Projets des copinettes

Apéros cosmiques – « Ce qui coule dans mes veines »

Source image : Pinterest

Aileza a lancé les apéros cosmiques il y a quelques mois déjà et c’est toujours un plaisir de rejoindre ce moment quasi mensuel. N’hésitez pas à rejoindre cet apéro bien spécial 🙂 Voilà ma participation, dont le thème est « Ce qui coule dans mes veines ».

« Ce liquide qui coule en moi est toujours en ébullition, actif à des allures qui dépassent parfois l’entendement. Il brûle la fine épaisseur de mes veines, tant l’afflux peut être violent, quand je suis animée par l’amour de ma famille, par des marques d’affection d’ami(e)s qui me rendent encore vivante, qui font de moi quelqu’un d’important et qui donne un sens à l’existence. Il réchauffe tout mon être, comme si j’étais invincible et qu’il ne pouvait rien arriver, ni à moi, ni aux personnes qui me sont chères. Il brille telle une flamme qui permettrait de la faire briller à des kms alentours. Je crois en l’énergie qui passe entre les gens, que se soit par contact quand des bras me serrent très fort pour me montrer de l’affection. Par un regard, un geste, un mot sincère qui vont donner sens à la vie. A ma vie.

Ce qui est coule dans mes veines est toujours quelque chose qui me va droit au coeur. Qu’il prenne de jolis coups ou de sales tours qui le ternissent en même temps que ce qui est en train de couler en moi… Source image : Pinterest

Mais parfois, cette substance qui me sert de sang se fige et se glace en moi, il donne une sensation de froid intérieur que rien ne pourra réchauffer. Je l’imagine naviguer au ralenti quasiment inerte, bleu. Le mensonge, l’hypocrisie, l’absence, les excuses qui me rendent imbécile aux yeux des autres, la perte de confiance en eux du coup, le bloquent, parce que ce ne sont pas mes valeurs à moi. Je vais même à l’encontre de ces sentiments qui bousillent le bon cheminement de mon liquide intérieur et qui ne m’appartiennent pas, mais qui entraînent la déception. Ce n’est pas mon essence personnelle et c’est comme si ce qui coulait dans mes veines à ce moment là était éteint. La flamme s’atténue et il faut que je fasse attention à ne pas la laisser se consumer.

Dans l’un ou l’autre cas, j’ai autre chose, en parallèle de tout cela, qui coule dans mes veines. De l’encre. Parce que c’est la seule façon que j’ai d’expulser le meilleur comme le pire et je crache un jet d’encre sur mon écran pour me libérer du pire ou pour consolider le meilleur. Le partage de celle que je suis à tous les niveaux, dans l’espoir de laisser une trace d’encre indélébile de ce qui aura coulé dans mes veines durant toutes ces années de vie. Le  jour où j’ai arrêté de m’auto censurer pour X raisons, j’ai senti que l’afflux était encore plus fort et qu’il éjectait à une vitesse grand V le contenu de ses veines, de tout ce qui pouvait être contenu dans ma tête, dans mon coeur et au plus profond de mes tripes surtout. Sans tabou.

Ce qui coule dans mes veines est un bouillon, un cyclone, une cocotte minute qui vit les belles et les mauvaises choses d’une façon surdimensionnée. Je sais juste que je laisse de moins en moins, les gens me donner l’occasion de penser que ce qui coule dans mes veines est bleu, froid et inactif. Et je m’accroche au maximum à ceux qui arrivent à donner à ce sang, des teintes rouge vif, intense, vivante. La vie dans des petits tuyaux veineux qui se diffusent dans des canaux artériels qui vont droit au coeur pour l’embellir et lui donner un sens, parce qu’il le mérite après avoir autant souffert…. »

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FlowerPower2015 – Un lundi à la Madrague

La Madrague de Montredon est un quartier au bord de la mer, à quelques pas de ce qu’on appelle le bout du monde, les Goudes (enfin celui de Marseille, du moins ^^). C’est aussi dans ce quartier que vivait Florence Arthaud. 

