Mes petits et grands bonheurs

Défi Listes – Mes meilleurs souvenirs de vacances

Vous pourrez même savoir quel genre de sandales j’avais aux pieds :p

Ma 1ère participation au défi listes de Zenopia, histoire de me replonger un peu dans cet été qui est passé très vite, entre les révisions chez moi, mes quelques sorties marseillaises, un petit séjour tout début de l’été chez mes parents où j’étais partie réviser un peu plus au calme aussi. Et mes 10 jours dans les Landes avec toute ma famille au grand complet.

Moments alsaciens / franc-comtois

Une escapade de deux jours au milieu de mes racines alsaciennes dans des villages que j’aime beaucoup, entourée de mes parents. Passé quelques jours chez eux et profiter de leur jardin au calme avec les oiseaux et les grenouilles qui me tenaient compagnie pendant que je révisais à l’ombre de mon pommier préféré. Profiter simplement de mes parents, de leur présence. 

Moments marseillais

Aller voir la mer pas loin et fixer l’horizon et surtout être tellement heureuse d’avoir pu marcher et avoir juste la sensation que je fais comme « avant » au moins le temps d’une sortie. Essayer d’aller marcher et sentir les pins, le soleil, l’iode. La chaleur du matin tellement plus agréable. Profiter de mon balcon le matin pour réviser tout en prenant l’air. Et le soir, m’y remettre pour regarder un film. Regarder par mon balcon quand les lumières commencent à s’éteindre (le côté positif d’être insomniaque). Me coucher enfin et ressentir un tout petit filet d’air frais qui passe. Sentir ma Happy jamais loin de jour comme nuit, dedans ou dehors. Marcher un peu dans le jardin près de chez moi et déballer mes cours sous un arbre. Retrouver l’envie de manger des salades de toutes sortes. Boire des infusions bien fraîches à toutes sortes de goûts. Voir mes fleurs qui ont l’air de se plaire depuis que je les ai plantées et qui poussent sans me tirer la gueule pour une fois 🙂 (je n’ai pas la main verte)

Moments landais

Entendre mes nièces appeler « tatie t’es oùùù ?? » dès que j’étais hors de leur champ de vision. Les sentir contre moi lors de nombreux câlins intensifs et entendre une petite voix et voir un grand sourire et de grands yeux bien ouverts « tatie je t’aime très fort », tout en jouant avec mes cheveux. M’amuser avec autant que mon corps me le permettait. Profiter de la plage avec tout le monde. Les papotages le soir et les jeux entre « grands » :p (toute la famille est restée de grands enfants à mon grand bonheur). Les magnifiques couchers de soleil sur cet océan que j’affectionne tant. Voir les ombres de ceux que j’aime se confondre avec le soleil qui nous dit au revoir et auquel on dit « dors bien, mais reviens demain stp, pour qu’on puisse encore venir sur la plage ». Regarder la nature, que ce soit l’océan, la mer, les fleurs, les arbres et se dire « comment on peut protéger tout ça au maximum » et se dire qu’elle est si belle et qu’il faut en profiter. Le matin entendre tout le monde qui se réveille. Le soir, être la dernière sans doute à trouver le sommeil le nez dans les cours, mais savoir que tout le monde est là, en bonne santé.

Tout ça sont mes meilleurs souvenirs de mon été 2016. S’il fallait résumer, on pourrait dire que je suis heureuse quand je peux me retrouver dans la nature sous toutes ses formes et n’importe où et que l’amour me porte et que ce n’est pas la distance entre moi et mes proches qui éteint tout ça. Cette liste me permet de constater que j’arrive à me raccrocher à mes petits bonheurs du quotidien aussi, que j’essaie de percevoir dans la moindre des petites choses, parce qu’ils me sont devenus vitaux. Réellement.

