"Peu importe ce que les gens disent, les mots peuvent changer le monde", Robin Williams
Auteur : ptitedelph
Bienvenue sur mon blog, où je partage mes combats sans vraiment de tabous. On y trouve un peu d'anorexie, de fibromyalgie et douleurs chroniques en tous genres, d'angoisses, de phobie... mais au milieu de ce joyeux bordel et pour ne pas oublier celle que je suis, parce que rien de tout cela ne me définit, je partage également ce qui fait mes bonheurs, de la musique, des films, des blablas en tous genres, des photos. Bref, tout ce qui fait de moi une jeune femme comme les autres aussi :) Bonne visite et n'hésitez pas à m'envoyer un petit mot en privé, si vous avez des questions. Je suis joignable en mp sur ma page facebook dont le lien est dans la barre à droite. Je répondrai avec plaisir, si je peux aider un minimum.
Ptite Delph
Ma participation pour le grand retour des Apéros Cosmiques de la jolie Aileza
Mon addiction à lui est tellement terrible que plus d’une fois j’ai essayé de m’arracher de ses griffes, mais chaque sevrage est retourné au néant. Je n’ai aucune volonté pour me battre. Il est doux, m’ouvre les bras quand j’ai besoin de m’appuyer sur quelqu’un. Je sais que jamais je ne le dérangerai jamais, il m’est à portée de main à tout moment de la journée et de la nuit. Même si, lui, avec sa dose d’empathie, aimerait mieux me voir vers lui davantage la nuit.. mais il ne l’avoue pas ouvertement, restant très pudique, parlant peu mais s’exprimant pourtant si fort à sa manière. On dit même parfois qu’il prend en otage empêchant tout mouvement, même ceux de bonnes volontés. C’est dire la force de persuasion qu’il possède pour nous faire faiblir et nous faire retourner dans un cercle vicieux. Mais on est des warrior, alors même lorsqu’on se laisse tomber dedans, quelques heures après, on se relève et c’est ça qui compte.
Entourés de nombreux abdominaux molletonnés contre lesquels on peut se caler pour regarder un film, une série, lire, il a toujours le geste de prévoir quelque chose de chaud à se mettre dessus pour se sentir tout de suite mieux. Que lui demander de plus ?! Rester chaud l’hiver, garder sa fraîcheur l’été, sentir « le propre » en l’ayant mis à sécher par temps de grand soleil, être recouvert de belles parures et de pouvoir y déposer ma drogue douce cette fois-çi. Ma Happy droguée aux câlins.
Drogue dure oui… mais je ne veux plus avoir de soins pour m’en sevrer parce que je n’ai pas trop d’effets néfastes, à part les cheveux ébouriffés le matin, des yeux tout petits, ça ne m’empêche pas d’être une nana sexy malgré tout, alors je vis avec mon addiction, ma drogue dure…. MON LIT ! Avec des draps bien propres et frais, des coussins, des oreillers, une couette bien moelleuse et chaude.
Je vous laisse d’ailleurs pour aller le rejoindre. Sniffer un bout d’oreiller et faire une overdose de coussins. TCHIN !
Entre ces murs, un chirurgien aux doigts d’or, son « papa Clavert » a redonné une seconde vie à mon petit frère en passant toute la nuit sur son corps qui n’avait pas encore 24h. Et où il est retourné cette fameuse période où une adorable Gisèle prenait soin de la grande soeur et qui pense à elle pour suivre son chemin finalement.
