Projets des copinettes

Apéros Cosmiques – « Drogue dure »

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Ma participation pour le grand retour des Apéros Cosmiques de la jolie Aileza

Mon addiction à lui est tellement terrible que plus d’une fois j’ai essayé de m’arracher de ses griffes, mais chaque sevrage est retourné au néant. Je n’ai aucune volonté pour me battre. Il est doux, m’ouvre les bras quand j’ai besoin de m’appuyer sur quelqu’un. Je sais que jamais je ne le dérangerai jamais, il m’est à portée de main à tout moment de la journée et de la nuit. Même si, lui, avec sa dose d’empathie, aimerait mieux me voir vers lui davantage la nuit.. mais il ne l’avoue pas ouvertement, restant très pudique, parlant peu mais s’exprimant pourtant si fort à sa manière. On dit même parfois qu’il prend en otage empêchant tout mouvement, même ceux de bonnes volontés. C’est dire la force de persuasion qu’il possède pour nous faire faiblir et nous faire retourner dans un cercle vicieux. Mais on est des warrior, alors même lorsqu’on se laisse tomber dedans, quelques heures après, on se relève et c’est ça qui compte. 

Entourés de nombreux abdominaux molletonnés contre lesquels on peut se caler pour regarder un film, une série, lire, il a toujours le geste de prévoir quelque chose de chaud à se mettre dessus pour se sentir tout de suite mieux. Que lui demander de plus ?! Rester chaud l’hiver, garder sa fraîcheur l’été, sentir « le propre » en l’ayant mis à sécher par temps de grand soleil, être recouvert de belles parures et de pouvoir y déposer ma drogue douce cette fois-çi. Ma Happy droguée aux câlins.

Drogue dure oui… mais je ne veux plus avoir de soins pour m’en sevrer parce que je n’ai pas trop d’effets néfastes, à part les cheveux ébouriffés le matin, des yeux tout petits, ça ne m’empêche pas d’être une nana sexy malgré tout, alors je vis avec mon addiction, ma drogue dure…. MON LIT ! Avec des draps bien propres et frais, des coussins, des oreillers, une couette bien moelleuse et chaude. 

Je vous laisse d’ailleurs pour aller le rejoindre. Sniffer un bout  d’oreiller et faire une overdose de coussins. TCHIN !

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Défi Listes – Le positif de 2016

« Notre regard se noie dans l’horizon où tout le positif reprend des forces pour nous les faire revenir à nous, à chaque vague encore plus solides » La force de l’océan… Se sentir petit face à son immensité, mais sentir malgré tout qu’il nous offre de sa force

Parce que c’est important de se souvenir du positif qu’il y a eu, voilà ma liste des 10 choses qui ont mis du positif dans ma vie en 2016. Cette liste a sans doute triple valeur en ce début d’année. Je crois que c’est mon 2ème Défi Listes, proposé par la jolie Zenopia

* J’ai fait 3 belles rencontres à travers ma formation. Virtuelles pendant presque un an à échanger sur les cours mais pas que, loin de là et elles sont devenues plus « réelles » en septembre, pour 2 d’entre elles, au moment de passer nos épreuves à Lyon et j’espère bien rencontrer la 3ème bientôt.

* Mes 3 épreuves présentées ont été validées et j’en étais fière.

* Peu de temps après les avoir passées, j’ai trouvé mon stage de 3 mois et demi, dans un hôpital qui me tient à coeur, parce qu’il traite le fameux crabe et qu’ils font des recherches sur lui aussi.

* Il y a eu de belles soirées entre filles comme je les appelle, à pouvoir papoter de tout jusqu’à très tard parce qu’on ne voit pas les heures qui défilent. A rire mais aussi à pouvoir vider son coeur.

* Une amie précieuse est devenue maman d’un petit garçon que j’adore, après avoir eu 3 filles. Et c’était une telle émotion de voir ce bout de chou et de les savoir heureux d’avoir pu faire un ptit loulou ^^.

* J’ai continué à marcher autant que je pouvais dans Marseille, avec mon appareil photo à me vider l’esprit. J’aime toujours autant cette ville d’ailleurs et quel bonheur d’avoir pu profiter de mon balcon où j’ai passé énormément de temps à travailler mes cours et préparer les épreuves écrites. En compagnie de ma précieuse Happy toujours fidèle au poste ❤ .