Et comme il reste 10 jours de révision, qu’il fait encore chaud, je crois que la bibliothèque et son air plus frais pour réviser, vont faire partir de cette liste ^^

Les projets des copinettes

La fleur de la rentrée

Bougainvilliers, Jardin du 26ème centenaire, Marseille

La fleur coup de coeur de tous les étés depuis que je la connais. Des bougainvilliers (il me semble du moins, parce que oui, j’ai su un jour leur nom, puis un peu oublié) qui poussent le long des murs de pierres, du jardin près de chez moi, sous une sorte de tonnelle en bois où il fait bon pendant les grosses chaleurs. Pour le FlowerPower2016 organisé par Bernie, je vous souhaite un bon lundi. Qu’il soit de rentrée ou de vacances pour celles et ceux qui le sont seulement. 

Je retourne aux révisions. Le 22 septembre est jour d’épreuves écrites à Lyon et… je ne suis pas du tout prête…

PS : entretemps, j’ai lu chez Bernie que c’était #LundiSoleil maintenant, mais je vous envoie tout de même ces quelques fleurs, ça m’apprendra à avoir plusieurs trains de retard :p Et à lundi prochain, pour le orange qui sera la couleur de septembre, en espérant qu’on ait un été indien. 

Passez une bonne soirée.

 

Le coin lecture

Face à Delphine de Vigan

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La bibliothèque l’Alcazar à Marseille avait organisé une rencontre avec Delphine de Vigan pour parler de son dernier livre « D’après une histoire vraie ». Un livre que j’avais beaucoup apprécié parce que justement, jusqu’au bout, je n’ai pas su dire où était la part de réalité et celle de fiction dans ce qu’elle écrivait. Ce qui donnait une magnifique dimension à son livre et ce qui a fait son succès aussi. L’anecdote la plus belle qu’elle ait racontée est celle d’une lectrice toulousaine, qui lui avait dit qu’elle n’aimait pas les livres de fiction, qu’elle ne lisait que des histoires vécues, des biographies. Elle avait demandé conseil à son libraire qui lui avait mis entre les mains « D’après une histoire vraie ». Vu le titre, cela ne pouvait que plaire à la lectrice du coup. Elle a commencé sa lecture puis au fil des pages, elle a commencé à douter de la véracité de certains faits et a compris que le livre mêlait réalité et fiction, mais a pourtant continué de le lire et au moment des dédicaces, elle a dit à Delphine de Vigan qu’elle l’avait réconciliée avec la fiction.

J’ai trouvé ça si touchant, parce que je me suis demandé quel auteur était capable de faire aimer un genre de livres à une personne alors qu’elle ne l’aime pas. Je ne lis jamais de livres de science-fiction parce que jamais accroché à ce style d’écriture et l’auteur qui pourrait me faire changer d’avis n’est apparemment pas né 🙂 Du coup c’est magique quand c’est possible d’y parvenir.

Pendant 1h, elle a aussi évoqué « Rien ne s’oppose à la nuit » qui a donné naissance à « D’après une histoire vraie ». Pour moi l’un n’ira jamais sans l’autre de toute façon, c’est une suite évidente où elle nous mène en bateau et par le bout du nez. Pendant tout ce temps, je crois que j’ai été émue. De ses mots, de ses anecdotes, elle est tellement pudique que finalement on ne sait pas grand chose d’elle (wikipédia n’est pas bien bavard à son sujet par exemple), qu’à chaque révélation, c’est comme soulever un peu des parts de mystère de ce qu’elle représente en tant que femme et auteure, pour la découvrir un peu davantage.

Et surtout sans doute espérer découvrir où se cache le vrai et le faux de ce livre qui m’aura fait tourner en bourrique du début à la fin. Elle préfère laisser à chaque lecteur sa propre interprétation. Et j’ai réalisé après qu’elle l’ait dit que ce serait effectivement dommage de savoir où se cachent les faits réels et ceux qui sont fictifs. Ca détruirait une partie de la magie. Seuls certains de ses proches la connaissent si bien qu’ils savent la partie rendu réelle. Pareil ça m’a touchée, parce que je me suis dit qu’il fallait la connaître entièrement et en profondeur pour connaître ses vraies émotions déposées sur le papier, les faits et savoir ce qu’elle possède au plus profond d’elle-même suite à tout ce qui a pu se passer après la parution de « Rien ne s’oppose à la nuit ». 

