Coin lecture

« Une saison pleine de promesses », Cathy KELLY

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Article programmé… dsl en cas de réponses tardives…

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Un recueil de 19 petites nouvelles, dont les femmes, de tous âges et de milieux sociaux différents sont mises en avant. Elles ont envie d’une seconde chance, d’un nouveau départ, de croire en la vie, de changer, de se reconstruire, de bouleverser leurs habitudes, d’être heureuses et de s’en donner le droit… L’objectif est identique à toutes : la recherche du bonheur ou simplement de la liberté et du mieux-être. A l’origine de ces changements, une personne ou un objet… placés là au bon moment et au bon endroit, pour aider ces femmes à se dire que, oui, la saison est pleine de promesses, grâce à un coup du destin 🙂 

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Si vous êtes comme moi, à croire que rien n’arrive par hasard, mais que le destin est à l’origine de notre chemin de vie, ce livre est pour vous 🙂 Il donne de l’espoir sur le fait que rien n’est figé, montre que surmonter ses peurs et que bouleverser ses habitudes peuvent changer la vie, une fois qu’on a osé sortir de sa « zone de confort ». Il apprend aussi que c’est important de prendre soin de soi, de s’approprier son propre bonheur pour arriver à en donner autour de soi, d’une meilleure façon, en quelque sorte et de manière plus épanouie. De penser à soi et son bien-être pour que celui-çi déteigne sur les personnes qui nous entourent. Il ne suffit parfois pas de grand chose pour que nous, en tant que maître de notre destin, puissions changer cette trajectoire qu’est notre vie. Un objet ou une personne peuvent chambouler nos pensées, nos actes, nos façons de voir les choses et arriver à rendre une situation qu’on croyait désespérée, en quelque chose de plus doux, rempli de bonheur, alors qu’on ne pensait pas y avoir droit ou y accéder. Pour la première fois ou pour une seconde chance. Parce qu’on a toutes droit à de nouveaux départs. 

J’ai beaucoup aimé ce livre, l’auteure est partie de situations pas bien compliquées si on y regarde de près, qui pourraient arriver (ou qui arrivent, parce qu’on peut aussi s’y retrouver, dans ce livre…) et elle fait en sorte qu’il y ait une sorte de morale à chaque fin de nouvelle. Certaines nouvelles m’ont touchée davantage que d’autres, justement parce que je m’y suis retrouvée peut-être plus et à la fin, il m’arrivait de sourire en respirant un grand coup, plus légère et en me disant « il suffit de si peu pour qu’on se sente mieux… parfois il manque peu pour atteindre un peu de mieux-être… » Je ne crois pas au Bonheur avec un grand B, comme j’ai déjà pu le dire. Je crois en des petits bonheurs simples et quotidiens, des petits morceaux qu’on forme en patchwork pour en faire quelque chose qui nous rend bien. Ou mieux, au moins… C’est un livre qui peut donner de l’espoir, mais si on accepte de changer, parce que dans toutes les nouvelles, à mes yeux, le destin a frappé, mais pas sans un changement de la part de la femme concernée… Croire en ses rêves et ses projets et se donner les moyens d’y accéder, aussi. 

Moralité qu’on peut retenir quand on ferme ce livre : le changement fait peur souvent, mais il peut être salvateur, si on sait écouter les signaux que nous envoie ces petites choses qui nous sont destinées. Oser et dépasser ses craintes…

Et vous, plutôt hasard ou destin ?

Moments de bonheurs et d'évasion

La mer… cette immensité…

Plages du Prado, Marseille

Je sais que comme moi, vous êtes beaucoup à l’aimer cette grande étendue bleue qu’est la mer, alors je vous emmène dans la dernière sortie que j’aie pu faire. Je l’ai payée cher, mais pour elle, je ne le regrette jamais. J’ai planté mes deux pieds du mieux que je pouvais pour bien m’enraciner dans le sable, face à elle, devant cet horizon qui m’apaise toujours. A moins d’un tremblement de la Terre entière ou d’un cataclysme :/ (mais en même temps, je ne le verrai pas moi-même si on arrive à ce stade là…), elle sera toujours là… c’est la seule sécurité que j’ai qu’on ne me laissera plus tomber. Elle est la seule devant laquelle je suis sereine sur le fait que quoiqu’il se passe pour moi, elle, sera toujours là, contrairement aux gens. Elle ne disparaîtra pas. Il me suffira de me rendre auprès d’elle pour me recharger en énergie et m’ancrer près d’elle du mieux que je pourrai et elle répondra présente pour m’y aider… Je perds beaucoup de repères ces derniers temps, pour différentes raisons et j’ai eu besoin de me rappeler qu’il y avait quelque chose qui m’attendait de plus solide, qui ne lâcherait pas, que je ne perdrais pas sur le chemin de ma vie…

Elle était là… Comme toujours…

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Coin lecture

Tag « la lecture et moi »

Source Photo : Pinterest

                                                                                                                                                                                                                  J’ai vu ce tag sur quelques blogs et trouvé l’idée sympa de se découvrir à travers notre façon de voir les livres et de lire.

1) Plutôt corne ou marque-pages ?

Je préfère un marque-pages. Papier ou plus dur, voire métallisé. Souvent je le choisis en fonction du livre que je suis en train de lire.

 2) As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui plusieurs, les personnes qui me sont proches savent que j’aime lire et depuis toute petite, c’était un cadeau qui me faisait largement avoir un grand sourire jusqu’aux oreilles et c’est toujours le cas 🙂

3) Lis-tu dans ton bain ?

J’aime bien lire quelques pages avant de lâcher mon livre (pas dans l’eau hein ! ^^) pour fermer les yeux et en profiter pour détendre mes super muscles.