Une question qu’on entend souvent dans les entretiens d’embauche ou quand on cherche un stage. Quand les motivations sont liées à notre vécu, c’est parfois dur de formuler la réponse sans rien n’évoquer de personnel, du coup la réponse peut paraître bien plate à mes yeux, parce que je pense à des personnes qui ont croisé mon chemin au point de vouloir le changer au moins professionnellement à un moment de ma vie où j’ai voulu la quitter. Comment expliquer ça déjà ? Que j’ai voulu mourir de trop souffrir, que je me suis ratée et qu’il a fallu continuer. Je me suis inscrite à cette formation 3 mois après ce fameux jour. Pour me reconstruire de tout. Je me vois bien répondre « les anges n’ont pas voulu de moi, alors me voilà »…
Et rajouter que j’ai rencontré une secrétaire formidable, à 13 ans. Mon petit frère était en réanimation, je n’avais pas le droit de passer la porte, j’étais dans la salle d’attente où il y avait aussi des casiers pour que les familles et les proches des personnes hospitalisées puissent mettre leurs affaires et revêtir leur blouse verte. Mon frère partageait sa « chambre » avec un jeune accidenté de la route qui était dans le coma, sa famille, ses amis, venaient le voir, ressortaient en pleurant. J’étais là à être assez grande pour comprendre la souffrance, mais pas à pouvoir foncer dedans physiquement. La leur. La notre. Il s’est réveillé pendant que j’étais là d’ailleurs. Fabien. C’est « marrant » de se rappeler de prénoms de personnes qu’on n’a jamais vues, mais avec lesquels on partage les drames à travers les proches dans cette salle qui m’accueillait. Et puis face à moi, il y avait un petit secrétariat avec Gisèle. Une adorable secrétaire médicale. Son sourire m’a maintenue, elle venait voir régulièrement si moi-même je n’avais besoin de rien. Je ne l’ai jamais oubliée. Elle a fait partie de ces personnes qui font dire « plus tard, je veux être là pour les autres ». A l’époque je voulais être infirmière en pédiatrie. Depuis que mon frère était né, c’était comme une évidence. La vie a pris un autre tournant, mais au fond de moi je suis restée la même, à vouloir être présente pour les autres. Même si j’ai été paradoxale, parce que mon mal-être plus tard m’a donné plutôt envie de me camoufler derrière un écran, face à des chiffres, loin des gens, d’où mon choix de la comptabilité pour tout mon parcours, du coup . Et j’essaie de pallierà ce rêve perdu de la meilleure façon possible. Avec mes moyens, mes limites, mais avec moi malgré tout.
Et puis il y a ma propre expérience de l’autre côté. Certains rv ont été des angoisses parce que j’avais été mal accueillie et que je me disais (c’est con) « et ben… si le médecin est à la hauteur de la secrétaire, me voilà mal barrée, je suis tombée dans quel service… ». On est les premières bouilles que les patients voient, souvent (bon il y a eu des secrétaires sympas avec des médecins « compliqués » -j’essaie de rester polie…-, mais quand même, ça définit parfois tout un rv). Certaines secrétaires connaissent parfois aussi les patients au point de savoir à leur voix que quelque chose ne va pas, même si ce n’est pas dit clairement. Il m’est arrivé d’appeler et que le médecin dise « la secrétaire s’est rendu compte que ça n’allait pas ». Je répondais « ah bon ?? ». « Elles vous connaissent oui ».
Des anecdotes qui peuvent paraître futile sans doute si on est forme, mais quand on est amenées à aller souvent à droite et à gauche côté médical, c’est important.
Ce sont peut-être bien ces pensées là qui me font tenir en stage aussi, alors que je sens mon corps s’épuise, que le moral n’est pas là vraiment et que c’est un peu compliqué de trouver sa place pour différentes raisons. Mais même s’il fallait prendre un autre chemin, personne ne m’enlèvera les raisons qui font que j’ai fait ce choix.
« Quelles sont vos motivations pour travailler dans ce domaine et pourquoi ? »
« J’essaie de vivre pour mes projets parce que je sens la vie pas bien solide en moi. Et les personnes qui m’ont donné envie d’être là font partie de mon passé dans des moments pas roses, de mon présent d’un côté du bureau, mais je veux faire partie de mon futur de l’autre côté du bureau. » Humhum… je trouverai sans doute un moyen de dire ça autrement hein, je vous rassure…
Aucune rencontre n’est anodine. Certains visages restent même figés dans les mémoires pour se faire avancer au maximum… Des épreuves qui se transforment en projets. Parfois on a envie de cracher tout ça aux tronches qui mettent des bâtons dans les roues.
