Mes moments d'évasion

Le parc Borély, un des poumons de Marseille

Le parc Borély est un des plus grands parcs de Marseille, il a été construit entre 1860 et 1880 et est près des plages Sud de la ville. J’aimais y faire du roller, c’est l’endroit aussi de ceux qui se baladent tranquillement le week-end, avec ou sans enfants, mais qui a des aires de jeux, de ceux qui courent ou font des exercices de yoga etc… Des arbres à foison, des massifs de fleurs, un jardin botanique (dont je n’ai jamais vu la couleur), la roseraie qui, là, pour le coup, avait une drôle de tête. Déjà, on était cramés par le soleil et je crois que les roses l’avaient été bien avant nous. Pouf, plus de roses pratiquement (il faut dire que j’avais bien 1 mois et demi de retard pour les prendre en photo…)

Il y a une buvette près d’un plan d’eau où canards, oies, ragondins se côtoient et le petit rituel de mes parents et moi quand ils viennent, est d’aller déguster une gaufre au sucre. 

J’aimais y aller pour lire, je m’installais des heures sur le gazon, sous l’arbre le plus imposant du parc. Maintenant, j’ai du mal à rester assise par terre, mais je vais retenter. J’ai besoin de ce contact avec la nature et ses éléments. Et toucher ces immenses arbres et imaginer que mes pieds s’ancrent dans le sol autant que le font les racines de ces arbres centenaires. Puiser l’énergie là où elle est… et prendre des photos à gogo évidemment. Mes jambes sont trop petites pour voir chaque détour de ce parc. J’y vois quelque chose à photographier, puis encore autre chose qui se profile et je n’arrive plus à m’arrêter. Rempli de recoins tous plus magnifiques les uns que les autres. Je vous laisse avec une sélection. J’ai aussi filmé, mais pas encore fait le montage. Je préviendrai quand ce sera le cas. C’était tellement tranquille qu’il fallait immortaliser cette sérénité. Désolée pour les roses par contre, j’étais déçue :/ 

Pour y aller, soit le bus est là pour s’arrêter juste devant, soit on peut prendre le métro et marcher au bord de l’Huveaune (c’est un fleuve côtier qui ne mesure guère plus de 45kms, c’est d’ailleurs le plus petit fleuve qui existe il me semble. Il traverse entre autres Aubagne et une fois qu’on est au parc Borély, il se jette dans la Méditerranée. Personnellement, je préfère marcher un peu plus que de me retrouver prise en sandwich dans un bus qui s’arrête quand même vers le métro, donc c’est kiffe kiffe… sauf qu’il y a moins de bruits, des odeurs plus odorantes ^^ et une plus belle vue. 

Les photos sont mises sous forme de diaporama, vu le nombre. Il suffit de cliquer sur la 1ère pour l’actionner. J’y mettrai parfois une légende, du coup, il faut regarder sous la photo si un petit message ne s’y cache pas. Histoire de dire ce que j’ai pris quand même, en photos et expliquer ce que cela représente, pour vous faire découvrir. Bonne visite !

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Les projets des copinettes

FlowerPower2015 – Lundi multicolore

Pour le projet FlowerPower2015 de Bernie, je reviens exprès avec des fleurs de toutes les couleurs. Un post coloré à fond les ballons ne fera pas de mal. 

J’avais dit que je reviendrais avec des fleurs fraîches du Parc Borély où j’emmène mes parents tout à l’heure, mais je doute de pouvoir mettre mon post en ligne à temps, du coup, je partage notre sortie d’hier, dans le jardin Pastré qui s’ouvre sur les collines et amène à différentes calanques et entraîne dans la Campagne Marseilleveyre. Du coup, on va dire que les fleurs sont restées fraîches, malgré tout depuis samedi 🙂 Je ferai un post exprès pour le parc Borély de toute façon. Je ne sais pas pourquoi, j’ai besoin d’évasion…. ❤ Bon lundi !