4) As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oh oui… il est en cours, même si je n’en vois plus le bout et que je me demande s’il sera utile. Pleine de doutes.

5) Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ? 

En général, j’aime le 1er et au fil des tomes, je me lasse. Je ne lis jamais toute une série à la suite en tout cas, j’ai besoin de lire autre chose, entre. Du moins, si j’ai envie de continuer…. ce qui est rarement le cas…

6) As-tu un livre culte ? 

« Véronika décide de mourir » (loin d’être aussi triste que le titre peut le montrer…) peut-être… ou « Into the wild »

7) Aimes-tu relire ? 

C’est rare que je relise, les seuls avec lesquels je le fais sûrement, ce sont ceux qui ont un but plus philosophique, comme les livres de Paulo Coehlo par exemple. Des livres où je puise certaines choses pour me faire repartir, en gros. 

8) Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs de livres qu’on a aimés ?

Ah ben oui bien sûr ! 

9) Aimes-tu parler de tes lectures ? 

Ce n’est pas que je n’aime pas en parler, c’est que je ne sais pas bien en parler. J’ai des problèmes pour raconter, même si j’essaie de corriger cette lacune, parce que c’est beau de pouvoir partager ses lectures.

10) Comment choisis-tu tes livres ?

Tout dépend de mon humeur, de ce que j’ai envie de lire comme style. Parfois ce sont des livres dont j’ai entendu parler, sinon je passe un long moment à la fnac ou à la bibliothèque à lire les résumés. Je les choisis en poche pour plus de facilité à les tenir par contre.

11)  Une lecture inavouable ? 

Heu… je suis une jeune femme sage moi oh ! 🙂 Rien d’inavouable qui me vienne en tête.

12) Des endroits préférés pour lire ?

Sur mon lit, sous la couette, sur mon balcon, sur la pelouse ou le banc (çà dépend de la saison ^^) d’un jardin près de chez moi ou sur la plage. Je lis un peu partout, tant que je peux me faire dévorer toute crue par mon livre 🙂

13) Un livre idéal pour toi serait… 

Ceux qui apportent des réponses à mes questions…

14) Lire par-dessus l’épaule ?

Je ne raffole pas de çà non.

15) Télé, jeux-vidéos ou livre :

Je suis très série et j’aime découvrir de nouveaux films sans arrêt, mais pas forcément à la télé, vu les programmes du moment :/. Je ne joue pas aux jeux-vidéo, donc les livres et le net pour la partie séries/films.

16) Lire et manger ?

Non je n’aime pas manger en lisant, j’ai l’impression de ne pas arriver à faire les 2 en même temps ^^, que ma concentration se fixe plutôt sur ce que j’avale.

17) Lecture en musique, en silence, peu importe ?

J’ai toujours un bruit de fond, mais quelque chose sans paroles, soit de la musique douce, de relaxation, ou une vidéo d’asmr.

18) Que deviendrais-tu sans livres ?

J’aurais l’impression qu’on me vole une partie de moi. Je serais bien malheureuse sans eux en tout cas et me sentirais vide de ne plus « avaler de pages ».

19) Tu achètes un livre sur le net et tu le reçois un peu abîmé. Que fais-tu ?

Je le conserverais tel quel, mais enverrais peut-être un mail au site où je l’ai acheté pour leur conseiller de mieux les protéger et j’irais dire à la Poste de faire correctement son boulot sans massacrer les colis lol J’achète peu par le net, je préfère me déplacer de toute façon.

20) Quel est l’élément qui t’a donné le goût de la lecture ?

Oui-Oui et la bibliothèque rose, 2 livres que j’avais reçus à Noël et à mon anniversaire, quand j’ai commencé à arriver à déchiffrer les premiers mots. Je crois que je n’ai jamais été aussi heureuse de pouvoir découvrir ce plaisir là. Sans oublier Souricette et Souriceau, les 2 petites souris avec lesquelles j’ai appris à lire avec ma maîtresse préférée au cp 🙂

21) Que pensez-vous de toutes ces adaptations cinématographiques ?

Parfois je ne retrouve pas la profondeur des personnages. Quand c’est la trame que je ne retrouve pas du tout, pour le coup je suis furax et le vois comme un manque de respect envers l’auteur. Tout dépend de l’adaptation qui en est faite et du style de livre que c’est peut-être aussi.

22) Si tu ne devais retenir qu’un seul personnage rencontré dans tes lectures, ce serait lequel ?

Ben pour suivre mon livre culte… Véronika…

23) Quels sont les 5 livres de ta pal qui te font le plus envie?

J’ai le livre « mange, prie, aime », un livre de Virginia Woolf qui m’attendent déjà et relire « Maktub » que j’ai reçu en poche de la part de quelqu’un que j’aime beaucoup 😉

24) Si tu ne pouvais plus lire qu’un seul type de livre, lequel ce serait? 

Ceux qui donneraient un sens à ma vie, qui me réconcilieraient avec moi-même et la vie.

25) Comment classez-vous vos livres dans votre bibliothèque?

Par taille en général, même si c’est compliqué, parce que tout est dans un meuble et que je fais surtout comme je peux du coup 🙂 On va dire que j’ai plus de livres que de place en gros hihi

26) Etes-vous livre papier ou ebook ?

J’aime bien ma liseuse que j’utilise surtout quand je remonte dans ma famille, parce que c’est pratique dans le train et à la maison, mais sinon, je préfère le papier qui me manque vite du coup, quand j’ai passé un moment sur ma liseuse.

Je ne tague personne, je laisse faire les personnes qui le souhaitent.

