Bien-être et soins

Gommage et épilation

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Se transformer en yéti à l’approche du printemps, ce n’est pas ce qu’il y a de plus sexy et puis, s’épiler, c’est aussi se sentir bien avec une peau toute douce. De savoir que je suis épilée de près me donne un peu d’assurance, comme celles qui ne sortent pas sans se maquiller.
J’ai longtemps cherché le meilleur moyen de ne pas transformer l’épilation en un mélange de méthodes et d’accessoires et surtout en corvée. Au début, il y a 18 ans quand j’ai commencé à vouloir me débarrasser de mes poils disgracieux, j’utilisais un rasoir très féminin, y a pas à dire, mignon comme tout, ergonomique, et pourtant, je ne ressortais pas sans sparadrap… Jambes, aisselles, maillot, tout y passait. Puis j’ai essayé la cire chaude… aïe aïe, une cata… je restais scotchée à la cire. Et puis, j’ai fini par adopter un ptit appareil qui arrache généreusement les poils à la racine. Le mien, après 10 ans de bons et loyaux services (sont coriaces ces ptits engins quand même ^^), il m’a lâchée. J’en ai trouvé un de la marque Babyliss qui fait plus rasoir électrique qu’épilateur, mais tant pis.

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Un ptit appareil facile d’utilisation, prise en main simple (la seule chose qui peut déranger, ce sont les vibrations assez fortes dans la main quand on le passe (après, j’ai une hypersensibilité de ce côté là, donc je ne sais pas si c’est moi qui le supporte mal ou si c’est un peu gênant pour toutes). Discret, rapide, pour l’instant, j’ai fait le maillot et les jambes, avec et elles sont douces comme la peau d’un bébé :-), sans aucune irritation, ni rougeurs.
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Deux petites têtes, pratiques pour les jambes surtout, avec l’une qui est un peu plus rapide que l’autre, donc un peu plus agressive. Perso, ayant la peau sensible et plus fine qu’avant, j’utilise la 1ère, celle vers mon pouce. Ni trop faible, ni trop forte, elle me convient bien
  
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La partie centrale permet d’épiler les zones sensibles, comme le maillot ou les aisselles.





Avant de faire mes gros travaux de « chantiers ravalement de façade poiliens » :-), je me fais un gommage pour bien ouvrir les pores et éviter les poils incarnés. Je ne sais jamais trop quand c’est préférable de le faire, avant ou après, bon, j’ai tranché, j’alterne :-p

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J’ai découvert celui-çi, que j’aime beaucoup, par rapport à sa texture et à son odeur. Le grain est assez épais, ce n’est pas la peine de frotter comme une folle pour avoir une sensation de propreté, de légèreté et de fraîcheur. Il est spécifique aux peaux sèches et est énergisant, avec une agréable odeur de huiles essentielles d’agrumes, aloès, coque d’amande. Je fais des ptits massages de façon circulaire en insistant sur les zones un peu plus délicates, comme les genoux ou les coudes. 






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Et pour bien hydrater après le gommage et l’épilation, j’utilise ce lait corporel que j’adore, de la gamme « le ptit Marseillais » encore. Il hydrate en ne laissant pas un film trop gras, on peut se rhabiller aussi sec après l’avoir appliqué, il dégage une odeur douce d’huiles essentielles de figues et de fleur d’oranger. Un délicieux mélange qui reste un moment sur la peau, ce que j’apprécie. Lui, aussi, est pour les peaux sèches (je suis une fille super sèche lol, une peau qui tiraille, chauffe, fine, sensible au vent et au soleil en devenant rouge cramoisie immédiatement.





Et voilà ma peau bien épilée, bien douce, qui sent une agréable odeur. Avec si peu de choses finalement. 1 appareil, 2 produits et le yéti est présentable pour sortir ses gambettes, sans trop souffrir (nannnn, penses tu…. la cire ne m’a jamais traumatisée !!!! )^-^
Et vous, comment faites vous disparaître vos vilains ptits poils ? Les poils, on en viendra toutes à bout ! hihi


Combats qui me touchent

Journée mondiale de la Fibromyalgie

Tous les 12 mai, depuis 19 ans, on a droit à une journée spéciale pour la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique qui est, lui aussi, très invalidant. Je n’ose pas imaginer, franchement, comme vivaient les patientes, il y a 20 ans, alors qu’on galère déjà à un point pas possible, encore à l’heure actuelle…
J’ai espoir que cette année, certaines choses arriveront à bouger, je pense parler au nom de toutes les fibros : on en a vraiment besoin pour notre bien-être, notre santé, notre avenir professionnel, personnel, intime, familial, notre parcours administratif. C’est encore un combat de se faire reconnaître et on n’a pas accès à tous les soins, parce que non remboursés. Côté médicaments, on nous donne le plus souvent un antidépresseur comme traitement de fond (pas pour le côté dépressif, mais parce qu’à une certaine dose, celui-çi, délivre une substance qui agit sur les douleurs neuropathiques (Cymbalta, Laroxyl, Anafranil…) et un antidouleur de type dérivé de morphine ou un opioïde (Topalgic, Tramadol, Ixprim, Zamudol le ptit nouveau sorti récemment et de plus en plus utilisé…). La morphine pure n’est pas appropriée, parce qu’elle soulage peut-être les douleurs mécaniques mais pas neurologiques et il faut sans cesse augmenter les doses parce que notre corps s’habitue, mais il n’est jamais satisfait du dosage qu’on lui « envoie » et en demande toujours davantage, ce qui peut être dangereux. Je connais beaucoup de personnes fibro qui sont en plein sevrage morphine et ce n’est pas rose…
La rééducation en balnéo et hors balnéo est souvent prescrite aussi, je ne compte plus les mois, où j’ai laissé mon corps entre les mains d’un kiné. Le problème, c’est qu’au moindre contact, il peut nous faire mal, parce qu’on est plus sensibles au toucher et que beaucoup, ne connaissent pas la maladie et nous massacrent au lieu de nous soulager… C’est toujours la croix et la bannière pour trouver quelqu’un qui sache un minum de ce problème, pour avoir les gestes adéquats.
Un combat de tous les instants. Toujours se battre pour se faire comprendre, que ce soit face à des personnes qui nous cotoient, mais aussi les plus proches. Les gens ne comprennent pas forcément, en nous voyant, qu’on ne peut pas réaliser certaines choses. On se sent vite isolées finalement, face à çà, parce que si personne ne comprend, on part du principe que ce n’est pas la peine d’aller vers les autres… La ptite bulle n’est jamais bien loin, pour se retrouver, le temps qu’une crise passe, le temps que le moral liée à celle-çi, remonte.
Je n’ai pas une sensation de vie en moi, mais plutôt de survie… Il m’arrive de vivre, parce que je n’ai juste pas le choix, il faut bien le reconnaître. On a beau aimer la vie, on sature, aussi souvent. Mais comment on fait pour vivre constamment dans la douleur, les raideurs, les semi-paralysies… Je ne sais pas encore trop bien, malgré les années qui passent et pourtant, si on veut améliorer nos conditions de vie, tout est là, il paraît : accepter (je n’ai pas envie d’accepter trop non plus, parce que cela voudrait dire que je me résigne… ) Accepter de ne plus être aussi active qu’avant, faire une croix sur tout ce qu’on aimait et qui est devenu impossible. Garder sa dignité et ne pas avoir honte de se retrouver devant certaines situations (prendre sa douche, se laver les cheveux et les sécher, s’essuyer en allant aux toilettes, s’habiller, se maquiller, avoir des relations intimes épanouissantes…) Tout ce qui fait que dans notre condition de femme, on peut vite être gênée par de tels problèmes de mobilité. Sans compter les difficultés financières, matérielles, quotidiennes et administratives…
On est reconnues travailleurs handicapés, mais par manque de considération de la sécurité sociale qui, elle, ne nous reconnait pas, les demandes d’aides physiques deviennent compliquées. Garder son emploi et travailler tout court, relèvent aussi du parcours du combattant. 
Alors j’espère que demain, cette mobilisation servira à quelque chose, pour accéder à certains droits qui nous passent devant le nez, à l’heure actuelle. Etre reconnues, c’est aussi peut-être mieux accepter qu’on ne puisse plus être comme avant et faire en sorte que ce ne soit plus une maladie, comme une maladie poubelle, il faut bien le reconnaître. 
Quelle fibro n’a pas entendu : « les examens ne montrent rien, oh ben, vous êtes fibromyalgique, la maladie du mal partout et tout le temps… », sans nous donner vraiment de solutions pour la surmonter et en nous laissant un peu de côté, parce que même les médecins restent impuissants face à nous.
Elle a cassé quelque chose en moi et l’espoir est parfois si infime, que çà en devient souvent terrible et dangereux. J’avance comme une funambule sur un fil qui est si transparent que çà rend l’avancée encore plus délicate du coup…. Je m’accroche, parce que là non plus, on n’a pas le choix…
C’est un combat de tous les instants. Et gardons espoir, c’est la seule chose, qui peut encore nous faire tenir debout…..
Blablas de toutes sortes

