Moments de bonheurs et d'évasion

Le palais Longchamp ou le quartier d’Elie Kakou

Hier, j’ai regardé le replay de « C’est quoi l’Amour » et l’un des sujets parlait des deuils dans les familles de célébrités, dont celle d’Elie Kakou. Je savais qu’il était de Marseille, mais la ville est grande et il s’est envolé avant que je débarque ici, sinon, j’aurais fait comme avec J.J Goldman et Soprano, chercher où ils pouvaient bien habiter, histoire de faire la squatteuse devant chez eux, juste pour les voir de plus près :p Mais non ce n’est pas mon genre d’espionner… quoique, de très loin, on ne sait pas… Chutt… Mais lui, du coup, malheureusement j’arrivais un peu tard. J’aimais celui qu’il était, son humour, son naturel, sa famille plus qu’unie qui continue à le faire vivre aujourd’hui et on sent que même si 15 ans se sont écoulés, le manque est immense… Surtout pour une de ses soeurs qu’on voyait justement dans un jardin de Marseille pour montrer où avait habité et où habitent encore bien des membres de la tribu Kakou. Ils habitent en face de ce jardin et çà fait bizarre de savoir qu’Elie avait juste à traverser la rue pour aller y jouer. 

Ce parc est aussi connu sous Palais Longchamp. De 1856 à 1987, il y avait un zoo dans le jardin et il est composé d’un château d’eau au centre et de chaque côté, il y a un musée. Celui d’histoires naturelles à gauche et des beaux arts à droite. J’ai honte de dire que je n’ai jamais été voir ni l’un ni l’autre, pourtant, ils valent la peine, mais je n’aime pas aller dans les musées toute seule bizarrement. Quand on a été capitale culturelle, ils ont décidé de reconstituer le zoo, mais d’une façon particulière, c’est le moins qu’on puisse dire et j’avoue que personnellement, je ne suis vraiment pas fan, mais chacun ses goûts… Les animaux sont en je ne sais quel matériau et surtout d’une couleur très vive, on ne risque pas de rater les singes en jaune humhum… Voilà pour les petites anecdotes de ce jardin et un mini hommage à Elie ❤ Je vous laisse en photos qui datent bien d’il y a 1 an, mais je ne pense pas que les animaux aient pris la fuite depuis 🙂

Le diaporama s’ouvre quand on clique sur n’importe quelle photo. Bonne visite du Jardin Palais Longchamp 

Petit bonus, Soprano a tourné un clip aussi, entre autres dans ce parc, vous le verrez sous un autre angle et surtout vu de haut. Eteignez la musique si vous ne l’aimez pas l’entendre pour profiter quand même du paysage ^^ Quand j’avais vu ce clip et comme je sais que ma ptite nénette l’aime aussi, j’avais envoyé le lien à ma belle-soeur, en lui disant « voilà le jardin où tatie Delph va  parfois et il y a aussi les plages où elle va faire des pique-nique et il y a la grande roue qui est sur le Vieux-Port, qu’on voit de loin, allumée ». Toute contente de montrer çà… Eva, elle, s’en foutait bien que sa tatie aille dans ces endroits, elle dansait sur la chanson, c’était tout ce qui l’intéressait lol ❤ (heureusement qu’elle ne comprend pas forcément les paroles ^^

Moments de bonheurs et d'évasion

J’ai une maman qui… – « 53 billets en 2015 »

C’est moi là, à 1 an et presque pas un cheveu sur le caillou ^^ et ma maman ❤
Comme c’est aussi un hommage à mon ptit frère cet article, me voilà avec lui, il devait avoir 3 mois environ et c’était la 1ère balade en forêt qu’on avait pu faire avec lui 🙂 C’est une photo qui est chez mes parents sur un meuble et ma ptite nénette la regarde souvent, elle a d mal à comprendre et réaliser, surtout, que c’est sa tatie et son papa sur cette photo évidemment lol ❤ 

Il avait 2 mois et c’est quelques heures après qu’il ait été débranché de tout ce qui lui permettait de vivre jusque là. La 1ère fois que je le voyais, que je sentais la chaleur de son ptit corps contre moi, que je lui avais donné son biberon et puis il y avait Snoopy pas très loin, une petite peluche que je lui avais achetée et elle avait été stérilisée, elle ne l’a jamais quittée, c’était ma façon d’être auprès de lui tout ce temps ❤ Cette photo est toujours dans mon portefeuille je l’avais scannée pour garder l’original intact. C’est une photo tellement remplie de sentiments…. 