Combats qui me touchent

« Une semaine dans ma réalité » – Fibromyalgie

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Je reviens avec une série de vlogs sur youtube pendant cette semaine (du 13 au 20, histoire que l’éclipse fasse partie encore de l’aventure 🙂 ), où je montre un peu comment se passe mon quotidien, les difficultés que je peux rencontrer, les projets en cours, ce que je fais, comment je suis… Bref, tous les jours, je mettrai ce qui s’est passé dans le courant de la journée. Pour l’instant, je mets la vidéo où je parlais de ce projet et le 1er jour, qui était donc hier, vendredi 13. Si çà vous dit de me suivre toute cette semaine, n’hésitez pas à venir me faire un coucou et à vous abonner, çà me fera plaisir. Je rajouterai sur cet article, les vidéos de la semaine, au fur et à mesure des jours.

Bon w-e et j’espère ne pas être trop chiante si jamais vous êtes amenés à me regarder cette semaine :/ Je vous embrasse ❤

Présentation de cette semaine à venir

Vendredi 13, 1er jour où je dévoile un peu plus de moi…

Samedi 14, 2ème jour…

Dimanche et Lundi, il n’y aura pas de vlogs, j’ai été couchée ces 2 jours là, suite à une crise bien douloureuse, une névralgie et une migraine qui m’ont tenu compagnie… il n’y avait rien à voir, à part mon lit… c’est aussi la réalité des choses dans mon quotidien… 

 

Blablas de toutes sortes

La différence entre entendre et écouter

Source crédit photo : Pinterest

J’entends d’ici « il y a une différence ?? ce n’est pas pareil, entendre et écouter ?? » Non… et l’écart est large entre ces 2 mots que beaucoup ne savent pas utiliser.

Si on a deux oreilles qui sont en état de bon fonctionnement, on va dire que tout le monde peut entendre ce que quelqu’un dit. Pour écouter, par contre, on est obligés d’écarter encore davantage les écoutilles pour faire entrer les données dans cette chose qu’on appelle le cerveau :/ Vous savez cet engin un peu complexe, j’en conviens, mais nécessaire pour apprendre à écouter les autres, partager des informations plus ou moins importantes, les intégrer et en faire quelque chose pour la personne…

Ecouter, c’est savoir aussi lire entre les lignes parfois. Je suis de celles qui pensent qu’à tout comportement, il y a une raison et que juger est du coup trop simple, sans en savoir davantage. Il m’arrive parfois de répéter 36 fois certaines choses, je ne sais jamais si c’est un problème de concentration venant de la personne en face de moi, un m’en foutisme complet (ce qui m’énerve le plus évidemment…), une incompréhension de ce que je raconte et du coup je me demande si je parle bien français ou si les mots sortent peut-être dans une autre langue quand je parle.

Et il y a ceux qui entendent ce qu’on dit, mais qui n’écoutent pas, qui continuent à aller dans leur direction sans tenir compte de ce que l’autre dit. Le comportement qui m’agace le plus, parce qu’au delà de ne pas écouter, on ne respecte pas non plus le choix de la personne, on ne tient pas compte de ce qu’elle souhaite ou pas. Il y a des mots qui sont à écouter encore davantage, parce qu’ils sont forts à mes yeux. Ce sont les mots « non » et « stop ». Deux petits mots qui peuvent être entendus mais pas forcément écoutés et respectés… en sachant qu’il y a toujours une raison à tout… 

Il y a 10 ans, j’aurais donné cher pour pouvoir hurler « stop », pour que celui qui a abusé de moi arrête son massacre sur moi. Je ne pouvais pas… par peur sans doute que ce soit encore pire, je n’en sais rien. Il y a 25 ans, j’aurais voulu dire « merde » à ceux qui m’ont harcelés mais pareil, je n’étais pas en mesure de le faire. La peur du « pire ». Entretemps, j’ai appris. ON m’a appris, parce qu’il le fallait pour me protéger, autant physiquement que moralement à prononcer ces 2 mots précieux… 

Il n’y pas longtemps, j’ai hurlé « non » et « stop tu aggraves les choses » à quelqu’un. Quand on se plante devant chez moi, alors que je n’ai jamais vu la personne dans un lieu neutre, que je n’ai rien demandé même si les intentions étaient bonnes, parce qu’il y avait l’inquiétude de voir mon compte facebook désactivé. Plus il insistait, plus je devenais cinglée chez moi à dire ce putain de non. Non je ne voulais voir personne, surtout pas quelqu’un que je connaissais juste par écrit… Plus je disais non, moins il écoutait et je me suis retrouvée encore plus mal pour le coup. 

Je l’avais laissé derrière la porte après avoir dit pendant 1h ces fameux « non »… « stop tu empires les choses en faisant çà ». Ce n’est pas m’aider de ne pas écouter ce que j’ai dit, quand je dis « non » c’est non, c’est si dur à comprendre ?? 

