Moments de bonheurs et d'évasion

Une semaine en photos

Coucou, mes parents sont repartis après une semaine chez moi où on a pu sortir un jour sur deux pour me laisser le temps de récupérer un peu et aller aux rv médicaux (le beau temps était au rv, qu’est ce que c’est bon d’être encore en tee-shirt et sandales au moins d’octobre… je vais me faire taper dessus je sens, en disant çà, aïe, ouille !). Par amour, on se surpasse parfois au point de ne pas revenir très en forme, mais entendre dire mes parents qu’ils avaient passé une bonne semaine, fait oublier bien des choses…

Je vous laisse avec quelques photos qui représentent le mieux nos sorties. Maintenant, je suis en mode « récupération intensive » 🙂

Bonne promenade dans Marseille !

 

* Un ptit resto avec Raviolis au saumon en train de se dorer la pilule, pas loin du Vieux-Port, avant d’aller boire un verre avec une amie (j’en profite pour rappeler que c’est Octobre Rose et que je ferai un article dessus bientôt…), sur la Place des Huiles, où il y avait une braderie mensuelle de livres en tous genres.  

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Rooohh qu’est ce qu’on ose faire aux statues marseillaisses ! Ce n’est pas un montage non, mais il ne faut pas me demander comment ils sont grimpés là-haut pour lui caser le plot sur la tête 🙂

 

* Les Terrasses du Port, un complexe commercial de plus de 160 magasins tels que Stradivarius, Berschka, Le temps des Cerises, princesses Tam Tam, Pull & Bear, l’Occitane, Kusmi Tea, Sephora, Kiko, Marionnaud, Maisons du monde, Jeff de Bruges.… Bref de quoi ressortir fauchées :-p J’ai été sage parce qu’il y avait mes parents et que je ne voulais pas les faire attendre, mais il y en a certains qui verront bientôt ma trombine… On a rêvé d’un départ en Corse avec ce beau bateau dont c’était la destination.

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* Le Vieux-Port, le Fort Saint-Jean, le Mucem et la Villa Méditerranée

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Le plus grand Catamaran (d’où on ne sait pas… de France, d’Europe, du Monde… :-s), c’est ce qui était indiqué sur la pancarte…

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* Cathédrale de la Major. Majestueuse et pleine de recoins

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Moments de bonheurs et d'évasion

Plus petite calanque, soleil et eaux turquoises – Marseille

Un coup de bus et hop me voilà dans un quartier de Marseille qu’on appelle la Madrague de Montredon. Avec son petit port bien tranquille et le massif de Marseilleveyre à ses côtés. Un endroit paradisiaque entre collines et mer. Du vert et du bleu.

Le port de pêche et de plaisance est petit et discret, il est camouflé entre des habitations, d’où le fait qu’il soit agréable puisqu’un peu déserté par les touristes (ou alors j’ai eu de la chance ce jour-là :). La Madrague, elle, est un coin sympa pour se baigner en descendant les rochers (non je vous rassure, je suis restée sur le plancher des vaches). Pourquoi ce nom ? Le quartier était un ancien village de pêcheurs qui utilisaient des filets très difficiles à mettre en place et avec, ils pêchaient les thons au bord des côtes. Il reste des cabanons qui donnent un côté nostalgique à l’endroit et donc des habitations qui donnent sur le port et qui donnent envie d’y habiter. J’ai apprécié de regarder les petits bateaux arriver et partir, la mer qui fait son clapotis, son odeur typique qui donne des envies de baignades et de sérénité.

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Une fois montée ces escaliers (sur la vidéo, on me voit les monter, mais j’ai accéléré la vidéo en doublant cette séquence (mode escargot oblige, je ne voulais pas vous endormir), je me suis retrouvée en face d’une partie du massif de Marseilleveyre (veyre veut dire « voir »), il porte bien son nom, puisqu’une fois au sommet, on a droit à un immense panorama qui donne sur toute la rade de Marseille, sur les îles telles que le Frioul pour ne citer que lui et sur toutes les chaînes de « collines » (çà fait plus montagnes que collines, mais bon ^^). Le point culminant est à 432m et c’est le terrain de jeux des randonneurs et des fans d’escalade. Et en crapahutant, on a accès aux calanques marseillaises. Inutile de dire que mon rêve serait d’arriver un jour au sommet… je le dis dans la vidéo d’ailleurs.