Le moment des dédicaces est arrivé et plus je voyais la file d’attente diminuer, plus j’avais le coeur qui battait la chamade. Il n’y a qu’un livre que je n’ai pas lu d’elle, parce que je ne savais pas que l’adaptation ciné venait de son livre (No et moi) et autant je regarde les films après avoir lu les livres, autant je n’aime pas faire le contraire, surtout que je n’avais pas vraiment accroché à celui-çi. 

J’étais avec une de mes amies les plus proches et une de ses amies que je voyais pour la première fois (c’était la journée des belles rencontres 🙂 ). Et c’était sympa de partager ce moment toutes les trois déjà et Delphine de Vigan, avant de la connaître à travers tous ses livres, je l’ai connue sous le pseudonyme Lou Delvig avec « Jours sans faim », où à travers le personnage de Laure, elle raconte son propre combat contre l’anorexie. Et j’avais besoin de la remercier de m’avoir accompagnée avec ce 1er livre, que je lisais dès que j’avais un coup de mou ou que je me sentais seule parce qu’elle me donnait espoir de voir le bout du tunnel même si elle était partie de très bas. Et de mon côté, je commençais à découvrir le monde psychiatrique et quelque part, ça me rassurait de savoir qu’elle était passée par ce qui m’attendrait quelques mois, quelques années plus tard. 

Elle est attentive à ce qu’on lui dit, prend le temps d’échanger et moi qui lui avais dit que j’étais toute intimidée, j’ai senti que j’aurais pourtant pu parler avec elle durant des heures. Avant cette rencontre, je la trouvais fascinante, touchante, émouvante, mystérieuse mais pourtant accessible, se confiant avec simplicité, naturel et pourtant avec tant de pudeur. Et le fait de la voir, de l’écouter, d’échanger quelques mots ne m’a que confortée dans ce que je percevais d’elle. L’image que j’avais d’elle était bien réelle, elle n’était pas fictive du tout, contrairement à ce livre qui a fait un tabac 🙂 (mérité)

Elle a été un peu la confidente sourde et muette de l’anorexie qui me rongeait. Et je crois qu’on n’oublie pas les personnes qui ont fait partie de ce combat même si c’est très indirectement, comme c’était son cas. Elle ne savait pas qu’une autre Delphine pleurait sur son livre très souvent, parce qu’elle était perdue face à ce qui la faisait mourir à petit feu. Elle a réussi à faire aimer la fiction à une lectrice. Elle a su en 2001 me dire à travers « Jours sans faim » qu’on pouvait aller mieux côté anorexie et voir le bout du tunnel.

Et de votre côté, connaissez-vous Delphine de Vigan et quels livres avez-vous lus et lesquels vous ont le plus marqué ?

Mes moments d'évasion

Des graff’ à Marseille – Festival street art

Je me souviens que j’avais déjà écrit un post sur le street art marseillais, lors de l’attentat à Charlie Hebdo, parce que Cabu a une belle place dans une rue de ce quartier artiste. J’apprécie son ambiance, comme j’avais pu le dire à l’époque. Il y a eu un festival il y a 2 semaines. Des graffeurs qu’on pouvait voir à l’oeuvre. J’y ai été… mais dû revenir… Je ne sais pas ce que j’ai fabriqué, il a fallu les chercher déjà et apparemment j’étais un peu trop tôt, du coup, j’ai marché et en voulant revenir sur mes pas parce que je me sentais épuisée, me suis rendu compte que remonter la rue était impossible pour mes jambes. Donc j’ai continué comme si de rien n’était en priant pour entrevoir une bouche de métro le plus vite possible… Bref, c’était une expédition et je suis rentrée énervée, frustrée et épuisée pour rien finalement… Mais je laisse rarement un défi fibro gagner, alors dimanche je suis repartie et refait le chemin. Je n’ai pas trouvé tous les murs qui avaient été recouverts le week-end précédent, mais suis tombée sur des graff’ que je n’avais pas encore vus, alors j’étais contente et les autres seront un jour trouvables au détour d’une rue.