Des fleurs aussi pour vous remercier du fond du coeur d’avoir été là comme d’habitude… 

Si quelqu’un sait le nom de cette fleur, par contre….. merci ^^

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Les projets des copinettes

Un jour qui a changé ma vie – 53 billets en 2015

Une clinique psy mélangée aux collines…

Ma participation pour la 23ème semaine de « 53 billets en 2015 » créé par Agoaye, dont le thème est « un jour qui a changé ma vie »

L’autre jour, pour parler sur le thème « Maman », j’évoquais la naissance de mon frère qui a changé ma vie, déjà. Du coup, je vais passer au 2ème jour qui a changé ma vie la 2nde fois 🙂 Toujours avoir un plan B ^^, même pour les jours qui changent nos vies, parce que finalement, on n’en a pas qu’un… il y en a juste des plus marquants que d’autres.

C’était le 8 septembre 2004. Deux jours que je venais d’arriver à Marseille, dans des circonstances pas forcément simples. Envoyée là pour faire une cure, je m’étais retrouvée dans un endroit pas du tout approprié. Un mouroir où j’ai passé le w-e, faute de  pouvoir parler avec un médecin. Deux jours qui m’ont marquée. Le lundi 8 septembre, j’ai été appelé par le psychiatre référent de l’établissement, mon but étant de foutre le camp et de remonter en Alsace, mais il fallait son accord. Il a regardé mon dossier et m’a dit de lui-même que ma place n’était pas dans ce lieu là et que si j’acceptais, il me ferait transférée dans une clinique où il travaillait aussi en parallèle. Après en avoir parlé avec lui et surtout une sacrée dose d’arguments positifs, j’ai fini par accepter. Il a appelé la secrétaire des admissions pour savoir s’il y avait de la place, le but étant de me dégager le plus vite de là quand même, tant qu’à faire. Je parle très peu de cet endroit, mes parents ont su dans quoi j’avais foutu les pieds, en février dernier seulement, c’est dire… L’après-midi, une ambulance est venue pour le transfert. Je ne connaissais rien de Marseille et n’avait personne sur place, je pouvais juste faire confiance à ce médecin là. 

On est arrivés devant une clinique au pied des collines. Un long couloir qui n’avait rien à voir avec l’endroit que je venais de quitter. Une chambre claire, deux lits, une compagne de chambre de 18 ans, une fenêtre ouverte comme il se doit dans les établissements psy, juste entrouvertes le minimum, même pas de quoi mettre sa tête par la fenêtre, mais juste son nez pour avoir de l’air. C’était largement suffisant pour sentir l’odeur des pins et entendre les cigales. La voisine de chambre venait de laver son linge, il y avait une douce odeur de lessive qui planait dans la chambre.

J’ai ressenti un calme intérieur que je n’avais pas connu depuis longtemps. L’infirmier a fouillé toutes mes affaires, a pris tout ce que je n’avais pas le droit de conserver et m’a dit « reposez vous ». Je me suis allongée sur le lit, dans le silence avec pour compagnie les cigales que j’entendais pour la première fois de ma vie (à 26 ans, c’était la 1ère fois que je quittais mon Alsace natale), couchée sur le côté pour voir par la fenêtre et c’est le jour où j’ai lâcher prise… où j’ai déposé mes bagages dans tous les sens du terme, en paix. Où je me suis dit qu’il fallait leur faire confiance, parce que j’arrivais au bout de mes forces tant physiques que mentales. Que j’avais besoin de récupérer un peu de vie et d’oxygène. Et le cadre m’a aidée à m’apaiser aussi. 

C’était le 1er jour de ma reconstruction, donc oui, ce transfert a été un changement qui a changé ma vie. Qui me l’a sauvée, même… J’ai rencontré le personnel soignant au fil des jours. S’en sont suivis les premiers soins, les 1ers pas dans une thérapie plus poussée et surtout l’aide de l’ergothérapeute qui a été un membre essentiel dans ma reconstruction, même si ce qu’il m’apprenait et essayait de faire entrer en moi, je n’ai pu l’appliquer que plusieurs années après. 

