Moments de bonheurs et d'évasion

Oublier sa souffrance par amour…

Coucou,

Ma ptite nénette en train de savourer son muffin au nutella ❤
 

 

Une tatie qui fait connaissance avec sa ptite pépette ❤

Je suis dans ma région natale, depuis jeudi, jusqu’au 21. Une fois que j’aurai commencé la stimulation transcrânienne, je serai coincée à Marseille, pour quelques mois. C’était le moment de remonter. Le trajet s’est mal passé, j’ai eu un malaise. Douleur qui monte trop vite, dans un endroit où on ne peut rien faire pour tenter de se soulager, ce n’est pas simple.. 

Aujourd’hui, on a fêté les 2 ans de ma ptite nénette (ma 1ère nièce, pour celles qui arrivent sur mon blog) et j’ai fait la connaissance de ma ptite pépette (la seconde, née, il y a 1 mois et demi). Je me remettais à peine du voyage de jeudi, j’étais douloureuse et fatiguée encore, il fallait encore faire 2h de voiture aller-retour, pour aller chez les parents de ma belle-soeur où on a fêté l’anniversaire. On était une 20taine. Des amis de mon frère et de ma belle-soeur. Inutile de dire que je me suis demandé comment j’allais gérer tout çà… ne rien montrer, sourire et tenter de profiter de mes nièces…

On est arrivés les premiers. A l’ombre de la terrasse, ma ptite pépette qui dormait dans son couffin. Elle était là à portée de main, je me suis baissée tant bien que mal, j’ai tenu sa main… et j’ai oublié toutes les galères que m’avait coûté ce que j’avais eu besoin de faire pour pouvoir être présente aujourd’hui… mon coeur a fondu, tatie Delph n’était plus qu’un petit truc en guimauve, attentive à tous ses petits mouvements, à fixer chaque parcelle de son petit corps découvert, comme si je voulais m’imprégner d’elle. Puis je l’ai portée pour la 1ère fois, son mini corps contre le mien. Un instant magique pour faire sa connaissance.

Puis est arrivée ma ptite nénette, qui avait été faire sa sieste. 5 mois que je ne l’avais pas vue, pas sentie, pas tenue contre moi. Un élan d’amour m’a envahi. Je l’aime tellement ma princesse. J’avais sans arrêt envie de la serrer, de l’embrasser, de la câliner. J’ai dû lui dire quelques fois que j’étais sa tatie Delph, pour qu’elle fasse le rapprochement entre cette tatie qui habite à 800kms d’elle et qui lui dit à travers le téléphone, qu’elle l’aime très fort et cette même tatie qui était devant elle. Expliquer que c’est une seule personne. Mais c’est dur de mettre une voix sur un visage qu’on ne voit pas régulièrement, à cet âge là, alors j’ai toujours peur qu’elle m’oublie, qu’elle ne sache pas qu’elle a une tatie qui l’aime et que c’est un mot trop petit, le verbe « aimer » la concernant. 

Je l’ai collée du mieux que mon corps me le permettait, présente à ses cotés dès que possible. En fin d’après-midi, elle était perchée au-dessus du toboggan, j’étais agenouillée, elle en a oublié de descendre. Le temps s’est comme suspendu, il n’y avait plus qu’elle et moi. Elle m’a regardé lui sourire, a fait pareil, a touché mes cheveux qui ressemblent aux siens, aussi fins, a joué avec une des boucles que j’ai quand je n’ai pas pu les sécher entièrement et qu’elle a aussi et m’a dit, toute douce et affectueuse « tatie » puis elle a glissé en riant (l’air de dire « tu sais, ce n’est pas parce que je ne te vois pas toujours, que je ne sais pas qui tu es, j’ai compris que tu étais ma tatie)

J’ai tout oublié à cet instant là. Il n’y avait qu’elle et sa façon d’être du haut de ses 2 ans. J’ai compris que j’étais prête à souffrir par amour. Surmonter la douleur, si c’est pour voir mes princesses. Pousser sur le corps, si c’est pour voir un grand sourire illuminer son visage, tout en me regardant en disant « tatie », qu’elle comprenne à quel point je l’aime malgré les difficultés pour jouer avec elle, la tenir. J’ai tout fait pour la porter, l’envie était trop forte de la faire tournoyer. Elle rigolait, nos cheveux blonds tout fins, brillent sur les photos. Une tatie et sa nièce…. heureuses…

Cet amour que je réservais pour mes propres enfants que je n’aurai pas, je le diffuse vers elles, il s’évapore de moi pour qu’il les atteigne en plein coeur. Et il y en a de l’amour en stock… Elles ne rempliront pas le manque que j’ai au creux de moi, mais je libère ma dose d’amour maternel vers elles.

« Je vous aime mes princesses ❤ et vous avez eu la preuve aujourd’hui, que je me couperai toujours en petits morceaux par amour pour vous… »

Combats qui me touchent·Moments de bonheurs et d'évasion

Une nouvelle vie… pour elle et moi…

** La 1ère nouvelle petite vie est celle de ma 2ème petite nièce, Lola (ma ptite pépette, pour le surnom), qui est née samedi. Elle est trop mignonne, pèse 3,700kgs et mesure 52cms. Une belle petite princesse encore, sosie d’Eva (ma ptite nénette) quand elle née. Ce sont des copies conformes 🙂 J’ai encore du mal à croire que mon frère est à nouveau papa. Si fière de celui qu’il est ❤ Je ne sais pas encore quand je ferai la connaissance de ma ptite pépette, suis censée remonter jeudi, mais j’avais dû annuler le trajet il y a 2 semaines, parce que çà n’allait pas et que ce n’était pas prudent pour moi de partir et malheureusement, je ne suis pas remise en état depuis…

La 2ème nouvelle petite vie, je l’espère pour moi…

** J’avance dans le protocole, j’ai appris beaucoup de choses durant les séances de techniques psychocorporelles (les Drs Schultz et Jacobson et le BodyScanner n’ont plus de secrets lol Je rigole parce qu’il y a encore tant à apprendre, à découvrir et à mettre en place…). C’est long à se mettre en place, à priori 6 mois pour bien intégrer et pouvoir s’en servir avec une meilleure efficacité. Là, 2 mois sont déjà passés seulement et on sent des automatismes déjà et des changements à certains niveaux (je parle aux noms des 2 autres patientes avec qui j’ai créé un lien qui va me manquer j’avoue…. on mène le même combat avec des pathologies rajoutées à la fibro, qui sont différentes, mais la douleur est notre point commun et je n’ai pas besoin de me justifier sur quoique se soit avec elles, qui comprennent au 1/4 de tour).