Un petit post adressé à toutes les personnes qui tombent sur mon blog en cherchant des infos sur le trouble borderline. Il y a un post que j’avais écrit il y a quelques temps, où les commentaires font part de témoignages, que j’avoue ne pas valider tout le temps quand j’estime que ça va trop loin, surtout quand on parle d’autres personnes que soi-même… Du coup je tiens à rappeler des petites choses.
Je ne souhaite pas que mon blog devienne un forum. Je suis sûre qu’il y a des groupes facebook pour en parler en long, en large et en travers. Des forums sur doctissimo ou autres. J’apporte mon témoignage sur quelque chose qui me fait souffrir davantage par périodes selon comme je suis, mais n’ai aucune solution à donner et je sais qu’il peut y avoir aussi des débordements dans certains propos et ce n’est pas gérable pour moi.
De plus, je ne suis ni médecin, ni psychiatre, ni psychologue pour pouvoir être en mesure de dire si je pense que telle personne de votre entourage a une personnalité borderline. Et je n’approuve pas non plus qu’on en parle en public d’ailleurs, parce que je n’aimerais pas qu’on parle de mon « cas » sur un blog en ne le sachant pas… Par respect et par politesse. Selon comme le commentaire est tourné, il m’est arrivé de dire que j’étais joignable par mail, mais je n’ai pas l’énergie pour ça, pour le faire chaque jour et autant souffrir de ce trouble jusqu’au bout, soit je le fais pour tout le monde, soit pour personne. Et j’ai choisi la 2nde possibilité. On m’a tenue responsable d’une tentative de suicide dans un autre contexte, il y a quelques années et je n’ai pas oublié le fils de la personne au bout du fil qui gueulait que c’était de ma faute. En matière de responsabilités j’ai déjà bien assez à faire malheureusement avec moi toute seule…
Et puis ne voyez pas des personnalités borderline partout non plus… Il y a des personnes qui ont un caractère merdique il faut le reconnaître, ce qui ne veut pas dire qu’il y a ce trouble derrière. J’ai souvent dit que mon caractère était à l’opposé de ce que le trouble peut donner comme image. Mais il y en a qui n’ont aucun trouble, ils sont juste invivables de nature 😀 Et si le doute est vraiment là, incitez les à consulter…
Et enfin, comme tout trouble et toute maladie, on est tous différents. Je ne me reconnais pas dans tout ce que cite le fameux site de l’Aapel que je n’approuve pas d’ailleurs à cause de ça, parce qu’il nous réduit finalement à une étiquette pas jolie-jolie… Et toutes les personnes borderline ne sont pas drogués, alcooliques, à coucher avec le 1er venu etc… On a chacun(e) notre façon de gérer le trouble, que ce soit dans ses symptômes, que dans sa façon de vivre avec, ou que dans son traitement aussi.
Je suis incapable de donner des conseils à ce sujet. Je peux juste mettre des mots sur des maux que d’autres ne possèdent pas ou n’osent pas évoquer, mais ça s’arrête là. Et si on se reconnait dans mes mots justement, mon réflexe sera toujours de dire d’aller chercher de l’aide, parce que je sais que seule, sans traitement médicamenteux et sans psychothérapie, je n’aurais pas pu dépasser certaines choses.