« Mes » collines…. tellement symboliques…

Le destin m’avait entraînée à Marseille et j’avais des choses à y faire… Sur 4 ans, j’ai passé au moins 18 mois dans cet établissement. J’y ai vécu le suicide de personnes qui m’étaient devenues chères au fil du temps, c’est aussi là qu’on a abusé de moi dans une chambre où j’aurais dû être normalement protégée… c’est là que j’y ai fait de belles rencontres, avec lesquelles j’ai échangé beaucoup de choses sur la vie et qui ont laissé des traces positives en moi. L’aide et ces rencontres, sont les seules choses dont j’ai envie de me souvenir de ce qui a découlé de ce jour qui a changé de ma vie… Le w-e, au bout de 2 semaines, j’ai pu avoir des permissions. Pendant que les autres patient(e)s allaient dans leur famille, j’étais seule et tant que mon poids restait stable, j’avais le droit d’aller marcher dans les collines toutes proches. C’est là que je me ressourçais pour affronter la semaine suivante de soins. C’est aussi dans ces collines que le besoin et l’envie de refaire ma vie est venue et s’est tissée au fil des mois. C’est là que j’ai pris la décision de venir habiter à Marseille. Un an après j’étais là, contre l’avis de tous. 

Je réalise que des jours peuvent être bien décisifs dans la vie de quelqu’un et peuvent chambouler une vie complète…

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Mes moments d'évasion

Le palais Longchamp ou le quartier d’Elie Kakou

Hier, j’ai regardé le replay de « C’est quoi l’Amour » et l’un des sujets parlait des deuils dans les familles de célébrités, dont celle d’Elie Kakou. Je savais qu’il était de Marseille, mais la ville est grande et il s’est envolé avant que je débarque ici, sinon, j’aurais fait comme avec J.J Goldman et Soprano, chercher où ils pouvaient bien habiter, histoire de faire la squatteuse devant chez eux, juste pour les voir de plus près :p Mais non ce n’est pas mon genre d’espionner… quoique, de très loin, on ne sait pas… Chutt… Mais lui, du coup, malheureusement j’arrivais un peu tard. J’aimais celui qu’il était, son humour, son naturel, sa famille plus qu’unie qui continue à le faire vivre aujourd’hui et on sent que même si 15 ans se sont écoulés, le manque est immense… Surtout pour une de ses soeurs qu’on voyait justement dans un jardin de Marseille pour montrer où avait habité et où habitent encore bien des membres de la tribu Kakou. Ils habitent en face de ce jardin et çà fait bizarre de savoir qu’Elie avait juste à traverser la rue pour aller y jouer. 

Ce parc est aussi connu sous Palais Longchamp. De 1856 à 1987, il y avait un zoo dans le jardin et il est composé d’un château d’eau au centre et de chaque côté, il y a un musée. Celui d’histoires naturelles à gauche et des beaux arts à droite. J’ai honte de dire que je n’ai jamais été voir ni l’un ni l’autre, pourtant, ils valent la peine, mais je n’aime pas aller dans les musées toute seule bizarrement. Quand on a été capitale culturelle, ils ont décidé de reconstituer le zoo, mais d’une façon particulière, c’est le moins qu’on puisse dire et j’avoue que personnellement, je ne suis vraiment pas fan, mais chacun ses goûts… Les animaux sont en je ne sais quel matériau et surtout d’une couleur très vive, on ne risque pas de rater les singes en jaune humhum… Voilà pour les petites anecdotes de ce jardin et un mini hommage à Elie ❤ Je vous laisse en photos qui datent bien d’il y a 1 an, mais je ne pense pas que les animaux aient pris la fuite depuis 🙂

Le diaporama s’ouvre quand on clique sur n’importe quelle photo. Bonne visite du Jardin Palais Longchamp 

Petit bonus, Soprano a tourné un clip aussi, entre autres dans ce parc, vous le verrez sous un autre angle et surtout vu de haut. Eteignez la musique si vous ne l’aimez pas l’entendre pour profiter quand même du paysage ^^ Quand j’avais vu ce clip et comme je sais que ma ptite nénette l’aime aussi, j’avais envoyé le lien à ma belle-soeur, en lui disant « voilà le jardin où tatie Delph va  parfois et il y a aussi les plages où elle va faire des pique-nique et il y a la grande roue qui est sur le Vieux-Port, qu’on voit de loin, allumée ». Toute contente de montrer çà… Eva, elle, s’en foutait bien que sa tatie aille dans ces endroits, elle dansait sur la chanson, c’était tout ce qui l’intéressait lol ❤ (heureusement qu’elle ne comprend pas forcément les paroles ^^