Ptit tag rigolo

J’ai chipé ce tag chez http://chezmitaine.canalblog.com/, ses questions m’inspiraient bien, donc j’y ai répondu, je vais dire 11 choses sur moi, par contre, la flemme du samedi soir s’est installée, je ne crée pas de questions et saute donc la 3ème étape 🙂
** 11 choses à savoir sur moi :
1- j’adore les frites, j’en suis droguée d’ailleurs
2- avant j’allais parfois 3x par semaine à la piscine
3- pas très sociable, suis plutôt du genre sauvage
4- quand on trahit ma confiance en amitié, je fais rapidement du ménage parfois…. je me corrige, mais bon…
5- suis fan de ma Happy, ma chatte de 6 ans et demi
6- je ne crois qu’au destin
7- ma ptite nénette me fait chavirer mon coeur
8- un peu
9- beaucoup
10- à la folie
11- tout le monde sait dorénavanant à quel point elle me rend gaga. Au point de tenir sur 4 questions, la coquine 🙂 (merci ma Nénette d’avoir aidé ta tata Delph à remplir les blancs et le manque d’inspiration ^^

*** Réponses aux questions de Mitaine :
1/ Plutôt Or ou Argent?
Argent. Je trouve que c’est plus fin et plus délicat. Pour l’or, j’ai surtout l’image un peu rétrécie, j’avoue, des mecs qui se baladent avec la grosse chaîne en or autour du cou, qui n’arrête pas de faire « gling gling » au moindre coup de mistral et les bagues à tous les doigts… me voilà partie pour cauchemarder toute la nuit :-p
2/ Raconte ton dernier fou-rire!
Ouhlala… il y en aurait beaucoup à raconter, je prends vite un fou rire (souvent au mauvais endroit, au mauvais moment d’ailleurs…), le problème, c’est que j’entraîne tout le monde sur le passage. Parfois, ils ne savent pas ce qui m’a déclenché le fou rire, mais ils rigolent déjà comme des dingues. En formation, on se souvient de moi à cause d’un fou rire que j’ai eu, pendant une séance de relaxation (je suis d’ailleurs déjà répertoriée dans le centre anti-douleur où je suis régulièrement hospitalisée et où on a droit à de superbeeessss -c’est ironique hein…- séances de relaxation faites par le kiné. Je crois que la prochaine fois, il ne voudra plus me voir et passera la chambre sans s’y arrêter sniff, suis triste d’avance, bouhouu -c’est ironique aussi, hein ! ^^- A ma décharge, quand on a la pompe à Kétamine installée, elle aide un peu aussi à avoir le rire facile…) Il m’arrive en plus d’avoir envie de pouffer de rire, dans la rue ou dans le métro, en repensant à un truc qui m’a fait rire ou d’imaginer une scène. J’ai l’imagination fertile pour çà ^^
3/ Dans quelle région vis-tu?
La ptite alsacienne que je suis d’origine est expatriée à Marseille, depuis 6 ans et demi
4/ Tu t’y plais?
Oh oui…. c’est sans doute un des meilleurs choix que j’aie pu faire dans ma vie, d’ailleurs… Je vois ma famille régulièrement, c’est sûrement un peu plus dur depuis que ma ptite nièce est née, mais là-bas, j’y ai créé une 2ème ptite famille faite d’ami(e)s et j’en ai tout autant besoin. Marseille et ce qui va avec a contribué à me redonner vie…
5/ Combien de régimes as-tu fait dans ta vie?
Oups, j’ai pô vu qu’il y avait une question 5)…. 🙂 En réalité, un. Un peu comme les fous rires, il a atterri là au mauvais moment et mauvais endroit…. Si j’ai besoin un jour de faire un régime pour telle ou telle raison, je le ferai en étant suivie de près.
6/ Quel est ton point faible?
Si je n’en avais qu’un, çà m’arrangerait :-p Le plus gros, c’est le manque de confiance en moi. Beaucoup de choses en découlent.
7/ Tu mets du vernis sur tes pieds?
Oui été comme hiver. Quoi ?! On ne sait jamais, si je me fais draguer dans la rue et que boum, on finit en mode horizontal, l’épilation et le vernis, ce sont les 2 choses primordiales, pour une célibataire, c’est bien connu par les pros en la matière ! 🙂 Toujours dans les mêmes teintes, bordeau ou violet (en vérité, je ne supporte pas les ongles de mes z’orteils, je les peinturlure, juste pour ne pas les voir :-p)
8/ Et sur tes mains?
Toujours aussi, mais jamais trop foncé par contre. J’aime bien les ptits roses assez transparents, juste pour donner un peu d’éclat aux mains (hum… inutile de dire que je n’aime pas les ongles de mes mains non plus, si ?…)
9/ Plutôt rideaux ou volets?
J’aime bien les rideaux transparents colorés dans la journée. Le genre de truc qui permet aux voisins de se rincer l’oeil quand il y a de la lumière humhum d’où mon goût aussi pour les volets. J’ai un ptit faible pour les volets en bois, de couleurs, comme on trouve sur les jolis mas de Provence. Qui grincent et qui claquent au moindre coup de vent lol
10/ Décris moi ta coupe de cheveux!
Hhhannn sujet sensible alerte rouge bip bip bip !!!! ^^ Même l’épouvantail du champ voisin est mieux coiffé, çà va comme réponse ?? Hum… un carré dégradé, mais on ne sait plus dans quel sens, avec une frange qui m’énerve… un flash censé éclaircir ma couleur naturelle. Blonde, évidemment, le contraire aurait été étonnant, hein !
 
