Combats qui me touchent

Le vide intérieur et le silence


Je suis quelqu’un d’angoissée depuis la nuit des temps. Des angoisses dont je connais le sens, la raison, l’existence, la cause, grâce à la psychothérapie. Bref tout ce qu’on veut, sauf le moyen de les stopper, du coup, je ne gère pas bien certaines choses. Je ne différencie pas bien le vrai du faux, en plus, ce qui entraîne une certaine pagaille dans ma tête, il faut bien le dire.


Ces angoisses tournent toujours dans les mêmes thèmes, la peur d’être abandonnée, de ne pas être aimée, d’être oubliée, de ne pas compter assez pour les gens que j’aime et qui disent m’aimer, la sensation que ma présence n’est pas indispensable et que mon absence n’est pas manquante. 

Ces angoisses ont une source bien précise. Le silence… les non-dits… les carrément jamais dits, alors dans la tête d’une enfant, on fonde les pensées comme on pense, sans trop se demander comment tout cela fonctionne et on grandit de cette façon, avec toujours les mêmes pensées, les mêmes doutes, les mêmes questions sur ce qu’on est vraiment pour soi et aux yeux des autres. arrivée une fois adulte, on se rend compte qu’on est figée sur le même schéma et la même douleur du vide et du silence. 

On dit que le silence est d’or. Par le silence, une personne confirme et acquiesce ce qu’on dit, parce que c’est plus simple de se taire que de dire le contraire et on ne se mouille pas trop à dire ce qu’on pense à la place. Il est lourd à porter parce qu’il ouvre les portes sur tout. De la plus vraie à la plus fausse de nos pensées. Il est pourtant toujours signe de négatif à mes yeux, parce que c’est plus simple de dire à q
uelqu’un ce qui ne va pas chez lui que ce qui va et comme dit, en général, avec le silence on peut s’imaginer tout et n’importe quoi et se tromper pour finir, sauf que puisque çà reste dans le silence, on ne sait pas qu’on se trompe…. Je préfère la violence des mots que le silence, parce qu’au moins, j’arrive à mettre des mots sur mes pensées, pour les rendre réelles au lieu de m’empoisonner la tête à me dire que ce que je pense et dit, est fondé et que je ne sais plus faire la différence entre ce qu’est la réalité et mes croyances faussées. Le silence me fait mal à la tête et m’abime les doigts à force d’écrire pour rien souvent. La communication verbale et moi on fait 2, je ne suis pas bien douée, même si je fais le maximum pour extérioriser. Je ne suis pas bavarde, dans la vraie vie, contrairement à mes écrits. Alors j’écris. Des mails où j’explique ce que je ressens, que ce soit dans le négatif ou dans le positif, je « parle ». Rien, du vide en retour et j’ai du mal à supporter, parce que pour moi, toutes les questions que je peux évoquer n’ont pas de réponses. J’espère me guérir un jour de la peur du silence, parce que pour l’instant, il me pompe toute mon énergie et j’y suis restée trop longtemps depuis mon enfance, pour continuer à vivre dedans régulièrement, je ne peux plus l’assumer. Il m’a conduite vers l’anorexie, parce qu’au moins çà je le gérais… Le silence je ne gère pas du tout, çà me renvoie toujours une image négative.
Il y a souvent ce vide en moi qui m’aspire, la sensation de ne pas représenter grand chose pour les autres, de ne pas manquer, de ne pas être assez présente, de n’être rien finalement, de ne pas trouver sa juste place. Ce vide donne froid en soi, refroidit le coeur et donne un sentiment qu’on dégringole dans un trou qui n’a pas de fonds, il est douloureux et prend aux tripes. Peu de choses parvient à le remplir, je n’ai pas encore trouvé de quoi le combler ce truc qui m’aspire de l’intérieur, je sais juste qu’il est dangereux pour moi, parce qu’il entraîne des pensées très négatives et surtout l’idée un peu trop fixe que la vie pourra tourner sans moi et que je peux partir en silence, tant qu’à faire, puisqu’on me l’a fait vivre pendant plus de 30 ans. J’imposerais le silence autant qu’on me l’a fait subir. Et on pourra alors comprendre à quel point j’ai souffert du manque de mots, de marques et que ce vide là, m’aura fait avaler de quoi me libérer de toutes souffrances. Au moins il sera comblé à ce moment là…
Pendant que j’écris, ma Happy miaule un coup et vient se frotter contre moi. Je n’arrête pas de lui dire que je suis fatiguée de me battre, à pleurer dans son ptit cou, parce qu’elle au moins, ne m’en voudra jamais de vouloir baisser les bras. Que je ris, que je pleure, que je sois mal ou bien, couchée, debout, ou assise, elle est présente et ne me laisse pas dans le silence et me montre son affection. Elle ne m’abandonnera pas. Je sais qu’elle « m’aime », je sais aussi qu’elle ne m’oublie pas. Contrairement aux êtres humains qui n’arrivent pas à me faire rester dans cette vie là finalement, suffisamment.
Ce besoin d’être rassurée en permanence m’essouffle. Je me lève le matin avec cette souffrance et je me couche avec exactement la même et je suis là, comme ce soir, à ne pas dormir, parce que je remue tout dans ma tête, en faisant la part des choses entre ce qui est vrai et ce qui est faux. Je suis cassée de ce côté là, suis pas bien aiguillée, les pensées ne vont pas dans la bonne direction et je n’ai pas de boussole pour leur faire reprendre le bon chemin…
Et vous, est-ce que vous arrivez à faire avec le silence ou il vous trouble tout autant que moi ? Et ce vide sidéral, est-ce que vous le ressentez ?
Moments de bonheurs et d'évasion

Dans le Panier…

Je n’ai pas été faire mon marché, ni été à la cueillette avec mon petit panier en osier, non non, le Panier est un des quartiers de Marseille, près du Vieux-Port. Un dédale de petites rues, un vrai labyrinthe me concernant. Beaucoup d’escaliers qui nous mènent toujours vers quelque chose qu’on n’attend pas. J’aime bien y aller, je ne saurais pas dire pourquoi. J’aurais peur d’y vivre et j’avoue que je n’irais pas non plus le soir, seule, mais dans la journée, j’ai la sensation de partir dans un autre pays et j’apprécie ce mélange de cultures. Une blondinette au milieu de ce petit monde de principalement d’immigrés, çà fait un peu marrant. On me demande souvent si je suis une touriste… Oui un peu… Une touriste, vieille de presque 7 ans maintenant et j’ai envie de dire aux autres touristes que j’ai croisés, en les narguant un peu « vous vous quitterez notre ville d’ici quelques jours, moi j’y reste na ! » et çà remplit le coeur d’une agréable chaleur. J’aime beaucoup Marseille, même si ma région natale me manque parfois, je ne suis pas prête à partir. Toujours l’appareil photo en main, je regarde le moindre détail qui me tape à l’oeil et qui me surprendrait. Et dans ce quartier là, il y a toujours quelque chose qui fait sourire, qui donne envie d’aller plus loin -malheureusement-. J’avais apporté ma béquille (Becky de son petit nom…) que j’utilise quand je dépasse la 1/2h de marche, j’ai eu du mal à grimper les escaliers, dû m’arrêter plusieurs fois, n’ai pas réussi à cavaler partout où j’avais prévu d’aller, parce que je me suis fatiguée rapidement, mais on va dire que c’était un défi-fibro.

