Combats qui me touchent·Moments de bonheurs et d'évasion

Une nouvelle vie… pour elle et moi…

** La 1ère nouvelle petite vie est celle de ma 2ème petite nièce, Lola (ma ptite pépette, pour le surnom), qui est née samedi. Elle est trop mignonne, pèse 3,700kgs et mesure 52cms. Une belle petite princesse encore, sosie d’Eva (ma ptite nénette) quand elle née. Ce sont des copies conformes 🙂 J’ai encore du mal à croire que mon frère est à nouveau papa. Si fière de celui qu’il est ❤ Je ne sais pas encore quand je ferai la connaissance de ma ptite pépette, suis censée remonter jeudi, mais j’avais dû annuler le trajet il y a 2 semaines, parce que çà n’allait pas et que ce n’était pas prudent pour moi de partir et malheureusement, je ne suis pas remise en état depuis…

La 2ème nouvelle petite vie, je l’espère pour moi…

** J’avance dans le protocole, j’ai appris beaucoup de choses durant les séances de techniques psychocorporelles (les Drs Schultz et Jacobson et le BodyScanner n’ont plus de secrets lol Je rigole parce qu’il y a encore tant à apprendre, à découvrir et à mettre en place…). C’est long à se mettre en place, à priori 6 mois pour bien intégrer et pouvoir s’en servir avec une meilleure efficacité. Là, 2 mois sont déjà passés seulement et on sent des automatismes déjà et des changements à certains niveaux (je parle aux noms des 2 autres patientes avec qui j’ai créé un lien qui va me manquer j’avoue…. on mène le même combat avec des pathologies rajoutées à la fibro, qui sont différentes, mais la douleur est notre point commun et je n’ai pas besoin de me justifier sur quoique se soit avec elles, qui comprennent au 1/4 de tour).

J’ai eu rv avec la neurologue, vendredi, qui a décidé de passer à la stimulation magnétique transcrânienne. Les traitements médicamenteux ne sont plus assez efficaces depuis longtemps, la kétamine m’a fait du bien durant les 1ères cures puis les bienfaits se sont estompés. J’ai toujours refusé qu’on touche à mon cerveau d’une façon ou d’une autre, mais il arrive qu’on souffre tant, qu’on accepte bien des choses pour espérer voir le bout du tunnel et recommencer à vivre. J’ai peur, suis pas bien ravie qu’on envoie des petits bouts d’électricité dans mon cerveau pour toucher la zone qui ne marche pas super bien. J’ai entendu beaucoup de choses négatives, mais j’avais aussi entendu des choses négatives sur les techniques psychocorporelles, alors… Cà fait plus de 6 mois maintenant que je suis à nouveau suivie à la Timone et j’ai choisi de leur faire confiance, parce qu’à part eux, je n’ai rien, côté médical… C’est une méthode qui peut soit fonctionner, soit ne rien faire du tout. J’ai espoir de faire partie des personnes pour lesquelles çà fonctionne… j’ai besoin de me raccrocher à quelque chose… 

Je sais pertinemment que la douleur fera partie de mon quotidien tout le temps, mais je sais aussi qu’ils sont en train de me donner le maximum d’outils pour arriver à la diminuer et faire en sorte que ce soit moi qui gère la douleur et plus elle… La stimulation agit sur le sommeil aussi et çà peut réduire mes névralgies. Mais j’ai apprécié la transparence durant la consultation. J’espère sans espérer en gros… 

L’effet secondaire le plus relevé est les maux de tête. A chaque impulsion électrique, il y a un petit « tac tac tac » et çà bouscule un peu les neurones aussi, donc je me doutais un peu que les maux de tête (et donc les nausées… chez moi çà va toujours de paire, les 2 sont potes :-s) pouvaient être au rv.

Le 15/7, la neurologue fera le repérage, pour définir les emplacements des petites sondes. Les séances durent 30mns durant lesquelles il ne faut pas bouger. Ce jour là, elle me donnera le planning des séances. La 1ère semaine, il faudra que j’y aille 4x, puis çà diminuera au fil du temps, pour arriver à 1x par mois.

L’appareil de la Timone avec une des patientes de là-bas

 

Moments de bonheurs et d'évasion

Ptit tour de jardin

Un petit coucou pas bien bavard, le moral n’est pas bien haut, j’ai très mal à cause de ce temps qui n’arrange rien et j’ai du mal à rester assise devant mon pc, à écrire un post plus long. Alors je vous laisse avec quelques photos prises le w-e dernier, seul jour où j’ai pu sortir. Je sors si peu ces derniers temps à cause de mon corps, que c’est à marquer d’une pierre blanche, pourtant, mais je ne me souviens pas de quel jour c’était. Pas grave. Il y avait du soleil, il fallait « sauver le soldat moral » et malgré la douleur, je sentais mon corps bouger un peu plus, alors hop… C’est mon endroit de rééducation, aussi, ce jardin, qui est situé à 10-15mns de chez moi. J’y vais toujours le matin, pour éviter le monde et profiter du silence. J’y marche, je m’arrête pour me reposer et pour lire,  regarde les canards, repars, m’arrête plus loin, laisse le soleil prendre soin de mes articulations et de mes os de vieille… Parfois, il m’est inaccessible, même si près, parce que je suis trop douloureuse rien que pour m’habiller. Avant, je marchais tellement que j’étais toujours en balade, à faire des kms. Maintenant, même la plage à 2kms de chez moi en bus, me semble trop loin et elle me manque… tout me manque… alors je me réfugie dans « mon jardin » pour avoir la sensation que j’ai encore quelque chose où me sentir « comme avant »… Je vous emmène avec moi, dans mon univers de rééducation et de minimum vital côté air…

Je teste le mode « diaporama », apparemment on peut soit laisser défiler, soit cliquer sur la flèche, quand on se positionne sur la photo, pour avancer à notre rythme. Je me voyais mal avec 23 photos les unes après les autres sur mon blog :-s WordPress et moi, on a vraiment beaucoup de mal ensemble…

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Combats qui me touchent

Parfois on aimerait oublier certains épisodes…

En 6 ans et demi de blog, je pense en avoir fait un article une seule fois, de ce qui va suivre. Pourtant, je pense qu’on peut remarquer que je parle facilement de ce que je vis, j’ai vécu, ce que je ressens. Je n’ai aucun tabou et que ce soit dans la vie à travers un écran ou dans ma vie réelle, on peut me parler de tout, je suis ouverte à tout. Mais là, c’était dur, lourd, compliqué et puis trop intime, ma pudeur a pris le dessus. Sauf qu’hier, je me suis retrouvée face à mes démons…

J’attendais le métro, pour aller à la Timone, où je poursuis chaque semaine, le protocole pour la gestion de la douleur. J’avais souffert du trajet, j’habite à 10mns de cette bouche du métro, et pourtant, « pas la forme » oblige », je suis arrivée en miettes vers la rame. Et de l’autre côté de celle-çi, je vois un homme arriver et là j’ai cru que mon coeur allait s’arrêter et que le peu de mes jambes qui me restait allait me lâcher. Je me suis promis de ne pas tomber raide « respire Delph, respire, çà va aller… » Mais je me suis décomposée et je me suis retrouvée 7 ans en arrière. Mai 2006. Une chambre dans une clinique où j’étais soignée pour anorexie. Une énième hospitalisation. J’allais de rechute en rechute. 37kgs. Droguée par les neuroleptiques, parce que j’étais très violente avec moi-même et qu’il fallait m’alimenter et me protéger de mes propres coups. Un homme, hospitalisé en même temps. 50 ans. Sympa, aucune raison de l’éviter, on parlait ensemble, jusqu’au jour où certains gestes se sont passés. Le soir bizarrement, toujours… quand on m’avait donné mon traitement. Encore à l’heure actuelle, je ne sais pas comment on a pu en arriver là. Sa gentillesse avait un caractère d’obsédé dans la réalité. Quand on est assommée, avec certaines doses de neuroleptique, le cerveau se met en veille, on devient autre. Il m’a eue… Je ne me rappelle pas de grand chose, à part de son sexe, de sa main sur sa tête, pressante, pour me faire descendre où je n’avais pas envie d’aller, loin de là… Son regard qui effraie d’un coup, parce que de la gentillesse, il a pris le pas sur le côté obsédé, de l’animal… et moi je suis là, la peur au ventre, alors je fais ce qu’il me demande, anesthésiée par les médicaments, ma conscience fuyante… à peu près, la preuve, est que je me rappelle de passages. Comment j’ai pu accepter… Est-ce que j’ai eu peur ? Je ne sais rien de tout çà. Cà a duré des semaines, mon état s’est mis à empirer, il a fallu me perfuser 24h/24 pour espérer me redonner un peu de forces pour me battre… le médecin et l’équipe ne comprenaient rien. Je ne disais rien, par honte. Est-ce que j’étais consentante ou est-ce que mon esprit était si embrouillé que je me rendais compte à peine de ce qui était en train d’arriver. Je me sentais salie, mais il manquait des morceaux dans ces soirées là… Comment j’avais pu le laisser m’approcher, me forcer à faire des choses que je n’aurais jamais faites sans médicaments. Et un jour, il m’a eue… il a eu mon corps… sa brutalité m’a fait saigner plusieurs jours, il avait tout arraché en moi. Je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie… J’ai passé ces jours là, recroquevillée dans la douche, à pleurer, voyant le sang s’échapper de ce corps que moi-même détestais. Je n’arrêtais pas de me dire que du haut de mes 37kgs, je savais mon coeur fragile et j’aurais tout donné pour qu’il s’arrête au moment où il avait commencé à tout déchirer de la femme que j’étais. J’aurais voulu mourir sous son acharnement. C’est une autre patiente, qui est une amie précieuse, encore maintenant, qui m’a poussée à parler. Je lui ai raconté. Elle et un autre patient ont été voir le directeur de la clinique, pour lui raconter. On m ‘a demandé si je voulais porter plainte, j’ai refusé, il avait une famille… et moi plus de corps… et j’avais déjà vécu une agression sexuelle 5 ans avant, sur un parcours de santé et là j’avais porté plainte. La différence, c’est qu’il ne m’avait pas pénétrée, j’avais assez de réflexes pour me débattre ce jour là et je hurlais tellement…. à tout moment quelqu’un pouvait venir, il avait dû avoir peur, il a fini de se soulager sur moi en me tenant. Pas assez de forces pour enlever cette main qui me tenait, pendant que de l’autre, il se masturbait couché sur moi. Une fois souillé de son sperme, il avait lâché prise et moi j’avais couru à travers le parcours. J’étais rentrée, mes parents affolés de moi dans cet état. La police. 5h les plus longues sûrement de ma vie, à répondre à des questions désobligeantes parfois, à regarder des visages dans des dossiers pour voir si c’était quelqu’un de déjà fiché. La recherche sur place de son sperme pour l’analyser. J’étais tombée dans la boulimie suite à çà. J’avalais tout ce que je trouvais pour oublier… j’en reparlerai sûrement, parce qu’on me demande parfois si j’ai été boulimique aussi, avec l’anorexie.  Oui, je l’ai été… 2-3 semaines après, l’affaire était devant le tribunal et je recevais une lettre qui me disait que je pouvais bénéficier d’une aide aux victimes. J’ai refusé d’en reparler, j’avais la nourriture pour me faire oublier… J’en ai reparlé des années plus tard, seulement, à la psy qui me suit maintenant. Abus de faiblesse.