Mes moments d'évasion

La Joliette ou le quartier qui renaît de ses cendres

(article écrit d’avance et programmé, désolée pour le retard dans mes réponses… je reviens le plus vite possible…)

Cathédrale de la Major

Quand je suis arrivée à Marseille, le quartier de la Joliette me faisait peur, il faut bien le dire. Appartements vétustes, fréquentations qui me donnaient la chair de poule même en plein jour. J’ai été une fois, c’était pour faire un scanner dans un hôpital qui prenait les gens rapidement et j’en ai profité pour aller voir la cathédrale de la Major. Et puis Marseille a été élue capitale de la culture l’an dernier et de là a découlé le branle-bas de combat pour faire renaître ce quartier qui à l’heure actuelle abrite le mucem dont j’ai déjà parlé il me semble. Ils ont relié ce magnifique édifice planté en plein milieu de la mer au Fort St-Jean, par une passerelle. La Villa méditerranée est juste à côté. La culture est mise en avant dans l’un comme dans l’autre de ces endroits. Plus loin, on a un immense centre commercial qui est né aussi, les Terrasses du Port et au milieu de tout ce chambardement, on a la Major qui brille de mille feux (enfin façon de parler… la Joliette, c’est aussi le port maritime autonome déjà et c’est de là que partent les jolis ferrys pour des destinations de rêve. Au fil des années, la pauvre Major a pris un coup de noir de mazout (mais si, venez respirer l’air marin vers chez nous ! humhum ^^). Ils l’ont « lavée » il y a quelques temps, mais on voit malheureusement qu’elle a souffert d’être aussi proche du port (j’ai cru que mon papa allait avoir une crise cardiaque en voyant la fumée que dégageaient les rafiots – s’il y a des marins qui me suivent, je vais me faire descendre d’avoir osé dire « rafiots » ^^. Les cheveux de Blanche-Neige qui laissent de grandes traînées noires en gros, quoi. « Regarde là-bas comme c’est beauuuuu papa !!!! le ciel est toutttt bleuuuu hum arf » je me suis dit que c’était la dernière fois que je les voyais à Marseille si je les laissais dans ce gros nuage noir de mazout, alors j’avais fait diversion… 

Du coup maintenant, tout est relié, par des escaliers, des passerelles et on navigue de l’un à l’autre avec plaisir et c’est bien desservi côté métro et bus, ce qui me permet d’y être facilement. J’aime le silence qui se dégage de ces murs de pierres. L’architecte qui a commencé à la construire en 1852 (elle a été finie en 1893) a voulu mêler les styles roman et gothique, mais il a aussi tenu compte, je suppose, de l’ouverture de la méditerranée, vers les pays d’Orient, en y mettant des touches d’Occident et d’Orient du coup. Et c’est sans doute çà qui fait son charme. Elle est autant représentative du mélange des cultures que la ville elle-même. Comme elle est vers le port, on dirait qu’elle est là pour souhaiter la bienvenue dans la ville (ce n’est pas wikipédia qui le dit, c’est moi hein, et mon esprit parfois qui voit des symboles où il n’y en a peut-être pas finalement, mais je m’en fous, j’aime le penser…) J’ai toujours eu du mal à être croyante, çà je pense que depuis qu’on me connait, on s’est rendu compte que j’avais des soucis avec la religion, même si parfois je me dis que çà m’aiderait… mais je crois en la seule chose qui me rassure vraiment. Que les personnes qui m’ont quittée reposent en paix dans un monde sans souffrance qui apparemment s’appelle le paradis et à çà, par contre, paradoxalement, j’ai toujours eu besoin de m’y raccrocher. C’est le seul moment où je regarde le ciel, dans le but de me dire « je ne suis pas seule, ils me protègent ». Mais autrement, je suis plutôt terre à terre. J’ai arrêté d’y croire un 27 mai 1986, qui est le jour de naissance de mon frère. J’ai maudit tout ce que je pouvais, même si je n’avais que 8 ans. Pourquoi il faisait subir tout çà à ce ptit bout de chou qui venait de naître et ma croyance s’est comme figée. Une de mes tantes croyante et très pratiquante m’a dit « Dieu l’a sauvé »… j’étais soit trop petite, soit trop bien éduquée pour lui dire « non ce n’est pas lui, c’est un chirurgien qui a passé près de 10h sur le corps de mon ptit frère pour le ramener à la vie et sans lui, Dieu n’aurait rien été pour lui ce jour là ». 

