Moments de bonheurs et d'évasion

L’art de l’aquarelle à travers les yeux de mon papa

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Mon papa, cet aquarelliste ❤
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La magie des couleurs
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Sa 1ère palette

 

Aujourd’hui, je mets mon papa à l’honneur sur mon blog, avec l’une de ses passions, qu’est l’aquarelle. Je n’ai pas hérité du gène artistique, ce n’est pas faute d’avoir des parents qui ont toujours su dessiner et peindre, chacun à leur façon.

Son aventure « aquarelle » a commencé il y a 3 ans. Il avait rencontré des voisins et amis peintres, lors d’une exposition dans le village et comme ses propos suite à cela n’étaient pas tombés dans l’oreille d’une sourde, pour son anniversaire, je me suis aventurée dans un magasin de peinture et suis tombée sur une palette de couleurs qui m’a fait de l’oeil. Ont suivi le papier, les pinceaux et un livre qui me semblait bien complet pour apprendre à en faire et hop là (petit clin d’oeil à ma plus grande nièce dont c’est le mot fétiche 🙂 ), voilà mon papa, parti dans l’aquarelle. J’aime le voir aussi passionné devant ces couleurs qu’il manipule pour en faire des tableaux qui me font rêver. Ce qu’il aime avant tout c’est partager cet amour de la peinture. Il réalise ses tableaux en prenant comme modèle des images qu’il découvre sur le net ou des photos personnelles et le voilà parti avec ses pinceaux.

 

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Ewa KARPINSKA. Un livre qu’il recommande. Le lien vers son site sera en bas de l’article

 

Depuis, toutes les semaines, il va dans un groupe d’aquarelle pour partager avec d’autres personnes, cette passion. Je pense que le plus gros conseil qu’il donnerait aux personnes qui ont envie de s’y mettre, c’est d’oser y’aller. L’expression « se jeter à l’eau » est parfaite vu le contexte ^_^. Puis faire une esquisse rapide au crayon avant d’entamer la mise en peinture et  surtout ne pas avoir peur de mouiller le papier. Et comme pour toute discipline, faire des études (dans le sens « essais ») comme un musicien ferait ses gammes pour bien comprendre un mouvement et évoluer en découvrant de nouvelles choses.

Dans les peintures qui suivent, il y a justement des études (faut pas me demander lesquelles parce que je ne les reconnais pas ^^) et des tableaux qu’il a été amenés à exposer.

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Sa 1ère réalisation

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« Quand on aime, on partage ! » était le texte qui figurait sous le tableau lors d’une expo 🙂 Ils sont trop choux ❤

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J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à voir son travail que moi à le montrer 🙂 

Lien vers le site de l’aquarelliste Ewa KARPINSKA :

http://www.ewa-karpinska.com/

Vous pouvez me retrouver sur PINTEREST en cliquant juste sur mon profil correspondant, situé dans la barre à droite du blog. Un tableau sera créé avec ses aquarelles.

 

Pour toi mon papa, avec tout mon amour et ma fierté d’être ta fille ❤

Combats qui me touchent

« Défi Fibro » #3 – quartier Vauban

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Je ferai un bilan post hospitalisation d’ici quelques jours, aujourd’hui, je préfère revenir un peu en douceur avec un défi fibro que je me suis lancé, comme il m’arrive de le faire pour faire un pied de nez aux douleurs. J’ai manqué tourné de l’oeil, je ne savais pas qu’il y avait autant d’escaliers aussi raides en fait, parce que c’était la première fois que j’allais dans ce quartier, par contre, je savais qu’il valait le détour pour sa vue, alors j’ai profité. C’est important de voler ce genre de moments, même si vous risquez de ne plus me voir pendant au moins 2 semaines, le temps que je me remette 🙂 non je rigole… enfin j’espère !… Il m’arrive de ne pas être prudente dans ce que je fais parfois, j’en ai conscience quand je me vois galérer, mais le moral, lui, contrairement au corps, en a besoin… alors avec du temps (beaucoup beaucoup beaucoup…) et de la patience – et énormément de douleurs…- hop hop hop, je pars à l’assaut de Marseille et pour faire les choses bien, je ne choisis pas les quartiers les plus accessibles, à chaque fois, sinon ce n’est pas marrant lol. 

Le quartier Vauban, c’est une série d’escaliers, surveillé par Notre Dame de la Garde qui surplombe ce joli quartier. Des habitations qui s’alignent en serpentin, au détour d’escaliers (toujours et encore). J’ai apprécié le calme qu’on trouve après avoir dépassé les grands axes, on dirait un village dans la ville où l’esprit semble être très convivial, voire familial. Les voisins papotent en plein milieu des petites rues, je crois que c’est la première fois que je passe devant un monsieur à qui j’ai eu envie de dire bonjour, parce qu’on sentait cette chaleur humaine qui se dégageait de ce joli quartier. Mon but était d’aller sur la Traverse des Amoureux (merci Mappy pour ton aide précieuse quand je me suis paumée au milieu des petites rues :)) . Un moment que je l’avais repérée sur le plan, j’en avais vu une vidéo et le nom m’a rendue curieuse, c’est mimi comme nom de rue 🙂 les escaliers sont moins mimi, eux par contre… c’est aussi la première fois (même la descente du phare à Mimizan, j’étais plus rassurée) que j’ai presque le vertige et peur de tomber en avant, en redescendant tellement c’est raide, avec des marches irrégulières. Vu mon grand équilibre, je suis contente de ne pas y habiter malgré sa tranquillité et sa beauté. Il ne faut pas me demander comment les gens font leurs courses, par contre :-s 

Je vous laisse avec les photos que j’ai pu prendre. Un peu de mal à tenir mon apn avec l’orthèse. La luminosité était forte aussi, du coup, j’ai essayé de remédier un peu à tout cela mais bon… mes photos ne rendent pas justice à ce bel endroit, mais elles donnent un aperçu et un peu d’évasion… Bonne ballade et bonne soirée

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Coin relaxation, méditation, reiki, qi qong

ASMR ou l’orgasme cérébral

Mon blog s’est mis aux couleurs d’un jour d’automne chez mes parents et d’Halloween, n’attrapez pas peur ^^

 

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C’est juste pour la photo pour représenter la technique, je n’arrive pas, seule, à déclencher grand chose. C’est comme pour beaucoup de techniques de relaxation, méditation ou autre, quand c’est « guidé », il y a un laisser aller plus fort et l’efficacité n’est pas aussi complète que quand on le fait de soi-même