Je n’ai pas porté plainte non, la 2nde fois, pour ne pas revivre la police qui veut tous les détails… il a été viré de l’établissement et interdit d’y être réhospitalisé un jour. 5 mois après, j’étais en lambeaux toujours… l’anorexie m’avait rendue fragile au point qu’on pouvait abuser de moi ? Ma fragilité… ils devaient la percevoir et en abuser ?… je les attirais ? Qu’est ce que j’avais fait pour tomber sur 2 malades et le 2ème, comment il avait pu pénétrer dans ma vie comme çà et me pénétrer moi jusqu’au sang à crier de douleur… J’étais responsable, coupable. S’il était dans ma chambre, c’est que j’étais peut-être consentante finalement ? Mais pourquoi je ne me souvenais pas de tout et pourquoi j’étais si mal en point alors ?… Des questions qui des années après, ont plus ou moins disparues… la peur est toujours là, je fais très peu confiance aux hommes finalement. Je ne suis pas réparée.

5 mois après la 2nde histoire, j’ai connu Sylvain. Sans lui, je ne sais pas où j’en serais… il a fallu lui raconter des petites choses, pour qu’il comprenne mes blocages. Ma douleur aussi à chaque fois qu’il me pénétrait parce que je refermais tout en moi. Chose que je n’avais pas réussi à faire sous le coup des médicaments qui me mettaient dans un état second. Sylvain, avec sa douceur, avait réussi pendant les 6 mois qu’on était restés ensemble à récupérer des morceaux de mon corps de femme. J’étais presque normale, loin des 2 autres qui avaient pris mon corps pour de la viande, tels des animaux affamés. Mais pourquoi moi. J’avais sûrement dû provoquer quelque chose pour en arriver là… Ces pensées, malgré la thérapie, ne m’ont jamais quittées.

Quand il faut me sédater, je veux que çà se fasse chez moi, maintenant. Je refuse de prendre tout neuroleptique dans un service de psychiatrie… J’ai peur… Je veux pouvoir garder conscience et contrôle sur mon corps et mon esprit quand je passe les portes du service de psychiatrie qui me suit.

Et hier, il était là en face de moi ou alors c’était quelqu’un qui lui ressemblait vraiment beaucoup… 7 ans ont passés, il a vieilli. Cet homme là, regardait toutes les femmes, bizarrement du même regard obsédé… J’ai regardé plusieurs fois pour m’assurer que c’était lui. Je crois oui…

Tout ce que je sais, c’est que depuis hier soir, je me suis renfermée dans ma bulle. Que j’ai revécu la moindre chose dont j’arrivais à me souvenir. Que je vais mal 😦 comme ce mois de mai 2006 et tous ces mois après, à m’en vouloir comme jamais de tout çà. Sylvain n’est pas devenu mon meilleur ami pour rien. Il ne sait pas tout de ces histoires, parce que même devant lui j’ai honte, mais il sait mes difficultés à faire confiance, il connait ma peur des services psy et des neuroleptiques. Cà ne fait pas longtemps que j’ai tout déballé finalement… suite à une dispute parce qu’il me voyait sombrer et qu’il voulait que je sois hospitalisée. Je lui ai crié « tu sais, ce que çà fait quand on abuse de toi ?? Non hein ? Laisse moi tranquille… plus personne ne me fera de mal, je préfère me mettre en danger… » Il ne peut pas comprendre ce que je ressens en tant que femme, évidemment et je crois que le peu que j’aie dit, l’a fait souffrir. Comment on avait osé toucher à celle qu’il considère aujourd’hui comme sa petite soeur ? Mais malgré lui, ma confiance en les hommes, je ne la possède plus… Et hier, en voyant cet homme, je me suis rendue compte que tous mes démons étaient encore bien là. Que j’essaie juste de vivre avec, mais qu’ils font mon présent encore…

On n’oublie rien, on vit avec… parfois on survit même…

Bien-être et soins·Combats qui me touchent·Moments de bonheurs et d'évasion

Oui, vous rentrerez toutes dans vos maillots de bain, parce que…

Coucou 🙂

Je reviens, j’ai eu un coup de mou, j’avoue pour venir écrire ici, parce que ce n’est pas forcément évident ces derniers temps, côté physique et moral. Bref. En venant répondre aux commentaires, j’ai été étonnée et agréablement surprise du nombre de personnes qui me lisaient malgré mon absence et j’avoue que çà m’a motivée pour ce soir, d’où mon laïus à venir 😛 Peu de personnes m’ont vue IRL pendant ces semaines spéciales… Cà fera l’objet d’un autre article pour expliquer pour quelles raisons….

Alors, pourquoi ce titre… Oui, vous rentrerez toutes dans vos maillots de bain, cet été, parce que… Non, je ne suis pas devenue voyante depuis mon dernier post. La réponse à vrai dire, est tellement simple qu’on y penserait même pas, je suis sûre… Bon allez, j’arrête de vous faire cogiter sur le comment du pourquoi je sais que vous rentrerez TOUTES dans vos maillots de bain… Tadam….. Tout simplement parce que vous le prendrez à la bonne taille…

Introduction spéciale pour parler des diktats de la maigreur (à ce stade là, on n’en est plus à la minceur), aux magazines qui fleurissent tous les kiosques. Régime, beautés fatales (ou pas, chacun ses goûts…), comment perdre 3 os en moins de 2 semaines… Mon passé anorexique me rend moqueuse et à la fois surexcitée, à la limite, le cerveau en ébullition. Et après on se demande pourquoi tant de femmes ne se sentent pas bien dans leurs corps après vu de tels articles « mode, régime et autres trucs innommables ». Et surtout après vu les images super archi rerereretouchées de mannequins anorexiques (« Yes yes I eat. What ? An apple »… Yeahhhhh) A part çà, tout roule dans le monde de la mode hein ?

Je ne suis pas tombée dans l’anorexie suite à des magazines, je n’y pensais même pas, j’étais déjà dans la spirale et mon mal-être était autre part, mais je sais que beaucoup de jeunes filles tombent dans l’anorexie, pour avoir voulu ressembler à ces modèles merdiques (j’avais prévenu que je n’emploierais sûrement pas de très jolis termes, désolée…). Je vais essayer de dire les choses ironiquement, pour dédramatiser, mais faire comprendre que çà ne sert à rien de rezieuter de tels magazines. Les régimes souvent sont tellement extrêmes qu’on meurt de faim avant d’avoir eu le temps de partir en vacances, anémiée, en hypoglycémie sans cesse, hypotension youpiiii, mais on s’en fiche ! On rentre dans nos maillots de bain et c’est bien là l’essentiel non ?? Non non… l’essentiel, c’est de rester en vie, peut-être avec une taille de maillot plus grande, mais je vous promets que vous passerez de bien meilleures vacances qu’affamées, prêtes à tourner l’oeil au moindre pas. Il vous servira à quoi votre magnifique maillot de bain, taille 38, si vous vous retrouvez aux urgences perfusée pour vous remettre un peu sur pieds ?  Super sexy vous serez (mouais j’ai tenté il y a 2 ans, suite à un malaise sur la plage à cause de la douleur. Les pompiers, les urgences, ils ont tous vus mon joli maillot orangé, mouais… mais ils autre chose à foutre que de lorgner dans le décolleté plongeant)

Stop à ces diktats, c’est insupportable. J’entends ou je lis « il faut que je perde çà avant de pouvoir aller à la plage ». NON pitié…. 

