avais pas jugé bon, de rajouter « enfin, pas illuminée dans le sens où je suis à moitié zinzin, complètement déjantée hein » et j’ai ri… et on est parti un long moment en fou rire… et plus j’expliquais, plus je m’enfonçais… l’un des membres du groupe vient me voir à la fin de la séance, en me disant que j’étais touchante dans mes propos et rigolote… ah ben oui, c’est sûr qu’être à moitié illuminée, çà fait rigolo 🙂

– quand on est hospitalisée pour les perfusions de kétamine, on a des séances d’hypnose, où ils nous apprennent à nous y mettre nous mêmes. Je trouvais le doc un peu trop coincé à mon goût, je connaissais son discours par coeur, au mot près, tous les 6 mois, il nous le ressortait. Un jour, je me suis dit que j’allais mettre un peu d’ambiance. J’ai mis mes chaussettes à orteils, avec des soleils dessus et tout le monde a ri, même le médecin a esquissé un sourire (ouiiiii il en était capable finalement !!!) et a juste conseillé aux autres patientes de ne pas trop regarder mes chaussettes, qui étaient hypnotiques à elles seules. Ben elles étaient belles mes chaussettes pourtant ! J’ai dû penser à des choses tristes tout le long, pour ne pas éclater de rire à tout bout de champ. Je suis ressortie de là complètement déprimée pour finir et pas hypnotisée… j’avais été dérangée par les bruits d’estomac de ma voisine, les ronflements d’une autre qui s’est faite engueuler à la fin. L’hypnose, on ne s’endort pas !! on doit rester en pleine conscience tout le long !!! nom d’une pipe !! et moi je bougeais mes orteils dans mes chaussettes, toujours avec l’envie de rire… je peux être très pénible en groupe… je vois un truc, j’entends un machin et çà me suffit pour me déclencher un fou rire… le problème, c’est que tout le monde part avec…

La kétamine est une drogue à la base, donc elle a un côté euphorisant et plus on rit, plus elle fait effet et plus on est bien… du coup, les fous rires partent un peu plus vite que d’habitude…. ce qui est très mauvais quand on est dans une chambre avec une voisine qu’on retrouve tous les 6 mois à chaque hospitalisation… et pour ne pas faciliter la tâche des soignants, tant qu’à faire, on demande à être ensemble dans la chambre. C’est comme çà que j’ai tourné le kiné en bourrique… C’est pas de ma faute, il était censé nous faire de la relaxation, sauf qu’il a le feu au derrière… il fait un genre de bodyscanner, mais en accéléré…. on a à peine le temps de se dérider le front qu’on se retrouve déjà à écarter les orteils ! :-s mais, il est passé où le reste du corps, qu’est ce qu’on en fait ?? Alors la 1ère fois, je me suis dit que çà fonctionnait tellement bien, que je m’étais peut-être assoupie, qui sait… et du coup, j’ai raté des épisodes… mais quand on en parle avec la voisine de chambre, on se rend compte que non, il avait un train à prendre sûrement, du coup, les couleurs, les sensations, soit on les prend à toute vitesse, soit vaut mieux éclater de rire…. un jour, je l’ai entendu bailler, évidemment j’ai ri… un autre jour, il regardait des papiers, j’entendais le bruit des feuilles et je me disais qu’il allait sûrement s’endormir bien avant moi… les fois suivantes, j’ai passé mon temps à rire…. un jour, il a cru que j’étais vraiment concentrée et j’entendais ma voisine qui s’était arrêtée, elle lui disait doucement qu’elle ne pouvait pas, elle était en train de penser aux conneries que j’avais dites sur le kiné, juste avant qu’il vienne (oui je peux être moqueuse, j’assume… mais c’est toujours gentil…) et moi je tentais, pour une fois d’être sage comme une image, pour changer un peu… au moment où il lui a dit « chuttt ne déranger pas votre voisine, elle est concentrée », je suis partie en fou rire. On était 2 cruches à rire comme des débiles du coup. « Je reviens demain à 11h »… oui oui…. et on se taillait toujours dans un coin de la clinique pour qu’il ne nous voie pas… pas bien, je sais…. mais qu’est ce qu’on a ri en mauvaises patientes qu’on était toutes les 2

– même séjour… au bout de 2 jours de kétamine, on sent ses effets, on commence à sentir que le corps reçoit le produit et qu’il commence à anesthésier. Mais on n’est plus très nettes non plus…. :-s, c’est comme çà qu’on s’est retrouvées à minuit, en pyjama, avec nos super chaussons, la perfusion de kétamine attachée au ventre, pliées en 2, à rire comme des débiles et à vouloir tenir sur une jambe… je lui ai dit que j’avais l’impression d’être un flamand rose, elle a pouffé de rire, mais nos surnoms nous sont restés. Sauf que l’infirmier de nuit a noté qu’on n’était pas fraîches et le lendemain, l’algologue nous a demandé si on supportait les doses de kétamine, parce qu’il avait entendu dire qu’on avait un peu disjonctées… « Mlle L., il paraît que vous avez traversez tout le couloir sur une jambe ?? » « Nan voyons, tout va bien… on ne sent plus les douleurs, votre truc est euphorisant, on était dans notre état normal vu le contexte » humhum. Mais on l’a rassuré quand même… on n’avait pas vu d’éléphants bleus (oui on peut avoir des petites hallucinations avec ce produit…)

– quand j’ai passé le 1er degré de Reiki, la formation était sur 15h, réparties sur un w-e. Le samedi soir, le maître Reiki qui nous apprenait, nous prévient qu’on peut avoir des réactions.. que des fluides peuvent s’évacuer… on se regarde toutes, en s’imaginant tout et n’importe quoi. Il ne voulait pas en dire plus, parce que déjà chaque personne est différente et puis, il fallait qu’on ressente nous-mêmes ce qui se passerait dans notre corps sans s’attendre à quoi que se soit de bien précis. De mon côté, j’avais eu des soins Reiki, donc je savais que les fameux fluides seraient lacrymaux de mon coté.. et c’est là qu’il y en a une qui en profite pour demander comment on va se sentir après… « c’est RELAXATIF ?? » devinez qui a pris un fou rire… Bibi…. ben oui, il venait juste de parler de fluide et elle, le seul mot qu’elle trouve, c’est çà ! Elle était à fond dans les fluides et à dû s’emmêler les pinceaux pour parler, je ne sais pas ce qu’elle a voulu faire, mais je n’ai pu que rire et j’ai entraîné les 10 autres… alors non, le Reiki n’est ni « relaxatif » (nouveau mot), ni laxatif hein ^^

Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas une patiente facile et docile hum… je me souviens de l’ergothérapeute de l’établissement où j’ai été prise en charge plusieurs mois pour anorexie, au tout début de mon arrivée ici. Il m’avait dit que j’avais laissé des traces où j’étais passée tellement j’étais attachante et que je manquerais. Bah oui, dans ces conditions, à foutre le bordel, on ne peut pas m’oublier c’est sûr humhum… 

Voilà quelques anecdotes d’une ptite Delph qui contrairement aux apparences n’est pas aussi calme qu’on peut le croire… Signé une patiente yogi à ses heures avec un kiné à l’ouest, une briseuse de séance de relaxation, l’illuminée de service le temps d’une séance de sophro et un casse-bonbons à dissiper mes compagnes de route :-p Quelle fabuleuse image on a de moi :-p

Bon, ben, après m’être ridiculisée, j’ai espoir que quelque soit la technique que vous ferez, vous n’aurez plus d’appréhensions lol Evitez juste de repenser à ce post peut-être ou alors ne dites pas à cause de qui vous rigolez, je suis déjà fichée où je suis hospitalisée pour la kétamine, à la Timone, chez les maîtres Reiki, chez les 3/4 des kinés marseillais, alors çà suffit hein ^^ 

La moralité comme souvent à chaque fin d’article, c’est que des soins en tous genres ne sont pas roses, qu’il y a beaucoup de douleur, de souffrances, mais qu’au milieu de tous ces combats, dès qu’on peut en rire, il faut le faire, parce que c’est aussi çà qui nous aide à surmonter les passages à l’hôpital, les rv médicaux à longueur de temps, un peu partout. Alors riez du plus fort que vous pouvez dès que l’occasion se présente 😉 

Blablas de toutes sortes

Je suis une patiente dissipée… mais j’assume… enfin presque !

Coucou 🙂

DSCN1191
Je peux être sérieuse aussi…

Quand on est amenée à poursuivre continuellement des soins que ce soit côté relaxation et autres méthodes du même style ou de rééducation plus intensive et douloureuse, on en voit des vertes et des pas mûres… et on peut aussi se retrouver dans des situations assez… rigolotes… J’ai décidé, pour dédramatiser certaines pratiques qui peuvent angoisser, de raconter quelques anecdotes. 

– j’ai été suivie pendant plusieurs mois, dans un centre de rééducation, où je restais 3h, 3 fois par semaine. Exercices en balnéo, puis hors de l’eau, manipulations de tout mon hémicorps droit pour le stimuler au maximum. J’avais une kiné, qui a choisi de tenter sa chance en Martinique, du coup, elle m’a présenté son remplaçant, A., charmant jeune kiné, fan de yoga (oh purée non…) Chaque patient était dans l’un des 10 box, fermé par un rideau.. en 2 temps 3 mouvements, il m’a transformée en yogi du centre…

C’est comme çà qu’un jour, je me suis retrouvée les 2 pieds l’un contre l’autre, jambes écartées au maximum, à m’aider de ma main pour que mes cuisses touchent la table, c’est dire à quel point j’étais écartelée hihi, allongée, le rideau ouvert… les patients passaient devant mon box et se demandaient sûrement ce que j’étais en train de faire, dans la position du missionnaire si j’avais écarté un peu mes pieds… c’était journée portes ouvertes chez ptite Delph… Ne vous gênez pas, rezieutez le fin fond de mon short, je vous en prie… A. qui vient voir comment çà va… je lui demande à quoi sert l’exercice -à part me démonter tout le bas du corps et d’être l’attraction du centre-, il me répond « çà permet d’ouvrir le vagin… heu ! le bassin !!! » oh purée le lapsus….  je ne sais pas qui était le plus rouge des deux, mais moi j’ai fermé boutique, fini les fesses à l’air, les portes ouvertes se sont refermées et j’ai ramené mes jambes dans une position plus digne…. humhum… et j’ai arrêté le jour où j’étais encore dans une position proche du kamasutra mais un peu plus crue… et que j’ai entendu mon dos craquer… et qu’il l’a entendu en disant qu’il avait été peut-être trop rapide dans la rééducation… bourricot fini ! tu me fais faire des trucs dont tu n’es pas sûr que çà peut me démonter encore plus ??! Kiné clos… 

– pendant une séance de sophrologie, il fallait imaginer un objet et en faire le tour, s’en approcher, s’en éloigner. Et au moment de dire ce que chacun a ressenti, j’ai parlé de mon objet… une bougie… j’avais du mal à trouver mes mots, à un moment donné, j’ai tenté d’expliquer que je me sentais illuminée… çà aurait été sûrement bien, si je n’avais pas jugé bon, de rajouter « enfin, pas illuminée dans le sens où je suis à moitié zinzin, complètement déjantée hein » et j’ai ri… et on est parti un long moment en fou rire… et plus j’expliquais, plus je m’enfonçais… l’un des membres du groupe vient me voir à la fin de la séance, en me disant que j’étais touchante dans mes propos et rigolote… ah ben oui, c’est sûr qu’être à moitié illuminée, çà fait rigolo 🙂

– quand on est hospitalisée pour les perfusions de kétamine, on a des séances d’hypnose, où ils nous apprennent à nous y mettre nous mêmes. Je trouvais le doc un peu trop coincé à mon goût, je connaissais son discours par coeur, au mot près, tous les 6 mois, il nous le ressortait. Un jour, je me suis dit que j’allais mettre un peu d’ambiance. J’ai mis mes chaussettes à orteils, avec des soleils dessus et tout le monde a ri, même le médecin a esquissé un sourire (ouiiiii il en était capable finalement !!!) et a juste conseillé aux autres patientes de ne pas trop regarder mes chaussettes, qui étaient hypnotiques à elles seules. Ben elles étaient belles mes chaussettes pourtant ! J’ai dû penser à des choses tristes tout le long, pour ne pas éclater de rire à tout bout de champ. Je suis ressortie de là complètement déprimée pour finir et pas hypnotisée… j’avais été dérangée par les bruits d’estomac de ma voisine, les ronflements d’une autre qui s’est faite engueuler à la fin. L’hypnose, on ne s’endort pas !! on doit rester en pleine conscience tout le long !!! nom d’une pipe !! et moi je bougeais mes orteils dans mes chaussettes, toujours avec l’envie de rire… je peux être très pénible en groupe… je vois un truc, j’entends un machin et çà me suffit pour me déclencher un fou rire… le problème, c’est que tout le monde part avec…