Grâce à ce festival, j’ai découvert 2 graffeurs dont j’aime beaucoup le travail. Deuz, marseillais et Dire, aixois. En cliquant sur leurs noms, je vous envoie vers leurs pages facebook, si le coeur vous en dit d’avoir un plus grand aperçu de leurs oeuvres. Ils « travaillent » davantage les corps, les visages et leur expression et ce qu’ils font est, à mes yeux, époustouflant. 

Je vous laisse avec les photos prises l’autre jour. Comme d’habitude, pour voir les photos en grand, il suffit d’ouvrir la 1ère et le reste suit 🙂 Bonne visite murale du Cours Julien, dans le 6ème arrondissement de Marseille. J’y vais toujours le dimanche matin, déjà parce qu’il y a moins de monde, mais surtout parce que les boutiques sont fermées et on peut voir les graff’ sur les volets :p

Les projets des copinettes

FlowerPower2015 – Lundi mauve

Jardin du 26ème centenaire, Marseille

Entre la chaleur (je suis sûre de vous apprendre un sacré scoop humhum…) et la compagnie d’un marteau-piqueur qui descend les restes d’un hôpital à 3 pas de chez moi :/ , me voilà pour vous souhaiter un bon lundi sous le signe des fleurs, grâce au superbe projet de Bernie. Et quoi de mieux comme 200ème post sur mon blog 🙂

J’avais trouvé ces fleurs, en même que mes nénuphars de la semaine dernière. Elles étaient camouflées dans un petit chemin, près d’une source. Les endroits où je pique mes petites fleurs ne varient pas beaucoup, mais le jardin où je vais souvent, en regorge pour mon plus grand plaisir. Je n’ai pas à aller bien loin.

Bon courage au milieu du soleil de plomb, que vous soyez encore en train de travailler ou en vacances. Bonne fin de lundi.

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Les projets des copinettes

FlowerPower2015 – Dans l’eau

Vu mon retard pour vous souhaiter un bon lundi, je vais dire bonne soirée de lundi, plutôt :/ 

Je vous emmène dans mon joli jardin que j’aime tant à côté de chez moi. Le plan d’eau qu’il y a au fond du parc, abrite de jolis nénuphars. Je n’ai pas entendu de grenouilles, elles devaient souffrir de la canicule les pauvres aussi et se camoufler dans l’eau, du coup ^^

J’ai dû rentrer plus vite que prévu en sentant une migraine débarquer, mais eu le temps de prendre l’air à finir mon livre sous un arbre. Il n’en fallait pas plus… 

Je vous embrasse 

Ma participation pour le super projet photo fleurie du lundi, de Bernie.


Des combats qui me touchent

Et maintenant… que vais-je faire…

Trois semaines se sont écoulées depuis… Et maintenant, qu’est ce qu’il reste…

J’essaierai d’aller jusqu’au bout du trousseau pour trouver la clé de la paix et de la sérénité….

Des mots pour lesquels je ne vous remercierai jamais assez, ainsi que pour votre présence. J’ai essayé de me noyer dans la vie « réelle », mais à part avoir vu une amie et ses 2 princesses dont l’une fêtait son anniversaire, je n’ai pas pu faire grand chose. Mes parents étaient venus me récupérer dans le service, on est rentrés chez moi où attendait Happy qui n’avait pas vu âme qui vive pendant 5 jours… et les jours qui ont suivis, j’ai tenté de sortir avec eux au maximum, le but était de ne pas être enfermée à nouveau quand ils partiraient. J’ai vu la psy qui m’a fait comprendre que ma place serait bien à cet endroit là, fait un peu résistance et finalement le compromis le plus adapté à ma sécurité et à sa responsabilité a déjà été de faire en sorte que la pharmacie conserve tout mon traitement, ce qui me stresse, il faut bien le dire… mais bon… c’est un instant d’angoisse qui s’estompe.

Il faut continuer coûte que coûte, même s’il m’arrive souvent d’être dans le même état d’esprit encore j’avoue.