Je vais vous dire ce que je ressens de mon côté et comment je vois les choses, en espérant que cela pourra être utile

Je ne me suis jamais privée de me baigner en tout cas. A 37kgs ou avec 10kgs de plus. ll y a juste la grandeur de mon maillot qui se modifiait, mais moi, j’étais sur la plage, en me foutant des regards des autres. Mon corps n’était pas parfait à 37kgs, il était victime de sacrés mots bien sal**ds, il m’arrivait d’en pleurer ou de plier bagage tout de suite, j’avoue. Mais très vite, je me suis dit que même les anorexiques avaient le droit de se baigner mer** alors ! Du coup, les regards fusaient sur mon corps très menu. Les secondes années donc à 44-45kgs environ, j’entendais parfois en passant « elle est anorexique non ? » « ou tu crois qu’elle est anorexique elle ? » Je vous ai demandé si votre grand-mère faisait du vélo ??! Je tournais la tête pour bien faire comprendre aux gens que j’avais entendu et je leur lançais un regard noir dont j’ai le secret apparemment 😛

A 47kgs, je suis très mince sur une plage. Mais si j’étais à 57, 67, 77, 87 kgs, ce serait la même chose. Exactement la même chose. Les gens sont cons pour toutes les tailles de nos culottes et nos soutifs et la peau qui dépasse autour, donc, quoiqu’on fasse, il y aura des mots malheureux, mais il faut aller contre, en se disant que leurs corps à eux, non plus ne sont pas parfaits. On est kiffe kiffe bourricot dans l’histoire, alors chacun sa vie sur la plage. Perso, je ne m’amuse pas de toute façon à dévisager les gens qui passent devant moi en me disant « wouah sacrée cellulite beurk, oh puis celle-là, elle a son ventre qui lui tombe sur les cuisses etc etc ». J’ai menti, je dévisage… les beaux mecs qui passent devant moi. Ben quoi, jeune femme célibataire, c’est la base de la plage çà ! 🙂

On pourrait se dire « en ayant été autant dans l’anorexie, elle doit sûrement avoir des complexes ».  La réponse est largement non. Quand je suis sortie de l’anorexie, j’ai réalisé et pris conscience que je n’avais qu’un corps, que ce serait mon enveloppe corporelle pour le restant de mes jours et qu’il fallait que j’en prenne soin, de l’intérieur (je me nourrissais de nouveau mieux, donc çà allait mieux), comme de l’extérieur (par contre, je ne prenais pas soin de moi, m’en foutais). Ce qui a fini de me convaincre, c’est le fait d’être si douloureuse tout le temps. J’ai choisi de m’allier à mon corps pour le remettre en harmonie avec ma tête et çà passait par l’acceptation. Je n’ai pas un corps de rêve, il n’est pas parfait, j’ai une cyphose au niveau des cervicales assez importante, du coup, mes omoplates sortent beaucoup et comme je n’ai pas beaucoup de poitrine, çà fait un peu bizarre. Cà pourrait être un complexe, çà l’a été avant que je me fasse soignée, à cause d’une remarque du style « on ne sait pas de quel côté est ta poitrine » ou on m’appelait la bossue, parce que nue, j’ai tout qui retombe et je me vautre sinon çà me fait trop mal de rester droite, même si j’en fait l’effort, non pas pour paraître plus grande et élancée. Non, pour améliorer mes problèmes de dos. A 20 ans, le médecin voulait me faire porter un corset, pour corriger la cyphose et la scoliose, je n’ai pas voulu. Du coup, maintenant, je paie sûrement plus que si çà s’était redressé un peu grâce au corset, mais on s’en fout.

J’ai les orteils qui se disent merde entre eux, surtout les gros orteils. Sont toujours fachés ces 2 là 🙂 C’est de famille, on a des algus valgus de grand-mère en petite fille du côté de ma mère. C’est ma marque de fabrication, c’est tout ! Ma jambe droite n’a aucun maintien, donc, on la voit partir dans tous les sens quand je marche. J’ai de la cellulite et de la peau d’orange (que personne ne me dise « c’est pas possible à un tel poids », je suis capable d’en faire une vidéo pour la montrer et j’en ai toujours eu même à 37kgs. Qu’est ce que je m’en fous !…. Voilà les complexes que je pourrais être susceptibles d’avoir, mais que je n’ai pas pour un sou. 

Je ne suis pas pour les régimes destinés à rentrer dans un maillot de bain. Je suis pour les régimes quand il y a besoin côté santé de devoir en faire ou quand il y a un gros mal-être derrière cette envie de perdre du poids, mais là je conseille à chaque fois, de faire un régime suivi par un nutritionniste qui pourra expliquer comment fonctionne votre corps et s’adaptera davantage à votre morphologie en tenant compte de plein de choses, contrairement à une diététicienne qui se contente de faire des programmes. Et en plus, le nutritionniste est remboursé puisqu’il est médecin.

Il y a environ 3 ans, quand dans l’année j’avais fini d’atteindre l’objectif, j’ai voulu tester mes vêtements d’été pour faire le fameux tri sélectif qu’on faites, chaque année. Je ne me rendais pas compte que 10kgs s’étaient incrustés en moi. Tout n’était pas encore bien réglé à ce moment là sur ma perception visuelle. J’ai enfilé une robe… de laquelle je n’arrivais plus à sortir… je transpirais les gouttes de la mort à vouloir la retirer, prête à tout couper aux ciseaux pour me libérer. Je me voyais bien aller chez le voisin, les fesses à l’air, la tête prise dans la robe en lui disant « vous pourriez tirer sivouplééé ?? » mouais… Bon j’ai fini par me sortir de ce pétrin de cette robe et j’ai continué… Plus aucun vêtement ne m’allait. Certains me serraient trop que je laissais tomber, d’autres auraient été, mais je ne me serais pas sentie super bien dedans. Cà m’a rendu malade… D’un coup, les 10kgs pris, j’ai cru qu’en fait contrairement à ce que je pensais, je ne les acceptais pas du tout et que je voulais retourner à mon poids qui me permettait de mettre mes habits. Après avoir pleurniché un moment, devant mon mal-être, j’ai réalisé que mes vêtements devaient se changer pour se mettre à ma nouvelle taille et que ce ne serait pas dans des vêtements datant de l’an dernier, qui m’allaient à peu près, mais qui me donnait la sensation que j’étais grosse finalement, que j’allais me sentir bien en moi, avec mon nouveau corps. J’ai donné ces habits et je m’en suis rachetés, à ma taille et là, je me suis dit « tu es jolie et mes 10kgs me vont très bien, je pourrais même en prendre encore 4-5 histoire d’arrondir tout cela 🙂 »

La moralité ? On a qu’une vie, qu’un corps, on est obligées de vivre avec, on ne va pas passer toute sa vie à courir après des complexes que seules nous voyons et se priver de certains plaisirs tels que la plage, juste pour ne pas se montrer parce qu’on a honte de ce corps ? Mais c’est nous ce corps, c’est ce qui fait qu’on est nous dans notre globalité. Aimez vous ou apprenez à le faire. Je vous promets qu’on se sent bien mieux de faire ce travail sur soi, plutôt que de lire des magazines avec des articles bidon et des mannequins en carton qui ont perdu le sourire de ne rien bouffer et qui vous dit qu’elles sont toujours vivantes d’ailleurs, depuis que vous les avez vus sur truc muche magazine ???……

Le maillot de bain, comme tous les autres vêtements, choisissez bien les tailles et les modèles, pour éviter de vous dire « j’me sens boudinnée » ben oui, c’est normal si ce n’est pas la bonne taille ou si comme moi vous avez des jambes fines, mais un bassin plus large par rapport à elles, du coup, je ne peux pas tout porter, parce que j’ai des bouts qui ne rentrent pas lol, mais on s’adapte à notre corps, ce n’est pas à lui de subir nos complexes.

Couple sur une plage tropicale Banque d'images - 13509066

Et profitez de la vie au lieu de faire des fixettes sur les diktats de la maigreur. C’est une perte de temps bien inutile

Le bonheur ne se compte pas en kilos, vous pouvez me croire…  

Alors ? Prête à vous jeter à l’eau ? 🙂

 

 

Blablas de toutes sortes

Comment on débarque sur mon blog…

Source : http://www.1-ter-net.com/

Les moteurs de recherche me font rire franchement, je ne sais pas vraiment comment tout cela fonctionne, mais je tombe sur des choses tellement improbables que je me dis que ce n’est pas possible que ce soit la même phrase écrite sur Google, par la même personne. Que mon cher Gogole a des ratés et qu’il se mélange les pinceaux et perd la boule, entre tout ce qu’on lui envoie en pleine tronche pour lui demander de terribles requêtes. Ce serait normal qu’il soit épuisé avec tout ce qu’on lui demande non ??… Bon en attendant, je vous fais partager les mots-clés qui font venir les gens sur mon blog, avec des commentaires évidemment, sinon ce n’est pas drôle… bon je serai sérieuse aussi parfois, parce que je me dis que la personne peut retaper la même chose et retomber sur mon blog, donc, elle trouvera peut-être réponse à sa question.