La kétamine est une drogue à la base, donc elle a un côté euphorisant et plus on rit, plus elle fait effet et plus on est bien… du coup, les fous rires partent un peu plus vite que d’habitude…. ce qui est très mauvais quand on est dans une chambre avec une voisine qu’on retrouve tous les 6 mois à chaque hospitalisation… et pour ne pas faciliter la tâche des soignants, tant qu’à faire, on demande à être ensemble dans la chambre. C’est comme çà que j’ai tourné le kiné en bourrique… C’est pas de ma faute, il était censé nous faire de la relaxation, sauf qu’il a le feu au derrière… il fait un genre de bodyscanner, mais en accéléré…. on a à peine le temps de se dérider le front qu’on se retrouve déjà à écarter les orteils ! :-s mais, il est passé où le reste du corps, qu’est ce qu’on en fait ?? Alors la 1ère fois, je me suis dit que çà fonctionnait tellement bien, que je m’étais peut-être assoupie, qui sait… et du coup, j’ai raté des épisodes… mais quand on en parle avec la voisine de chambre, on se rend compte que non, il avait un train à prendre sûrement, du coup, les couleurs, les sensations, soit on les prend à toute vitesse, soit vaut mieux éclater de rire…. un jour, je l’ai entendu bailler, évidemment j’ai ri… un autre jour, il regardait des papiers, j’entendais le bruit des feuilles et je me disais qu’il allait sûrement s’endormir bien avant moi… les fois suivantes, j’ai passé mon temps à rire…. un jour, il a cru que j’étais vraiment concentrée et j’entendais ma voisine qui s’était arrêtée, elle lui disait doucement qu’elle ne pouvait pas, elle était en train de penser aux conneries que j’avais dites sur le kiné, juste avant qu’il vienne (oui je peux être moqueuse, j’assume… mais c’est toujours gentil…) et moi je tentais, pour une fois d’être sage comme une image, pour changer un peu… au moment où il lui a dit « chuttt ne déranger pas votre voisine, elle est concentrée », je suis partie en fou rire. On était 2 cruches à rire comme des débiles du coup. « Je reviens demain à 11h »… oui oui…. et on se taillait toujours dans un coin de la clinique pour qu’il ne nous voie pas… pas bien, je sais…. mais qu’est ce qu’on a ri en mauvaises patientes qu’on était toutes les 2

– même séjour… au bout de 2 jours de kétamine, on sent ses effets, on commence à sentir que le corps reçoit le produit et qu’il commence à anesthésier. Mais on n’est plus très nettes non plus…. :-s, c’est comme çà qu’on s’est retrouvées à minuit, en pyjama, avec nos super chaussons, la perfusion de kétamine attachée au ventre, pliées en 2, à rire comme des débiles et à vouloir tenir sur une jambe… je lui ai dit que j’avais l’impression d’être un flamand rose, elle a pouffé de rire, mais nos surnoms nous sont restés. Sauf que l’infirmier de nuit a noté qu’on n’était pas fraîches et le lendemain, l’algologue nous a demandé si on supportait les doses de kétamine, parce qu’il avait entendu dire qu’on avait un peu disjonctées… « Mlle L., il paraît que vous avez traversez tout le couloir sur une jambe ?? » « Nan voyons, tout va bien… on ne sent plus les douleurs, votre truc est euphorisant, on était dans notre état normal vu le contexte » humhum. Mais on l’a rassuré quand même… on n’avait pas vu d’éléphants bleus (oui on peut avoir des petites hallucinations avec ce produit…)

– quand j’ai passé le 1er degré de Reiki, la formation était sur 15h, réparties sur un w-e. Le samedi soir, le maître Reiki qui nous apprenait, nous prévient qu’on peut avoir des réactions.. que des fluides peuvent s’évacuer… on se regarde toutes, en s’imaginant tout et n’importe quoi. Il ne voulait pas en dire plus, parce que déjà chaque personne est différente et puis, il fallait qu’on ressente nous-mêmes ce qui se passerait dans notre corps sans s’attendre à quoi que se soit de bien précis. De mon côté, j’avais eu des soins Reiki, donc je savais que les fameux fluides seraient lacrymaux de mon coté.. et c’est là qu’il y en a une qui en profite pour demander comment on va se sentir après… « c’est RELAXATIF ?? » devinez qui a pris un fou rire… Bibi…. ben oui, il venait juste de parler de fluide et elle, le seul mot qu’elle trouve, c’est çà ! Elle était à fond dans les fluides et à dû s’emmêler les pinceaux pour parler, je ne sais pas ce qu’elle a voulu faire, mais je n’ai pu que rire et j’ai entraîné les 10 autres… alors non, le Reiki n’est ni « relaxatif » (nouveau mot), ni laxatif hein ^^

Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas une patiente facile et docile hum… je me souviens de l’ergothérapeute de l’établissement où j’ai été prise en charge plusieurs mois pour anorexie, au tout début de mon arrivée ici. Il m’avait dit que j’avais laissé des traces où j’étais passée tellement j’étais attachante et que je manquerais. Bah oui, dans ces conditions, à foutre le bordel, on ne peut pas m’oublier c’est sûr humhum… 

Voilà quelques anecdotes d’une ptite Delph qui contrairement aux apparences n’est pas aussi calme qu’on peut le croire… Signé une patiente yogi à ses heures avec un kiné à l’ouest, une briseuse de séance de relaxation, l’illuminée de service le temps d’une séance de sophro et un casse-bonbons à dissiper mes compagnes de route :-p Quelle fabuleuse image on a de moi :-p

Bon, ben, après m’être ridiculisée, j’ai espoir que quelque soit la technique que vous ferez, vous n’aurez plus d’appréhensions lol Evitez juste de repenser à ce post peut-être ou alors ne dites pas à cause de qui vous rigolez, je suis déjà fichée où je suis hospitalisée pour la kétamine, à la Timone, chez les maîtres Reiki, chez les 3/4 des kinés marseillais, alors çà suffit hein ^^ 

La moralité comme souvent à chaque fin d’article, c’est que des soins en tous genres ne sont pas roses, qu’il y a beaucoup de douleur, de souffrances, mais qu’au milieu de tous ces combats, dès qu’on peut en rire, il faut le faire, parce que c’est aussi çà qui nous aide à surmonter les passages à l’hôpital, les rv médicaux à longueur de temps, un peu partout. Alors riez du plus fort que vous pouvez dès que l’occasion se présente 😉 

Combats qui me touchent

Octobre Rose – Mobilisation pour le cancer du sein

Hello !