11/ La personne que tu aimes le + au monde?
J’aime ma ptite famille, mes amis très proches. Je n’aime sûrement pas plus certains que d’autres dans ce beau monde. L’amour que je leur porte est différent seulement. Ma ptite nénette, ma nièce de 9 mois a cette chose en elle, qui donne envie de se projeter dans l’avenir, même quand c’est dur. Je l’aime à la folie et c’est un peu l’étoile dont parlait justement l’adorable Mitaine dans son commentaire. Elle guide mes pas, alors que ce serait à moi, normalement de lui montrer comment faire ses 1ers pas… ❤
Combats qui me touchent

Fibromyalgie 1 – le commencement

!!!! Article interdit aux âmes sensibles….
Je n’en parlerai pas en termes médicaux, mais plutôt comme je la vis au quotidien, comme je la comprends, comme je la gère. On est toutes différentes face à elle, on a toutes une autre façon de vivre avec. J’ai des symptômes que d’autres n’ont pas et inversement, alors cela ne sert à rien de parler généralités (même si beaucoup se retrouvent dans ce que ressentent les autres).
En février 2008 (anorexique à un degré important encore), un jour, j’ai senti que mon corps se modifiait. La semaine qui a précédée, j’étais courbaturée, mais comme je ne mangeais pas grand chose, j’ai pensé que c’était lié au manque de nourriture et que je manquais simplement davantage d’énergie. Un dimanche, je me suis installée sur un rocher, il y avait du mistral, mais c’était supportable d’être assise. Sauf que j’ai bien eu du mal à me relever… mes jambes ne contrôlaient plus rien et mon visage du côté droit s’était comme paralysé. Je ne sentais pas ce que je faisais de mon visage. Ni si je souriais, ou pas. Ni comment était ma bouche et mes yeux, plus aucune sensation. Suis restée un moment comme çà et dès que j’ai senti que je pourrais repartir, je l’ai fait, avant de rester scotchée là. Je ne connaissais pas ces sensations là. Je suis restée plusieurs jours avec ces douleurs localisées à droite. J’ai fini par aller chez le médecin. « Il y a une névralgie faciale, mais le reste c’est l’anorexie…. ». D’accord… J’ai avalé des compléments alimentaires à gogo… les mois ont passé, je n’ai rien dit à personne de mes douleurs, ni de ces raideurs qui étaient parfois sensationnelles, tellement je perdais ma mobilité par moments. 
Je prenais du poids et j’avais toujours autant mal, j’ai fini par demander à la psy si un changement de poids pouvait me provoquer de telles douleurs. Au fil des semaines, j’ai perdu toutes sensations et mobilités dans le bras droit, puis dans la jambe droite. Hémiparésie de l’hémicorps droit. Ils ont pensé que c’était dû au neuroleptique que je prenais. Le syndrome parkinsonien qu’on peut avoir avec certains. J’ai été hospitalisée pour qu’on me l’arrête complètement, donc pour me protéger, parce que sans çà, mes troubles de la personnalité pourraient me mettre en danger.
2 mois après et la visite du neurologue rattaché à l’hôpital, ils en ont conclu que ce n’était pas çà. J’avais encore perdu de ma mobilité et ne bougeais plus du tout le bras droit qui se rétractait sans arrêt. J’avais des drôles de sensations d’électricité dans les extrêmités, je ne sentais plus mon côté droit et j’avais de plus en plus de mal à marcher.
IRM cérébrale et médullaire en urgence, ils soupçonnaient une poussée de sclérose en plaques. Le médecin m’a balancé çà en pleine tronche. Sclérose en plaques pff, après le cancer, c’est sans doute la maladie qui me fait le plus peur, je me voyais déjà en fauteuil roulant. L’IRM n’a rien donné, j’ai soufflé un énorme coup…. le problème était par contre « mais qu’est ce que j’ai alors ?? Pourquoi je ne bouge plus le côté droit ? et puis pourquoi je suis épuisée à ce point là ?? »
« C’est l’anorexie…. Cà ira mieux quand vous aurez repris des forces… »
J’ai trainé des mois et des mois. Au bout de 2 ans et ma sortie de l’anorexie, la psy qui me voyait commencer à aller mieux côté nourriture me répétait qu’au contraire, je devrais avoir moins mal…, m’a envoyée vers un neurologue spécialisé dans la fibromyalgie, dans un centre anti-douleurs. 
J’ai été diagnostiquée en octobre 2010. Un traitement de fond mis en place, un antidouleur. « On se revoit d’ici 3 mois, pour faire le bilan, Mlle L. »… Je l’ai effectivement revu mouais…. J’attendais de l’aide, je craquais devant mes douleurs et ma perte de mobilité qui ne revenait pas. J’étais devenue douée de ma main gauche, c’était le seul point positif pff….
« Vous ne serez plus jamais comme avant. Tant que vous n’accepterez pas de ne plus pouvoir vivre comme avant, rien n’ira. C’est très douloureux et invalidant comme syndrome, mais il n’est pas mortel et d’après ce qu’on en connait actuellement, ce n’est pas dégénératif. Vous préférez mourir d’une maladie pas douloureuse mais rapidement, plutôt que vivre longtemps en ayant mal… Je vous remets des séances de rééducation et on se revoit dans 3 mois…. » Voilà mon fabuleux entretien… 
Mes parents étaient chez moi pour une semaine au moment du rv. Je n’ai rien dit de spécial, ,juste expliqué en gros ce qu’il m’avait dit, en évitant certains détails évidemment… J’ai attendu sagement qu’ils partent, le week-end suivant, je faisais une tentative de suicide. Il était hors de question que je vive comme çà, en plus de mes problèmes psys. J’ai préparé les lettres pour toutes les personnes qui m’étaient chères, pour expliquer pourquoi mon geste… J’ai fait une lettre de non réanimation dans le cas où on me retrouvait. J’ai expliqué que je voulais qu’on me laisse partir. La veille, j’avais vu S., il m’avait regardé d’un air inquiet « tu ne vas pas faire de bêtise ma ptite Delph »… « non ne t’inquiète pas, çà ira »… Il m’a prise dans ses bras comme il le fait d’habitude, je ne pouvais plus me détacher de lui, il me disait « on va s’en sortir, on y arrivera, tu vas te sentir mieux ». J’avais envie quelque part de le croire et en même temps, je savais que je n’étais déjà plus là et que ce médecin là m’avait conduite vers le pire de ce que je pouvais ressentir. Je savais que c’était la dernière fois que j’étais contre lui, que c’était la dernière fois que je pleurais contre son épaule, que je ne le verrais plus jamais… Je l’ai vu disparaître dans les escaliers, il me faisait signe, inquiet, j’ai souri pour le rassurer… 
Tout en pleurant, j’ai déballé tous les médicaments de leurs plaquettes et j’ai commencé à avaler une poignée. Nauséeuse, je me suis allongée. J’étais sereine d’un coup… Je ne pensais plus à personne, sauf à ce médecin, j’ai eu le réflexe de me dire que sa saloperie était tout aussi mortelle finalement et que la fin était tout aussi rapide…. J’ai repris une poignée, je somnolais de plus en plus, j’ai perdu le contrôle au bout d’un moment, j’avalais par réflexe, je me suis réveillé vaguement, en me voyant toujours là, j’en ai encore repris. Je me sentais dans une sorte de coton, j’ai vu les personnes que je voulais rejoindre. Ils étaient si près de moi, me souriaient. Mon coeur s’est arrêté à peine le temps d’avoir cette sensation de bien-être, j’étais heureuse… je ne souffrais plus et en plus, je me rapprochais de ceux qui m’avaient quittés.. Et après, plus rien, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. Je me suis réveillée, le lendemain en fin d’après-midi, vaguement. Nauséeuse, ne tenant pas debout, ne pensant à rien. Mon portable a sonné, c’était S. Il a entendu à ma voix que quelque chose n’allait pas, je lui ai répondu que si çà allait. Puis j’ai fini par avouer que j’avais avalé trop de médicaments. Il a voulu m’emmener aux urgences pour qu’on me fasse un lavage d’estomac, je lui ai répondu que c’était trop tard, mais que je ne risquais rien, parce que je sentais que tous les produits passaient déjà dans mon sang. « Ne t’inquiète pas… j’ai besoin de dormir, je suis fatiguée… »… « Appelle moi si çà ne va pas, tu me le promets Delph ??? »…. « Oui… » Je ne sais pas ce qui s’est passé durant les 3 jours suivants. Au bout de ce temps, j’ai recommencé à revenir à la réalité, les médicaments avaient fini par s’éliminer doucement… je n’en avais pas assez avalés, je m’étais ratée :-(…….. j’ai pété un câble en voyant que j’étais toujours là. 
J’ai accepté d’être hospitalisée quelques jours après, parce que j’avais conscience que je recommencerais. Le professeur qui me suit dans le service m’a demandé ce qui s’était passé… « j’en ai marre de souffrir autant physiquement, je ne sais plus quoi faire, je ne comprends rien à ce qui se passe et je n’en peux plus autant moralement que psychologiquement….Voilà les raisons de mon geste…. »….
Ma 1ère tentative de suicide et la dernière… et pourtant, parfois, j’avoue que j’ai envie de tout envoyer balancer en l’air…. mais je suis là… et je me bats pour le rester, parce que je crois en quelque chose, même si je ne sais pas toujours trop en quoi exactement.
En attendant d’écrire la suite, pour toutes celles qui souffrent de fibromyalgie et qui se sentent perdues au milieu de tout çà, ne faites pas comme moi… Elle ne mérite pas qu’on lui laisse nos vies… On apprend à la gérer au quotidien, souvent difficilement, mais on est là malgré tout, on souffre beaucoup, elle joue du coup sur notre moral, elle nous rend frustrées, mais au milieu de tout çà, il y a encore autre chose malgré tout. Et surtout la vie……. 
Blablas de toutes sortes