Au début que j’étais ici, j’avançais avec un plan, c’est de cette façon que j’ai découvert Marseille. Avec un guide aussi, qui m’avait rendue curieuse en me parlant de la « Maison Diamantée ». J’avais couru à sa découverte, j’ai fait tout le quartier à l’époque, sans la voir (ben oui, je m’attendais à voir une maison avec des diamants, brillante de 1000 feux !…) On n’oublie pas que je suis blonde et pas physionomiste même pour les mêmes maisons, en plus, donc ne comptez pas sur moi pour faire la guide touristique :-p Et un jour, je suis tombée par hasard dessus et depuis, je la regarde toujours avec un sourire en coin l’air de lui dire « tu m’as bien eue toi, je t’ai bien cherchée alors que tu étais devant mes yeux, vilaine !!! » 🙂 Juste derrière la Mairie, en plus, rrohhh, fausse marseillaise en carton, va, la honte ! ^-^ C’est une maison avec des pierres comme des pointes, comme des losanges, d’où son nom. En ce moment, à l’intérieur, il y a l’association qui organise « Marseille Provence 2013, capitale européenne de la Culture » qui s’y est installée (je ne dirai rien sur ce sujet par contre…)

Je vous laisse quelques photos de ma ptite balade.

Notre Dame de la Garde, zoomée depuis la place de la Mairie

Place de la Mairie

La fameuse Maison Diamantée 

Le Vieux-Port au fond

Becky et moi, on a galéré, purée, çà monte…..

Ce visage sur cette porte m’a un peu angoissée, je ne sais pas pourquoi. C’est joli pourtant. Je regarde trop de films d’horreur je crois et me demandais ce qui avait vraiment derrière cette porte numérotée en « refuge n°.. » La rue où j’étais n’était pas ce qui avait de plus engageant en fait :-s

Je crois que la boîte n’existe plus… qu’est ce que vous en pensez ?? lol

Quand on est montée, il faut redescendre en général…






Combats qui me touchent

Qu’est ce qu’on devient avec un handicap…

 
 
Le handicap aussi petit qu’il soit, peut devenir vite une entrave à beaucoup de choses. 
Parfois on doit changer sa vie dans toute sa globalité, parfois « juste » des morceaux. Mais le « juste » est déjà trop pesant à faire. 
Il m’arrive souvent de ne plus me reconnaître, j’étais une enfant, une ado et une jeune fille qui aimaient bouger dans tous les sens, malgré mon côté calme. Faire du vélo et du tennis, nager, partir en rando. C’était ma vie jusqu’à mes 21 ans. Puis je m’étais mise à courir et à faire du fitness (pas pour les bonnes causes je le conçois, c’était dans ma période anorexique la plus terrible et je faisais tout çà pour perdre du poids). Je courais jusqu’à 3h par jour, alternées avec mes cours de BTS que j’étudiais à la maison, parce que je n’allais plus en cours ne supportant plus d’être en présence des autres, pendant presqu’un mois. J’avais un programme bien serré et minuté… 
 
Quand j’ai commencé mon contrat poids et tout ce qui allait, on m’a mise en garde. Je ne bougerais plus autant, pour garder le peu de poids que je prenais. C’était une des parties du contrat, c’était dur de rester calme mais je l’ai fait, je m’étais engagée. J’ai gardé la marche et la natation un moment. Je marchais énormément il y a 5 ans. Et puis il y a 4 ans et demi, mes muscles et mes articulations ont commencé à dérailler en me faisant très mal au point de m’immobiliser. On a pensé à un léger avc puisque mon côté droit seul était atteint, puis à la sclérose en plaques, après bien des examens, j’ai eu la chance que ce soit « juste » la fibromyalgie. Je m’estime chanceuse dans le sens où mon système nerveux central n’est pas touché, mon cerveau me joue des tours, mais c’est juste un problème d’infos mal envoyées et mes semi-paralysies ne sont que « mécaniques » sans qu’on sache vraiment pourquoi tout se bloque de cette façon. Mon handicap est quasiment invisible, tant que je suis assise et que je ne suis amenée à bouger trop mon bras droit. Il devient visible quand je suis en mouvement, parce que je suis aussi plus lente qu’avant et mets un certain temps à me lever et à faire certains gestes. Certains d’entre eux sont d’ailleurs impossibles à faire. J’ai des hauts et des bas, parfois, c’est moins voyant et plus facile pour moi de bouger.
 
Mais dans tous les cas, je dois calculer tout ce que je fais. Quand on est mieux, je pense parler au nom de toutes les fibros, on a tendance à tout vouloir faire d’un coup. Alors même dans les périodes de mieux, il faut bouger et faire ce qui nous plait, mais avec modération malgré tout, pour ne pas en subir les conséquences après. C’est dans la douleur permanente que je reçois davantage le handicap de mon côté. Plus je vais être douloureuse, plus mes membres se rétractent et je ne bouge plus du coup. Je ne peux plus rien prévoir à l’avance, ne sachant pas comment je serai le jour J. Et surtout je n’arrive plus à suivre ceux qui étaient mes amis. Sportifs et aimant sortir pour la plupart. J’ai fait beaucoup de ménage dans ma vie de ce côté là. Tous ceux qui n’étaient pas capables de s’adapter à ce que je pouvais faire, je les ai virés. Parce que çà me faisait mal. Parce qu’au delà du fait que je ne puisse plus faire comme avant, je reste la même. 
 
Le seul moyen de me voir parfois, est de venir chez moi, souvent, parce qu’à l’extérieur, je peux être amenée à rentrer plus tôt que prévu parce que je ne tiens pas le coup. Sauf qu’il arrive bien des fois où je ne peux pas rester assise trop longtemps et que j’aie besoin de m’allonger. Je n’ai pas envie qu’on me voit comme çà. Par pudeur, par honte. Et je n’ai pas envie qu’on vienne visiter une malade. Je me sens déjà diminuée quand je suis seule et que je me vois raide comme un piquet sur mon lit à chercher la position qui me soulagera, alors avec quelqu’un, ce n’est pas ma tasse de thé. Alors je m’isole, pour ne rien imposer, j’apprends à vivre seule avec moi-même en gros, même si j’en souffre beaucoup. Je ne sais plus comment me comporter avec les autres. Parfois j’ai envie de voir du monde, mais je ne demande jamais rien à personne et quand je le fais, c’est que je suis déjà dans un état lamentable, mais ce n’est pas bon pour les autres, alors je m’abstiens, je mens parfois pour ne pas dire la véritable raison de mon absence…. Mettre un masque, je ne peux plus, j’essaie pourtant, mais il se déchire toujours à un moment donné et je conçois que ce n’est pas agréable pour la personne qui vient. C’est marrant, parce que ce n’est pas drôle pour moi non plus, mais est-ce qu’on en a conscience…. 
 