* Nos 2 semaines dans les Landes avec toute ma famille au complet et voir grandir mes deux petites nièces en les entendant dire « tatieeee t’es oùùùù » et sauter dans mes bras en disant « je t’aime tatie ». Voir l’océan et faire le plein de souvenirs. Les deux jours passés dans un village alsacien, avec mes parents. Un doux moment partagé avec eux et qui nous avait tant ressourcé tous les 3 en si peu de temps. Et tous les moments précieux passés avec eux tous.

* Découvrir le bullet journal, me rendre compte que j’aimais « dessiner » (faire du gribouillage étant plus juste mais ce n’est pas important, tant que ça me fait du bien) et j’arrive même à m’y tenir d’ailleurs, depuis octobre dernier. J’en reparlerai pour montrer la tête qu’il a.

* Mon matériel ergonomique, adapté pour me permettre de tenir mieux un stylo, feutre, crayon ou tout autre du même genre, m’a redonné goût à l’écriture sur papier, voire à la calligraphie pour donner d’autres formes à mon écriture et j’adore. En lien avec le bullet journal. Mes cartes d’anniversaire sont personnalisées et j’ose même les offrir sans avoir honte de mes mandalas pas droits, pas ronds et bancals. J’aime construire et les voir naître sous mes fameux stylos. Prochain défi, reproduire un attrape-rêves découvert sur Pinterest.

* J’y vais lentement, mais je me remets doucement au Qi Qong et à certains exercices pour m’aider à méditer. 

Une liste qui permet de relativiser sur ce qu’on pense être une année de merde parce que justement on s’attache sans doute davantage au négatif de l’année. Mais ça permet de constater que même dans les années qui nous semblaient sombres il y a toujours un ciel bleu de positif… et que c’est à lui qu’il vaudrait mieux se raccrocher. Plus d’excuses, les personnes qui ont participé, l’ont devant le nez pour s’en souvenir et noir sur blanc et revenir dessus dans les moments plus difficiles… 

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Instantanés Pluriels – Manège

Voilà l’original 🙂

Pour ce nouveau RV des Instantanés Pluriels, Marie propose le thème « Manège : que ce soit celui de la vie, qui nous emporte dans sa course ou celui que l’on croise, avec ses chevaux, sa musique ancienne, celui que nous escaladons pour revivre quelques souvenirs, ou encore le plus moderne avec ses couleurs et sa musique dernier cri.., Marie »

J’ai choisi ce carrousel qui est sur la Canebière et devant lequel je passe en allant au Vieux-Port. 11 ans que j’habite Marseille et il tient toujours debout. Il me rappelle toujours deux souvenirs. Le premier vrai carrousel qui était très vieux, reconstitué pour être réintroduit dans le village créé, est celui de l’Ecomusée qu’on a en Alsace. C’est très rare que je l’aie vu fonctionner parce qu’il était en cours de rénovation pendant longtemps, mais la fois où il tournait, tout tournoyait, les lumières scintillaient sur les murs, les vieilles affiches de l’époque passaient sous toutes les couleurs et c’est comme si on revenait fin 19ème siècle, quand les gens allaient faire un tour dessus et que c’était aussi magnifique pour eux que nous quand on voit d’immenses manèges dans un parc d’attraction, parce que pour l’époque c’était quelque chose de fabuleux et qu’est ce que j’aurais aimé le voir tournoyer à ce moment là. Il devait être mettre une sacrée chaleur dans le coeur des gens en tout cas. Et en fouinant sur le net pour voir si je le trouvais, j’ai découvert qu’il avait repris vie et qu’ils l’ont installé à Europa Park 🙂 Et ça fait chaud à mon propre coeur en guimauve, de le savoir faire le bonheur des petits et des grands. Il l’ont installé de façon à ce qu’il continue de briller de 1000 feux, mon joli carrousel qui m’a tant marquée dans cet endroit où j’adore passer la journée (l’Ecomusée, pas europa park ^_^).