 

 

 

 

 

 

 

C’est la semaine de la fête des mamans, ma santé ne m’a pas permis de remonter pour passer ce jour avec elle, ni avec mon frère qui a fêté ses 29 ans, hier. Du coup, le thème des « 53 billets 2015 » de Agoaye tombe bien, pour lui rendre hommage et parce que je sais que le 27 mai est un jour très heureux évidemment, parce que c’est le jour de mon frère, mais aussi source de traces indélébiles pour le coeur d’une maman (et celui d’un papa et d’une grande soeur) et je sais qu’on y pense tous, sans forcément le dire.

A 13h ce jour là, mon ptit frère a montré le bout de son nez, j’ai été la petite fille la plus heureuse du monde entier (si si au moins tout çà ^^), je suis partie à l’école avec mon papa qui a annoncé la bonne nouvelle aux mamans de mes copines et moi j’ai passé l’après-midi sur un petit nuage, en attendant impatiemment d’aller voir ma maman et mon ptit frère à la maternité. A la sortie de l’école, il y avait mon papa, droit comme un « i », le visage fermé, j’ai couru vers lui en lui disant « on va voir maman et Sébastien hein ?? » Et là, tout s’est effondré comme un chateau de cartes. Il m’a expliqué que je ne pouvais pas le voir, que quand il est né, il était bleu et ne respirait pas seul, mais que les médecins ne savaient pas ce qu’il avait encore à ce moment là. Après c’est flou, je me souviens juste avoir dit en pleurant « il va mourir ?? » Mon papa m’a dit qu’il ne savait pas… Mon papa a rejoint ma maman à l’hôpital et moi je suis rentrée chez nous, où il y avait ma grand-mère, qui était venue pour me garder quelques jours. Mon papa est rentré énervé, il s’était fâché avec les médecins qui faisaient traîner les choses et à minuit, il y a eu un appel téléphonique, mon frère allait être transféré en hélicoptère à Strasbourg, à 2h de chez nous, où il serait vu par un chirurgien renommé (son papa Clavert comme on l’aime l’appeler encore maintenant). Mon papa devait partir signer tous les papiers pour donner l’autorisation de le transférer et de l’opérer. Ma maman, elle, était seule dans sa chambre d’hôpital, à ruminer, à ne pas savoir où en était son bébé, à supporter les cris des autres nouveaux-nés. Je l’ai souvent imaginée, seule, dans l’obscurité en train de pleurer. Qu’est ce que j’aurais aimé être plus âgée pour l’accompagner pendant que mon père était avec mon frère. Qu’est-ce qu’elle a dû vivre pendant toutes ces heures… 

Mon frère a été opéré en urgence, une opération qui à l’époque avait peu de chances de réussir, sur un aussi petit être. Les hernies du diaphragme s’opèrent in utero maintenant, parce que les échographies sont capables de voir si le diaphragme n’est pas fermé correctement et agir en conséquence pour le consolider. Chez lui, tout était ouvert et les viscères étaient remontés dans la cage thoracique, il a fallu tout replacer, recoller chaque cm de ces minuscules artères, veines et tout ce qui permettait d’irriguer son coeur et ses poumons mal en point. Toute la nuit, il est resté dans ce ptit corps, notre papa Clavert… sans être sûr qu’il allait vivre pour autant. Il savait déjà qu’il n’avait pas réussi à sauver son poumon gauche et qu’il ne se développerait jamais, mais le reste…

Ma maman avait été recousue, on avait peur qu’elle fasse une hémorragie en la transportant, alors elle a attendue de pouvoir être avec son ptit bout de chou, le temps de bien ciactriser (une éternité dans ce genre de situation). Les semaines qui ont suivies ont été compliquées, il était toujours branché. La semaine, elle restait avec lui, dans une maison qui accueille les parents qui ont des enfants hospitalisés. Je l’ai souvent imaginé seule, le soir, dans cette chambre et la journée, au chevet de mon frère, sans savoir ce qu’il deviendrait. Je vivais son angoisse au-delà des kms, en me disant que je ne verrais jamais mon frère vivant… j’y allais le w-e avec mon papa, mais la réanimation était interdite pour les moins de 15 ans, j’étais loin du compte… alors j’attendais dans une salle d’attente et puis je profitais de ma maman comme je pouvais. Au bout de 2 mois, ils ont tenté de le débrancher, il était dans une chambre stérile, on m’avait affublée d’une grande blouse verte et j’avais été prévenue qu’on viendrait me chercher seulement s’il pouvait respirer seul. En attendant, j’avais bien compris que si on ne me disait pas de rentrer, c’est que çà n’avait pas fonctionné et qu’il fallait le laisser partir rejoindre les anges…, mes parents étaient avec les médecins et les infirmières et le respirateur s’est éteint… pour laisser la place au coeur de mon ptit frère de fonctionner seul 🙂 « Il respire seul ! Tu peux entrer ! »… ce sont les plus beaux mots que je n’ai jamais entendus… Et j’ai souvent imaginé le silence qu’il y avait dû avoir dans cet espace, le temps que la vie reprenne ses droits. L’angoisse de mes parents au milieu des fils pour avoir le bonheur de porter leur fils. 