J’ai eu rv avec la neurologue, vendredi, qui a décidé de passer à la stimulation magnétique transcrânienne. Les traitements médicamenteux ne sont plus assez efficaces depuis longtemps, la kétamine m’a fait du bien durant les 1ères cures puis les bienfaits se sont estompés. J’ai toujours refusé qu’on touche à mon cerveau d’une façon ou d’une autre, mais il arrive qu’on souffre tant, qu’on accepte bien des choses pour espérer voir le bout du tunnel et recommencer à vivre. J’ai peur, suis pas bien ravie qu’on envoie des petits bouts d’électricité dans mon cerveau pour toucher la zone qui ne marche pas super bien. J’ai entendu beaucoup de choses négatives, mais j’avais aussi entendu des choses négatives sur les techniques psychocorporelles, alors… Cà fait plus de 6 mois maintenant que je suis à nouveau suivie à la Timone et j’ai choisi de leur faire confiance, parce qu’à part eux, je n’ai rien, côté médical… C’est une méthode qui peut soit fonctionner, soit ne rien faire du tout. J’ai espoir de faire partie des personnes pour lesquelles çà fonctionne… j’ai besoin de me raccrocher à quelque chose… 

Je sais pertinemment que la douleur fera partie de mon quotidien tout le temps, mais je sais aussi qu’ils sont en train de me donner le maximum d’outils pour arriver à la diminuer et faire en sorte que ce soit moi qui gère la douleur et plus elle… La stimulation agit sur le sommeil aussi et çà peut réduire mes névralgies. Mais j’ai apprécié la transparence durant la consultation. J’espère sans espérer en gros… 

L’effet secondaire le plus relevé est les maux de tête. A chaque impulsion électrique, il y a un petit « tac tac tac » et çà bouscule un peu les neurones aussi, donc je me doutais un peu que les maux de tête (et donc les nausées… chez moi çà va toujours de paire, les 2 sont potes :-s) pouvaient être au rv.

Le 15/7, la neurologue fera le repérage, pour définir les emplacements des petites sondes. Les séances durent 30mns durant lesquelles il ne faut pas bouger. Ce jour là, elle me donnera le planning des séances. La 1ère semaine, il faudra que j’y aille 4x, puis çà diminuera au fil du temps, pour arriver à 1x par mois.

L’appareil de la Timone avec une des patientes de là-bas

 

Moments de bonheurs et d'évasion

Ptit tour de jardin

Un petit coucou pas bien bavard, le moral n’est pas bien haut, j’ai très mal à cause de ce temps qui n’arrange rien et j’ai du mal à rester assise devant mon pc, à écrire un post plus long. Alors je vous laisse avec quelques photos prises le w-e dernier, seul jour où j’ai pu sortir. Je sors si peu ces derniers temps à cause de mon corps, que c’est à marquer d’une pierre blanche, pourtant, mais je ne me souviens pas de quel jour c’était. Pas grave. Il y avait du soleil, il fallait « sauver le soldat moral » et malgré la douleur, je sentais mon corps bouger un peu plus, alors hop… C’est mon endroit de rééducation, aussi, ce jardin, qui est situé à 10-15mns de chez moi. J’y vais toujours le matin, pour éviter le monde et profiter du silence. J’y marche, je m’arrête pour me reposer et pour lire,  regarde les canards, repars, m’arrête plus loin, laisse le soleil prendre soin de mes articulations et de mes os de vieille… Parfois, il m’est inaccessible, même si près, parce que je suis trop douloureuse rien que pour m’habiller. Avant, je marchais tellement que j’étais toujours en balade, à faire des kms. Maintenant, même la plage à 2kms de chez moi en bus, me semble trop loin et elle me manque… tout me manque… alors je me réfugie dans « mon jardin » pour avoir la sensation que j’ai encore quelque chose où me sentir « comme avant »… Je vous emmène avec moi, dans mon univers de rééducation et de minimum vital côté air…

Je teste le mode « diaporama », apparemment on peut soit laisser défiler, soit cliquer sur la flèche, quand on se positionne sur la photo, pour avancer à notre rythme. Je me voyais mal avec 23 photos les unes après les autres sur mon blog :-s WordPress et moi, on a vraiment beaucoup de mal ensemble…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Bien-être et soins·Combats qui me touchent·Moments de bonheurs et d'évasion

Oui, vous rentrerez toutes dans vos maillots de bain, parce que…

Coucou 🙂

Je reviens, j’ai eu un coup de mou, j’avoue pour venir écrire ici, parce que ce n’est pas forcément évident ces derniers temps, côté physique et moral. Bref. En venant répondre aux commentaires, j’ai été étonnée et agréablement surprise du nombre de personnes qui me lisaient malgré mon absence et j’avoue que çà m’a motivée pour ce soir, d’où mon laïus à venir 😛 Peu de personnes m’ont vue IRL pendant ces semaines spéciales… Cà fera l’objet d’un autre article pour expliquer pour quelles raisons….

Alors, pourquoi ce titre… Oui, vous rentrerez toutes dans vos maillots de bain, cet été, parce que… Non, je ne suis pas devenue voyante depuis mon dernier post. La réponse à vrai dire, est tellement simple qu’on y penserait même pas, je suis sûre… Bon allez, j’arrête de vous faire cogiter sur le comment du pourquoi je sais que vous rentrerez TOUTES dans vos maillots de bain… Tadam….. Tout simplement parce que vous le prendrez à la bonne taille…

Introduction spéciale pour parler des diktats de la maigreur (à ce stade là, on n’en est plus à la minceur), aux magazines qui fleurissent tous les kiosques. Régime, beautés fatales (ou pas, chacun ses goûts…), comment perdre 3 os en moins de 2 semaines… Mon passé anorexique me rend moqueuse et à la fois surexcitée, à la limite, le cerveau en ébullition. Et après on se demande pourquoi tant de femmes ne se sentent pas bien dans leurs corps après vu de tels articles « mode, régime et autres trucs innommables ». Et surtout après vu les images super archi rerereretouchées de mannequins anorexiques (« Yes yes I eat. What ? An apple »… Yeahhhhh) A part çà, tout roule dans le monde de la mode hein ?