Et le 2ème souvenir, est celui d’une amie qui était montée dessus, elle s’était installée tout au-dessus… sauf que ça tourne un peu plus vite, la circonférence est rikiki et qu’on l’a ramassée avec la nausée en redescendant, la pauvre. Du coup, en passant, je pense à ces deux choses et j’aime le voir tourner, avec les rires des enfants dessus et les parents qui jonglent pour arriver à les prendre en photo au bon moment, sans avoir le tournis derrière l’objectif… mais non ça ne sent pas le vécu… eurk (oui il ne m’en faut pas beaucoup côté manège ^^)

Voiçi donc ma participation et mon manège à moi.

Carrousel, Canebière, Marseille

La photo de Marie est celle-çi accompagnée d’un petit texte.

« En une girafée (oui c’est pour remplacer la chevauchée…) , il est bien possible de faire le tour du monde en moins de temps que ça et le petit garçon intrépide qui regardait le manège avec les yeux tout brillants en était bien persuadé, avant de grimper dessus, prêt à faire le tour de son propre monde en quelques tours de girafe et après avoir vu sa maman lui faire de grands sourires avec un signe de la main, à chaque fois qu’il passait devant elle, sur sa girafe. Son monde à lui. Rempli d’innocence »
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Défi Liste – Ce qui me rend heureuse

Notre fameuse colline qui rendait heureux petits et grands. Merci les années 80 pour cette fabuleuse mode vestimentaire ^^ Et sinon oui je tire déjà la langue sur les photos :p

Voilà ma participation au Défi Listes de Zenopia qui sait toujours amadouer mon côté listes, parce que c’est trop chouette les listes pour caser tout ce qu’on a dans la tête. Le thème est « ce qui me rend heureuse » sous forme de tag.

Quel plat simplissime (sauf des pâtes) aimes-tu particulièrement manger ?

Des frites et du poulet 

La chanson qui te met de bonne humeur ? 

« Ain’t got no, I got Life » Nina Simone 

 Le moment de la journée que tu préfères ?

Le soir, aux alentours de minuit, quand Marseille commence à s’endormir doucement. Je me mets sur mon balcon, prends un grand bol d’air, regarde partout et je me sens seule au monde au milieu du quasi silence. Je renifle aussi le boulanger qui prépare les petits pains du lendemain (pas à 10-15cts… comment passer à côté de ce clin d’oeil…)

Une des plus jolies surprises que l’on pourrait te faire ?

Juste qu’on ait envie de me voir et de passer du temps avec moi

Ton vêtement fétiche ?

Ce n’est pas vraiment un vêtement, c’est un châle qui appartenait à ma marraine, je le mets sur mes épaules et m’endors souvent dans sa chaleur rassurante

Le petit rien dans une journée qui pourrait te faire sourire ?

Echanger des sourires avec quelqu’un. Voir un enfant qui me regarde avec un grand sourire jusqu’aux oreilles

Un de tes souvenirs les plus heureux ? 

J’en ai beaucoup surtout quand j’étais petite. Mais celui qui me vient est avec mon papa auquel je pense beaucoup ce soir, une de ses soeurs s’est envolée cette après-midi et on aimerait parfois revenir en arrière pour se donner encore le temps de tout 😦 . On avait une colline en face des immeubles du quartier où on habitait. Quand il y avait de la neige, on allait glisser du haut de la colline sur des morceaux de polystyrène et j’entends encore le rire de mon papa qui s’amusait autant que les enfants du quartier. J’avais 7-8 ans

Une fois où tu as pleuré de joie ?

Quand mes nièces sont nées

Une période de ta vie particulièrement cool ?

Toute mon enfance jusqu’à mes 10 ans

Un lieu que tu aimes / où tu te sens bien ?

L’océan. J’ai passé toutes mes vacances d’été à l’Ile d’Oléron et j’y ai beaucoup de souvenirs. Maintenant on va dans les Landes et c’est toujours un bonheur de retrouver les dunes, la plage à perte de vue et l’océan avec ses vagues grisantes

Ton plus grand bonheur du moment ?

Me glisser dans ma couette d’hiver toute douillette et savoir que je vais voir Soprano en concert au mois d’avril ❤ 

Le souvenir auquel tu penses et qui te fait sourire à tous les coups ? 