Et on y trouve des coquelicots, des pâquerettes, des fleurs de pissenlits, entre autres, qui poussent allègrement parmi les rochers. Elles se côtoient les unes près des autres et partagent le même coin de verdure, sans se bagarrer. Elles luttent ensemble, contre vents et marées, quand le mistral se lève et ne les ménagent pas. Pour ce lundi, juste envie de partager ce trio de couleurs, cette explosion de fleurs qui poussent partout où elles peuvent. Fleurs que beaucoup ne prennent pas le temps de regarder et ignorent en passant à côté d’elles, l’air de rien. 

Bon lundi en fleurs. N’hésitez pas à participer au très beau projet photo de Bernie

Le mode macro n’était pas encore au point au moment où j’ai pris ces photos :/ c’est un peu flou désolée

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Une rose bicolore – FlowerPower2015

Roseraie – Parc Borély, Marseille

 

Attention aux yeux, je mets ma police d’écriture aux couleurs de ma rose, mais c’est vif wouah ^^

Une rose mi-jaune, mi-rose comme je les aime, que j’avais trouvée un jour dans la roseraie du parc Borély, qu’il faudra que j’essaie d’aller voir d’ici peu, pour renouveler mon stock de photos. C’est un endroit uniquement dédié à des roses (en même temps, c’est une roseraie donc bon 🙂 ), mais la première fois que j’y ai été, je n’en revenais pas du nombre de sortes qu’il existait. Pour moi, il y avait les blanches, les rouges, les jaunes, les roses et c’était en gros, tout mon savoir en matière de roses… Le soleil tape dessus et renforce les senteurs qu’elles dégagent et c’est tellement agréable de se retrouver parmi elles. 

Je vous souhaite un bon lundi et vous laisse donc avec ma participation au projet de Bernie « FlowerPower2015 » auquel on prend vite goût. 

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Un jour qui a changé ma vie – 53 billets en 2015

Une clinique psy mélangée aux collines…

Ma participation pour la 23ème semaine de « 53 billets en 2015 » créé par Agoaye, dont le thème est « un jour qui a changé ma vie »

L’autre jour, pour parler sur le thème « Maman », j’évoquais la naissance de mon frère qui a changé ma vie, déjà. Du coup, je vais passer au 2ème jour qui a changé ma vie la 2nde fois 🙂 Toujours avoir un plan B ^^, même pour les jours qui changent nos vies, parce que finalement, on n’en a pas qu’un… il y en a juste des plus marquants que d’autres.

C’était le 8 septembre 2004. Deux jours que je venais d’arriver à Marseille, dans des circonstances pas forcément simples. Envoyée là pour faire une cure, je m’étais retrouvée dans un endroit pas du tout approprié. Un mouroir où j’ai passé le w-e, faute de  pouvoir parler avec un médecin. Deux jours qui m’ont marquée. Le lundi 8 septembre, j’ai été appelé par le psychiatre référent de l’établissement, mon but étant de foutre le camp et de remonter en Alsace, mais il fallait son accord. Il a regardé mon dossier et m’a dit de lui-même que ma place n’était pas dans ce lieu là et que si j’acceptais, il me ferait transférée dans une clinique où il travaillait aussi en parallèle. Après en avoir parlé avec lui et surtout une sacrée dose d’arguments positifs, j’ai fini par accepter. Il a appelé la secrétaire des admissions pour savoir s’il y avait de la place, le but étant de me dégager le plus vite de là quand même, tant qu’à faire. Je parle très peu de cet endroit, mes parents ont su dans quoi j’avais foutu les pieds, en février dernier seulement, c’est dire… L’après-midi, une ambulance est venue pour le transfert. Je ne connaissais rien de Marseille et n’avait personne sur place, je pouvais juste faire confiance à ce médecin là. 

On est arrivés devant une clinique au pied des collines. Un long couloir qui n’avait rien à voir avec l’endroit que je venais de quitter. Une chambre claire, deux lits, une compagne de chambre de 18 ans, une fenêtre ouverte comme il se doit dans les établissements psy, juste entrouvertes le minimum, même pas de quoi mettre sa tête par la fenêtre, mais juste son nez pour avoir de l’air. C’était largement suffisant pour sentir l’odeur des pins et entendre les cigales. La voisine de chambre venait de laver son linge, il y avait une douce odeur de lessive qui planait dans la chambre.