Au-delà de l’insistance qui m’énervait alors que j’étais déjà dans un sale état et que mon trouble borderline était à son apogée, j’ai paniqué… et revécu l’abus. Comment expliquer qu’on a peur d’un homme à qui on a juste parlé par écrit ?…. Comment expliquer que l’autre, je le cotoyais tous les jours, on se parlait et qu’un jour, malgré tout il a dérapé trop loin au point de détruire encore une partie de moi… Pour le coup, j’avais 2 choses à gérer, ce soir là… le « non » qui était sûrement entendu mais pas écouté pour un sou… et j’imaginais tout et n’importe quoi, parce que j’ai conscience de ne pas être réparé de ce côté là et il m’arrive de paniquer quand un homme est trop près de moi dans un endroit trop confiné, parce que j’ai des scènes qui reviennent en boucle. C’est si dur à comprendre ? Si dur à écouter « non » ? Quoi dire de plus à quelqu’un « stop tu empires les choses »… 

Ecoutez les gens, ils ont toujours une raison qui les font réagir comme ils le font ! Personne s’est demandé pourquoi j’avais dit « non » finalement. Et moi j’avais besoin de me mettre à l’écart, parce que plus la soirée avançait, plus j’allais mal finalement, çà non plus ce n’était pas écouté, du coup je n’ai rien dit. Cà ne servait à rien, je m’en apercevais bien. Il n’y a pu avoir que son son de cloche et le peu que j’ai lu entre les lignes et les allusions et insinuations sur la situation m’ont fait fuir encore davantage, j’ai redésactivé mon compte pour le coup… le pauvre je l’avais laissé dehors, j’ai ri… (enfin façon de parler, parce que je n’avais rien demandé et ne l’avais pas obligé à être là hein…). Pourquoi j’ai réagi comme çà, bof peu importe, c’était pas la peine d’écouter la raison. A mes yeux je n’avais pas besoin de justifier mes « non » et mes « stop ». Quand on dit à quelqu’un qu’il empire les choses, j’estime que c’est déjà bien assez suffisant, encore faut-il l’écouter au lieu de juste l’entendre justement…

Apprendre à écouter, à comprendre peut-être pourquoi la personne réagit de telle façon avant et si elle vous dit « non » respecter ce mot, qu’il soit employé dans n’importe quelle situation, c’est que la personne ne peut pas dire plus fort qu’elle ne veut pas quelque chose. On peut s’intéresser à la raison de la personne ou pas, personnellement je m’en fous, tant qu’on respecte mes choix…  Là en l’occurrence c’était « non » parce que j’avais peur tout simplement en plus d’être mal à cause de ce qui m’avait déjà fait désactiver ce fichu compte et de mon anniversaire pourri une fois de plus et que pendant que je m’évertuais à lui dire de partir, en même temps, je gérais une crise de panique parce que j’avais ces flashs devant les yeux de certaines scènes vécues et c’était trop à gérer. Parce qu’il suffit parfois de quelques mots qui peuvent faire rappeler certaines choses aussi et réveiller les vieux démons… et quand je vais aussi mal, tout est démesuré dans mes émotions. Si on m’écoutait vraiment parler, on le saurait d’ailleurs, tiens…

Entendre tout le monde y arrive…. ECOUTER est encore plus important dans les relations qu’on a… Parfois c’est la meilleure façon d’aider les gens au lieu d’insister ce qu’ils ne souhaitent pas avoir…. Pour leurs raisons qui leur appartiennent qui sont à respecter si ce n’est pas trop demandé…

Source crédit photo : Pinterest
Projets des copinettes

Le coeur de l’âme – Instantanés Singuliers

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un selfie de l’oeil après au moins 50 essais ^^

On dit souvent que les yeux sont les reflets de l’âme et j’aime le penser, même si je sais que cet oeil là, tout comme le 2ème tant qu’à faire, peuvent tromper sur une photo. Mais dans la vraie vie, il suffit de me connaître un peu, de voir mes yeux et on lit en moi comme un livre ouvert.

On le dit parfois coquin, quand je souris et que mon regard se fait en coin. Quand je souris, les petites ridules d’expression s’installent autour de mes yeux. Quand je ris, elles s’intensifient et mes yeux deviennent 2 petites amandes. 

Quand je regarde mes yeux dans un miroir, j’y vois toute ma vie qui défile à travers ce globe lumineux et coloré.

Des yeux où s’est invité du jaune dans l’iris bleu clair autour de la pupille, un peu comme si on avait jeté une goutte de peinture dans l’eau et qu’elle se soit évaporé autour en contours irréguliers. J’aime ce jaune au milieu du bleu. Le soleil et la mer.

Des yeux qui ont tout filmé depuis 37 années, depuis le jour où mes parents m’ont vue dès les 1ères secondes de ma mini vie, jusqu’à maintenant. Ils ont vu des merveilles, ils ont aimé les personnes que j’ai croisées et qui sont dans ma vie. Ils ont aimé mon 1er amour et recherchent sa présence, même 20 ans après, en tournant dans tous les sens pour voir chacun de ses traits et son propre regard qui m’a tant fait flanchée, lui en qui on lit aussi comme un livre ouvert. Des yeux qui ont vu mes merveilles de ptites nièces. Je suis fière d’ailleurs quand on me dit que ma nénette me ressemble, de ce côté là.

Ils ont aussi vu des horreurs qu’ils auraient préféré arriver à oublier, mais c’est imprimé comme le reste et parfois ils sont capables de se noircir de colère, de tristesse ou de mal-être. Quand je retourne mes yeux, on sait vite qu’il ne vaut mieux pas trop me chercher. J’ai les pupilles qui se dilatent comme celles de ma Happy, quand elle n’est pas contente lol

Ils m’ont permis de me souvenir de ce qu’il fallait retenir, parce que j’avais une mémoire visuelle plus développée. Je fermais les yeux et ils retranscrivaient ce qu’ils avaient vu, çà me permettait de me rappeler et c’était drôlement chouette de se dire que des yeux étaient capables de recracher ce qu’ils avaient appris.

Sur ma carte de donneur d’organes, il y a une petite mention qui signale qu’on peut prendre tout ce qu’on veut, mais pas mes yeux. Je veux emporter mes souvenirs avec moi, je ne veux pas laisser mon âme à une autre personne. C’est ma croyance. Et elle aussi, je veux qu’on la respecte.

