Moments de bonheurs et d'évasion

Moment de douceur : être tata


Son petit pied a bien grandi depuis, çà fait presque 1 an maintenant. Je respecte le choix de mon frère et de ma belle-soeur de ne pas la montrer sur internet.

Pour suivre le rendez-vous de La P’tite Fée qui a mis en place « les moments de douceur », chaque semaine. Les miens, je les ferai également en fin de semaine, histoire d’apporter un peu de douceur pour la fin de semaine et bien débuter le week-end.

Pour ma 1ère participation, c’est ma petite nièce qui sera à l’honneur. Il faut dire qu’en matière de douceur, elle est la mieux placée. Je vis mon rôle de tata à distance, étant donné que j’habite à 800kms de ma famille. Je la vois environ tous les 2 mois, à 14 mois, autant dire que j’ai du mal à la reconnaître. On a passé 2 semaines tous ensemble à Lacanau, donc, au mois d’août et j’avoue en avoir profiter pour la câliner, l’embrasser, lui susurrer des mots doux dans les oreilles. Mon moment préféré : le biberon du soir. Ne faire qu’une avec, la chaleur de son petit corps se mélangeant au mien, écouter son petit coeur battre, sentir son odeur parfumée de lait, examiner chaque petite partie de son corps, m’amuser avec ses petites mains, lui caresser les cheveux et encore la câliner, faire des bisous qui claquent doucement contre ses joues, l’envie de la dévorer.

C’est ma 1ère nièce et elle est symbolique pour une raison que je n’évoquerai pas. C’est entre elle et moi, c’est notre jardin secret et le lien qui me relie à elle 🙂 J’ai toujours peur qu’elle ne sache pas que sa tata Delph est là quelque part et qu’elle pense à elle. Toujours peur qu’elle m’oublie, du fait qu’elle ne me voit pas souvent. J’essaie de faire de nos retrouvailles, toujours un moment le plus intense possible et de profiter d’elle avec mes moyens. Je ne lui apporte pas ce que j’aimerais, mais j’ai espoir qu’elle se souviendra que je l’aime de toutes mes forces.

J’aime ses sourires, ses rires pour tout, ses imitations d’animaux en tout genre, sa gourmandise (elle a attrapé le gène Nutella ^^), ses gestes qu’elle répète en voyant faire les personnes qui l’entourent. Elle commence à marcher avec de l’aide et je rêve du jour où elle m’attendra sur le quai de la gare en courant vers moi et se jetant dans mes bras en criant « tata Delph !!! » 


Je me bats pour elle, c’est ma ptite nénette, celle qui me fait tenir quand je vois la vie à l’envers. Celle qui symboliquement est née un 6 août, même date que mon meilleur ami. J’y ai toujours vu un signe du destin (oui je suis très signes symboliques, çà peut devenir maladif par moments…). Mes 2 êtres précieux nés le même jour, c’est un joli clin d’oeil de la vie, je trouve, dans tous les cas 🙂

J’ai appris avec joie que je serai à nouveau tata, mi-juin. J’ai encore un peu de mal à réaliser, c’est au moment où je verrai ma ptite belle-soeur avec son petit ventre, que je me rendrai compte, je pense, qu’un autre petit être grandit en elle. 

Voilà le moment de douceur d’une tata gaga 🙂 ❤

Blablas de toutes sortes

Moment pub

Bon j’espère ne pas être censurée de la même façon que cette pub, qui est passée une fois, en 2006, aux alentours de 23h et des poussières, si je me rappelle de ce que j’ai lu tout à l’heure (pourquoi elle a été censurée d’ailleurs ?? Comprends vraiment pô !!! 🙂 Nan j’rigole évidemment).

Suis coquine à mes heures, mais juste en parlant, en rigolant et en papotant entre filles ou avec le meilleur ami (ben oui, c’est l’avantage, on peut parler de tout, surtout quand il n’y a plus d’ambiguité, puisqu’on est passé par la case « intimité » avant la case « amitié »). Dans la réalité, et quand il faut passer à l’action, par contre, y a plus personne… Je suis plus… calme ? :-s… (promis j’en ferai un article sur le ton de l’ironie, un de ces 4…). Alors autant dire que les difficultés, je les tourne en dérision dès que je peux et cette pub, et ben, elle tombe pile poil tiens.

Cette pub, je la trouve marrante, avec sa musique de circonstance, les petites images explosives, entre 2 qui veulent tout dire, comme la magnifique fusée qu’on voit entre 2 positions du Kamasutra (mon Dieu, quelle souplesse, j’suis jalouse…. :-p) et qui se marient bien avec les scènes torrides, bref il y a du rythme, c’est le cas de le dire lol. Autant certaines pubs n’ont ni queue (oups désolée :-s), ni tête, autant celle-çi finit par un truc qui n’est pas débile mais plutôt marrant.

Je n’arrive pas à bien écrire, suis obligée de raccourcir mon article, mais cétait ma petite participation pour mon petit bâtonnet.

Et puis, çà me permet de faire passer le fameux message, de se protéger et de sortir couvertes (mouais, dit comme çà, c’est un peu bizarre, mais rien n’empêche à une femme d’avoir des préservatifs aussi, histoire de remettre les pendules à l’heure ou les bijoux de famille en place, pour l’occasion, à ceux qui penseraient passer au travers du latex, l’air de leur dire « hep hep hep, t’as pas oublié de mettre un petit quelque chose non ?? tiens j’ai ce qu’il faut, quelle taille tu veux » lol)

Je vais passer pour ce que je ne suis pas, si je continue, il faut le prendre au 2ème degré hein… bon ben sinon, perso, je préfère les produits Durex… :-p
Moments de bonheurs et d'évasion

Un week-end Théatralias et Cinéma

Samedi sous le soleil. J’avais prévu d’aller au Centre Bourse, un centre commercial où je vais souvent et crois en avoir déjà parlé. C’est le paradis de tout ce qui est Galeries Lafayette, Sephora, Yves Rocher, Body Shop et ils viennent d’ouvrir un magasin « Lush ». Une douce odeur nous accueille dorénavant dès qu’on entre dans le centre et j’avoue que c’est agréable. J’aime ce genre de magasins évidemment, mais je suis plutôt attirée par Loisirs et Créations et Nature et Découvertes et évidemment la Fnac, où j’avais justement prévu d’aller. Juste là pour sauvegarder mon portefeuille :-). Besoin juste de me faire plaisir avec un livre ou 2, de poche.