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Et pour arriver à la calanque de Saména, plus petite calanque de Marseille (il me semble l’avoir lu quelque part… mais où ? Mystère, je ne le retrouve pas), on doit longer un peu ce massif si désagréable hihi et marcher le long de maisons vétustes et moches (c’est évidemment ironique, elles sont superbes, c’est d’ailleurs un des plus beaux quartiers). On marche le long d’une impasse et d’un coup, on découvre un petit paradis turquoise. Là, par contre, on y trouve beaucoup de monde, je descendrai un jour où plus personne ne pourra se baigner, pour prendre d’autres photos, tranquillement :p Baignade, kayak, plongée sont les activités aquatiques du coin 🙂

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Je suis restée un petit moment, installée juste là sur la dernière photo, j’ai regardé l’horizon comme je le fais toujours avec la mer, j’ai respiré, pris le moment présent, toujours avec le clapotis des mini vagues et le bruit des gens qui se baignaient en contrebas. Et je suis repartie, parce qu’il faisait très chaud et je sentais que ma crème solaire commençait à ne plus faire effet. Pieds rouges écrevisses de rigueur :p 

J’espère que la ballade vous aura plue, c’était évidemment un défi-fibro J’ai fait une vidéo pour résumer tout çà, avec des séquences filmées où je papote de temps en temps, vite fait, parce que je ne suis pas à l’aise pour parler alors qu’il y a des gens aux alentours. J’avais l’air malin à causer à mon apn 🙂 Je vous la mets ci-dessous, n’hésitez pas à aller la voir et à vous abonner à ma chaîne, si çà vous dit de voir mes ptites expéditions :). Je vous embrasse

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Marseille et son magnifique jardin du 26ème centenaire

(article programmé. Tant qu’il y’a ce petit message, c’est que mes articles sont rédigés et diffusés à une date choisie et que du coup, je ne serai pas en mesure sûrement de répondre pour l’instant, désolée d’avance. Le jour où il n’y aura plus cette petite précision, ce sera bon signe… je n’ai plus qu’un article de programmé après celui-çi, donc j’ai intérêt à ramener mes fesses le plus vite possible ;))

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C’est quand le bout du tunnel…..

J’habite à 15mns d’un jardin de 10 hectares, au centre de Marseille et qui a été construit sur l’ancien site d’une gare, dont il reste certains vestiges (un hangar transformé en une buvette où il fait bon s’installer pour déguster une glace. Des quais qu’on peut encore deviner et d’autres objets non identifiables pour l’inculte sncf que je suis 🙂 Un tunnel passe désormais dessous, depuis quelques mois seulement, pour permettre de relier différents coins de la ville en mode souterrain. Le chantier des dernières années a été colossal et c’est vrai que c’était galère du coup de s’y balader, mais la joie de le retrouver encore plus magnifique qu’avant et surtout intact (j’avais toujours peur qu’ils en suppriment une partie en fait) fait oublier le bruit des pelleteuses et la poussière avalée durant ce temps là ^_^

Pour ma part, je le découpe en 4 parties, contrairement à ce que je dis dans la vidéo où j’en avais oublié un bout ^^ : un endroit où on perçoit davantage les quais justement, l’autre côté où ont été recréés 4 jardins, un chemin qui conduit vers un point d’eau et le coin des roses avec son côté « serre » très agréable l’été avec la fraîcheur de la glycine (du moins je pense que c’est çà :-s, les arbres, le lierre). Chacun de ces coins a son charme. Les jardins se suivent tout le long du chemin, sont séparés par un escalier en pierre et on passe d’un pays à l’autre en quelques pas. On y trouve le jardin provençal, oriental, asiatique et africain. Les thématiques de ces lieux là symbolisent la mixité culturelle de la population et l’ouverture de Marseille sur le monde, grâce entre autres à la méditerranée qui permet de se barrer et de débarquer de perpette les oies, quand on veut, en gros lol. Ce qui est fou et je ne sais toujours pas comment ils ont fait au niveau du sol, c’est que certains arbres et autres végétations arrivent à s’acclimater ici, alors que çà semble impensable. C’est dommage, il n’est indiqué nulle part par contre, le nom de ce qu’on y trouve, mais il y a de drôles de choses. Je suis tombée amoureuse, par exemple, d’un arbre rose qui a des sortes de perles au bout des branches, qui me font penser un peu à des morceaux d’améthyste poli (oui j’ai une imagination fertile ^^)

A l’entrée du parc, on y trouve l’Arbre de l’Espérance et les noms (combien je ne me souviens pas, mémoire de poisson rouge activée humhum) des marseillais. Le mien n’y est pas, le « sol inscrit » a été fait quelques mois avant que je vienne habiter à Marseille. C’est marrant de voir les gens chercher leurs noms sur le sol. « Salir son nom » n’a jamais pris autant de sens pour le coup vus tous les pas qui naviguent dessus ^^ De mon côté, je suis polie, en marchant à côté 🙂 :-p

Ce jardin me tient beaucoup à coeur, j’aime y passer du temps, il me fait voyager, j’aime m’y installer pour lire, prendre le temps de vivre l’instant présent juste. Je m’arrange pour y aller en semaine quand je sais qu’il y aura peu de monde, pour bien savourer le silence. C’est aussi là que je fais la plupart de ma rééducation en marchant toujours un peu plus, pour faire travailler mes jambes au maximum. C’est mon paradis 🙂 Je vous laisse avec quelques photos déjà, pour illustrer et la vidéo qui est sur ma chaîne Youtube. Certains passages sont en mode accéléré, je marche lentement et ne pouvais pas laisser ma vitesse normale de marche, sinon je serais toujours en train de visionner mes séquences vidéo à l’heure actuelle ^^ Mais du coup, la qualité de ce que j’ai fait ne rend pas justice à mon merveilleux jardin. Je vous souhaite une belle promenade en ma compagnie 🙂