Mon post ne se veut pas méchant, mais j’avoue que les derniers commentaires sur ce post en question ont pu me mettre mal à l’aise… et je vois bien dans les recherches qui sont faites que le trouble borderline ressort, du coup, avec un peu de chances, les personnes qui tomberont sur mon blog sauront mes propres limites du coup… Ce qui n’empêche pas évidemment de poser des questions si quelque chose n’est pas forcément clair ou si vous êtes directement concerné(e)s et que vous en souffrez, parce que le but initial est malgré tout de permettre aux gens de se sentir moins seul(e)s s’ils se retrouvent dans mes propos ou que ça permet de mieux comprendre ce mécanisme. Mais ce qui peut me gêner le plus, c’est que des tierces personnes soient au milieu de commentaires, alors qu’elles ne le savent pas et on ne peut pas dire qu’on parle d’elles en toute douceur parfois, surtout… c’est ça que je ne souhaite pas. Parce que vous n’aimeriez pas qu’on écrive que vous êtes invivables ou que la situation avec vous est ingérable dans une relation à cause de ce supposé trouble (si trouble il y a, encore, comme dit… parce que je pense qu’il peut avoir bon dos aussi le pauvre…)
Voilà… et bon courage aux personnes qui en souffrent et à leur entourage… Prenez soin de vous…
« Notre regard se noie dans l’horizon où tout le positif reprend des forces pour nous les faire revenir à nous, à chaque vague encore plus solides » La force de l’océan… Se sentir petit face à son immensité, mais sentir malgré tout qu’il nous offre de sa force
Parce que c’est important de se souvenir du positif qu’il y a eu, voilà ma liste des 10 choses qui ont mis du positif dans ma vie en 2016. Cette liste a sans doute triple valeur en ce début d’année. Je crois que c’est mon 2ème Défi Listes, proposé par la jolie Zenopia
* J’ai fait 3 belles rencontres à travers ma formation. Virtuelles pendant presque un an à échanger sur les cours mais pas que, loin de là et elles sont devenues plus « réelles » en septembre, pour 2 d’entre elles, au moment de passer nos épreuves à Lyon et j’espère bien rencontrer la 3ème bientôt.
* Mes 3 épreuves présentées ont été validées et j’en étais fière.
* Peu de temps après les avoir passées, j’ai trouvé mon stage de 3 mois et demi, dans un hôpital qui me tient à coeur, parce qu’il traite le fameux crabe et qu’ils font des recherches sur lui aussi.
* Il y a eu de belles soirées entre filles comme je les appelle, à pouvoir papoter de tout jusqu’à très tard parce qu’on ne voit pas les heures qui défilent. A rire mais aussi à pouvoir vider son coeur.
* Une amie précieuse est devenue maman d’un petit garçon que j’adore, après avoir eu 3 filles. Et c’était une telle émotion de voir ce bout de chou et de les savoir heureux d’avoir pu faire un ptit loulou ^^.
* J’ai continué à marcher autant que je pouvais dans Marseille, avec mon appareil photo à me vider l’esprit. J’aime toujours autant cette ville d’ailleurs et quel bonheur d’avoir pu profiter de mon balcon où j’ai passé énormément de temps à travailler mes cours et préparer les épreuves écrites. En compagnie de ma précieuse Happy toujours fidèle au poste ❤ .
* Nos 2 semaines dans les Landes avec toute ma famille au complet et voir grandir mes deux petites nièces en les entendant dire « tatieeee t’es oùùùù » et sauter dans mes bras en disant « je t’aime tatie ». Voir l’océan et faire le plein de souvenirs. Les deux jours passés dans un village alsacien, avec mes parents. Un doux moment partagé avec eux et qui nous avait tant ressourcé tous les 3 en si peu de temps. Et tous les moments précieux passés avec eux tous.
* Découvrir le bullet journal, me rendre compte que j’aimais « dessiner » (faire du gribouillage étant plus juste mais ce n’est pas important, tant que ça me fait du bien) et j’arrive même à m’y tenir d’ailleurs, depuis octobre dernier. J’en reparlerai pour montrer la tête qu’il a.
* Mon matériel ergonomique, adapté pour me permettre de tenir mieux un stylo, feutre, crayon ou tout autre du même genre, m’a redonné goût à l’écriture sur papier, voire à la calligraphie pour donner d’autres formes à mon écriture et j’adore. En lien avec le bullet journal. Mes cartes d’anniversaire sont personnalisées et j’ose même les offrir sans avoir honte de mes mandalas pas droits, pas ronds et bancals. J’aime construire et les voir naître sous mes fameux stylos. Prochain défi, reproduire un attrape-rêves découvert sur Pinterest.
* J’y vais lentement, mais je me remets doucement au Qi Qong et à certains exercices pour m’aider à méditer.