Toutes les années, il y a les Théatralias. Des groupes de musique, de danse, de spectacles, de théâtre, des humoristes qui se font découvrir. Ils s’installent pendant 3 jours au coeur du Centre Bourse et on peut s’installer pour les voir, l’entrée est gratuite. Quand je suis arrivée, ils annonçaient une troupe de clowns déjantés au féminin, je me suis installée et j’ai bien ri, surtout des mimiques de certaines. Y a pas à dire, être clown, çà ne s’apprend pas, on a l’attitude ou pas et c’est pas donné à tout le monde. Ensuite, en attendant le ventriloque et sa marionnette en mal d’amour, j’ai été me dégourdir les gambettes à travers Body Shop, pour respirer les effluves parfumées. La ventriloquie m’a toujours fascinée, je n’arrive toujours pas à comprendre d’ailleurs comment ils font. Il était touchant avec sa marionnette si réelle et si existante. J’ai aimé les éclats de rires des enfants en le voyant, il les a fait participer au spectacle et je me suis régalée de voir les enfants s’éclater autant avec.

Ensuite, j’ai été me traîner à la Fnac, me suis réfugiée dans un rayon, j’avais une idée sur les auteurs que je souhaitais trouver, mais finalement, à part un livre prévu, le 2ème est un auteur que je ne connais pas du tout. Je suis redescendue pour voir les danseuses andalouses. Et là… de les voir valser dans leurs belles robes et surtout leurs mains qui tournoient d’une telle souplesse et d’une telle douceur, çà m’a donné envie de faire pareil. D’être aussi magnifique dans mes gestes, aussi gracieuse. Magnifique. Je n’ai pas pu les prendre en photo parce que j’étais debout et je tenais ma béquille à gauche et mon ptit sachet fnac sous mon bras droit, du coup, j’ai raté cet instant là, mais si un jour, je récupère mon corps suffisamment, j’aimerais faire du flamenco et bouger mes mains et mes poignets avec autant de délicatesse.

Finalement, j’ai passé l’après-midi là-bas. En rentrant, dans le métro, j’ai l’habitude de sourire aux enfants que je vois, celui-çi, 3 ans et des poussières, semblait timide au début et d’un coup, il a souri, ce qui a illuminé tout son visage et il ne m’a plus lâché du regard, toujours en me souriant. Il m’a fait oublié les bousculades dans la rue, les gens qui ne comprennent rien, qui écrasent et tout et tout le monde sur leur passage, pressés toujours. Je suis rentrée, le coeur chaud par ce petit bonhomme.

Dimanche après-midi, avec le meilleur ami, on avait prévu d’aller voir un film au ciné. Pas très chaude avec le titre du film « le Magasin des Suicides »… en sachant que bon, ce n’est pas forcément le sujet sur lequel j’arrive à rire… mais il m’avait convaincue que le livre qu’il avait lu était bien rigolo et qu’on allait rire. Ben je n’ai pas forcément rigolé et puis le fait qu’ils chantent régulièrement, çà ne m’a pas inspirée. Et lui non plus. Et quand à un 1/4 d’h de la fin, la lumière s’est rallumée, alors que le son continuait mais que l’image avait disparu, on s’est demandés ce qu’ils étaient en train de fabriquer. Un type est venu nous annoncer qu’il y avait un orage qui avait provoqué des petits incidents, ce qui nous semblait louche, vue que la lumière fonctionnait, puisque je l’avais en pleine tronche et le son était présent. Finalement, on est partis. Quand je vais au ciné avec lui, ce que je préfère, c’est de pouvoir me caler contre lui et en général, on papote de tout, en attendant que le film commence et rien que pour çà, même si le film n’était pas terrible et que je ne le recommande pas forcément, ben, j’ai passé une bonne après-midi. En rentrant, j’ai constaté les dégâts sur le net du passage de la mini-tornade, sur une zone commerciale importante, qui a le malheur d’être ouverte le dimanche, du coup, le nombre de blessés aurait pu être encore plus important. Mais çà fout la trouille. C’est à une 10zaine de kms de Marseille environ et toute la soirée, je regardais ces gros nuages noirs qui tournaient, prêts à exploser, ce qu’ils ont fait en début de nuit. Le temps est déglingué, c’est affolant. Beaucoup de dégâts côté matériel, sans compter la frousse des gens qui étaient dans les parages. 

Voilà un w-e à Marseille 🙂 J’espère que le votre a été bon aussi. Bisous

Combats qui me touchent

Ceux qui décident de partir..

!!!!! Je préfère prévenir que mon article est dur et qu’il vaut mieux s’abstenir de le lire, si le moral n’est pas au rv. Le thème en étant le suicide. J’ai voulu tenter d’y aller mollo dans mes propos, mais je ne peux pas. Mes mots vont être tout aussi violents que les maux qui entraînent vers mon sujet…
 
Soprano, « Puisqu’il faut vivre »
 
Voilà qui est dit, je vais lâcher les mots tels que je les vis au quotidien, tels qu’ils naviguent en moi et tels je les ai vécus à travers d’autres. 
 
Comment commencer… J’ai un trouble de la personnalité, je l’aurais apparemment, depuis mes 12 ans environ (mon histoire racontée a permis de remonter à cet âge là), mais j’ai été seulement diagnostiquée quand j’ai commencé le suivi psy pour l’anorexie et comme il n’a pas été traité avant, il s’est empiré et s’est développé et je me suis construite sur çà. Borderline. Etat limite. Le but n’est pas d’en parler dans cet article, j’expliquerai ce que je ressens avec et surtout comment je vis avec, dans un autre article.
 
Avec ce trouble, je vois la vie en noir et en blanc. Contrairement à mon titre de blog, je ne vois pas de couleurs, vraiment. Soit la vie m’attire, soit la mort m’appelle, pour résumer… J’adore rire et la moindre occasion de le faire, je le fais. Je suis souriante pour les autres et agréable à leurs yeux. Parce que je mets un masque la plupart du temps, mais seule moi le sait. Je pense que vous avez pu vous en rendre compte à travers certains de mes mots et de mes bêtises dites un peu partout, que je ne parle pas toujours de mort ou de trucs sombres. En parallèle, j’ai des périodes plus ou moins longues où le besoin de partir est si fort que je dois me forcer à lutter pour ne pas commettre l’irréparable. En général, quand je ne suis pas très présente par ici, çà peut être due à la fatigue ou à la douleur, mais la plupart du temps, c’est parce que je suis tellement obsédée par l’idée de partir que je ne perçois plus rien autour de moi.
 