Se sentir obligé de quelque chose avec moi m’est insupportable. Me parler de contrainte, parce que devoir me voir en dehors d’autres activités demande du temps supplémentaire me fait voir rouge. Ce serait plus commode si je pouvais faire partie d’une sortie par exemple, ah ben oui, c’est sûr, on ne pense pas que c’est ce que je souhaiterais vraiment de toutes mes forces çà ??? Me parler d’effort de venir, non… Je n’ai pas besoin de pitié non plus, j’ai horreur de ce sentiment là… Me dire que c’est un investissement de faire partie de ma vie en gros, parce que je pioche dans le temps pour faire d’autres activités, çà me blesse profondément… Je passe après tout, en gros, s’il reste encore un peu de temps à m’accorder et je me sens dévalorisée pour le coup, même si je suis la 1ère à dire qu’il faut profiter. Faire une sortie avec eux pour faire gagner du temps (purée c’est un véritable business et des emplois du temps de ministre dont on parle là non ? :-s :-(…….) Si c’est pour être à la traîne et entraîner certaines personnes avec moi qui attendent peut-être pour faire bien du coup, mais que j’emmerde finalement, non… Je ne peux plus faire de roller depuis plusieurs mois, alors si c’est pour voir rouler les autres et rester dans mon coin, non… J’ai du mal à rester assise dans l’herbe ou dans le sable, alors même les piques-niques sont compliqués à gérer. Le dernier que j’ai fait m’a provoqué une crise, pendant 1 semaine, je me suis déplacée comme si j’avais fait un marathon, j’avais dû mal m’asseoir, j’en sais rien, je ne sais plus moi-même à force ce qui peut provoquer ou pas une crise pff… Je protège beaucoup les autres de moi-même, en sachant qu’en plus, psychologiquement, ce n’est pas toujours la joie. Quand les 2 sont réunis, je dis qu’il vaut mieux ne pas me voir. Mais pour le coup, depuis quelques temps, c’est à moi de me protéger, pour ne pas souffrir de certains mots.
 
Depuis plusieurs mois, les autres sont devenus une énigme à part entière. Je ne sais plus comment me conduire, alors le plus simple est de rester seule finalement, en attendant que j’accepte moi-même de ne plus être pareille et faire le deuil de cette vie d’avant rythmée un peu en folie. Je suis calme de l’extérieur, mais à l’intérieur, je suis en ébullition. La seule chose qui arrive à me calmer, en sachant que la fibro adore ce genre de sentiment d’énervement, de stress et d’angoisse, c’est justement d’essayer de garder mon calme pour l’apaiser et ne pas lui donner raison. J’ai réussi à être plus forte que l’anorexie, ce n’est pas la fibro qui va avoir ma peau quand même….. 
 
Mais je me dis que mon combat, je le mènerai seule à l’avenir. Au-delà du mot « handicap », les mots « contrainte », « effort », « investissement » sont trop lourds à porter pour moi, quand on parle de moi comme çà en tant qu’amie. L’amitié ne doit pas tourner ni à se dire qu’on est un boulet pour les autres, ni un truc à traîner derrière soi qu’il faut attendre parce qu’il n’est pas assez rapide. Je ne reconnais pas la personne qui m’a dit çà et je lui en veux. Je ne sais pas ce que je fais dans sa vie finalement. Je ne saurai jamais si il a parlé en son nom ou au nom de tous, mais pour l’instant, dans le doute, mon état, je ne l’impose plus, même à ceux qui sont prêts à vouloir le faire, parce que je me sens perdue et ne sais plus trop quoi penser, à vrai dire.
 
Les gens ont tendance à oublier que c’est moi qui devraient parler de contrainte, d’effort, parce que c’est moi qui vis en moi à chaque instant et qui ai mal en continu, qui ne sais plus quoi faire pour aller mieux. Eux je ne leur demande rien, je n’appelle jamais en disant « j’ai besoin de toi », alors que l’envie serait bien là pourtant. Sauf être égoïste et vivre pour moi, pour me retrouver et aller vers de nouvelles personnes qui auront envie de me prendre telle que je suis, sans faire allusion que c’est difficile d’être dans ma vie parfois…. (j’ai d’ailleurs envie que ce n’est pas toujours facile d’être dans la leur de vie, mais je ne dis rien, parce que justement, si j’en ai marre, je pars et si çà ne me plait pas, je pars, ce n’est pas bien compliqué, mais je m’amuse pas à leur répéter que c’est dur d’être dans leur vie pour des raisons bien différentes).
 
On dit qu’on choisit ses amis, mais aucun proverbe ne dit qu’il faut subir et se sentir contraint de quoi que se soit, par contre. Et à un moment donné, il faut arrêter d’être contradictoire dans ses propos, parce qu’on a beau avoir besoin de moi en tant qu’amie, d’un autre côté, je n’ai plus que ce que j’ai en ce moment à offrir et si çà ne plait pas, personne n’est obligé de rester. 
 
Vous connaissez le système des listes « pour et contre » ? On en arrive là bientôt avec moi, je vais d’ailleurs le proposer à certains de mon entourage, pour bien mesurer si faire partie de ma vie est encore bon ou pas ou s’il faut peser le pour et le contre de rester.
 
Blasée et énervée, je suis… Déçue aussi… J’ai mal et je sature du monde qui m’entoure… Je fatigue d’être moi-même dans ce corps pourri qui me fait tant me poser de questions sur l’avenir avec les autres, avec moi tout simplement…
 
Je suis ce que je suis, j’apprends à mener mon autre vie, je me bats, m’accroche à ma formation pour me donner toutes les chances de pouvoir me réintégrer professionnellement, même s’il faut que je sois seule pour le faire dorénavant, je n’en ressortirai que plus forte sûrement….. Une amie, ce n’est pas un investissement ni une contrainte… :-(. Je ne suis pas un truc à amortir dans le temps, ni une obligation……
 
Il y a parfois des mots de trop qui sortent de la bouche des autres, qui font découvrir la vérité sur les choses finalement…. Pour l’instant, je sais juste qu’il faut que je me construise une nouvelle vie où je pourrai m’épanouir, quelques soient les personnes qui sont à mes côtés vraiment et accepter ceux qui veulent rester dans ma vie pour les bonnes raisons, ne pas les éviter ou les refuser, ils sont assez grands pour se protéger sans que je sois obligée de le faire moi-même après tout et laisser partir les autres. 
Moments de bonheurs et d'évasion

Hors concours mais c’est pas grave

J’ai manqué les dates du concours organisé par MvMhMe du blog « Ma vie, mon handicap, mes emmerdes », mais ayant trouvé son idée très originale, j’y réponds malgré tout. Ce sera une façon de connaître un peu de « moi » supplémentaire. Il faut donc se décrire à travers des photos (suis hors concours alors j’ai un peu triché en en mettant +), 3 couleurs et 3 adjectifs.

1- En photos

 – la photographie. Les souvenirs qui vont avec et mon goût pour les randos et la mer, même si je ne peux plus marcher autant, c’est tout de même une partie de moi. Les paysages que je découvre, me sentir en harmonie dans la nature et ne pas en rater une miette au moins photographiquement parlant. Trouver le bon angle pour que la photo ait ce ptit plus qui fasse dire que çà donne envie d’y être.

– mes ptits carnets où je note les DVD et films que je regarde, titrés et résumés pour me faire une ptite liste histoire de ne pas oublier. Je fais pareil avec des chansons ou des artistes que je trouve, les livres que je lis, les sites qui me plaisent

– ma flûte traversière qui me manque. Je ne peux plus en jouer, mais elle fait partie de moi encore malgré tout, alors la voiçi, à la place qu’elle mérite. Sans musique, je suis fichue, pas un jour ne passe sans que je n’en écoute


– les arts créatifs. C’est juste un aperçu de perles, de décopatch avec ses serviettes, des bidules en tous genres que j’utilise pour faire des cartes. J’aime bien bidouiller, même si je ne suis pas du tout manuelle et pas douée. Je me suis fait comme j’ai pu ce petit bracelet, ce soir. 