Il suffit de cliquer sur la 1ère photo et le diaporama se met, normalement. C’est la 1ère fois, je crois que j’utilise cette fonction là, donc j’espère que çà marchera. Et voilà la vidéo pour m’entendre critiquer les coureurs du dimanche qui font des drôles de bruits (y en a un qui m’a foutu la trouille dans le jardin provençal, c’est de lui dont je parle, quand je dis qu’il y a de sacrés zigotos qui s’entraînent le w-e :p), expliquer tant bien que mal le jardinage auquel je n’y connais strictement rien et vous faire admirer en ayant le mal de mer le jardin parce que je ne marche pas droit 🙂 (je sais vachement vendre mes vidéos… si avec çà vous avez le courage de regarder, je vous tire mon chapeau illico)

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Escapade à Marseille en vidéo

Coucou,

Un mois que je n’ai pas écrit par ici, pour différentes raisons. Il y a eu des moments très durs, d’autres plus sereins mais trop brefs…, je ferai le bilan de toute façon… En dehors de l’article « bilan », les prochains posts seront sur des photos du mucem où j’ai été avec mes parents, puisqu’ils ont été là durant une semaine, sur les voisins, parce qu’un peu d’humour ne fait jamais de mal 🙂 et un autre sur l’amitié homme-femme, pour laquelle je rencontre quelques difficultés et qui a remis en question beaucoup de choses dans ma vie… A venir dans la semaine, j’essaierai d’être plus présente de nouveau par ici…, en attendant, je vous laisse avec mon escapade, dans les rues de Marseille, sous forme de Vlog. Je n’ai pas osé mettre de musique, par peur que Youtube me jette et puis je n’ai pas forcément osé parler au milieu des gens, j’aurais été enfermée je pense lol, du coup, je tenterai de faire mieux pour le prochain 🙂 Il risque d’être en pleine nature, en semaine, alors avec un peu de chances, je pourrai radoter devant mon appareil photo sans qu’on me prenne pour une folle hihi. 

Carpe Diem…. Profitez dès que vous pouvez… Parce qu’on ne sait pas ce que demain nous réserve… (la peur de mon état, surtout du bas, me fait réaliser bien des choses, çà fera partie du bilan…)

Prenez soin de vous. Gros bisous

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Ptit tour de jardin

Un petit coucou pas bien bavard, le moral n’est pas bien haut, j’ai très mal à cause de ce temps qui n’arrange rien et j’ai du mal à rester assise devant mon pc, à écrire un post plus long. Alors je vous laisse avec quelques photos prises le w-e dernier, seul jour où j’ai pu sortir. Je sors si peu ces derniers temps à cause de mon corps, que c’est à marquer d’une pierre blanche, pourtant, mais je ne me souviens pas de quel jour c’était. Pas grave. Il y avait du soleil, il fallait « sauver le soldat moral » et malgré la douleur, je sentais mon corps bouger un peu plus, alors hop… C’est mon endroit de rééducation, aussi, ce jardin, qui est situé à 10-15mns de chez moi. J’y vais toujours le matin, pour éviter le monde et profiter du silence. J’y marche, je m’arrête pour me reposer et pour lire,  regarde les canards, repars, m’arrête plus loin, laisse le soleil prendre soin de mes articulations et de mes os de vieille… Parfois, il m’est inaccessible, même si près, parce que je suis trop douloureuse rien que pour m’habiller. Avant, je marchais tellement que j’étais toujours en balade, à faire des kms. Maintenant, même la plage à 2kms de chez moi en bus, me semble trop loin et elle me manque… tout me manque… alors je me réfugie dans « mon jardin » pour avoir la sensation que j’ai encore quelque chose où me sentir « comme avant »… Je vous emmène avec moi, dans mon univers de rééducation et de minimum vital côté air…

Je teste le mode « diaporama », apparemment on peut soit laisser défiler, soit cliquer sur la flèche, quand on se positionne sur la photo, pour avancer à notre rythme. Je me voyais mal avec 23 photos les unes après les autres sur mon blog :-s WordPress et moi, on a vraiment beaucoup de mal ensemble…

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Combats qui me touchent

Le monde psychiatrique

Le pavillon Solaris. Hôpital Sainte-Marguerite. Unités psychiatriques
En forme de bateau, j’en ai connu la raison au début, mais oublié… et c’est juste une partie de l’iceberg, çà ce sont les bureaux et les cabinets médicaux et tout ce qui est commun à tous les patients. Les unités sont tout autour dans des formes de souterrains… Le bateau qui sauve des vies…

C’est un post qui n’est pas forcément gai, mais je pense qu’on pourra y lire aussi du positif, puisque c’est aussi là qu’on m’a sauvée de moi-même à plusieurs reprises. Il faut le voir de cette façon du moins pour tenter d’en oublier le côté obscur…