Comme chaque année, l’Association « le cancer du sein, parlons-en », organise une campagne « Octobre Rose ». Différents moyens sont mis en place pour favoriser le dépistage.

Dans ce cadre là, Blonde Paresseuse propose qu’au lieu de mettre des « je pars 10 mois à perpette les oies » sur facebook, qui à mes yeux, ne servent pas à grand chose, on se mobilise plutôt, pour faire une mosaïque de nos seins. Evidemment, cette mosaïque, il faut qu’elle soit GIGANTESQUE pour mobiliser le maximum de personnes et inciter au dépistage précoce.

On oublie trop souvent qu’il n’y a pas d’âge pour attraper quelque chose. On se dit « oui oui, j’irai chez le gynéco » et puis on remet. Ou pire « boh, çà n’arrive qu’aux autres… » ou « je suis encore jeune, je ne risque rien »… jusqu’au jour où on se rend compte que sur notre joli petit sein, il y a une saloperie qui vient le pourrir et là, on prend conscience qu’une partie de nous peut nous être supprimée… Plus on en parle, plus on se mobilise et plus on peut inciter au dépistage précoce, au moins, à défaut de pouvoir aider les personnes qui malheureusement sont déjà touchées… Des pensées pour toutes celles qui sont en train de se battre et celles qui se reconstruisent ou qui ont une personne proche qui se bat contre.

Pour participer, c’est pas bien compliqué, on met sa pudeur au placard (j’ai eu du mal j’avoue, mais pour les bonnes causes, on se rend compte qu’on peut être prêtes à toutes et n’oubliez pas qu’il n’y a pas de seins moches, trop bas, trop hauts, trop petits, trop gros, trop çi, trop çà… il y a des seins tout court… des seins qui font de nous des femmes, des mères qui nourrissent… c’est le trésor d’une femme). On photographie un ou deux seins, ou juste un bout. Une photo en couleurs pour qu’Armelle puisse faire les retouches comme elle le souhaite, même s’il se peut qu’au final ce soir en noir et blanc. Si vous êtes entières sur la photo, vous pouvez la prévenir que vous ne voulez pas que votre visage apparaisse.

Et ensuite, vous envoyez la photo à l’adresse suivante, avant le 19 septembre : blondeparesseuse@gmail.com

Elle s’investit dans cette cause qui lui tient à coeur comme à beaucoup, je le sais, alors à notre tour de nous mobiliser autour du noyau qu’est Armelle, pour lutter contre une saloperie qui peut toutes nous toucher, un jour, à 20, 30, 40, 50, 60 ans… et si vous ne vous sentez pas de le faire, pensez à vous faire dépister et à palper régulièrement pour sentir si aucune boule n’est venue se loger, parce que c’est bien là, le message, au final 😉

octobrerose

Merci d’avance à toutes celles qui participeront, partageront et surtout prenez soin de vous…. Vous n’êtes évidemment pas obligées de mettre la photo ou d’en faire un article, le but est avant tout d’envoyer la photo pour qu’elle apparaisse dans la mosaïque, de mon côté, je l’ai fait, parce que plus on en parle mieux sait et la photo, j’avoue que ma pudeur m’a un peu freinée. C’est la propre photo de Blonde Paresseuse qui m’a aidée à me « jeter à l’eau », alors si la mienne peut convaincre certaines à rejoindre la mosaïque, je n’hésite pas :). 

Petits soucis pour intégrer les liens, donc vous les trouverez ci-dessous :
– l’article de Blonde Paresseuse : http://www.blondeparesseuse.com/2013/09/montre-tes-boobs.html
– le site de l’association et la campagne Octobre Rose : http://www.cancerdusein.org/octobre-rose/octobre-rose
 
DEPISTER, SURVEILLER, AGIR…
Moments de bonheurs et d'évasion

Oublier sa souffrance par amour…

Coucou,

Ma ptite nénette en train de savourer son muffin au nutella ❤
 

 

Une tatie qui fait connaissance avec sa ptite pépette ❤

Je suis dans ma région natale, depuis jeudi, jusqu’au 21. Une fois que j’aurai commencé la stimulation transcrânienne, je serai coincée à Marseille, pour quelques mois. C’était le moment de remonter. Le trajet s’est mal passé, j’ai eu un malaise. Douleur qui monte trop vite, dans un endroit où on ne peut rien faire pour tenter de se soulager, ce n’est pas simple.. 

Aujourd’hui, on a fêté les 2 ans de ma ptite nénette (ma 1ère nièce, pour celles qui arrivent sur mon blog) et j’ai fait la connaissance de ma ptite pépette (la seconde, née, il y a 1 mois et demi). Je me remettais à peine du voyage de jeudi, j’étais douloureuse et fatiguée encore, il fallait encore faire 2h de voiture aller-retour, pour aller chez les parents de ma belle-soeur où on a fêté l’anniversaire. On était une 20taine. Des amis de mon frère et de ma belle-soeur. Inutile de dire que je me suis demandé comment j’allais gérer tout çà… ne rien montrer, sourire et tenter de profiter de mes nièces…

On est arrivés les premiers. A l’ombre de la terrasse, ma ptite pépette qui dormait dans son couffin. Elle était là à portée de main, je me suis baissée tant bien que mal, j’ai tenu sa main… et j’ai oublié toutes les galères que m’avait coûté ce que j’avais eu besoin de faire pour pouvoir être présente aujourd’hui… mon coeur a fondu, tatie Delph n’était plus qu’un petit truc en guimauve, attentive à tous ses petits mouvements, à fixer chaque parcelle de son petit corps découvert, comme si je voulais m’imprégner d’elle. Puis je l’ai portée pour la 1ère fois, son mini corps contre le mien. Un instant magique pour faire sa connaissance.