Ce petit post est ma participation aux « Instantanés Singuliers », un rendez-vous lancé par ma jolie Marie du blog « Les chroniques de Marie Kléber » qui m’avait beaucoup plu la 1ère fois et pour lequel je resigne ce mois-çi 🙂 

Bien-être et soins

Rester femme malgré la maladie #2

#resterfemmemalgrélamaladie

 

Pour faire suite à mon article précédent, où je parlais à un moment donné que c’était important de prendre soin de soi quoiqu’il arrive, malgré la maladie, physique et/ou psychologique, j’ai choisi de le montrer « pour de vrai », dans tous les sens du terme… Très masquée aussi, l’apparence « sourires et grimaces » ne cachant malheureusement pas ce qu’il y a au fond de nous… Arriver à se dire « je me trouve jolie », arriver à sourire de son reflet dans le miroir après avoir fait un petit ravalement de façade 🙂 On a souvent tendance à se dévaloriser quand ce n’est pas la grande forme, alors, quand en plus, on se retrouve face au miroir qui nous renvoie notre tronche défaite en pleine poire, on ne peut pas dire que ce soit çà qui arrange nos affaires humhum…

Je reste souvent à la maison et ne sors pas tous les jours, mais j’hydrate tous les jours matin et soir ma peau (des routines visage du soir avec des masques et des gommages et soins du corps et des pieds… qu’on oublie souvent. Je n’ai pas vu souvent des vidéos sur youtube qui s’y intéressaient énormémement… alors qu’on a beaucoup de points de réflexologie qu’on peut masser. Les pauvres, il ne faut pas seulement en prendre soin en été quand on les montre à la terre entière ^^. On le fait avant tout pour soi. Pour se sentir un peu mieux… 

Les odeurs des produits, les couleurs, sentir sa peau bien hydratée, ce sont des ptits gestes qui pourraient paraître anodins et qui pourtant, quand ils sont effectués pendant une période où on va mal, sont encore plus appréciables et font du bien au moral. Même si souvent, comme je disais, on n’y pense pas parce qu’on est trop mal et que l’envie n’est pas présente. De mon côté, je pense toujours au moment où je l’aurai fait et que je sentirai les produits que j’aime, sur ma peau, mes cheveux. Et c’est important de ne pas oublier qu’on n’est pas une tête complètement à l’envers ou un corps en vrac. On est des personnes avant d’être malades, on a besoin de conserver notre intégrité.

* Produits utilisés (hier, la technologie m’en voulait – et la météo aussi – il y a une drôle de luminosité et au moment de prendre en photo les produits, j’ai mon apn qui n’a pas été d’une grande netteté :/ désolée… du coup je mets une photo d’ensemble, c’est la plus nette que j’aie réussi à avoir…) :

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– gel nettoyant matifiant Visibly Clear, Neutrogena : il resserre les pores, purifie et donne un coup de fouet à la peau

– crème de jour pour peaux très sensibles et réactives, Mixa : elle ne laisse pas de pellicule grasse et hydrate ma peau qui est pourtant sèche, l’odeur est agréable

– anticernes / correcteur Infaillible, L’Oréal : le fameux coquin qui se cachait. La couvrance n’est pas ce qu’il y a de plus terrible… par contre, il est facile à fondre et à étaler au doigt, ce qui fait son ptit plus sympa malgré tout

– poudre fondante et matifiante, Maybelline : on dirait qu’elle est crémeuse, pourtant elle ne laisse aucune pellicule et matifie suffisamment bien pour moi en tout cas, elle dure toute la journée. Elle donne un petit côté soyeux et doux, qui est agréable au toucher

– color tattoo bronze, Maybelline : mon ptit chouchou, facile à étaler au doigt, il se suffit à lui-même et est crémeux, ce qui permet de le travailler au pinceau si besoin

– mascara Infini Cils, Biguine : j’ai toujours le même souci avec tous les mascaras, au début je ne les aime pas, il faut qu’ils « sèchent » un peu pour que j’arrive à mieux les appliquer sans que çà fasse trop de paquets. Et celui-çi n’a pas dérogé à la règle, mais il a une brosse un peu incurvé, qui permet de prendre bien les cils, séparément. Il allonge peut-être les cils, je ne sais pas, mais le rendu me plaît et je le conseille. D’habitude, vu que j’ai les yeux qui coulent facilement, je prends des Waterproof, ce qui n’est pas le cas pour celui-çi, c’est mon seul petit regret, mais ce n’est pas de sa faute 🙂

– rouge à lèvres rose beige, Kiko : je ne suis pas très rouge à lèvres j’avoue, mais ceux que j’ai sont assez nudes, du coup ils apportent un peu de couleur sans non plus me faire une bouche de clown archi rouge. Il paraît plus clair sur la vidéo par contre, mais en réalité il est rosé avec des tons beiges. Simple à appliquer, un peu comme un baume à lèvres, par contre, côté tenue, il faudra repasser

La suite est en vidéo par là

Combats qui me touchent

Les coulisses d’un service de psychiatrie

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Je mets mes fameux !!! pour montrer qu’âme sensible s’abstenir Je vais parler positivement des personnes qu’on rencontre dans ce genre de service (le mot « psychiatrie » donne des frissons à beaucoup et si on rajoute le mot « service » devant, on perd du monde… et mon combat a souvent été de dénoncer certaines pratiques ou réalités, dans ces établissements mais c’est important d’évoquer aussi l’envers du décor, plus positif, autant qu’il peut l’être, vues les circonstances, on va dire). Mais j’aborde aussi quelque chose en rapport avec moi qui n’est pas forcément gai d’où les !!! malgré tout, du coup. Je ne me censure plus depuis longtemps mais préfère toujours prévenir…