J’ai ressenti un calme intérieur que je n’avais pas connu depuis longtemps. L’infirmier a fouillé toutes mes affaires, a pris tout ce que je n’avais pas le droit de conserver et m’a dit « reposez vous ». Je me suis allongée sur le lit, dans le silence avec pour compagnie les cigales que j’entendais pour la première fois de ma vie (à 26 ans, c’était la 1ère fois que je quittais mon Alsace natale), couchée sur le côté pour voir par la fenêtre et c’est le jour où j’ai lâcher prise… où j’ai déposé mes bagages dans tous les sens du terme, en paix. Où je me suis dit qu’il fallait leur faire confiance, parce que j’arrivais au bout de mes forces tant physiques que mentales. Que j’avais besoin de récupérer un peu de vie et d’oxygène. Et le cadre m’a aidée à m’apaiser aussi. 

C’était le 1er jour de ma reconstruction, donc oui, ce transfert a été un changement qui a changé ma vie. Qui me l’a sauvée, même… J’ai rencontré le personnel soignant au fil des jours. S’en sont suivis les premiers soins, les 1ers pas dans une thérapie plus poussée et surtout l’aide de l’ergothérapeute qui a été un membre essentiel dans ma reconstruction, même si ce qu’il m’apprenait et essayait de faire entrer en moi, je n’ai pu l’appliquer que plusieurs années après. 

« Mes » collines…. tellement symboliques…

Le destin m’avait entraînée à Marseille et j’avais des choses à y faire… Sur 4 ans, j’ai passé au moins 18 mois dans cet établissement. J’y ai vécu le suicide de personnes qui m’étaient devenues chères au fil du temps, c’est aussi là qu’on a abusé de moi dans une chambre où j’aurais dû être normalement protégée… c’est là que j’y ai fait de belles rencontres, avec lesquelles j’ai échangé beaucoup de choses sur la vie et qui ont laissé des traces positives en moi. L’aide et ces rencontres, sont les seules choses dont j’ai envie de me souvenir de ce qui a découlé de ce jour qui a changé de ma vie… Le w-e, au bout de 2 semaines, j’ai pu avoir des permissions. Pendant que les autres patient(e)s allaient dans leur famille, j’étais seule et tant que mon poids restait stable, j’avais le droit d’aller marcher dans les collines toutes proches. C’est là que je me ressourçais pour affronter la semaine suivante de soins. C’est aussi dans ces collines que le besoin et l’envie de refaire ma vie est venue et s’est tissée au fil des mois. C’est là que j’ai pris la décision de venir habiter à Marseille. Un an après j’étais là, contre l’avis de tous. 

Je réalise que des jours peuvent être bien décisifs dans la vie de quelqu’un et peuvent chambouler une vie complète…

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Un lundi fleuri alsacien – FlowerPower2015

Je vous montre quand même le décor où on trouve ces ptites fleurs Lac de Sewen, Haut-Rhin, Alsace

Je ne suis  pas en Alsace, non, suis bien là, je n’ai pas pu remonter comme c’était prévu, mais l’autre jour, j’ai parlé d’un endroit que j’aimais beaucoup, à mon papa en lui disant que je n’arriverai plus jamais à y aller et du coup, j’ai eu envie (besoin… nostalgie bonjour) de regarder mes photos de nos randos. Sauf qu’à ce moment là, j’avais un appareil à pellicules, reçu pour mon bac et vu le nombre que j’ai fait de clichés, je ne pouvais pas toutes les emmener avec moi à Marseille. Du coup, je me suis rendue compte que je n’avais pas tant de photos que çà de nos randos, sur mon pc. Il faudrait que je scanne celles papier histoire de les avoir avec moi, la prochaine fois que je peux remonter… Et en ce lundi, je partage une des balades qu’on avait faites, il y a 7 ans (moui les fleurs ne sont plus toutes fraîches après toutes ces années -mêmes si elles renaissent chaque année- , mais c’est bien moi qui ai pris les photos malgré tout ^^ et surtout, c’est la dernière rando que j’aie pu faire, donc elle est symbolique…)

