Des combats qui me touchent

Ces astuces qui m’aident contre la dépression

… C’est surtout de SE retrouver… Source image : Pinterest

Je me suis demandé si j’étais bien placée pour faire ce genre de post, vues les circonstances que sont les miennes depuis plusieurs mois. Mais après réflexion, je me dis que c’est surtout un échange de ce que j’ai pu tester et découvrir et je parle en connaissance de cause pour le coup. Après, on dit souvent que les conseilleurs sont souvent les plus mauvais payeurs, c’est pour cette raison que j’ai préféré utiliser le mot « astuces » que « conseils » qui était un terme trop fort pour moi. La dépression, me concernant est chronique (liée au trouble borderline qui entraîne un mode de pensées pas toujours bien gai… et les douleurs qui renforcent tout ce joyeux bordel…), mais il y a des périodes où j’ai de sacrés pics vers le bas pendant lesquels je me sens encore plus mal, du coup et c’est là que les idées suicidaires sont tellement compliquées à surmonter, en gros…

Des astuces que je ne suis pas toujours apte à tenir malheureusement selon les jours. Et physiquement parfois, c’est aussi infaisable. Mais on va dire que j’essaie de les appliquer parce que je me suis aperçue qu’elles amenaient un léger mieux, surtout quand je suis dans une « phase habituelle de dépression » on va dire :/ 

1- Prendre soin de soi est important. Parfois prendre une douche et s’habiller est un effort qu’on ne peut pas soupçonner si on n’a jamais été dans ce gouffre là. Je ne reste jamais en pyjama, me force à m’habiller, même quand je sais que pour des raisons physiques, je passerai davantage de temps allongée que debout (ce que j’évite au maximum pour le côté fibro, mais parfois tout mélangé, on fait comme on peut…). Soins du visage, des cheveux, du corps. Sentir les odeurs des produits utilisés, se parfumer. Le but étant de ne pas augmenter la mauvaise estime de soi qu’on peut avoir dans ce genre de moments, en se regardant dans le miroir et avoir un reflet qui nous dégoûte encore davantage… Si on prend soin du corps, on prend soin de l’esprit aussi par la même occasion… Les sensations peuvent être temporaires évidemment, mais dans ce combat, chaque minute de répit est une bouffée d’oxygène à voler. Et quand on arrive à se sentir au moins un tout petit peu jolie, c’est agréable.

2- Ranger, nettoyer au fur et à mesure. J’ai remarqué que quand mon petit chez moi est propre et assez bien rangé à mes yeux, c’est comme si on rangeait quelque chose dans ma tête (alors dit comme çà, je conçois que c’est étrange…) Personne ne se sent bien au milieu d’un bordel monstre, surtout que la pagaille est souvent déjà dans notre tête, alors on libère et nettoie ce qui peut l’être. Je me sentirais plus mal si je voyais mon lit rempli de choses, ma table pareil et mes meubles dans le même état et sales en plus, pour résumer.

Un petit bout de moi, au milieu de mes bibelots, de photos. Je ne suis pas déco du tout, j’ai davantage besoin d’un cocon que d’un studio sorti d’un magazine…

3- Chaque matin, écrire des petites choses à faire durant la journée (selon les possibilités du moment, ce n’est pas la peine de faire une liste géante dont on saura très bien qu’on est incapable de faire les 3/4). Mais par exemple, faire quelque chose qui nous tient à coeur si on travaille sur un projet par exemple, ranger des papiers etc… tout dépend de la vie de chacun après. Et barrer dès que cette fameuse chose est faite. Le coup de crayon sur ce qu’on vient de réussir à réaliser, fait du bien. L’idéal étant qu’à la fin de la journée, la liste soit complètement barrée, c’est valorisant. Personnellement je me dis que j’ai quand même été capable de faire quelque chose, je vais moins me traiter de « sale merde » (oui je peux être très sympa avec moi, c’est d’ailleurs une astuce à rajouter, de se montrer plus sympa envers soi… mais je ne peux pas pour le moment, d’où le fait qu’elle ne fasse pas partie de cette liste…). C’est une satisfaction personnelle, parce que seule nous savons à quel point elle a pu nous coûter en efforts, cette astuce là… 