* Ce couloir là est le 1er que j’ai traversé pendant plusieurs mois entre 2004 et 2006. Une clinique psy. Où il m’est arrivé ce qu’on sait si on me suit depuis un moment…

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* Puis à partir de 2006, c’est par là que j’ai aussi passé de nombreux mois. Un jour, j’ai pris tous mes bulletins d’hospitalisation, pour compter le nombre de mois que j’avais passé dans ces 2 endroits réunis. 27 mois sur 5 années environ. Pour moi une éternité… Au fond, les murs bétonnés sont en fait les couleurs qui mènent aux services comme des sortes de souterrains. On dirait une taupinière. Un service plus dur, je n’ai jamais su pourquoi, parce que j’y ai vu autant de souffrances. Des cas plus lourds, plus dangereux aussi, peut-être, je ne sais pas. Il y a une unité spéciale pour malades dangereux et j’avoue que même en la sachant fermée et protégée, certains patients sortent de ce service là quand ils ne sont plus en crise et du coup, ils sont mélangés avec nous, dans les unités « ouvertes ». Il y a peut-être plus d’angoisse aussi du coup… C’est là que je vais tous les 15 jours pour une consultation psy et je dépends de l’unité qui traite les psychoses débutantes. 

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C’est le genre d’endroits qui marque. Chez moi c’est gravé au fer rouge, parce que j’ai perdu du monde dans ces combats, mais j’ai aussi rencontré des personnes que je n’ai jamais oubliées et on y vit tout plus intensément aussi bizarrement. La souffrance évidemment mais les moments où on arrive à dépasser la maladie et à se retrouver nous-mêmes, en tant qu’individu. Comme dit, quelque soit le degré de gravité et la maladie dont on souffre, on reste des êtres humains avant tout.

– T. une jeune ado qui venait toujours près de moi, elle était en recherche d’affection et me voyait un peu comme la grande soeur à qui on pouvait se confier. Elle venait se jeter dans mes bras ou posait sa ptite tête contre moi quand j’étais installée dans la salle commune sur un fauteuil le soir quand on s’y retrouvait tous. Elle a fait tourner les médecins en bourrique lol un jour, on l’a cherchée partout pensant qu’elle avait fuguée et en fait elle était restée dans son placard et est réapparue comme une fleur le soir. Et puis un jour, elle est venue dans ma chambre en me demandant si je ne trouvais pas qu’elle avait pris du ventre. Je lui ai répondu que oui, un peu, mais c’est parfois l’effet des neuroleptiques. Je la voyais dormir plus souvent, son ventre s’arrondir un peu trop. Puis je ne l’ai pas vue pendant plusieurs jours, quand elle est revenue, elle a repris ses habitudes près de moi et pendant qu’on mangeait, elle s’est confiée à moi (j’étais toujours la dernière à table à cette époque mouais), m’a dit qu’on l’avait forcée à perdre son bébé… Son ventre arrondi n’était pas dû aux neuroleptiques, elle avait été violée et à 16 ans s’apprêtait à être maman… Les soignants la voyant toujours collée à moi ont jugé que ce n’était pas bon qu’elle s’attache de trop à moi, parce que le jour où elle partirait ou que moi je quitterais le service, elle risquait d’aller plus mal. Elle me regardait de loin les larmes aux yeux, tenant sa distance. De mon côté, je n’ai jamais regretté de lui avoir donné ce que j’avais pu. Il y a 1 an, j’ai eu un sms d’elle, 3 ans après elle ne m’avait pas oubliée et çà m’a touchée. D’autant plus quand elle m’a dit qu’elle avait rencontré quelqu’un, qu’elle était heureuse et qu’elle était maman 🙂 Puis elle m’a envoyé des photos de son ptit bout de chou qui avait 1 an. 

– Les personnes qu’on y trouve sont souvent démunies autant affectivement que financièrement et du coup, le moindre geste prend une ampleur qu’on ne rencontre pas forcément à l’extérieur. Quand je vois les gens mécontents de ce qu’ils ont pu avoir comme cadeau, je me souviens au plaisir que j’ai eu d’offrir un carnet de dessin, 1 crayon de papier, 1 gomme et 1 taille crayon, à D. un patient sdf. « Tout çà pour moi ??? » avec un grand sourire édenté. Il était heureux… 

– Il y a ces liens qu’on tisse parce qu’on se comprend, parce qu’on est aussi 24h/24 ensemble. Ces soirées où on se rassemblait tous. J’entends souvent le rire de B. qui riait en lisant « Ensemble c’est tout », je n’ai jamais oublié l’affection portée aux personnes qui en avaient besoin, me moquant bien si je faisais mal ou bien. Certains sont morts à l’heure actuelle, je regrette encore moins de ne pas avoir fait attention. C’est là aussi que j’ai rencontré J-F qui m’a aidée à emménager dans mon 1er appart, le seul ami que j’avais quand je suis arrivée à Marseille pour emménager ce coup-çi et non pas pour être hospitalisée. On allait rendre visite à M-P qui avait été transférée à la timone pour faire des électrochocs (qui l’ont sortie de sa mélancolie). On pleurait, on riait, toutes les émotions étaient mélangées. C’était mon ancienne compagne de chambre à l’époque de la clinique, elle me voyait laver mon linge à la main (je n’avais aucune famille ici et ne connaissais personne à Marseille, du coup, je lavais mes jeans, mes pulls dans la douche), quand elle pleurait et que j’allais m’installer près d’elle pour lui parler, elle me disait « tu sens toujours bon, tu prends soin de toi, tu changes d’habits souvent, alors que tu laves tout à la main, tu es toute jolie toujours » Je lui ai expliqué que c’était important de garder çà, même si c’était parfois dur. Elle a été prendre une douche, se changer, des gestes qui pour elle, dans son état, étaient compliqués. Et quand elle est ressortie, elle avait un grand sourire en me disant « tu as raison, çà fait du bien ». J’étais heureuse de cette mini victoire pour elle.