La 1ère fois que je suis rentrée dans un service psy, c’était en 2001, j’avais 23 ans. Après 5 ans de lutte acharnée à refuser tous soins pour me sortir de l’anorexie, j’avais accepté qu’on m’y mette, parce que mon état devenait critique. J’étais aux urgences et une ambulance m’a conduite dans le service, ma mère suivait en voiture, sans bagages, on a ouvert un pavillon, puis on l’a refermée derrière moi. Puis j’ai atterri dans le service en lui-même. Fermé. On rentre et le cliquetis des clés se ferme sur nous. J’en ai fait des services fermés, mais ne me suis jamais habituée à ce bruit là.. En mode protection rapprochée. Je me suis retrouvée au milieu de patients complètement shootés, déconnectés à cause de leurs camisoles chimiques. Une infirmière m’a conduite dans ma chambre. Pas de téléphone, à cause du fil, trop dangereux, les patients pourraient se pendre après. Pas de télé, ils avaient eu un patient qui s’était pendu après le support qui la maintient. En attendant que ma mère aille me chercher des affaires, je suis restée 1h à errer dans le service. Une patiente était venue me trouver dans ma chambre et m’avait emmenée avec elle. Elle m’a fait découvrir le service. Visite guidée mémorable, mon Dieu… On est arrivés devant 2 portes fermées, avec des draps qui bouchaient la vue à l’intérieur, pour qu’on ne voie rien… j’ai demandé ce que c’était… elle m’a dit que c’était 2 chambres d’isolement et que quand le drap était descendu, c’était qu’il y avait quelqu’un. J’ai tout imaginé de la personne. Je ne connaissais pas le monde psy, ni les personnes qui pouvaient y être enfermées. J’ai regardé à travers la seconde, juste pour voir. Rien. Un matelas. C’était séparé en 2, il y avait tout de même des wc, mais il fallait toujours qu’un soignant vienne ouvrir et quand on est en chambre d’isolement, tant qu’on n’est pas stabilisés, les soignants préfèrent rester à l’extérieur le maximum de fois qu’ils le peuvent… (je me souviens d’un autre établissement, où une chambre capitonnée était présente aussi. Le patient à l’intérieur était si violent, ne pesait pas une plume, les infirmières ne pouvaient plus accéder, ils avaient dû appeler les pompiers pour qu’ils arrivent à le canaliser et à lui faire une injection pour le calmer. Nous, on était tous en protection encore plus rapprochée, au cas où il sortait de la chambre d’isolement en faisant faux bond aux pompiers… je n’ai pas eu peur du patient, je le connaissais, quand il n’était pas en crise, Denis était un ange et venait regarder la télé dans la salle commune et j’avais besoin de me souvenir de lui comme çà pour éviter qu’il m’effraie et de me concentrer sur l’idée que son état n’était pas le sien, mais que c’était sa maladie. J’ai surtout eu beaucoup de peine pour la souffrance qu’il pouvait ressentir pour se transformer de la sorte (la mienne n’était peut-être pas aussi forte, mais peut-être que je le comprenais aussi…..). C’est là que je me suis rendue compte aussi à quel point la maladie mentale pouvait mener loin…..).

Dans le 1er service, le psy de garde a été appelé parce que j’ai tout fait pour signer une décharge, après qu’on ait tout vidé ma valise et enlevé tout ce qui est parfum, tranchant, ceintures etc… quand mes parents sont revenus. Il était hors de question que je reste dans cet endroit.

Deux semaines après, la maladie a eu raison de moi et je me suis retrouvée dans le même contexte. Ma propre violence envers moi et l’anorexie m’avaient encore usée un peu davantage et je n’avais plus le choix. C’est là que j’ai appris ce qu’était un neuroleptique… ils ont préféré me mettre en sommeil artificiel, le temps de reposer mon cerveau et mon corps… je ne tenais plus debout, j’avais les yeux aussi vitreux et vides que tous les patients que j’avais vus. J’étais dans le service ouvert, mais on ne sort jamais seule. Toujours accompagnée d’une infirmière. Je me souviens de la 2ème semaine où j’ai eu droit à cette sortie. Je n’avais plus senti l’air (les fenêtres sont calfeutrées, pour qu’on ne passe pas à travers, il y avait un système de ventilation) depuis 2 semaines… je ne me rappelais déjà plus à quoi ressemblait le véritable oxygène. Les odeurs, les sensations de froid sur mon visage, l’infirmière qui me soutenait parce que j’étais trop faible. 10 mns de liberté. J’y suis restée un mois. Cà m’a aidée sans doute à prendre conscience que j’avais besoin d’aide. Le psy m’a suivie, jusqu’à ce que je parte à Marseille, 3 ans après. J’allais chaque jour dans le centre en ambulatoire, où je faisais des activités, où je parlais avec des infirmières. Ils m’ont aidée au point qu’au bout de plusieurs mois, j’ai pu recommencer à travailler