La semaine dernière, j’ai repris contact avec l’algologue qui me suit, j’ai eu un rv en urgence pour ce matin. Je m’y suis sentie entendue et comprise, sans que mon geste soit jugé ou qu’on en parle comme d’une bêtise. Pour les urgentistes, du côté général ou psy, la phrase « vous êtes humaine » était parfois revenue et c’était encore le cas ce matin, avec elle. Une douleur à 9/10 sur une période bien trop longue est elle-même considérée comme suicidaire, du coup, je n’ai pas eu besoin d’expliquer mon geste. Si on me soulage, mon moral prendra une autre dimension aussi… C’est le corps qu’il faut traiter actuellement pour espérer que le côté psy suive, mais j’y suis déjà aidée pour çà et on ne peut rien faire de plus.

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La forme de fibro que j’ai est solide, grave dans le sens où mes muscles se rétractent beaucoup, qu’elle me fait perdre ma mobilité où elle ne devrait pas le faire… J’ai une histoire psy qui accentue aussi tout çà et c’est le joyeux bordel…. Elle propose le protocole de la kétamine à quelques rares patientes, tous les 2 mois, au lieu de 3. Je fais partie de ces rares qui feront leur valise pendant une semaine tous les 2 mois, pour être perfusées. 

La kétamine est un stupéfiant, un anesthésiant, à haute dose, son but est sur le long terme, à force que le cerveau s’en reçoive plein la tronche, d’anesthésier la zone déficiente. Plus on enverra de produits, plus elle est censée se calmer et  me permettre de recevoir des données douleurs « normales » et plus surdimensionnées.

Je rentre le 31 août pour la prochaine cure. Après il faudra reprendre pour la Xième fois la rééducation. Septembre sera magnifique :/ … Surtout qu’il faudra recommencer sans doute au moins 3-4 fois avant que je n’aie des résultats probants (en gros 1 an à tenir, en espérant qu’un peu de soulagement se dégage à chaque fin de cure, malgré tout, pour atteindre le summum d’ici tous ces mois… 

Durant juillet et mes 2 semaines avec ma famille, je vais prendre le maximum de forces psychologiques, m’entourer de personnes qui en valent la peine. Me concentrer sur tout ce qui est relaxation et méditation davantage, parce que je sais que çà peut m’aider. Et surtout travailler sur l’espoir… Ne plus le perdre à ce point… Il faut que j’entre dans l’unité, dans les meilleures conditions possibles, pour laisser faire son job à la kétamine (très souvent controversée parmi les médecins… mais quand on souffre, on s’en fout parfois….)

Voilà les nouvelles 3 semaines après. Je me force à beaucoup de choses, mais la douleur et la fatigue me coupent tout élan bien souvent. Le moral s’en mêle et là, c’est la cata… mais je m’accroche… 

Merci encore pour votre pésence…. ❤

Mes moments d'évasion

Le parc Borély, un des poumons de Marseille

Le parc Borély est un des plus grands parcs de Marseille, il a été construit entre 1860 et 1880 et est près des plages Sud de la ville. J’aimais y faire du roller, c’est l’endroit aussi de ceux qui se baladent tranquillement le week-end, avec ou sans enfants, mais qui a des aires de jeux, de ceux qui courent ou font des exercices de yoga etc… Des arbres à foison, des massifs de fleurs, un jardin botanique (dont je n’ai jamais vu la couleur), la roseraie qui, là, pour le coup, avait une drôle de tête. Déjà, on était cramés par le soleil et je crois que les roses l’avaient été bien avant nous. Pouf, plus de roses pratiquement (il faut dire que j’avais bien 1 mois et demi de retard pour les prendre en photo…)

Il y a une buvette près d’un plan d’eau où canards, oies, ragondins se côtoient et le petit rituel de mes parents et moi quand ils viennent, est d’aller déguster une gaufre au sucre. 