Un petit retour avec quelque chose que j’ai découvert il y a à peine 2 semaines. Du moins, je connaissais la sensation que la méthode pouvait entraîner, mais ne savais pas que cela portait un nom, que c’était quelque chose que je n’étais pas seule à ressentir et encore moins que c’était une technique de relaxation. L’ASMR ou Autonomous Sensory Meridian Response, en gros, déclencher des parties cérébrales qui procurent du mieux-être, de la détente, grâce à des stimuli tels que des chuchotements, des taps taps taps sur une boite ou autres matériaux, textures, des petits grattages légers etc…

Les stimuli peuvent être tactiles (massages de la tête ou du corps entier, gratouilles de têtes comme je dis ^^, le tout en douceur, sans aucune pression ou très peu ce qui est plus supportable que certains massages qui peuvent être un peu douloureux si c’est trop toniques même s’ils détendent. A peine des effleurements. Les stimuli peuvent être aussi auditifs ou visuels (entendre ou/et voir gratter quelque chose, tourner des pages, ou tout autre son et/ou geste)

J’ai découvert différentes personnes qui réalisent ce genre de vidéos sur Youtube, le soir, je m’allonge et me mets 15mns d’ASMR pour déclencher le maximum de choses. Ceux qui font çà ont en général un matériel audio très bon et surtout le son est binaural, en 3D et lors de tappings, les gestes sont symétriques d’une oreille à l’autre, répétitifs pour bien « exciter » les zones relaxantes. Il faut écouter avec des écouteurs, parce que la personne asmr navigue souvent entre son haut-parleur droit et gauche, ce qui provoque encore d’autres stimuli quand on écoute. Ce n’est effectivement pas pareil si on écoute sans écouteurs ou sans oreillettes.

On dit orgasme cérébral souvent, parce que justement, le corps réagit à ce que le cerveau lui envoie, je grimpe au 7ème ciel si on me touche les cheveux par exemple, j’ai des frissons de bien-être (d’ailleurs à Nature et Découvertes, ils vendent un truc -dont j’ai oublié le nom oups- avec des grandes sortes d’aiguilles qui masse le au cuir chevelu justement dans le but de déclencher la sensation de plaisir) ou si on me caresse doucement le bras. Evidemment il n’y a rien de sexuel dans tout çà, ce sont juste des capteurs et des récepteurs de détente, plaisir, bien-être (je précise, parce que certaines personnes, surtout pour les massages, je suppose, voient un peu mal le fait que des gens puissent donner du plaisir à travers un écran, alors que comme dit, il n’y a rien de sexuel. Certains vont jusqu’à dire qu’on se rapproche de Youporn, c’est dire les esprits un peu mal tournés parfois… mais on en entend peu parler en France et comme pour tout, ce qu’on ne connait pas, peut faire peur. C’est dommage sur ce coup-là.

Certaines personnes peuvent ne pas être réceptives ou trouver çà nul, mais je vous conseille d’au moins essayer une fois. Dans le silence, les écouteurs sur les oreilles, allongé(e)s et vous laisser aller à ce que vous arriverez à déclencher en vous, grâce aux ptits bruits. Après, un élément déclencheur chez moi peut ne pas l’être chez quelqu’un d’autre et inversement. On réagit tous différemment comme pour tout. De mon côté, j’ai horreur des pages d’un livre, qu’on tourne en les frottant les unes aux autres, quand c’est du papier. Cà me donne des frissons mais parce que j’ai les cheveux qui se hérissent sur la tête tellement je ne supporte pas 🙂 le papier glacé, c’est différent. Comme quoi.

Si sur les vidéos, vous ne voyez que des bustes, pareil, ce n’est pas pour montrer leurs pectoraux ou leurs poitrines qu’ils prennent cette position, c’est juste qu’ils utilisent le son binaural de façon optimale en gros et que du coup, ils sont penchés sur leurs hauts-parleurs pour parler et qu’ils alternent droite / gauche.

Je vous laisse avec la chaîne youtube de Nicolas, qui pratique l’ASMR et avec lequel je passe beaucoup de temps. Il est très doux, dans sa voix et ses gestes, c’est une technique qui lui va bien du coup. Vous me direz si vous avez testé et si vous avez pu déclencher un petit moment de détente ?

https://www.youtube.com/user/Nicolasmrelaxation/videos

Il y a aussi l’australien Dmitri (un peu original dans son genre :-s mais qui a de la suite dans les idées 🙂  ) qui fait des emules sur youtube avec ses vidéos massages, tapping, sons binauraux et autres

https://www.youtube.com/channel/UCgOfiuubHnhVrc9IEcSk1Nw

 

Moments de bonheurs et d'évasion

Une semaine en photos

Coucou, mes parents sont repartis après une semaine chez moi où on a pu sortir un jour sur deux pour me laisser le temps de récupérer un peu et aller aux rv médicaux (le beau temps était au rv, qu’est ce que c’est bon d’être encore en tee-shirt et sandales au moins d’octobre… je vais me faire taper dessus je sens, en disant çà, aïe, ouille !). Par amour, on se surpasse parfois au point de ne pas revenir très en forme, mais entendre dire mes parents qu’ils avaient passé une bonne semaine, fait oublier bien des choses…

Je vous laisse avec quelques photos qui représentent le mieux nos sorties. Maintenant, je suis en mode « récupération intensive » 🙂

Bonne promenade dans Marseille !

 

* Un ptit resto avec Raviolis au saumon en train de se dorer la pilule, pas loin du Vieux-Port, avant d’aller boire un verre avec une amie (j’en profite pour rappeler que c’est Octobre Rose et que je ferai un article dessus bientôt…), sur la Place des Huiles, où il y avait une braderie mensuelle de livres en tous genres.  

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Rooohh qu’est ce qu’on ose faire aux statues marseillaisses ! Ce n’est pas un montage non, mais il ne faut pas me demander comment ils sont grimpés là-haut pour lui caser le plot sur la tête 🙂

 

* Les Terrasses du Port, un complexe commercial de plus de 160 magasins tels que Stradivarius, Berschka, Le temps des Cerises, princesses Tam Tam, Pull & Bear, l’Occitane, Kusmi Tea, Sephora, Kiko, Marionnaud, Maisons du monde, Jeff de Bruges.… Bref de quoi ressortir fauchées :-p J’ai été sage parce qu’il y avait mes parents et que je ne voulais pas les faire attendre, mais il y en a certains qui verront bientôt ma trombine… On a rêvé d’un départ en Corse avec ce beau bateau dont c’était la destination.

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* Le Vieux-Port, le Fort Saint-Jean, le Mucem et la Villa Méditerranée

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Le plus grand Catamaran (d’où on ne sait pas… de France, d’Europe, du Monde… :-s), c’est ce qui était indiqué sur la pancarte…

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* Cathédrale de la Major. Majestueuse et pleine de recoins

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Combats qui me touchent

« Douleur »… Ce mot qui détruit tout en soi et autour de soi…

!!!! Mise en garde pour âmes sensibles…. 