Mon frère a perdu 2 soirs de suite une dent de lait en mangeant des carambars au caramel. Ma nénette commence à perdre les siennes, du coup, c’est l’anecdote rigolote qui ressort régulièrement ces temps-çi. Il venait nous trouver la bouche pleine de caramel mais avec ses dents dans la main. Dans le thème « gourmandise de mon frère », il nous a fait le coup une fois, de mettre un bâtonnet d’esquimau en travers de sa bouche, sauf qu’il n’arrivait plus à le retirer et a déboulé complètement paniqué en disant « papa z’arrive pu à l’enlever » (bon en réalité, avec le truc coincé, c’était beaucoup moins compréhensible ce qu’il disait :p )

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Concours Edilivre – 48h pour écrire

Ma première nouvelle pour ce concours dont le thème est « la différence » 

« Petit poussin »

Chaque jour, à la sortie de son travail, Lina s’asseyait dans le jardin qui jouxtait le cabinet d’architectes où elle avait obtenu un poste, 5 ans plus tôt. Elle se rendait chaque fois sur le même banc, près de l’aire de jeux pour les enfants. C’était son moment à elle, un temps où ses projets et ses rêves affluaient dans sa tête, pressés d’en sortir pour être réalisés. C’était là que quelques mois auparavant, elle avait fait des plans pour l’appartement qu’elle avait acheté avec Franck, son compagnon depuis qu’ils étaient tous les deux étudiants. Lina était heureuse, l’amour la transportait, elle s’épanouissait dans son travail et ils attendaient que leur premier bébé veuille bien pointer le bout de son petit nez. Comme tout le reste de leur petit nid d’amour, elle savait déjà où chaque meuble irait dans la pièce qui jusqu’à présent servait de chambre où ils recevaient famille et amis. Pinterest était le site de prédilection pour y trouver idées et inspiration. Elle notait dans un carnet réservé à cet effet chaque idée, chaque site ou magasin qui seraient utiles le jour où il faudrait tout acheter pour leur petit poussin comme ils l’avaient surnommé depuis qu’ils parlaient de lui en l’attendant impatiemment. Quand elle passait devant le rayon vêtements d’un magasin, elle lorgnait toujours sur les tailles naissance en préparant mentalement la tenue qu’elle aimerait que son bébé porte le premier jour où il serait dans ses bras. Un grand sourire s’affichait sur son visage à chaque fois qu’elle pensait à cet instant magique. Pour le moment, il aurait pu s’appeler Désiré, tant il prenait de temps à vouloir investir les lieux et sa nouvelle maison pour neuf mois : le ventre de Lina. Mais ils ne perdaient pas espoir et savaient que le premier enfant pouvait être lent à arriver, alors tous les week-ends, tel un rituel rempli d’espoir, ils se retrouvaient autour d’un chocolat chaud à parler de prénoms et prédire l’avenir à trois. Un enfant était bien la seule chose mais pas des moindres qui pouvait manquer à leur bonheur.

– « Si c’est une fille, on l’appellera Emma comme ma grand-mère, tu veux bien doudou ? disait-elle en le regardant avec des yeux auxquels Franck ne pouvaient pas résister.

– « Mais si c’est un garçon, ce sera Alexandre ! »

– « Ah non surtout pas, j’en ai connu un en primaire et il était insupportable ! » Franck soupirait à cette réponse et il continuait à chercher un prénom qui ne ferait penser à aucun camarade de classe terrible, dont elle se souvenait encore 25 ans après, au point d’en détester le prénom !

Sa tête était remplie d’idées et son cœur débordait d’amour pour ce petit être qu’elle porterait en elle d’ici peu et qui ferait grossir son ventre au point de ne plus en voir ses orteils, un jour. Et quand elle était installée sur le banc en face des toboggans, elle se projetait avec lui. Elle viendrait là le mercredi après-midi pour qu’il s’amuse avec les autres enfants.