4- Sur la même lancée, ne pas remettre au lendemain ce qui est possible de faire le jour même (oui je fais partie des personnes qui procrastinent mais je me soigne humhum…). Plus on entasse, moins on aura le courage d’affronter le tas de papiers à faire et rien ne disparaîtra d’un coup de baguette de magie. Harry Potter n’est pas encore passé par là, zut ^^ (chaque mois, je bénis les prélèvements automatiques, sinon à l’heure actuelle, je serais dehors pour retard de paiement de loyers ou sans électricité, sans internet et sans téléphone. Là je sais que tout se fait et que j’ai juste à vérifier mon compte pour surveiller que tout a été fait correctement). C’est valable pour les papiers mais aussi pour tout ce qui représente une corvée finalement. Et puis au moins on est débarrassée une fois que c’est fait et çà libère de la place dans la tête au lieu de sans arrêt se dire « ohlala j’ai çà à faire et puis çà, hannn et puis çà » et pour le coup, le moral prend encore un sale coup, quand on s’aperçoit, qu’on n’arrivera jamais au bout de ce qui nous attend. 

5- Se faire des petites plaisirs. Manger quelque chose qu’on aime, jouer avec le petit compagnon à 4 pattes de la maison ^^, lire, écouter de la musique, lire (si on arrive à se concentrer…), regarder un film, dessiner. Déjà çà occupe l’esprit et ce sont des petits plaisirs accessibles à tous financièrement, pas besoin d’aller dévaliser les magasins pour y trouver du réconfort (même si çà ne fait pas de mal non plus de temps en temps quand on peut ^^ mais si on peut éviter de s’endetter avec des achats compulsifs, ce n’est pas plus mal hein, pour sortir de la dépression). Et à la fin de la journée, noter ces plaisirs. J’ai un petit carnet où je les inscris, ainsi que les petits bonheurs qui ont mis de la couleur à la journée. A relire dans les moments dans lesquels on est au plus mal, en se disant que c’était possible à un certain moment et que c’est possible que cela revienne…

6- Se ressourcer dans la nature. J’aime regarder mes arbres devant chez moi et mes fleurs sur mon balcon, respirer l’air frais la nuit, sentir le soleil sur ma peau et dès que je peux physiquement, je prends mes jambes à mon cou pour aller dans un endroit que j’aime. La mer ou à proximité des collines, la plupart du temps. Un endroit où je peux être tranquille déjà côté sonore (coucou l’hyperacousie ^^) et être face à moi-même et ne faire qu’une avec la nature. C’est sûrement le seul endroit où je trouve un peu de sérénité, camouflée derrière mon appareil photo

Dame Nature, ma meilleure amie… Etangs d’Echenans, Doubs, Eté 2013

7- Avoir toujours ses projets à portée de main. Les miens sont notés en grand sur une feuille que j’ai pris soin de faire toute jolie pour la rendre agréable à regarder et ils me permettent de me rappeler la raison de mes combats… Même ceux qui ne seront pas forcément réalisables pour différentes raisons. Tant qu’on n’est pas sûre, il vaut mieux les tenir écrits quelque part 😉 Cà peut aller du plus petit projet au plus important. De mon côté, c’est aussi différents défis à relever dans certains domaines. Je n’en dis pas plus parce qu’il est prévu que j’en parle dans un autre post.

8- Accepter les amie(e)s et les sorties qu’ils/elles proposent. Je m’isole beaucoup et à force d’entendre les uns et les autres entendre « je vais essayer de trouver le temps » et on n’en voit jamais la couleur, par contre, on tombe sur des photos ou des statuts fb et ils avaient du temps pour d’autres ami(e)s mais bon… c’est un autre sujet aussi… mais ce n’est pas valorisant dans tous les cas et j’ai tendance à me renfermer sur moi-même encore davantage parce que je me dis que çà veut dire que je n’apporte plus rien, ou pire que je ne manque pas et qu’on ne veut plus me voir. Je me dis que je ne sert à rien pour les gens pour lesquels je pensais avoir au moins un peu d’importance. Du coup, quand quelqu’un a envie de me voir, j’essaie d’être là maintenant, même si physiquement je ne suis pas forcément au top, j’ai au moins l’impression d’avoir été vivante. Samedi dernier, j’ai fait une très belle rencontre, mais je sais que si j’avais écouté mon corps et mon moral, j’aurais annulé pour la Xième fois. Et j’ai été loin de regretter le fait d’avoir pris sur mon corps et mes pensées négatives « je suis nulle », parce que c’était une après-midi tellement agréable 🙂 C’est là que j’ai pris conscience de mon isolement finalement… Et qu’on a tous besoin des uns et des autres pour avoir un regard extérieur sur soi