On me demande souvent pourquoi je suis venue ici. La réponse n’est pas loin. Il avait décidé de m’envoyer en cure à Marseille. Après un w-e tumultueux dans une clinique que je ne souhaite à personne, mais je passerai les détails… j’ai été transférée dans un établissement entre Aubagne et Marseille. J’y ai rencontré un ergothérapeute que je ne pourrai jamais oublié tant il m’a aidée à retrouver une partie de mon corps et une psychologue que j’ai eu la chance de retrouver sur mon chemin au centre anti-douleurs. Un lien s’était créé entre les 3, ils n’ont jamais laissé tombés. Je me devais de ne pas lâcher non plus. C’était une confiance mutuelle que j’ai gardé en mémoire et quand je vois la psychologue quand je vais pour la kétamine, elle me dit à chaque fois, qu’elle n’en revient pas du parcours que j’ai effectué, elle, qui  pensait que j’étais condamnée à ne pas survivre à l’anorexie, parce qu’elle m’a confiée que plus personne n’y croyait, même s’ils faisaient tout pour m’en tirer. Ce sont les plus belles mains médicales tendues, avec la psy actuelle, qui a pris le relais. La cure s’est transformée en hospitalisation. Je suis sortie, parce que je voulais reprendre mon travail. Revenue en Alsace, j’ai repris et au bout de 3 semaines, je me suis retrouvée dans les toilettes, un jour, à me donner des coups. Je m’étais automutilée la veille, j’avais les poignets en sang. Sous la puissance de mes coups, j’ai tout réouvert, le sang a giclé partout. Quand je suis « revenue » de mon monde parallèle, j’ai vu les dégâts, nettoyé, ressorti très discrètement, rejoint mon bureau en rampant les murs pour que personne ne voie rien et j’ai appelé le psy qui m’a fait réhospitaliser dans son établissement à Marseille. Le seul endroit où j’avais bénéficié d’aide vraiment adaptée. Il m’a fallu des mois pour remonter la pente, et du poids surtout. 6 mois après je suis sortie, et j’avais fait mon choix. Rester dans la ville qui m’avait accueillie tout ce temps. J’avais besoin d’un nouveau départ, de me créer une nouvelle histoire. J’ai été soutenue dans mon projet, on a cru en moi et je suis là… marseillaise d’adoption, à me moquer des marseillais, quand je les sens fébriles quand le temps se gâte un peu, peuchère lol… 

Sauf que l’anorexie était toujours en moi et qu’ils ne pouvaient plus rien faire pour moi. On m’a dirigée vers une psychiatre qui est spécialisée dans les troubles du comportement alimentaire. Au début, j’ai été suivie 3 mois à la Timone en endocrinologie, dans le service du célèbre Pr Vialettes dont on entend parler parfois dans les émissions à la télé… peut-être que certaines s’en sortent grâce à ses moyens radicaux, moi il n’inspirait que l’angoisse. J’ai vite pris conscience que je prenais du poids, (celui qu’il demandait, à travers son contrat poids écrit), juste parce que j’avais peur de me faire engueuler aux consultations, parce quand il hurle après quelqu’un, quand on sort de son bureau, les gens qui attendent dans la salle d’attente, se retournent, paniqués, pour voir la tête qu’on fait et si on est indemnes psychologiquement…. mais la tête ne suivait pas, du coup, les kilos qu’il attendait, je ne pouvais plus lui fournir et il n’a plus voulu me suivre, c’était au moins radical…. La psy, elle, a continué à me suivre, mais dans un service qui venait d’ouvrir, dans un autre hôpital, qui a des unités spécialisées pour différentes pathologies. Cà m’arrangeait qu’elle travaille dans les 2 hôpitaux du coup.

J’y suis suivie depuis 2006. J’ai été hospitalisée plusieurs mois en plusieurs séjours. Suite à ma tentative de suicide il y a 3 ans. Suite à des périodes importantes d’anorexie. Suite à des dépressions et mon trouble borderline qui fout la pagaille. J’y ai vu beaucoup de choses, entendu énormément d’histoires, rencontré des personnes qui sont encore à mes côtés en amis. J’ai su ce qu’était la souffrance mentale, je me suis retrouvée face à la mienne dans un contexte fermé et capitonné pour nous protéger de nous mêmes. Dans tous ces endroits, j’ai appris à entendre la douleur morale sans doute aussi. J’ai appris qu’il ne fallait pas juger ce qu’on ne pouvait pas comprendre (pas une raison pour autant de tout cautionner, maiis on fait vite la part des choses, dans ce genre d’endroits aussi…) J’ai compris que la folie n’était pas une maladie, mais qu’on la définissait avec d’autres noms de pathologies. J’ai ma propre folie, mon propre monde très destructeur qu’on ne devinera jamais tellement je suis cohérente dans mes propos quand je ne suis pas dans une phase plus qu’endommageable…. J’avais fait allusion à ma violence dans un de mes articles précédents. M. Hyde et Dr Jekyll…