– mes livres. Pareil, juste un aperçu, parce qu’ils sont nombreux dans mon placard spécial pour eux. Les livres me rassurent, je les regarde et me sens entourée par des personnages, des histoires, des lignes, des pages obscurcies par des lignes noires. C’est là, présent et c’est rassurant. Suis dingue je sais, j’ai toujours eu cette sensation étrange avec la lecture. Si la réalité me fait trop peur, je peux me réfugier ailleurs, dans d’autres vies. Il suffit de choisir le livre où je veux être et me retrouve dans son contexte, loin du mien……

– je m’intéresse à tout ce qui est relaxation, bouddhisme, méditation, reiki (il manque mon précieux livre sur le sujet, je l’ai oublié chez mes parents quand je suis remontée en Alsace la dernière fois, honte à moi, le pauvre, lâchement abandonné 😦 ^^). Avec la fibro, j’ai été obligée plus ou moins de m’y mettre pour trouver des alternatives et trouver un calme intérieur qui me fait défaut. Depuis, ce n’est plus une obligation, c’est une autre philosophie de vie, même si je ne suis pas douée encore pour être calme de l’intérieur :-s…. mais ce sont des disciplines qui demandent du temps à se mettre en place en soi.

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2- En couleurs

– Violet
– Orange
– Bleu


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3- En adjectifs

Dur…
– Timide
– Douce
– Très sensible

Coin musique

Birdy

J’aime bien cette petite chanteuse anglaise de 16 ans, qui a sorti son 1er album de ballades, accompagnée de son piano dont elle joue avec talent. Je me demandais pourquoi elle avait choisi Birdy comme nom de scène et en fait, c’est simplement le surnom donné par ses parents et je trouve çà mignon 🙂 Son vrai prénom est Jasmine. Beaucoup disent que son univers ressemble à celui d’Adèle, de mon côté, je ne trouve pas. A mes yeux, chacune a son monde et personne ne se ressemble, que ce soit dans la chanson ou dans d’autres domaines, de toute façon, parce qu’on est tous uniques et je n’aime pas les comparaisons entre les personnes. Elle prépare un 2ème album où elle a écrit ses propres chansons, je suis curieuse de l’entendre avec ses propres compositions.

Je vous laisse avec elle 🙂 Bon début de week-end à toutes, profitez bien du soleil s’il y en a, sinon profitez bien de moments cocooning ^^

« Shelter »

« Skinny Love »



« People help the People »

Moments de bonheurs et d'évasion

Le bonheur juste devant nos yeux

Ces dernières semaines ont été très dures. La disparition de Julien qui a bouleversé tout le groupe. La boule dans le creux de l’estomac et l’angoisse qui monte quand je me rappelle que je ne le reverrai plus jamais. Mon état qui s’est dégradé, j’attends une hospitalisation en juillet, hémiparésie de nouveau du côté droit. Une attelle pour éviter que mon avant-bras ne se rétracte trop. Une paire de béquilles qui a été commandée pour peut-être me faciliter la marche dans les périodes de grosses crises, je ne pourrai utiliser que la gauche, à condition qu’elle ne me provoque pas de douleurs supplémentaires dans le bras gauche qui n’est pas d’une grande solidité.  Difficultés pour écrire, parce que tenir un stylo n’est pas possible plus de 2mns. L’inquiétude.  J’aurais dû commencer mon stage dans un centre de réadaptation fonctionnelle. Les médecins et la formatrice, avec mon accord, l’ont reporté au mois de septembre, après les 3 semaines de congés, pour que je puisse le faire dans de meilleures conditions. Sauf que ce centre ne peut pas m’accueillir durant le mois de septembre, du coup, je recherche un peu dans la panique, un nouveau stage.


Au milieu de cela, j’apprends à voir le bonheur là où il est. Quand on parle de bonheur, on s’imagine toujours attendre un truc de dingue qui nous serait arrivé. Souvent S. me dit « j’aimerais voir ma meilleure amie, heureuse », je lui réponds « mais je le suis, grâce à toi, à ton amitié, ce n’est pas parce que je pleure que je ne suis pas heureuse, le bonheur dans ce genre de moment triste, c’est d’avoir une épaule sur laquelle pleurer un bon coup, entendre « çà va aller ma ptite Delph, je ne suis pas loin, tu sais que je suis là, on va y arriver », un grand câlin où on se serre très fort. Ce n’est pas cette chose immense qu’on attend avec impatience, le bonheur. Il est présent au quotidien, dans chacun de nos pas, dans chaque chose qu’on voit et qu’on veut bien voir surtout. Parce que parfois on est tellement focalisés sur le fameux énorme bonheur qu’on en oublie de regarder les plus petits du coup, et c’est bien dommage, parce que ce sont eux qui rassemblés, nous rendent heureux.

On se rend compte que chaque jour, si on s’ouvre aux autres, à la vie, aux choses simples, et que si on écarquille nos yeux sur tout ce qui nous entoure, au lieu d’avancer la tête baissée avec le poids des problèmes sur les épaules, on constate des petites choses et prend conscience que chaque jour, même dans les pires moments, il y aura toujours quelque chose qui nous fera sourire, qui nous fera du bien ne serait-ce que 10mns, mais c’est beaucoup déjà parfois… Tous ces moments invisibles pour certains sont primordiaux pour d’autres, dont moi…


Voilà ma petite liste « bonheurs » de la semaine (même si cette fameuse semaine a été bien compliquée sur bien des plans…)


  1. Rire avec le groupe des bêtises sorties dont on ne sait pas toujours d’où, mais qui provoquent parfois des fous rires qui font du bien. La bonne ambiance qui règne et où le mot « solidarité » se conjugue à tous les temps durant une journée.


  2. Avoir des conversations plus importantes sur des sujets qui nous touchent profondément, avec un jeune de 23 ans, arrivé il y a quelques semaines, dans notre groupe. Un moment de confiance et de confidences à plusieurs reprises, pas forcément marrants parce qu’il a une maladie qui le conduira à la mort malheureusement, mais savoir qu’on peut confier certaines choses à des personnes qui sont aptes à comprendre, qui apportent un peu de chaleur humaine, de douceur, c’est tout aussi importants que les propos rigolos à se poiler.


  3. Comme j’avais dit une fois, j’aime regarder les gens dans le métro, pas par curiosité malsaine, mais plutôt pour m’intéresser aux gens, même s’ils descendent à la station suivante. Faire un sourire à une personne qui s’installe en face de soi, qui y répond, presque soulagée comme si elle se disait « oh tiens, un sourire de si bon matin, çà fait plaisir ! », voir des enfants me regarder et me sourire tout timidement


  4. Cette dame, noire, toujours dans le métro, je la voyais rire et elle avait un léger sourire, totalement imprégnée de ce qu’elle était en train de dire. J’ai regardé le titre, c’était une collection Verte, « Les Lettres de mon Moulin ». Elle était comme une enfant avec son livre usé. Elle devait s’être mise à la lecture depuis peu. Elle m’a beaucoup touchée cette femme. Une chaleur dans le coeur, parce que çà me faisait du bien de la voir aussi passionnée.


  5. Une soirée ciné avec « l’âge de glace 4 » avec mon meilleur ami et on a continué la soirée en terrasse à boire un verre. Une smirnoff pour moi, qui n’ai pas l’habitude de boire. On aurait que j’avais descendu le fût, mais je m’en foutais, j’avais besoin de ne réfléchir à rien, juste prendre l’instant présent


  6. Des odeurs de pins, des cigales qu’on entend depuis chez moi et au centre. Des arbres immenses qui semblent nous protéger, le vent qui s’engouffre dedans, imperturbables, ils se maintiennent droit sans jamais plier tant il sont si forts. On puise notre force en eux.


  7. Des petits mots de réconfort, de présence, de soutien ici ou ailleurs qui font chaud au coeur, qui montrent qu’on n’est jamais seules dans ce monde, même si parfois ce sentiment, on le ressent très fort en nous.