Mais j’admire ceux qui ont construit de tels édifices, à de telle hauteur avec les moyens qu’ils avaient et quand j’entre dans un lieu saint, il y a toujours une émotion qui me bouleverse et un calme intérieur qui s’installe en moi. Parfois j’y vais pour penser à mes anges et pour penser à mes vivants. Pas pour attendre un miracle ou lui demander quelque chose, vu que je ne crois pas en « Lui » vraiment, mais plutôt comme une remise en question de celle que je suis pour les personnes que j’aime. C’est l’endroit de l’introspection, dans un lieu qui amène au silence. Pourtant, il y a des touristes qui vont et viennent, mais on a beau être nombreux, j’y retrouve le même silence et le même calme. 

Tout ce laïus pour mettre des photos de ce quartier en pleine renaissance qui mérite d’être connu si un jour vous venez à Marseille, ou pour les marseillais qui ne se sont pas encore donné la peine d’aller voir les changements radicaux il faut bien le dire. Et puis, je voulais rendre hommage à cette grande Dame qu’est la Major, plus majestueuse que jamais au milieu de tous ces changements.

Je pense qu’il y aura beaucoup de photos, que je ne mettrai pas toutes directement par ici, mais en diaporama. Il suffit de cliquer sur une des photos et normalement, les autres suivent en grandeur réelle. Bonne visite de la Joliette et de tout ce qui a été construit ces 3 dernières années. J’ai toujours eu beaucoup de soucis pour photographier l’intérieur des églises, déjà parce que j’essaie le « sans flash » pour conserver la véritable luminosité qu’il y a, mais aussi parce que je n’ai pas de grand angle, j’utilise le mode « panoramique assisté » de mon ptit apn, mais je n’arrive jamais à retranscrire les dimensions que je souhaiterais, donc désolée pour la qualité pas top :/ )

Les projets des copinettes

Flower Power 2015 #2 – Du rouge, sans le noir

Bernie a compris le truc pour digérer le lundi et la reprise. Nous faire voir la vie en fleurs avec le projet #PowerFlower2015 pour égayer cette journée pas bien sympa. J’ai choisi des roses rouges, cette semaine, pour mettre un peu de piment à ce lundi encore plus laborieux que d’habitude et du vif pour essayer de garder les yeux ouverts sans devoir chercher les allumettes pour tenir mes paupières…

Dans cet endroit du jardin, celui que vous connaissez tous maintenant, je pense à force de le voir sous toutes les coutures, par ici, il y a une partie réservée à toutes sortes de roses, c’est leur paradis à elles et elles s’en donnent à coeur joie pour nous montrer toutes leurs couleurs, plus belles les unes que les autres. Celles-çi se cachaient derrière la sorte de tonnelle en bois où je m’installe souvent, surtout l’été, parce que le « toit » est recouvert de fleurs lui aussi et de lierre du coup, çà apporte de la fraîcheur.

Coucou, je vous vois derrières les poteaux !! ^^

 

Des roses par centaines, c’est juste une partie çà

Si beau de les voir s’ouvrir, se déployer les pétales et montrer leur petit coeur tout doux et tout tendre. Doux lundi coloré et fleuri

 