Ce sont les perles de l’année et j’ai oublié de préciser que je fais un copier-coller, donc ne corrige pas les fautes, sinon ce ne serait pas drôle encore une fois ! :

– point blanc plantaire avec un trou au centre douloureux sur appui : ma foi, çà ressemble à une verrue non ? Cours chez le dermato avant d’avoir le pied complètement troué !! :-p

– mysterie ventre : alors j’ai pensé que ton ventre était un mystère pour toi, vu comme c’est écrit… tu sais, il y a Doctissimo, Vulgaris Medical, Wikipédia qui pourront répondre à ce grand mystère qu’est notre ventre (quel rapport avec mon blog… ma foi…) :-s sinon, tu as aussi les bonnes vieilles encyclopédies papier, en 20 volumes

– les couleur melanger trouble : j’y connais rien en peinture, dommage que mon papa vienne de repartir, il aurait pu te renseigner… mais bon, je peux te dire que si tu mélanges toutes les couleurs de l’arc en ciel, mouais, çà risque d’être trouble.. je t’ai aidé ?? :-p

– stylo dans mon sac : requête existentielle… ben heu… bravo d’y penser, c’est toujours utile d’en avoir un… félicitations pour cet exploit :-s

– quelle creme grossir : chais pas… la crème chantilly ou pâtissière ???

– comment mettre un espace lavage dans sa salle de bain : pareil chais pas… suis pas plombier… tu supprimes le lavabo ou la douche pour avoir de la place ?? :-s

– trop de mascara : c’est ballot çà… il existe ce qu’on appelle du démaquillant pour les noeineils, tu sais… un conseil avant d’utiliser un nouveau mascara, mets le une 1ère fois, pour le tester, avant de te peinturlurer les yeux et d’avoir cette mauvaise surprise avec le mascara…

– dépersonnalisation apres coup de poing a la tete : heu… la dépersonnalisation est un trouble qu’on retrouve dans certaines pathologies mentales… toi ce que tu as sur la tête, après un coup de poing, je pense que çà s’appelle plutôt une bosse non ?? :-pp

– le prend mon pied : toi, tu as lu mon article sur les sextoys ?? mdr, ben au moins je saurai qu’il a été utile à quelqu’un lol. Continue sur cette voie, tu prendras tes 2 pieds d’ici peu :-p

– mixa a la ventoline : heu… hum… je connais les 2 séparés, mais ensemble… Je sais que Mixa fait de belles avancées pour leurs produits, mais là, ce serait génial, tu devrais leur proposer tiens, comme idée… :-s

– mec pisse nive : mouais… très intéressant. Ich habe nicht verstanden « nive »…. mais il a le droit de pisser ce mec, mince alors ! :-s

– barrage gache le paysage : ah ben oui, c’est moche, c’est sûr, mais… qu’est ce que je peux y faire moi ??? tu veux que j’appelle la mairie pour me plaindre pour toi ??? :-p

– mdph des faux q : j’ai dit qu’ils étaient longs et pas toujours aimables quand on a besoin d’eux, mais pas faux Q hein, faut pas tout mélanger ! Gare à toi, tu vas te retrouver avec tes droits retirés si tu continues de les insulter ^^

– service d’endocrinologie de la timone marseille pr bizarre : alors là, j’ai eu un souci, parce que le « pr » peut dire « pour » et si c’est le cas, non ce n’est pas pour les bizarres :-s et si le « pr » veut dire professeur, je compatis… tu as eu des mésaventures avec le Pr Vialettes aussi ?… mais j’aurais utilisé un autre mot que bizarre, par contre…

– www le prix pomande grosir pipe sein fesse : wouah tout çà ?? c’est la totale là, pour les 3 derniers mots (vois pas le rapport entre la pipe et les seins en plus, est-ce que j’aurais raté des pages du Kamasutra ??? :-s lol), pour le reste, moi pas parler ptit chinois… Entschüldigung.. tu vois, c’est pas marrant de ne pas se comprendre… je te présentais mes excuses en allemand, si tu repasses, tu pourras aussi me traduire ta magnifique phrase qui fait rêver…. ou vomir, au choix…

– birdy ( la chanteuse ) a les yeux de quelles couleur : j’aime bien la parenthèse, si ce n’est pas de la précision çà wouah… ben écoute, regarde une photo d’elle, tu zoomes si tu ne vois pas clair et peut-être que tu verras la couleur ? Sinon il ne te reste plus qu’à contacter son attachée de presse pour avoir cette info primordiale :-s…

– j’y suis en pointillés maintenant : et ben bravo, tu dois être beau, tiens ! Et tu clignotes comme un sapin de Noël aussi ?

– grossir les seins avec scholl : lol… mouais… pourquoi pas… en général on l’utilise plutôt pour les pieds cette marque… tu t’es pas trompé de marque ou de matière par hasard ?? Rassure moi pitiéééé… dis moi que c’est une erreur cette requête !!!! :-s

– si j’avais mis un parfum c’est que je sentirai : non mais allo quoi ! C’est possible un jour de parler français quand vous venez chez moi ??? Vaut mieux que tu sentes ton parfum si déjà tu en mets, sinon n’en mets pas et tu feras des économies, non ??

– je me sert trop de mon odorat : …. t’as déjà essayé de te boucher le nez ??…. NONNN ne fais pas çà, tu risques de crever étouffé et je me sentirais responsable ! :-p

– god a impulsion a distance : à impulsion wouah.. en gros, tu as besoin d’une fusée ?? Qu’est ce que tu as donc comme vagin ?? lol et puis à distance, tu veux dire télécommandé ?? Tu me fais peur… tu veux pas retourner gentiment à tout ce qui vibre non ? C’est plus prudent je pense… ou des ptits coins coins non ?? mais arrête avec les fusées, tu vas finir par le faire ressortir par l’arrière ton god ! :-p

Voilà pour les perles…

Petite parenthèse pour les requêtes qui sont tournées vers les domaines que j’aborde (çà me rassure d’ailleurs qu’il y en ait pas mal, sinon je m’inquiéterais d’avoir les perles seulement… le référencement serait à revoir :-s) Il y a beaucoup de recherches sur l’anorexie, l’émétophobie, la fibro et surtout le trouble borderline, du style « vivre avec un borderline, l’automutilation à cause de ce trouble, et tout ce qui en découle côté affectif et social et plus intime ». Donc j’espère de tout coeur que vous avez pu trouver des réponses à vos questions en me lisant, si ce n’est pas le cas, je reste toujours dispo en message privé, si je peux en dire plus. Petite info si jamais vous retombez sur mon blog 😉 Courage…

Et pour la personne qui s’inquiète de vomir avec le médicament Metoject, c’est normal. Je l’ai pris pendant 4 mois l’an dernier et la molécule est le méthotrexate, qu’on utilise pour certaines chimios. Ce sont des ptites doses, mais suffisantes pour provoquer les mêmes réactions. Je me faisais l’injection et 4h après, je commençais à ressentir les nausées, vertiges, vomissements, maux de tête. Une injection par semaine, je me remettais à peine qu’il fallait déjà que je me repique.. mon foie et mes reins ont finis par crier stop, mais il a été efficace pour traiter la grosse inflammation qui s’était généralisée sur toutes mes articulations, ce qui me faisais souffrir. Une polyarthrite mais dans le sens général du terme. Donc pareil, si vous repassez par là, bon courage…

Voilà, c’était le bilan de ce que cache les coulisses de mon blog lol. Des perles, du drôle, du triste, des questions que je me suis posées moi-même un jour… Bref, c’est à la hauteur du titre de mon blog. Mélange de couleurs et de noir…

Combats qui me touchent

Féminité et maladie #2 / Projet onco-esthétique

Coucou,

Je reviens enfin avec ma propre participation à ce projet qui me tient tant à coeur pour différentes raisons. Le but étant de parler onco-esthétique, de faire des soins, un maquillage et montrer qu’avec des foulards et des accessoires, on peut donner au moins un peu le moral et un mieux-être aux personnes qui sont atteintes d’un cancer. Dans beaucoup de services d’oncologie, des esthéticiennes ou des infirmières prodiguent des soins de beauté, maquillent, chouchoutent les patientes qui sont en traitement. Le but étant de conserver une image positive de soi, malgré les conséquences désastreuses des chimio et rayons et prendre soin de soi (ou accepter les soins onco-esthétiques si on est trop fatiguées pour les réaliser nous-mêmes) prouvent que les patientes ont un meilleur moral et comme ce dernier est important pour tout combat, il a été démontré que les personnes qui avaient un bon moral étaient plus fortes pour se battre contre ce sale crabe.