Le suicide… J’ai tenté de partir en février 2010, par médicaments. Le ciel n’a pas voulu de moi. Pourquoi j’ai voulu m’envoler ? La raison est si simple… je ne supportais plus de souffrir dans ma tête et dans mon corps. Quand on ne gère plus rien, qu’on est seule à le gérer, parce qu’il n’y a personne pour comprendre ce qu’on vit, ni une épaule sur laquelle se reposer au quotidien, quand on en a ras le bol. Quand l’administration s’y met et qu’on se demande comment on va faire pour vivre avec si peu de moyens financiers. La sensation de n’être plus rien, juste un objet dénué de sentiments pour qui que se soit. Enfermée dans le silence, parce que c’est interdit de parler de ce sujet, surtout quand il nous concerne. Cà fait fuir. Cà fait peur. Je comprends, sans comprendre, en réalité… 
 
La semaine dernière, dans le groupe, quelqu’un qui connait pas mal de choses sur moi, pour avoir parlé avec lui, m’a dit « tu es une amie qui compte beaucoup pour moi, çà me rend déjà mal de te voir souffrir autant et je me sens impuissant (pourtant, il me connait avec le sourire, les 3/4 du temps et c’est avec lui que je rigole le plus chaque jour, donc, il ne voit pas que le côté physique et les difficultés que çà entraînent…), mais si tu continues à aller dans la direction de vouloir partir, je ne supporterai pas de te perdre, parce que j’ai perdu du monde encore récemment et que si tu continues, attends toi à me perdre avant de perdre la vie. C’est peut-être égoïste, mais c’est comme çà » (vendredi dernier, il a compris pourquoi j’avais été absente la veille…. je passerai sur la raison, je pense qu’elle est largement compréhensible… :-() il a été le seul à le savoir ce jour là, j’étais encore vaseuse, ne tenais pas bien debout et j’ai craqué quand il m’a demandé si çà allait, d’où ses mots).
 
Qu’est ce que je pouvais répondre… déjà j’ai regretté d’avoir craqué devant lui et de lui avoir avoué ce que j’avais par moments dans la tête. Je n’ai pas expliqué pourquoi c’était comme çà, il ne l’aurait pas entendu, c’était inutile de rajouter quoi que se soit au mal-être qui était en moi, ce jour-là et je ne voulais pas lui faire plus de mal non plus… j’ai dit que je le comprenais, que ce n’était pas égoïste loin de là, que moi aussi j’étais obligée de me protéger parfois, face à certaines situations. Que je ne parlerais plus de çà et que je ferais tout pour penser à la vie (en sachant très bien que c’est bien plus compliqué que çà…).
 
Quand je suis rentrée chez moi, j’étais très mal en plus du reste et je me suis jurée qu’oser avouer un mal-être, était la dernière fois que je l’évoquais… Et à ce moment là, je me suis posé bien des questions.
 
Je suis dangereuse, dans le sens où on s’attache rapidement à moi. Je ne sais pas pourquoi c’est comme çà, mais le 1er mot qui vient en 1er, quand on parle de moi, c’est que je suis attachante et que ma présence apporte un côté serein et agréable, parce que je suis (en apparence), quelqu’un de posée et de calme et toujours avec mon fameux sourire pourri. Je ne sais pas ce que je dégage pour qu’on me perçoive de cette façon et qu’on soit amenés à me dire que je peux vite manquer si je ne suis pas là. Ce sont des choses qui me touchent évidemment, mais, c’est peut-être difficile à comprendre, comme tout le reste d’ailleurs, mais parfois, j’aimerais autant qu’on ne m’aime pas, que je sois ignoble et qu’on me déteste… S’attacher à moi, signifie que moi je me sens encore plus seule, parce que je ne me donne pas le droit de dire tout ce qui se passe en moi, pour ne pas faire de mal aux personnes qui tiennent à moi du coup. Je mens, cache, trafique la vérité, mets un masque à fond la caisse. On a peur de me perdre… je l’entends et comprends évidemment, mais demain, je peux me faire écraser en traversant une rue et partir aussi… La perte sera identique et la souffrance sera pareille. Alors comment on fait, on ne s’attache à plus personne, de peur de perdre les gens ?? Parce que tout le monde peut partir demain finalement…
 
La maladie m’a fragilisée énormément, mais elle m’a appris une chose, parmi tant d’autres. Qu’il faut profiter des gens qu’on aime au maximum, parce qu’on ne sait justement pas de quoi est fait demain et que se réveiller avec des regrets, du genre « si j’avais su, j’aurais été la voir plus souvent », « si j’avais su, je ne l’aurais pas laissé tomber, parce qu’elle me manque et j’aurais dû en profiter ». C’est valable pour tout le monde et encore davantage quand la personne est mal, quelque soit la maladie. La personne dont je parle est malade et c’est dégénératif, je connais sa fin en gros…, c’est comme si je lui avais dit que je voulais me protéger et m’éloigner de peur de souffrir le jour J de sa disparition. J’ai envie de profiter de lui, de rire avec lui, de parler, d’échanger, d’être là, tout simplement. Le jour J, il partira, mais je n’ai pas envie qu’il se sente aussi seule que moi, parce que justement on a peur de s’attacher à lui et que du coup, on l’évite…
 
Il y a 1 mois, çà fait 7 ans que j’ai perdu un ami de cette façon. Il était bipolaire et je voyais qu’il souffrait même s’il ne disait plus rien les derniers temps, mais mon amitié, je lui ai donné jusqu’au bout, parce que je l’aimais. D’autres m’ont dit « je veux mourir », ils ont tout fait pour arriver à leurs fins, se sont ratés de peu, je n’ai jamais laissé tomber pour autant. Je me disais qu’un jour, c’était certains ils arriveraient à se foutre en l’air, et que j’étais largement impuissante pour l’éviter. Mais j’ai juste été là, à écouter, à être présente physiquement, à surveiller aussi, de loin parfois et j’ai voulu profiter de la vie avec eux, dans le cas où dans leur tête, l’appel de la mort serait trop forte un jour. J’ai connu une petite blogueuse, il y a quelques années. Anorexique, boulimique, elle a tenté X fois de s’en aller. J’avais arrêté de dire quoique se soit, parce que j’avais conscience qu’elle n’était déjà plus là et que finalement, je lui souhaitais de partir pour achever sa souffrance. Elle est partie, çà a fait 1 an en août.
 