Mais ce mercredi-là, assise sur son banc, elle regarde les enfants et pour la première fois, elle ne ressent pas de bonheur. Elle voit à travers un voile qui est en plus devenu flou, à cause de ses yeux remplis de larmes. Elle ne sort pas de son travail comme d’habitude, mais revient de l’hôpital, où elle passait des examens en service de gynécologie. C’est entre ces murs blancs aseptisés qu’on lui a jeté un vague « Les résultats ne sont pas bons, nous sommes désolés madame, vous êtes stérile » Lina avait tenté d’avoir des explications pour savoir d’où cela venait, ce qui avait causé cette incapacité à porter un petit être, mais le médecin était resté froid et distant, il était habitué à annoncer ce genre de nouvelles aux patientes, sans faire dans la dentelle. Alors qu’elle, avait l’impression que le ciel lui tombait sur la tête et que les nuages s’assombrissaient au fur et à mesure que les questions, les doutes et la culpabilité venaient à son esprit. Ses jambes s’étaient dérobées, une infirmière lui avait donné un verre d’eau avant qu’elle quitte ces murs qui la rendaient prisonnière d’elle-même en à peine quelques examens qui scellaient son destin à ne jamais être mère. Et elle avait finalement trouvé la force et le courage de se réfugier dans ce parc qui avait été témoin de ce rêve tant désiré et qui maintenant semblait se disséminer en millions de petites poussières. Le rêve de toute une vie venait de s’écraser en plein vol. Le crash avait eu lieu dans son ventre et son cœur.

Elle regarde les autres mères avec leur progéniture et soudain tout le poids de la différence s’abat sur ses épaules, l’écrasant encore davantage. Elle n’aura jamais le ventre plein, ne pourra jamais poser ses mains dessus de manière protectrice en disant « je t’attends petit poussin et t’aime déjà si fort ». Elle ne saura jamais ce qu’est un accouchement, ce que représente la première tétée, les premières fois en général. Elle vivra dorénavant avec un ventre qui est devenu lourd et inutile en à peine quelques minutes. Son ventre est mort et une partie d’elle-même s’est envolée en même temps. Elle est vide. Incomplète. Coupable aussi de se dire qu’elle n’est pas capable de porter un petit être. Mais qu’est-ce qu’il y a eu pour que ce soit le cas ? A-t-elle fait quelque chose de mal qui aurait détruit sa machine à faire des bébés ? Toute femme en est capable depuis la nuit des temps, non ? Alors pourquoi cette différence avec elle ? Voilà que le sentiment d’injustice prend le dessus sur toutes les autres émotions.

Elle pense à Franck qui attendait « petit poussin » autant qu’elle, qui était si fier de dire à ses copains :

– « Ce sera un petit gars et je le conduirai au foot le week-end ! Et si c’est une petite nénette, je serai le premier homme de sa vie ! »

Et si son amour à lui s’altérait à son égard ? S’il ne l’aimait plus à cause de cette différence entre elle et une autre femme qui, elle, pourrait lui donner cette joie d’être père ? Pire, s’il l’abandonnait parce qu’elle n’est pas capable d’être enceinte ? L’angoisse prend le dessus et se mélange au reste. Il faut encore trouver un moyen de lui dire cette vérité qui lui a arraché toutes les tripes au passage. Elle ne se verra plus jamais comme avant aux yeux des autres. Il sera nécessaire de prévenir les plus proches pour qu’ils n’en parlent plus à chaque diner de famille ou de sortie entre amis. Juste histoire de ne pas retourner le couteau dans la plaie inlassablement. Elle sait bien pour en avoir déjà fait les frais que les questions du style « alors, quand est-ce que vous le faites cet enfant ? », « il faut le faire avant 40 ans », « ben alors pas encore enceinte ?? » lui font déjà mal. Alors maintenant… Sans compter les copines, toutes mères déjà d’un ou de plusieurs enfants, qui lui disent quelques fois « tu ne sais pas ce que c’est, tu n’es pas mère ». Avant, elle reconnaissait qu’effectivement elle ne se prétendait pas savoir ce qui est bon pour les enfants, mais qu’elle écoutait juste son cœur et sa logique. Là les réponses risquent d’être encore plus acides si on lui fait cette remarque « Merci de remuer toujours là où ça fait mal et de faire remarquer cette différence de taille avec vous…»

Un petit garçon, la bouche remplie de chocolat mangé pour le goûter, la voyant pleurer vient près d’elle, avec l’innocence des enfants qu’elle aime tant :

– « Madame, pourquoi tu pleures, tu as bobo quelque part ?? »