Une liste qui permet de relativiser sur ce qu’on pense être une année de merde parce que justement on s’attache sans doute davantage au négatif de l’année. Mais ça permet de constater que même dans les années qui nous semblaient sombres il y a toujours un ciel bleu de positif… et que c’est à lui qu’il vaudrait mieux se raccrocher. Plus d’excuses, les personnes qui ont participé, l’ont devant le nez pour s’en souvenir et noir sur blanc et revenir dessus dans les moments plus difficiles…
Je me sens parfois étrangère dans ma propre vie, avec des repères tout déséquilibrés. Etrangère à mon blog même en essayant d’être là avec mes mots mais ne plus être là malgré tout. Etrangère à cette dimension relationnelle que je perds humainement, si encore j’arrive à me sentir humaine parfois, tellement tout me sature et me dépasse. Etrangère dans le miroir ce n’est pas nouveau, mais c’est quelque chose de toujours effrayant pourtant, parce que c’est comme si le corps n’était plus attaché à l’âme finalement et c’est comme se voir sans se voir.
J’ai voulu faire la liste des choses positives de l’année, mais n’y arrive pas. J’arrive juste à pondre ça en pleurant comme une madeleine. J’essaierai demain ou dimanche. Ou jamais me connaissant c’est bien possible aussi.
C’est bien sombre dans ma tête. Je sais qu’il y a des couleurs entre le blanc et le noir, mais c’est juste la théorie, la pratique est lourde à porter. Je savais qu’on pouvait être lasse de soi, je l’ai connu à travers les dépressions, mais pas en étant aussi lucide de voir un corps se trimbaler juste parce qu’il le faut. Avec cette envie de l’abandonner là et de ne plus jamais y toucher. Continuer pour ceux qu’on aime. Même si ça coûte à un point pas possible souvent.
J’avais mis un petit mot sur mon compte facebook en expliquant que ça ne voulait plus dire grand chose à mes yeux et que je ferais un message groupé seulement. C’est juste un chiffre qui change, la preuve c’est qu’à peine les 12 coups de minuit passés, il y avait l’actualité en ébullition et la gastro que je me tapais depuis le 23 décembre qui avait traversé le changement d’année. Mais je me suis laissée entraîner malgré tout dans le tourbillon des « bonne année, bonne santé ».
Alors je tiens à vous souhaiter plein de bonheur, de douceur, de moments riches avec vos proches et amis, de couleurs qui font du bien aux yeux, des câlins serrés près de vos coeurs. Des moments riches en émotions positives, des rires, des larmes de joie, des yeux qui scintillent de bonheur. De la réussite dans les projets qui vous tiennent à coeur, de la croyance pour aboutir à leur finalité, des serrages de dents pour tenir le bon bout mais le tenir quand même. De l’amour, celui qui nous rend belle, qui fait battre notre coeur à 200km/h, qui nous fait bafouiller et rougir juste en voyant l’être aimé. Aimez vous autant que possible. Pareil pour l’amitié. C’est une valeur à ne pas perdre et il faut au contraire la protéger, cette petit chose si fragile.
Et surtout prenez soin de vous, de ceux que vous aimez et qui vous aiment
Pour ce nouveau RV des Instantanés Pluriels, Marie propose le thème « Manège : que ce soit celui de la vie, qui nous emporte dans sa course ou celui que l’on croise, avec ses chevaux, sa musique ancienne, celui que nous escaladons pour revivre quelques souvenirs, ou encore le plus moderne avec ses couleurs et sa musique dernier cri.., Marie »
J’ai choisi ce carrousel qui est sur la Canebière et devant lequel je passe en allant au Vieux-Port. 11 ans que j’habite Marseille et il tient toujours debout. Il me rappelle toujours deux souvenirs. Le premier vrai carrousel qui était très vieux, reconstitué pour être réintroduit dans le village créé, est celui de l’Ecomusée qu’on a en Alsace. C’est très rare que je l’aie vu fonctionner parce qu’il était en cours de rénovation pendant longtemps, mais la fois où il tournait, tout tournoyait, les lumières scintillaient sur les murs, les vieilles affiches de l’époque passaient sous toutes les couleurs et c’est comme si on revenait fin 19ème siècle, quand les gens allaient faire un tour dessus et que c’était aussi magnifique pour eux que nous quand on voit d’immenses manèges dans un parc d’attraction, parce que pour l’époque c’était quelque chose de fabuleux et qu’est ce que j’aurais aimé le voir tournoyer à ce moment là. Il devait être mettre une sacrée chaleur dans le coeur des gens en tout cas. Et en fouinant sur le net pour voir si je le trouvais, j’ai découvert qu’il avait repris vie et qu’ils l’ont installé à Europa Park 🙂 Et ça fait chaud à mon propre coeur en guimauve, de le savoir faire le bonheur des petits et des grands. Il l’ont installé de façon à ce qu’il continue de briller de 1000 feux, mon joli carrousel qui m’a tant marquée dans cet endroit où j’adore passer la journée (l’Ecomusée, pas europa park ^_^).