Beaucoup de personnes qui ont un proche qui disparaît ainsi, disent « il ne disait rien, qu’est ce qui pouvait présager qu’il ferait un tel geste, il souriait toujours, était plein de vie, on ne comprend pas »…. mais pourquoi on n’en parle pas ? Parce qu’on nous dit de nous taire quand on évoque ce genre de mal-être, alors on se la ferme de peur d’être jugée, d’être incomprise. Et pour que personne ne vienne entraver les plans. Combien de fois, j’ai entendu que c’était lâche et égoïste. « Pense à ta famille, pense à tes amis, pense aux personnes qui t’aiment ». Mais je ne fais que çà put*** !!! et j’en arrive à m’épuiser de passer mes journées et mes nuits à me dire « arrête, çà va aller ptite Delph, tiens le coup, tiens bon, tu n’as pas le droit, tu emmènes tous ceux que tu aimes avec toi si tu fais çà, çà va passer… accroche toi, allez, la vie est belle…. » Alors je suis égoïste à me tourner ces phrases en boucle sans cesse dans ce genre de périodes ? Je ne pense pas, non…. Quant à être lâche, je suis dans les maladies et les hôpitaux depuis mes 19 ans, à me tirer de l’anorexie, à apprendre à vivre avec mes gros bas, la dépression et maintenant la fibro. Cà fait 15 ans que je lutte contre moi-même….. Si j’avais été lâche, j’aurais quitté ce monde, la 1ère année que j’ai subi l’anorexie et quand elle m’a lancé le 1er signal de mort, je ne l’aurais pas combattu, je l’aurais laissé m’emporter. C’était si simple de crever de faim, pas besoin d’aller plus loin dans la destruction, çà suffisait pour partir.
 
La souffrance n’aura jamais de mots assez forts pour comprendre ce qu’on supporte parfois. Je sais que le jugement n’apportera jamais rien et çà sert à quoi de se mentir. On a beau ne pas vouloir entendre qu’une personne souffre dans sa tête au point de vouloir mourir, elle se tait, mais au fond, qu’est ce que çà change ? Elle reste avec ses pensées et se cache dès qu’elles sont trop prenantes. Dans ces moments là, il m’arrive de ne pas répondre sur mon portable, de peur de craquer, de peur de crier au meilleur ami « laisse moi partir, j’en peux plus, donne moi le droit de m’en aller, arrête de vouloir me retenir auprès de toi », alors je laisse sonner, je garde le silence et m’isole. Et çà va super mieux de devoir faire çà, c’est certain…. C’est ironique évidemment…
 
De mon côté, je préfère qu’on me dise « çà me fait souffrir au point de penser au suicide », plutôt que de garder la personne face à sa détresse. La politique de l’autruche n’a jamais rien donnée. On voit, mais on ne dit rien. Mouais… On ne sauve pas la personne, mais on peut au moins l’accompagner. Et l’engueuler en lui disant « çà va pas non, faut pas penser à çà, pense à Pierre, Paul, Jacques, ne soit ni lâche, ni égoïste » ne donnera qu’un effet très négatif sur la personne en détresse : la conduire dans ses derniers retranchements. L’air de dire « ok, je ne dis rien, ne montre rien, mais je partirai malgré tout »
 
Il faut beaucoup de compréhension, de non jugement et de tolérance pour aborder ce sujet. Pour moi, il m’a fallu m’y attaquer à plusieurs reprises, pour essayer de trouver les bons mots et surtout me mettre à nue encore plus que davantage… 
 
Si vous avez des personnes qui sont proches de vous qui commencent à avoir un comportement inhabituel, qui se replie sur lui-même, qui ne parle plus, incitez le à se faire aider. Plus les idées noires sont prises en charge rapidement, plus les chances de s’en sortir sont importantes. De mon côté, j’ai la sensation d’être née comme çà avec, mes pensées sont devenues chroniques et font partie de moi.
 
J’aime la vie, mais je suis plus attirée par la volonté de vouloir m’envoler. Je ne veux pas le cacher. Tout le monde peut un jour, se retrouver confronter à ce genre de pensées. Perte d’un emploi et difficultés financières qui vont avec. Départ d’un compagnon ou conjoint. Problèmes familiaux. Décès d’un être cher, petit ou grand. On prend plusieurs situations, on les imbrique et on demande à la personne qui vit tout çà en même temps, je ne suis pas sûre qu’elle voit la vie d’un autre oeil, mais qu’elle soit plutôt sur le point de la voir en noir. Un moment de solitude de trop et on commet l’irréparables. Personne n’est à l’abri.
 
Vous avez le droit de me juger, de me détester, de penser lâcheté et égoïsme, mais comme ce sont des choses que je connais déjà, je ne veux aucun commentaire du style « pense à ceux qui t’aiment, ne sois pas égoïste ou lâche, tu n’as pas le droit », je préfère que vous gardiez le silence. Le but de cet article est de faire comprendre ce qu’on peut ressentir quand on est dans cet enfer et qu’on ne fait surtout pas exprès d’être telle qu’on est. Il suffit d’être plus fragilisée, d’être plus sensible. Donc c’est plus compliqué qu’une simple volonté à vouloir vivre. Lutter contre le suicide est un combat récurrent, qui épuise, on se bat contre nos idées comme quelqu’un qui se bat contre une autre maladie et j’aimerais qu’on arrive à en prendre enfin conscience.
 
Pour ce qui est de moi, je suis dans une période comme çà, où tout est dur à supporter et que parfois, le soir, j’aimerais bien me décharger de mes problèmes sur quelqu’un, pouvoir mettre ma tête contre une poitrine rassurante qui puisse me dire « je suis là, ne t’inquiète pas, çà va aller ».
 
Les personnes dans cet état se sentent largement seules déjà, ne les mettez pas à l’écart davantage. Cà peut arriver à n’importe qui. A un de vos enfants, un de vos parents, un frère, une soeur. Vous ne les laisseriez pas seuls avec leur souffrance, même si vous ne comprenez pas, alors soyez aussi indulgentes pour des personnes qui comme moi, vous parlent de ce thème tellement tabou.
 
Il y a des raisons à tout, même si on ne les comprend pas. Avoir besoin de partir, suppose une dose de souffrances accumulées que la personne est incapable de gérer.
 
La vie est belle, allez…. J’ai voulu fermer les commentaires, mais les laissent finalement ouverts, en n’acceptant que ceux qui sont constructifs… pas de lâcheté ou d’égoïsme, pas de « pense à ta famille », pas de « pense à ceux qui souffrent encore + et qui sont malades » (mouais super….. la souffrance est unique à la personne, on ne pourra jamais arriver à dire, toi, tu souffres comme çà et l’autre comme çi, et ce, quelque soit la maladie)
Combats qui me touchent

Peace Movement



« Peace Movement » est une idée bien conçue de Jeune Anecdotique concernant la paix sur la blogosphère, après tous les chahuts qu’ont connu malheureusement un trop grand nombre de blogueuses ces dernières semaines. 