Devant tant de sollicitude dans pareille situation et venant d’un petit garçon haut comme trois pommes, elle lui répond de ne pas s’inquiéter, qu’elle va bien et que c’est juste une poussière qui fait couler ses yeux. Puis elle part le plus vite possible, elle ressent le besoin de retrouver Franck et leur petit nid d’amour. Il l’attend, soucieux des résultats de la journée. Sans un mot, elle va vers lui et s’effondre en larmes dans ses bras protecteurs. Il a compris évidemment à demi-mots. En pleurant elle lui a dit « je n’entendrai jamais le mot maman… ». Malgré sa propre douleur de voir son rêve subitement s’évaporer, il fait tout pour la réconforter. Il lui explique qu’elle ne sera jamais différente à ses yeux, qu’il l’aime et que l’amour est capable de surmonter toutes les épreuves. Il lui chuchote dans l’oreille qu’il y a beaucoup d’enfants sans parents. Lina le serre encore plus fort, il faudra lui expliquer que ce manque et ce vide dans son ventre pour jamais, auront du mal à être comblés et qu’adopter n’est pas pareil. Elle ne répond ni oui, parce qu’elle aura besoin de temps, mais ne dit pas non. Elle a tant d’amour en elle qui brûle dans son cœur, se diffuse dans toute sa cage thoracique et traverse tout son être qu’il faudra trouver un moyen de tout évacuer si elle ne veut pas se consumer de l’intérieur. Elle pense à son ventre et tout s’est éteint en elle, comme si on avait soufflé sur la bougie de l’espoir d’être maman, qui vivait en elle jusqu’à présent. Elle ne portera jamais leur petit poussin, ne le sentira jamais bouger en elle. Elle s’est battue un jour pour sa propre vie dans la perspective d’en voir une autre grandir en elle. En vain.

Elle sera différente pour toujours par rapport aux autres femmes, techniquement parlant. La mécanique est brisée et irréparable, mais son âme est intacte et son cœur encore davantage, même si pour le moment, il est émietté et mis à rude épreuve. Son instinct maternel trouvera un moyen de s’épanouir et l’amour qu’elle destinait à ses propres enfants ne s’évanouira pas. Il lui faudra beaucoup de temps pour envisager de devenir maman de substitution, mais maman malgré tout.

Elle ne l’aura pas porté, cet enfant. Mais elle l’aimera de tout son cœur et sans différence. Pour ce soir, elle a besoin de se raccrocher à cette éventualité pour arriver à continuer le chemin. Avec Franck. Main dans la main.

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La fleur de la rentrée

Bougainvilliers, Jardin du 26ème centenaire, Marseille

La fleur coup de coeur de tous les étés depuis que je la connais. Des bougainvilliers (il me semble du moins, parce que oui, j’ai su un jour leur nom, puis un peu oublié) qui poussent le long des murs de pierres, du jardin près de chez moi, sous une sorte de tonnelle en bois où il fait bon pendant les grosses chaleurs. Pour le FlowerPower2016 organisé par Bernie, je vous souhaite un bon lundi. Qu’il soit de rentrée ou de vacances pour celles et ceux qui le sont seulement. 

Je retourne aux révisions. Le 22 septembre est jour d’épreuves écrites à Lyon et… je ne suis pas du tout prête…

PS : entretemps, j’ai lu chez Bernie que c’était #LundiSoleil maintenant, mais je vous envoie tout de même ces quelques fleurs, ça m’apprendra à avoir plusieurs trains de retard :p Et à lundi prochain, pour le orange qui sera la couleur de septembre, en espérant qu’on ait un été indien. 

Passez une bonne soirée.

 

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Instantanés Singuliers – avril 2016

Mes petits petons – Jardin du 26ème centenaire, Marseille – Avril 2016

Pour les Instantanés Singuliers du mois d’avril, Marie avait proposé le thème « Transports en commun ». J’avais déjà pensé au bus qui me permet d’aller voir la mer et puis pour diverses raisons, je n’ai pas eu l’occasion de remonter dans ce bus et de prendre son intérieur en photo. Et puis en cherchant une autre idée, il a fallu reconnaître que j’avais cherché loin pour ce qui était très près de moi finalement. 