Puis est arrivée ma ptite nénette, qui avait été faire sa sieste. 5 mois que je ne l’avais pas vue, pas sentie, pas tenue contre moi. Un élan d’amour m’a envahi. Je l’aime tellement ma princesse. J’avais sans arrêt envie de la serrer, de l’embrasser, de la câliner. J’ai dû lui dire quelques fois que j’étais sa tatie Delph, pour qu’elle fasse le rapprochement entre cette tatie qui habite à 800kms d’elle et qui lui dit à travers le téléphone, qu’elle l’aime très fort et cette même tatie qui était devant elle. Expliquer que c’est une seule personne. Mais c’est dur de mettre une voix sur un visage qu’on ne voit pas régulièrement, à cet âge là, alors j’ai toujours peur qu’elle m’oublie, qu’elle ne sache pas qu’elle a une tatie qui l’aime et que c’est un mot trop petit, le verbe « aimer » la concernant. 

Je l’ai collée du mieux que mon corps me le permettait, présente à ses cotés dès que possible. En fin d’après-midi, elle était perchée au-dessus du toboggan, j’étais agenouillée, elle en a oublié de descendre. Le temps s’est comme suspendu, il n’y avait plus qu’elle et moi. Elle m’a regardé lui sourire, a fait pareil, a touché mes cheveux qui ressemblent aux siens, aussi fins, a joué avec une des boucles que j’ai quand je n’ai pas pu les sécher entièrement et qu’elle a aussi et m’a dit, toute douce et affectueuse « tatie » puis elle a glissé en riant (l’air de dire « tu sais, ce n’est pas parce que je ne te vois pas toujours, que je ne sais pas qui tu es, j’ai compris que tu étais ma tatie)

J’ai tout oublié à cet instant là. Il n’y avait qu’elle et sa façon d’être du haut de ses 2 ans. J’ai compris que j’étais prête à souffrir par amour. Surmonter la douleur, si c’est pour voir mes princesses. Pousser sur le corps, si c’est pour voir un grand sourire illuminer son visage, tout en me regardant en disant « tatie », qu’elle comprenne à quel point je l’aime malgré les difficultés pour jouer avec elle, la tenir. J’ai tout fait pour la porter, l’envie était trop forte de la faire tournoyer. Elle rigolait, nos cheveux blonds tout fins, brillent sur les photos. Une tatie et sa nièce…. heureuses…

Cet amour que je réservais pour mes propres enfants que je n’aurai pas, je le diffuse vers elles, il s’évapore de moi pour qu’il les atteigne en plein coeur. Et il y en a de l’amour en stock… Elles ne rempliront pas le manque que j’ai au creux de moi, mais je libère ma dose d’amour maternel vers elles.

« Je vous aime mes princesses ❤ et vous avez eu la preuve aujourd’hui, que je me couperai toujours en petits morceaux par amour pour vous… »

Bien-être et soins

Le shampoing sec qui tue !

… LES MOUCHES ET LES MOUSTIQUES NOM DI DIOU !!!
 
« L’Ultra Doux Shampooing sec purifiant, nettoie les cheveux sans les mouiller… Extrait de citron »
 
J’en ai entendu parler en bien, en mal, sur les blogs, sur les chaînes Youtube. Me suis fait ma propre idée du coup.. J’ai les cheveux qui regraissent assez vite, tous les 2 jours, je suis obligée de les laver si je veux être présentable un minimum. Mais comme beaucoup, c’est surtout au niveau des racines que j’ai ce souci. Du coup, toute contente, j’ai testé, il y a quelques mois. Depuis tout ce temps, j’ai dû l’utiliser 4-5 fois à peine… J’ai des difficultés souvent à me laver les cheveux, trop technique comme mouvement… alors je me disais que ce super (c’est ironique) shampooing sec me permettrait d’espacer mes lavages capillaires… 
 
Qu’est ce que j’en pense à l’utilisation…. Il faut vaporiser à distance (comprendre « trèssssssss loin » -si vous avez un bras extensible, n’hésitez pas à le sortir, manque de pot, j’ai des petits bras-, sous peine d’être asphyxiée…), sur la racine donc, on attend 2mns, et hop, on coiffe pour enlever la sorte de « poudre ». 
 
Qu’est ce que j’en pense après l’utilisation…. Je tousse comme si j’avais fumé 3 paquets de cigarettes d’un coup (pour une non fumeuse, pour voyez mon état hein ^^), j’ai toutes les muqueuses en éveil, les yeux qui piquent, asphyxiée, j’évite d’ouvrir la bouche au moins pendant un 1/4 d’h, parce que si on a le malheur de vouloir respirer par la bouche, on a le goût qui entre hirk hirk hirk. Alors, mouais, j’ai une salle de bain pas bien grande, une ventilation au plafond parce que je ne peux pas ouvrir puisque je n’ai pas de fenêtre, du coup, on pourrait croire que çà vient de là… mais je l’ai testé carrément dehors, sur mon balcon, mais le souci était pareil… et je n’ai pas la main lourde, vue que je me sens asphyxiée très vite. 
 
Et le pire, c’est que je n’ai pas vu de changements sur ma tête… au contraire, l’odeur de citron me gêne tellement que parfois, je suis quand même obligée de me laver la tête. Il me démange en plus. Et puis cette odeur de citron… çà sent le naturel à un point qui me sidère. Un goût très très frais :-s, estival :-s (c’est encore ironique tout çà, hein)
 
Donc il traîne dans mes produits. Je n’aime pas jeter, mais c’est pas possible de l’utiliser ce machin.. du coup, comme je suis assez bouffée par les vilains moustiques, et ben je lui ai trouvé une utilisation. Comme c’est du citron et ben j’en ai fait un produit pour les moustiques ! Un petit coup sur le balcon et les moustiques vont chez les voisins. Ou ceux qui ont voulu quand même tenter et passer la barrière Garnier, font un ptit « bzz » très rapide et pouf, plus là… Rien ne se perd chez Minnie :-p
 
Je rigole évidemment… je préfère être piquée par les moustiques que leur imposer ce machin horrible…
 
Mais j’ai du mal à comprendre ce que Garnier a voulu fabriquer, j’avoue. Autant j’aime leurs shampooings (les vrais, ceux qui moussent, qui lavent et surtout qui sentent bon ! je suis amoureuse de celui à la fleur de coton que je sniffais dès que je mettais les pieds dans ma salle de bain, c’est dire que j’aime parfois leurs produits…), autant là, j’ai espoir que ce soit un défaut de fabrication… 
 
Si vous l’avez essayé, n’hésitez pas à me donner votre avis (ou à m’en conseiller un autre moins nocif), peut-être que je suis allergique au butane, à l’alcool (je n’avais pas du tout, du tout, remarqué qu’il y avait de l’alcool dedans non non) et autres trucs bien chimiques :-s Je suis sûre que si on fait brûler une allumette une fois utilisé, on saute et on flambe… c’est une véritable bombe atomique ce truc là… 
 
Bon… après un tel article, vous pensez que Garnier me proposerait un parteneriat avec eux ??… Nonnn ???? Roh ben alors, je ne comprends pas du tout pourquoi ! 😛
 
Allez, je vous laisse avec la photo du shampooing sec tue moustique en 2ème usage…Faut vous reconvertir, Garnier, pour les produits anti-moustiques, avec cet engin !
Bien-être et soins

Le shampoing sec qui tue !