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Le seul regard que je croise souvent en 1 semaine… Ma compagne de route qui ne juge pas mes larmes… Celle qui s’inquiète et me saute dessus quand elle ne me voit pas réagir et qui miaule, l’air de dire « t’es là ?? tu ne t’es pas endormie pour toujours en me laissant hein ?? »…. Ma Happy…

Parfois j’aimerais savoir mentir. Dire que tout va bien avec un grand sourire. Je le fais évidemment, mais quand on me connait, il suffit d’un mot qui montre qu’on comprend que je suis masquée et tout dégringole… et mon pauvre papa sait malheureusement entendre entre les lignes, le ras le bol de ces derniers jours. Tout avaler et supporter sans rien dire de cette souffrance qui m’avale de l’intérieur, çà aussi je sais le faire. Très bien. Ce qui suppose que la fameuse bulle m’a aussi aspirée, en même temps. Manque de pot, mes parents ne m’ont pas donné ce genre d’éducation et le mensonge ne fait pas partie de mes gènes, donc en gros, je suis vite démasquée, c’est le cas de le dire… La réalité souvent dérange, elle fait peur. J’ai parfois envie de hurler que la première à laquelle tout çà peut faire peur, c’est moi. Ne sachant pas mentir, je me tais et m’enfonce souvent dans le silence, plutôt que de la crier, cette fameuse réalité.

Les larmes n’arrêtent pas de couler depuis près d’une semaine. Je me suis repliée dans ce monde qui m’attire inconsciemment, si souvent. Ce que certaines personnes se permettent de juger et d’y associer des mots qui ne me correspondent pas (oui je n’ai pas digéré les étiquettes qu’on a pu me coller, c’est le pire qu’on puisse me faire, sans me connaître tant que çà). La douleur physique est insupportable, j’ai envie de me cogner la tête contre le mur, dans l’espoir de tout éteindre. La douleur me fait avoir des idées suicidaires. Elle me vole tout ce qui est autour de moi, comme si ce n’était déjà pas assez et qu’elle n’avait pas déjà fait un sacré carnage dans ma vie sociale, déjà. Plus rien n’est stable. J’aimerais parfois appeler quelqu’un et pouvoir éclater en sanglots en disant que çà ne va pas, que je suis là, perdue. Enfin presque là, parce que parfois, il ne reste que des miettes de moi…. Mais je me l’interdis ou m’abstiens. Chacun(e) a sa vie. Même si je crois toujours que j’en fais pourtant partie de ces vies là. Alors je me tais, ne dis rien, parce que dire « je suis là » juste pour rassurer, envoyer un sms juste histoire de dire que je suis toujours en vie, en gros, çà ne m’aide pas, çà renforce encore davantage cette sensation d’isolement que je ressens au fond de moi. Vaut mieux le silence que la déception des retours que je pourrais avoir, du style « je ne sais pas quoi dire »… je ne sais pas, dis moi que çà va aller, que je ne suis pas seule face à tout çà, que tu penses à moi, que tu es avec moi dans ce combat, que je vais y arriver, que tu crois en moi, purée  y en a des choses à dire à une personne qu’on aime non ? Ne me rends pas plus seule que je ne le suis déjà dans ma tête en me disant que tu ne sais pas quoi dire, c’est terrible de l’entendre quand on va mal. Voilà ce que j’aimerais parfois répondre autour de moi… personne n’est dans ma tête et dans mon corps, c’est aussi une phrase culte… çà veut dire qu’il ne faut plus rien dire et se taire alors ? C’est comme çà. C’est une fatalité en gros. On s’habitue à me savoir mal en gros et c’est aussi terrible que le silence qui me détruit toujours un peu plus, encore faut t-il le comprendre que çà m’a toujours bouffé de l’intérieur et que je me pose toutes sortes de questions devant ce silence. Après on me reproche le mien de silence…. çà fait mal hein ? çà ouvre les portes de l’inconnu, de l’incertitude, des doutes, ce putain de silence hein ? Vous comprenez ce que je ressens alors quand j’ai l’impression de parler dans le vide pour entendre « je ne sais pas quoi dire » ou passer à autre chose, en faisant la politique de l’autruche. C’est bien connu que çà résout tout ce genre de truc… il m’arrive de répondre, pareil, fataliste « ben il n’y a plus rien à dire de toute façon ». C’est malin. C’est constructif. Cà m’énerve.

Je n’ai le courage de rien ces derniers temps, de nouveau. Tout me fatigue et surtout les relations avec les autres. C’est plus facile avec certains. Très compliqué avec d’autres. Mais je manque d’équilibre et suis bancale. 

J’ai parfois l’impression (souvent) que je ne suis plus assez bien pour qu’on m’accorde le temps qu’on donne pourtant à d’autres et je suis là, comme une imbécile à me poser encore des questions, sans réponses. Je n’ai plus le courage de dire que je comprends. Parce que non je ne comprends pas. Le problème, c’est que pour le coup, je n’ai plus confiance du tout en moi et en ce que je peux apporter. J’imagine tout le temps qu’on va me laisser en plan, après s’être aperçu(e) que je ne peux pas bouger comme je le voudrais. Alors en bonne paradoxale que je suis, j’ai envie de crier de m’oublier, mais de ne pas faire du yoyo avec moi. De me foutre la paix. Que chacun reste dans sa vie finalement. Facebook est souvent cruel pour le coup. Le temps qu’on dit ne pas avoir, on l’a pour d’autres bizarrement et je vois des statuts qui peuvent me blesser. Je ne suis pas assez bien ? Je ne vaux pas autant parce que tout est limité dans ce que je peux donner et faire ? Ou alors ils décident pour moi de ce que je suis capable de faire ou pas, comme si je n’étais pas assez grande pour dire « non çà je vais éviter » ou « oui çà je peux, pas de souci ». Laissez moi la liberté de choisir, si le problème vient aussi de là ! Je me sens assez prisonnière comme çà… Je suis assez fatiguée de me dire que je ne suis plus utile ou moins. Je suis suffisamment épuisée de courir après les gens pour mériter ce fameux temps si précieux qu’ils donnent à d’autres au point de m’oublier parfois. Je suis là. En miettes, le moral à 0, mais là. Et j’ai besoin d’amitié même si je suis fatiguée de tout. 

Et en parallèle, l’envie n’est plus là, la douleur physique agit tellement sur mon moral que les sorties sont plus que rares. Je suis fatiguée rien qu’à l’idée de me préparer, souvent. Mais çà me touche qu’on pense au moins à moi, qu’on me propose, qu’on ne m’oublie pas, que je ressente qu’on ait envie de passer du temps avec moi encore. Même si je dois dire non, au moins, je me sens encore vivante, encore présente dans ces vies là. Si seulement tout le monde pouvait le comprendre ce sentiment là. Ce n’est pas faute d’avoir expliqué, mais je ne dois pas être claire, j’en sais rien. Je n’ai plus la force de comprendre ni les autres, ni moi-même. 