Donc la 1ère idée de tout ce qui est onco-esthétique, est d’apporter un peu de douceur, de mieux-être aux patientes. J’avais expliqué dans ma vidéo que de mon côté, avec mes propres soucis, je me suis rendue compte que je me sentais un peu mieux, quand j’arrivais à me laver les cheveux. Et pas un jour ne passe sans que je me mette du lait corporel, de la crème sur le visage, me parfumer et si je me sens, de me maquiller. Je reste femme quoiqu’il arrive et çà n’a pas de prix. Cela ne guérit pas, ne soulage pas, malheureusement, mais c’est quelque chose d’important pour conserver cette dignité qu’on a la sensation de perdre, en se voyant diminuée, malade. Et çà joue sur ce fameux moral dont on nous empresse toujours de garder…

Garder sa féminité, sa dignité malgré la maladie, c’est important, et de plus en plus de services en France l’ont compris et ils mettent de plus en plus en place ce genre d’activités. Pendant les soins d’onco-esthétique, c’est aussi un moyen d’oublier pendant un moment ce qui se vit le reste du temps entre les murs des hôpitaux. Se détendre et se laisser aller. Oublier un temps que le lendemain il y a de nouveau une séance de chimio qui arrivera. Mettre de côté un temps l’angoisse de la maladie et de son avenir. Apaiser, adoucir, chouchouter, pomponner, libérer, masser, accompagner d’une autre façon, voilà les buts de ses soins. En général, les patientes ont ces soins durant leur traitement, mais elles sont encore suivies par la suite pour leur permettre de retrouver une image d’elles-mêmes, altérées, oubliées, cassées… Retrouver leur féminité et si on peut le faire pendant les soins, c’est encore mieux, parce que cela intervient sur le moral comme dit, ce qui n’est pas négligeable, en sachant à quel point il a son importance.

Les soins beauté, maquillage ne guérissent pas malheureusement, en me lisant, certaines qui sont concernées, pourraient penser « mouais mais bon, pour l’instant, l’essentiel, c’est d’y survivre, les soins c’est dérisoire et secondaire bof… » et pourtant, ne pas oublier qu’on est une femme avant d’être malade, fait du bien et fait partie du traitement pendant et de la reconstruction après. On pourrait aussi dire, comme je l’ai dit moi-même à mon niveau, sur ma vidéo « mouais, mais je n’ai pas toujours le courage de prendre soin de moi, de me maquiller, parce que je suis nauséeuse, épuisée, douloureuse, du coup, tout est compliqué à faire comme mouvements et j’ai pas envie » Mais il suffit de peu pour s’apporter un peu de mieux-être et provoquer l’envie de le faire. Cà demande de l’énergie, mais au final, on se rend compte qu’on a bien fait. J’en parlerai en décrivant ma participation, puisque je n’ai pas pu réaliser quelque chose de fou, mais parlerai de ce que je fais moi-même et qui peut s’appliquer aux patientes des services d’oncologie. Prendre soin de soi ne veut pas forcément dire rester 2h dans la salle de bain ou avec des pinceaux entre les doigts. Un 1/4 d’h peut suffire à se rendre une meilleure image de soi et à se dire « ah je me sens un peu mieux comme çà ». Un peu… mais c’est déjà tant, quand on est entre les griffes de cette saloperie.

Quel est le but de mon projet…

Créer une sorte de chaîne de solidarité, en parlant onco-esthétique sur les blogs, sur les chaînes Youtube. Montrer qu’on peut être belle malgré la maladie avec des moyens accessibles, les mois épuisants possibles si les patientes doivent les faire elles-mêmes et montrer que derrière toute femme, malade ou pas, se cache la beauté, même quand on la voit s’estomper parfois au fil du temps et des traitements. Mais elle est toujours en nous, comme dit, en réalisant de simples soins. Pour réaliser ce projet, on peut parler peau, ongles, maquillage, trouver des astuces pour qu’un foulard devienne un accessoire qui ne représente plus un ennemi, signe de la maladie, utiliser des bijoux. Plus on en parlera, chacune à notre façon que ce soit par écrit, en vidéo, en photo ou en mots, j’aimerais qu’on prenne le temps de donner quelques conseils simples pour celles qui en souffrent et montrer que les chaînes beauté ne sont pas juste faites pour les personnes qui une superbe chevelure et une bonne mine. Si on tape « onco-esthétique » sur Google, ce serait bien qu’on voit qu’on en parle. Qu’avec cheveux, ou sans cheveux, pâles comme un linge ou bonne mine, on est toutes pareilles. Pas de différences, on n’est toutes des femmes.

Ma propre petite participation

De mon côté, j’ai mis l’accent sur ce que j’aime moi-même. Lait corporel et crème pour le visage. Hydrater sa peau est essentiel, parce qu’elle se déssèche rapidement avec les traitements quelqu’ils soient. J’utilise des laits corporels parfumés d’une odeur (je conseille de choisir une odeur assez discrète par contre…) qui me donne l’impression d’être dans un cocon. Avoir la sensation de conserver une enveloppe corporelle minimale. Un peu de parfum (doux et pas entêtant si possible et très peu, pour ne pas accentuer les nausées, parce qu’on est vite écoeurées par toutes les odeurs dans ces cas là et les maux de tête sont assez présents sans en rajouter parce qu’on respire des produits trop forts). J’ai eu un traitement l’an dernier, dont la molécule était un produit chimio, à une dose très faible, mais j’avais les mêmes symptômes finalement, à plus petite échelle. Vomissements, épuisement, vertiges, plus d’appétit et surtout un odorat qui semblait plus développé. J’en étais arrivée à mettre justement mon parfum avec le doigt pour ne pas « pshiter » trop fort parce que je savais que çà me collerait la nausée. Et côté maquillage, j’ai mis de la couleur, mais sans passer par 36 étapes. Pas de fond de teint, parce que quand on passe son temps à être malade, ce n’est pas forcément confortable, pareil pour la poudre, parce qu’on a envie et besoin de se rafraîchir, donc juste de l’anticernes. Une teinte mauve sur toute la paupière mobile, un violet plus foncé pour le coin externe en l’estompant pour donner de la couleur parce que c’est aussi bon pour le moral :-), mascara. C’était mon minimum. Et sur les lèvres, juste du baume à lèvres parce que pareil, elles se déssèchent vite. Après, une fois qu’on se sent mieux, on adapte ce qu’on se sent de faire.

Voilà le résultat en photos. J’essaierai d’en faire une vidéo, comme çà il en restera une trace sur Youtube aussi. Le maximum d’idées, de conseils, seront les bienvenus. 

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J’espère que vous rejoindrez cette chaîne de solidarité pour que les choses avancent et bougent, pour améliorer les conditions de vie de ces petites nanas, jeunes ou moins jeunes, qui se battent contre cette maladie que j’aimerais bien voir un jour disparaître…. mais en attendant, on fait avec nos petits moyens et on montre qu’on est présentes à notre façon. Vous êtes partantes ? Toutes les semaines, le lundi, s’il y a eu des participations dans le courant de la semaine, je ferai le récapitulatif des personnes qui ont participé et je mettrai le lien de vos blogs ou/et chaînes Youtube. Pour l’instant, 3 personnes ayant le coeur sur la main ou ayant un proche malade malheureusement, ont fait de magnifiques articles et vidéos en y mettant tout leur coeur. Vous pouvez trouver leurs participations en cliquant sur les liens qui vous conduiront vers elles 🙂 Merci les filles, j’ai été touchée par votre présence et ce que vous avez réalisé est magnifique ❤

*  Lorylyn79 : 

http://www.lorylynmakeup.com/2013/04/feminite-et-maladie-projet-onco.html

* Pmabelle :

http://nailfrompmabelle.over-blog.com/article-feminite-et-maladie-onco-esthetique-117057532.html

* Allysbeauty :

http://all-is-beauty.blogspot.com/2013/04/oui-la-feminite-pour-toutes-non-la.html

Vous avez le droit de partager, d’en parler juste sur HC si vous, vous n’avez pas envie de le faire, peut-être que certaines de vos abonnées auront envie, elles, de participer ? 😉 Merci d’avance de faire suivre tout cela que ce soit par ici ou sur Youtube pour qu’un maximum de personnes se mobilisent. Apprendre à concilier maladie et féminité, parce qu’on peut être toutes concernées un jour ou l’autre et comment on aimerait être traitées… qu’est ce qu’on ferait pour continuer à conserver notre image de femme… qu’est ce qu’on ferait pour les personnes qu’on aime et qui sont dévorés par tout çà, pour qu’ils aient un minimum de bien-être… Un moyen de dire au crabe « tu me bouffes de l’intérieur, mais l’extérieur, je ferai tout ce que je peux pour le conserver durant mon parcours, que la maladie me conduise vers la rémission (ce que j’aimerais pour tout le monde… un jour, j’espère…) ou un ailleurs »

Je souhaite plein de courage à toutes celles et tous ceux qui se battent contre un cancer et suis de tout coeur, à ma façon, avec vous.