10 mois après, il a dû retourner à l’hôpital et on attendait de savoir s’il faudrait le réopérer une seconde fois. J’étais chez une copine, c’était plus simple pour tout le monde, tous les soirs, j’avais mon papa qui m’appelait et puis ma maman, qui était près de lui et un soir, elle m’a dit en pleurant qu’il fallait le réopérer… la machine était de nouveau en train de se casser pour elle, pour mon papa, pour moi et c’était encore pire finalement, parce qu’on avait vécu avec lui pendant 8 mois, le temps qu’il rentre à la maison et là, on avait l’impression qu’il était de nouveau sur le fil entre la vie et la mort de nouveau. Je l’avais tellement aimé pendant ces 8 mois, toujours collée à lui, à avoir peur d’aller à l’école parce que j’avais peur qu’il meure pendant mon absence. Tout s’est fini enfin et on s’est retrouvés, plus soudés que jamais. 

Ma maman est donc cette femme, qui n’a jamais rien lâché de ce combat pour lui montrer son amour au quotidien, sa présence à ses côtés malgré l’épuisement durant tout ce temps. Lui insuffler sa force pour qu’il continue à tout prix de respirer. Les angoisses à gérer seule, parce qu’elle était loin de nous. 

Ma maman est aussi celle qui m’a soutenue pendant mon combat contre l’anorexie, avec mon papa et mon frère, avec l’impuissance dont elle parlait souvent, mais elle ne m’a jamais rejetée pour autant, jamais montré qu’elle m’en voulait d’être celle que j’étais, pourtant je n’étais pas toujours tendre avec elle. L’estomac vide, on devient vite agressives, même avec les personnes qu’on aime.

Ma maman est quelqu’un qui se couperait en 1000 morceaux pour faire plaisir, elle a toujours des petites attentions qui font chaud au coeur. Elle m’a envoyé 2 brins de muguet pour le 1er mai, qu’elle avait mis dans une pochette plastique, avec un joli noeud rouge pour assembler les brins. Je n’ai pas pu les jeter, même si çà fait triste à voir j’avoue lol Mais ils viennent d’elle, de sa pensée à elle et je n’ai pas envie de le jeter.

Ma maman est celle qui doute beaucoup de celle qu’elle est, à toujours se demander si elle fait bien les choses, du style à dire « tu crois que çà va lui plaire ?? »

Ma maman est celle qui s’inquiète pour tout le quartier, qui est là, même quand çà ne va pas bien fort de son côté. Elle a de l’herpès et une inflammation de l’iris dans un oeil, depuis Noël. Le traitement n’est pas simple à gérer, parce qu’il est contraignant dans la journée, elle a été aussi plus fatiguée du coup, mais quand elle m’a au téléphone, elle trouve toujours le moyen de me demander des nouvelles de quelqu’un. 

Ma maman est de celle qui ne m’a jamais dit verbalement « je t’aime ». Je le savais, mais çà ne fait pas si longtemps que çà, qu’elle me dit d’un air discret, l’air de rien aussi « je t’aime tu sais » ou quand c’est un peu plus dur et elle le sort quand elle peut, même si c’est en plein milieu d’une phrase qui n’a rien à voir, mais on dirait qu’elle profite du moment où elle se sent de le dire, pour le faire et j’ai droit au téléphone à un « je t’aime bien tu sais, j’aimerais tellement faire plus pour toi ».

Des mots qu’ont aussi mon papa, mon frère, ma belle-soeur. Je leur réponds qu’ils sont là et que c’est précieux… Ils ne savent pas que sans eux, je ne suis plus rien finalement, que c’est ce que j’ai de plus solide sur cette terre et que ce sont eux qui me tiennent réveiller quand j’ai envie de m’endormir pour toujours… 

Voilà ce que représente ma ptite maman. Du courage, de la sensibilité, de l’altruisme, de l’empathie. Parfois elle me fait grincer des dents avec certaines paroles lol ou son manque d’attention à ce que je dis ce qui a le don de m’énerver ^^. Il y a des choses que j’ai dû pardonner aussi, mais le jour où je l’ai fait, je me suis délivrée d’un poids qui inconsciemment pesait bien trop lourd sur mes ptites épaules et personne n’est parfait, même pas les parents, mêmes pas les enfants ou les frères et soeurs. 