C’est un lac qui se situe dans un petit village. Le lac de Sewen. Et il y a un sentier qui permet d’aller à un lac bien plus haut (accessible en voiture aussi heureusement ^^), le lac d’Alfeld et quand on continue encore la route, on atteint le Ballon d’Alsace qui domine toute la chaîne vosgienne. Allez, assez blablater, je vous laisse en photos. J’ai choisi celles où on voyait des fleurs parmi le paysage, puisque c’est le but, tout de même, de montrer des fleurs 🙂 même si on ne les voit pas forcément de très près. Bienvenue au milieu de mes racines en tout cas ❤

Bon lundi à tout le monde. N’hésitez pas à participer au projet photo FlowerPower2015 lancé par Bernie pour rendre le lundi un peu plus joyeux…

Et sur le chemin du lac, on trouve ce ptit ruisseau bordé de jolies fleurs mélangées à des herbes folles ❤
Sur le chemin… c’était bien brumeux, mais les odeurs d’herbe fraîche, de fleurs, de terre embaumaient nos narines. J’adore ce genre d’odeurs qui peuvent me manquer à Marseille. Le lac est caché derrière les 1ers arbres, du coup.
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Sur mon balcon – FlowerPower 2015 #3

Ma première petite rescapée et ma grande battante ❤

 

Demain, malgré le jour férié (enfin pour certains du moins), on est tout de même lundi et qui dit lundi dit : tous les noms d’oiseaux qui nous passent par la tête, si si :-p

Pour adoucir tout çà, me voilà pour la participation du projet FlowerPower créé par Bernie 

Cette semaine, je n’ai pas été bien loin, il suffisait de traverser ma porte-fenêtre (elle était ouverte je vous rassure… non je préfère prévenir, parce qu’une fois, j’avais oublié qu’elle était poussée, à cause de Happy pour qu’elle ne s’échappe pas, comme elle fait parfois. Et en voulant rentrer, je me suis à moitié assommée contre la vitre du coup… #pierrerichardsorsdemoncorps ^^)

J’ai deux bacs de fleurs accrochés à la balustrade où sont disposé en tout quatre pieds d’une sorte de géraniums, que j’ai depuis 3 ans maintenant. Sauf que cette année, je sentais qu’elles arrivaient au bout snif. Un bac est complètement sec et le 2ème, comme il restait du vert, surtout sur l’un des pieds, j’en ai pris soin au maximum, mais je parlais de les enlever pour les changer, parce que çà me faisait mal au coeur de les voir aussi mortes 😦 

Le plan de fleurs se mélange un peu au vert des arbres que j’ai devant chez moi et je n’ai pas pris les photos aux mêmes moments de la journée, c’est juste pour çà que la couleur des arbres est un peu différente, mais je me rends compte qu’eux aussi, se sont encore étoffés, c’est fou comme çà change en si peu de temps ! Mais au milieu on repère mon pied de fleurs nu comme un ver et qui a choisi de se rhabiller 🙂

Et un matin, mardi dernier, en ouvrant mon volet, j’ai eu la jolie surprise de voir une fleur toute belle, ouverte, le coeur à l’air, les pétales au vent. J’étais toute folle, on va même dire que c’était mon seul ptit bonheur de la journée, mais quel bonheur 🙂 Vu que je n’ai pas grand monde à qui parler et à qui la montrer, je vais comme une dingue vers Happy en lui disant « hannn regarde ma Happy !!!! on a une jolie fleur !!! » J’attendais une réaction (les voisins qui m’entendent lui parler, vont un jour faire en sorte qu’on m’enferme, faut que je me méfie de ce que je dis :/ ), mais elle s’est contentée de bailler, l’air de dire « tu me réveilles pour çà ?? »…. On n’a pas les mêmes valeurs, la minette et moi, non non ^^ 

Ben oui, je les ai prises sous toutes les coutures, du coup ^^

Le jour suivant, il y en avait 2 autres et j’ai vu des bourgeons prêts à s’ouvrir. Quand je pense que j’avais manqué la jeter la pauvre… Mais elle ne m’en veut pas, elle continue à donner de la couleur sur mon balcon, elle n’est pas rancunière. On a eu du mistral à près de 110kms / h jeudi, j’ai pensé qu’elles n’allaient pas tenir le choc, du coup, pour limiter les dégâts, j’ai descendu le bac pour le mettre par terre, un peu à l’abri et bon… elles ont un peu souffert, mais elles persistent à vivre mes ptites fleurs, alors les voiçi, pour vous souhaiter un bon lundi. Profitez bien si vous avez la chance que ce soit un jour férié pour vous 🙂 et courage pour les autres…