… LES MOUCHES ET LES MOUSTIQUES NOM DI DIOU !!!
 
« L’Ultra Doux Shampooing sec purifiant, nettoie les cheveux sans les mouiller… Extrait de citron »
 
J’en ai entendu parler en bien, en mal, sur les blogs, sur les chaînes Youtube. Me suis fait ma propre idée du coup.. J’ai les cheveux qui regraissent assez vite, tous les 2 jours, je suis obligée de les laver si je veux être présentable un minimum. Mais comme beaucoup, c’est surtout au niveau des racines que j’ai ce souci. Du coup, toute contente, j’ai testé, il y a quelques mois. Depuis tout ce temps, j’ai dû l’utiliser 4-5 fois à peine… J’ai des difficultés souvent à me laver les cheveux, trop technique comme mouvement… alors je me disais que ce super (c’est ironique) shampooing sec me permettrait d’espacer mes lavages capillaires… 
 
Qu’est ce que j’en pense à l’utilisation…. Il faut vaporiser à distance (comprendre « trèssssssss loin » -si vous avez un bras extensible, n’hésitez pas à le sortir, manque de pot, j’ai des petits bras-, sous peine d’être asphyxiée…), sur la racine donc, on attend 2mns, et hop, on coiffe pour enlever la sorte de « poudre ». 
 
Qu’est ce que j’en pense après l’utilisation…. Je tousse comme si j’avais fumé 3 paquets de cigarettes d’un coup (pour une non fumeuse, pour voyez mon état hein ^^), j’ai toutes les muqueuses en éveil, les yeux qui piquent, asphyxiée, j’évite d’ouvrir la bouche au moins pendant un 1/4 d’h, parce que si on a le malheur de vouloir respirer par la bouche, on a le goût qui entre hirk hirk hirk. Alors, mouais, j’ai une salle de bain pas bien grande, une ventilation au plafond parce que je ne peux pas ouvrir puisque je n’ai pas de fenêtre, du coup, on pourrait croire que çà vient de là… mais je l’ai testé carrément dehors, sur mon balcon, mais le souci était pareil… et je n’ai pas la main lourde, vue que je me sens asphyxiée très vite. 
 
Et le pire, c’est que je n’ai pas vu de changements sur ma tête… au contraire, l’odeur de citron me gêne tellement que parfois, je suis quand même obligée de me laver la tête. Il me démange en plus. Et puis cette odeur de citron… çà sent le naturel à un point qui me sidère. Un goût très très frais :-s, estival :-s (c’est encore ironique tout çà, hein)
 
Donc il traîne dans mes produits. Je n’aime pas jeter, mais c’est pas possible de l’utiliser ce machin.. du coup, comme je suis assez bouffée par les vilains moustiques, et ben je lui ai trouvé une utilisation. Comme c’est du citron et ben j’en ai fait un produit pour les moustiques ! Un petit coup sur le balcon et les moustiques vont chez les voisins. Ou ceux qui ont voulu quand même tenter et passer la barrière Garnier, font un ptit « bzz » très rapide et pouf, plus là… Rien ne se perd chez Minnie :-p
 
Je rigole évidemment… je préfère être piquée par les moustiques que leur imposer ce machin horrible…
 
Mais j’ai du mal à comprendre ce que Garnier a voulu fabriquer, j’avoue. Autant j’aime leurs shampooings (les vrais, ceux qui moussent, qui lavent et surtout qui sentent bon ! je suis amoureuse de celui à la fleur de coton que je sniffais dès que je mettais les pieds dans ma salle de bain, c’est dire que j’aime parfois leurs produits…), autant là, j’ai espoir que ce soit un défaut de fabrication… 
 
Si vous l’avez essayé, n’hésitez pas à me donner votre avis (ou à m’en conseiller un autre moins nocif), peut-être que je suis allergique au butane, à l’alcool (je n’avais pas du tout, du tout, remarqué qu’il y avait de l’alcool dedans non non) et autres trucs bien chimiques :-s Je suis sûre que si on fait brûler une allumette une fois utilisé, on saute et on flambe… c’est une véritable bombe atomique ce truc là… 
 
Bon… après un tel article, vous pensez que Garnier me proposerait un parteneriat avec eux ??… Nonnn ???? Roh ben alors, je ne comprends pas du tout pourquoi ! 😛
 
Allez, je vous laisse avec la photo du shampooing sec tue moustique en 2ème usage…Faut vous reconvertir, Garnier, pour les produits anti-moustiques, avec cet engin !
Coin musique

Etre riche de sa croyance

Je vous vois derrière vos écrans en lisant ce titre, vous devez vous dire « qu’est ce qu’elle nous fait PtiteDelph, elle va nous parler de religion ?? Oh mon Dieu (c’est le cas de le dire), vite fuyons ! qu’est ce qu’elle va encore nous sortir ! » Mais non, restez, ne vous inquiétez pas 🙂
 
Tout à l’heure, sur TF1, en attendant Secret Story, pour me sentir plus intelligente humhum (mais si, mais si, on peut parler de Secret Story et de religion dans un même article), ils présentaient une nouvelle chanson et c’était tellement doux, que je suis restée à regarder le clip pour voir le titre à la fin. C’était Nathasha St-Pier et 2 autres chanteuses, qui chantaient « Rappelle toi »de l’album « Thérèse, Vivre d’amour ». Il est sorti en avril dernier et est composé de poèmes et de cantiques, laissés par Sainte Thérèse de Lisieux et mis en musique par Grégoire. 
 
Cette chanson m’a touchée, alors j’ai cavalé sur Youtube pour écouter les autres chansons et cette douceur des voix, les poèmes mis en musique, imaginer cette Sainte si connue avoir écrit tout çà, au 19ème siècle, m’a rappelée des souvenirs.
 