Les 10 papotages en vrac, super utiles

Pas très envie de développer, alors je résume les grandes lignes de la semaine qui vient de passer :

* JE SUIS EN CONGES (PAYES) PENDANT 10 JOURS 😀 Et j’ai tellement perdu l’habitude d’en avoir que je risque de me lever à 7h, lundi, pour partir au centre, comme si de rien n’était 🙂
* Je remonte dans ma famille, lundi, pendant une semaine et je vais voir ma ptite nénette en profitant pour la mitrailler de photos. J’ai envie de la câliner, de lui dire que je l’aime à la folie, qu’elle me manque mais que même si on est loin, elle est tout près de moi dans mon coeur et bien au-delà, même…. bon, elle aura 9 mois (déjà !….) et je doute qu’elle comprenne tout ce que je radoterai 🙂
* Cà fait 2 mois que j’ai commencé la formation, 5h30 par jour, avec des hauts et des gros gros bas, mais je n’ai été arrêtée qu’un jour et demi et je suis fière de m’être autant accrochée
* Du ménage de fait dans ma vie, pour me protéger, parce que certaines choses m’ont fait bien du mal depuis plusieurs semaines
* Je regarde Koh Lanta et leurs stratégies à 2 balles, tout en me cocoonant, parce que c’est important de prendre soin de nos ptits corps, surtout quand ils sont douloureux
* J’aimerais bien dormir plus de 3-4h par nuit, comme c’est le cas depuis 3 semaines
* J’ai justement un nouveau traitement pour avoir moins mal, mais pour l’instant, il me donne surtout envie de vomir
* J’ai fait de belles rencontres au centre et on est un petit groupe solidaire, tous avec nos difficultés, sans se juger et j’avoue que çà fait du bien
* Je passe de doux moments meilleur ami qui me font beaucoup de bien, même si parfois il y a des ptites tensions… Ce sera un week-end entraide et amitié, ces 2 prochains jours
* J’appréhende le trajet en train pour remonter dans ma famille, côté douleurs et en même temps, il me tarde de commencer « L’appel de l’Ange » de Guillaume Musso, mon ptit auteur chouchou pour celles qui me connaissent

Ecrire pour ne rien dire et y laisser ses bras pour rien, c’est vachement utile, mais j’aime parler pour ne rien dire, juste pour le plaisir d’écrire (moui je sais, suis bizarre de temps en temps -souvent- :-p). 
Coin lecture

Les livres Tatiana de Rosnay

J’ai découvert cette auteure en lisant « Elle s’appelait Sarah »
Je ne pensais pas aimer, suis très peu fan de la partie de l’Histoire qui concerne les Guerres Mondiales et pourtant je me suis attachée aux 2 héroïnes rapidement et une fois terminé, j’ai ressenti comme un vide et l’histoire de Sarah et sa famille en parallèle à la vie de Julia, m’ont encore poursuivi quelques jours après. Mélange de fiction, dans le sens où l’histoire de base est créée, mais malheureusement la rafle du Vél d’Hiv est, elle, bien vraie. J’ai aimé ce mélange de 2 périodes. Le passé qui rejoint le présent. Le présent qui rattrape le passé…. Je n’en dis pas plus, j’ai toujours peur de raconter de trop et de ne plus laisser la surprise de découvrir le livre. Mais je le conseille vivement. Je n’ai pas aimé l’adaptation ciné par contre, je n’ai pas ressenti autant d’émotions (en même temps, je suis souvent déçue des films tirés des livres, alors j’évite).

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Synopsis :  » j’ai tout de suite aimé cet appartement. d’abord parce qu’il se trouvait rive gauche, et que je n’y avais jamais habité. ma jeunesse s’était déroulée à passy; l’épisode marié-père de famille: boulevard des batignolles; et vieux divorcé: rue quentin-bauchart.  »  » la rive gauche m’attirait comme un aimant, peut-être parce que quelques-unes de mes maîtresses y avaient vécu, et que j’ai souvent traversé la seine au petit matin pour regagner le dix-septième poussiéreux, le banal huitième, le sourire aux lèvres et une odeur de femme sur les doigts, savourant le goût de ces nuits d’amour illicites à saint-germain-des-prés, à montparnasse, ou à denfert-rochereau.  » l’apprentissage de la vie est-il une question d’âge? le regard acide d’un proche, des événements aussi inattendus qu’étranges peuvent soudain modifier une existence. Entraîné de new york à venise sur les traces d’une femme mystérieuse, ce quinquagénaire blasé découvrira-t-il enfin le bonheur perdu dont la nostalgie n’a cessé de le poursuivre? »
Mon avis est un peu partagé. Le début m’a envouté, réalité mêlé à du quasi-surnaturel. On ne sait plus trop où on en est parfois et il faut vraiment suivre la trame de l’histoire pour ne pas se paumer. Un moment d’écart et on perd le fil. Je ne m’attendais pas à une fin pareille en plus. Décevante snif et je n’ai pas vraiment compris ce qui se passait, j’ai décroché dans les dernières pages, parce que je m’attendais à une fin aussi magique que le reste, mais non…
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Synopsis : « Justine a 40 ans, un mari britannique et deux enfants. Elle mène une petite vie tranquille jusqu’au jour où son fils adolescent est renversé par un chauffard en plein Paris. L’inconnu prend la fuite, des témoins ont à peine le temps de noter quelques chiffres de la plaque d’immatriculation. Malcolm sombre dans le coma. L’enquête piétine. Contre l’avis de son mari, de ses parents, Justine ne renonce pas à retrouver le responsable de l’accident. La seule personne qui soutiendra Justine, c’est sa belle-mère, la « so British » Arabella. L’enquête les mènera dans une ville balnéaire du sud de la France. Mais au bout de la route, à qui, à quoi Justine sera-t-elle confrontée ? »
Touchant comme livre. Une histoire qui pourrait arriver à n’importe qui, mais dont la fin peut surprendre, psychologiquement parlant. Comme à chacun de ces livres, la fin m’a tout autant surprise aussi, pour celui-çi. Emue, même. Une maman qui se met à la place d’une autre, alors qu’elle a elle-même souffert de savoir si son fils survivrait ou pas. J’aime ce genre de rebondissements.
P4181050Synopsis : « Sa soeur était sur le point de lui révéler quelque chose… Et soudain, c’est l’accident. Elle est grièvement blessée. A l’hôpital, l’angoisse au ventre, Antoine Rey fait le bilan de son existence : femme partie, ados rebelles, père tyrannique, comment en est-il arrivé là ? Et surtout que voulait lui dire sa soeur ? Alors que son passé ressurgit brutalement, Antoine vacille. Heureusement, une troublante embaumeuse lui apportera une aide inattendue dans sa quête de vérité. »
Pour résumer en quelques mots : mystère, secrets de famille, remises en questions. Pas mal non plus comme livre, on attend au fil des pages à ce que le suspense soit résolu, enfin 🙂