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Fais moi rire – Apéros cosmiques #2

(article programmé, désolée si je ne réponds pas tout de suite aux commentaires…)

Source photo : site 123.rf.com

 L’apéro proposé par Aileza et sa cosmique bonne humeur a pour thème, cette fois-çi « Quand Amour rime avec Humour ». On a tou(te)s rv le vendredi 22 mai, alors n’hésitez pas à nous rejoindre. « Avec plein de petits cotons, la fête est plus folle ! 🙂 

« Plusieurs sorties que je fais avec lui, que je me sens de plus en plus proche de lui parce que j’aime bien ce qu’il est. Il m’a séduite en me faisant rire et ce soir là, on est tous les deux sur la plage, j’ai posé ma tête sur son épaule, il a mis son bras autour de moi, je suis bien, le soleil se couche à l’horizon et on est là tous seuls au monde (enfin façon de parler…), sur cette plage pas abandonnée (je rappelle qu’on est à Marseille, à moins de se mettre dans un recoin où personne n’a accès ou sur des rochers qui écorchent nos petits derrières, ben on n’est pas tous seuls l’été sur la plage, heinggg :/ !)

Il a ce petit grain de folie que j’aime bien, mes sourires l’encouragent à faire le clown, plus je ris, plus il se déchaîne pour que mon rire continue à l’infini. Avec peu de mots, avec des choses si simples, si banales, mais il a la façon de le faire qui change tout et çà me plaît. On finit par un fou rire sans savoir ce qui l’aura déclenché finalement, après avoir souffert pour être belle pour ce rv (comprendre avoir subi la « dépoilation » – oui j’invente des mots si je veux non mais- pour ne pas faire concurrence au yéti et avoir les jambes toutes douces ^^), me voilà en train de souffrir pour succomber à son charme et son humour, en ayant les zygomatiques en miettes et les abdos en béton d’avoir autant ri. Qu’il est beau avec ses petites fossettes qu’il a quand il rit et ses yeux qui font des étincelles… je suis tombée amoureuse ce soir-là… le rire nous a rassemblé, il a compris que j’en avais besoin pour me sentir vivante. Il sait aussi que je ne vais pas bien tout le temps, mais il m’a dit qu’il comprenait, on en a parlé suffisamment pour savoir à quoi il s’engage s’il veut faire un bout de chemin avec moi. Il m’a dit qu’il était là malgré tout, alors je lui fais confiance pour une fois et je me laisse aller à ce qu’on a à vivre ensemble… je sais qu’il y aura des hauts et des bas, mais je sais qu’au milieu des larmes, on aura aussi des rires qui feront des arcs en ciel dans mon coeur et dans ma tête et on arrivera à surmonter les difficultés… Ce soir, il m’a prouvé que l’amour pouvait faire des petits miracles en soi et qu’agrémenté d’une dose d’humour, on pouvait accomplir de belles choses. Entre amour et humour, on met l’espoir au milieu et en route pour une belle aventure… »

Voilà ma participation pour ce ptit apéro très sympa. Je vous laisse deviner si c’est réel, fictif, un peu des deux… 🙂 ou si c’est juste ma façon de percevoir l’amour après tout… le thème n’était pas forcément facile, j’avoue, pour la grande pro en amour que je suis (non c’est de l’humour, çà tombe bien, vues les circonstances 🙂 )

Bon et en parlant de « plage abandonnée », j’ai évidemment pensé à cette chanson…. bravo, je n’ai pas fini de l’avoir en tête maintenant argh ! 

KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA

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Flower Power 2015 #2 – Du rouge, sans le noir

Bernie a compris le truc pour digérer le lundi et la reprise. Nous faire voir la vie en fleurs avec le projet #PowerFlower2015 pour égayer cette journée pas bien sympa. J’ai choisi des roses rouges, cette semaine, pour mettre un peu de piment à ce lundi encore plus laborieux que d’habitude et du vif pour essayer de garder les yeux ouverts sans devoir chercher les allumettes pour tenir mes paupières…

Dans cet endroit du jardin, celui que vous connaissez tous maintenant, je pense à force de le voir sous toutes les coutures, par ici, il y a une partie réservée à toutes sortes de roses, c’est leur paradis à elles et elles s’en donnent à coeur joie pour nous montrer toutes leurs couleurs, plus belles les unes que les autres. Celles-çi se cachaient derrière la sorte de tonnelle en bois où je m’installe souvent, surtout l’été, parce que le « toit » est recouvert de fleurs lui aussi et de lierre du coup, çà apporte de la fraîcheur.