Je ne suis pas tombée dans l’anorexie suite à des magazines, je n’y pensais même pas, j’étais déjà dans la spirale et mon mal-être était autre part, mais je sais que beaucoup de jeunes filles tombent dans l’anorexie, pour avoir voulu ressembler à ces modèles merdiques (j’avais prévenu que je n’emploierais sûrement pas de très jolis termes, désolée…). Je vais essayer de dire les choses ironiquement, pour dédramatiser, mais faire comprendre que çà ne sert à rien de rezieuter de tels magazines. Les régimes souvent sont tellement extrêmes qu’on meurt de faim avant d’avoir eu le temps de partir en vacances, anémiée, en hypoglycémie sans cesse, hypotension youpiiii, mais on s’en fiche ! On rentre dans nos maillots de bain et c’est bien là l’essentiel non ?? Non non… l’essentiel, c’est de rester en vie, peut-être avec une taille de maillot plus grande, mais je vous promets que vous passerez de bien meilleures vacances qu’affamées, prêtes à tourner l’oeil au moindre pas. Il vous servira à quoi votre magnifique maillot de bain, taille 38, si vous vous retrouvez aux urgences perfusée pour vous remettre un peu sur pieds ?  Super sexy vous serez (mouais j’ai tenté il y a 2 ans, suite à un malaise sur la plage à cause de la douleur. Les pompiers, les urgences, ils ont tous vus mon joli maillot orangé, mouais… mais ils autre chose à foutre que de lorgner dans le décolleté plongeant)

Stop à ces diktats, c’est insupportable. J’entends ou je lis « il faut que je perde çà avant de pouvoir aller à la plage ». NON pitié…. 

Je vais vous dire ce que je ressens de mon côté et comment je vois les choses, en espérant que cela pourra être utile

Je ne me suis jamais privée de me baigner en tout cas. A 37kgs ou avec 10kgs de plus. ll y a juste la grandeur de mon maillot qui se modifiait, mais moi, j’étais sur la plage, en me foutant des regards des autres. Mon corps n’était pas parfait à 37kgs, il était victime de sacrés mots bien sal**ds, il m’arrivait d’en pleurer ou de plier bagage tout de suite, j’avoue. Mais très vite, je me suis dit que même les anorexiques avaient le droit de se baigner mer** alors ! Du coup, les regards fusaient sur mon corps très menu. Les secondes années donc à 44-45kgs environ, j’entendais parfois en passant « elle est anorexique non ? » « ou tu crois qu’elle est anorexique elle ? » Je vous ai demandé si votre grand-mère faisait du vélo ??! Je tournais la tête pour bien faire comprendre aux gens que j’avais entendu et je leur lançais un regard noir dont j’ai le secret apparemment 😛

A 47kgs, je suis très mince sur une plage. Mais si j’étais à 57, 67, 77, 87 kgs, ce serait la même chose. Exactement la même chose. Les gens sont cons pour toutes les tailles de nos culottes et nos soutifs et la peau qui dépasse autour, donc, quoiqu’on fasse, il y aura des mots malheureux, mais il faut aller contre, en se disant que leurs corps à eux, non plus ne sont pas parfaits. On est kiffe kiffe bourricot dans l’histoire, alors chacun sa vie sur la plage. Perso, je ne m’amuse pas de toute façon à dévisager les gens qui passent devant moi en me disant « wouah sacrée cellulite beurk, oh puis celle-là, elle a son ventre qui lui tombe sur les cuisses etc etc ». J’ai menti, je dévisage… les beaux mecs qui passent devant moi. Ben quoi, jeune femme célibataire, c’est la base de la plage çà ! 🙂

On pourrait se dire « en ayant été autant dans l’anorexie, elle doit sûrement avoir des complexes ».  La réponse est largement non. Quand je suis sortie de l’anorexie, j’ai réalisé et pris conscience que je n’avais qu’un corps, que ce serait mon enveloppe corporelle pour le restant de mes jours et qu’il fallait que j’en prenne soin, de l’intérieur (je me nourrissais de nouveau mieux, donc çà allait mieux), comme de l’extérieur (par contre, je ne prenais pas soin de moi, m’en foutais). Ce qui a fini de me convaincre, c’est le fait d’être si douloureuse tout le temps. J’ai choisi de m’allier à mon corps pour le remettre en harmonie avec ma tête et çà passait par l’acceptation. Je n’ai pas un corps de rêve, il n’est pas parfait, j’ai une cyphose au niveau des cervicales assez importante, du coup, mes omoplates sortent beaucoup et comme je n’ai pas beaucoup de poitrine, çà fait un peu bizarre. Cà pourrait être un complexe, çà l’a été avant que je me fasse soignée, à cause d’une remarque du style « on ne sait pas de quel côté est ta poitrine » ou on m’appelait la bossue, parce que nue, j’ai tout qui retombe et je me vautre sinon çà me fait trop mal de rester droite, même si j’en fait l’effort, non pas pour paraître plus grande et élancée. Non, pour améliorer mes problèmes de dos. A 20 ans, le médecin voulait me faire porter un corset, pour corriger la cyphose et la scoliose, je n’ai pas voulu. Du coup, maintenant, je paie sûrement plus que si çà s’était redressé un peu grâce au corset, mais on s’en fout.

J’ai les orteils qui se disent merde entre eux, surtout les gros orteils. Sont toujours fachés ces 2 là 🙂 C’est de famille, on a des algus valgus de grand-mère en petite fille du côté de ma mère. C’est ma marque de fabrication, c’est tout ! Ma jambe droite n’a aucun maintien, donc, on la voit partir dans tous les sens quand je marche. J’ai de la cellulite et de la peau d’orange (que personne ne me dise « c’est pas possible à un tel poids », je suis capable d’en faire une vidéo pour la montrer et j’en ai toujours eu même à 37kgs. Qu’est ce que je m’en fous !…. Voilà les complexes que je pourrais être susceptibles d’avoir, mais que je n’ai pas pour un sou. 