  8. Découvrir de nouvelles chansons qui nous remuent, un humoriste qui nous fait rire, un livre qu’on n’a pas envie de lâcher. 


  9. Un bain avec une odeur et une mousse qui embaument mon ptit chez moi et dans lequel j’essaie de plonger sans me poser de questions, juste ne plus sentir mon corps dans l’eau et profiter de l’apesanteur..

Voilà quelques uns de mes ptits bonheurs accessibles à tous. On est juste attirées par d’autres choses, mais le bonheur est là, au rendez-vous et c’est tout ce qui compte. 


Toujours voir le positif dans le négatif….

Et surtout, quand la douleur diminue ne serait-ce qu’un peu (j’ai eu 3 jours de répit, la douleur était passée de 9 à 7), tous ces moments de bonheur se vivent en triple dose et sont bien démultipliés et on se sent au paradis, parce qu’on sait apprécier plus fortement. Pour d’autres, c’est si évident de pouvoir bouger comme ils l’entendent et ne pas souffrir à chaque mouvement, qu’ils finissent par oublier que marcher, bouger n’est pas si banal pour d’autres…


La moralité de l’histoire, c’est que le bonheur se trouve juste autour de nous et pas plus loin. A trop vouloir chercher le grand bonheur, on rate cela. Des petits bonheurs additionnés valent bien un grand bonheur et ce sont souvent les premiers qui nous permettent cet état final quand on arrive à dire « je suis heureuse, j’ai tout le bonheur possible ». Y en a qui se plaignent de trucs tellement idiots que çà me saoule à un point… Des personnes jamais contentes de ce qu’elles ont et auxquelles on a envie de tout retirer du coup pour qu’elles parviennent à mesurer que ce qu’on leur supprime était vital et qu’il fallait en prendre davantage soin… 

« Le bonheur est comme bien des choses, il est fragile, faut pas s’amuser avec, sinon il se transforme vite en malheur…. » Ptite Delph


Combats qui me touchent

Stimulation magnétique transcrânienne… kesako ?

La médecine commence à reconnaître la fibromyalgie, mais ne sait pas encore trop comment l’expliquer et surtout ne connait pas la soulager vraiment. J’ai vu le médecin du centre où je fais ma formation, suite au malaise précédé d’un temps d’absence assez prolongé avant de perdre connaissance. Bien gentille, elle a essayé de me convaincre de frapper à toutes les portes pour avoir un meilleur suivi médical (j’ai dit oui, mais pensé « les portes à force je ne les ouvre plus, je les défonce de rage… à force de me faire prendre pour une imbécile souvent…) Je suis suivie dans un centre anti-douleur où on régule mon traitement du mieux comme on peut et tous les 6 mois, je suis hospitalisée 9 jours pour qu’on me pose une pompe remplie de Kétamine.
 
C’est quoi ce truc ? Il fait partie de la catégorie des stupéfiants. En gros, c’est un anesthésiant très dilué. On a une aiguille en continu 22h/24 (on n’est débranché chaque matin, pendant 2h pour avoir la possibilité de se doucher, s’habiller puis on est rebranché de l’autre côté du ventre. Au bout des 9 jours, on a le ventre qui ressemble à un morceau de gruyère rongé par des souris et si on boit trop, l’eau ressort par les trous :-p).
 
 
Mon ventre a un peu doublé de volume entre le liquide et les aiguilles posées en transcutanées.  Les infirmières m’avaient un peu massacrée, je n’ai jamais su comment elles avaient fait leur compte pour que j’aie autant de bleus, mais bon, c’est pô grave, çà donne un peu de couleurs…. On est relié à la pompe ci-dessous.
On se balade en permanence avec la pompe raccordée à notre ventre, d’où l’utilité de la banane qu’on met autour de la taille pour pouvoir être indépendantes.
 
 
C’est quoi le but de ce produit ? « Endormir » la zone qui gère les douleurs. Les infos qu’elle envoie au corps sont erronées et provoque des douleurs qui ne devraient pas être. C’est un dysfonctionnement lié à plusieurs causes. Au bout de 3 jours, en général, on commence à sentir notre corps qui s’anesthésie, on ne s’endort pas, mais on n’a quasiment plus aucune douleur. C’est un répit. Quand on sort du centre anti-douleurs, on peut avoir des bienfaits 2-3 mois encore après, selon les patientes… La mienne est une forme assez forte, je dois être un peu coriace, çà me fait du bien 1 mois et après, je sens que tout se réveille comme avant et selon ce que je fais, je perds rapidement ma mobilité du côté droit. Je serai hospitalisée en juillet pour tenter de me soulager un peu et faire baisser ce 9/19 sur l’échelle de la douleur qui me colle à la peau depuis 5 semaines maintenant. Je suis en train de m’achever toute seule, tant je suis épuisée, physiquement et moralement. Comme on est en arrêt de travail pendant 2 semaines après l’hospitalisation, parce qu’en la pompe est arrêtée, on est souvent en crise, il faut laisser le corps au repos pour que le produit continue à faire le va et vient entre le cerveau et le corps et continue à brouiller la zone douleur pour qu’elle se calme, non mais oh, c’est bientôt fini ce cirque oui, de dire au corps « tiens envoie une douleur par çi, et puis par là, oh puis tiens, sur tout le corps, çà peut être rigolo, on va voir à quoi ressemble la PtiteDelph dans un tel état (vous constaterez que j’ai des termes super médicaux, mais je ne suis malheureusement pas médecin :-s…) Je rigole, mais s’il y a des fibros qui passeraient par ici, n’hésitez pas. Les effets secondaires que j’ai, ce sont quelques nausées mais gérables si on reste tranquille, des vertiges, pareil, on va pas faire le marathon en l’ayant. Le plus gênant peut rester les maux de tête, on sent que le produit est envoyé là-haut et qu’il comprime un peu la tête. Mais on ne sent pas notre corps, les douleurs s’effacent et çà nous donne un peu de répit, donc ces effets là, on les oublie vite. C’est tellement agréable de ne pas sentir son corps…
 
Entretemps, il y a les dérivés de morphine et les anti-dépresseurs spécifiques qui à une certaine dose interviennent sur les douleurs neuropathiques.
 
Et depuis quelques mois, on entend parler Stimulation Magnétique Transcrânienne. Les médecins font une irm cérébrale pour voir dans quel hémisphère cérébral, envoyer le courant électrique (ma zone émotions est très instable, donc je sais qu’ils interviendraient surtout sur l’hémisphère qui gère çà..). Quand j’ai été diagnostiquée, c’était en voie d’expérimentation et depuis environ 6 mois, c’est passé en protocole de soins à part entière, donc approuvé. Sauf qu’on ne connait pas encore trop les incidences de ce courant électrique envoyé au cerveau… Cà ressemble à des électrochocs, mais avec une fréquence au minimum. Le protocole dure 3 mois. Le 1er mois, on va à l’hôpital 3x par semaine pour des séances de 20mns et après je ne sais plus :-s (on ne m’a pas encore envoyé de courant dans le ciboulot et j’ai déjà des trous de mémoire et ben bravo…)
 
J’ai décidé ce w-e (peut-être qu’à force de souffrir autant partout dans notre corps, on est prêt à tout essayer, même si on a peur….), de demander à être sur liste d’attente pour suivre ce protocole. On pire, on me grillera quelques neurones, c’est pas grave, çà ira bien avec ma couleur de cheveux. Je serai blonde jusqu’au bout des ongles et jusqu’au bout des liaisons cérébrales….  
 