Coucou, je vous vois derrières les poteaux !! ^^

 

Des roses par centaines, c’est juste une partie çà

Si beau de les voir s’ouvrir, se déployer les pétales et montrer leur petit coeur tout doux et tout tendre. Doux lundi coloré et fleuri

 

A coeur ouvert… les petits boutons oseront d’ici peu montrer leur joli petit nez

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Mes plus grandes victoires – « 53 billets en 2015 »

Ces victoires qui font celles que je suis… Qui serais-je, sans tous ces combats… (été 2014, plage de la pointe rouge, Marseille)

 

De blog en blog, souvent on découvre des projets ou des défis qui donnent envie d’être rejoints parce qu’ils apportent quelque chose. Quand on est un peu (beaucoup…) en bas, c’est important de se rappeler ce qu’on a pu faire, pour ne pas voir que le négatif et ce qu’on n’arrive pas à faire. C’est ma grande spécialité… alors en lisant le post de Marie qui parlait du défi « 53 billets en 2015 » créé par Agoaye et le thème m’a donné envie. « Mes plus grandes victoires » 

* j’étais destinée à vivre dans l’anorexie chronique, vu le nombre d’années passées dedans, peu de soignants pensaient que je m’en sortirais un jour. Cà fait 4 ans et demi que sur mon dossier est inscrit le mot « guérison » et il figure aussi sur tous les dossiers que je suis amenée à envoyer à la mdph ou à la sécurité sociale quand il faut faire mon bilan médical. 

* j’ai pris 13 kgs, autant acceptés par mon corps que par ma tête, ce qui était quand même le plus important, sinon çà ne servait à rien.

* je me surprends à aimer mes petites formes, à aimer les ressentir à travers mes vêtements quand je bouge et que mon popotin remplit enfin tous mes pantalons

* malgré l’anorexie, la dépression et le trouble borderline, j’ai un bac + 2. Je me suis battue même l’estomac vide, pour accéder à ce que je voulais faire.

* par rapport à mon trouble, il est difficile de tisser des liens sociaux et surtout de les conserver, on a plutôt tendance à un grand manque de stabilité, pourtant, je suis bien là, à parler depuis des années à certaines personnes et autour de moi, même si j’ai fait un grand ménage ces temps-çi (et ce n’est pas mon trouble qui l’a entraîné…..), il y a 2 personnes qui sont là depuis 8 et 5 ans. Un record borderline… 

* j’essaie d’être la meilleure tatie possible avec mes deux ptites nièces qui comptent tant pour moi et mes liens avec toute ma famille se sont encore plus resserrés, remplis de solidarité et tous les 6 sont ma force la plus immense.

* je tente de mettre en place l’un de mes plus grands projets (il n’est jamais assez bien écrit, c’est pour çà qu’on n’en voit pas la couleur, mais il est là).

* j’ai déménagé à l’autre bout de la France, loin de toute ma famille et tout reconstruit, alors que j’étais en pleine anorexie et qu’à l’époque, pour beaucoup (tout le monde en gros) c’était un projet trop fou, qui aurait pu mettre ma santé encore plus en danger, mais je me suis adaptée à ma vie marseillaise et çà fait 9 ans et demi que je suis là. 

* je me lance des défis physiques alors que je ne suis pas forcément en forme pour les faire, mais dont j’ai besoin pour mettre du sel dans mes journée très chaotiques et très noires, il faut bien le dire…

* je fais tout pour retrouver une vie professionnelle alors que beaucoup de portes se ferment et que certains statuts ne me sont pas autorisés à cause de l’invalidité, ce qui limite bien des choses…

* j’ai réussi à faire confiance à des hommes dans ma vie privée, malgré une agression et abus sexuels, à 4 ans d’écart. 

* je me suis lancée dans l’aventure asmr, sur youtube, pour essayer d’apporter un peu d’apaisement aux autres et partager

* et ma plus grande victoire est simplement de vivre…. 