Je suis née dans une famille catholique, croyante et pratiquante (quand je parle famille, je compte les 7 frères et soeurs de mon papa et toute la clique qui va avec). Tellement pratiquants, que j’ai une tante religieuse, qui s’est occupée jusqu’il y a quelques années, de malades, puisque c’était un hôpital religieux (je ne trouve plus le terme, bref… les hospices de Beaune en gros lol). Un cousin prêtre. Une tante qui a laissé son mari, le frère de mon père donc, s’occuper de leurs 5 enfants quand ils étaient plus jeunes, parce que Mme préférait aller s’occuper de la paroisse que de ses mômes. C’est très pratiquant tout çà hein… la famille a fini par être coupée en 2. Les pratiquants et les autres. Moi j’ai été élevée dans le minimum de la croyance on va dire. Je n’ai pas voulu faire ni ma confirmation, ni ma 2nde communion. Mes parents sont à 1000 lieues de tout çà. Toute petite, je devais avoir 8 ans, je débarque chez une copine qui habitait le même immeuble que moi, les mains remplis de gâteaux. Toute contente, je lui demande si elle en veut. Sa mère qui hurle à travers tout l’appart « naaannnn c’est le carèmeeeeee », j’avais honte de ma si faible croyance et pratique. Ouhla pardon, j’irai me confesser pour ce péché et cracher mes biscuits. Et je ferai un jour de carème en plus (alors qu’on ne le faisait pas, mon père était le 1er à manger du chocolat « si tatie Claire (devenue Soeur Marie Ignace) t’avait vue, petit papa, t’aurais eu droit à une remontée de bretelles dans les règles 🙂 »
 
Avec mes mots et ma fameuse ironie légendaire, on peut facilement comprendre où je me situe dans la croyance. Pas pratiquante et pas croyante, du moins, je crois à ce qu’il me plait de vouloir croire… J’ai arrêté d’être croyante le jour où mon frère est né (je vous laisse aller voir mon « draw my life » sur youtube, vous saurez pourquoi. Dieu, ce jour là, portait un prénom, un nom et était professeur et chirurgien spécialisé dans les grandes opérations sur nourrissons, c’était lui mon Dieu, pas celui d’en haut…). Je respecte évidemment les personnes qui croient, si çà peut aider à vivre, tant qu’elles ne m’imposent rien. Et avec une religieuse, un prêtre et une paroissienne hors du commun, il y a eu des tensions… Bizarrement, quand je suis tombée malade, ce ne sont pas eux qui ont demandé de mes nouvelles. Ce sont les non pratiquants qui ont été présents pour leur nièce. Bref…
 
Dans le peu de culture que j’ai, dans le domaine, l’histoire de Sainte Thérèse m’a marquée. Je lisais une sorte d’album illustré et je n’arrivais pas à m’en séparer, comme si j’avais besoin d’elle. Je devais avoir 14 ans environ. Je commençais à connaître le mot « aimer un garçon » et j’étais sur un nuage. Et en lisant sa vie dans les grandes lignes, je me suis dit « elle aime Dieu, autant que moi j’aime M. finalement ». Cette flamme en elle qui la faisait vivre, je la comprenais, elle était aussi en moi finalement. J’ai aimé cette personne qu’elle représentait. Humble, au service des autres, elle s’est donnée à corps perdu pour les vivants et pour Lui. Elle se disait « petite ». Mot qui avait une raison précise pour elle. Petite Thérèse…  Un amour inconditionnel qui la faisait s’enflammer pour Lui. Donner sans mesure… Elle a laissé des écrits et traverse les siècles, sert de référence. Elle a marqué les croyants et les non croyants. Pas pour le côté religieux forcément, mais pour la jeune femme qu’elle était. Je pense qu’à 24 ans, à sa mort, elle avait compris davantage qu’une Sainte qui aurait eu 3x son âge… Elle était riche de ses croyances. Cette flamme, elle espérait qu’elle continuerait à vivre après sa disparition, une fois qu’elle l’aurait rejoint. 
 
Et cet album qui la fait vivre à travers ce qu’elle a laissé, c’est peut-être bête, mais çà me touche. Je vous laisse en musique et en compagnie de « petite Thérèse » qui avait une âme si grande…
 
 
Natasha St-Pier et Anggun, « Vivre d’amour »
 
 
Natasha St-Pier, « Jeter des fleurs »
 
 
Natasha St-Pier, Elisa Tovatti, Sonia Lacen »Rappelle toi » (le clip est très joli, je n’ai pas pu le mettre, mais il est sur youtube)
 
Voilà, c’est l’album de la semaine que j’ai pris plaisir à découvrir et à écouter. Au-delà de la religion, c’était une jeune femme avec une grandeur d’âme d’une immense richesse. Et de son Histoire, c’est çà qui m’a toujours touchée… Moi la non croyante… Qui ressent parfois le besoin de monter à Notre Dame de la Garde pas pour prier, mais juste m’asseoir, réfléchir, avoir une pensée pour les disparus, brûler un cierge, symbole que la flamme ne s’arrêtera jamais de brûler en moi, pour eux. Juste me recueillir, devant mes propres croyances. On a voulu enlever mes croyances ce w-e et çà été le drame. Ils ont voulu me supprimer quelque chose qui me rassure de croire… et çà m’a déstabilisée et rendue encore plus mal, j’ai dû faire comme si je n’avais rien entendu. Chacun a les siennes et c’est essentiel de les laisser là où elles sont importantes pour la personne. Fausse ou vraie, c’est relatif… Sainte Thérèse avait sa croyance, elle s’est toujours battue pour la conserver, ce n’était pas pour rien… Elle avait besoin de croire en son Amour à Lui, pour vivre et sa croyance faisait d’elle la personne qu’elle était, comme les miennes font celles que je suis…
Coin musique

Etre riche de sa croyance

Je vous vois derrière vos écrans en lisant ce titre, vous devez vous dire « qu’est ce qu’elle nous fait PtiteDelph, elle va nous parler de religion ?? Oh mon Dieu (c’est le cas de le dire), vite fuyons ! qu’est ce qu’elle va encore nous sortir ! » Mais non, restez, ne vous inquiétez pas 🙂
 
Tout à l’heure, sur TF1, en attendant Secret Story, pour me sentir plus intelligente humhum (mais si, mais si, on peut parler de Secret Story et de religion dans un même article), ils présentaient une nouvelle chanson et c’était tellement doux, que je suis restée à regarder le clip pour voir le titre à la fin. C’était Nathasha St-Pier et 2 autres chanteuses, qui chantaient « Rappelle toi »de l’album « Thérèse, Vivre d’amour ». Il est sorti en avril dernier et est composé de poèmes et de cantiques, laissés par Sainte Thérèse de Lisieux et mis en musique par Grégoire. 
 