Le côté amitié n’a jamais été aussi dur à gérer que ces derniers mois et certaines réactions me bloquent pour laisser entrer des personnes dans ma vie, je me rends compte. Il y a une voix en moi qui dit « laisse le entrer dans ta vie, çà te fera du bien, accepte le, laisse faire les choses, n’anticipe pas les choses », mais je n’ai plus ce peu de confiance que j’avais retrouvé et c’est pesant. Et çà me touche. Ce sont des personnes qui, je ne sais pas pourquoi, ont envie d’y être, dans ma vie en ruines. Mais j’ai peur de les décevoir, comme j’ai dû décevoir les autres pour en arriver à certains stades, alors je me mets des freins, parce que je n’ai pas le courage de souffrir davantage, si on venait à s’apercevoir que finalement, je ne suis plus intéressante à devoir tout annuler, à devoir dire non, à devoir dire que je suis trop douloureuse. J’ai peur que la lassitude s’installe aussi avec ces personnes là.

J’ai toujours eu peur qu’on m’oublie, qu’on m’abandonne, qu’on me laisse sur le bord de la route. Mais je m’essouffle à vouloir rester dans certaines vies et c’est toujours quand j’ai l’impression que çà va mieux qu’on me refait le coup des questions remplies de doutes. On dit souvent que les personnes qui ont une personnalité borderline n’arrivent pas à avoir des relations de longue durée. Ce n’est pas mon cas avec bien du monde, mais on ne sait pas l’effort que çà me demande de tenir le coup dans toutes ces vies… à quel point c’est dur de décortiquer la réalité et le faux qu’entraîne le trouble, dans mon cerveau, à toujours me dire « mais non, tu sais que ce n’est pas comme çà, c’est ton trouble qui te fait ressentir çà, reviens à la réalité »…. mais si c’était la réalité…. c’est bien là mon problème justement 😦 J’ai bien peur que ce soit la réalité et pas mon trouble qui me fasse ressentir bien des choses ces derniers temps. J’ai toujours voulu être une autre. Et ce, aujourd’hui plus que jamais…. 

Mon post est aussi décousu que mes pensées, j’avais besoin de me vider, de cracher et d’écrire même si c’est autant le bordel sur le « papier » que dans ma tête. Mon corps va mal et çà n’arrange pas ce genre de pensées vis à vis des autres. Beaucoup pensent le contraire, que c’est mon moral qui accentue les crises douloureuses, mais pour le coup, non… J’ai rv jeudi dans un service que je ne connais pas, pour qu’on m’hospitalise 5 jours durant lesquels on me ferait un bilan, des perfusions de kétamine et des flashs (des perf express d’antalgiques) si la kétamine ne me soulageait pas assez. 

J’ai besoin d’air, de quitter ce 10 de douleur qui me colle, de liberté et de répit. J’étouffe… A tous les niveaux. Et faire du ménage dans les amis qui un jour me dise blanc et le jour d’après me dise noir et pour lesquels c’est compliqué d’être dans ma vie (c’est facile, il suffit d’en sortir, je ne demande rien, c’est peut-être d’ailleurs çà le souci, de ne jamais rien demander, de toujours avoir peur de déranger). Ce n’est plus moi qui pèserais trop lourd dans les emplois du temps. Qui aurais l’impression d’être un boulet qu’on voit entre le fromage et le dessert. Et essayer de faire entrer de nouvelles personnes dans cette vie qu’est la mienne, même si j’ai du mal à me l’approprier décidemment… Faire confiance… A moi surtout, parce que je dépasse tous les records du manque d’estime de soi, pour le coup.

Il m’arrive souvent de me demander au bout de combien de temps on me trouverait s’il m’arrivait quelque chose, quand je suis autant dans le silence et que personne ne sait, finalement, si je suis toujours en vie, pour parler crûment… combien de temps on laisserait ma Happy seule du coup… Parfois des choses se mettent en place dans ma tête. Pour la protéger, elle, au cas où… Pas pour me protéger moi… Cà fait bien longtemps que rien ni personne ne me protège plus. La funambule de la vie que je suis, marche sur le fil sans être accrochée. Parce que ce n’est pas grave et pas important à mes yeux. Cà le reste juste pour ma Happy, parce qu’elle ne dépend que de moi 😦 … Il faut en prendre soin, à défaut de pouvoir prendre soin de moi….

Coin films et séries

Une soirée mémoire avec Robin Williams

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Son décès m’avait retournée, je n’imaginais pas le calvaire qu’il pouvait vivre, sans doute, je ne sais pas… je l’avais appris pendant mes vacances dans les Landes et n’avais pas pu regarder ses films autant que je l’aurais fait chez moi, comme un besoin de me retrouver un peu avec lui. Et ce soir, en cherchant un film, je suis tombée sur certains de ses chefs d’oeuvre qui m’étaient inconnus. Au final, j’en aurai regardé deux. N’étant pas douée pour exprimer ce que je ressens par rapport à un livre ou un film, j’ai peur de ne pas leur rendre justice autant que j’aimerais. Mais si vous ne les connaissez pas encore, j’espère vous donnez l’envie d’aller les voir, en tout cas.

 

1- L’éveil (****)

* Synopsis : l’histoire, tirée de faits réels, se déroule en 1969. Le Dr Sayer (Robin Williams) est médecin dans un hôpital et s’occupe de personnes atteintes de maladies chroniques mentales. Certains d’entre eux ont un point commun, ils ont survécu à une épidémie d’encéphalite étant petits, provoquant une léthargie complète. Il est convaincu qu’ils sont « là », encore intérieurement et qu’ils comprennent, malgré le peu de réflexes physiques et il se battra jusqu’au bout pour montrer qu’on peut les aider à revenir à la vie. Il découvre alors un médicament qui donné à un certain dosage permet à Léonard (Robert de Niro), un des patients, de se remettre à vivre, de retrouver sa liberté de parler, bouger, rire, penser ouvertement. Au vu de ses résultats, le Dr Saywer fait suivre le même traitement à tous les patients atteints d’encéphalite. L’hôpital se réveille. Mais comme il dit si bien, on ne sait pas si c’est la maladie qui se fait plus forte ou si ce sont les médicaments qui ne font pas l’effet escompté, le « miracle » est en tout cas de courte durée, comme pour juste leur donner un peu de temps pour sortir de leurs prisons psychiques et physiques, mais les patients retombent petit à petit dans leur léthargie.