A coeur ouvert… les petits boutons oseront d’ici peu montrer leur joli petit nez

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Mes moments d'évasion

Balade autour de la Corniche – Défi fibro

Les défis fibro, c’est dire « merde » à la fibro en allant quelque part où je vais, c’est sûr, dépasser un peu mes limites (pas de trop non plus, ce n’est pas le but, si je reste couchée pendant 1 semaine après), mais c’est demander au corps d’aller plus loin et de mettre en gros les douleurs de côté et de se donner le droit de vivre, dit un peu plus tristement… En sachant que le prix à payer sera élevé, mais que le fait de l’avoir réalisé, prend le dessus. Au moins, je saurai pourquoi j’ai autant mal…. Ce matin, j’étais à 6, il y avait du soleil, il faisait même chaud et mon corps est un peu moins raide dans ces cas là, du coup, je me suis lancée le défi de faire un petit parcours sur la Corniche Kennedy, une route qui longe la mer sur 3kms et qui est formée comme un long banc, tout le long. Et en contrebas de celle-çi, se camouflent des ruelles, des anses, des recoins… et des tas d’escaliers :/

Le but était de faire ce chemin là :

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1,100 kms… On va rajouter le trajet depuis chez moi, aller retour et compter 2kms500 en tout. J’ai eu l’impression d’en avoir fait 10, du coup, j’étais déçue d’être autant fatiguée, arrivée à la moitié, mais j’ai pris plaisir à faire cette balade, profiter de la mer, des vagues et pour moi, le défi est relevé, parce que j’ai réussi ce que je souhaitais faire, même si j’ai dû parfois prendre des raccourcis.

1- Vallon des Auffes

C’est un petit port avec une 50taine de cabanons bien colorés. C’est plein de vie, il y a de nombreux petits restos tout le long, du coup, à cette période de l’année, çà commence à être animé. Une fois, j’avais vu des peintres aussi qui venaient s’inspirer des bateaux présents. « Auffe » est en fait une plante graminée « alfa », « auffo » en provençal et elle servait à faire les cordages, les filets de pêche etc… et le vallon tient son nom de cela. Au-dessus de lui, il y a 3 arches qui le relie du coup à la Corniche. On peut le voir dans le film « Immortel » avec Richard Berry.

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Depuis la Corniche

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2- L’Anse de Malmousque

La coquine se cache dans des ruelles. C’est aussi un petit port où on peut se baigner apparemment si on longe un peu davantage que je ne l’aie fait et qu’on s’installe sur les rochers. C’est calme, à l’abri du vent, j’irai la voir de plus près à nouveau, parce que j’ai manqué des choses à priori 🙂

 

En route pour l’anse de Malmousque
Une partie de l’anse, pour le reste, il faut voir la vidéo 🙂
Qu’est ce que çà sent bon !

 

3- Vallon de la fausse monnaie

Il y a plusieurs versions pour cette appellation, dont l’une que j’ai souvent entendue. Il aurait gardé ce nom depuis l’époque où des contrebandiers arrivaient par bateaux dans ce vallon et y faisaient des trafics en tous genres. Mais il aurait aussi été le coin de bandits qui volaient les gens qui étaient dans les diligences. Ils utilisaient les pièces de monnaie volées pour en faire des fausses, pour ensuite faire leur petit trafic. Bref, c’est le vallon de l’arnaque ^^ mais ce ne sont que des anecdotes qui donnent un côté mystérieux à tous ces endroits, parce qu’on se demande parfois d’où ils tiennent leur nom et que c’est intéressant de chercher la raison 🙂 Quand on voit tous ces petits endroits camouflés, on peut se dire que ce sont de belles cachettes et qu’elles l’étaient encore davantage sûrement pour tous les trafics du 19ème siècle 🙂

C’est çà que j’aime dans Marseille… La ville me rend curieuse de ce qu’elle a été et de son histoire passée pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui et les vestiges dont on profite.

 

 

 

 

J’espère que cette petite balade (grande pour moi 🙂 ) vous aura plu. J’en ai fait un Vlog où on me voit un peu papoter, si çà vous dit de voir tout çà, un peu plus vivant.