Et le 2ème souvenir, est celui d’une amie qui était montée dessus, elle s’était installée tout au-dessus… sauf que ça tourne un peu plus vite, la circonférence est rikiki et qu’on l’a ramassée avec la nausée en redescendant, la pauvre. Du coup, en passant, je pense à ces deux choses et j’aime le voir tourner, avec les rires des enfants dessus et les parents qui jonglent pour arriver à les prendre en photo au bon moment, sans avoir le tournis derrière l’objectif… mais non ça ne sent pas le vécu… eurk (oui il ne m’en faut pas beaucoup côté manège ^^)
Voiçi donc ma participation et mon manège à moi.
Carrousel, Canebière, Marseille
La photo de Marie est celle-çi accompagnée d’un petit texte.
« En une girafée (oui c’est pour remplacer la chevauchée…) , il est bien possible de faire le tour du monde en moins de temps que ça et le petit garçon intrépide qui regardait le manège avec les yeux tout brillants en était bien persuadé, avant de grimper dessus, prêt à faire le tour de son propre monde en quelques tours de girafe et après avoir vu sa maman lui faire de grands sourires avec un signe de la main, à chaque fois qu’il passait devant elle, sur sa girafe. Son monde à lui. Rempli d’innocence »
J’ai regardé le ciel avec son joli soleil et je suis vite revenue dans la réalité en me disant qu’ailleurs, pas si loin, ce même ciel était troué par des bombes. Bombes qui trouaient ce chantier en ruines qu’est devenue Alep. Encore davantage pendant que, nous, dormions sous une couette bien chaude et à l’abri. Un ciel troué pour atteindre les dernières personnes qui avaient pu résister aux assauts. Personnes qui laissent des messages d’adieu… Et c’est sans doute ce qui me touche le plus et qui me rend si impuissante face à la misère de ce monde. Voir tous ces visages et leur dire « mais non, allez, continuez à tenir, on est là avec vous, accrochez vous encore, ne leur laissez pas vos vies », en mettant ma main sur l’écran comme si je voulais les retenir de ce passage entre deux mondes. Lutter contre la mort avec eux, comme on le ferait au chevet d’un proche malade. Vouloir les maintenir encore un peu réveillés face aux bombes, en leur tenant la main pour leur dire qu’on ne les abandonne pas. Et lâcher finalement, parce qu’on sait que s’ils ne sont pas morts maintenant, ils le seront d’ici quelques heures sans doute. Et leur souhaiter enfin la paix, après avoir vu leurs familles partir en sang, tenu leurs bébés, leurs enfants dans leurs bras pour s’apercevoir au détour d’une ruine que leur petit coeur s’était arrêté de battre.
Le ciel a été troué par des bombes et par les mêmes trous, des âmes se sont envolées. Il a accueilli déjà trop de vies là-bas, il est fatigué lui aussi de cette Haine. Un ciel n’est pas fait pour tuer, il est là pour permettre de voir l’espoir à travers les étoiles, imaginer des formes avec les nuages et se perdre dedans à travers l’imagination, voir le soleil se lever et se coucher. Mais il n’est pas destiné à être troué par des missiles aussi destructeurs. Il est en train d’en accueillir et en accueillera encore. Et on dira qu’Alep était une ville, après s’être autant battue. Qu’elle est morte sous des assauts acharnés. D’une ville dont on parlait au présent, pour laquelle on espérait un futur, il ne restera que ce massacre sans nom…
Un enfant dira « mais comment une ville peut mourir, c’est pas possible ! » Et il faudra expliquer que si, dans ce Monde là, il est possible de tuer des villes. Qu’avec des bombes et assez de munitions, on peut tout démolir si on a l’esprit vicieux et inhumain. Qu’il y a le pouvoir des plus forts qui rongent ceux qui ne le possèdent plus. Qu’il suffit de peu pour anéantir et laisser crever tout ce qui fait qu’une ville vit. Et qu’elle se réduit en cendres et disparaît de la carte du Monde en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. On leur dira qu’après avoir perdu beaucoup de batailles, on n’est parfois plus assez résistants pour affronter plus fort que soi et qu’on en vient à perdre la guerre. Et que là c’est la fin de tout.