Synopsis : « L’appartement correspondait exactement à ce que Pascaline, informaticienne quadragénaire, imaginait pour sa nouvelle vie de femme divorcée, sans enfants. Un deux-pièces calme et clair qui donne sur une rue animée. Mais à peine installée, Pascaline apprend par une voisine qu’un drame s’est déroulé dans ces lieux. Comment vivre dans des murs marqués par l’horreur ? Comment continuer à dormir là comme si de rien était ? Et pourquoi Pascaline ne cesse-t-elle d’y penser ? Lentement mais sûrement, par touches infimes, cette tragédie fera resurgir chez Pascaline une ancienne douleur, une fragilité secrète restée trop longtemps enfouie. Seule face à la mémoire des murs, elle devra affronter son passé »
Un peu flippant comme livre, mais çà fait partie du charme de Tatiana de Rosnay, c’est ce que j’aime chez elle. Elle mélange avec habileté fiction, surnaturel, réalité. Elle nous emmène dans un monde à part où tout se rejoint à la fois, jusqu’à ne plus savoir ce qui relève du vrai ou du fantastique. La fin m’a un peu traumatisée, mais je me suis remise, la preuve, c’est que j’ai lu les 3 livres que j’ai exposés auparavant 🙂

**** Si vous ne la connaissez, je pense qu’elle gagne à être connue. C’est mon petit avis sur cette auteure à l’imagination particulière mais débordante. Au-delà des frontières du réel très souvent. 
La qualités des photos n’est pas terrible pour les 3 livres où on voit mes magnifiques doigts :-s, mais c’était pour personnaliser un peu mon article :-D, plutôt que de copier comme je l’ai fait pour les autres, tout simplement, parce qu’on me les avait prêtés et que je ne les avais plus pour les photographier (suis parfois d’une grande perspicacité dans ce que je raconte hum… ^^). Voilà, séquence lecture terminée pour ce soir 🙂 
Moments de bonheurs et d'évasion

Achats du jour

Un samedi très agréable. Pause de midi pendant 2h avec le meilleur ami. Papotages, rires et douceur (ce que j’aime avec lui et lui avec moi, je pense, c’est qu’on arrive à rester collés l’un à l’autre, ma tête sur son épaule, allongés sur mon lit, sans qu’il y ait d’ambiguités. C’est un mélange de confident, de grand frère. Un meilleur ami tout simplement. Parfois, j’ai droit à des questions « mais vous ne vous aimez pas ?? Comment vous pouvez vous serrer dans les bras l’un de l’autre sans qu’il ne se passe plus autre chose ?? Ben c’est comme çà et puis c’est tout. On a de l’affection l’un pour l’autre, et c’est déjà beaucoup. Bien des femmes en couple ne sont parfois pas aussi heureuse que moi de l’avoir, même si j’avoue que j’aimerais tomber amoureuse d’un ptit mec sympa, doux, pas trop bête 🙂 Mais bon, les méandres de l’amour, c’est tout un poème. En attendant, la douceur dont j’ai besoin et l’épaule sur laquelle j’ai besoin de me blottir, c’est S. qui me la prête. Et il aura toujours cette place particulière pour moi, même le jour où j’aurai trouvé l’homme de ma vie. Je sais que j’aurai toujours autant besoin de lui. Mon Dieu, me voilà les larmes aux yeux….
Je vais changer de sujet illico avant de me transformer en Madeleine ou en fontaine (j’ai les larmes faciles, je l’ai déjà dit non ?…. c’est terrible quand çà me prend, dans le métro, dans la rue, avec lui, seule et que je respire pour que mes larmes ne descendent pas plus bas que mes noeinoeils. S. me dit toujours « n’oublie pas de boire, tu vas te déshydrater ».
Donc, mes fameux achats du jour, pour passer au sujet principal de l’article. Autant dire que ma carte bleue a fumée aujourd’hui wouah…. J’ai récupéré ma caution de mon ancien studio et je crois que çà m’a donné envie de me faire plaisir, sans penser à mon budget serré en général. C’est bon de s’octroyer des ptits plaisirs matériels, aussi, de temps en temps. Je ne suis pas fan de shopping et suis plutôt du genre à avoir peur de manquer d’argent, vue la situation, alors je dépense peu, à part pour les choses vitales. Là, je me suis lâchée, jusqu’à environ le mois de…. juillet pour compenser ?? 😀 
Un ptit tour à la FNAC qui m’a été fatal…
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Une nouvelle Webcam, parce que la mienne a rendu l’âme. Pas besoin de grandes capacités techniques, tant qu’on me voit à travers ^-^. J’ai même découvert qu’on pouvait déformer le visage avec le logiciel. Comme le ridicule ne tue pas, évidemment, j’ai capturé l’écran hein… je montrerai mes chefs d-oeuvre un de ces 4 🙂
Un nouveau MP3, aussi. Je n’aime pas le rose pourtant, mais celui-çi m’a plue pourtant. Il m’en fallait un plus simple. J’ai un tout petit Iphone, mais je n’étais plus capable de mettre de musique dedans, en passant par ma bibliothèque Itunes. Je n’ai jamais su si c’était lui qui avait un problème ou si c’était moi qui faisait de fausses manip. Mais à chaque fois, çà partait en vrille et j’écoutais toujours la même chose pour éviter de m’énerver en voulant remettre d’autres ziks. Là, il suffit de copier par clé USB et c’est très bien pour moi qui ne suis pas trop douée en technologie. Je préfère les choses simples, rapides et faciles d’utilisation. Je me suis régalée à aller sur ce site, pour me télécharger de nouvelles musiques, du coup. Je l’ai découvert ce soir et on y trouve pas mal de musique.
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Quand j’ai vu que « l’appel de l’ange » de mon autour chouchou, était sorti en poche, je ne pouvais pas le laisser filer ! Sacrilège… 🙂 Les 2 autres n’étaient pas forcément nécessaires, j’étais censée passer à la bibliothèque, d’ailleurs, mais parfois, j’aime avoir des livres neufs, aussi entre les mains, que je peux garder dans ma bibliothèque. J’ai aussi acheté un joli ptit classeur pour mettre mes notes de formation, au propre. Je suis fan de papier, de stylos, de stabilos, de fiches etc… J’aime faire en sorte que ce que j’écris, se retrouve facilement déjà et l’arranger du mieux possible.
Puis un ptit tour à Monoprix, où je devais juste acheter 2 ptits vernis à ongles, parce que le mien rendait l’âme (tout rend l’âme chez moi, décidemment). Mais, j’aime tout ce qui sent bon, les crèmes en tout genre, pour toute partie du corps, alors, ben, j’ai craqué, une fois de plus… 
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Mes pieds sont archi secs et pas beaux du tout, alors il faut bien prévenir l’arrivée (bientôt j’espère) des strings de z’orteils, alors j’ai été préventive. Une crème qui pue beurk… Un soin gommant pour le corps, pour frotter en profondeur, tellement je suis sale de peaux mortes ^-^ (je raffole de la sensation qu’un gommage procure, je me sens fraîche, légère, avec la peau toute lisse et bien hydratée. Du bien-être dans des ptites billes de gommage. Je ne me suis pas trompée d’indice pour la crème solaire. La fibro m’a rendue la peau très fine, mon traitement et le neuroleptique que je prends provoque des taches et une sensation de brûlure dès que je passe sous les rayons de soleil, même maintenant. Le tube de Biafine est mon super copain en général, à partir du mois de mai :-D. Et des ptites barrettes, parce que je ne supporte plus mes cheveux qui partent en épouvantail.
Et voilà… un samedi sous le soleil, sous le signe de l’amitié et du plaisir. A ne pas refaire tous les w-e, mais je n’en ai pas besoin non plus. Cà me prend de temps en temps et ensuite je n’achète plus rien pendant un moment… sage comme une image Tite Delph 🙂 Je me passe du matériel, facilement, mais pas des moments passés avec les amis les plus précieux par contre.