La psychiatrie qui a encore ses tabous pour beaucoup « ah non pas question de voir un psy, suis pas folle !!! » (c’est aussi ce que j’ai pensé longtemps, ce serait mentir de dire le contraire), à mes yeux, ne doit plus en avoir, parce qu’elle a évoluée, tout comme les autres services. L’immersion dans tous ces lieux m’a permis de  découvrir une autre partie de la nature humaine. Des détresses parfois invisibles qui s’éveillent quand les démons sortent de leurs boites et qui emmènent les personnes malades bien loin dans leurs retranchements. Des personnes attachantes que je n’ai jamais oubliées. Des laissés pour compte par la société et qu’on arrive à faire sourire en leur donnant un crayon et un carnet pour qu’ils puissent dessiner, parce que çà ils peuvent encore le faire… Je n’ai jamais été aussi émue en voyant ce genre de regard, tout çà parce que j’avais pensé à son anniversaire et que mon cadeau était un bloc à dessin avec un crayon à papier et une gomme. « C’est pour moi tout çà ???? », tel un enfant… parce qu’il n’avait simplement pas le 1/100ème qu’on possède pour la plupart, nous. Certains établissements psy sont ce qu’on appelle des mouroirs. Des endroits où on met les personnes qui se droguent, qui sont malades mentalement, qui n’ont plus rien et Daniel, cet homme si heureux de ce peu, était un de ceux là.

La mort n’a jamais été bien loin à 3 reprises me concernant, justement à cause de tout ce qui pouvait se passer dans ma tête. J’ai tenté de partir, je me suis retrouvée dans un semi-coma que je n’ai jamais oublié, parce que j’ai entre aperçu « l’autre monde », celui qu’on appelle le paradis… Et cette sensation d’entre deux mondes, je ne l’ai jamais oubliée et j’y pense souvent. J’ai perdu des personnes qui ont lutté à mes côtés pendant de nombreux mois, qui au final étaient devenus des ami(e)s. Certains n’ont pas supporté leurs combats et ils ont choisi de mourir. Mon Pierre… un homme qui avait une famille, un emploi, mais il était bipolaire… il a joué le rôle d’un père tout le temps que j’étais là. Et il n’est plus là. C’est ma plus grosse perte, mais je comprends qu’il ait été épuisé de lutter contre ces démons insurmontables.

La psychiatrie m’a traumatisée, parce que je n’y raconterai pas tout ce que j’y ai entendu, vu et vécu. Les cris des patients n’ont jamais quitté mes oreilles, les pulsions meurtrières de certains qu’il faut enfermer dans une unité spéciale que possède le service, les idées suicidaires avouées des uns, les idées suicidaires des autres, qui sont partis…. Je ne me suis jamais remise de certaines hospitalisations, je crois que c’est marqué au fer rouge en moi. C’est trop long à dire pourquoi. Mais je n’oublie pas que j’étais une entité moi-même dans ce monde calfeutré et que si j’y étais, c’est que l’extérieur était dangereux pour moi et que la camisole chimique m’attendait et que les plateaux repas hyper dosés m’étaient nécessaires, même si je mettais 2h à les vider. Je n’ai pas oublié les propos de soignants pas faits pour cette profession si particulière dans ce domaine là.

Il m’arrive d’y penser, de revivre ces 27 mois en tout, que j’ai passés, répartis sur 6 années, tout se tord en moi, j’ai épongé toutes les souffrances de toutes ces vies abimées, que j’ai rencontrées  et la mienne n’a pas disparu totalement de moi, alors tout remonte à la surface, bien trop souvent.

Pourquoi j’ai fait cet article ce soir… Parce que je me bats pour ne pas entamer un 28ème dans ce service… hier, j’avais appelé le service, la psy a compris qu’il y avait urgence dans mes propos, donc elle m’avait prise entre 2 rv aujourd’hui.  J’ai refusé pendant que je le pouvais encore, mais j’ai promis de l’appeler ou d’aller aux urgences pour qu’ils me transfèrent si jamais çà venait à déraper trop et que mon cerveau, je n’arrive plus à le gérer du tout… J’ai peur de moi, mais j’ai besoin de ma liberté encore…Mon traitement a été modifié, dosé autrement, pour voir si çà peut m’aider à me sentir plus libre dans ma tête. Sans hallucinations, sans angoisses fortes au point de me dire que je vais mourir, sans ces pulsions suicidaires que je possède en moi, sans ces pensées faussées et erronées, irréelles mais dont je ne sais pas faire la différence entre irréelles et réelles. La psychiatrie m’a sauvée plus d’une fois et ne me fait plus peur. Quand je vais dans ce service, c’est comme quand je vais en unité anti-douleurs. Je n’y vois pas de différences. Plus du moins. 