Le coin relaxation, visualisation, méditation·Mes moments d'évasion

Printemps et relaxation asmr

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Je pense qu’on sait maintenant à quel point l’asmr (Réponse Automatique des Méridiens Sensoriels), cette technique de relaxation dont j’avais déjà parlé au début que je l’avais découverte sur youtube, m’apporte au quotidien. C’est ce qui fonctionne le mieux dans ce que j’ai pu tester jusqu’à maintenant. Depuis toute petite j’y étais sensible, sans savoir que d’autres personnes pouvaient avoir les mêmes sensations et que cela portait un nom surtout. Quand mes  parents me touchaient les cheveux pour m’endormir, puis plus tard, quand j’entendais les pages d’un magazine se tourner doucement ou des petits bruits tels que la pluie sur un vélux ou sur le toit de mes parents, des petites chatouilles sur les bras et toutes sortes de petites choses un peu similaires, je commençais à m’apaiser, ressentais des petits frissons au niveau de la tête, voire au niveau des cervicales et des bras et un peu d’apaisement et de détente. 

Certains y sont sensibles, d’autres non. Pour certains les déclencheurs vont être des pages tournées, des grattements sur différents styles de surface, du tapping, des chuchotements (les histoires qu’on lit aux enfants par exemple, finalement c’est parce qu’en parlant doucement, on leur déclenche une partie du cerveau qui justement est stimulée par le cerveau et çà les endort, parce qu’il se détendent et s’apaisent). Pour d’autres, çà va être d’autres éléments qui déclencheront. De mon côté, à part le papier du style livre, dont on tourne les pages et qui me donnent des frissons, mais parce que j’ai horreur de çà, j’ai remarqué que beaucoup de choses arrivent à déclencher cette partie un peu magique du cerveau. Et j’ai aussi testé les vidéos à faire moi-même, malheureusement, mon micro n’est pas ce qu’il y a de mieux et j’ai un bruit de fond qui peut être gênant sur ma webcam, du coup, il faut que j’essaie de régler tous ces paramètres là pour que le son soit le mieux possible et qu’on entende ce que je fais. C’est sur ma chaîne youtube si vous avez envie de faire un tour pour voir, malgré la qualité qui n’est pas géniale. Si vous avez envie de noms d’artistes asmr, n’hésitez pas à le dire en commentaire, je vous conseillerai d’aller vers certaines personnes avec plaisir. C’est une technique de relaxation qui se développe de plus en plus en France et c’est super. Certains ont l’esprit mal tourné quand ils lisent « orgasme cérébral », parce que tout de suite c’est sexuel, alors que çà n’a évidemment rien à voir, mais au lieu de s’informer, de regarder, c’est plus simple de dire n’importe quoi, c’est souvent le cas pour bien des choses qu’on ne connait pas. Du coup, de mon côté, je n’utilise pas ce terme là. 

L’autre jour, après une semaine sans sortir parce que je n’étais pas bien à tous les niveaux, j’ai eu besoin de sortir, malgré mon corps émietté des derniers temps, parce que je commençais à disjoncter moralement. Il fallait que je voie du monde, au moins. Sentir de la vie autour de moi… J’ai ramé physiquement, mais au moins moralement, je n’ai pas été déçue de ma mini balade dans le jardin qu’il y a près de chez moi. Et au milieu des coqs, des canards, des oiseaux et de l’eau, je me suis dit que çà pourrait bien d’allier printemps et asmr, du coup j’en ai fait une petite vidéo. Le printemps est ma saison préférée, parce que c’est le renouveau, tout semble recommencer à vivre, on y voit de belles couleurs, les oiseaux se réveillent, bref, j’aime ces mois là. Du coup j’ai allié les deux choses que j’aime, qui me servira dans les jours de pluie et de moral à 0. Je vous laisse du coup en vidéo et en photos de nos beaux arbres printaniers marseillais ❤ 

Pour ouvrir le diaporama, il suffit de cliquer sur une des photos.

Et vous, utilisez-vous la relaxation ? Si oui quel style d’exercice ? 

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Les murs de Marseille – Instantanés Singuliers

Un petit post pour ma participation comme chaque mois, aux « Instantanés Singuliers » de ma chère Marie. Le thème de ce mois est « Les murs de votre ville ». Je n’ai pas pu sortir pour prendre de nouvelles photos, donc j’ai puisé dans mes petites archives et choisi les photos, qui à mes yeux, représentent le mieux Marseille.