CARPE DIEM
Moments de bonheurs et d'évasion

Bilan post-pascal

Un week-end de Pâques tranquille, entourée de mes parents qui étaient descendus pour l’occasion et prolonger leur séjour jusqu’à demain. Beaucoup de repos, parce que la semaine précédente avait été dure physiquement. Lundi, perte de connaissance au centre, tombée raide en plein mileu de la salle, les pompiers sont venus me chercher parce que j’avais du mal à revenir à moi. Electrocardiogramme anormal, du coup, je me retrouve à aller chez le cardiologue pour faire une échographie et la pose d’un holter pour 24h. Et un ptit coucou à un neurologue spécialisé dans les épilepsies, pour me faire un électroencéphalogramme pour vérifier si ma zone douleurs ne « frotte » pas contre la zone qui gère les épilepsies (le malaise que j’ai eu, avait été précédé d’absence et de certains signes qui pouvaient prévoir une éventuelle crise d’épilepsie). Ne voyez aucun rapport entre le neuro et le cardio, c’est « juste » un concours de circonstances qui fait que les médecins se posent la question si mes malaises fréquents sont vraiment dûs aux pics de douleurs que j’ai souvent. Bref.. Mardi, j’étais sur pieds, mercredi, un peu moins et jeudi, vendredi, plus du tout. « Allo doc, vous pouvez passer me faire un ptit coucou ? Suis raide comme un piquet et la douleur frôle les 10, je ne gère plus rien… ». Un myorelaxant, un dérivé de morphine habituel  et le week-end de Pâques, donc, à me reposer, papoter avec mes parents et évidemment : MANGER DU CHOCOLATTT !!! Faut pas se laisser abattre, non mais !! 🙂
paques

ques, c’est plein de souvenirs d’enfance. Mes parents ont une maison avec un grand verger derrière et chaque année, on fermait le volet pour que je ne vois pas mes parents le lapin, déposer les oeufs, les lapins, les poules, les ptits oeufs à la liqueur (oui j’ai commencé l’alcool très tôt lol), dans les nids qu’on avait préparés la veille, avec des branchages, des feuillages, de la mousse. Nids dispersés un peu partout pour chercher et récolter avec ma ptite brouette orange, d’enfant. C’est mon image de Pâques. Et les repas interminables avec ma grand-mère, mon parrain et ma marraine, mes parents, mon frère. Les rires, les jeux, la bonne humeur. Beaucoup de monde a disparu et je pense beaucoup à eux. A ceux qui ont permis que mon enfance, au moins elle, soit des plus roses. J’ai mes parents encore heureusement, pour vivre encore plein de Pâques. Et construire de nouveaux souvenirs avec ma ptite nièce l’an prochain. Les générations et les traditions se suivent et se ressemblent pour certaines choses. J’autorise la vie à me supprimer beaucoup de choses, mais pas mes traditions et mes valeurs. Je tiens trop à garder tout çà, bien au chaud dans mon coeur et dans ma façon d’être celle que je suis.
Combats qui me touchent