J’aimais y aller pour lire, je m’installais des heures sur le gazon, sous l’arbre le plus imposant du parc. Maintenant, j’ai du mal à rester assise par terre, mais je vais retenter. J’ai besoin de ce contact avec la nature et ses éléments. Et toucher ces immenses arbres et imaginer que mes pieds s’ancrent dans le sol autant que le font les racines de ces arbres centenaires. Puiser l’énergie là où elle est… et prendre des photos à gogo évidemment. Mes jambes sont trop petites pour voir chaque détour de ce parc. J’y vois quelque chose à photographier, puis encore autre chose qui se profile et je n’arrive plus à m’arrêter. Rempli de recoins tous plus magnifiques les uns que les autres. Je vous laisse avec une sélection. J’ai aussi filmé, mais pas encore fait le montage. Je préviendrai quand ce sera le cas. C’était tellement tranquille qu’il fallait immortaliser cette sérénité. Désolée pour les roses par contre, j’étais déçue :/ 

Pour y aller, soit le bus est là pour s’arrêter juste devant, soit on peut prendre le métro et marcher au bord de l’Huveaune (c’est un fleuve côtier qui ne mesure guère plus de 45kms, c’est d’ailleurs le plus petit fleuve qui existe il me semble. Il traverse entre autres Aubagne et une fois qu’on est au parc Borély, il se jette dans la Méditerranée. Personnellement, je préfère marcher un peu plus que de me retrouver prise en sandwich dans un bus qui s’arrête quand même vers le métro, donc c’est kiffe kiffe… sauf qu’il y a moins de bruits, des odeurs plus odorantes ^^ et une plus belle vue. 

Les photos sont mises sous forme de diaporama, vu le nombre. Il suffit de cliquer sur la 1ère pour l’actionner. J’y mettrai parfois une légende, du coup, il faut regarder sous la photo si un petit message ne s’y cache pas. Histoire de dire ce que j’ai pris quand même, en photos et expliquer ce que cela représente, pour vous faire découvrir. Bonne visite !

Les projets des copinettes

FlowerPower2015 – Lundi multicolore

Pour le projet FlowerPower2015 de Bernie, je reviens exprès avec des fleurs de toutes les couleurs. Un post coloré à fond les ballons ne fera pas de mal. 

J’avais dit que je reviendrais avec des fleurs fraîches du Parc Borély où j’emmène mes parents tout à l’heure, mais je doute de pouvoir mettre mon post en ligne à temps, du coup, je partage notre sortie d’hier, dans le jardin Pastré qui s’ouvre sur les collines et amène à différentes calanques et entraîne dans la Campagne Marseilleveyre. Du coup, on va dire que les fleurs sont restées fraîches, malgré tout depuis samedi 🙂 Je ferai un post exprès pour le parc Borély de toute façon. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin d’évasion…. ❤ Bon lundi !

Des fleurs aussi pour vous remercier du fond du coeur d’avoir été là comme d’habitude… 

Si quelqu’un sait le nom de cette fleur, par contre….. merci ^^

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Les projets des copinettes

Un jour qui a changé ma vie – 53 billets en 2015

Une clinique psy mélangée aux collines…

Ma participation pour la 23ème semaine de « 53 billets en 2015 » créé par Agoaye, dont le thème est « un jour qui a changé ma vie »

L’autre jour, pour parler sur le thème « Maman », j’évoquais la naissance de mon frère qui a changé ma vie, déjà. Du coup, je vais passer au 2ème jour qui a changé ma vie la 2nde fois 🙂 Toujours avoir un plan B ^^, même pour les jours qui changent nos vies, parce que finalement, on n’en a pas qu’un… il y en a juste des plus marquants que d’autres.