9- Se forcer à sortir ne serait-ce qu’un 1/4 d’h (là c’est l’hôpital qui se fout de la charité, parce que je ne suis pas sortie pendant 1 semaine et cela arrive malheureusement très souvent ces derniers mois…). Mais je me souviens du jeune pompier qui me surveillait pendant qu’on m’emmenait aux urgences suite à ma 2nde ts. Il essayait de me faire parler pour me maintenir éveillée et m’avait dit « essayez de sortir un peu chaque jour pour voir des gens, même si vous ne leur parlez pas, juste le fait de les voir, met en contact » Et c’est vrai que j’y pense souvent à cette phrase. Parfois je rentre, je suis contente d’avoir croisé un joli sourire d’une personne, d’avoir échangé 2 mots avec quelqu’un, avoir regardé un enfant qui me fixait avec son plus grand sourire. Des moments tellement banals… qui prennent tant d’importance quand on n’arrive plus vraiment à sortir comme avant… Et puis on s’oxygène les neurones en même temps ^^

10- S’occuper l’esprit. Avant je faisais beaucoup de choses en decopatch, ou scrapbooking, et des petites choses en perles, maintenant c’est plus dur physiquement. J’essaie de me réfugier dans tout ce qui est méditation, relaxation, qi qong. J’aime bien lire des citations aussi et les utiliser avec mes photos. Pinterest est par exemple un super endroit pour s’évader. Les séries aussi. Bref, tout ce qui permettra de penser à autre chose et détourner de ce qui fait tant souffrir, quand on sent que les pensées, ruminations et compagnie viennent trop nous pourrir notre espace vital…

11- Ecrire tout ce qui vient. Je dis souvent que tout ce qui est sur le papier n’est plus dans la tête. Alors, si, c’est toujours dans la tête, mais de pouvoir mettre des mots dessus, peut être un exutoire. Ce n’est pas pour rien qu’à part la semaine dernière où j’étais vraiment au ras des pâquerettes autant physiquement que moralement et que le coeur n’était vraiment pas à venir ni vous lire, ni à écrire, j’avais été un peu plus présente, les temps derniers. Je me réfugiais beaucoup sur mon blog, d’où l’importance aussi d’en faire un coin qui nous convient le mieux, avec des photos et des images qui nous correspondent. 

Voilà ma petite liste d’astuces personnelles pour essayer de me tirer vers le haut. Comme dit, si çà marchait à 100%, je serais en meilleur état, mais c’est aussi plus complexe à gérer comme maladie. Ces astuces permettent juste de pouvoir souffler un peu dans la journée et si on les additionne, c’est déjà bien, quand on peut les appliquer.

Pour les personnes qui souffrent de dépression, qu’est ce qui peut vous faire du bien, de votre côté ? Qu’est ce qui pourrait venir augmenter cette liste ? Je n’ai pas parlé de sport évidemment, parce que bon… 🙂 mais c’est évidemment quelque chose que je faisais avant la fibro pour sortir tout ce que je pouvais emmagasiner dans ce qui me sert de cerveau (ce morceau de gruyère hum… ^^)

J’ai oublié le principal…… Evitez les personnes toxiques au maximum de ce qui est possible….. Et les infos.  Parfois, c’est nécessaire de se protéger, çà ne fera pas de nous quelqu’un d’inhumain si on ne sait pas ce qui s’est passé dans les 4 coins du monde… 

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14 commentaires sur “Ces astuces qui m’aident contre la dépression

  1. Gros bisous à toi, cet article nous montre combien ce que tu vis est très dur mais aussi et surtout que tu es la bonne personne pour en parler! C’est ta vie au quotidien livrée avec tout pour combattre la dépression et rien que pour cela je te dis bravo ma belle! Je t’envoie beaucoup d’ondes positives et te dis de ne pas baisser les bras et de toujours croire en toi comme nous!<3<3<3

    1. Merci ma belle et je prends volontiers les ondes positives… Si je croyais en moi autant que vous, je serais au sommet ^^ là je suis au sommet, mais dans l’autre sens… gs bisous ❤

  2. Que des choses vraies dans ton billet, mais parfois pas toujours applicables, hélas, comme tu le dis toi-même, mais c’est une excellente idée de les avoir listées. Bises.