Les 10 règles sont les suivantes :

1) Un article ne sert jamais à rien (même un article sur le mode de reproduction des faucons !), alors nous n’irons jamais volontairement dénigrer le travail d’une autre.
2) On ne connait pas les personnes qui sont au bout de ce blog : pas d’attaques personnelles injustifiées et blessantes.
3) La liberté d’expression est un droit ; ne pas faire de mal, physiquement ou moralement, à autrui est un devoir.
4) Nous montrerons notre désaccord avec un article dans la politesse et le respect les plus complets. Oui, c’est comme ça, on est très zen !
5) Il va sans dire que les insultes sont un tue-glamour : un peu de douceur, on s’abstient.
6) On ne menace pas de mort une personne, même un tout petit peu : le « tu veux que je t’envoie de l’anthrax ? », on jette ça aux crocodiles !
7) Relayer un article pour casser une blogueuse et lui taper dessus en groupe ? Sérieusement ? L’école primaire, c’est deux rues plus bas. 
8) Pas la peine de s’excuser si on est pas d’accord avec quelqu’un : donner calmement son avis suffit.
9) L’ordi est une machine, la blogueuse : non. Respectons un peu ses sentiments.
10) Chantons tous du Céline Dion en se tenant la main.


J’ai eu beaucoup de mal avec les départs de certaines personnes que j’avais appris à apprécier, à lire au quotidien, à rire, à pleurer, à réfléchir ensemble. Et cette idée là, basée sur le respect et la liberté d’expression, j’y adhère à 200 %. J’ai moi-même été jugée sur certains de mes propos et ne tolère plus qu’on puisse juger sans connaître, sans savoir la vie des gens et se contenter d’un seul article pour la traiter de tous les noms ou l’éliminer de sa vie virtuelle.

Si vous souhaitez rejoindre ce mouvement plein de paix, c’est chez Pomme qu’il faut vous rendre (vous pouvez cliquer sur le logo en haut à droite qui vous conduira aussi à l’article concerné) Vous laissez un commentaire pour adhérer, donnez votre adresse mail et elle vous enverra 5 logos qu’elle a pris soins de nous concevoir et qui sont tout aussi beaux les uns que les autres. 

Un pas vers la paix sur la blogosphère, retrouver un peu de calme, parce qu’on est tous des êtres humains avec le droit de s’exprimer via nos blogs. Tolérance, liberté d’expression, non-jugement et respect
Moments de bonheurs et d'évasion

Journée circuit auto

J’avais offert une Wonderbox au meilleur ami, pour son anniversaire et il avait choisi 2 tours de découverte et 2 tours en Ferrari, qu’il pouvait conduire lui-même. On est donc partis ce matin, 1h de route pour aller plus loin que Aix en Provence, où j’ai déjà découvert des paysages que je n’avais jamais vus, et c’était bien agréable. J’en ai même aimé l’automne, grâce à toutes ces couleurs dans les feuilles et les arbres (pas du tout la même végétation qu’à Marseille, pourtant on n’est pas loin). Le temps s’était un peu calmé, on a été amenés en camionnette jusqu’au circuit et il s’est trouvé qu’en fait les 2 tours de découverte se faisaient dans une Subaru et que j’avais le droit d’aller avec S. en tant qu’accompagnatrice. J’ai hésité de peur qu’il aille trop vite et puis finalement, le regard de S. et ma curiosité m’a fait y aller. Et ben, contrairement à ce que je pensais, je n’aurais pas été contre pour qu’il appuie un peu plus sur le champignon et avoir des petits guilis dans l’estomac 🙂

Et ensuite, S. s’est retrouvé en train d’attendre son carrosse, une jolie Ferrari rouge, il s’est mis au volant comme s’il avait fait çà toute sa vie et moi je courais avec la béquille d’un coin à l’autre pour ne pas rater une miette du départ, puis après des passages sur le circuit que j’ai filmés.

Au départ, c’était un cadeau pour lui, mais franchement, de le voir avec ses yeux pleins les étoiles comme un enfant, le sourire aux lèvres, et son côté excité, et ben, finalement, c’était le mien de côté. Faire plaisir à son meilleur ami c’est un immense cadeau pour soi-même. 

Sur le retour, on s’est arrêtés près d’un barrage, j’ai adoré le paysage, l’air frais et pur et surtout le silence…. après avoir passé un moment vers toutes les titines, c’était soulageant pour les z’oreilles de se retrouver dans un calme plat. On en était presque choqués de ce silence, pour le coup lol. Juste le temps de retourner à la voiture et il pleuvait des cordes et comme vache qui pisse

Je vous mets les photos et tenterai de mettre au moins une vidéo quand il passe. 


Concentré sur ce que lui disait le pilote, pour lui expliquer comment était fichu le circuit. Je suis derrière, vous voyez, où il y a l’appareil qui prend toute la place dans le rétro 🙂

La vue du circuit depuis l’intérieur de la Subaru, bon pas évident à prendre, c’est dommage

Je ne voulais pas le laisser partir sans faire de photo avec sa charlotte non mais !

Monsieur attend son carrosse

La Subaru dans laquelle on a fait les tours de découverte

Et voilà S. prêt à partir

Le barrage de Bimont et la Sainte-Victoire, le pic qu’on voit en fond

Désolée mais mon brushing avait un peu souffert, donc regardez tout, sauf mes cheveux qui n’aiment pas l’humidité en plus :-p

L’eau est tellement limpide

Blablas de toutes sortes

Moment pub #1

Ma 1ère participation au « moment pub » du mardi, organisé pour notre plus grand bonheur (vessies sensibles s’abstenir sous peine d’avoir besoin de pampers à force de rire) de mon petit bâtonnet.