En mémoire de mon amie Christiane, décédée d’un cancer de l’utérus, qui a lutté longtemps contre. Et qui est à l’origine de ce projet, parce que c’est en pensant beaucoup à elle que l’idée m’est venue. Repose en paix <3…

Combats qui me touchent

Féminité et maladie / projet onco-esthétique #1

Coucou, 

Me revoilà pour ce projet qui me tenait tant à coeur depuis un moment (depuis le décès de l’amie dont je parle, en fait, même si j’y pense souvent, parce que je dis, on a tous quelqu’un qu’on aime qui lutte contre cette saloperie et qu’on se demande justement ce qu’on pourrait faire à notre niveau pour les aider à se sentir un peu mieux dans leur peau, là en l’occurrence, çà passe par les soins beauté, maquillage etc… 

J’ai voulu présenter mon projet par vidéo et de vive voix pour davantage de convivialité et parce que j’essaierai de me maquiller directement, pour participer moi-même sur youtube, pour ce projet, mais il faut que je trouve un moyen de poser mon appareil photo et que je sois un peu plus à l’aise lol. La vidéo n’est pas à la hauteur de ce que je voulais, le site de montage que j’avais choisi, puisque je suis sous Windows et que mon petit Movie Maker m’a fichu un bordel pas possible et qu’il se fermait sans arrêt. Sauf qu’il y a eu des soucis d’extension pour mettre sur Youtube, avec le site de montage qui était super sur le moment, mais après pour diffuser, c’était beaucoup moins rigolo.

A un moment donné, je parle de manque de confiance en moi et d’estime de moi, mais ce n’est bizarrement pas physiquement que j’ai le souci, contrairement à ce qu’on peut croire dans la vidéo. Je manque de confiance en la personne que je suis dans bien d’autres domaines, c’est plutôt là que le bât blesse. Et j’avoue qu’il m’arrive de ne pas parler devant les gens à cause de ma voix qui me complexe énormément. Alors là, en bafouillant par-dessus, c’est TOP !

Donc je la mets telle que je l’ai prise du coup. Elle sort directement de mon appareil photo. J’ai rarement eu des gouttes de sueur avant de publier quelque chose… Ne me quittez pas hein, promis je ne dirai plus un mot directement, je passerai toujours par écrit lol je ne vous casserai plus les z’oreilles. Allez je me lance… la seconde partie de l’article viendra demain dans la soirée je pense. Au moins, vous aurez un aperçu de ce que j’aimerais faire et si vous avez des questions parce que vous avez envie de commencer ce w-e, n’hésitez pas à me contacter en commentaire.

Plein de gs bisous ❤

PS : si vous connaissez des sites de montage ou des logiciels sympas à télécharger (et simples… on n’oublie pas que je suis super blonde :-p) que je pourrais utiliser sous Windows (je regrette presque de ne pas avoir un Mac pour une fois, tiens… :-p), je suis preneuse évidemment… Merci 🙂

 

Combats qui me touchent

Où j’en suis… Bilan…

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Entre douCeur et douLeur…

Youhou 🙂

On me demande souvent comment je vais en mp soit sur facebook, soit par mail, alors en voilà un petit bilan, du plus positif au plus négatif… :

* Côté anorexie : rien à signaler, pas de rechute (à un certain moment de ma vie, vu le climat ambiant du moment de ma trombine, j’aurais pu retomber dedans, donc c’est un signe encore plus positif… mon combat s’est renforcé et je le ressens), j’ai toujours mes 10kgs de plus, je mange normalement même si je dois fractionner mes repas, parce que mon appareil digestif ne fonctionne pas bien (je vais éviter de développer le sujet…) Bref, j’ai bousillé la machine, mais je fais avec, j’adapte. Quand je suis chez moi c’est très simple. Je n’ai plus de problèmes pour manger devant quelqu’un et çà s’est encore amélioré. Quant à mon corps, je me pèse pour surveiller 1 x par semaine s’il n’y a pas de changement. Je l’accepte comme il est, comme je l’ai souvent dit dans mes articles où je parlais d’anorexie : je n’aurai qu’un corps dans ma vie et ne passerai plus mon existence à l’examiner sous toutes les coutures. Il n’est pas parfait et ne le sera jamais et j’en ai rien à foutre. C’est mon corps, il fait partie de ma vie et j’ai bien réintégré le corps avec l’esprit. Il a fallu des années de soins, d’hospitalisation, de thérapie, mais je ne regrette pas cet acharnement quand je vois les résultats.

J’ai aussi cassé la machine « appareil génital ». Des maux de ventre constamment, des ovaires qui à 35 ans sont déjà fatigués de travailler et qui ne fonctionneront pas normalement… en faire un deuil est sûrement plus simple qu’espérer ce qui ne serait jamais arrivé. J’ai fini par me résigner, je ne serai jamais maman, c’est comme çà. Je serai juste une tatie. Tout autant aimante même de loin (mes parents m’ont appelé le lundi de Pâques, ils le fêtaient en famille et mon frère dit à ma ptite nénette « tu viens dire quelque chose à tatie ? », je l’entends arriver, au bout du fil sans rien dire, je lui dis « coucou ma ptite nénette, tu as ramassé les chocolats dans les nids ? ». Je ne sais pas si elle a reconnu ma voix à ce moment là ou si c’était le fait que mon frère m’ait appelée tatie avant, mais d’un coup, je l’ai entendue crier « tatie ! tatie ! » j’en avais les larmes aux yeux…)

* Côté livre : il attend sagement que je le peaufine, je n’ai pas eu le coeur à le reprendre. Mon moral fragile n’était pas en mesure de retravailler beaucoup de passages. Mais il est là et j’espère qu’il sera disponible début mai.

* Côté amitié : des disparitions, des consolidations, des énervements, de l’incompréhension de chaque côté, des coups de gueule, de la douceur, des câlins, de l’écoute, des présences. Peu de sorties mais j’ai savouré les rares que j’ai faites.

* Côté sentimental : je ferai un article sur le sujet… un moment que j’ai envie de dire certaines choses, mais c’est compliqué, on entre dans mon intimité, mais je ne pense pas être la seule à rencontrer les difficultés dont je parlerai, alors si çà peut aider, je me mettrai à nue (c’est le cas de le dire…)

* Côté travail : des recherches qui tournent en rond, compliquées à gérer. Je ne parle à personne autour de moi de ce que j’entreprends, parce que je n’ai pas envie qu’on me dise tout le temps « alors tu as eu des nouvelles ? qu’est ce çà donne ? » en sachant que je ne peux pas être assidue comme je le voudrais. Une chose est sûre, c’est que je perds confiance en moi dans le domaine. Je me sens merdique et me dévalorise. On se préoccupe davantage de ma santé que de mes capacités et çà joue sur mon moral et me fait douter de moi du coup, sur l’essentiel. Ce que je vaux.

* Côté fibro : le temps n’aidant pas, je suis en miettes. Je suis en crise 4 jours, j’ai 2 jours de répit, puis repars en crise pendant 6 jours et ainsi de suite, mais malgré tout, je n’ai pas envie que çà joue sur le point précédent, du coup, je me mets la pression et j’avoue que l’avenir me fait peur. L’invalidité ne m’aide pas à être rassurée… Je pense que vous avez remarqué que je ne fais jamais référence au côté financier lié à mes problèmes de santé… je n’y tiens pas, tout simplement. C’est sans doute le seul tabou que j’aurai et qu’il ne faudra jamais aborder avec moi… C’est le parcours du combattant pour faire reconnaître nos droits et j’ai tellement galéré que je n’ai plus le courage d’en faire ne serait-ce que l’allusion, maintenant que certaines choses sont à peu près résolues… J’ai la chance d’être au chaud, dans un immeuble qui me permet de mieux circuler que dans le précédent. Plus pratique à bien des niveaux grâce à l’ascenseur et à des choses adaptées dans le studio en lui-même et surtout je suis au chaud (j’ai passé 6 ans dans un studio dont les fenêtres n’avaient aucune étanchéité et où la chaudière tombait 1 semaine sur 2 en panne. Les hivers étaient rudes purée…), plus proche des commodités. Et ce pour le même loyer qu’avant, c’est çà le pire… C’est ma chance et chaque jour, je suis contente d’avoir au moins çà pour moi… Je vis sans grands besoins finalement, j’arrive à me faire plaisir avec des choses simples de temps en temps et surtout d’alimenter ma vie de relations humaines plutôt que de matériel. Voilà c’est tout ce dont on saura de moi de ce côté là…

La fibro, elle, est costaud… Ma motricité côté membres inférieurs s’est réduite et je deviens raide plus vite qu’avant. Ma béquille accompagne mes trajets un peu plus longs. Je pense que le froid y est pour beaucoup. Je ne peux pas sortir chaque jour comme je devrais et le ressens. J’ai vu la neurologue mi-mars. Je poursuis le protocole à la Timone. J’en suis à la 2ème étape, celle de la gestion de la douleur. Pendant 2 mois à raison d’une matinée par semaine, je suivrai des ateliers pour gérer la douleur à travers différents exercices, destinés à tenter de faire descendre la douleur (à l’heure actuelle, je suis constamment à 7-8 / 10 et traine souvent vers les 10 pendant les crises (nombreuses…)