* Ce que j’en ai pensé : beaucoup touchée évidemment. En sachant que Robin Williams avait appris qu’il souffrait de la maladie de Parkinson, lui-même, d’où son geste, comme il est supposé, c’était doublement symbolique… Robert de Niro n’a pas le rôle le plus facile et pourtant, il est formidable et bouleversant. Les années volées à tous ces patients, soudainement réveillés, plongent certains dans le désespoir, parce qu’ils réalisent ce qu’ils ont perdus. D’autres comme Léonard, ont tellement soif de vivre, qu’ils veulent tout voir, en oubliant que malheureusement la maladie est toujours là et que sans la chimie qu’on leur donne, ils ne sont plus aussi libres. « Vous avez réveillé une personne, pas un objet. Je suis une personne »….

J’ai connu un patient schizophrène qu’on « réveillait » grâce à la chimie. Il passait de la léthargie la plus complète, à cause de la maladie, sans crier gare. On le quittait le soir, pour retrouver au matin, un autre homme que les médecins shootaient pour espérer déjà le soulager, mais surtout le faire revenir de son monde psychotique. Je ne le reconnaissais pas, ce n’était plus le même. Et cette notion, on la retrouve dans le film. Ce ne sont plus les mêmes. Eteints. Eveillés. Quand il s’éveillait à nouveau, il jouait de la guitare, papotait avec moi comme si de rien n’était, même s’il avait conscience qu’il était « parti », son regard était de nouveau pétillant. Il vivait et était plus libre. Je n’ai jamais su la souffrance qu’il ressentait lui, qu’il soit éveillé ou éteint, par contre. Et dans ce film, on se pose malheureusement la question… Puis comme ils disent si bien, on ne sait jamais si c’est la maladie qui revient plus forte ou si ce sont les médicaments qui ont un effet temporaire et qui sont efficaces à court terme… Mais « éteints » et pourtant là à leur façon, où « éveillés », le message à retenir, à mes yeux, c’est qu’on doit s’en occuper et ne pas les laisser dans leur coin, en pensant qu’ils sont morts de l’intérieur…. « A mesure que la fenêtre chimique se fermait, quelque chose d’autre s’éveillait. La conscience que l’esprit humain est plus puissant que toutes les drogues et c’est cet esprit que nous devons nourrir, par le travail, le rire, l’amitié, la famille. C’est çà qui est important. On oublie trop ces choses. Simples et essentielles ».

 

2- The Angriest Man in Brooklyn (*****)

C’est son dernier film, il est sorti en mai 2014… Comédie dramatique.

* Synopsis : une jeune médecin surchargée, blasée et ayant perdu de son empathie est amenée à annoncer à Henry qu’il a un anévrisme cérébral. En colère contre tout et tout le monde depuis le décès de son fils, voulant absolument savoir combien de temps il lui reste à vivre exactement et devant son insistance malgré qu’elle ne sache pas répondre à sa question, elle pète les plombs et tombe sur un magazine dont le titre « il faut 90mns pour cuire une dinde », va lui faire perdre un peu la boule ^^ en lui disant qu’il n’a plus que 90mns à vivre… S’en suit une course contre la montre, pour retrouver un fils avec lequel il s’est embrouillé, se réconcilier avec sa femme et tout faire pour partir sans regrets de ses actes passés. Ce qui amènera la jeune femme a également revoir le contenu de sa vie et apprendre à être heureuse, comme il lui avait appris, en lui disant qu’il ne tenait qu’à elle, de commencer à l’être…

* Ce que j’en ai pensé : malgré le côté dramatique de l’histoire, Robin Williams a réussi à m’émouvoir tout en me faisant parfois rire à travers des attitudes, des mots, des situations cocasses. J’en ai oublié qu’il était mourant, c’est dire… Le 90mns était abusé évidemment, tellement elle était excédée, mais en parallèle, elle va tout faire ensuite pour lui faire comprendre qu’il a encore des choses à faire et elle l’aide à réaliser ce qui est essentiel pour lui, avant de partir. En l’aidant, elle va prendre conscience que son propre choix de vie n’est pas ce qu’elle désire. En aidant, on s’aide parfois soi-même et elle le prouve à travers son rôle… Il lui restera finalement 8 jours à vivre où il pourra dire tout ce qu’il a à dire et réaliser ses erreurs et partir sereinement entouré des siens.

Si on vous disait que vous n’aviez plus que 90mns à vivre, qu’est ce que vous feriez ?… C’est un peu le message du film. Une question qu’on ne se pose peut-être pas assez finalement et qui pourtant nous remettrait parfois les pendules à l’heure ?…..

Un pincement au coeur de savoir que 3 mois après, il partait réellement et qu’il n’y aura pas de nouveau film avec lui, mais qu’il a laissé des chefs d’oeuvre derrière lui. Je l’adorais notamment dans Mme Doubtfire, Le cercle des poètes disparus et Will Hunting, comme beaucoup je pense, mais ces 2 films là, je suis contente d’être tombée dessus en fouinant un peu et d’avoir passé cette soirée avec lui.

Qu’il repose en paix… Loin de toutes ses souffrances qui l’ont conduit à commettre l’irréparable. C’était un grand Homme et un grand Acteur, qui a toujours joué dans des rôles où le côté humain passait en premier et rien que pour çà, je l’aimais beaucoup.

Moments de bonheurs et d'évasion

Plus petite calanque, soleil et eaux turquoises – Marseille

Un coup de bus et hop me voilà dans un quartier de Marseille qu’on appelle la Madrague de Montredon. Avec son petit port bien tranquille et le massif de Marseilleveyre à ses côtés. Un endroit paradisiaque entre collines et mer. Du vert et du bleu.

Le port de pêche et de plaisance est petit et discret, il est camouflé entre des habitations, d’où le fait qu’il soit agréable puisqu’un peu déserté par les touristes (ou alors j’ai eu de la chance ce jour-là :). La Madrague, elle, est un coin sympa pour se baigner en descendant les rochers (non je vous rassure, je suis restée sur le plancher des vaches). Pourquoi ce nom ? Le quartier était un ancien village de pêcheurs qui utilisaient des filets très difficiles à mettre en place et avec, ils pêchaient les thons au bord des côtes. Il reste des cabanons qui donnent un côté nostalgique à l’endroit et donc des habitations qui donnent sur le port et qui donnent envie d’y habiter. J’ai apprécié de regarder les petits bateaux arriver et partir, la mer qui fait son clapotis, son odeur typique qui donne des envies de baignades et de sérénité.