    1. Oui c’est pour çà que j’insiste sur le fait que çà vient de moi, parce qu’on sait justement mon état et si je pouvais appliquer çà tout le temps, peut-être que je me sentirais mieux… surtout tout ce qui est rapport avec le fait de sortir, entourée…
      La liste se fait depuis décembre, je notais au fur et à mesure ce que je pouvais. Bises et bonne journée 🙂

  3. Ma chère Delphine, toutes tes astuces sont vraiment excellentes !!! Perso, ce qui m’aide c’est écrire sur mon blog, m’entourer que de personnes positives et optimistes, les promenades dans la nature, prendre soin de mon look… Courage et bonne continuation à toi ! Gros bisous ❤

  4. bravo pour ces astuces ma chérie! tu sais que je fais pareil qd j’ai mes coups de cafards? 😉 hé oui ça m’arrive aussi mais pas de déprime, ou très très légères…mais toi avec ta maladie tu dois en avoir pas mal et c’est bien que tu aies trouvé ces petites choses là!!! tu ne te laisses pas aller tu es vraiment une battante, tu t’en sorts tjrs! c’est ça que j’aime chez toi, ta force, ton courage et surtout ton humour! je te love ma delph! à mort!!!

    1. Je suis loin d’être une battante ma Lili, j’ai complètement craqué hier et perdu les pédales. C’était une goutte de trop dans mon ptit océan bien fragile déjà 😦 moi aussi je te love ma Lili et prends soin de toi, tu sais que tu peux venir me parler pendant ces moments de moins bien et papoter des filles aussi hein ? 😉 gs gs bisous

  5. C’est un sujet difficile
    Je dirais que oui, prendre soin de soi, voir des gens, s’occuper, s’organiser… Ça a plutôt l’air de tomber sous le sens, mais comme ces choses toutes simples sont difficiles quand on ne se voit même plus, quand on ressens juste le chaos dans notre tête.
    S’entourer de gens positifs et ressentir le bénéfice profond qu’il y a a adopter un point de vue simple : celui du présent. Ne plus ressasser le passé qu’on ne peut changer, arrêter de redouter le futur qui n’est pas encore là, et savourer le présent. Le chant des oiseaux, le sourire d’un enfant…
    Décider soi même de donner un peu de bonheur aux gens en leur disant bonjour (oui, c’est si simple!), en souriant tout simplement.
    Ça change l’image qu’on a de soi.
    Décider d’agir au lieu de remettre (la procrastination est ma pire ennemie!) et se sentir bien, satisfaite d’avoir accompli des choses.
    Ça change aussi l’estime de soi.
    Etre satisfait de ce qu’on a fait, pour les autres ou pour soi (même si ça a l’air futile, ou même si c’était juste une corvée!). Et ne plus avoir peur de se planter ou de ne pas plaire, parce que personne ne réussit quoi que ce soit sans avoir jamais essayé avant (et s’être planté souvent!).
    Ce ne sont que de petits pas, mais au final ça change tellement de choses!

    1. Merci Delphine, tu as bien raison avec tout çà oui. Depuis que j’ai écrit ce post, je pense qu’il m’a porté malheur, je ne fais rien de ce que j’ai dit… suis retombée dans une phase de bas où je suis déjà contente de pouvoir me préparer en gros.. rien de bien glorieux. J’ai même pense mettre ce post hors ligne, tellement j’avais l’impression de mentir et surtout de me mentir, ces derniers temps. Mais bon…
      Gs bisous et merci beaucoup de tous ces mots si précieux ❤

  6. Coucou ptitedelph,

    décidément tes articles tombent pile au bon moment pour moi. La dépression, j’en suis en plein dedans… Désolée je ne peux pas apporter ma pierre à l’édifice en ce qui concerne les astuces car justement je suis complètement au fond du gouffre… Je suis contente que tu aies trouvé des moyens pour l’éviter au maximum. Comme tu dis cette fichue maladie n’est pas tendre avec nous. La seule chose qui me réconforte c’est de me dire que je peux parler avec toi. D’ailleurs je ne te remercierai jamais assez pour tes réponses à mes commentaires qui m’ont fait du bien. Je pense la même chose de toi. Tu es super sympa et le fait que tu partages la même maladie que moi me soulage car c’est difficile de parler à nos proches de celle-ci. Ils ne comprennent jamais rien… J’avais essayé en début d’année de communiquer avec une autre borderline mais elle s’est renfermée dans sa coquille quand je lui ai proposé de se parler via les réseaux sociaux.
    Je me dis que pour mieux aller il faut que j’en parle avec des gens qui me comprennent réellement. J’étouffe de ne pas pouvoir en parler à mes proches autant que je le voudrais. Je vois que tu as de vraies amies sur qui tu peux compter et ça me soulage. Pour ma part mes « amis » je ne compte pas leur en parler, j’ai peur de leur réaction. Je ne sais même pas comment aborder le sujet. Enfin si, j’en ai bien parlé à une amie mais j’ai l’impression qu’elle a oublié depuis le temps. Quand je pense et parle négativement j’ai l’impression que ça l’embête. En fait c’est ça mon problème, je parle toujours en négatif, je ne vois jamais le verre à moitié plein et quand je m’en rends compte de ce que j’ai pu dire, je me dis que je ne dois pas être quelqu’un de très aimable… et le cercle recommence…Bref j’ai écrit un sacré roman, il vaut mieux que je m’arrête ^^