La 3ème étape sera l’envoi de petites décharges électriques, d’ici la rentrée je pense. La stimulation magnétique transcrânienne. On ne me le fait pas tout de suite, parce qu’il faut que je sois dans les meilleures conditions physiques et mentales pour en tirer le maximum de bénéfices. Je n’ai plus d’appréhension sur l’envoi du courant. Il passera dans mon cerveau sans que je le sente. C’est comme un électroencéphalogramme, il y a des électrodes à des points bien précis qu’ils enfilent à travers un super bonnet troué pour les endroits qu’ils veulent traiter. Chez moi, ils viseront la zone douleur, mais aussi l’hémisphère gauche pour espérer agir sur mon hémicorps droit. Moi qui ai toujours eu peur qu’on touche aux zones de mon cerveau, là je leur laisse le champ libre, ils peuvent stimuler la zone qui fonctionne mal autant qu’ils veulent, quitte à me griller des neurones, à m’envoyer tout ce qu’ils veulent, je m’en fous, tant que je peux être soulagée…. Il faudrait que je sois perfusée de nouveau 24h/24 pendant 1 semaine avec la kétamine, c’est le moment de la cure, mais la dernière ne m’a rien fait, à part me donner des nausées et des vertiges parce qu’ils avaient augmenté la dose et que mon organisme a été davantage épuisé que soulagé…

* Côté trouble B (on va l’appeler comme çà maintenant…) : très peu de haut, beaucoup de trop bas. La psy a voulu me faire hospitaliser pour essayer de me restabiliser et me permettre d’être surveillée et sécurisée aussi… Beaucoup d’automutilations et d’idées suicidaires (faut appeler un chat, un chat…). J’ai promis d’appeler pour qu’elle me fasse entrer en urgence si je me sentais incapable de lutter seule ou d’aller aux urgences psy si c’était la nuit. 

Voilà en gros, très gros… j’en ai déjà trop dit… en résumé, c’est pas la forme physique et morale, je m’accroche comme je peux. Mais au milieu de tout, je m’épuise… Au milieu de l’épuisement, je prends toute l’amitié qu’on peut me donner. J’ai passé un jour de Pâques inoubliable. Des soirées théâtre où j’ai ri et soirée jeux avec le meilleur ami. Un coucou qu’il me fait dans la semaine, où je vole toute la douceur possible, où je pleure à chaudes larmes contre lui quand je suis à bout de tout. On sourit malgré tout. On essaie de vivre tant bien que mal. On prend la vie telle qu’elle est avec ces injustices qu’on perçoit et les joies qu’elle procure. On vit tout simplement…. parfois bien difficilement… parfois on a envie de la quitter pour un monde où le mot souffrance n’existe plus… mais on pense aux personnes qui nous aiment et on continue… on ne sait jamais jusqu’à quand, mais peu importe le délai… 

Pas très gai tout çà. Concentrez vous sur le côté anorexie, livre et amitié. C’est la meilleure partie qui existe en moi… Celle qu’il faut garder en mémoire…

Blablas de toutes sortes

Les péripéties d’une myope

Coucou 🙂

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Me revoilà, je ne dirai rien sur comment je suis, dans cet article, je ferai un article-bilan demain ou après-demain. Je vais bien tout va bien.

J’ai toujours envie de rire avec mes lunettes, du coup, j’ai décidé de rassembler certaines bêtises et aventures qui me sont arrivées avec. A 8 ans, au CE2, j’étais au fond de la salle (comme les cancres, mais je n’étais pas à côté du radiateur par contre, alors hein, chut ! ^^) et je m’apercevais bien que je fronçais les sourcils pour voir au tableau et au moment de la visite médicale, la doc a dit « ptite Delph, il faut que tu portes des lunettes quand tu regardes au tableau et la télé, parce que tu es myope.

Mon papa m’a emmenée chez l’ophtalmo qui m’avait mis les gouttes pour dilater mes pupilles, sauf qu’on avait eu la bonne idée d’aller chez l’opticien juste après et que j’y voyais que dalle. J’étais couchée sur les paires de lunettes pour espérer voir un truc clair. J’ai choisi des ptites lunettes couleur bleue très claires avec une monture très fine.

Puis comme toute bonne myope qui se respecte, ma vue a continué à chuter de plus belle au fil des années. Les montures ont évoluées (pas toujours bien, au secours, pitié, ayez pitié de moiiii et non je ne montrerai AUCUNE photo -je pense qu’on a toutes connu un jour ce moment de solitude avec des lunettes qui étaient à côté de la plaque de notre visage non ? -Dites oui même si c’est pas vrai lol. Bref, rien ne m’allait et déjà que j’étais moche et ben çà ne me réussissait d’avoir encore les hublots sur le pif.

Bref, voilà les débuts. Maintenant du haut de mes 35 ans, je vole sous 0, autant dire que je ne vois plus rien. Je ne peux plus lire même de près. Je mets des lentilles changeables mensuellement. Et mes lunettes, je les porte quand suis chez moi et le soir pour reposer mes yeux de ces corps étrangers qui me picotent parfois. Alors pourquoi ce titre.. Parce que :

* je les mets aussi pour aller à la plage, mais les enlève pour aller dans l’eau évidemment… sauf qu’il faut que je prenne des repères, pour retrouver où je suis installée (des gros repères pour les voir bien sûr, inutile de préciser)… sauf qu’en nageant, ben parfois je me déporte hein… et que mes repères, ben eux aussi sont déportés… oh purée, 1h pour retrouver mes affaires. 

* quand on a été à Lacanau en famille, on avait 2 parasols fluo… J’avais dit à mon père de ne pas trop s’éloigner pour que je puisse le « voir » et surtout j’avais ma béquille posée sur le sable pour m’aider à crapahuter jusqu’à nos serviettes. Et en se baignant, on s’est perdus de vue… le courant de l’océan aidant, en sortant de l’eau, je ne voyais ni parasols fluo (j’ai oublié de préciser que je ne perçois plus les couleurs correctement non plus, même le pire fluo) ni ma béquille, ni mon papa… enfin, j’ai cru le voir… et puis il y avait un truc qui clochait, je ne sais pas, il n’avait pas la même démarche et puis surtout il faisait comme s’il ne me voyait pas… mais téméraire, je me suis tout de même approchée… ben c’était pas lui, la honte… j’ai fait semblant de causer à quelqu’un derrière la personne, pour ne pas montrer que je m’étais plantée :-s, mais avec ma discrétion légendaire, je ne suis pas passée inaperçue, il a dû me prendre pour une timbrée. Finalement, j’ai entendu « Phiphineeeeeeeee » au milieu des vagues et Dieu merci mes oreilles vont encore bien et j’ai retrouvé mon papa et ma béquille. J’ai été vers la droite, mon père me dit « où tu vas ? » « ben je retourne vers les autres !!! » « mais on est à gauche, là-haut, tu ne vois pas les parasols ?? » « ben si, mais il y en a aussi à droite là non ?? » « oui mais pas fluooo » Il m’a dit des couleurs que moi je ne voyais pas comme telles, mais bon, c’est pas grave, j’ai réintégré ma serviette et mes carreaux (super sexy, les cheveux pleins de sel, en vrac, avec les lunettes humhum)

* à la piscine, pareil… le plus dangereux étant le truc pour se tremper les pieds, où il y a toujours une mini marche que je ne vois jamais évidemment. Toute fière dans mon super maillot de bain, la poitrine bien gonflée, les fesses en l’air, le ventre rentré (bon j’exagère hein, c’est pour les besoins de l’article), avec l’envie de faire sensation comme toute femme qui a envie de plaire…. je me suis vautrée en sortant du bac et le maître nageur s’est approchée assez près pour que je voie sa tronche… l’Apollon de service évidemment, pas le vieux barbu de d’habitude pff…. 