Le but de ce traitement un peu radical finalement, c’est d’essayer de restabiliser la zone douleur. J’ai toujours imaginé que dans mon cerveau, mes zones cérébrales ressemblaient à des cloches (je sais, j’en fais une belle de cloche à moi toute seule déjà :-p). La cloche émotions tinte fort et touche la cloche douleurs, qui elle-même commence peut-être à tinter contre la cloche épileptogène, d’où mes malaises avec absences, pertes de connaissance et sensation d’être perdue quand je reviens, sans compter les maux de tête que çà me déclenche pendant le reste de la journée. Tout çà tinte fort dans ma tête et la stimulation, c’est tenter de ne plus les faire tinter pour qu’elle n’ébruite pas tout le quartier avoisinant…. Quelle belle image hein ? Je suis sûre que vous avez compris grâce à moi, comment fonctionnait le cerveau humain lol
 
La cloche vous souhaite une bonne nuit, en attendant qu’on lui mette de la Kétamine et qu’on la laisse mijoter sur liste d’attente pendant 6 mois, pour m’envoyer du courant électrique dans la tronche…
 
 
Combats qui me touchent

Hommage à un ange

Des photos récupérées sur facebook, avec son frère, sa soeur, des copines. Je les imprimerai demain pour qu’on ait chacun une photo en souvenir. Il a été incinéré, la personne qui gère l’atelier de confiance en soi nous a conseillé de faire quelque chose de symbolique, même si c’était quelque chose d’irrationnel. De mon côté, dès que j’irai un peu mieux, j’irai dans mon coin préféré, un endroit où j’ai passé beaucoup de temps, qui est symbolique pour moi-même. J’y apporterai cette photo et je la déposerai là-haut. Je saurai qu’il est là, toujours jamais loin de moi…. 


J’ai été absente quelques jours pour une raison un peu compliquée à gérer pour l’instant. Je n’avais pas le coeur à lire, à commenter, à vivre tout simplement… 

Pour résumer un peu pour celles qui ne m’auraient pas suivie depuis le début, je suis dans un centre spécialisé pour les personnes qui sont en situation en handicap. Dans ma vie d’avant, j’étais assistante comptable, du moins, j’avais les moyens de le faire. J’ai dû m’arrêter de travailler il y a 6 ans, à cause de problèmes psys importants qui ont conduits à me mettre en invalidité 2ème catégorie, la fibro étant venue se rajouter par-dessus. La MDPH (maison départementale pour les personnes handicapées, ex-cotorep) m’a donné le statut de travailleur handicapé. La comptabilité pure est finie pour moi, parce que mon traitement lourd et les maladies m’empêchent de me concentrer et j’ai de gros problèmes de mémoire, en plus des problèmes de mobilité et de douleurs. Je fais donc une formation courte (6 mois) en bureautique, et en 3/4 temps, parce que je ne peux pas assumer un temps plein et qu’eux ne pouvaient pas me prendre en temps partiel, pour des raisons de lois.. donc le compromis c’était le 3/4 temps. Bref, voilà ma situation professionnelle. 

La MDPH est très lente dans ses démarches, le temps de passer devant la commission et que le dossier soit traité. Après, il faut attendre une place dans les différents organismes, parce qu’il y a beaucoup de demandes pour peu de places. On passe souvent par la phase de pré-orientation, pour voir un peu ce qui nous conviendrait le mieux côté santé. Mon combat reconversion a commencé dans le centre de pré-orientation en décembre 2010, pendant 2 mois (j’avais attendu 6 mois pour avoir cette place là). Après m’avoir testé et regardé sous tous les angles et anéantis tous mes projets….,  ils ont décidé de m’envoyer dans le centre où je suis actuellement. J’ai commencé en mars. Soit 1 an après avoir quitté l’autre centre. Pour dire que c’est long.

J’avais rencontré J., hémiplégique, depuis l’âge de 6 ans, à cause d’une malformation cérébrale au niveau de l’hémisphère gauche. Il arrivait à marcher avec un gros boitement, mais son bras ne fonctionnait plus du tout. Il avait de fortes crises d’épilepsie, liées à ces dommages cérébraux. Un jeune de 20 ans, toujours souriant, plein de vie, qui m’a beaucoup apporté sur le plan humain et puis juste son comportement était une leçon de vie. C’était mon chouchou, le petit frère dont on pouvait rêver. C’était rassurant de le voir, de le sentir près de soi, il dégageait quelque chose de particulier.

La vie a fait qu’on se retrouve dans le même centre. Quand je suis arrivée, il y’était depuis 2 mois. C’est une formation individualisée, donc les personnes arrivent en décalé et avancent à son rythme du coup. Il a fini sa formation il y a 3 semaines, çà faisait vide d’un coup, il nous manquait. A la fin, ses crises d’épilepsie s’accéléraient, il était aussi en 3/4 temps, c’était toujours un rayon de soleil quand il arrivait plus tard le matin. Il avait tout pour lui humainement parlant, en tant que jeune homme, en tant qu’ami, en tant que professionnel aussi. Il avait fait son stage de 5 semaines dans une des facs de Marseille et il avait été apprécié pour son travail et sa présence. Fidèle à lui-même.

On ne connait pas les raisons précises de son décès. Je pense à une attaque ou une hémorragie cérébrale, mais je ne suis pas médecin. Mais il est parti sans souffrir. Il était entouré de ses amis, pendant une fête célèbre à Marseille. Il a un malaise et n’a jamais repris connaissance. Il a été emmené à la Timone où il était suivi au même étage que moi, il est resté dans le coma pendant 2 jours et s’est envolé, sans s’être réveillé. Il n’a rien vu venir. Il vivait avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, son cerveau allait finir par le lâcher, ce qu’il a fait ce soir là…

En théorie, ce qu’il nous a laissé comme morale, c’est qu’il faut profiter de la vie à fond tant qu’on peut et quelque soit le problème qu’on a, c’est de voir le positif dans le moindre détail de la vie, en mode « Carpe Diem ». Il aimait faire la fête avec ses amis, riait de tout et de rien, je pense qu’il relativisait beaucoup de choses. Il montrait rarement qu’il était mal, il y avait juste quand ses maux de tête étaient insoutenables qu’on le voyait, mais autrement, on ne percevait rien et j’en oubliais personnellement que son côté droit ne fonctionnait pas. C’était mon super Juju tout simplement…

Depuis la nouvelle, on est tous à l’ouest, on essaie de rire parfois pour supprimer cette ambiance souvent malsaine. Un silence de mort. On a la chance d’être un groupe solidaire, quand l’un flanche, on l’accompagne et ainsi de suite. Cà m’a beaucoup touchée et je le vis très mal pour être honnête. Je devrais me dire que son comportement à lui était un exemple de vie hors norme et qu’il faut le suivre, qu’il n’aimerait pas qu’on se fasse autant de mal, mais on ne sentira plus jamais sa chaleur, on ne le verra plus, on ne l’entendra plus, on ne pourra plus rire avec lui. Je l’imagine là-haut en paix, il ne souffre plus, au moins, mais il a laissé des parents, un frère, une soeur, des amis, des personnes qui l’ont rencontré dans leur vie et qu’il a illuminée. Et c’est dur.

Je ne vais pas bien, en plus de tout le reste qui me ronge. Je n’ai pas sa force de caractère. Je m’en veux d’aller si mal, de pleurer autant, de n’avoir envie de rien. Peut-être que le temps changera bien des choses, mais pour l’instant l’accumulation de beaucoup de choses me rend très mal…. Cà remet aussi nos propres combats contre la maladie de chacun. Certains ont des maladies dégénératives, d’autres sont chroniques comme moi. On se dit qu’on se bat, mais est-ce qu’on tiendra le coup… que ce soit physiquement ou mentalement….