J’ai pris un petit peu de retard, demain, au centre, on a une entreprise qui vient nous voir et officieusement, il se pourrait qu’on puisse leur donner notre candidature, alors j’ai traîné pour choisir la petite tenue et surtout trouver une coiffure digne de ce nom, mais comme je n’ai ni Pantène, ni les cheveux photoshopés de la Nolwenn et ben j’ai galéré et je ressemble à un épouvantail ébouriffé. Voilà ce que çà donne, quand on se moque d’une marque qui aurait pu me sauver la vie et de son égérie, le sort va contre nous et adieu beaux cheveux snifffff……  je ferai mon mea culpa après cet article, en regardant cette pub avec tendresse, douceur et amour, dorénavant, histoire de me rattraper… (je vous laisse un moment, m’en vais vomir, rien qu’à l’idée de m’infliger volontairement ce supplice…)

Si vous lisez entre les lignes, vous aurez compris ma grande capacité visuelle à supporter cette pub. Mais pourquoi donc ? (la musique, par contre, je la trouve jolie, çà va). Déjà à cause du Pantène foutage de gueule. La dernière fois que je l’ai utilisé, je me suis gratté la tête comme si j’avais des totos, le cuir chevelu irrité, bref, il n’allait pas du tout et je n’ai jamais recommencé l’expérience. Alors le Pantène, il me hérisse les tifs sur le crâne, c’est le cas de le dire, dès que je le vois en peinture, çà ne va plus… quoi que, si on me versait la somme qu’elle a dû recevoir pour jouer la Pantène attitude, et ben, moi aussi, ptêt bien que j’aurais fait l’effort pour être séduite… Et alors avec la greluche de service, oh purée, j’ai envie de casser ma pauvre télé qui n’y est pour rien, elle. Elle m’énerve avec son air, j’y peux rien, c’est physique. Déjà à la Star Ac’, j’avais envie de lui foutre des baffes à longueur de temps (c’est marrant, parce qu’elle avait souvent les cheveux en vrac, et ils étaient loin d’être dans le même état.. elle ne connaissait pas encore Pantène -dis-je ironiquement….). Tu parles d’une référence franchement… MOI et 1 million de femmes (c’est bizarre ce chiffre si rond non ?? z’ont calculé à la chevelure près ?? Sont sûrs qu’il n’y en a pas 1 000 100 ???, je recalculerais si j’étais eux). Le « Moi » qui veut dire « je suis une valeur sûre, ma tignasse est la référence 1ère et le million  et les brouettes qui restent et ben, elles ont suivi mon exemple, pardi !! non mais parce que je suis la reine de la belle chevelure MOI ! Non mais oh hé ! »

Dans cette vidéo, on ne la voit pas, mais dans une autre (oui j’ai découvert qu’il y avait plusieurs versions, dont une longue OMG), celle qui passe à la télé, elle fait valser ses cheveux photosophés (le flash bien brillant, faut pas être bien douée ni en image ni en photo, pour se rendre compte que c’est pas très naturel tout çà hum ?! Y a pas marqué Bécassine sur mon front, non mais oh !) d’une façon qui me rend méchante. Oui méchante… je prie pour qu’elle se soit fait un torticolis en faisant ce mouvement là, pendant le tournage… 
Sur celle-çi, çà me faire rire quand elle met ses pointes (non non Pantène n’enlèvera jamais le passage obligé chez le coupe-tifs pour couper les pointes régulièrement, faut pas rêver non plus) en éventail. Cà me fait penser à un plumeau ou à un truc pour faire la poussière. Oui je suis méchante ! J’avais prévenu :-p

HC s’est ligué en plus contre moi depuis quelques temps… à chaque fois que j’ouvre ma page, avec qui je me retrouve face à face ? Devinez… Nolwenn Leroy Merlin arggghhhhhhhhh. Avant j’avais envie de casser la télé, maintenant, c’est le pc qui risque de passer par le balcon. 

Bref, tout me tape sur le système dans cette pub (à part la musique. Oui je sais, en plus d’être méchante, je radote). Putaing comme dirait les marseillais pure souche, la Nolwenn et son Pantène (je me demande s’ils ont fait exprès de la prendre, elle, parce que je me rends compte en l’écrivant que son prénom rime avec la marque, tiens ! C’est rigolo hahahahaha….. :-s)

Nolwenn, si tu me lis, j’aimerais bien te voir le matin, avec tes vrais cheveux, quand tu es toute ébouriffée ou quand tu as transpiré les gouttes de la mort sous un soleil de plomb et que ta chevelure ressemble à tout sauf à des tifs soyeux et brillants photoshopés. Là, tu auras le droit de parler de TOI et des millions et des poussières de femmes qui sont dans le même cas  :-p

Pantène, si vous voulez que je ponde un article sponsorisé, un de ces 4, n’hésitez pas à me contacter (comment çà, çà m’étonnerait ????!!!!! Suis outrée !!!! :-p)

Et voilà mon petit moment pub, je viens lire vos découvertes maintenant, en espérant que vous ayez un peu plus gentilles que moi sur ce coup-là, même si j’en doute, pour certaines… Hein mon ptit bâtonnet préféré ? lol
Blablas de toutes sortes

Coup de gueule


Oui un coup de gueule, parce que çà commence à me chauffer les oreilles et les yeux de lire et entendre certaines choses. Et si çà ne vous plait pas, vous avez même le droit de prendre la porte, si vous vous reconnaissez dans tout ce que je serai amener à dire, je ne retiens personne, loin de là…. et pour les personnes qui tomberont sur cet article par hasard, vous saurez quels mots il ne faut pas remettre en question sur ce blog au moins…


Cette semaine, j’ai été peu présente sur HC pour des raisons physiques, parce que c’était dur de rester encore installer sur mon pc, après avoir été sur ordi toute la journée en formation. Bref, là n’est pas le sujet. Dans le peu de présence que j’ai montrée, j’y ai vu certaines personnes que j’apprécie, souffrir pour des choses qu’elles avaient osé soulever, elles, au moins…

Le sujet de ce coup de gueule, ce sont les mots : jugement, tolérance, liberté de penser, liberté d’expression, respect, accepter que l’avis de l’un ne soit pas le notre, donner son avis sans créer un champ de bataille, parce qu’on est des grandes filles, et que la maternelle, pour beaucoup, çà fait plus de 30 qu’elle est normalement quittée… 

Dans cette vie, on nous supprime beaucoup de choses, si on y regarde bien. Si on réfléchit un peu à tout ce qui se passe dans ce monde, si on vit soi-même des situations qui ont métamorphosé notre vie, on prend conscience que ce qu’il peut à la limite rester, c’est notre liberté de s’exprimer justement sans que çà tourne à un pugilat. Chacun a un avis sur quelque chose. Chacun a ses arguments. Quand une personne évoque un sujet, on ne peut pas la qualifier de tous les noms que je cite plus haut, juste pour cet article là. On n’a pas le droit de faire çà. Si votre compagnon vous dit un truc qui ne vous plait pas, vous allez lui gueuler dessus et remettre tout ce qu’il représente pour vous, en question et le traiter d’intolérant et de tout ce qui tourne autour de ce mot ?? Non je ne pense pas, si ??? Rassurez moi pitié……

Quand j’entends certains propos, à longueur de temps, çà me gonfle, faut bien le dire. Peut-être que je deviens intolérante, je ne sais pas… Je vous laisse juger, puisque vous savez si bien le faire… On ne dit pas qu’il n’y a que la vérité qui blesse ?….

