Oui un coup de gueule, parce que çà commence à me chauffer les oreilles et les yeux de lire et entendre certaines choses. Et si çà ne vous plait pas, vous avez même le droit de prendre la porte, si vous vous reconnaissez dans tout ce que je serai amener à dire, je ne retiens personne, loin de là…. et pour les personnes qui tomberont sur cet article par hasard, vous saurez quels mots il ne faut pas remettre en question sur ce blog au moins…
Cette semaine, j’ai été peu présente sur HC pour des raisons physiques, parce que c’était dur de rester encore installer sur mon pc, après avoir été sur ordi toute la journée en formation. Bref, là n’est pas le sujet. Dans le peu de présence que j’ai montrée, j’y ai vu certaines personnes que j’apprécie, souffrir pour des choses qu’elles avaient osé soulever, elles, au moins…
Le sujet de ce coup de gueule, ce sont les mots : jugement, tolérance, liberté de penser, liberté d’expression, respect, accepter que l’avis de l’un ne soit pas le notre, donner son avis sans créer un champ de bataille, parce qu’on est des grandes filles, et que la maternelle, pour beaucoup, çà fait plus de 30 qu’elle est normalement quittée…
Dans cette vie, on nous supprime beaucoup de choses, si on y regarde bien. Si on réfléchit un peu à tout ce qui se passe dans ce monde, si on vit soi-même des situations qui ont métamorphosé notre vie, on prend conscience que ce qu’il peut à la limite rester, c’est notre liberté de s’exprimer justement sans que çà tourne à un pugilat. Chacun a un avis sur quelque chose. Chacun a ses arguments. Quand une personne évoque un sujet, on ne peut pas la qualifier de tous les noms que je cite plus haut, juste pour cet article là. On n’a pas le droit de faire çà. Si votre compagnon vous dit un truc qui ne vous plait pas, vous allez lui gueuler dessus et remettre tout ce qu’il représente pour vous, en question et le traiter d’intolérant et de tout ce qui tourne autour de ce mot ?? Non je ne pense pas, si ??? Rassurez moi pitié……
Quand j’entends certains propos, à longueur de temps, çà me gonfle, faut bien le dire. Peut-être que je deviens intolérante, je ne sais pas… Je vous laisse juger, puisque vous savez si bien le faire… On ne dit pas qu’il n’y a que la vérité qui blesse ?….
Toute la journée, je suis dans un centre pour des personnes qui sont en situation de handicap. On se bat pour se faire reconnaître côté social, côté professionnel et humain. La souffrance est au milieu de tout. Les handicaps, sont légers pour certains, plus lourds pour d’autres. Pour certains, la maladie est inexorablement tournée vers la mort. Ils se battent malgré tout pour faire valoir leurs droits. Je suis attachée à un ptit jeune qui pourrait être mon frère. Il est malade et sait qu’il va continuer à chuter lentement mais sûrement. L’autre jour, quand il m’a dit que j’étais sa confidente, privilège rare qu’il pouvait avoir, justement parce qu’on juge beaucoup, on ne comprend pas, alors on met de côté et on ne se donne plus les moyens de voir que derrière la maladie, il y a S. C’est bizarrement, celui qui est le plus mature, celui avec qui je rigole le plus, celui à qui je me confie moi aussi, le plus parce que je sais que jamais il ne me jugera et comprendra ce que je peux ressentir, même si moi j’ai la chance que ce ne soit pas dégénératif. Il n’est pas libre de dire que la vie est injuste, sans se payer des foudres ? La 1ère fois qu’il m’a dit çà, alors qu’elle l’est dans ce contexte là, on ne peut pas le nier, je me suis dit que même dans ces cas là, notre liberté d’expression était bafouée.
Les querelles d’adolescentes, çà me passe au-dessus. Je supporte beaucoup de comportements, d’attitudes, mais çà, non, c’est au dessus de mes forces. Sûrement parce que je vis mal moi-même ce qui se passe dans ma tête et dans mon corps, mais que la souffrance de ceux qui me sont proches, c’est aussi la mienne.