Sortir de l’anorexie

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Pas totalement sortie de là-dedans, il y a 4 ans, mais beaucoup de choses avaient changées déjà dans ma tête et je devais être à 42kgs environ. 2 ans après, de fil en aiguille, j’oubliais presque, que manger, avait un été un calvaire toutes ces années…
Je n’avais pas du tout prévu de parler d’anorexie ce soir, mais il y a un reportage sur NT1, dont la présentation m’a un peu effrayée. Quand la journaliste a dit « un combat pour toute une vie », le mot « toute » était de trop dans mon corps, dans ma tête, dans mon coeur et j’ai dit « non non et non !! » Entre coup de gueule sur ce que je viens d’entendre et message d’espoir de la guérison, je vais raconter comment je me sens à l’heure actuelle, côté troubles alimentaires.
Je suis tombée dans l’anorexie, à l’âge de 18 ans. J’ai galéré des années, seule dans mon coin, perdu du poids très rapidement une 1ère fois, le seul moment où mes parents se sont rendus compte que mon corps disparaissait. Par « chance », tout le monde a mis cette perte brutale de poids, sur le compte d’une pneumonie que j’ai eue au même moment (quand on ne mange rien, nos défenses immunitaires deviennent vite nulles et on attrape tout ce qui passe), du coup, l’anorexie mentale est passée inaperçue. Il y avait l’anorexie physique qui faisait peur, elle… et à moi la première, j’avoue. (à l’époque, je ne connaissais pas les tca et ne savais pas qu’on pouvait être malade de ne pas manger, je ne comprenais pas trop ce qui se passait dans ma tête, dans mon corps, au moment où j’ai commencé à diminuer mes rations journalières. Un gros mal-être qui est venu se mettre entre mes neurones pour les emprisonner d’une façon inimaginable…). Une nuit, j’ai eu une sensation étrange, comme si mon enveloppe corporelle n’était plus reliée à l’âme d’un coup. Comme si j’étais en train de partir, en sentant que mon coeur ne battait plus aussi vite qu’il aurait dû. Entre 2 quintes de toux qui m’épuisaient, j’étais en train de mourir de faim. J’avais encore cette conscience qui fait qu’on réalise qu’il faut manger pour vivre. Je n’avais pas envie de mourir et ce que j’ai senti cette nuit là, j’ai toujours imaginé que c’était la sensation qu’on a quand on est en train de mourir et que quelque chose se modifie en soi. La mort si proche de moi, là d’un coup… C’était « juste » elle que je ressentais dans ma chambre, allongée dans mon lit, à la sentir se mettre en moi, prête à faire arrêter mon coeur. Un petit déclic qui m’a faite repartir, j’ai repris un peu de poids, jusqu’à un poids normal. Jusqu’au fait que je ne pense plus à cette nuit là, je pense… et j’ai de nouveau arrête de m’alimenter. Ce besoin de contrôler mon corps, ces formes que je voulais à tout prix voir s’effacer, ce besoin de gérer tout, en passant par la nourriture.
A l’époque je passais mon bac, dont j’ai passé les épreuves l’estomac vide, naviguant autour de 500kcal par jour, en moyenne. Puis il y a eu le BTS, pareil. Refusant tout soin, fuyant toute discussion avec mes parents qui avaient réalisé que j’avais un problème. Des paroles qui ont tournées au drame. Les 1ères idées suicidaires. Elles ont augmentées au moment où je suis tombée dans la boulimie, pendant de longs mois. Sans vomissement. Prise de poids. Puis rechute complète dans l’anorexie, me mettant en danger, à force de liquider mes calories à tout va et en ne remettant pas d’essence dans le réservoir, pour faire tenir le moteur… Etc etc… Je raconte beaucoup de choses dans mon 1er blog, n’ai pas le courage de repartir là-dedans.
En 2004, j’ai commencé à avoir un suivi. 8 ans après être tombée dans le gouffre…. Des hospitalisations à répétition qui m’ont beaucoup aidée, qui ont commencé à me faire voir les choses autrement. J’ai eu la chance qu’il y ait une psychologue et un ergothérapeute qui ont modifié une partie de la maladie…. En 2006, j’ai rencontré S. avec qui je suis restée 6 mois. Une rencontre qui a sûrement bouleversé ma vie, qui m’a motivée à me soigner vraiment, parce qu’il était là, très présent, à me répéter les qualités qui faisaient que j’étais « MOI » et pas juste un corps qui crevait de faim. On n’était pas amoureux, ni l’un ni l’autre. Juste bien, même si on savait qu’on n’irait pas loin ensemble et qu’on ne construirait rien, à part nos moments de tendresse. Son affection, qui est devenue amicale, rapidement, m’a empêchée de me renfermer de trop. Je lui ai souvent demandé de me laisser tomber, en lui disant que je ne méritais pas son amitié, que je ne valais rien, que j’étais nulle etc… « Pourquoi, tu es près de moi, toujours, tu te rends compte de ce qu’est ma vie, pourquoi tu veux en faire partie, il y a mieux que moi non ??? »……. « Tu es ma meilleure amie, j’ai besoin de toi et envie que tu t’en sortes »… J’ai accepté un autre suivi, avec une psy spécialisée en TCA, cette fois-çi, je ne bougeais plus, j’avais atterri plus d’une fois aux urgences, parce que mon coeur faisait des siennes et j’étais épuisée, tant physiquement que mentalement… J’étais suivie à La Timone, dans le service du fameux Pr Vialettes, l’endocrinologue dont on entend souvent parler… à la bonne réputation dans les émissions télé…. , qui détruit ses patientes encore davantage en réalité… La psy faisait partie de l’équipe et je voyais une diététicienne. Je n’ai conservé que la psy. Qui continue à me suivre encore maintenant, toutes les semaines. Davantage en soutien qu’en thérapie depuis 1 an et demi, parce que je me sens beaucoup mieux, côté troubles alimentaires.
Au bout de 13 ans, sur mon dernier certificat médical, il était inscrit le mot « guérison ». Un combat que j’ai mené dans de terribles souffrances, il faut bien le reconnaître… Pendant 13 ans, ma vie s’est éteinte. Je me suis réveillée, entre thérapie, hospitalisations, amour de ptite famille, amitié précieuse de S. qui est devenu celui que j’appelle souvent par ici, le meilleur ami. Sans lui, je n’aurais pas tenu le coup, dans les baisses de moral, dans les envies de tout balancer, de dire merde à la maladie et à la vie. J’ai eu quelques ami(e)s qui ont gravi autour de moi aussi, S. en a été le noyau. Sans psychothérapie, sans pouvoir vider mon sac et avoir un échange pour me recadrer dans mes pensées, je n’aurais pas pu.
Je mange, comme si de rien n’était. Dans le miroir, je me vois telle que je suis. Je me voyais déformée, énorme, durant toutes ces années et au fur à mesure, mon regard s’est corrigé, pour atteindre la réalité. Du haut de mon 1m65 et 47kgs, je cherche à me former encore davantage, à devenir une vraie jeune femme. J’ai réintégré tous les aliments, à mon rythme, en faisant attention que ma tête suive toujours le corps. Le jour où j’ai mangé un biscuit sans y penser 5h après encore, traumatisée, j’ai pris conscience que je pourrais arriver à être plus forte que l’anorexie. Je me sens plus forte. Je sais que je n’atteindrai plus 37kgs. Je sais que j’existe autrement et je parle de ce que je ressens, au lieu de tout faire passer par la nourriture. Il y a des troubles autour de moi, qui rôdent encore beaucoup. Je suis moins sûre de parvenir à m’en débarrasser. Il y a la fibromyalgie aussi. Mais l’anorexie, c’est une porte fermée.
Je reparlerai sûrement de tout çà, mais pour ce soir, c’est suffisant. Le but de cet article, c’était juste de dire, qu’on peut s’en sortir et que c’est un combat oui, mais qu’il peut s’arrêter, un jour, pour nous laisser vivre plus sereinement et de voir la nourriture en ennemie. Je me sens bien anorexiquement parlant et il m’arrive d’oublier que je l’ai été. J’ai conservé des problèmes de mastication (et la fibro n’a rien arrangé…), des problèmes digestifs qui font que je digère mal et ne supporte pas de grosses quantités à la fois même si mon estomac a retrouvé une plus grosse taille. Je mange plus souvent et mon apport calorique est le même au final. Je mange plus lentement que les autres, ce qui me pose un souci, parce que j’ai tendance à m’arrêter de manger en même temps que les autres du coup, mais ce n’est pas l’essentiel et je n’en souffre pas. L’important, c’est que je puisse partager mes repas et manger devant les autres, ce qui n’était pas le cas pendant 13 ans. 
C’est un réel combat, oui. Mais pas pour TOUTE une vie. C’est une fatalité de le dire ainsi et je ne veux pas qu’on le voit comme tel… On peut être anorexique chronique et voir le bout du tunnel et j’ai le même espoir pour celles qui connaissent davantage la boulimie, celles qui sont hyperphages ou celles qui se font vomir sans cesse. Rien n’est figé, promis… je ne pensais pas le dire, avant ces 2 dernières années et pourtant la réalité est telle qu’elle est. Chaque main tendue est un pas vers la guérison. On peut faire des rencontres, que ce soit médicales, amoureuses, amicales, qui font que tout peut basculer et nous entraîner vers autre chose que cette mort à petit feu. Alors, oui, c’est très dur et on souffre énormément, tant sur les plans physiologiques parce que l’appareil digestif doit se réhabituer et parfois, à force qu’il soit douloureux à chaque prise alimentaire, on en arrive à ne plus vouloir manger, mais il faut persister. C’est une sensation qui va disparaître au fur et à mesure. La tête, souvent, va contre nos envie d’en sortir et c’est un duel perpétuel. C’est une maladie à part entière, dont le chemin est très long…  mais on peut arriver à vivre bien mieux, en la laissant de côté. Et c’est un combat qui mérite d’être vécu. 
Pas TOUTE une vie… Au-delà d’un espoir à faire passer, c’est un espoir de guérison et de vie. Une réalité. MA réalité.
Moments de bonheurs et d'évasion