Je ne suis pas pour les régimes destinés à rentrer dans un maillot de bain. Je suis pour les régimes quand il y a besoin côté santé de devoir en faire ou quand il y a un gros mal-être derrière cette envie de perdre du poids, mais là je conseille à chaque fois, de faire un régime suivi par un nutritionniste qui pourra expliquer comment fonctionne votre corps et s’adaptera davantage à votre morphologie en tenant compte de plein de choses, contrairement à une diététicienne qui se contente de faire des programmes. Et en plus, le nutritionniste est remboursé puisqu’il est médecin.

Il y a environ 3 ans, quand dans l’année j’avais fini d’atteindre l’objectif, j’ai voulu tester mes vêtements d’été pour faire le fameux tri sélectif qu’on faites, chaque année. Je ne me rendais pas compte que 10kgs s’étaient incrustés en moi. Tout n’était pas encore bien réglé à ce moment là sur ma perception visuelle. J’ai enfilé une robe… de laquelle je n’arrivais plus à sortir… je transpirais les gouttes de la mort à vouloir la retirer, prête à tout couper aux ciseaux pour me libérer. Je me voyais bien aller chez le voisin, les fesses à l’air, la tête prise dans la robe en lui disant « vous pourriez tirer sivouplééé ?? » mouais… Bon j’ai fini par me sortir de ce pétrin de cette robe et j’ai continué… Plus aucun vêtement ne m’allait. Certains me serraient trop que je laissais tomber, d’autres auraient été, mais je ne me serais pas sentie super bien dedans. Cà m’a rendu malade… D’un coup, les 10kgs pris, j’ai cru qu’en fait contrairement à ce que je pensais, je ne les acceptais pas du tout et que je voulais retourner à mon poids qui me permettait de mettre mes habits. Après avoir pleurniché un moment, devant mon mal-être, j’ai réalisé que mes vêtements devaient se changer pour se mettre à ma nouvelle taille et que ce ne serait pas dans des vêtements datant de l’an dernier, qui m’allaient à peu près, mais qui me donnait la sensation que j’étais grosse finalement, que j’allais me sentir bien en moi, avec mon nouveau corps. J’ai donné ces habits et je m’en suis rachetés, à ma taille et là, je me suis dit « tu es jolie et mes 10kgs me vont très bien, je pourrais même en prendre encore 4-5 histoire d’arrondir tout cela 🙂 »

La moralité ? On a qu’une vie, qu’un corps, on est obligées de vivre avec, on ne va pas passer toute sa vie à courir après des complexes que seules nous voyons et se priver de certains plaisirs tels que la plage, juste pour ne pas se montrer parce qu’on a honte de ce corps ? Mais c’est nous ce corps, c’est ce qui fait qu’on est nous dans notre globalité. Aimez vous ou apprenez à le faire. Je vous promets qu’on se sent bien mieux de faire ce travail sur soi, plutôt que de lire des magazines avec des articles bidon et des mannequins en carton qui ont perdu le sourire de ne rien bouffer et qui vous dit qu’elles sont toujours vivantes d’ailleurs, depuis que vous les avez vus sur truc muche magazine ???……

Le maillot de bain, comme tous les autres vêtements, choisissez bien les tailles et les modèles, pour éviter de vous dire « j’me sens boudinnée » ben oui, c’est normal si ce n’est pas la bonne taille ou si comme moi vous avez des jambes fines, mais un bassin plus large par rapport à elles, du coup, je ne peux pas tout porter, parce que j’ai des bouts qui ne rentrent pas lol, mais on s’adapte à notre corps, ce n’est pas à lui de subir nos complexes.

Couple sur une plage tropicale Banque d'images - 13509066

Et profitez de la vie au lieu de faire des fixettes sur les diktats de la maigreur. C’est une perte de temps bien inutile

Le bonheur ne se compte pas en kilos, vous pouvez me croire…  

Alors ? Prête à vous jeter à l’eau ? 🙂

 

 

Combats qui me touchent·Moments de bonheurs et d'évasion

On sait qu’on est sortie de l’anorexie quand…

1179_10151238733158246_657320286_n 68918_10151235217748246_48091548_n

Avant de faire mon bilan 2012, ce post là m’était important.

Pourquoi à chaque début d’année, le bilan de ce combat-là revient à la charge… Tout simplement parce que Noël, pour des personnes qui souffrent d’anorexie, c’est la période critique. L’angoisse des repas pantagruesques à ingurgiter au moins 4 jours en 1 semaine entre le 24/25 et le 31/1er, mais aussi la crainte de l’après, puisque évidemment, il y a la catastrophe conséquente de la prise de poids… Alors, qu’est ce qu’il se passe pour moi, maintenant… J’ai fêté mon 3ème Noël sans elle en moi… Chaque année consolide mon combat contre elle, mon retour à la vie, alimentairement et corporellement parlant. Tout se renforce et elle m’a rendue plus forte de ce côté là. Décimée, la vilaine. Aux oubliettes, la sal***. Au diable, ce monstre. Ouste. Alors oui, Noël, est la meilleure période de référence pour voir comment on évolue dans ce combat-là…

On sait donc qu’on est sortie de l’anorexie (à travers mes yeux évidemment, je parle toujours en mon nom seulement, dans tous mes écrits) quand… :

– on ne compte pas le nombre de calories que contient un biscuit de Noël, ni un chocolat. Qu’on avale sans avoir la gorge serrée d’avoir déjà envie de le recracher ou de culpabiliser de faire le geste de l’enfourner. Pour suivre le mouvement, pour ne pas provoquer d’esclandres dans la famille. Pour ne pas décevoir ceux qui prennent le temps de préparer les plats, alors on mange… et on le regrette aussi sec… Chose qui ne se produit plus, quand on la repousser loin de soi. Très loin…

– on se donne le droit de se faire plaisir et de partager avec les personnes qu’on aime, au lieu de tellement se concentrer sur ce qu’on avale, angoissée, au point d’oublier qu’on a nos proches à côté de nous. La notion de Carpe Diem est loin derrière nous, on a d’autres préoccupations à surveiller… Là, non.. on mange et on profite de chaque instant.

– la balance… c’est quoi cet engin là, déjà ? On ne court plus dans la salle de bain pour monter dessus, après un biscuit avalé (3 miettes et le 1/3 d’une noisette, çà peut faire grimper le chiffre qui angoisse tant). Par la même occasion, on n’agrippe plus la graisse des cuisses, des fesses et on fout la paix aux bourrelets sans les tripoter sans cesse (visibles que par soi bien sûr, ces morceaux de chair d’os en trop.. hum…).