Tu ne lis pas mon blog ptite maman (et heureusement, çà évite de savoir toute la souffrance que j’emmagasine et ne dis pas pour protéger, mais que je sors ici), mais tu le sais, je t’aime très fort et suis fière de celle que tu es. 

J’ai un peu dérapé entre mon frère et ma maman, mais l’un ne va pas sans l’autre quand il s’agit de parler de l’un des deux, je me rends compte et cette épreuve là, fait partie d’elle aussi, de ce qu’elle est, de son histoire et de la notre en général.

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La Joliette ou le quartier qui renaît de ses cendres

(article écrit d’avance et programmé, désolée pour le retard dans mes réponses… je reviens le plus vite possible…)

Cathédrale de la Major

Quand je suis arrivée à Marseille, le quartier de la Joliette me faisait peur, il faut bien le dire. Appartements vétustes, fréquentations qui me donnaient la chair de poule même en plein jour. J’ai été une fois, c’était pour faire un scanner dans un hôpital qui prenait les gens rapidement et j’en ai profité pour aller voir la cathédrale de la Major. Et puis Marseille a été élue capitale de la culture l’an dernier et de là a découlé le branle-bas de combat pour faire renaître ce quartier qui à l’heure actuelle abrite le mucem dont j’ai déjà parlé il me semble. Ils ont relié ce magnifique édifice planté en plein milieu de la mer au Fort St-Jean, par une passerelle. La Villa méditerranée est juste à côté. La culture est mise en avant dans l’un comme dans l’autre de ces endroits. Plus loin, on a un immense centre commercial qui est né aussi, les Terrasses du Port et au milieu de tout ce chambardement, on a la Major qui brille de mille feux (enfin façon de parler… la Joliette, c’est aussi le port maritime autonome déjà et c’est de là que partent les jolis ferrys pour des destinations de rêve. Au fil des années, la pauvre Major a pris un coup de noir de mazout (mais si, venez respirer l’air marin vers chez nous ! humhum ^^). Ils l’ont « lavée » il y a quelques temps, mais on voit malheureusement qu’elle a souffert d’être aussi proche du port (j’ai cru que mon papa allait avoir une crise cardiaque en voyant la fumée que dégageaient les rafiots – s’il y a des marins qui me suivent, je vais me faire descendre d’avoir osé dire « rafiots » ^^. Les cheveux de Blanche-Neige qui laissent de grandes traînées noires en gros, quoi. « Regarde là-bas comme c’est beauuuuu papa !!!! le ciel est toutttt bleuuuu hum arf » je me suis dit que c’était la dernière fois que je les voyais à Marseille si je les laissais dans ce gros nuage noir de mazout, alors j’avais fait diversion… 

Du coup maintenant, tout est relié, par des escaliers, des passerelles et on navigue de l’un à l’autre avec plaisir et c’est bien desservi côté métro et bus, ce qui me permet d’y être facilement. J’aime le silence qui se dégage de ces murs de pierres. L’architecte qui a commencé à la construire en 1852 (elle a été finie en 1893) a voulu mêler les styles roman et gothique, mais il a aussi tenu compte, je suppose, de l’ouverture de la méditerranée, vers les pays d’Orient, en y mettant des touches d’Occident et d’Orient du coup. Et c’est sans doute çà qui fait son charme. Elle est autant représentative du mélange des cultures que la ville elle-même. Comme elle est vers le port, on dirait qu’elle est là pour souhaiter la bienvenue dans la ville (ce n’est pas wikipédia qui le dit, c’est moi hein, et mon esprit parfois qui voit des symboles où il n’y en a peut-être pas finalement, mais je m’en fous, j’aime le penser…) J’ai toujours eu du mal à être croyante, çà je pense que depuis qu’on me connait, on s’est rendu compte que j’avais des soucis avec la religion, même si parfois je me dis que çà m’aiderait… mais je crois en la seule chose qui me rassure vraiment. Que les personnes qui m’ont quittée reposent en paix dans un monde sans souffrance qui apparemment s’appelle le paradis et à çà, par contre, paradoxalement, j’ai toujours eu besoin de m’y raccrocher. C’est le seul moment où je regarde le ciel, dans le but de me dire « je ne suis pas seule, ils me protègent ». Mais autrement, je suis plutôt terre à terre. J’ai arrêté d’y croire un 27 mai 1986, qui est le jour de naissance de mon frère. J’ai maudit tout ce que je pouvais, même si je n’avais que 8 ans. Pourquoi il faisait subir tout çà à ce ptit bout de chou qui venait de naître et ma croyance s’est comme figée. Une de mes tantes croyante et très pratiquante m’a dit « Dieu l’a sauvé »… j’étais soit trop petite, soit trop bien éduquée pour lui dire « non ce n’est pas lui, c’est un chirurgien qui a passé près de 10h sur le corps de mon ptit frère pour le ramener à la vie et sans lui, Dieu n’aurait rien été pour lui ce jour là ». 