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Une fois montée ces escaliers (sur la vidéo, on me voit les monter, mais j’ai accéléré la vidéo en doublant cette séquence (mode escargot oblige, je ne voulais pas vous endormir), je me suis retrouvée en face d’une partie du massif de Marseilleveyre (veyre veut dire « voir »), il porte bien son nom, puisqu’une fois au sommet, on a droit à un immense panorama qui donne sur toute la rade de Marseille, sur les îles telles que le Frioul pour ne citer que lui et sur toutes les chaînes de « collines » (çà fait plus montagnes que collines, mais bon ^^). Le point culminant est à 432m et c’est le terrain de jeux des randonneurs et des fans d’escalade. Et en crapahutant, on a accès aux calanques marseillaises. Inutile de dire que mon rêve serait d’arriver un jour au sommet… je le dis dans la vidéo d’ailleurs.

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Et pour arriver à la calanque de Saména, plus petite calanque de Marseille (il me semble l’avoir lu quelque part… mais où ? Mystère, je ne le retrouve pas), on doit longer un peu ce massif si désagréable hihi et marcher le long de maisons vétustes et moches (c’est évidemment ironique, elles sont superbes, c’est d’ailleurs un des plus beaux quartiers). On marche le long d’une impasse et d’un coup, on découvre un petit paradis turquoise. Là, par contre, on y trouve beaucoup de monde, je descendrai un jour où plus personne ne pourra se baigner, pour prendre d’autres photos, tranquillement :p Baignade, kayak, plongée sont les activités aquatiques du coin 🙂

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Je suis restée un petit moment, installée juste là sur la dernière photo, j’ai regardé l’horizon comme je le fais toujours avec la mer, j’ai respiré, pris le moment présent, toujours avec le clapotis des mini vagues et le bruit des gens qui se baignaient en contrebas. Et je suis repartie, parce qu’il faisait très chaud et je sentais que ma crème solaire commençait à ne plus faire effet. Pieds rouges écrevisses de rigueur :p 

J’espère que la ballade vous aura plue, c’était évidemment un défi-fibro J’ai fait une vidéo pour résumer tout çà, avec des séquences filmées où je papote de temps en temps, vite fait, parce que je ne suis pas à l’aise pour parler alors qu’il y a des gens aux alentours. J’avais l’air malin à causer à mon apn 🙂 Je vous la mets ci-dessous, n’hésitez pas à aller la voir et à vous abonner à ma chaîne, si çà vous dit de voir mes ptites expéditions :). Je vous embrasse

Combats qui me touchent

10 ans après mes 1ers pas pour me sortir de l’anorexie

« on s’était dit rv dans 10 ans… »

Un 6 septembre, je suis arrivée le coeur lourd, à Marseille. Je n’y venais pas en vacances, le psy m’avait envoyée en cure dans un établissement psychiatrique pour changer d’air. J’avais accepté, parce que je me voyais décliner, rien ne bougeait suffisamment et j’espérais que 3 semaines, bien surveillée dans un milieu qui me faisait peur pourtant, arriveraient à faire partir définitivement mes démons (quand on souffre, on croit parfois encore au Père-Noël, même à 26 ans :p ). 1ère fois que je partais si loin de ma famille, 800kms nous avaient séparés en un coup de train, mais aussi 1ère fois, où les soins allaient si intenses pour me sortir de ce cercle vicieux. Je ne me rappelle pas si j’ai déjà parlé de l’endroit où j’ai débarqué, donc pour éviter de me répéter au cas où…, je vais juste dire que je n’étais pas du tout au bon endroit… j’ai passé un w-e plus que cahotique et le lundi, le psy de cet endroit là, me faisait transférer dans une clinique où il travaillait aussi. Je ne parlerai pas non plus de cet endroit, parce que je suis en train de le faire dans mon livre et c’est loin d’être facile, de creuser tout çà pour en ressortir le meilleur mais aussi le pire.

Durant ces 10 ans, j’ai passé presque 2 ans et demi en milieu psy, que ce soit en clinique ou en service psy un peu plus raide. Mais qu’est ce qu’il reste de moi après 10 ans finalement…

J’ai gagné ce fameux combat contre l’anorexie, même si la fibro semble être une suite presque logique, parce que je n’aurais pas pu en sortir indemne, mon cerveau a choisi le moins grave sûrement psychologiquement. Je n’ai plus de crainte à avoir de mourir un jour de faim, mais j’ai récolté une zone douleur hyperactive. Mon mal-être s’est déplacé en gros. Il m’arrive de ne plus savoir ce qui est le pire à vivre pour moi, malgré tout, j’avoue… J’ai vécu 4 ans avec les 2. Fibro et anorexie se cotoyaient, peut-être que la fibro était là pour me dire, durant un laps de temps « allez Delph !! si tu manges, tu auras moins mal, vas y, bats toi et sépare toi de celle que tu penses être ton amie, alors qu’elle est ta pire ennemie et tu iras mieux physiquement, allez allez allez !!!!!!! » et c’est vrai que çà m’a fait bouger davantage, mais quand j’ai commencé à avouer que j’avais des douleurs un peu partout dans mon corps et que la moitié de mon corps ne bougeait plus de la même façon et que j’ai demandé à la psy « c’est normal que la prise de poids me provoque des douleurs aussi fortes ?? ». Elle tombait des nues, je n’avais rien dit et lui déballais 2 ans après les 1ers symptômes que j’avais mal… Je croyais que c’était l’anorexie qui me provoquait, ce qui était logique dans ma tête, malgré le fait que je ne sois plus tout à fait les pieds sur terre, mais j’arrivais encore à le concevoir, et finalement combien de fois, j’ai entendu « çà ira mieux quand tu auras repris du poids », quand j’osais l’évoquer ce corps qui me faisait si mal, alors à quoi bon le dire…