Marseille et ses murs en pierres, qu’on trouve dans toutes les fortifications, monuments et souvenirs d’un autre temps et qui ont traversé des siècles et des siècles (la vieille charité a été construite au XVIIème siècle et le Fort St-Jean a vu vraiment le jour au XVème siècle. Des murs qui font la richesse culturelle et historique de la ville. Parmi tant d’autres et plus anciens encore.

 Des murs fleuris au détour de jardins, bien nombreux aussi au sein de la ville

Des messages en version street art, faits par des artistes dont j’aime voir les oeuvres, peuplées nos murs. Des messages d’amour, de haine, de bonheur, de malheur… des souvenirs aussi, gravés dans les murs à jamais j’espère (ma crainte est toujours qu’on repasse par-dessus et que les tags disparaissent. J’aurais l’impression qu’on ferait taire son auteur aussi).

 

Des feuilles placardées sur des murs salis, un Adieu j’ai supposé. J’avais les larmes aux yeux de lire ces mots en face d’une benne à ordures, dans une minuscule rue, mais assez visibles pour qu’on arrive à les voir malgré tout. J’y ai lu tellement de solitude, comme un dialogue interrompu trop tôt, pour des propos qui avaient besoin d’être encore partagés. Sa façon à lui ou à elle, de voir le monde, dans ce quartier d’artistes, qu’est le Panier et un « Christian » qui semble manquer…

Des noms de rues parfois difficiles à trouver parce que ce sont des impasses biscornues et minuscules aux consonances bien douces et qu’on a du coup envie de découvrir tant bien que mal et arrivée sur place, on s’aperçoit que des choses ont été rajoutées ou modifiées. Des malheureux en amour ont choisi de croire davantage en l’amitié et on fait de ce coin leur symbole personnel. C’est comme çà que la « rue des amoureux » devient gravée plutôt « rue des amis » qu’on aura du mal à trouver sur un plan du coup 🙂 Des murs qui entourent des quartiers devenus finalement des villages et où les habitants se connaissent, parce qu’ils sont un peu en dehors de la vie de la ville, loin de tout, ils se sont construits leur propre vie, jusqu’à se donner le droit d’enlever des plaques de rues et de graver autre chose ^^

Ce sont nos murs. A travers les âges et les quartiers qui ont chacun leur âme. Les murs respirent l’esprit des gens qui y vivent ou qui s’y sentent assez bien pour y laisser leurs traces. Les murs vivent, nous entourent, nous protègent, nous font rêver, nous font prendre conscience de certaines choses, nous rappellent que des pierres existent depuis des siècles et des siècles. Je me sens toujours petite et impressionnée devant tous ces murs bien solides, avec chacun leur histoire plus ou moins récente, en tout cas. Et je les aime, ces murs.

Mes moments d'évasion

La mer… cette immensité…

Plages du Prado, Marseille

Je sais que comme moi, vous êtes beaucoup à l’aimer cette grande étendue bleue qu’est la mer, alors je vous emmène dans la dernière sortie que j’aie pu faire. Je l’ai payée cher, mais pour elle, je ne le regrette jamais. J’ai planté mes deux pieds du mieux que je pouvais pour bien m’enraciner dans le sable, face à elle, devant cet horizon qui m’apaise toujours. A moins d’un tremblement de la Terre entière ou d’un cataclysme :/ (mais en même temps, je ne le verrai pas moi-même si on arrive à ce stade là…), elle sera toujours là… c’est la seule sécurité que j’ai qu’on ne me laissera plus tomber. Elle est la seule devant laquelle je suis sereine sur le fait que quoiqu’il se passe pour moi, elle, sera toujours là, contrairement aux gens. Elle ne disparaîtra pas. Il me suffira de me rendre auprès d’elle pour me recharger en énergie et m’ancrer près d’elle du mieux que je pourrai et elle répondra présente pour m’y aider… Je perds beaucoup de repères ces derniers temps, pour différentes raisons et j’ai eu besoin de me rappeler qu’il y avait quelque chose qui m’attendait de plus solide, qui ne lâcherait pas, que je ne perdrais pas sur le chemin de ma vie…

Elle était là… Comme toujours…

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