Cette chanson m’a touchée, alors j’ai cavalé sur Youtube pour écouter les autres chansons et cette douceur des voix, les poèmes mis en musique, imaginer cette Sainte si connue avoir écrit tout çà, au 19ème siècle, m’a rappelée des souvenirs.
 
Je suis née dans une famille catholique, croyante et pratiquante (quand je parle famille, je compte les 7 frères et soeurs de mon papa et toute la clique qui va avec). Tellement pratiquants, que j’ai une tante religieuse, qui s’est occupée jusqu’il y a quelques années, de malades, puisque c’était un hôpital religieux (je ne trouve plus le terme, bref… les hospices de Beaune en gros lol). Un cousin prêtre. Une tante qui a laissé son mari, le frère de mon père donc, s’occuper de leurs 5 enfants quand ils étaient plus jeunes, parce que Mme préférait aller s’occuper de la paroisse que de ses mômes. C’est très pratiquant tout çà hein… la famille a fini par être coupée en 2. Les pratiquants et les autres. Moi j’ai été élevée dans le minimum de la croyance on va dire. Je n’ai pas voulu faire ni ma confirmation, ni ma 2nde communion. Mes parents sont à 1000 lieues de tout çà. Toute petite, je devais avoir 8 ans, je débarque chez une copine qui habitait le même immeuble que moi, les mains remplis de gâteaux. Toute contente, je lui demande si elle en veut. Sa mère qui hurle à travers tout l’appart « naaannnn c’est le carèmeeeeee », j’avais honte de ma si faible croyance et pratique. Ouhla pardon, j’irai me confesser pour ce péché et cracher mes biscuits. Et je ferai un jour de carème en plus (alors qu’on ne le faisait pas, mon père était le 1er à manger du chocolat « si tatie Claire (devenue Soeur Marie Ignace) t’avait vue, petit papa, t’aurais eu droit à une remontée de bretelles dans les règles 🙂 »
 
Avec mes mots et ma fameuse ironie légendaire, on peut facilement comprendre où je me situe dans la croyance. Pas pratiquante et pas croyante, du moins, je crois à ce qu’il me plait de vouloir croire… J’ai arrêté d’être croyante le jour où mon frère est né (je vous laisse aller voir mon « draw my life » sur youtube, vous saurez pourquoi. Dieu, ce jour là, portait un prénom, un nom et était professeur et chirurgien spécialisé dans les grandes opérations sur nourrissons, c’était lui mon Dieu, pas celui d’en haut…). Je respecte évidemment les personnes qui croient, si çà peut aider à vivre, tant qu’elles ne m’imposent rien. Et avec une religieuse, un prêtre et une paroissienne hors du commun, il y a eu des tensions… Bizarrement, quand je suis tombée malade, ce ne sont pas eux qui ont demandé de mes nouvelles. Ce sont les non pratiquants qui ont été présents pour leur nièce. Bref…
 
Dans le peu de culture que j’ai, dans le domaine, l’histoire de Sainte Thérèse m’a marquée. Je lisais une sorte d’album illustré et je n’arrivais pas à m’en séparer, comme si j’avais besoin d’elle. Je devais avoir 14 ans environ. Je commençais à connaître le mot « aimer un garçon » et j’étais sur un nuage. Et en lisant sa vie dans les grandes lignes, je me suis dit « elle aime Dieu, autant que moi j’aime M. finalement ». Cette flamme en elle qui la faisait vivre, je la comprenais, elle était aussi en moi finalement. J’ai aimé cette personne qu’elle représentait. Humble, au service des autres, elle s’est donnée à corps perdu pour les vivants et pour Lui. Elle se disait « petite ». Mot qui avait une raison précise pour elle. Petite Thérèse…  Un amour inconditionnel qui la faisait s’enflammer pour Lui. Donner sans mesure… Elle a laissé des écrits et traverse les siècles, sert de référence. Elle a marqué les croyants et les non croyants. Pas pour le côté religieux forcément, mais pour la jeune femme qu’elle était. Je pense qu’à 24 ans, à sa mort, elle avait compris davantage qu’une Sainte qui aurait eu 3x son âge… Elle était riche de ses croyances. Cette flamme, elle espérait qu’elle continuerait à vivre après sa disparition, une fois qu’elle l’aurait rejoint. 
 
Et cet album qui la fait vivre à travers ce qu’elle a laissé, c’est peut-être bête, mais çà me touche. Je vous laisse en musique et en compagnie de « petite Thérèse » qui avait une âme si grande…
 
 
Natasha St-Pier et Anggun, « Vivre d’amour »
 
 
Natasha St-Pier, « Jeter des fleurs »
 
 
Natasha St-Pier, Elisa Tovatti, Sonia Lacen »Rappelle toi » (le clip est très joli, je n’ai pas pu le mettre, mais il est sur youtube)
 
Voilà, c’est l’album de la semaine que j’ai pris plaisir à découvrir et à écouter. Au-delà de la religion, c’était une jeune femme avec une grandeur d’âme d’une immense richesse. Et de son Histoire, c’est çà qui m’a toujours touchée… Moi la non croyante… Qui ressent parfois le besoin de monter à Notre Dame de la Garde pas pour prier, mais juste m’asseoir, réfléchir, avoir une pensée pour les disparus, brûler un cierge, symbole que la flamme ne s’arrêtera jamais de brûler en moi, pour eux. Juste me recueillir, devant mes propres croyances. On a voulu enlever mes croyances ce w-e et çà été le drame. Ils ont voulu me supprimer quelque chose qui me rassure de croire… et çà m’a déstabilisée et rendue encore plus mal, j’ai dû faire comme si je n’avais rien entendu. Chacun a les siennes et c’est essentiel de les laisser là où elles sont importantes pour la personne. Fausse ou vraie, c’est relatif… Sainte Thérèse avait sa croyance, elle s’est toujours battue pour la conserver, ce n’était pas pour rien… Elle avait besoin de croire en son Amour à Lui, pour vivre et sa croyance faisait d’elle la personne qu’elle était, comme les miennes font celles que je suis…