Quoi de mieux que nos petits petons pour nous transporter d’un point A à un point B. Ceux qui nous supportent toute la journée. Ceux qu’on juge beaucoup trop facilement « sont moches mes z’orteils ». Les miens, je les aime juste parce qu’ils me permettent de me tenir debout et que c’est le meilleur transport qu’on puisse avoir. Il ne pollue pas (enfin, à moins de transpirer à grosses gouttes et que vous retiriez vos souliers un peu trop brutalement -bon petit déj’ ou bon app’, si vous me lisez pendant ce temps là-), très écologique du coup, gratuit, pratique parce que dispo à tout moment et le plus gros point positif, on ne tombe pas en panne d’essence ! 

J’ai fait des kms avec les miens, c’est avec eux que j’ai découvert les rues marseillaises, gravi des collines, marché sur la plage et dans la mer, monté des escaliers (et qu’est ce qu’il y en a pfiou), fait des randos dans mon Alsace natale, flâné, cavalé pour prendre tout et n’importe quoi en photos. Bref, ce sont mes pieds, ils ne sont pas parfaits, ils me font mal, ne sont pas très stables, mais je suis debout et ça n’a pas de prix quand je peux les utiliser.

Et j’estime que c’est un transport en commun, dans le sens où vous imaginez le nombre de pieds qui passent avant les nôtres, avant ou après nous ? Ce nombre incalculable de petits petons qui avalent du bitume. On finira par user le sol à force de le piétiner. 

Voilà ma participation pour ce thème encore très original et si vous avez envie de participer vous aussi, le prochain rv est le 12 juin et votre participation à partager avec Marie. Le thème est « La pluie ». 

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Instantanés Singuliers – Porte ouverte sur…

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Mon coeur… j’ai longtemps cherché une idée de photo pour le projet de Marie et de son thème « Porte ouverte » pour son projet Instantanés Singuliers. Cherché loin pour quelque chose qui était non seulement près de moi, à portée de main, mais aussi en moi. Comme une évidence, vus les mois que je viens de passer côté amitié. Ce coeur que j’ai voulu fermer pour ne plus souffrir et que j’apprends à réouvrir au fil du temps. Ce coeur qui a été souvent ouvert justement, comme une porte qui permettait d’entrer sans faire attention parfois, quitte à le mettre en miettes et à douter de ce qu’il pouvait apporter et s’il méritait encore d’être ouvert aux autres. Mais je ne sais pas vivre en fermant la porte de mon coeur, ce n’est pas moi quand il est bouclé à double tour… alors la porte est ouverte à nouveau un peu, mais en faisant attention à qui entre. Il y a des barrières électriques qui l’entourent ce coeur bien rouge (aucun rouge à lèvres n’a été maltraité durant la photo d’ailleurs) et au moindre faux pas, il envoie une mini décharge à la personne pour lui dire « tu entres, mais ce genre de truc, tu vois, il ne faut pas le faire, parce que tu auras cette décharge plus rapidement que ce qu’il était capable de faire avant, mon ptit coeur rouge, si tu recommences et puis si tu joues avec, il vire aussi plus vite les gens qu’avant et n’hésite plus à mettre dehors, ce (ceux) qui ne mérite plus d’être dedans. Fais gaffe… »

J’ai choisi aussi de faire cette photo suite aux évènements barbares, monstrueux et tout ce qui n’a plus de mots à force tellement tout me sidère. Mon coeur était envahi par tous les sentiments. L’envie de diffuser de l’amour en l’ouvrant en grand ce coup-ci pour libérer tout ce que je pouvais aux personnes qui ont subi ce massacre mais aussi pour ceux qui le vivent par procuration (ce qui se passe quand on est une éponge géante…). En France et dans le Monde entier. L’ouvrir aussi aux personnes que j’aime et ressentir le besoin de dire « je t’aime », de vouloir serrer fort contre mon coeur ceux que j’aime, de près et de loin. Parce que j’ai espoir que l’amour reste plus fort que la haine… mais pour ça il faut ouvrir la porte de son coeur, même s’il est chiffonné, en pièces détachées, cassé ou émietté pour X raisons. 