Mais j’admire ceux qui ont construit de tels édifices, à de telle hauteur avec les moyens qu’ils avaient et quand j’entre dans un lieu saint, il y a toujours une émotion qui me bouleverse et un calme intérieur qui s’installe en moi. Parfois j’y vais pour penser à mes anges et pour penser à mes vivants. Pas pour attendre un miracle ou lui demander quelque chose, vu que je ne crois pas en « Lui » vraiment, mais plutôt comme une remise en question de celle que je suis pour les personnes que j’aime. C’est l’endroit de l’introspection, dans un lieu qui amène au silence. Pourtant, il y a des touristes qui vont et viennent, mais on a beau être nombreux, j’y retrouve le même silence et le même calme. 

Tout ce laïus pour mettre des photos de ce quartier en pleine renaissance qui mérite d’être connu si un jour vous venez à Marseille, ou pour les marseillais qui ne se sont pas encore donné la peine d’aller voir les changements radicaux il faut bien le dire. Et puis, je voulais rendre hommage à cette grande Dame qu’est la Major, plus majestueuse que jamais au milieu de tous ces changements.

Je pense qu’il y aura beaucoup de photos, que je ne mettrai pas toutes directement par ici, mais en diaporama. Il suffit de cliquer sur une des photos et normalement, les autres suivent en grandeur réelle. Bonne visite de la Joliette et de tout ce qui a été construit ces 3 dernières années. J’ai toujours eu beaucoup de soucis pour photographier l’intérieur des églises, déjà parce que j’essaie le « sans flash » pour conserver la véritable luminosité qu’il y a, mais aussi parce que je n’ai pas de grand angle, j’utilise le mode « panoramique assisté » de mon ptit apn, mais je n’arrive jamais à retranscrire les dimensions que je souhaiterais, donc désolée pour la qualité pas top :/ )

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Balade autour de la Corniche – Défi fibro

Les défis fibro, c’est dire « merde » à la fibro en allant quelque part où je vais, c’est sûr, dépasser un peu mes limites (pas de trop non plus, ce n’est pas le but, si je reste couchée pendant 1 semaine après), mais c’est demander au corps d’aller plus loin et de mettre en gros les douleurs de côté et de se donner le droit de vivre, dit un peu plus tristement… En sachant que le prix à payer sera élevé, mais que le fait de l’avoir réalisé, prend le dessus. Au moins, je saurai pourquoi j’ai autant mal…. Ce matin, j’étais à 6, il y avait du soleil, il faisait même chaud et mon corps est un peu moins raide dans ces cas là, du coup, je me suis lancée le défi de faire un petit parcours sur la Corniche Kennedy, une route qui longe la mer sur 3kms et qui est formée comme un long banc, tout le long. Et en contrebas de celle-çi, se camouflent des ruelles, des anses, des recoins… et des tas d’escaliers :/

Le but était de faire ce chemin là :

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1,100 kms… On va rajouter le trajet depuis chez moi, aller retour et compter 2kms500 en tout. J’ai eu l’impression d’en avoir fait 10, du coup, j’étais déçue d’être autant fatiguée, arrivée à la moitié, mais j’ai pris plaisir à faire cette balade, profiter de la mer, des vagues et pour moi, le défi est relevé, parce que j’ai réussi ce que je souhaitais faire, même si j’ai dû parfois prendre des raccourcis.

1- Vallon des Auffes

C’est un petit port avec une 50taine de cabanons bien colorés. C’est plein de vie, il y a de nombreux petits restos tout le long, du coup, à cette période de l’année, çà commence à être animé. Une fois, j’avais vu des peintres aussi qui venaient s’inspirer des bateaux présents. « Auffe » est en fait une plante graminée « alfa », « auffo » en provençal et elle servait à faire les cordages, les filets de pêche etc… et le vallon tient son nom de cela. Au-dessus de lui, il y a 3 arches qui le relie du coup à la Corniche. On peut le voir dans le film « Immortel » avec Richard Berry.