On n’est pas sur terre pour se justifier constamment, de ce qu’on pense, ressent et dit. C’est encore moins le cas sur un site comme celui-çi… on est toutes là pour partager des moments de nos vies, gais ou tristes. De mon côté, je lis de tout, je passe de la cuisine aux humeurs, sans transition, parce que derrière chaque cuisinière se cache une humeur finalement et qu’on est à égalité en tant que personne. On ne peut pas jeter des mots à la figure, juste pour UN truc, ce n’est pas un argument à mes yeux, pour condamner quelqu’un à des mots aussi durs ! Si vous le disait à vous, comment vous réagiriez hein ?! Se battre pour des broutilles alors que d’autres se battent pour vivre, merde !!! Ce décalage là, est en relation avec ce que je vis de mon côté, mais çà n’empêche pas que même avant, le non jugement, la tolérance, la compréhension avant d’assassiner les gens avec des mots hors contexte, faisaient déjà partie de moi.
Je deviens intolérante quand je vois ces absurdités là. Surtout quand les personnes en souffrent, se remettent en question, alors que je ne sais pas vraiment si c’est à elles de le faire. Si je ne suis pas d’accord avec quelqu’un, soit je ne dis rien pour respecter sa liberté de parler parce que ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord qu’elle est dans le faux…. ou alors j’argumente de façon à ne pas froisser la personne et donner mon avis sur la question, parce que justement, on est tous libres de dire ce qu’on veut, mais qu’on peut aussi y mettre les formes non ?? Le respect de l’autre en gros.
J’écris des choses compliquées sur mon blog, je me suis souvent faite juger, critiquer, culpabiliser, prise des réflexions en pleine tronche sur quelque chose qui faisait partie de moi. Je me suis souvent énervée, j’ai souvent souffert, mais mon choix a toujours été de dire ce que je vivais, parce que je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas là. Et comme je dis souvent, on me lit, tant mieux, on ne me lit pas, tant pis. C’est ma liberté à moi de le partager là si j’en ai envie. Si je peux choquer ? J’en ai rien à foutre, c’est ma vie et c’est mon quotidien. C’est ma réalité et si on la juge, il m’arrive de me dire que la personne n’a pas souffert de certaines choses dans sa vie et tant mieux pour elle. On ne peut pas se permettre de juger quand on ne connait pas quelque chose, ou quelqu’un, c’est douloureux pour la personne qui en subit les conséquences.
Tout est un peu mélangé dans ce coup de gueule, parce que la réalité et le virtuel se mélangent, mais en gros, ce que j’ai envie de faire passer, c’est qu’il y a tellement plus grave dans cette vie, que toutes ces choses qui me sont sortis par tous les trous que j’ai…… La vie n’est pas un long fleuve tranquille, on s’approche des personnes qui nous apportent quelque chose, et si elles ne conviennent pas, ben, on les laisse de côté, ce n’est pas compliqué si ? Et on ne condamne pas quelqu’un au 1er truc qui cloche, ce n’est pas concevable.
Voilà… j’attends les désabonnements, les commentaires qui me traiteront de tous les noms, les blablas derrière coulisses. JE – M’EN – FOUS….. Toutes ces claques qu’on m’a données, ont renforcé celle que je suis et je sais celle que je suis surtout. Je me bats pour ne pas sombrer et j’essaie d’être là pour les personnes qui en valent la peine, pour lesquels j’ai envie de livrer le combat de leur maladie avec elle. Là, est mon essentiel, parce que c’est au moins vital. Le reste…. blablatages et arguments sans fondements, je les enfonce le plus loin de moi.
Bon samedi. Et les remises en question ne font jamais de mal. Les miennes se font en permanence et j’ai beau avoir tous les défauts du monde, çà au moins, on ne peut pas me le reprocher. Et je me rends compte que çà me rend plus tolérante à essayer de comprendre pourquoi telle chose est de cette façon au lieu d’avoir l’esprit étriqué et de rester dans son monde, sa bulle et ses idées fixes. On évolue et on avance, avec un peu de respect pour les autres, pitié, merde alors !!


