– on se laisse vivre et bercer entre amour et ambiance de Noël, on partage, on mange, on rit, on aime. C’est la seule chose dont on a à se préoccuper.

– on ne cherche pas toutes les solutions possibles pour soit se vider (mes intestins ont gardé des traces importantes de mes prises de laxatifs à longueur de temps. L’abus a détruit ma flore intestinale et je ne dirai pas les conséquences…), ni courir dans tous les sens pour se dépenser et éliminer ces excès (pour rappel, un chocolat et un gâteau…).

– on reste en harmonie avec notre corps sans le haïr, en le regardant, horrifiée, sous tous les angles, dans le grand miroir de la salle de bain, à pleurer devant ce désastre (anorexique, on a une image très déformée de son corps, çà aussi, c’est régularisé quand on commence à aller mieux. C’est souvent d’ailleurs là, qu’on prend conscience du danger qu’on encourt, c’est mon cas en tout cas. Un jour, je me suis vue, telle que j’étais vraiment, avec mes 37kgs pour mon 1m65, un IMC de 13,5. J’ai eu peur, là aussi je me suis mise à pleurer, mais çà été un mal pour un bien de faire ce constat que je ne ressemblais pas à grand chose avec tous ces os qui dépassaient)

Voilà en gros. Je vis, aime, partage, maintenant, pendant les fêtes de Noël ou quand je mange avec des ami(e)s (il n’y a évidemment pas que Noël qui est lourd à gérer, mais aussi tous les moments où on est amenée à manger devant quelqu’un (« tu veux pas manger encore quelque chose… tu n’as pas assez mangé… tu ne manges rien… MERDE !! Et on s’isole pour ne plus rien entendre…) Avant, j’étais une calculatrice ambulante infernale, j’en oubliais que c’était période de fête agréable et de partage et pas une source d’angoisses permanentes même si je profitais de mes proches, elle était toujours en moi, en arrière-plan à me crever les tympans avec ses persécussions à la noix, ses ordres « mange pas çà, mange pas çi, bouge, vide toi, calcule, fait un peu joujou avec la balance (et puis, c’est qu’elle cause dans notre tête et bizarrement, on est seule à l’entendre cette petite voix si douce si merdique « oh hep hep hep ! t’as oublié de la mettre à cet endroit là de la pièce pour être sûre que le chiffre ne bouge pas, tu devrais recommencer pour être sûre de ce que tu as fabriqué avec ta copine Bleuette »). Oui je lui avais donné un nom… elle était couleur bleu clair et tant qu’à me rendre dingue, il fallait l’adoucir un peu en lui donnant un ptit nom doux… cinglée ptite Delph… droguée à la nourriture, à l’hyperactivité, au vidage-boyaux (bon app, au cas où) et à la fameuse Bleuette qui jouait avec mes nerfs à la trimbaler une 15zaine de fois partout dans la pièce où je l’installais, la machine démoniaque)… Près de la douche, elle affichait 37kgs. Près du lavabo, 37,1kgs… çà pouvait pas aller cette différence !!! Alors je retournais vers la douche, juste histoire de vérifier, quoi… et puis tentais d’autres coins pour avoir le maximum de chiffres justes…. elle m’a rendu dingo la Bleuette…

Je ne faisais pas exprès, et c’était des rituels qui m’étaient vitaux. J’avais besoin d’elle, c’était la seule chose que je pouvais encore contrôler dans ma vie, cette histoire de nourriture, de corps et cette obsession de devenir une mini souris… Mais un Noël sans elle, c’est si bon… Une liberté que je n’aurais jamais imaginer revivre un jour. Une renaissance, en quelque sorte et je la souhaite à toutes celles qui vivent avec cette foutue maladie.

J’ai passé un doux Noël, sans excès, parce qu’être à moitié malade d’avoir trop mangé, je ne trouve pas çà très festif et je n’y trouve aucun plaisir. J’ai une autre tactique, je profite un peu chaque jour dans la mesure de ce que supporte mon estomac, qui lui aussi, a pris des coups et met un long moment à faire passer toutes ces petites choses dans mes intestins, qui eux les expédient par contre, en mode colissimo ultra rapide-express :-s

Et voir mes parents, surtout mon père, touché de me voir manger et me dire « tu ne pouvais pas nous faire plus beau cadeau que de t’en sortir et de te voir remanger normalement et de tout », çà n’a pas de prix… ❤ J’ai tant souffert de tout çà.. Et eux avec… Là, pareil, tant de conséquences désastreuses… Que j’ai besoin d’oublier, pour ne pas me faire souffrir davantage. Maintenant, on ne vit que pour le meilleur. Anorexiquement parlant… Pour le reste, je cache beaucoup de choses encore… Je veux qu’ils voient leur fille aller à peu près bien… Qu’ils ne se rendent pas compte de toutes mes difficultés dans mon quotidien, mais qu’ils n’oublient pas mes facultés aussi. C’est un combat qui est très long, mais il vaut le coup.

Bisous les copinettes/copinets 🙂 A demain, pour le bilan 2012 et les projets / souhaits 2013

PS : je tourne en dérision exprès certaines choses, parce que c’était invivable et que même si je me sors de l’anorexie, je n’en oublie pas les 27 mois d’hospitalisation que j’ai fait à cause d’elle, ni ce travail sur moi avec toutes ces personnes qui faisaient partie d’une équipe pluridisciplinaire formidable. Mais quand on prend du recul avec « elle », on se rend compte de tout ce qu’elle nous fait faire, à nous rendre dingues et ces passages là, je préfère me moquer de moi-même, devant l’absurdité de la chose. Ce n’est pas pour autant que j’oublie et que je suis devenue incapable de comprendre comment on vit avec… au contraire… comme dit, j’oublie parfois que j’ai été anorexique, çà ne se ressent plus dans mon quotidien et le cerveau se protège aussi en bloquant certains souvenirs trop pénibles et ce n’est pas plus mal. J’ai toujours perçu cela comme une boite avec des petits tiroirs. On range ce dont on n’a plus besoin, une fois que çà va mieux, pour pouvoir passer à autre chose. Mais l’anorexie est une souffrance de chaque minute et ces 13 années qu’elle m’a volées, même si je tente de les récupérer à ma façon, j’ai la sensation d’avoir plongé dans un coma et de me réveiller. Tout est à reconstruire. Et le reste gravitera toujours autour, c’est un chantier dans lequel j’essaie de mettre de l’ordre. Ces troubles de la personnalité dont personne ne peut avoir conscience vraiment, parce que je sais bien les cacher finalement, parce que je n’en suis pas fière et que mon combat contre eux, ne finissent pas, me semble t’il.. Seuls moi, les plus proches de moi et les médecins savent. Et encore, on peut juste supposer, mais pas comprendre et comme dit, je suis une petite cachottière, je ne dis pas tout, c’est mon jardin secret quelque part….. 