La seule chose très difficile, c’est de se dire qu’il faut en arriver là, pour m’aider à continuer à vivre…. J’ai une fracture en moi, comme disait la psy ce matin, et je comprends qu’elle ne se colmatera pas vraiment. C’est comme la fibro, on peut juste m’aider à la supporter mieux et apprendre à la gérer mieux dans mon quotidien et dans ma vie avec les autres. On a abusé de moi dans ce même genre de service et je n’ai jamais pu ramasser les morceaux. Je n’ai pas pu me défendre. Alors s’il faut me sédater, je veux être chez moi, à l’abri, aussi longtemps qu’il m’est possible de le faire… mais j’ai promis… je promets d’appeler au secours s’il le faut… tant que j’en ai encore conscience.

Il ne faut pas avoir peur de la psychiatrie, c’est une spécialité comme une autre, mais côté patients, c’est un peu plus difficiles… moi je ne touche qu’à moi dans mes pulsions. Mais parfois, les patients s’en prennent aux autres et même si je prends sur moi quand on s’approche trop de moi quand je dépasse les consultations du service, je n’oublie pas… Et puis, tous les services ne sont pas non plus ce qui a de plus « clean », en matière de protection et de respect des patients… Mais pareil, c’est censuré… Un jour, je parlerai peut-être de certaines choses, mais pas ce soir, je ne peux plus moralement…

Je me bats, comme je l’ai toujours fait. Je suis très fatiguée de mes combats et j’avoue que l’envie et le besoin de les éloigner de moi ne sont jamais loin… paradoxalement j’aime la vie. Je pense que mon blog peut en attester aussi, à travers ce que je raconte.

Finalement, c’était pas bien gai tout çà… mais çà fait partie de ma vie… et de celles de beaucoup plus de monde qu’on croit et bizarrement, les personnes les plus malades et celles qu’on traite de folles, de cinglées et tous les synonymes possibles, ne se trouvent pas forcément enfermés dans ces hôpitaux psy… mais dehors hein (nan je ne vais pas encore faire allusion à Marseille et à toutes les tueries de ces derniers mois, par exemple :-p )

Blablas de toutes sortes

La neige, vue par les marseillais…

Source : http://jolie.lumière.fr (le Vieux-Port sous la neige)

Coucou :-),

Un moment que je ne suis pas venue écrire par ici, mais ce soir, j’ai besoin de rire un peu, du coup, autant tourner en dérision, ce froid qui me fait tourner le corps en bourrique, parce qu’il rentre dans chaque recoin et que je me retrouve scotchée du coup, à grincer des dents dès que je dois bouger. 

Avant-hier, j’avais prévu d’aller au centre où j’ai passé 6 mois pour ma formation, histoire de voir ma formatrice qui est devenue une amie, avec le temps et pareil pour une de mes collègues. J’aime notre trio d’amitié, qui se renforce pour le meilleur comme pour le pire, au fil des mois. Bref, à mon réveil, je rezieute un peu mes mails et mon fil d’actualité sur fb et je vois tout le monde parler de neige !!!! Hein, quoi, comment, où ??? Purée, je ne me suis jamais levée aussi vite pour ouvrir mon volet, en m’attendant à voir mon balcon enseveli sous la fameuse neige. Ben oui, à les lire tous, on aurait dit qu’on avait été télétransportés durant la nuit, au Pôle Nord, donc je me suis inquiétée ! J’ouvre… Rien.. Nada.. :-s Je me demande d’un coup si j’habite dans la même ville. Et je me suis souvenue des rares fois où j’ai vu de la neige à Marseille… 2 années où il en était tombée… Alors les marseillais et la neige, c’est un peu comme un esquimau aux Caraïbes. Ils me font rire.

La 1ère fois, tout était bloqué, on ne voyait pas un chat, on aurait pu penser que la ville était morte et en pleine apocalypse (la fin du monde, en fait, c’était déjà en 2009 -je crois, suis un peu perdue dans les années par contre-)… seul le vaillant meilleur ami voulait descendre de sa résidence en surf, le dingo. Il habite en hauteur, c’est sûr et une belle pente à descendre pour retrouver la civilité lol. Je me souviens qu’il n’avait pas été travaillé, parce qu’il était pour de bon coincé par la neige, je dirai pourquoi après… et qu’il m’avait dit « tu ne veux pas qu’on se rejoigne vers le vélodrome, comme çà on pourra marcher dans la neige et faire une bataille de boules de neige » et finalement, arrivé intact en bas, il m’avait retéléphoné, en me disant « ne sors pas, c’est vraiment dangereux, j’ai peur que tu te casses la figure ». Je ne me rendais pas bien compte, de mon 4ème étage, je ne voyais pas vraiment la quantité de neige qu’il y avait. J’ai écouté son conseil. Le soir, j’ai dû sortir, je me suis rendue compte qu’il y avait… bah… 1cm de neige :-s…

Pour l’alsacienne que je suis, qui marchait dans 40cms de neige pendant les hivers bien enneigés (j’adorais aller dans la forêt, en face de chez mes parents, quand personne n’était encore passé par là et m’enfoncer dedans en entendant le bruit caractéristique de la neige qu’on écrase), j’ai manqué effectivement me casser la gueule, mais parce que je rigolais comme une dingue tout en me moquant du meilleur ami pour le coup (j’espère qu’il ne me lit pas, il ne le sait pas que je me suis moquée de lui hihi :-p )