Et ce n’est pas un film apocalyptique. Ce ne sont pas des acteurs, ils ne rentreront pas chez eux ce soir, bien au chaud, après avoir joué leur rôle dans le film. Leurs rôles étaient leurs propres vies. Faites de poussières, de ruines, de morts, d’espoir peut-être…
Et pour le moment, s’ils n’ont pas encore rejoint ce ciel troué, ils sont en train de peupler les réseaux sociaux de leurs messages d’adieu et de détresse. C’est leur ultime trace de leur passage sur Terre. La folie humaine a gagné. Encore.
Qu’ils reposent en paix…. Et à ceux qui sont encore debout, ma main est lâche, mais mon coeur est encore bien là, mais je vois bien qu’il ne sert à rien, qu’il est impuissant, parce que l’amour pour les autres n’est rien à côté de la guerre….
Le pire est que la vie continue « parce qu’il le faut ». On essaie de prendre sur soi pour se recentrer sur le fameux positif, sur la vie à laquelle on doit croire, se dire encore plus que ce sont les futilités du quotidien qui deviennent vitales en de telles circonstances et qu’on doit s’y accrocher pour ne pas sombrer avec eux et leur ville. Mais leurs visages, leurs derniers mots sont là….. 😦
J’ai honte de ce Monde. Mon coeur a de plus en plus de mal à avoir envie de battre dans un Monde avec autant de Haine de part et d’autre. Pourtant je crois encore en l’Amour et c’est sûrement ce qui continue à le faire battre, sinon il lâcherait autant que ma main tendue l’a fait, parce qu’on ne peut pas rattraper tout ce(ux) qui tombe(nt)…
Ce silence de mort qui règne là-bas résonne tellement fort dans mes oreilles que j’essaie de le combler mais c’est un de ces silences au fond de soi, qui n’a pas de nom, sur lequel on ne peut pas poser de mots vraiment mais qui secouent les entrailles.
Prenez soin de vous et aimez le plus fort possible…
C’est normal qu’ils aient écrit que je n’avais pas eu le titre, comme il manque mon dossier professionnel en lien avec le stage
Le lendemain de mon retour fracassant et pas super gai, ma boîte aux lettres me réservait la surprise de mes résultats tant attendus et surnommés Désiré pour l’occasion, depuis plusieurs jours. J’ai ouvert ma porte en disant « ça y’est ma Happy, le courrier est là… tu l’ouvres avec moi » Elle n’a pas forcément répondu, je me demande pourquoi, mais elle s’est frottée à l’enveloppe et je me suis collée à elle, quitte à avoir quelqu’un à côté de moi qui aurais ramassé les miettes au cas où je me serais désintégrée après avoir vu ma nullité noir sur blanc (jusqu’au bout j’ai été négative oui oui…) J’ai ouvert, regardé mes notes, fais « han ! j’ai tout validééééé Happyyyyy !! » et je l’ai secouée comme un prunier, à défaut de partager ma joie avec un humain que j’aurais serré dans mes bras tellement j’étais contente. Elle n’a pas compris la pauvre, je me suis rattrapée en lui faisant double dose de câlins, je vous rassure, n’appelez pas « sos minette en détresse », elle va bien, elle s’est remise de ses émotions, depuis. Et moi avec.