Je me suis jurée que la dépression ne m’emmènerait jamais aussi bas. Moi j’étais là pour anorexie, la dépression était là mais pas au point de maintenant. Ces derniers temps j’y pense beaucoup à elle, quand le matin, je n’arrive pas à me lever, que je me force à me préparer mais que çà demande un effort qu’on ne soupçonne pas si on n’a jamais connu cet état. Me doucher parfois est pareil, une corvée, mais je tiens ma promesse, je ne laisse pas mon corps à la dépression, même si çà me coûte cher… surtout qu’il y a aussi les douleurs qui empêchent certains mouvements.

– j’y ai rencontrée quelqu’un qui m’a beaucoup aidée côté soignant. Il m’a appris à parler, à retrouver ma féminité par des exercices qui remuaient mais que je ne regrettai jamais d’avoir faits. Je n’oublierai jamais ses mots non plus qui m’ont aidée à aller de l’avant. Je n’avais jamais pleuré devant personne à 27 ans. J’aurais pu être gênée vis à vis de lui, il avait à peine 2 ans de plus que moi et son regard était tellement expressif que je savais ce qu’il pensait. Un jour, il m’a demandé comment je gérais les séances et comment je me sentais après. En rigolant, je lui ai dit que souvent je rasais les murs pour remonter dans ma chambre dès la sortie de la salle d’ergothérapie parce que c’était beaucoup d’émotions à gérer et que souvent j’évacuais sans avoir le temps d’être dans ma chambre. Mais je ne voulais que personne ne voie mes larmes, d’où le rasage de murs. En sortant de la salle, j’étais en vrac comme d’habitude, il a eu le malheur de m’appeler… j’étais en pleurs, je lui en ai voulu sur le moment, parce que je venais de lui dire que je ne supportais pas qu’on me voie comme çà, il n’avait rien compris…. ! Si… Je me retourne donc… pitoyable avec mes yeux rouges, mon nez de la même couleur… « A demain Delphine, 14h… », avec un sourire, l’air de dire « ce n’est pas grave, vous avez le droit de pleurer devant moi » (rien que de me rappeler de çà j’ai les larmes aux yeux, on vient de me perdre…). Je le voyais tous les jours, il m’avait dit que c’était la 1ère fois qu’il travaillait autant avec une patiente, du coup c’était pas compliqué de savoir les jours et les heures, c’était la peine de me rappeler pour çà, le vilain. Et effectivement, les fois suivantes, j’ouvrais les vannes, assise par terre avec lui, il avait ouvert une porte ce jour là… il attendait que çà passe en me donnant le droit de me laisser aller, à mes côtés. Je ne me suis jamais sentie seule un instant avec lui en tant que soignant, contrairement à beaucoup d’autres. Il m’a appris à mettre des mots sur ma souffrance, il a su me montrer qui j’étais. 

– il y a eu F. qui a beaucoup compté, le confident, le double au masculin. Il était capitaine dans l’armée de terre, avait fait une dépression et une ts. Avec lui, j’ai appris le dépassement de soi. « Le mental permet beaucoup de choses » et il m’a aidée à m’en convaincre et m’a convaincue… du haut de mes 37kgs de l’époque, aucun appareil de la salle de kiné n’a été épargnée, je fixais les collines que j’avais en face de moi et je pensais à ses mots « pense à ton mental, il est capable de prendre le pas sur le corps » Il a cru en moi aussi. Il m’a montré des exercices de Qi Qong, lui qui était adepte. On passait nos journées ensemble, le soir j’avais une perfusion d’un anxiolytique, il restait à mes côtés le temps qu’elle coule. C’était là en général qu’il me parlait de lui, qu’il se confiait. Il est sorti au bout de 3 semaines, chaque w-e pendant mes permissions de sortie, il venait me chercher malgré la fatigue de sa semaine, il faisait 2h30 de route aller/retour pour que je passe le dimanche avec lui et sa ptite famille. Pareil, je ne les ai jamais oubliés, ils font partie de mon combat et ont contribué à ce que je me tire de mon enfer. 

Mon post part dans tous les sens, j’en suis désolée :/ Ils m’ont mis de la vie en moi tous ces petits anges rencontrés au détour de couloirs d’hôpitaux. Et mieux, ils m’ont prouvé que je pouvais en mettre en eux aussi. 

Pourquoi je raconte çà, pourquoi j’y pense un peu plus en ce moment… Je ris sous vos articles, je parle, je me rends vivante au maximum pour qu’on ne voit pas ce côté obscur sans arrêt chez moi, mais au fond de moi, je me sens complètement éteinte et vide. C’est une galère pour me faire sortir, prendre soin de moi. J’ai renoncé à tous les traitements pour la fibro parce que je n’ai plus espoir. Cà fait 3 mois environ que je suis retombée dans une dépression avec idées plus que noires. Mon absence il y a 3 semaines, quand j’avais programmé mes articles, était due à une surdose de médicaments, elle était programmée tout autant que mes articles, mais je ne voulais pas faire la même erreur qu’il y a 1 an et demi, quand sous le coup des médicaments justement, j’avais mis un message d’adieu par ici. Cà m’a valu de dormir discrètement pendant 2 jours et de revenir lentement. Je ne sais malheureusement pas mentir, j’ai voulu le cacher, mais je ne peux pas, parce que c’est trop lourd à porter. Deux amis le savent mais on n’en parle pas et ma famille ne sait pas. Mes parents entendent au téléphone les soirs où je ne peux pas masquer les choses et où je n’ai pas forcément envie de parler non plus que je ne suis pas au top de ma forme, mais j’ai voulu les protéger encore. 