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Depuis la Corniche

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2- L’Anse de Malmousque

La coquine se cache dans des ruelles. C’est aussi un petit port où on peut se baigner apparemment si on longe un peu davantage que je ne l’aie fait et qu’on s’installe sur les rochers. C’est calme, à l’abri du vent, j’irai la voir de plus près à nouveau, parce que j’ai manqué des choses à priori 🙂

 

En route pour l’anse de Malmousque
Une partie de l’anse, pour le reste, il faut voir la vidéo 🙂
Qu’est ce que çà sent bon !

 

3- Vallon de la fausse monnaie

Il y a plusieurs versions pour cette appellation, dont l’une que j’ai souvent entendue. Il aurait gardé ce nom depuis l’époque où des contrebandiers arrivaient par bateaux dans ce vallon et y faisaient des trafics en tous genres. Mais il aurait aussi été le coin de bandits qui volaient les gens qui étaient dans les diligences. Ils utilisaient les pièces de monnaie volées pour en faire des fausses, pour ensuite faire leur petit trafic. Bref, c’est le vallon de l’arnaque ^^ mais ce ne sont que des anecdotes qui donnent un côté mystérieux à tous ces endroits, parce qu’on se demande parfois d’où ils tiennent leur nom et que c’est intéressant de chercher la raison 🙂 Quand on voit tous ces petits endroits camouflés, on peut se dire que ce sont de belles cachettes et qu’elles l’étaient encore davantage sûrement pour tous les trafics du 19ème siècle 🙂

C’est çà que j’aime dans Marseille… La ville me rend curieuse de ce qu’elle a été et de son histoire passée pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui et les vestiges dont on profite.

 

 

 

 

J’espère que cette petite balade (grande pour moi 🙂 ) vous aura plu. J’en ai fait un Vlog où on me voit un peu papoter, si çà vous dit de voir tout çà, un peu plus vivant.

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La mer… cette immensité…

Plages du Prado, Marseille

Je sais que comme moi, vous êtes beaucoup à l’aimer cette grande étendue bleue qu’est la mer, alors je vous emmène dans la dernière sortie que j’aie pu faire. Je l’ai payée cher, mais pour elle, je ne le regrette jamais. J’ai planté mes deux pieds du mieux que je pouvais pour bien m’enraciner dans le sable, face à elle, devant cet horizon qui m’apaise toujours. A moins d’un tremblement de la Terre entière ou d’un cataclysme :/ (mais en même temps, je ne le verrai pas moi-même si on arrive à ce stade là…), elle sera toujours là… c’est la seule sécurité que j’ai qu’on ne me laissera plus tomber. Elle est la seule devant laquelle je suis sereine sur le fait que quoiqu’il se passe pour moi, elle, sera toujours là, contrairement aux gens. Elle ne disparaîtra pas. Il me suffira de me rendre auprès d’elle pour me recharger en énergie et m’ancrer près d’elle du mieux que je pourrai et elle répondra présente pour m’y aider… Je perds beaucoup de repères ces derniers temps, pour différentes raisons et j’ai eu besoin de me rappeler qu’il y avait quelque chose qui m’attendait de plus solide, qui ne lâcherait pas, que je ne perdrais pas sur le chemin de ma vie…

Elle était là… Comme toujours…

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Un peu d’évasion…

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J’ai eu du mal à revenir vers des choses plus légères, après ces jours de barbarie et certains propos qui ont suivis, avec lesquels il m’a fallu redoubler de patience pour ne pas remettre les gens à leur place ou ne pas hurler de voir ces mensonges qui s’affichaient sur le net. J’ai voulu éviter la télé, le net, me couper du monde, mais je suis trop humaine pour y arriver. Quand j’étais devant les écrans, c’était trop lourd à regarder et à digérer et quand je m’en absentais, j’y pensais sans arrêt, en me demandant où en étaient les dernières nouvelles.

J’ai regardé des vidéos youtube parler maquillage ou autre et je me sentais à 100000 lieues de tout çà, pourtant je les regardais pour me changer les idées, mais elles avaient été tellement embrouillées et salies, ces fameuses idées, qu’il en fallait une dose pour essayer de les adoucir… Il fallait du temps, il en faut et en faudra encore pour longtemps et en parallèle essayer de recommencer à vivre sans avoir peur constamment si possible… On a eu un décès dans la famille, ce qui m’a encore un peu plus rendu le coeur bien lourd. Tout mélangé, c’était moche…

Le besoin d’évasion s’est fait sentir, alors à défaut de pouvoir aller me balader, soit à cause du temps pas fameux, soit à cause de mon corps très douloureux ces derniers temps, j’ai puisé dans ma réserve de photos et de séquences vidéos que j’avais prises et faites il y a quelques années déjà. J’en ai fait un diaporama qui j’espère vous apportera à vous-mêmes un peu d’évasion au milieu de ce tumulte qu’on ressent tous, que ce soit dans la vie en général, ou dans notre tête, notre corps, nos tripes et notre coeur pour toutes ces victimes. J’inclus évidemment le Nigeria qui était passé un peu après l’attentat Charlie hebdo. Carnages sans nom, barbarie dont le sens m’échappe. 