Le destin a choisi apparemment de me faire revenir un peu dans le positif, pour ne pas trop me laisser noyée dans le négatif. Ces épreuves écrites que je redoutais tant, parce qu’elles étaient à Lyon, j’étais fatiguée du trajet et de nos péripéties lyonnaises. Le lendemain, l’immensité de la salle m’avait affolée et surtout, je ne savais pas si j’allais réussir à écrire 3h le matin et 2h l’après-midi. La 1ère épreuve (travaux pratiques administratifs et compta), j’ai été soigneuse au maximum, il y avait beaucoup à écrire, mais bon j’étais confiante sur le contenu. La 2ème épreuve (la biologie, terminologie et sanitaire et social), j’ai eu un moment de panique, je voyais que je n’arrivais plus à me concentrer et que j’étais très fatiguée pour le coup, physiquement. Ma main se rétractait, ma boule (celle ergonomique qui était sur mon stylo pour m’aider à la préhension, pas ma tête, même si je commençais à perdre la boule aussi) tenait le stylo et je m’y accrochais comme à une bouée de sauvetage. Je me suis arrêtée un moment, celle qui surveillait m’a regardée l’air de se demander si je n’allais pas tomber raide, j’ai souri, elle aussi, ça a dû la rassurer (qu’est ce qu’on s’en fout de tout ce blabla) et je me suis imaginer avec une musique à la Rambo pour me donner du courage et j’ai carburé, quitte à écrire pas français du tout, parce que même moi en me relisant à la fin, je me demandais de quoi je causais. J’ai noté tout ce que je savais, cherché le maximum, détesté le système immunitaire qui n’avait pas été franchement mon pote toute l’année et jusqu’au bout il m’aura fait chi**, il faut bien le dire hum !
A la fin je ressemblais à une serpillère, épuisée, déçue de ce que j’avais fait, pas fière de moi, en mode « j’aurais dû travailler encore plus » sauf que j’étais déjà au maximum de ce que j’avais pu donner et je pensais à notre dossier informatique qu’on avait fait à la maison et renvoyé au cned pour qu’il soit compté dans nos épreuves. Ils ne font pas la moyenne, il faut avoir 10 à chaque épreuve, ce qui est déjà plus compliqué pour éventuellement se rattraper avec une autre note.
Tout ça pour dire que j’ai passé mes écrits même en étant au top de ma forme physiquement (non je rigole…) et que je suis « libéréééeeeee délivréééeeeeee » au moins de ça.
Il me reste un stage de 3 mois et demi à faire, j’avais eu un entretien il y a 1 mois et demi dans un hôpital spécialisé en cancérologie, avec un test de frappe et des questions sur du vocabulaire médical. Tout s’était bien passé et ils ont bien voulu voir ma tronche du coup pendant 14 semaines, à temps partiel, parce que le temps plein est trop compliqué à gérer. Déjà là, j’ai très peur de flancher, d’avoir mes doigts qui ne peuvent plus courir sur le clavier, bref… on verra ce que ça donne, ils ne sont pas au courant en plus de mes difficultés que j’ai cachées au maximum. La responsable des stagiaires m’a semée dans les escaliers, heureusement que j’ai de bonnes oreilles, parce qu’elle ne s’est pas rendu compte que je ne la suivais plus du tout mais que j’entendais encore ce qu’elle me disait hum… et ma main, elle n’a pas trop vu comment je me débrouillais pour taper sur le clavier je crois, tant que la vitesse était suffisante. Mais je fatigue vite. Et j’ai peur. Mais j’essaie d’avoir confiance en moi, j’y travaille… et je ferai tout de toute façon pour donner le maximum. Je commence le 2 janvier, il ne faudra pas que je fasse trop la fiesta pour fêter la nouvelle année ^^
Vous n’avez pas fini d’entendre parler de formation je pense, sans que je dise évidemment ce que je verrais dans l’unité où je serai pour le secret professionnel, mais je dirai au moins ce que je ressens en général.
Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez ❤ J’essaierai d’être plus présente un peu chaque jour, soit avec un livre que j’ai lu, un film à partager, des photos du marché de Noël si je peux aller le voir. Certaines youtubeuses font des vlogmas, je ferai des postmas :p La période de Noël est un moment de partage, c’est le moment de revenir par ici. Chez moi comme chez vous.