    Ps: tu m’as demandé dans un précédent commentaire si j’avais un site internet. Malheureusement je n’en ai pas, je ne sais pas trop ce que j’y raconterai. Si ça se trouve je me plaindrais pour ne pas changer. Ou je parlerai de ma maladie, mais j’aurais peur aussi qu’on me reconnaisse (oui ma maladie me fait honte). En tout cas je te trouve très courageuse d’en parler et je te souhaite tout le bonheur du monde !

    1. C’est difficile de comprendre tout çà, que ce soit le trouble borderline ou la dépression (tout ce qui relève de la psy en gros…). Entretemps, comme je dis dans l’autre commentaire, ce ne sont pas les amis qui me font avancer. J’étais quelqu’un qui prenait toujours des nouvelles des uns et des autres et le jour où j’ai arrêté, bizarrement j’ai aussi perdu du monde. Et puis chacun a sa vie. C’est comme si j’étais devenue inexistante et qu’on m’avait oubliée. En 1 mois et demi, j’ai vu 2 personnes, c’est dire à quel point je sors beaucoup et suis vraiment entourée… après, je suis très silencieuse du fait que je mets souvent dans une bulle… qu’on ne comprend pas… alors beaucoup pensent que je n’ai pas envie de parler, que j’ai besoin d’être seule ou je ne sais quoi d’autres et au final, c’est comme si je disparaissais. Certaines retrouvent miraculeusement mon n° de téléphone quand elles ont un souci… Je me sens seule pour le coup, mais bon… en parallèle, j’en ai aussi marre de justifier pourquoi les choses sont telles qu’elles sont. Mais de croire de moins en moins en l’amitié me fait beaucoup de mal il faut bien le reconnaître, çà me montre que je ne sais pas comment gérer le côté social du trouble. On rajoute la dépression et je suis finie… Essaie de voir autour de toi si une personne pourrait éventuellement comprendre, mais même s’ils ne savent pas, le plus important finalement, c’est que tu puisses sortir si on te le propose par exemple. Ne coupe pas le lien social comme j’ai pu le faire ces derniers temps, parce que tout était trop lourd à porter. Il m’arrive de faire tout mon répertoire téléphonique pour me dire « à qui je pourrais donner un coup de fil sans l’embêter.. » Je ne suis pas quelqu’un de très positive non plus et l’amie à laquelle tu en as parlé n’a peut-être pas su comment t’aider et ne sait pas quoi dire pour t’aider. Tu n’as pas à en avoir honte, c’est compliqué à vivre et nous sommes les 1ères à souffrir. L’entourage, après, reste, part, revient ou pas, c’est parfois trop dur pour certains surtout si c’est combiné à d’autres maladies. Mais ne pense pas que çà fasse de toi qui n’est pas aimable. C’est notre vision des choses parce qu’on vit dans le négatif, mais ce n’est sans doute pas le regard qu’on te porte. Courage à toi en tout cas, je t’envoie de gs bisous, tiens bon et n’hésite pas à ouvrir un espace pour toi, quand on utilise un pseudo, c’est rare qu’on nous retrouve, tu peux le faire discrètement et évacuer tout ce qui ne va pas et essayer de relever ce qui a de positif malgré tout et tu aurais au moins du soutien. Ce soutien qui me manque dans la réalité, je le trouve dans le virtuel finalement…

    1. çà fait un peu fail, après ce qui s’est passé, pour le coup.. mais j’ai espoir que çà puisse servir à quelqu’un oui ^^ et je les applique au maximum, de mon côté, quand je suis un peu mieux

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