Toute la journée, je suis dans un centre pour des personnes qui sont en situation de handicap. On se bat pour se faire reconnaître côté social, côté professionnel et humain. La souffrance est au milieu de tout. Les handicaps, sont légers pour certains, plus lourds pour d’autres. Pour certains, la maladie est inexorablement tournée vers la mort. Ils se battent malgré tout pour faire valoir leurs droits. Je suis attachée à un ptit jeune qui pourrait être mon frère. Il est malade et sait qu’il va continuer à chuter lentement mais sûrement. L’autre jour, quand il m’a dit que j’étais sa confidente, privilège rare qu’il pouvait avoir, justement parce qu’on juge beaucoup, on ne comprend pas, alors on met de côté et on ne se donne plus les moyens de voir que derrière la maladie, il y a S. C’est bizarrement, celui qui est le plus mature, celui avec qui je rigole le plus, celui à qui je me confie moi aussi, le plus parce que je sais que jamais il ne me jugera et comprendra ce que je peux ressentir, même si moi j’ai la chance que ce ne soit pas dégénératif. Il n’est pas libre de dire que la vie est injuste, sans se payer des foudres ? La 1ère fois qu’il m’a dit çà, alors qu’elle l’est dans ce contexte là, on ne peut pas le nier, je me suis dit que même dans ces cas là, notre liberté d’expression était bafouée. 

Les querelles d’adolescentes, çà me passe au-dessus. Je supporte beaucoup de comportements, d’attitudes, mais çà, non, c’est au dessus de mes forces. Sûrement parce que je vis mal moi-même ce qui se passe dans ma tête et dans mon corps, mais que la souffrance de ceux qui me sont proches, c’est aussi la mienne. 

On n’est pas sur terre pour se justifier constamment, de ce qu’on pense, ressent et dit. C’est encore moins le cas sur un site comme celui-çi… on est toutes là pour partager des moments de nos vies, gais ou tristes. De mon côté, je lis de tout, je passe de la cuisine aux humeurs, sans transition, parce que derrière chaque cuisinière se cache une humeur finalement et qu’on est à égalité en tant que personne. On ne peut pas jeter des mots à la figure, juste pour UN truc, ce n’est pas un argument à mes yeux, pour condamner quelqu’un à des mots aussi durs ! Si vous le disait à vous, comment vous réagiriez hein ?! Se battre pour des broutilles alors que d’autres se battent pour vivre, merde !!! Ce décalage là, est en relation avec ce que je vis de mon côté, mais çà n’empêche pas que même avant, le non jugement, la tolérance, la compréhension avant d’assassiner les gens avec des mots hors contexte, faisaient déjà partie de moi.

Je deviens intolérante quand je vois ces absurdités là. Surtout quand les personnes en souffrent, se remettent en question, alors que je ne sais pas vraiment si c’est à elles de le faire. Si je ne suis pas d’accord avec quelqu’un, soit je ne dis rien pour respecter sa liberté de parler parce que ce n’est pas parce que je ne suis pas d’accord qu’elle est dans le faux…. ou alors j’argumente de façon à ne pas froisser la personne et donner mon avis sur la question, parce que justement, on est tous libres de dire ce qu’on veut, mais qu’on peut aussi y mettre les formes non ?? Le respect de l’autre en gros.

J’écris des choses compliquées sur mon blog, je me suis souvent faite juger, critiquer, culpabiliser, prise des réflexions en pleine tronche sur quelque chose qui faisait partie de moi. Je me suis souvent énervée, j’ai souvent souffert, mais mon choix a toujours été de dire ce que je vivais, parce que je sais que je ne suis pas la seule dans ce cas là. Et comme je dis souvent, on me lit, tant mieux, on ne me lit pas, tant pis. C’est ma liberté à moi de le partager là si j’en ai envie. Si je peux choquer ? J’en ai rien à foutre, c’est ma vie et c’est mon quotidien. C’est ma réalité et si on la juge, il m’arrive de me dire que la personne n’a pas souffert de certaines choses dans sa vie et tant mieux pour elle. On ne peut pas se permettre de juger quand on ne connait pas quelque chose, ou quelqu’un, c’est douloureux pour la personne qui en subit les conséquences.

Tout est un peu mélangé dans ce coup de gueule, parce que la réalité et le virtuel se mélangent, mais en gros, ce que j’ai envie de faire passer, c’est qu’il y a tellement plus grave dans cette vie, que toutes ces choses qui me sont sortis par tous les trous que j’ai…… La vie n’est pas un long fleuve tranquille, on s’approche des personnes qui nous apportent quelque chose, et si elles ne conviennent pas, ben, on les laisse de côté, ce n’est pas compliqué si ? Et on ne condamne pas quelqu’un au 1er truc qui cloche, ce n’est pas concevable.

Voilà… j’attends les désabonnements, les commentaires qui me traiteront de tous les noms, les blablas derrière coulisses. JE – M’EN – FOUS….. Toutes ces claques qu’on m’a données, ont renforcé celle que je suis et je sais celle que je suis surtout. Je me bats pour ne pas sombrer et j’essaie d’être là pour les personnes qui en valent la peine, pour lesquels j’ai envie de livrer le combat de leur maladie avec elle. Là, est mon essentiel, parce que c’est au moins vital. Le reste…. blablatages et arguments sans fondements, je les enfonce le plus loin de moi.

Bon samedi. Et les remises en question ne font jamais de mal. Les miennes se font en permanence et j’ai beau avoir tous les défauts du monde, çà au moins, on ne peut pas me le reprocher. Et je me rends compte que çà me rend plus tolérante à essayer de comprendre pourquoi telle chose est de cette façon au lieu d’avoir l’esprit étriqué et de rester dans son monde, sa bulle et ses idées fixes. On évolue et on avance, avec un peu de respect pour les autres, pitié, merde alors !!

Blablas de toutes sortes

Mon petit chez-moi

J’avais dit au moment où la porte de la maison des secrets s’est fermée que j’ouvrirais mes portes de la mienne (enfin de mon petit studio, pas de ma maison, mais il vaut mieux un petit chez soi qu’un grand chez les autres, non ?)