Quand les rêves se réalisent

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Pour l’anniversaire de mon meilleur ami, on va l’appeler S., ce sera plus simple, parce qu’il risque de revenir souvent, dans ce que j’écris, je lui ai offert un baptême en parapente. Egoïste comme je suis, j’ai prétexté que c’était pour fêter non seulement son anniversaire, évidemment, mais aussi parce que ma ptite nièce était née le même jour que lui, cette année à mon grand bonheur et qu’il fallait fêter tout çà dignement ! Ma ptite nénette qui naît un 6 août comme celui qui me supporte en amitié depuis 5 ans, c’était à fêter, après avoir pleuré comme une madeleine, tant j’étais heureuse, déjà de la naissance de ma ptite Eva, mais aussi de ce ptit signe du destin (oui, je vois des signes partout, il faut que je me soigne…). En fait, c’était, j’avoue, surtout pour réaliser un de mes rêves, que je voulais partager avec celui qui m’est si proche : me balader dans les airs accrochée à une vulgaire toile. C’est lui qui s’est occupé de trouver l’endroit : Signes, un joli coin du Var. Le vol a été reporté plusieurs jours de suite, à cause du temps. Trop de vent, pas assez de vent, pluie, trop de soleil et pas les bons nuages du coup argghhhh….. bon, bref, nous voiçi enfin partis, un lundi d’octobre. Il s’était assuré auprès de l’association, si je pourrais voler, en étant toute cassée, puisqu’il faut courir au début et que courir et moi, on fait 2 (voire 3…) depuis 4 ans. Par chance, ils organisaient des baptêmes pour personnes handicapées sur fauteuil roulant (comme dans Intouchables :-)), donc, autant dire que pour me faire partir, moi, avec mon léger handicap, ce serait du gâteau, ce qui m’a bien soulagée de le savoir, parce que j’angoissais à l’idée qu’on me dise là-haut que ce serait trop compliqué de me faire voler. 
Une ptite 1/2h, qui m’a paru 3h :-s, en camionnette. Un chemin pour arriver au sommet, scabreux à un point…. J’étais assise devant avec les 2 moniteurs, il y avait des apprentis parapentistes qui apprenaient à sauter et qui n’en menaient pas large et S. tout derrière, que je n’entendais plus bizarrement. J’ai cru que l’arrière de la camionnette avait perdu ses roues, dans l’aventure, vue les tournants un peu « raides :-s » et que du coup, on l’avait perdu en route, le pauvre. Et à un moment donné, il a fallu sortir de l’engin, pour que le moniteur-chauffeur puisse se décharger du poids, pour faire avancer le tacot et je me suis aperçue que S. était toujours là, un peu plus pâle qu’en montant, mais quand même là oufff 🙂 On remonte dans notre fabuleux carrosse et le moniteur me montre le sommet (loin loin très très très loinnnn et encore très hautttt). J’ai répondu « ahhh ok… » il a dû penser que j’étais impressionnée par la hauteur d’où on sauterait, mais en fait, j’étais en train de me dire « put***, il nous reste encore tant de chemin à faire avec leur engin de malheur ?? » Pour le coup, j’en ai perdu ma peur de sauter, pour me concentrer sur ma peur de me tuer en camionnette… Moui, à chaque moment, sa priorité… :-s
On a fini par arriver, entiers, enfin presque… Ensuite, tout s’est passé vite, la voile était montée et placée, j’avais un super harnais autour des cuisses, un casque dont S. s’est régalée à dire « ahahaha tu ressembles à un Playmobil » tout en me prenant allègrement en photo… un moniteur s’est placé devant moi, pour me tenir par les mains et tirer au maximum de ce qu’il pouvait, pour m’entraîner vers le bas (dit comme çà, c’est pas très gai, mais, je vous assure que c’était super) et pour que je puisse garder mon équilibre, au moment où le vent s’est engouffré dans la voile. Le 2ème moniteur qui devait me supporter une 20taine de mns dans les airs, me poussant derrière et courant lui-même un peu plus, pour compenser. 
Et d’un coup, mes jambes n’étaient plus sur le plancher des vaches mais au milieu des z’oiseaux wouahhhh, quelle sensation ! C’était génial 🙂 Libre comme l’air, toute légère, installée sur les cuisses du moniteur (non on ne s’imagine pas n’importe quoi oh ! çà peut devenir éventuellement un fantasme, pour s’envoyer en l’air, le parapente, mais va falloir revoir un peu certaines choses quand même, parce que tel quel, ce n’est pas le top pour jouer à suivre les positions du Kamasutra :-p). Il prenait des photos, tout en naviguant, papotant et quand on est là-haut, c’est un peu comme dans l’eau, on ne sent pas son corps, du coup, pas de douleurs. Et pas de vertige à avoir, pour les personnes qui pourraient l’avoir, ce qui n’est pas mon cas en général, mais il m’avait quand même rassurée en me disant que je ne l’aurais pas, au cas où. On a seulement le vertige, quand les pieds sont au sol, tout en regardant dans le vide. En parapente, on peut regarder, le bas, tant qu’on veut, la sensation vertigineuse qu’on peut avoir au-dessus d’un bâtiment par exemple, n’existe pas, puisque nos pieds sont largement hors du sol. C’est bon à savoir, pour les personnes qui auraient peur de faire du parapente et qui passeraient à côté de ce chouette moment, par crainte d’avoir le vertige ;-).
J’ai adoré ce moment, les ptits guiliguilis à l’estomac, à chaque virage qu’il prenait pour suivre le mouvement du vent dans sa voile. Les beaux paysages, cette sensation de liberté qui me manque tant parfois et ce sentiment que plus rien d’autre n’existe, à part nous et cette voile qui nous maintient accrochée dans les airs. J’avais peur du décollage, parce que je savais que je ne pourrais pas aider le moniteur à partir et que j’étais un poids en plus du sien, mais je n’avais pas pensé à l’atterrissage par contre….. Mon Dieu, quand il a commencé à descendre et que j’ai vu le sol se rapprocher étrangement de moi, j’ai eu un moment de panique, du genre « naannnn je veux pas descendreeeeee, laisse moi tranquille, remonte merdeeee !!!!! ». Il me disait de me tenir droite, mais mon ventre a préféré suivre l’attraction terrestre et se vautrer proprement dans la poussière oups… :-s Bel atterrissage qui aurait mérité une photo que j’aurais gardée soigneusement pour moi, histoire de conserver le peu de dignité qui me restait, à me dépoussiérer et à dire  » pffttt désolée pftt  » tout en crachant le sable que j’avais avalé hihi ! Halala un grand moment. S. est arrivé peu de temps après moi (il avait déjà sauté 1x quelques mois avant, donc il était habitué, lui, à l’atterrissage -dit t-elle discrètement pour se donner des excuses au vautrage en beauté :-p-), le moniteur nous a mis nos belles photos sur ma clé usb et notre moment de magie s’est fini, à se réchauffer dans la voiture de S. en revenant, tout en parlant de ce qu’on avait ressenti et la chance qu’on avait eu avec le temps qui s’était gâté entretemps et était devenu frisquet.
Et voilà, un rêve réalisé, au moment où je ne pensais pas qu’il serait possible. Moralité, rien n’est figé et il faut se donner les moyens de réaliser ses rêves, parce qu’ils peuvent être accessibles, même quand on ne le croit plus. Ne jamais fermer complètement les portes à ses projets… 😉
Bon w-e de la part de ptite Delph qui aime s’envoyer en l’air et atteindre le 7ème ciel 🙂
GOPR0873
J’avais le soleil en pleine tronche, je suis chouette les yeux fermés et mon casque de Playmobil, mais comme je disais, j’étais bien installée hein !:-D