Je vous aime…. Au-delà de ma participation aux Instantanés Singuliers, c’est le cri du coeur… De ma porte ouverte au monde… A la vie, tant bien que mal souvent…

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A toi François…

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« Cher François Noël » (plus connu sous Père Noël ou quand on le connait de façon plus intime et attendrissante, papa Noël. Mais avant tout, il porte comme tout le monde, un prénom : François). D’accord, je reconnais que ça ne fait pas très lapon, mais peut-être que ses parents ont des ancêtres très très très très éloignés qui étaient purs français. On ne sait pas tout de son histoire, il en perdrait sa magie alors on ne va pas chipoter. J’imagine que c’est déjà assez lourd à porter pour lui, le pauvre…. Oui je l’aime beaucoup papa Noël, enfin François pour l’occasion. Néanmoins, je tenais à te dire que tu n’as pas toujours été à la hauteur de mes espérances depuis mes 37 printemps. Je ne sais pas si tes lutins ont peut-être les neurones glacés par le froid polaire mais parfois ils ne pensent pas à tout dans ce qu’ils fabriquent. L’année de mes 10 ans, souviens toi le pull vert. Misère… Je sais, vous êtes dans le pays des sapins bien verts, mais là il avait tourné à la couleur caca d’oie le sapin, je te laisse regarder sur LapoGoogleImages -en espérant que le réseau ne soit pas congelé-, à quoi ça ressemble, mais je peux te garantir que ce n’est pas jojo à voir et à porter. Surtout quand en plus, la même année, il y avait la cagoule assortie et les cache-oreilles roses barbie. Non mais tu imagines un peu la touche que j’avais avec ces couleurs qui n’allaient pas ensemble ?? On ne voyait plus que mes yeux camouflés derrière tout ce barda et tu sais, ici, on ne fête Carnaval qu’une fois dans l’année ! A cet âge là, les fautes de goûts vestimentaires ne sont pas pardonnées. La preuve en est, on m’a appelée « la mère l’oie » tout le long de l’année et depuis, je fais une overdose dès que je suis en présence d’un truc qui est vert. Mais toi et tes lutins, je vous z’aime quand même t’inquiète pas, papa.. heu François Noël. Ne prends pas froid durant ton périple et bon courage pour te garer à Marseille avec ton traîneau. Entre les poubelles et les voitures mal garées, tu n’es pas sorti de l’auberge. Bisous, à bientôt ! »

L’attirail pull-cagoule-cache oreilles- et les situations de ce texte étant purement fictifs, toute ressemblance avec des pull-cagoule-cache oreilles existants ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Je tenais à le préciser… humhum

Le bar des apéros cosmiques ayant définitivement fermé ses portes snif, Aileza nous avait proposé un after pour notre plus grand bonheur et mon papa Noël et sa mésaventure vestimentaire est ma participation pour ce dernier rendez vous, dont le thème est « Lettre à François ». Merci ma belle Aileza de nous avoir tous réunis autour de ce moment virtuel mais si réel, chaque mois. J’ai pris beaucoup de plaisir à m’aventurer dans un style d’écriture dont je n’ai pas l’habitude (et à écrire souvent des trucs bien tirés par les cheveux, clin d’oeil à Piou-Piou ^^) A la notre Tchin tchin 🙂

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FlowerPower2015 en mode Halloween

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Pour ce lundi, Bernie nous met dans l’ambiance d’Halloween. Pour compléter les fleurs oranges artificielles qui trônent chez moi et qui sentent l’huile essentielle de mandarine, vous avez droit à ma trombine après avoir voulu me transformer en citrouille… Manque de pot, je ressemblais davantage à un clown triste ou machiavélique, avec les yeux triangulaires de traviole et de dimensions très très approximatives ^^ hum… Du coup, j’ai lâché l’affaire, la vidéo ne verra jamais le jour, mais le ridicule ne tue pas (il ne tue pas hein ?? 🙂 ), alors me voilà avec la photo du lundi aux couleurs d’Halloween (et j’ai fini en chat finalement vendredi, me contentant d’un nez noir et de moustaches, il valait mieux pour les yeux de tout le monde maouww).

Une photo 100% naturelle, aux couleurs et arômes super naturels eux aussi humhum… Bon lundi à tout le monde ❤