« Repose en paix mon Juju, mon ptit chouchou, tu manques à tout le monde, on sait juste que tu ne souffres plus, c’est la seule chose qui apaise un peu cette douleur en nous. Tu aurais fait la fête de la musique à fond, et hier, tu aurais fêté tes 21 ans. Reste près de nous à ta façon, tel un ange qui veille sur nous. On ne t’oubliera jamais, tu es dans nos coeurs, on t’aime. Le combat qu’on mène pour faire valoir nos droits professionnels avec nos difficultés, on le continuera aussi pour toi… Tu l’avais commencé avec moi, je le suivrai sans toi, mais j’y mettrai toutes mes forces… ».

Ce n’est qu’un au revoir Julien. A bientôt…
Bien-être et soins

Evasion spirituelle et repli sur soi

Musique idéale pour la relaxation… on ferme les yeux, on essaie de n’écouter que la musique en faisant abstraction du reste et on se laisse porter… zen…


Parfois, j’ai des besoins d’évasion. Régulièrement, je dis que j’aimerais partir sur une île déserte, pour rire. Enfin, pour rire, façon de parler…. sauf que le besoin réel n’est pas une île, mais plutôt un endroit rempli de spiritualité, où je ne ferais qu’une avec la nature, pour retrouver cet équilibre intérieur qui me manque. Isolée de tout et tout le monde, se replier sur soi, non pas se mettre dans une bulle, comme je le fais souvent, parce que je vais mal. Non, un repli sur soi, pour se retrouver soi-même. Nettoyer l’esprit, l’âme et se réconcilier avec soi-même déjà. Je me sens bien au milieu de la nature, avant, je partais en rando dans les collines, je respirais bien fort les odeurs, regardaient autour de moi comme si je venais de naître et comme si je voyais un arbre pour la 1ère fois de ma vie. S’extasier du moindre brin d’herbe, de la ptite feuille qui dépasse, toucher, ressentir. C’était mon évasion d’avant. Quand j’étais chez mes parents encore, on partait dans les Vosges pour la journée, en rando. On grimpait, le coeur battait à tout rompre, les jambes avaient du boulot, chaque pas était un pas vers la liberté et la sensation d’être seule dans ce monde là, uniquement en adéquation avec ce qui nous entoure de naturel. Et une fois arrivée au sommet, je respirais fort pour me « nettoyer ». Et le lendemain, courbaturée, je savais pourquoi j’avais mal. Maintenant, je me lève, sans parvenir à faire certains gestes, très douloureuse sans vraiment comprendre ce que j’ai fait comme mauvais mouvements qui auraient pu entraîner ces courbatures là.


Je n’ai pas pu remonter là-haut depuis que je suis fibro. Les collines, j’y ai été de plus en plus rarement jusqu’à ne plus pouvoir m’aventurer. Et çà me manque. On dit parfois qu’on n’a pas le choix, qu’il faut accepter, trouver autre chose. Mais il y a des choses qu’on ne pourra jamais remplacer. Je ne pourrai sans doute plus jamais tenir ma flûte traversière non plus et monter tout là-haut, ce serait un défi-fibro qui pourrait me mettre en danger, parce que s’il arrive quoique se soit, on n’a pas d’autre choix que de redescendre. Je n’ai pas perdu les odeurs, ni les couleurs, ni la sensation alors je fais avec çà, mais ce n’est pas suffisant. Je n’ai pas le choix. Je vis dans l’espoir qu’un jour çà aille tellement mieux que je pourrai de nouveau cavaler, mais….. Parfois, c’est un manque presque vital, je me sens étouffer en moi de ne plus pouvoir avoir cette liberté là que mes jambes ne me portent plus assez pour faire de tels chemins. 


Il y a environ 1 an et demi, j’ai découvert le Reiki, j’en parlerai davantage dans un autre article, parce qu’il fait désormais partie de moi, quelque part… En même temps, j’ai donc rencontré le praticien qui est devenu Maître Reiki entretemps. Un homme au regard sur la vie d’une sérénité pas possible… Régulièrement, il propose des initiations. Un peu comme un cours de secourisme, sauf que là, c’est au secours de l’âme et du corps qu’on vient en aide. Le stage payant se déroulait sur tout un week-end. 15h passées dans un groupe, toutes là avec des difficultés côté santé. Des personnes à la recherche d’un mieux-être pour elles-mêmes mais surtout pour donner aux autres, parce que le Reiki est un échange, une transmission d’énergie. Il m’avait donc contactée en m’expliquant qu’à chaque session, il offrait l’initiation à quelqu’un et j’en ai bénéficié. J’ai été beaucoup touchée, parce que çà voulait dire qu’il me sentait capable de donner aux autres, qu’il sentait en moi cette énergie que je pourrais transmettre. On a appris à poser nos mains sur des zones bien précises. On a reçu l’initiation qui se fait en 4 fois. J’ai donc le 1er degré de Reiki, ce qui veut dire que je suis apte à donner des soins aux autres. Mais mon corps en a décidé autrement, je n’ai pas pu encore pratiquer. Ma mobilité ou plutôt son manque, m’empêche de tenir les positions et la personne que je toucherais pourrait ressentir quelque chose. Il faut être bien ancrée au sol quand on le fait, être calme et sereine et se dégager soi-même des idées négatives, pour ne laisser que passer le positif et l’énergie. Dit comme çà, c’est un peu spécial. Comme j’ai dit plus haut, je ferai un autre article. Je ferme donc cette parenthèse.


C’est une philosophie de vie qui ressemble au bouddhisme. On apprend à méditer, à se recentrer, à laisser défiler les mauvaises pensées devant soi, en se concentrant sur un point bien précis de notre corps. Après un soin, on ressent un apaisement total. J’ai ressenti que j’avais besoin de quelque chose pour me ressourcer et je l’ai trouvé, même si je ne peux pas pratiquer ni sur  moi ni sur les autres. Même si vendredi prochain, je vais tenter d’y aller, parce qu’on a des séances tous les 15 jours.

Et parfois, au milieu de tout cela, j’aurais envie de partir loin, dans un endroit chargé de spiritualité, au Tibet, par exemple qui est un de mes rêves. Reprendre ma place au sein de mon propre esprit et de mon corps. Relier l’un à l’autre, pour les réunir à nouveau. Loin de tout et surtout de ce qui peut ronger au quotidien. Faire une retraite spirituelle. Vivre juste pour soi, le temps de récupérer des forces et de l’énergie et voir la vie sous un autre angle.