C’était le 8 septembre 2004. Deux jours que je venais d’arriver à Marseille, dans des circonstances pas forcément simples. Envoyée là pour faire une cure, je m’étais retrouvée dans un endroit pas du tout approprié. Un mouroir où j’ai passé le w-e, faute de  pouvoir parler avec un médecin. Deux jours qui m’ont marquée. Le lundi 8 septembre, j’ai été appelé par le psychiatre référent de l’établissement, mon but étant de foutre le camp et de remonter en Alsace, mais il fallait son accord. Il a regardé mon dossier et m’a dit de lui-même que ma place n’était pas dans ce lieu là et que si j’acceptais, il me ferait transférée dans une clinique où il travaillait aussi en parallèle. Après en avoir parlé avec lui et surtout une sacrée dose d’arguments positifs, j’ai fini par accepter. Il a appelé la secrétaire des admissions pour savoir s’il y avait de la place, le but étant de me dégager le plus vite de là quand même, tant qu’à faire. Je parle très peu de cet endroit, mes parents ont su dans quoi j’avais foutu les pieds, en février dernier seulement, c’est dire… L’après-midi, une ambulance est venue pour le transfert. Je ne connaissais rien de Marseille et n’avait personne sur place, je pouvais juste faire confiance à ce médecin là. 

On est arrivés devant une clinique au pied des collines. Un long couloir qui n’avait rien à voir avec l’endroit que je venais de quitter. Une chambre claire, deux lits, une compagne de chambre de 18 ans, une fenêtre ouverte comme il se doit dans les établissements psy, juste entrouvertes le minimum, même pas de quoi mettre sa tête par la fenêtre, mais juste son nez pour avoir de l’air. C’était largement suffisant pour sentir l’odeur des pins et entendre les cigales. La voisine de chambre venait de laver son linge, il y avait une douce odeur de lessive qui planait dans la chambre.

J’ai ressenti un calme intérieur que je n’avais pas connu depuis longtemps. L’infirmier a fouillé toutes mes affaires, a pris tout ce que je n’avais pas le droit de conserver et m’a dit « reposez vous ». Je me suis allongée sur le lit, dans le silence avec pour compagnie les cigales que j’entendais pour la première fois de ma vie (à 26 ans, c’était la 1ère fois que je quittais mon Alsace natale), couchée sur le côté pour voir par la fenêtre et c’est le jour où j’ai lâcher prise… où j’ai déposé mes bagages dans tous les sens du terme, en paix. Où je me suis dit qu’il fallait leur faire confiance, parce que j’arrivais au bout de mes forces tant physiques que mentales. Que j’avais besoin de récupérer un peu de vie et d’oxygène. Et le cadre m’a aidée à m’apaiser aussi. 

C’était le 1er jour de ma reconstruction, donc oui, ce transfert a été un changement qui a changé ma vie. Qui me l’a sauvée, même… J’ai rencontré le personnel soignant au fil des jours. S’en sont suivis les premiers soins, les 1ers pas dans une thérapie plus poussée et surtout l’aide de l’ergothérapeute qui a été un membre essentiel dans ma reconstruction, même si ce qu’il m’apprenait et essayait de faire entrer en moi, je n’ai pu l’appliquer que plusieurs années après. 

« Mes » collines…. tellement symboliques…

Le destin m’avait entraînée à Marseille et j’avais des choses à y faire… Sur 4 ans, j’ai passé au moins 18 mois dans cet établissement. J’y ai vécu le suicide de personnes qui m’étaient devenues chères au fil du temps, c’est aussi là qu’on a abusé de moi dans une chambre où j’aurais dû être normalement protégée… c’est là que j’y ai fait de belles rencontres, avec lesquelles j’ai échangé beaucoup de choses sur la vie et qui ont laissé des traces positives en moi. L’aide et ces rencontres, sont les seules choses dont j’ai envie de me souvenir de ce qui a découlé de ce jour qui a changé de ma vie… Le w-e, au bout de 2 semaines, j’ai pu avoir des permissions. Pendant que les autres patient(e)s allaient dans leur famille, j’étais seule et tant que mon poids restait stable, j’avais le droit d’aller marcher dans les collines toutes proches. C’est là que je me ressourçais pour affronter la semaine suivante de soins. C’est aussi dans ces collines que le besoin et l’envie de refaire ma vie est venue et s’est tissée au fil des mois. C’est là que j’ai pris la décision de venir habiter à Marseille. Un an après j’étais là, contre l’avis de tous. 

Je réalise que des jours peuvent être bien décisifs dans la vie de quelqu’un et peuvent chambouler une vie complète…

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