Je vous laisse en vidéo et vous fais de gs bisous. Je vous emmène dans divers coins de Marseille. J’adorais les randos dans les collines. Et la mer évidemment où je pars m’oxygéner dès que je peux. Faites attention à vous. 

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Vacances de Noël en images

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Je vous souhaite déjà une excellente année 2015, avec la santé en premier, parce que sans elle, on n’est pas grand chose. L’amour, l’amitié, les petits bonheurs du quotidien, les plus grands, les moments de déprime qui permettent de mieux savourer les moments plus heureux, l’argent parce que même s’il ne fait pas le bonheur, il ne faut pas exagérer quand même, il provoque de sacrées nuits blanches quand il manque et qu’on ne sait pas comment l’avenir sera du coup.

Chaque année, je me dis que je ne prends aucune résolution, mais je me fais toujours prendre un peu au jeu malgré tout. J’en parlerai dans un autre post. Là c’est un peu le résumé des 2 semaines passées en famille. Il manquera mes nièces sur les photos, pour ne pas les exposer sur le net, mais elles ont été bien présentes durant les fêtes. J’ai pu en profiter encore mieux que je ne le pensais et plus je les vois, plus je les aime mes princesses. « Je t’aime tatie », quand ma nénette m’a dit çà avec son sourire et ses grands yeux, j’ai cru que mon coeur allait s’arrêter de battre 🙂 Ma pépette, elle, devient de plus en plus caline, arrive vers nous avec ses bras tendus, une jambe sur la notre, comme si elle partait faire un mur d’escalade 🙂 

Beaucoup d’amour, de douceur, de bons moments, de rires, de jeux, de selfies pleins de grimaces avec Eva et Lola qui voulait avaler mon iphone parce qu’elle se voyait dedans 🙂 , les chansons, les dessins animés. Noël comme j’aime. Entourée de mes proches. 

Des larmes aussi, une illusion que je n’arrive plus à donner, un isolement plus fréquent dans ma chambre, un masque qui tombe plus vite et plus souvent. Une double ptite delph. Celle qui profite et en arrière plan, cette fatigue et ce mal-être. Les deux se cotoyant en permanence. Une tatie ne montre rien ou pas grand chose. Je veux que mes nièces se souviennent de mes rires, de mes sourires, de mes « moi aussi je t’aime, très fort, pour la vie et au-delà », de mes bêtises pour les embêter, de nos minis batailles de neige, des mots bien à moi que nénette essaie de répéter et que pépette tente de répéter dans son langage bien à elle 🙂 J’ai dit un jour « mon dessin est fichu », çà s’est transformé en « il est fichou ? » « non fichu u u u » « fissu » ? ^^ elle a fini par y arriver et à le sortir à toutes les sauces, bravo lol

J’espère que vous avez passé d’aussi bonnes fêtes que moi. Je sais que pour certaines, ce ne sont pas des moments simples, alors j’espère que vous avez traversé tout cela du mieux possible. Je vous laisse en photos et reviens vite pour mes résolutions. Prenez soin de vous.

 

 

Moments de bonheurs et d'évasion

L’avant-Noël à Marseille

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La roue et ses cabanons sur le Vieux-Port (montage photo Pixiz)

Coucou,

A travers deux montages mélangeant séquences vidéos et photos, je vous emmène avec moi dans mes mini expéditions. La 1ère vidéo est une journée avec moi, en gros, où je partage mon quotidien sur les grandes lignes évidemment. Et la 2nde est une balade au milieu des cabanons installés sur le Vieux-Port à l’occasion du marché de Noël et dans le centre commercial que je préfère finalement, même si on en a un immense qui s’est ouvert en juin dernier. Celui-çi est plus convivial et accueillant je trouve.

Profitez de Noël, mais aussi de l’avant. Ce n’est pas juste la course aux cadeaux (cette année j’ai été très radicale, je me suis arrêtée à ma famille. Mes parents, mon frère et ma belle-soeur et mes nièces. Pour différentes raisons. J’ai voulu gâter un peu davantage ceux qui étaient là en continu toute l’année. Noël n’est pas juste une journée, c’est un tout, à mes yeux. J’ai décoré bien plus tôt que les autres années, le 25 novembre, tout était déjà installé. Je n’ai pas été très bien durant ces dernières semaines, alors je me suis réfugiée dans les couleurs, les lumières de Noël. Moralement j’avais besoin d’autre chose, de légèreté, de retour dans mon enfance. Et mon plaisir, c’est de voir mon ptit chez moi s’illuminer de 1000 feux, quand la nuit commence à tomber. Je n’ai pas pu sortir beaucoup non plus, du coup, les 2 fois où je l’ai fait juste pour profiter et me balader sans faire d’achats que j’avais faits en 3 fois quelques temps avant, j’ai bien regardé autour de moi pour bien m’imprégner de la magie de Noël. 