Ici, quand on parle de chasse-neige, on a l’impression de parler chinois ou d’un mot qui ne fait pas partie apparemment du vocabulaire « késako un chasse-quoi ??? » Chasse-neige putainggg (faut bien appuyer sur le « g » à la fin, si on veut se mettre dans l’ambiance marseillaise, heinggg). Donc, faut expliquer… « vous savez l’engin qui sert à mettre la neige de côté de la route, pour que les voitures puissent faire vroum vroum, un peu plus facilement et que le monde ne s’arrête pas de tourner, à cause d’UN cm de neige » et puis il faut mettre du sel… » quelqu’un m’a demandé pourquoi il fallait mettre du sel et si c’était du sel de cuisine :-s… re-oh putainggggg… vous me croirez en disant que j’ai lâché l’affaire cette année-là et que j’ai continué à sortir en étant bien tranquille puisqu’ils étaient tous enfermés chez eux, en attendant que le cm de neige fonde.

La 2ème fois qu’il a neigé, c’était un peu plus sérieux, c’est sûr… il y avait 2 cms de neige… je travaillais à 1h15 de chez moi, je marchais une 1/2h, prenais le métro, puis le bus et j’arrivais à destination. A aucun moment, l’idée de ne pas y aller à cause de la neige, m’avait effleuré l’esprit. 2 cms hein… c’est le soir, en ayant le meilleur ami au téléphone que j’ai réalisé le courage dont j’avais fait preuve… il était sûr que je n’y avais pas été… ben oui quoi… « avec TOUTE cette neige… » :-s hum… sans commentaires.. 😀

Avant-hier, j’ai quitté le centre ville sous la pluie… j’ai traversé tout Marseille en métro, au bout de 20mns, toujours pas de neige, mais de la pluie. Je ne saurai jamais ce qu’ils ont appelé « neige » avant-hier. Je n’en ai pas vu la couleur… (oui je sais que c’est normal de ne pas en voir la couleur, puisque la neige c’est blanc, on se moque pas heingg non mais oh ! 🙂 .. mais les connaissant, çà devait être 2 flocons oulala, tous aux abris attention !!! On sort la tenue esquimau, les skis ou les raquettes, selon les préférences et hop, nous voilà parés pour la grande neige… ouep, en route mauvaise troupe !

Je me moque heinggg, vous l’aurez compris. Mais je les plains si un jour, on a 40 cms de neige… Le chasse-neige doit être emprunté en fait aux esquimaux, donc il faut le temps qu’il débarque, c’est sûr (la neige a le temps de fondre 3x, en gros…) et le sel, ben, ils doivent effectivement vider toutes les salières des supermarchés de tous les arrondissements et toutes les petites villes avoisinantes, pour le mettre dans leur engin… On est finis, cuits, kaputts, si un jour, il neige pour de vrai ! (c’est vrai qu’en 2009, il en était bien tombé et qu’on avait bien du mal à déambuler, parce qu’ils ne sont vraiment pas capables d’affronter ce genre de temps par ici, ce qui est aussi un peu normal)

Un jour, je ne sais plus quand, avant Noël, une de mes contacts disait sous mon statut qu’il neigeait à Aix-en-Provence. Une autre me dit « nous on n’en a pas »… je n’y comprenais rien, et j’ai hurlé « oh, il neige, il neige pas, vous êtes sûres que vous habitez toutes les 2 à Aix, mettez vous d’accord, vous me faite tourner en bourrique à vous crêper le chignon, avec vos -non il neige pas… si il neige… nonnnn… siiiii…. ???? » une habitait au nord d’Aix et l’autre au sud… Alléluia, le mystère était résolu… C’est la magie du Sud je pense, concernant la neige. Certains voient la neige et d’autres pas, selon où on se situe, c’est vrai que d’un coin à l’autre, çà change (bon y en a aussi qui ont les esprits enneigés un peu tout le temps, donc, c’est difficile de savoir :-p  ) Allez, j’ai fini de me moquer, suis pas gentille. Mais ils me font rire, c’est vrai ^^

J’aimerais bien qu’il neige pour de vrai. Beaucoup. Voir les plages enneigées avec la mer qui continue à vivre sa vie, apercevoir Notre Dame de la Garde que j’ai à ma droite quand je regarde par mon balcon, entourée de jolie neige. Marcher dans les rues de Marseille et faire plein de photos. Mais pour l’instant, on se gèle, et il y avait un vent à décorner un boeuf, comme ils disent par ici.

Et mes parents, eux, sont effectivement sous la neige, une vraie couche et pas pour rire là, par contre et autant je me moque des marseillais et de leur soi-disante neige qui tombe, autant je pense à tous ceux qui sont ensevelis vraiment sous la neige, qui ont bien du mal à se déplacer sans risques et ceux qui sont dehors par un tel froid. Et je n’ai plus envie de rire 😦