La souffrance physique et psychologique… je ne le vois pas comme une ts, je crois que j’avais juste besoin de me mettre un peu en veille… oublier mon cerveau qui n’arrête jamais de fonctionner quoique je fasse. Il ne tait aucune pensée et je m’épuise… le corps lui souffre du froid et de l’humidité, il a à peine le temps de se remettre qu’il fait de nouveau mauvais et çà recommence inlassablement… et au delà de çà, il y a ce sentiment de solitude qu’on peut ressentir parfois en soi, ce vide intérieur comme je l’ai parfois appelé dans d’autres posts. 

Je pense à ma famille, c’est la seule chose qui me permet d’avoir encore un repère, un moyen de garder les pieds sur terre, dans tous les sens du terme… même quand parfois j’ai la main trop lourde sur certains médicaments… Je les aime plus que tout au monde… mais en parallèle j’ai cette souffrance qui ne s’éteint jamais elle, contrairement à moi qui ne peut plus vraiment m’allumer de l’intérieur depuis un moment. J’ai souvent dit que derrière un écran, on ne pouvait pas savoir comment était la personne… 

Je vais m’arrêter là, j’ai mon corps qui tiraille dans tous les sens, il n’a pas apprécié le temps passé à raconter tout çà malheureusement. Prenez soin de vous, je me dis de plus en plus que tout est en nous, qu’on a la clé quelque part et qu’on est seuls face à soi-même. Pour combler ce vide qui bousille tout… Pour aimer la vie à temps complet et pas vouloir la quitter tous les 36 du mois ou parfois l’éviter un temps au moins… 

Coin films et séries

« Un long dimanche de fiançailles »

Crédit image : allo ciné

Je suis dans une période « Audrey Tautou », elle faisait partie de mon challenge « regarder un maximum de films pour agrandir mes connaissances ciné » et pouvoir parler de ces films que je découvre ou redécouvre, d’un autre oeil, pour certains. Je ferai le top 5 des films que j’ai les plus appréciés avec elle, parce que c’est une actrice dont j’apprécie le naturel et la simplicité et j’ai pris beaucoup de plaisir à voir ces films. 

Ce soir, c’était au tour de « un long dimanche de fiançailles ». J’avais mis du temps à me décider, parce que depuis les attentats Charlie, je ne supporte pas un film avec des coups de fusil et j’évite toute violence (moi qui aime les films d’horreur et les thrillers bien ficelés, je ne me reconnais pas, c’est dire). Mais j’ai fini par le voir et je ne le regrette pas.

Synopsis : Mathilde et Manech se connaissent depuis l’enfance. Ils grandissent ensemble et découvrent l’Amour de la même façon. En 1917, il a 20 ans et est appelé pour partir au front, où officiellement il est déclaré mort sur le champ d’honneur… Mathilde est persuadée du contraire, convaincue que s’il était vraiment mort, elle le sentirait. Que ce lien si fort entre eux s’était réellement rompu définitivement, elle le saurait au fond d’elle. Mais elle ne croit pas en sa mort et commence à faire des démarches pour essayer de découvrir ce qui s’est passé ce fameux jour de sa mort. Elle apprend qu’ils étaient 5 hommes à s’être blessés volontairement et qu’ils avaient été condamnés à mort. Un sergent retrouvé grâce à ses recherches lui raconte ce jour fatidique pour ces hommes dont Manech. Il serait mort sur le no man’s land d’une tranchée surnommée « Bingo Crépuscule ». Mathilde s’accroche à l’intuition que ce jour là, il s’est passé quelque chose en s’attachant à l’idée qu’il n’est pas mort. Ses démarches grâce à l’aide d’un détective lui feront découvrir certaines pistes…. pour savoir le reste, il faut regarder le film :-p 

Mon avis : les scènes dans les tranchées sont souvent dures à regarder (en même temps c’est la réalité de l’époque qui est bien retransmise, tellement bien qu’on peut parfois le voir comme un documentaire sur la guerre 14-18). Je suis passée par toutes les émotions et tous les ressentis. Peur, joie, tristesse, sourires, noirceur, couleurs, amour, haine. Audrey Tautou qui interprète Mathilde rend le personnage attachant. Elle fait sourire avec son culot parfois, elle fait de la peine, elle nous prouve que tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie et que se fier à ses intuitions et écouter son coeur sont nécessaires pour continuer à croire à l’incroyable. Elle va pourtant en avoir des défaites, mais tenace, elle ne laissera jamais tomber jusqu’à la fin. Un petit bout de femme qui croit en l’amour et mieux à ce lien qui la relie à Manech depuis toutes ces années, comme s’ils étaient connectés au-delà de la vie et de la mort. On n’oublie pas la guerre évidemment, mais l’histoire prend un peu plus de place et on essaie de suivre Mathilde dans ses recherches et d’avoir la même foi qu’elle à le retrouver vivant.

Il y a des petites scènes qui font sourire. Le détective qui s’appelle M.Pire et qui a comme slogan « Pire que la fouine ». Des petits détails qui détendent l’atmosphère et auxquels on ne s’attend pas toujours vu le contexte dramatique du film. Pour résumer, malgré sa longueur et le fait que je me sois parfois décrochée des noms des 5 personnages et du coup de ne plus savoir de qui ils parlaient humhum…, je l’ai trouvé magnifique. L’espoir, l’amour et la foi sont les ingrédients du film et ils arrivent à nous transmettre ce joli trio.