* il m’est arrivé de m’asseoir dessus, de m’endormir avec et le matin, de me retrouver avec une branche plus basse que l’autre et de devoir aller chez l’opticien, traumatisé « mais qu’est ce que vous leur avez faitttt OMG !!!!!???? » et moi, la trace de la branche sur laquelle j’avais passé tranquillement passé la nuit, imprimée sur la tronche « je me suis pris une porte… » (oui parfois on a un peu honte de ce qu’on fait hein)

* quand je fais des tests MU, je me mets dans ma pièce principale pour la lumière. Sauf que parfois, je prends toutes mes affaires, et enlève mes lunettes dans la salle de bain pour me démaquiller et avoir une peau toute fraîche humhum et je me dis sûre de moi « boh tu arrives quand même à aller jusqu’à la pièce d’à côté sans tes lorgnons, allez hop ». Et puis le temps de faire les tests, de faire les photos (merci les miroirs grossissants), il peut se passer 2-3h vue la vitesse escargot à laquelle je me maquille avec ma main gauche et le temps de bien trouver la lumière, la pose, la moue, bref… ayant une mémoire immédiate de merde, d’un coup, je veux remettre mes lunettes…. mais elles sont où… et là, je pars à tatons, sur ma table au milieu du chantier maquillage, sur mon lit, ma table de nuit, les ptits meubles où j’ai toujours 1001 choses… et je finis toujours par la salle de bain, sinon ce ne serait pas amusant hein ! pfiouu… 

* et le pire… c’est se tromper de produits, j’enlève mes loupes à cause de la buée. J’ai le malheur d’avoir un shampoing et un gel douche transparents… je déconseille vivement de vous laver les parties intimes avec du shampoing… :-ssss. J’ai manqué me démaquiller aussi les yeux avec du dissolvant, c’est à l’odeur que je me suis dit que çà n’irait pas mouais… me coller de la crème pour les pieds à la place de ma crème de jour. Bref, j’aime bien tester de nouveaux produits pas du tout adaptés pour certaines zones du corps :-p

* à la piscine (décidemment), j’étais encore en Alsace, j’y allais 3x par semaine, donc il m’en est arrivé des aventures là-bas. Une fille s’approche de moi… La voix me disait quelque chose… impossible de savoir qui c’était… je n’osais pas lui dire que je ne voyais rien, çà me gênait, on s’était connues au collège, quelques années qu’on ne s’étaient pas vues, elle aurait pu croire que je ne la reconnaissais pas et je ne voulais pas la vexer… j’ai parlé avec elle un bon 1/4 d’h sans savoir qui c’était… c’est en remontant (attention aux marches pour descendre dans le bassin aussi… je suis arrivée souvent plus vite que prévu dans l’eau pour avoir manqué une marche lol), mes affaires étaient posées à côté du bassin, j’en ai sorti mes lunettes et j’ai regardé à qui j’avais parlé quand même… « ahhhh c’était Elodieee mais ouiiii la voixxx !!! »… elle me faisait signe, toute contente de m’avoir revue, ne s’était rendue compte de rien apparemment. J’ai fait signe, comme si de rien n’était… 

Je suis sûre que je trouverais encore des aventures « lunettesques », mais je vais arrêter là avant qu’on me prenne pour une cinglée définitivement 🙂 

Et vous sinon, comment vous voyez ? La vie en flouté aussi ? ! 🙂

Blablas de toutes sortes

Moi et les applications Iphone… tout un poème…

Hello 🙂

Ce soir, je parle applications sur mon Iphone… Mais pas n’importe lesquelles… Je l’ai depuis début décembre, ce petit machin blanc qui me plait bien. J’y prends soin, je ne pensais pas pouvoir m’offrir un jour un Iphone neuf, mais un jour, SFR m’a appelée en me disant « allo ptite delph, c’est M. SFR, on propose de nouvelles offres pour remercier nos vieux clients et comme vous êtes une vieille bique chez nous, vous y avez droit. Forfait illimité sur portables et fixes pour un montant de 3-4€ de + que le forfait actuel et pour 60€, vous avez droit à un Iphone 4 ou un Blackberry (là j’ai un doute sur leur 2ème proposition… enfin bref, on s’en fout, j’ai sauté sur l’occasion, c’était mon cadeau de Noël ^^ et j’ai choisi le 1er, parce que malgré mes grandes piteuses connaissances en matière de technologies, je connaissais mieux la petite pomme que l’autre. Au début, je n’ai pas eu trop le réflexes de vouloir installer d’applications et au fil du temps, à chaque fois que je pensais à un truc, je me disais « tiens, çà existe peut-être en application ce machin là » et voilà comment j’ai rempli mon téléphone, qui ressemble à çà pour la page d’accueil… seulement…

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On peut y voir un menu « Relaxation »… Si on me connait un peu, on sait que les nuits sont blanches chez moi… Et une nuit, désespérée de voir que les médicaments, la tisane verveine, la lecture, un film, prendre l’air sur le balcon, les ronrons de Happy,  ne fonctionnaient pas, une fois de plus, pour m’emmener dans les bras de Morphée, j’ai pensé à mon Iphone qui roupillait à côté de moi. Toute contente, je suis partie à la recherche d’applications « sons de nature, méditation, relaxation etc… » en pensant que çà pourrait peut-être me détendre et me calmer assez pour pioncer enfin… Et me voilà, affublée de toute cette panoplie (et encore j’ai retiré des choses improbables…)

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Le « Relax M.S.P » se présente ainsi, pour résumer (désolée pour la taille des photos) :

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Et le « Nature Sound » ainsi (2 suffiront pour illustrer où je veux en venir, et puis ce sont les 2 les plus potables au passage, malgré mes aventures avec) :

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Alors qu’a donné ma nuit avec tout cela… :

– 2h : j’ai l’idée de génie de chercher les applications…

– 2h30 : j’ai fait mon choix, elles sont installées…

– 3h : j’écoute tous les sons pour trouver LE son qui me fera tourner mes yeux de chouette…

– 3h30 – 4h30 : je teste les différents sons… j’ai toujours les yeux aussi énormes qu’une chouette… Happy regarde partout en se demandant d’où viennent ces drôles de bruits. Elle semble apprécier la mer… moi çà me donne le mal de mer, raté pour tous les sons avec des vagues, du coup… j’ai testé les bruits dans les bois et j’ai eu peur des vilaines bêtes que j’entendais… le bruit de la pluie m’a déprimée encore plus pfiou toute cette pluie, c’était fou… dans la vraie nature, j’aime les bruits d’eau, çà m’apaise, du coup, zou, je teste les petits bruits de cascade et de rivières… au bout d’un 1/4 d’h, je ressemblais à une chouette atteinte de cystite aigüe. Ma vessie n’a pas supporté les bruits d’eau…

J’ai mis l’horloge du grand père (le son s’appelle vraiment comme çà), du coup, au lieu de compter les moutons, je me suis mise à compter le nombre de « tac… tac… tac… » au bout de 100, j’ai laissé tomber et j’étais remontée comme un coucou suisse, c’est le cas de le dire, tellement j’étais excitée et énervée par ce bruit strident… (bon là, j’avoue que j’abuse un peu hein… c’est pour rire un peu. Dans la réalité,  au bout de 2 tacs, je lui ai coupé le sifflet à l’horloge, faut pas pousser mémé dans les orties quand même… suis pas maso à ce point quand même)

J’ai fini avec des oiseaux, réglé le timer sur 30mns, en espérant que d’ici là, j’aurais plutôt les yeux d’une marmotte… Je me suis couchée, enfin… 2h après, j’entendais un drôle de bruit, j’ai cru qu’on était arrivés au printemps plus vite que prévu dis donc… youhouuu il y avait des oiseaux sur le balcon, génial !!!!… au bout d’un certain temps, ben oui, je m’étais endormie quand même un peu… j’ai réalisé que c’était seulement l’application… On n’était pas encore au printemps snif… et mes oiseaux étaient artificiels re-snif… Mes oiseaux sifflaient toujours et moi j’étais à l’ouest, à moitié endormie, en me demandant comment éteindre ce bidule de timer qui ne voulait plus s’arrêter arf… compter encore une 1/2 pour stopper les cuicuis.

Et ce qui est super (surtout pour la 1ère application), c’est qu’on choisit le son, jusque là tout va bien… Mais ils oublient de dire que pour l’arrêter il ne suffit pas de changer de son, mais qu’il faut réappuyer dessus, contrairement à la 2ème application qui s’arrête par le choix d’un autre son (c’est pas bien clair ce que je raconte si ?? hum…). Du coup, je me suis retrouvée avec 4-5 sons en même temps, Happy toutes oreilles grandes ouvertes, moi fine énervée, parce qu’avec ma mémoire de poisson rouge, ben je ne savais plus quel son j’avais choisi et surtout dans quelle partie de l’application, je l’avais trouvée… Du coup, il a fallu cherché, j’en ai éteintes certaines, activées d’autres, bref, c’était le bordel et les voisins étaient sur le point d’appeler la police pour tapage nocturne.

Bref… j’ai testé les applications de relaxation, méditation, sons de la nature… Un conseil… choisissez le son que vous voulez, AVANT de partir dormir… et pas PENDANT… ne vous énervez pas d’entendre des sons très bizarres et suspects, c’est rien, passez à un autre bruit, en n’oubliant pas d’appuyer dessus pour l’éteindre sinon vous vous retrouverez avec une magnifique cacophonie, en vous souvenant quelle application vous utilisez, puisque le fonctionnement n’est pas pareil…. Et le plus important : régler comme il faut le timer, si vous n’avez pas envie d’entendre des criquets, des grenouilles, des oiseaux, des vagues etc etc etc, toute la nuit…

Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit… Je vais préparer mes oiseaux à siffler, pour une 1/2h… Cà fonctionne tellement bien, que la nuit dernière, j’étais encore réveillée à 6h du mat…, mais bon, faut persévérer dans la vie nuit… un jour, enfin une nuit, plutôt, les cuicuis me feront dormir… bon là pour l’heure, aucun son artificiel ne résonnera dans la pièce. Le mistral balaie tout et il fait un vacarme d’enfer, çà suffit comme bruit…

Signé la chouette qui s’est transformée en coucou suisse hyperexcité et fine énervée, le temps d’une nuit, par dépit dans son combat contre l’insomnie (oh purée je fais des rimes en plus)