En 10 ans, j’ai eu beaucoup de périodes très basses, 2 ts, des amis morts de leurs psychoses, des plus belles périodes, une autre vie que j’ai voulu me construire ici dans cette ville où quelque part on m’a redonné vie. Je suis admirative des personnes qui disent qu’elles se sont sorties des troubles du comportement alimentaire, seules. C’est loin d’être mon cas. Il y a eu toute une équipe médicale derrière moi durant des années et sans elle, mélangée à mes proches et ami(e)s, je n’aurais pas pu, j’étais coriace à convaincre et il a fallu qu’on me répète plusieurs fois les choses pour que je puisse les intégrer. Le manque de confiance est ce qui est le plus dur à récupérer. Se donner une image positive aussi. Et puis s’aimer, tout court. Ne plus avoir envie de mourir parce que malgré 37kgs, je continuais à me voir énorme. C’est la photothérapie qui a renvoyé ma véritable image dans le miroir et le jour où j’ai réalisé le vrai corps que j’avais, un ptit tilt a eu lieu, mais c’était loin d’être un déclic, comme beaucoup en parlent. Il a fallu des mois pour que j’arrive à « me voir ». Si je pense aux personnes qui ont apporté leur pierre à l’édifice de mon combat, je peux compter un ergothérapeute en or qui m’a énormément apporté et qui m’a fait dépasser mes limites au-delà de ce que je me doutais pouvoir faire un jour, de ce corps. J’ai appris à avoir un contact physique avec les gens, sans en avoir peur. Je n’ai rien oublié des exercices qu’il m’a fait faire, il savait très bien cibler mes difficultés, sans que j’aie besoin de lui en parler. J’avais 27 ans, quand j’ai vraiment supporté que quelqu’un me serre dans ses bras et que je m’y sente bien, sans trouver çà bizarre. Moi la pudique, froide comme un glaçon… Maintenant, dès que je peux, je suis un pot de colle ambulant, c’est dire à quel point on peut changer des choses en soi, si on tombe sur des personnes qui nous montrent la direction. Il y a eu 3 psychologues qui ont mis leur grain de sel. 3 psychiatres, dont la dernière qui me suit encore, en thérapie de soutien, mais chacun m’a ouvert des portes vers la vie en tout cas. Des infirmières psy avec lesquelles j’ai pu parler et vider mon sac. Cà en fait du monde pour un malheureux combat contre la faim… Il m’a fallu tout çà pour me remettre sur pattes et prête à manger. Des personnes qui m’ont suivies une grande partie de ces 10 ans.

Il y a 10 ans, je n’imaginais pas vivre à Marseille, çà aussi, c’était un périple, tout le monde me mettait en garde, çà fait 9 ans que j’ai fait le pas et pour l’instant, je m’y tiens. Des amis sont venus se greffer à cette nouvelle vie, j’en ai perdu à cause de la fibro, parce qu’on ne comprenait pas certaines choses, je me dis que c’est tant pis. Pour eux. Je donnais ce que j’avais à donner, bien réduit, oui, c’est sûr… mais j’essaie de faire de mon mieux et la 1ère qui subis, c’est moi. Au quotidien. Alors, les pertes en amitié, j’en suis revenue…

La fibro m’aide aussi dans ma lutte contre mon trouble borderline. Quand je sens une pulsion arriver, un besoin de me cogner un bon coup, avec mon poing et la force que je peux dégager dans ce genre de moments, mon bras droit ne fonctionne pas, il est là, mais le fait que j’aie perdu de ma mobilité m’empêche de le faire et le bras gauche ne me soulage pas autant… il m’arrive de me dire que mon cerveau a peut-être modifié cette fameuse mobilité pour me protéger ?… Cà arrive que je perde le contrôle de moi-même, malgré tout, les migraines me rappellent que je souffre déjà bien assez au niveau de la tête sans rajouter des bosses… pareil, présentes, comme une protection pour ne pas me démolir. Les coupures sont là par moments quand les angoisses, le stress sont aussi plus forts et que je ne gère rien. A part « çà »… ma drogue pour ne pas faire péter tous les câbles qui restent…

Suis-je heureuse après ces 10 ans de combat… oui dans des choses simples et le bonheur pour moi n’est pas un truc immense, il est au quotidien, à travers des trucs parfois bien ridicules, mais que les personnes qui cherchent le Bonheur avec un grand B ne voient pas, tellement elles sont attentives à l’attendre. J’aime la vie autant que je peux avoir envie de la fuir. Je suis soit dans le blanc ou le noir, pareil. Avec quelques couleurs. Pastel, les couleurs, faut pas exagérer hein :-s 🙂 Mon corps et mon âme s’entremêlent sans arrêt et je me dis qu’un jour, les deux rassemblés vont me rendre folle. Dans le sens littéral du mot, même si je n’aime pas l’utiliser. Jusqu’où peut t-on supporter certaines choses… Le corps qui hurle, la tête qui a un tambour permanent en fond, les migraines qui se rajoutent et s’activent depuis 2 mois environ. Je ne réponds pas au traitement en plus. Le neurologue a doublé le traitement de fond pour voir, le triptan a été changé et il veut que je passe un scanner pour voir s’il n’y a rien. Dans ce joyeux bordel, il ne manquait plus que d’être migraineuse au point de ne plus pouvoir bouger, tiens et d’avoir envie de vomir à tout bout de champ. 

Il y a la vie au milieu. Moi. Et l’autre chose, sombre qui me traverse l’esprit très souvent. Trop souvent, parce que c’est aussi une lutte. Pour résumer, depuis ces 10 ans, je me bats soit pour vivre, soit pour survivre au moins un peu, et je profite de tout ce qui est bon à prendre pour m’y aider et tout ce que j’arrive à faire, c’est comme si je le vivais en double dose, pour les fois où çà ne m’est pas autorisé. C’est ma vie, celle que je n’aurai pas en 3 exemplaires… Je l’estime gâchée parfois, puis souvent, je me dis que j’ai la chance de pouvoir être autonome encore, même très au ralenti. Est-ce que je serais la même sans ces 10 années à lutter… Est-ce que je verrais le bonheur là où d’autres en sont incapables… Est-ce que de voir certaines choses, n’a pas changé ma vision de la vie sur bien des thèmes dont j’aurais préféré ne jamais connaître le côté obscur… 

Est-ce que je serais encore en vie s’il n’y avait pas eu tout çà durant ces 10 ans, tout simplement…. 

A toutes celles qui arrivent sur mon blog, en tapant des mots-clés en relation avec l’anorexie, ne perdez pas espoir. Si j’écris cet article aujourd’hui, ce n’est pas juste parce que çà fait 10 ans que j’ai vraiment tenté de m’en sortir pour de bon. Cà fait aussi 4 ans ce mois-çi que la psy a pu écrire sur mon dossier « guérison complète ». Je me sens libre de ce côté là et rien ni personne ne pourra me supprimer au moins la liberté de manger comme la plupart des gens 🙂

 

Moments de bonheurs et d'évasion

Vacances dans les Landes #3 – Phare et plage de Contis / Accrobranche

Et voilà enfin la dernière partie des photos, je vais finir par vous saouler, promis, après çà, j’arrête les photos, au moins pendant 1 mois :-p Le prochain article comportera une vidéo, parce qu’il y avait aussi des séquences vidéos avec les vagues bien hautes et toussa toussa ^^ il faut que je fasse le montage… motivation pas bien haute en cette rentrée. Bonne rentrée à toutes celles et ceux qui reprennent les études, le travail. C’est la 1ère rentrée de ma ptite nénette, elle est partie toute joyeuse rejoindre sa maîtresse et a envie d’y retourner, donc tout va bien 🙂 . Le temps passe vite… 