Moments de bonheurs et d'évasion

Méli-mémo de magie et de nostalgie

 
 
Un petit passage pour vous souhaiter à toutes et tous un JoyeuxNoël, entouré(e)s des êtres qui vous sont chers. Profitez bien de leur présence et partagez beaucoup d’amour. 
 
Noël… Un jour plein de magie dans lequel on essaie de retrouver l’innocence de l’enfance. Un jour où on se laisse emporter davantage sûrement à l’amour de nos proches. Un jour où on se donne le droit d’oublier un temps tous les soucis et problèmes du quotidien.
 
J’adore Noël, je suis comme les enfants, j’ai envie du moins de retrouver ce que je ressentais, petite, le matin de Noël et les jours qui avaient précédés, cette ambiance chaude au creux de mon ptit coeur. Maintenant, je regarde ma ptite nénette ouvrir ses cadeaux, en espérant que Noël lui donnent les mêmes yeux pétillants que les miens plus petite.
 
La nostalgie m’habite de plus en plus, au fil des années. Les êtres envolés manquent à l’appel et chaque année, la liste s’agrandit. Mais j’ai besoin de chasser tout cela de ma tête, pour en faire un jour rempli de souvenirs, abrités par les lumières de Noël. Penser à ma ptite nièce et profiter d’elle au maximum. C’est elle l’avenir de mes Noël et le présent, ce sont mes parents que j’ai l’immense chance, d’avoir encore à mes côtés. 
 
Chaque jour est à vivre comme si c’était le dernier, mais à Noël si cher à mon coeur, j’ai besoin de le faire doublement, avec le coeur qui se serre à me dire, un peu plus que d’habitude, avec la pensée angoissante « qui répondra absent l’an prochain… »
 
Profitez de la richesse de ces êtres qui vous entourent. Les souvenirs sont en nous, le futur n’est pas envisageable, alors on a qu’une seule chose à faire, vivre au présent. Essayer, même si…..
 
Petite pensée pour les familles qui ont perdu un proche cette année et pour lesquelles, c’est le 1er Noël sans lui/elle…
 