J’ai souri devant le Père-Noël et les enfants qui étaient à ses côtés, j’ai été émue, touchée et je me suis replongée dans mes propres souvenirs d’enfance, pour oublier le quotidien du moment…. 

Assez blablater, je vous laisse avec les 2 vidéos. Je ne suis pas très à l’aise pour parler, mais c’est un bon exercice contre la timidité. Quand je suis à l’extérieur, vous ne m’entendrez pas parler de sitôt, par contre 🙂 Les gens regardent bizarrement un appareil photo et une personne qui bouge derrière, j’ai beau essayer d’en faire abstraction en me disant que je ne les reverrai plus ces gens et que je m’en fous du coup, ce n’est pas si simple. Du coup, vous m’entendez chez moi entre mes 4 murs, avec ma Happy en guest star souvent lol N’hésitez pas à abonner à ma chaîne sur youtube, si le coeur vous en dit, pour voir davantage de ptites vidéos sur différents sujets. C’est motivant et çà fait plaisir de voir qu’il y a des retours… ou pas… ^^

Je vous embrasse, prenez soin de vous ❤ 

 

Moments de bonheurs et d'évasion

L’art de l’aquarelle à travers les yeux de mon papa

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Mon papa, cet aquarelliste ❤
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La magie des couleurs
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Sa 1ère palette

 

Aujourd’hui, je mets mon papa à l’honneur sur mon blog, avec l’une de ses passions, qu’est l’aquarelle. Je n’ai pas hérité du gène artistique, ce n’est pas faute d’avoir des parents qui ont toujours su dessiner et peindre, chacun à leur façon.

Son aventure « aquarelle » a commencé il y a 3 ans. Il avait rencontré des voisins et amis peintres, lors d’une exposition dans le village et comme ses propos suite à cela n’étaient pas tombés dans l’oreille d’une sourde, pour son anniversaire, je me suis aventurée dans un magasin de peinture et suis tombée sur une palette de couleurs qui m’a fait de l’oeil. Ont suivi le papier, les pinceaux et un livre qui me semblait bien complet pour apprendre à en faire et hop là (petit clin d’oeil à ma plus grande nièce dont c’est le mot fétiche 🙂 ), voilà mon papa, parti dans l’aquarelle. J’aime le voir aussi passionné devant ces couleurs qu’il manipule pour en faire des tableaux qui me font rêver. Ce qu’il aime avant tout c’est partager cet amour de la peinture. Il réalise ses tableaux en prenant comme modèle des images qu’il découvre sur le net ou des photos personnelles et le voilà parti avec ses pinceaux.

 

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Ewa KARPINSKA. Un livre qu’il recommande. Le lien vers son site sera en bas de l’article

 

Depuis, toutes les semaines, il va dans un groupe d’aquarelle pour partager avec d’autres personnes, cette passion. Je pense que le plus gros conseil qu’il donnerait aux personnes qui ont envie de s’y mettre, c’est d’oser y’aller. L’expression « se jeter à l’eau » est parfaite vu le contexte ^_^. Puis faire une esquisse rapide au crayon avant d’entamer la mise en peinture et  surtout ne pas avoir peur de mouiller le papier. Et comme pour toute discipline, faire des études (dans le sens « essais ») comme un musicien ferait ses gammes pour bien comprendre un mouvement et évoluer en découvrant de nouvelles choses.

Dans les peintures qui suivent, il y a justement des études (faut pas me demander lesquelles parce que je ne les reconnais pas ^^) et des tableaux qu’il a été amenés à exposer.

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Sa 1ère réalisation

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« Quand on aime, on partage ! » était le texte qui figurait sous le tableau lors d’une expo 🙂 Ils sont trop choux ❤

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J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à voir son travail que moi à le montrer 🙂 

Lien vers le site de l’aquarelliste Ewa KARPINSKA :

http://www.ewa-karpinska.com/

Vous pouvez me retrouver sur PINTEREST en cliquant juste sur mon profil correspondant, situé dans la barre à droite du blog. Un tableau sera créé avec ses aquarelles.

 

Pour toi mon papa, avec tout mon amour et ma fierté d’être ta fille ❤