 

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Instantanés Singuliers #4 – Happy dans toute sa splendeur

Happy et moi, une grande Histoire d’Amour, avec un grand H et un immense A

 

J’ai été cherché ma Happy en janvier 2011, à la SPA, accompagnée de mon meilleur ami qui avait enfin réussi à me convaincre que ce serait bien que j’aie une petite compagne de route poilue. On y a été une première fois où j’ai fait le tour, caressé certaines boules de poils et d’un coup, je l’ai vue. De derrière, elle ressemblait à Picsou, parce qu’elle avait des poils qui partaient dans tous les sens sur les « joues ». La personne qui s’en occupait a été cherché son ptit dossier. Deux mois qu’elle était arrivée là, elle avait été trouvée dans une fourrière et venait de mettre au monde des ptits mais çà s’était mal passé et elle avait fait une grave infection, elle venait juste de finir son traitement quand je l’ai eue. Je l’ai tenue dans mes bras, elle était toute tranquille, elle ronronnait, me léchait, mais je doutais sur ma capacité à m’en occuper. C’était la première fois que j’aurais un chat, je connaissais plutôt ceux, sauvages mais qu’on finissait par pouvoir approcher un peu, de chez mes parents qui venaient se régaler 🙂 Alors je suis repartie sans…. J’ai pensé à elle toute la semaine. J’étais en pré-formation où çà ne se passait pas bien, je rentrais le soir et me disais que j’aurais aimé qu’elle soit près de moi pour m’apporter un peu de douceur. J’ai rappelé le meilleur ami et le w-e suivant, cette petite picsounette était à moi. Ma peur était qu’on l’ait peut-être adoptée entretemps ou que je ne la reconnaisse pas, mais d’un coup je l’ai vue de derrière et j’ai regardé son allure à la Picsou et crié « elle est làààààà » !!!!! ^_^ (elle partait roupiller… comme elle fait les 3/4 du temps maintenant)

Elle s’est vite habituée à sa nouvelle maison, à part la nuit où elle pensait que je ne dormais jamais et faisait sa vie (à l’époque je dormais bien et n’était pas insomniaque encore alors le réveil à 5h était sec pour le coup, parce qu’elle passait son temps à miauler et à me sauter dessus) et puis çà s’est tassé, je l’ai vite aimée, ma Happy. Je l’aimais depuis le 1er jour en fait. 4 ans et demi bientôt qu’elle est chez moi. J’ai l’impression qu’elle comprend quand je vais mal, elle répond à des petites phrases que je dis. Elle reconnait l’intonation de la voix, bizarrement. On s’est fait notre langage à nous. Elle dort à mes côtés, la tête sur l’oreiller (ben oui, on s’emmerde pas) ou collée contre moi ou blottie dans mon cou. Sur le carnet de santé, il est indiqué « à voir le comportement »… on s’est effectivement bien trouvées, elle peut être autant câline qu’agressive, elle change d’attitude en 1mn chrono.

Elle est à mes côtés quoiqu’il arrive. Que je rie ou que je pleure, elle est là. Un jour, j’étais assise au bord du lit, en pleurant à chaudes larmes, elle est venue s’asseoir près de moi, m’a léché la joue, l’air de dire « t’en fais pas, je suis là, çà va aller ». C’est ma petite fille, celle que je n’ai pas pu avoir, elle a d’autant plus de valeur. Je n’ose pas penser au jour où je la perdrai… 9 ans et demi et je prie pour qu’elle fasse partie de ces chats qui arrivent à près de 15 ans… 

Pour le rv mensuel « Instantanés Singuliers » lancé par Marie , le thème ce coup-çi est « Chat insolite ». Voilà ma participation.

Ma maman lui avait mis son bonnet sur la tête ^^
Quand j’ai du mal à tenir un livre à cause de mes doigts douloureux, c’est elle qui me fait la lecture 🙂
Parfois elle fait une tête très bizarre, je suis prête à demander un exorcisme par moments ^^
Quand j’ai déménagé, elle m’a évidemment aidée

Désolée ma Marie, je n’ai pas réussi à n’en mettre qu’une, comme d’habitude, sur tous les Instantanés Singuliers d’ailleurs 🙂