Je vous laisse jusqu’au 26, je vais profiter de la présence de mon papa qui est en train de popoter et finir la corvée « emballage » grrumpfff. On fête Noël complet chez mon frère et ma ptite belle-soeur et super nénette évidemment (qui jouera sans doute davantage avec les papiers et rubans que le contenu des paquets ^-^) ❤
 
~~~~~~~~~~JoYeUx NoEl~~~~~~~~~~
Moments de bonheurs et d'évasion

Le pouvoir des odeurs

Les odeurs.. J’y suis très sensible. Depuis quelques temps, c’est démultiplié, ce qui peut être gênant, parce que je suis parfois vite écoeurée, notamment par les odeurs de cuisine, de fumée, ou de parfums trop forts. Quand ma mémoire me fait défaut, je pars à la recherche de senteurs qui je sais, vont me la réveiller et me faire venir des images devant les yeux, qui me permettront de me souvenir. 

Il m’arrive de me retourner sur quelqu’un, parce que l’effluve d’un parfum, d’une lotion après-rasage, a réveillé tous mes sens. Je suis capable de penser à celui que j’ai croisé qui a laissé cette odeur dans mes papilles olfactives, pendant un moment après, comme s’il me remuait. Un coup de foudre odorant en gros 🙂 Il faut le faire quand même…

J’aime quand le meilleur ami me serre contre lui et qu’il met sa tête contre moi et qu’il me dit « mmh tu sens bon ». J’aime quand on m’embrasse pour me dire bonjour et qu’on me dit « oh tu sens toujours aussi bon ». Entre la crème pour le visage, les cheveux qui sont imprégnés par mon shampoing ou mon parfum (sortir sans parfum, c’est sortir comme identité pour moi. Nue. Laisser des traces derrière moi, douces et sucrées), je ne sais pas ce qui attirent les gens qui m’approchent et qui sont assez près pour me « sentir » et trouver çà à leur goût. Mais çà fait partie de moi, comme ils disent. Quelque chose qui me ressemble. Un mélange de douceur sucrée, je suis. J’associe souvent les personnes à ce qu’ils portent comme odeur. J’aime la lessive du meilleur ami quand je me blottis contre lui, j’aime la mienne quand je me peletonne dans ma couette et mes draps tous propres. Ou faire des bisous à Happy qui sent la lessive, parce que la coquine est partie en expédition sous la couette et que du coup, ses poils en prennent l’odeur 🙂

Mon papa me faisait la même réflexion quand je m’approchais de lui « tu sens toujours aussi bon, c’est doux comme parfum et il y a une odeur agréable qui te ressemble dans ton chez-toi » quand mes parents descendaient. Mais contrairement à moi, qui sent « trop », lui, a perdu l’odorat, il y a 2 ans et il en est malheureux. Je crois que son cerveau se rappelle des senteurs de la nature qu’il aime tant, mais il ne les sent plus. Quand je remonte chez eux et qu’il fait de la boulangerie, je lui dis « mmhhhhh çà sent trop bon »… j’oublie que pour lui, quelque soit l’odeur, il s’en fout. On pourrait m’enlever l’usage de la parole, je m’en foutrais… mais mes oreilles, mes yeux et mon odorat, je serais mal si je perdais un de ces sens là.

Les bons souvenirs de terre quand il a plu, l’été après une chaleur folle. Sentir les feuilles, l’automne, la forêt, les bois, les arbres. La mer et son iode. Les pins sous le soleil. La lavande. Le goût des collines avec ses arbres, ses herbes. L’herbe frôlée l’été. La mousse au pied des arbres.

Je parle d’odeurs, parce que j’ai eu 2 extrêmes ces temps-çi qui m’ont fait réaliser à quel point, j’étais vraiment hypersensible à tout ce qui passe par mon nez, que ce soit en désagréable ou agréable. La sensation d’odeur négative relative à quelque chose de mon passé. J’ai dû passer une scintigraphie lundi, le fait d’être dans ce service qui possédait la même odeur que le service où j’ai été hospitalisée tant de temps, m’a fait remonter des souvenirs durs à la surface. Je suis restée 6h en tout, dans ce truc, le temps de me souvenir de tout et de revivre certaines choses. J’aurais préféré être enrhumée et ne rien sentir je pense… Je supporte de moins en moins les odeurs aseptisés des hôpitaux il faut dire.

Et la sensation d’odeur très positive est toute bête. Mon shampoing. La 1ère fois que j’ai ouvert le flacon, j’ai manqué le boire ce truc. J’étais comme hypnotisée par l’odeur. Il sent trop bon, je ne me souviens pas avoir senti quelque chose d’aussi agréable en produits de beauté ou soins. Autant dire que tout comme mon parfum auquel je suis très fidèle depuis des mois (je ne dirai ni où je l’ai acheté, ni combien je l’ai payé tant son prix est dérisoire, ni que ce n’est pas une marque), mais il fait mon identité, il tient toute la journée, l’odeur est douce et ne s’altère pas même au bout de plusieurs heures (je ne supporte pas les choses fortes ou entêtantes, çà me colle des maux de tête et des nausées au bout d’un moment). Comme quoi, les parfums hors de prix et de marque ne font pas tout et qu’on peut en trouver plus accessibles et tout aussi bien côté qualité.

Le shampoing responsable de mon orgasme olfactif hihi ^^ Allez j’avoue que souvent quand je passe par la salle de bain, je sniffe un petit coup.
Quand vous irez faire vos courses, pensez à moi, allez le renifler lol

Et vous, vous êtes sensibles à certaines odeurs, elles ont une grande importance dans votre façon d’être et de voir ceux qui vous entourent avec leurs odeurs (évitez de me parler transpiration, haleine pas fraîche ou autre du même style, sinon je ne lis pas et vais vomir illico, par contre. N’oubliez pas l’hypersensibilité aux odeurs qui parfois, peut être très désagréable par contre 🙂 ) Je parle d’odeurs qui « remuent » des choses en soi, que ce soit négatif ou positif.

Moments de bonheurs et d'évasion

Moments de douceur #2

« Fables of Dreams », LUNATICA

Me voilà pour le RV de la P’tite Fée, pour la seconde semaine.

Semaine pas forcément simple, encore, mais des moments douceur, je crois que j’en trouverai toutes les semaines, malgré tout, même s’ils risquent de se ressembler d’ici peu.

* avoir eu un début de semaine avec cette sensation de solitude qui pèse et rend vide, puis voir, jeudi, le meilleur ami et se blottir contre lui dès qu’il a dépassé la porte, comme pour se raccrocher à une bouée de sauvetage. Parler de tout et de rien. Se taquiner mutuellement. 

* hier, on a été voir un duo d’impro très rigolo qui m’a bien changé les idées. Rire est le meilleur des remèdes parfois. Se sentir fatiguée d’avoir marché si peu pourtant et d’être restée debout devant le théâtre en attendant tout le monde et pouvoir enfin s’asseoir, poser ma tête contre l’épaule du meilleur ami juste un instant, comme pour me recharger et sentir sa chaleur réconfortante. Se faire des confidences qui n’appartiennent qu’à nous, avant que le spectacle commence.

* avoir des petits mots doux…. chutt… ;-)…..

* avoir découvrir un groupe qui m’a emportée (j’aime découvrir de nouvelles musiques qui m’emmènent bien loin et font tout valser en moi). Lunatica.

* rester blottie sous la couette bien chaude, avec Happy, pour lire ou regarder un film

* tomber sur des blogs de créations qui donnent envie de pouvoir réaliser d’aussi belles choses. Evasion et douceur artistiques. 

Voilà les moments les plus doux de cette semaine et c’est important de ne pas les oublier, parce que ce sont eux qui nous permettent d’avancer quand tout est gris, voire noir…
Moments de bonheurs et d'évasion

Moment de pub


GetAttachment

On est mardi et pour honorer le moment hebdomadaire pub de mon ptit bâtonnet, me voilà avec une pub que je trouve mignonne. Celle sur les Oreos, dont tant de personnes sont fans… ou pas.