J’habite dans le 6ème arrondissement (je sais pour celles qui ne connaissent pas Marseille, çà peut vous faire de belles jambes), en gros, je suis à 10-15mns (tout dépend si j’avance en mode « jeune limace » ou « limace grabataire », de 2 métros bien pratiques, du centre ville et des bus. Et comme je disais, hier, j’ai surtout un ascenseur, quel bonheur… Un petit chez-moi de 30m2 si on compte le balcon, où il fait bon s’installer au printemps, en été juste le soir sinon on crame sans avoir le temps de piper un seul mot et les jours comme maintenant, où je m’installe parfois le soir en rentrant de formation pour lire ou juste me reposer. 

Chez moi, la déco, c’est comme le maquillage, juste un peu, pas trop. Faut pas abuser des bonnes choses. Je ne suis sophistiquée en rien, en fait (je me sens lamentable en disant çà le nez qui coule et les larmes aux yeux snif lol). En gros, je n’ai pas de déco bien précise, comme vous pouvez le constater, j’ai plutôt un bor*** organisé, rempli de couleurs mélangées, anarchiques. Je suis très attachée à des objets qu’on m’a offerts, et mélange le tout, comme pour former un cocon. J’aime être entourée de photos aussi. Et puis, le sens de la déco, arranger les couleurs, les objets, ce n’est pas mon truc, j’y peux vraiment rien. Et puis je ne cherche surtout pas à apprendre, je me sens bien, avec toutes mes babioles qui n’ont parfois rien à voir les unes avec les autres 🙂 Cà me rassure, ce sont mes repères, je ne supporterais pas de rentrer dans un studio où rien ne dépasse et où j’aurais peur de m’asseoir, de me coucher, de vivre tout simplement.

Prêtes pour le capharnaüm ? Allons-y…


Petites bougies, cappuccino chocolat, un film d’horreur, des biscuits (que j’avais déjà mangés au moment de la photo :-s), un transat, de l’air.
C’était il y a 10 jours, un samedi soir chez Tite Delph
C’est l’odeur que vous sentirez en venant chez moi. Un parfum d’ambiance sucré, agréable qui rappelle les journées douces d’enfance 🙂 (Nature et Découvertes)

La vue que j’ai quand je tourne la tête à droite. Notre Dame de la Garde qui me fait coucou 
Ma pièce principale qui me sert de chambre, de salon, de cuisine, bref de tout. Du 36 en 1. Même mes taies d’oreiller ne sont pas de la même couleur… déséspérante je suis… si Valérie Damidot me voyait, elle s’arracherait les cheveux, j’vous l’dis !
Le lit est donc derrière. Je suis sûre que vous ne trouverez pas d’où viennent tous mes meubles…… lol
La cabane de Happy et sa gamelle d’eau à portée de coup de langue. C’est dur la vie d’un chat pfiou…
C’est là que je m’installe pour lire, si je ne suis pas dans mon lit… Il y a du soleil en permanence, c’est agréable à travers la vitre quand il commence à faire plus frais
Bienvenue chez moi. Et chez Happy.
Ma fameuse baignoire et tout mon fourbi… La proprio est fan des grosses fleurs, moi j’avoue que je n’en raffole pas du tout, mais alors pas du tout….. y en a partouttt !
Les toilettes bambou, j’ai hésité à vous les mettre, mais bon, çà fait partie de mon chez moi et j’y passe beaucoupppp de temps…. oui je cache certaines joies de la fibro aussi….
Mon petit coin cuisine -bordel- Rudimentaire, c’est mon seul petit regret.



Les photos sont dans le désordre, mais j’espère que le petit tour de la locataire vous aura plu. Revenez quand vous voulez 🙂

Bien-être et soins

Les bienfaits du bain

Avec les températures plus fraîches, on va vite se réhabituer à se faufiler dans un bain bien chaud, bien mousseux. 
Il y a 1 an, ne pouvant plus grimper les 4 étages sans ascenseur de mon petit chez moi, j’ai dû me résoudre à chercher un autre studio. Trouvé rapidement, par un concours de circonstances vraiment très bien tombé. Et depuis 1 an, j’ai non seulement un ascenseur pour me monter au 7ème ciel, mais aussi une baignoire pour jouer à Cléopâtre dans son lait d’anesse ^^.

Les bienfaits d’un bain ? Se détendre, on plonge dans l’eau et détend tous les muscles qui existent, même ceux qu’on ne soupçonne pas hors eau, oui oui 🙂 
On peut y rajouter des huiles essentielles pour accélérer un peu le processus de relaxation.
Dans un bain, on peut lire, en apesanteur, faut juste faire attention de ne pas tremper le bouquin. 
Se mettre dans l’ambiance d’un endroit zen, entourée de bougies parfumées
S’endormir et ressortir avec la peau toute fripée hihi
Ou alors tenir compagnie aux petits animaux, communément appelés canards…. ^^

De mon côté, je glisse dans un bain, une fois par semaine, deux parfois, selon l’état physique. Je lis, ou j’écoute de la musique et surtout, j’oublie que j’ai un corps. Je le laisse flotter au milieu de la mousse, je renifle l’odeur de mon Palmolive ambiance zen et je me sens ailleurs.


J’adore l’odeur de cette merveille maxi format. Une douce mousse relaxante à base d’huile essentielle d’Ylang Ylang et de l’extrait d’Iris. Elle embaume tout mon petit chez moi, c’est très agréable. A racheter dès que possible.














Moment douceur en images, allez c’est parti, je vous emmène dans ma salle de bain


Mon portable, mon livre du moment et ma Happy qui vient de manger, d’où le tirage de langue intensif (elle adore le tapis de bain évidemment….)
Poupoupidou wouh ! Les petites baignoires Sephora m’avaient été offertes par le meilleur ami pour Noël. Il avait pris tellement de choses pour me faire plaisir que tout ne rentrait pas dans une seule, d’où le fait que j’en aie 2 ^^.
La 1ère, pour gel douche, shampooing, gommage et la 2ème pour tous les produits bains (vide en ce moment puisqu’il faut que je refasse mon stock. Je les adore et elles sont pratiques
Pratique, le petit collier cervical rempli de petites billes. Je le mets derrière la nuque pour être bien installée et même s’il est mouillé, il ne m’en tient pas rigueur 🙂 Je l’avais eu à Nature et Découvertes
Happy pense qu’elle peut faire comme sur mon lit, me sauter sur le ventre et s’installer de tout son long sur moi, la coquine
Du coup, elle boude et se met au coin 🙂
Et finalement, elle me regarde, l’air de dire « bon alors, tu sors de ton trou rempli d’eau oui ?!!!!! »

Et vous, çà vous tente un bon bain ?