Je cherche ma liberté à un point terrible. J’ai la sensation d’être prisonnière de tout, je suis sans arrêt en train de me dire qu’il y a tellement pire dans la vie, mais çà ne me soulage plus comme avant et je ne parviens plus à relativiser. Depuis un mois que tout cela dégénère, je me demande jusqu’où je peux aller dans cette dégradation. J’ai perdu ma mobilité au début de la fibro, l’ai retrouvé avec des mois de rééducation, l’ai reperdu, retrouvé, et reperdu depuis ce fameux mois passé, il faut que je recommence la rééducation, j’en ai pour au moins 3 mois de nouveau, et si un jour je ne la retrouvais pas, parce que mon corps est trop épuisé et que mon cerveau envoie encore davantage de mauvaises infos à mon corps. Il y a la peur de l’avenir et du « comment je vais faire pour réaliser telle chose ». Il m’arrive d’avoir du mal à m’essuyer après avoir été aux toilettes, parce que je ne peux pas me tourner comme il le faudrait, j’en pleure parfois, je persiste jusqu’à y arriver, mais quand je vais dans la salle de bain pour me laver les mains, je me regarde dans le miroir, je me dis « mais jusqu’où tu vas aller…. » et je ne me reconnais pas. Le corps et l’esprit sont détachés. Et le Reiki était destiné à me les rattacher. J’ai contacté un peu désespérée C. qui m’a initiée et qui anime les séances. Il a essayé de me rassurer à sa façon, de me dire qu’il était là, si j’avais besoin d’un soin, mais c’est un échange et si j’ai arrêté, c’est parce que justement je pouvais recevoir sans doute, mais ne plus donner et çà ne correspond ni à ma façon d’être en général et encore moins que cette philosophie là est entrée dans ma vie.

Etre libre…… Se sentir exister autrement qu’à travers des chaînes qui nous paraissent incassables…. Se sentir vivre sans se sentir oppressée constamment… Vivre sereinement et apprendre à ne pas souffrir de tout…. C’est ma quête perpétuelle et spirituelle à ma façon… Pour vivre mieux et pour vivre tout court finalement…



Blablas de toutes sortes

Double Tag


Le fameux film qui m’a tant marquée et fait pleurer… « 7 vies » avec Will Smith dans un magnifique rôle. J’en reparlerai dans ma rubrique « Espace ciné »

Besoin de me changer un peu les idées, je vais répondre aux tags plus tôt que prévu. J’y avais déjà participé au tout début de mon blog, avec Mitaine, mais pour Magikyaya (une rencontre qui m’a fait beaucoup de bien, qui m’a permis de découvrir d’autres belles personnes, tout çà en une matinée grâce à un délire sur les secrets spéciaux intimes 🙂 et une cuisinière qui donne envie de manger tout ce qu’elle écrit, en même temps) et pour Zinnora (jolie jeune femme qui nous fait découvrir de bonnes idées make up, originale et nous permet de changer son regard sur certaines choses -je ne serais pas contre essayer les disques démaquillants lavables, parce que les autres ont tendance à m’irriter parce que je suis obligée de passer plusieurs fois à cause du Waterproof, donc j’imagine que ce serait plus doux… et toc ! :-p ^-^), je repars dans les Tags, en répondant juste aux questions et en zappant les 11 choses sur moi que j’ai déjà dites et les 11 questions à poser à mon tour.

Les questions de Yaya :

1- T’es née où ?
A Mulhouse, en Alsace, un jour de Saint-Valentin de 1978

2- Ta daube préférée à la téloche ?
J’avoue regarder Secret Story et qu’il y a peu, je suis tombée sur les Anges de la téléréalité (çà passe au moment où je m’allonge quand je rentre de formation, donc je regarde d’un oeil, quand je ne m’endors pas). Je me sens toujours très intelligente et super adorable après les épisodes… :-p

3- Ton chanteur que tu aimes bien, même si c’est un ringard ?
Hum… Christophe est considéré comme ringard ? :-s J’aime bien les « Mots Bleus »

4- Big Mac ou wrap ?
J’ai la bouche trop petite pour manger McDo (on se moque pas !), mais j’aime bien un McChicken de temps en temps plutôt

5- Est-ce que tu viens pour les vacances ?
Si tu veux je débarque oui ! 🙂 Sinon pour qu’Hélène se sente moins seule « Je reviendrai danser

Une chanson triste, un slow d’été

Je te tiendrai la main

En rentrant au petit matin » Davidddddd !!!!! 🙂


6- Ton coup de gueule assuré ?
Les personnes qui se permettent de juger sans savoir. Je ne supporte pas les propos désobligeants pour ceux qui se battent pour se sortir de la drogue, de l’alcool ou autres addictions et maladies qu’on ne comprend pas. 

7- Wonderbra avec ou sans toi ?
Si on regarde des photos de moi, on verra que c’est sans lol. J’aime tout ce qui est naturel, j’ai une petite poitrine, ben tant pis, je la prends telle qu’elle est. Faudra bien que je l’enlève un jour mon Wonderbra devant l’homme de ma vie, alors autant qu’il me connaisse sans pour ne pas être trompée sur la marchandise lol

8- Ton film qui te fait pleurnicher ?
Je pleure facilement, mais le film qui a fait augmenter le plus le chiffre d’affaires de Kleenex, c’est « 7 vies »

9- Ton 1er baiser ?
Ouhla c’est vieux, il y a prescription :-p

10- Camping, hôtel, gîte, mobil home ?
Chacun a son charme, je ne suis réfractaire à aucun. J’aime bien en plus tout ce qui sort un peu de l’ordinaire (j’aimerais bien passer une nuit dans une roulotte -oui oui on peut-, dans une bulle transparente où on dort en quelque sorte à la belle étoile ou dans un tipi)

11- Ta chanson de Love que  tu voudrais que le temps s’arrête et que ton mec t’aime d’amour dessus ?
Je ne vais pas être originale, mais la chanson de Ghost. Je fonds comme neige au soleil à chaque fois.


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Les questions de Zinnora :

1- Du temps de tes études, quelle était ton domaine préféré ?
La matière principale pendant 6 ans : la comptabilité. J’aimais le droit aussi

2- Nude ou flashy ?
Discrète, timide, j’aime le naturel pour qu’on me voit mais pas trop quand même, le nude du coup.

3- Quelle serait tes addictions ?
Le chocolat au lait !!!!!!!! et le saucisson (oui c’est pas tout à fait le même domaine lol)

4- Quel est ton chanteur / groupe préféré ?
Très dur de choisir, j’aime beaucoup de choses. Pour 1 seul chanteur, je prendrais J.J. Golmann et le groupe, Muse. Mais comme dit, il y a beaucoup de monde que j’aime

5- Qualité ou quantité ?
Qualité sans hésiter, dans n’importe quel domaine

6- Quel est le film qui t’a le plus marqué ?
Pareil que celui qui me fait pleurer, « 7 vies ». Il y a aussi « La Cité des Anges »

7- Quelle citation pourrait être la tienne ?
J’aime Sénèque. Donc « L’arbre devient solide sous le vent »….

8- Ton époque préférée dans la mode ?
Ouhla je ne suis pas la mode du tout… je ne suis pas d’un grand secours là-dedans, j’aime les choses simples, discrètes (les couleurs flashy non merci…. je fais des rimes en plus), qui mettent en valeur sans artifices ni froufrous en tous genres

9- Une chose pour laquelle tu es particulièrement douée ?
Heu… manque de confiance en moi oblige, c’est dur pour moi de répondre à çà. Je me sens assez nulle dans tout ce que je fais. Ecouter les autres, c’est ce que je sais peut-être le mieux faire. On va pas aller loin avec çà…

10- Quel est ton rêve le plus cher ?
Le rêve principal, celui qui me tient à coeur plus que tout, parce qu’il est plus ou moins vital, selon les périodes…. Il est si simple et si compliqué…. ne plus souffrir autant dans mon corps et dans ma tête.
Mon rêve, sinon serait de travailler dans le secrétariat d’un établissement médico-social ou médical.

11- Jour ou nuit ?
Avant j’étais plutôt nuit. J’aimais faire plein de choses, quand les autres dormaient. C’était calme, j’avais l’impression d’être seule au monde. Maintenant, mes nuits sont un cauchemar, parce que je suis insomniaque et encore plus angoissée que le jour. Donc le jour, mais vraiment par défaut…..