J’adore cette petite fille avec son petit zozotement, elle est trop mimi, elle me fait craquer :-). Bon c’est vrai qu’en fait, les seules pubs que j’aime et supporte, en général, sont celles avec les enfants (enfin pas toutes, genre celle où il y a le père qui veut avaler les pâtes Panzani de sa fille et qui, pour arriver à ses fins, lui dit que les rennes ont bouffé le Père-Noël et les cadeaux, histoire de lui couper l’appétit… n’importe quoi… mouais suis peut-être vieux jeu, mais on ne touche pas au Père-Noël et j’y tiens à la magie de Noël quand il s’agit d’enfants)


Sur la pub Oreo, j’aime l’intonation de la voix de la petite avec son petit doigt qu’elle lève comme une grande qui essaie de se faire entendre pour expliquer un truc méga important lol, en l’occurence là, à son papa comment il faut les manger. C’est trop chou, je suis gaga de ce genre d’enfants ouverts à tout, avec des mots de grande (je sais c’est une pub, mais on sent qu’elle a du répondant et sa façon de parler me fait penser à la fille d’une de mes amies qui parle parfois comme elle). 

Une anecdote qui prouvera ce que je dis, c’est qu’un soir, on était entre amis pour une sortie « handi-roller » que je lançais environ tous les 15 jours, du temps où j’avais un peu plus la patate…. On se retrouvait le jeudi, sur l’esplanade devant le vélodrome (jour où des hockeyeurs venaient s’entraîner… inutile de dire qu’on passait plus de temps à les rezieuter qu’à rouler, en bonnes célibataires ou mamans seules qu’on était :-p… Oups, je m’égare, pardon ^-^). A chaque fois, on apportait des petites bêtises à manger, de mon côté j’avais apporté un paquet de Chamallows, ce soir là. M. la petite fille de l’amie dont je parle avait toujours le nez dedans du haut de ses 4 ans. J’ai caché le paquet dans un sachet que j’avais et j’ai tout mis à côté de mes affaires de roller, derrière le banc où j’étais installée. Je n’entendais plus M., mais la regardait discrètement sans qu’elle s’en rende compte et d’un coup, je l’ai vu aller fouiller dans mes affaires, a jeté un regard vers tout le monde et a dit « hop hop hop », l’air de dire « personne ne regarde, hop hop hop, c’est le moment de dévaliser le paquet », tout en prenant une poignée de Chamallows. Je n’ai pas fait mine, mais qu’est ce que j’ai éclaté de rire, je ne pouvais pas me retenir, du coup, elle a compris que je l’avais repérée lol. Et quand j’ai entendu la petite des Oreo, dire « Hop hop hop », j’ai évidemment pensé à cette petite chipie que j’aime tant <3. 

« T’es pas oblizé de dire mmhhh, mais moi ze peux pas m’en empêcher » hihi. Il y a tant de douceur et de tendresse dans ce joli dialogue que c’est ma pub fétiche, avec celle de Maurice et de son poisson rouge :-). Bon, c’est pas bien de ne pas partager avec son papa, par contre, petite coquine qui veut tout garder pour elle ses délicieux Oreo :-).

En plus, elle a la même façon que moi de manger des choco BN, je tourne, mange la 1ère partie, ensuite je lèche le choco (je fais çà quand je suis seule chez moi, hein… en public, je le mange normalement lol) et après, j’avale la seconde partie.

Le pire, c’est que je ne raffole vraiment pas des Oreos, qui ont plutôt tendance à m’écoeurer rapidement :-s… Nan pas taper, çà fait mal ! Aïe ! Je sais c’est un sacrilège de ne pas les aimer, mais promis je vais retenter, grâce à cette gamine qui m’a donné envie pour le coup, avec sa façon d’expliquer comment les manger, surtout quand elle les trempe dans le lait en disant « tu remets un bizou d’amoureux ». C’est trop beau. Z’aimeuh ! ❤

Bon, par contre, il faudra qu’on lui explique, un jour, à cette petite, que, ce n’est pas beau de donner envie, (là à son cher petit papa en plus, qui est tout désespéré de ne pas y avoir droit finalement snif) et après de dire en mentant, en inventant un « ze crois que z’est pas prêt ». Qu’elle donne le bon exemple aux enfants sur la notion du partage… tout ce qui est épinards, carottes, pas besoin de partager, c’est pas grave, je pardonne va, faut savoir être tolérante, aussi mdr…, mais les sucreries, c’est très vilain de ne pas partager !!!!! 🙂
Moments de bonheurs et d'évasion

Halloween rigolade


Je ne sais pas où sont passé les enfants, le 7ème étage ne leur donne peut-être pas envie ou les gens ont tellement peur d’ouvrir qu’ils restent bloqués à la porte. Je dis çà, mais j’aurais été la 1ère à ne pas ouvrir, j’ai trop peur. C’est la faute à tous ces films d’horreur que je me tape, je crois. Mon père a une vision bien précise d’Halloween lui… Ma mère s’inquiète toujours de voir des enfants frapper à leur porte et qu’ils n’aient pas de bonbons (oui, ils ont tendance à oublier que c’est aujourd’hui Halloween), mon papa lui ne perd pas le Nord… « bah, tu n’as pas des restes qui traînent dans les placards ? » lol.

Halloween, je ne cours pas après et n’irais pas à une fête. L’an dernier, on s’était amusés entre amis, parce qu’il y avait des enfants et on avait bien rigolé à tous se déguiser du coup. J’avais lancé une sortie « HandiRoller Halloween » et on avait mangé plus de bonbons que rouler pour le coup. Un bon moment entre amis, entre petits et grands. Mon âme d’enfant est toujours bien présente en moi et j’étais toujours aux premières loges, petites, quand il y avait le carnaval. Surtout que la ville limitrophe suisse où on habitait, est très porté sur le carnaval qui dure 1 semaine et dont l’ouverture se fait en pleine nuit. Le carnaval légendaire de Bâle avec ses chars et les bonbons et autres bidules en tous genres qui en sont jetés. Vue la foule, c’est toujours un peu brutal à mon goût, mais une fois ou 2, c’est marrant d’y aller. Le mercredi est réservé aux enfants, c’est peut-être ce jour là que je préférais finalement. J’ai déjà dit que j’adorais les enfants ?? Nannn 🙂

En rentrant de chez le rhumato, j’étais épuisée physiquement, j’étais trempée de la tête aux pieds, je flottais dans mes chaussures depuis mon arrivée dans la salle d’attente en sachant qu’il avait plus d’1h de retard, je ne me sentais pas forcément très bien toute mouillée. Je suis tombée sur des blogs qui fêtaient allègrement Halloween avec de superbes Make Up pour l’occasion et je me suis dit que j’allais rentrer un peu dans le jeu, histoire de me changer les idées.

J’ai utilisé le noir, le blanc et le rouge, des fards que je n’utilise pas de ma palette de chez Sephora… Je sais, quel sacrilège… pas taper, çà fait mal, mais il faut voir le bon côté des choses, çà m’a fait rigoler de m’inventer un visage machiavélique du mieux que je pouvais avec ce que j’avais, alors je suis pardonnée hein ?? ^-^ Un grand coup de mascara bien noir, du rouge à lèvre rouge (que je n’avais pas pensé à utiliser pour faire du sang, purée, je ne suis vraiment pas encore au point rrahhh ! :-))

Les couleurs ne sont pas terribles à cause du super temps qu’on a :-s et on ne voit pas le blanc du coup à part par endroits. C’est du vite fait parce que je ne cherchais pas à en faire une oeuvre d’art, c’était juste pour me mettre dans l’ambiance :-). Bravo à toutes celles qui en ont fait par contre, parce que j’ai vu de bien belles choses terrifiantes 😉

Allez, voilà ma participation rigolote. Et faites attention, à minuit, je sortirai mon dentier et mordrai tous ceux qui n’ont pas été sages, veillez à rester camouflés chez vous HIN HIN HIN…..  (dit-elle avec un air machiavélique, devant son sticker mauve au mur lol Comment çà je ne suis pas crédible !!! Rroohhhh !!!! :-p)