Contis, c’est une ville que connait mon papa. Ses parents ont été déporté durant la guerre à cet endroit, mon grand-père travaillait dans la fameuse usine de papeterie encore active à ce  jour… malheureusement (oui elle dégage une odeur de chou et le matin quand on se lève, il faut jongler avec le vent, qui apporte ou non cette odeur épouvantable, il faut bien le dire… c’est d’ailleurs le seul point négatif à relever, à mes yeux) et ils retournaient en vacances par la suite. Beaucoup de souvenirs, ce qui apportent un côté encore plus émouvant, à l’endroit. Je regrette juste qu’il y ait tant de changements, j’aurais aimé qu’il retrouve la ville comme avant, intacte, mais bon… 

A Contis, il y a un phare et j’adore çà, c’est une sorte de repère, pour moi, je me sens en sécurité quand j’en vois un, au loin et j’aurais bien aimé y habiter, comme on voit parfois dans les films. Et la construction d’un phare est colossale quand on y pense et j’aime imaginer comment il a été monté en colimaçon. Celui-çi fait 40m de haut, 183 marches dont 2 escaliers vraiment raides à la fin et c’était un défi pour moi de savoir si je pourrais y accéder ou pas… et j’ai réussi, avec l’aide de mon papa, qui me maintenait un peu les pieds pour me sécuriser, ma béquille et les encouragements. Et quand je suis arrivée au-dessus, au-delà de la fierté d’avoir réussi à défier la fibro et mon corps, il y avait ma belle-soeur dont je voyais l’émotion et çà n’avait pas de prix. J’ai été beaucoup touchée par son comportement. J’avais l’impression que c’était aussi important pour tout le monde que j’y arrive, que pour moi et j’ai adoré ce moment où on se sent plus forte que tout… plus forte que la maladie et tout ce qui va avec…

Puis on est redescendus et on est allés à la plage. Le matin, on avait été faire un circuit d’accrobranches pour Eva. Mon frère et ma belle-soeur avait été faire un circuit la veille, il ne faisait pas un temps splendide, du coup, ils y avaient été seuls, mais ma ptite nénette voulait faire le ouistiti, alors zou 🙂 même ma ptite pépette a testé et je confirme qu’elle n’a peur de rien, la chipie et puis elles sont de sacrées biscottos ^^ ! 

Allez, je vous laisse en photos, vous savez comment çà fonctionne, à force 🙂 Bonne balade

 

Moments de bonheurs et d'évasion

Vacances dans les Landes #2 – Les plages

J'ai beaucoup de mal à ce qu'on me voie entière.. je passe mon temps à demander à ce qu'on refasse la photo jusqu'à ce que j'arrive à aligner mieux mes jambes. Là je n'avais pas essayé... j'étais prête pour aller affronter la dune ^^ et ce, quelque soit mon état...
J’ai beaucoup de mal à ce qu’on me voie entière.. je passe mon temps à demander à ce qu’on refasse la photo jusqu’à ce que j’arrive à aligner mieux mes jambes. Là je n’avais pas essayé… j’étais prête pour aller affronter la dune ^^ et ce, quelque soit mon état…

Me voilà pour la 2nde partie des photos de vacances. On a été faire quelques tours à la plage qui était au bout du Courant, mais c’était davantage pour se balader, même si mon frère et mon père ont été se baigner un jour où le temps était « légèrement noir » humhum… et qu’ils étaient malades tous les deux, bravo ^^. J’ai beaucoup aimé les ptites boutiques de souvenirs, de bijoux, embarquée par ma belle-soeur ^^, justement avant de se rendre à la plage. Mais pour se baigner et passer l’après-midi, on a été principalement à la plage de Lespecier.

Mimizan a un côté plus que positif par rapport à de grandes villes. La ville a fait en sorte d’aménager au maximum pour que les personnes à mobilité réduite puisse avoir accès le plus loin possible de la mer. Au centre, ce sont des planches en bois qui permettent d’accéder avec un fauteuil roulant et à Lespecier, c’est un mélange de cailloux et de sable ce qui empêche du coup de trop s’enfoncer. J’avais ma béquille, j’ai pu monter la dune, plus facilement que si elle n’avait été que faite de sable. J’ai vu un jeune en fauteuil roulant qui y allait aussi et çà m’a fait chaud au coeur de voir et de sentir qu’ils souhaitaient que tout le monde puisse profiter au maximum. Et le ptit plus, ce sont les sauveteurs qui ont aussi un rôle d’accompagnateur, justement pour amener et rechercher les personnes qui ne peuvent pas du tout accéder à la plage. On avait une personne âgée, un jour, pas loin de nous. Elle regardait la mer, installée sur un fauteuil pliant et à un moment donné, ils sont arrivés avec leur véhicule, l’ont aidée à se relever et l’ont ramenée au-dessus de la dune. J’étais touchée de voir çà, j’imaginais la joie de cette vieille dame, comme ma propre joie de me voir accéder plus facilement à l’océan. J’espère que d’autres villes prendront un peu exemple sur cette ville de 7000 habitants environ.

L’océan a toujours eu un drôle d’effet sur moi. J’aime sa force et quand je regarde les vagues se rabattre dans un vacarme impressionnant quand il est déchainé, je sens la vie en moi, comme si je m’imprégnais de sa force, pour l’installer au plus profond de moi. Je me ressource près du calme de la mer, mais ce n’est pas aussi intense que l’océan. Je ne peux pas me baigner, les vagues sont bien plus fortes que mes petites jambes 🙂 mais j’étais contente de pouvoir avoir de l’eau ne serait-ce que jusqu’aux genoux. J’ai passé toutes mes vacances d’enfance, jusqu’à mes 14 ans, à l’ïle d’Oléron et je crois que c’est pour çà aussi que j’aime autant l’océan. Il fait partie de mes plus beaux souvenirs. J’étais toujours surexcitée au moment où on commençait à le voir et il me fait toujours le même effet.

Je vous laisse en images, vous allez en avaler des vagues, je les ai prises sous toutes les coutures. Nénette et Pépette étaient marrantes dans l’eau. Quand l’eau remontait, il y avait des sortes de piscines qui se formaient et avec le courant, elles avaient parfois du mal à tenir debout (et moi avec… du coup, je m’asseyais dans l’eau et Nénette venait parfois se mettre sur mes genoux, je serrais son ptit corps contre moi, prêtes à affronter les mini vagues qui venaient lol Pépette, elle, buvait parfois la tasse, mais gardait son grand sourire après avoir craché un peu mdr. J’ai déjà dit que j’en étais folle dingue de ces deux ptites princesses ?? ^^ Un jour, Eva est venue se balader au bord de la plage avec moi. Toutes les deux, moi agenouillée près d’elle pour être à sa hauteur, elle a mis son ptit bras autour de mon cou et a commencé à papoter. J’ai adoré ce ptit moment de complicité ❤